Publié le 2 Juillet 2013

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Rédigé par philippe

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Publié le 2 Juillet 2013

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communauté st Martin:

 


Il s'appelle Charles-Marie d'Amat et est devenu en 2000, à l'âge de 14 ans, le plus jeune bachelier de la région Centre. , il a été ordonné prêtre à la basilique de la trinité de Blois.

 Après avoir décroché son diplôme d'ingénieur, Charles-Marie, 27 ans, a décidé de consacrer sa vie à Dieu. Il partira prochainement à Gênes en Italie où il a été nommé vicaire.

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 2 Juillet 2013

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Le 18 juin, la crue du gave de Pau ravageait le sanctuaire de Lourdes, l’heure est au bilan et aux travaux. Un véritable défi humain et financier au regard de l’ampleur des dégâts. Mgr Nicolas Brouwet, évêque de Tarbes et Lourdes, appelle à la mobilisation des bonnes volontés.

 

 

Quinze jours après, les inondations ne font plus la « une » des journaux, pourtant la situation reste problématique…

 

C’est en effet ce que je craignais, non seulement pour le sanctuaire mais aussi pour tout le département. La solidarité dure quelques jours, puis on passa à l’oubli : elle n’a qu’un temps. Dans tout le diocèse, notre principal souci est donc de nous organiser pour agir dans la durée. Nous avons un pont, des routes, des infrastructures à rebâtir, et cela va exiger du temps et des fonds. Certains des dommages que nous avions subis lors de la crue précédente en octobre 2012 n’avaient pas encore été réparés faute de ces deux ressources. Quant aux commerçants sinistrés à la même époque, certains n’ont toujours pas été remboursés par les assurances…

 

 

 

Concernant le sanctuaire en particulier, avez-vous pu dresser un bilan complet des dernières inondations ?

 

La situation est désormais assez claire et nous mesurons l’ampleur des dégâts. Nous devons reconstruire un pont et de vraies questions se posent pour un second, en cours d’expertise. De même, nous devons engager de coûteux travaux pour réparer la voirie : il est indispensable qu’elle soit en bonne état pour que les chariots des malades puissent circuler sans difficulté. Deux réfectoires qui servaient 1000 repas par jour aux bénévoles ont été également inondés. Je passe sur les nombreuses réparations qu’il faut également entreprendre dans les basiliques du sanctuaire où nous devons, par exemple, refaire toute la sonorisation.

 

 

Ne faut-il pas également se pencher sur la prévention de tels sinistres ?

 

C’est essentiel. Je constate désormais l’existence d’un véritable climat de peur dans les Pyrénées. Beaucoup de gens craignent que cela ne recommence à nouveau. Nous devons donc impérativement réfléchir en amont pour déterminer comment éviter cela. C’est une réflexion que nous devons mener conjointement avec l’État, le conseil général et les communes.

 

 

Comment allez-vous réussir à financer tout cela ?

 

C’est une vraie question qui nous préoccupe tous car nous n’avons pas de réponse immédiate. On peut pas financer ces travaux sur le budget courant du sanctuaire, quant au diocèse, il n’a pas d’argent non plus. Au-delà de l’intervention des secours d’urgence, nous ne bénéficions d’aucune aide publique, puisqu’il s’agit d’un sanctuaire privé et que s’applique le principe de la laïcité. Nous ne pouvons donc compter que sur le remboursement des assurances et sur les dons des amis de Lourdes. Nous avons reçu de nombreuses promesses, de montants variés, mais nous sommes encore très loin du compte. Nous avons besoin de tous car nous ne sommes pas sortis d’affaire !

 

 

Avez-vous également besoin de l’aide des volontaires ?

 

Ils ont fait un travail formidable juste après les inondations pour déblayer, nettoyer et permettre au sanctuaire de reprendre son activité. Mais nous avons vu des bénévoles venir de toute la région et même de plus loin, en particulier d’Italie. Des gens attachés à la tradition et à l’histoire de Lourdes. Nous avons également pu compter sur l’engagement des pompiers et de la sécurité civile, qui ont donné de leur temps sans compter et avec le sourire et j’en profite pour les saluer. Mais maintenant l’heure est aux gros travaux qui exigent l’intervention de professionnels.

 

 

 

Que diriez-vous à un non-croyant pour l’inciter à participer à la réparation ce haut lieu de la foi catholique ?

 

Au-delà des considérations spirituelles, Lourdes demeure un joyau du patrimoine de la France. De plus, on y trouve une approche unique du handicap, de la maladie et de la vieillesse qui peut toucher tout le monde. Nous pouvons recevoir ici jusqu’à 1 200 malades simultanément qui ont ainsi l’occasion de sortir de l’hôpital ou de la maison de retraite. Il faut savoir qu’à Lourdes, il y a une dimension essentielle et méconnue : c’est leur accompagnement. De nombreux exemples attestent cette spécificité, comme ces groupes d’infirmières venues de Chicago qui viennent à Lourdes pour apprendre à agir auprès des malades. Où se professeur d’histoire des sciences, lui aussi américain et se déclarant incroyant, qui vient à Lourdes pour comprendre le regard qu’on porte sur eux.

 

 

 Malgré l’ampleur du défi, le sanctuaire va pouvoir continuer à accueillir les flots des malades et des pèlerins ?

 

Je ne vous cacherais pas qu’il y a eu un moment de découragement, mais de courte durée. Nous voulons faire en sorte que tout soit accessible et sécurisé au début du mois de juillet pour les malades, les pèlerins et les accompagnateurs. Cela sera possible grâce au formidable élan auquel nous avons assisté juste après les inondations. D’une certaine façon, nous avons vécu un moment de grâce : il est des catastrophes qui révèlent le cœur des hommes !

 

 

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solidarité don en ligne .

 

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 1 Juillet 2013

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"Nous avons toujours à apprendre de notre Mère céleste: sa foi nous invite à regarder au-delà des apparences et à croire fermement que les difficultés quotidiennes préparent un printemps qui est déjà initié dans le Christ ressuscité." onlr

 

Benoît XVI

 

 

 

 

 

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Publié le 1 Juillet 2013

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Il avait prévu de partir quelques jours en Croatie. De louer avec des amis une petite maison de pêcheur au bord de l'Adriatique. De s'offrir un break après une année épuisante où il s'était partagé entre un double cursus universitaire et un engagement de tous les instants, depuis neuf mois, pour s'opposer à la loi Taubira. Le rêve de Nicolas Bernard-Buss ne verra pas le jour cette année. Ses vacances d'été, il les commence en taule.

 

 

 

En prison, iI reçoit des centaines de lettres


Depuis le 19 juin au soir, Nicolas Bernard-Buss, lui, est détenu à la maison d'arrêt de Fleury-Mérogis. Numéro d'écrou 404 247//D-4. Il a été placé à l'isolement. Son seul horizon, comme nous le confie l'un de ses conseils, Me Boutron, ce sont «les quatre murs sales d'une cellule dépouillée sans chaise ni table. Une fenêtre brisée, ouverte aux grands vents et aux bruits de la prison». Son quotidien: des repas qui n'arrivent pas toujours ; l'impossibilité de sortir de sa cellule, ne serait-ce que pour une promenade, histoire de se dégourdir les jambes ; les heures qui défilent lentement ; la visite de ses avocats ou de l'aumônier de la prison. Son seul vrai réconfort depuis une semaine: la lecture des centaines de lettres qui lui parviennent tous les jours. Des messages de soutien, d'encouragement, d'indignation et de colère venus de toute part. Nicolas ne connaît pas ces gens qui lui écrivent, mais il est devenu, pour une grande partie du pays, le visage d'une résistance pacifique que l'on veut museler à tout prix. Pour certains même, «un prisonnier politique». Un héros. Un symbole. Pour Arthur, l'un de ses amis, «il ne se reconnaîtrait pas dans la statue que certains lui érigent, lui qui déteste se mettre en avant». Son itinéraire est semblable à des milliers d'autres. Etudiant en licence d'histoire à la Catho, il mène en parallèle des études dans une école d'ingénieurs. C'est un garçon plutôt brillant, «extrêmement intelligent», aux dires de ceux qui le côtoient ou qui l'ont fréquenté du temps où il était élève à La Source, un lycée de Meudon, dans la banlieue ouest de Paris. L'informatique est sa seule passion déclarée: il sait tout des consoles de jeux, connaît jusqu'à la date de sortie de la première Mega Drive, dévore la presse spécialisée, bidouille un peu sur un vieil ordinateur du début des années 2000. Avec sa grande mèche qui lui tombe sur le visage et ses sweats à capuche, il a tout du parfait geek.


Depuis le départ de ses parents à Angers, Nicolas Bernard-Buss vit seul dans un petit studio à Paris. Pour payer son loyer, il bosse le soir dans une société d'événementiel. Il s'occupe de l'accueil, du vestiaire ou de la plonge. L'été, le jeune homme livre des pizzas, travaille chez McDo, multipliant les petits boulots pour vivre. Nicolas ne sait pas encore précisément ce qu'il veut faire plus tard. Peut-être du journalisme, comme sa mère. Il aime écrire. Cet «hypersensible», comme nous le confie l'un de ses proches, a même plusieurs projets d'écriture en cours.

 

lire la suite: link le figaro

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Rédigé par philippe

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Publié le 1 Juillet 2013

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fête le 11 Juillet

 

 

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"il faut également susciter un renouveau éthique et spirituel qui puise aux racines chrétiennes du continent, autrement on ne peut pas reconstruire l’Europe ».

 

Benoit XVI

 

 

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O bon Père Benoît, chef et Patriarche des moines, espérance et consolation de tous ceux qui recourent à vous de tout leur coeur, je me recommande humblement à votre très sainte protection. Daignez, en raison de l'excellence de vos mérites, me défendre contre tous les ennemis de mon âme et m'accorder dans l'abondance de votre tendresse, la grâce de la componction et le don des larmes, afin que je puisse pleurer comme il convient et abondamment tant de fautes et d'offenses dont je me suis souvent rendu coupable depuis ma jeunesse contre l'aimable et désirable Seigneur Jésus-Christ, et afin que je mérite de vous louer et de vous honorer dignement.

 

O olivier, ô vigne d'une extraordinaire fécondité dans la maison de Dieu. O vase d'or massif, orné de toutes sortes de pierres précieuses, choisi par Dieu et très agréable à son coeur, enrichi d'innombrables dons de la grâce comme d'autant de diamants étincelants. Je vous prie, je vous supplie, je vous conjure de toute l'ardeur de mon coeur et par tous les désirs de mon âme, Père très bienveillant et doux Maître, de daigner vous souvenir devant Dieu du pauvre pécheur que je suis, pour que, dans sa bonté&, il me pardonne tous mes péchés, me maintienne dans le bien et ne permette pas que quelque malheur m'éloigne jamais de lui. Puisse-t-il, au contraire, m'admettre après vous, ô Père, dans la société des Bienheureux et m'accorder la joie de le contempler; là je goûterai le bonheur éternel avec vous et avec l'immense armée de moines placée sous votre étendard. Daigne m'accorder cette grâce notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans les sicècles des siècles.

Amen.

 

PRIONS.

 

Nous vous demandons, Dieu tout-puissant, en vertu des mérites et des exemples de notre Bienheureux Père saint Benoît, de ses disciples Placide et Maur, de la Vierge sa soeur scholastique et de tous les saints moines qui ont combattu pour vous dans les rangs de son armée et sous sa conduite, de renouveler en nous votre Esprit-Saint, afin que, sous son inspiration, nous luttions avec vigueur contre la chair, contre le monde et contre le démon. Et puisque la palme de la victoire ne s'obtient que par les fatigues du combat, donnez-nous la patience dans l'adversité, la constance dans les tentations et la prudence dans le danger. Donnez-nous l'éclat de la chasteté, le désir de la pauvreté, le mérite de l'obéissance et la fidélité résolue dans l'observance. Puissions-nous, forts de votre secours et unis par les liens de la charité fraternelle, nous acquitter de notre service avec une commune ardeur et traverser cette vie présente de manière à mériter d'entrer un jour, victorieux et couronnés, dans l'éternelle Patrie pour y être réunis aux phalanges des saints moines. Par le Christ Notre Seigneur.

 

Amen.

 

 

 

 

Chers frères et sœurs,

 

Je voudrais parler aujourd'hui de Saint Benoît, fondateur du monachisme occidental, et aussi Patron de mon pontificat. Je commence par une parole de Saint Grégoire le Grand, qui écrit à propos de Saint Benoît : « L'homme de Dieu qui brilla sur cette terre par de si nombreux miracles, ne brilla pas moins par l'éloquence avec laquelle il sut exposer sa doctrine » (Dial. II, 36).

 

 

Telles sont les paroles que ce grand Pape écrivit en l'an 592 ; le saint moine était mort à peine 50 ans auparavant et il était encore vivant dans la mémoire des personnes et en particulier dans l'Ordre religieux florissant qu'il avait fondé. Saint Benoît de Nursie, par sa vie et par son œuvre, a exercé une influence fondamentale sur le développement de la civilisation et de la culture européenne. La source la plus importante à propos de la vie de ce saint est le deuxième livre des Dialogues de Saint Grégoire le Grand. Il ne s'agit pas d'une biographie au sens classique. Selon les idées de son temps, il voulut illustrer à travers l'exemple d'un homme concret - précisément Saint Benoît - l'ascension au sommet de la contemplation, qui peut être réalisée par celui qui s'abandonne à Dieu. Il nous donne donc un modèle de vie humaine comme ascension vers le sommet de la perfection. Saint Grégoire le Grand raconte également dans ce livre des Dialogues de nombreux miracles accomplis par le saint, et ici encore il ne veut pas raconter simplement quelque chose d'étrange, mais démontrer comment Dieu, en admonestant, en aidant et aussi en punissant, intervient dans les situations concrètes de la vie de l'homme.

 

Il veut démontrer que Dieu n'est pas une hypothèse lointaine placée à l'origine du monde, mais qu'il est présent dans la vie de l'homme, de tout homme.

 



Cette perspective du « biographe » s'explique également à la lumière du contexte général de son époque : entre le Ve et le VIe siècle, le monde était bouleversé par une terrible crise des valeurs et des institutions, causée par la chute de l'Empire romain, par l'invasion des nouveaux peuples et par la décadence des mœurs.

 

En présentant Saint Benoît comme un « astre lumineux », Grégoire voulait indiquer, dans cette situation terrible, précisément ici dans cette ville de Rome, l'issue de la « nuit obscure de l'histoire » (Jean-Paul II, Insegnamenti, II/1, 1979, p. 1158). De fait, l'œuvre du saint et, en particulier sa Règle, se révélèrent détentrices d'un authentique ferment spirituel qui transforma le visage de l'Europe au cours des siècles, bien au-delà des frontières de sa patrie et de son temps, suscitant après la chute de l'unité politique créée par l'empire romain une nouvelle unité spirituelle et culturelle, celle de la foi chrétienne partagée par les peuples du continent. C'est précisément ainsi qu'est née la réalité que nous appelons « Europe ».

 



La naissance de Saint Benoît se situe autour de l'an 480. Il provenait, comme le dit saint Grégoire, « ex provincia Nursiae » - de la région de la Nursie. Ses parents, qui étaient aisés, l'envoyèrent suivre des études à Rome pour sa formation. Il ne s'arrêta cependant pas longtemps dans la Ville éternelle. Comme explication, tout à fait crédible, Grégoire mentionne le fait que le jeune Benoît était écœuré par le style de vie d'un grand nombre de ses compagnons d'étude, qui vivaient de manière dissolue, et qu'il ne voulait pas tomber dans les mêmes erreurs. Il voulait ne plaire qu'à Dieu seul ; « soli Deo placere desiderans » (II Dial. Prol. 1).

 

Ainsi, avant même la conclusion de ses études, Benoît quitta Rome et se retira dans la solitude des montagnes à l'est de Rome. Après un premier séjour dans le village d'Effide (aujourd'hui Affile), où il s'associa pendant un certain temps à une « communauté religieuse » de moines, il devint ermite non loin de là, à Subiaco. Il y vécut pendant trois ans complètement seul dans une grotte qui, depuis le Haut Moyen-âge, constitue le « cœur » d'un monastère bénédictin appelé « Sacro Speco ».

 

La période à Subiaco, une période de solitude avec Dieu, fut un temps de maturation pour Benoît. Il dut supporter et surmonter en ce lieu les trois tentations fondamentales de chaque être humain : la tentation de l'affirmation personnelle et du désir de se placer lui-même au centre, la tentation de la sensualité et, enfin, la tentation de la colère et de la vengeance. Benoît était en effet convaincu que ce n'était qu'après avoir vaincu ces tentations qu'il aurait pu adresser aux autres une parole pouvant être utile à leur situation de besoin. Et ainsi, son âme désormais pacifiée était en mesure de contrôler pleinement les pulsions du « moi » pour être un bâtisseur de paix autour de lui. Ce n'est qu'alors qu'il décida de fonder ses premiers monastères dans la vallée de l'Anio, près de Subiaco.

 



En l'an 529, Benoît quitta Subiaco pour s'installer à Montecassino. Certains ont expliqué ce déplacement comme une fuite face aux intrigues d'un ecclésiastique local envieux. Mais cette tentative d'explication s'est révélée peu convaincante, car la mort soudaine de ce dernier n'incita pas Benoît à revenir (II Dial. 8). En réalité, cette décision s'imposa à lui car il était entré dans une nouvelle phase de sa maturation intérieure et de son expérience monastique.

 

Selon Grégoire le Grand, l'exode de la vallée lointaine de l'Anio vers le Mont Cassio - une hauteur qui, dominant la vaste plaine environnante, est visible de loin - revêt un caractère symbolique : la vie monastique cachée a sa raison d'être, mais un monastère possède aussi une finalité publique dans la vie de l'Eglise et de la société, il doit donner de la visibilité à la foi comme force de vie. De fait, lorsque Benoît conclut sa vie terrestre le 21 mars 547, il laissa avec sa Règle et avec la famille bénédictine qu'il avait fondée un patrimoine qui a porté des fruits dans le monde entier jusqu'à aujourd'hui.

 



Dans le deuxième livre des Dialogues, Grégoire nous montre que la vie de Saint Benoît était plongée dans une atmosphère de prière, fondement central de son existence. Sans la prière, l'expérience de Dieu n'existe pas.

 

Mais la spiritualité de Benoît n'était pas une intériorité en dehors de la réalité. Dans la tourmente et la confusion de son temps, il vivait sous le regard de Dieu et ne perdit ainsi jamais de vue les devoirs de la vie quotidienne et l'homme avec ses besoins concrets. En voyant Dieu, il comprit la réalité de l'homme et sa mission. Dans sa Règle, il qualifie la vie monastique d'« école du service du Seigneur » (Prol. 45) et il demande à ses moines de « ne rien placer avant l'Œuvre de Dieu [c'est-à-dire l'Office divin ou la Liturgie des Heures] » (43, 3). Cependant, Il souligne que la prière est en premier lieu un acte d'écoute (Prol. 9-11), qui doit ensuite se traduire par l'action concrète. « Le Seigneur attend que nous répondions chaque jour par les faits à ses saints enseignements », affirme-t-il (Prol. 35).

 

Ainsi, la vie du moine devient une symbiose féconde entre action et contemplation « afin que Dieu soit glorifié en tout » (57, 9). En opposition avec une réalisation personnelle facile et égocentrique, aujourd'hui souvent exaltée, l'engagement premier et incontournable du disciple de Saint Benoît est la recherche sincère de Dieu (58, 7) sur la voie tracée par le Christ humble et obéissant (5, 13), ne devant rien placer avant l'amour pour celui-ci (4, 21 ; 72, 11) et c'est précisément ainsi, au service de l'autre, qu'il devient un homme du service et de la paix. Dans l'exercice de l'obéissance mise en acte avec une foi animée par l'amour (5, 2), le moine conquiert l'humilité (5, 1), à laquelle la Règle consacre un chapitre entier (7). De cette manière, l'homme devient toujours plus conforme au Christ et atteint la véritable réalisation personnelle comme créature à l'image et à la ressemblance de Dieu.

 



A l'obéissance du disciple doit correspondre la sagesse de l'Abbé, qui dans le monastère remplit « les fonctions du Christ » (2, 2 ; 63, 13). Sa figure, définie en particulier dans le deuxième chapitre de la Règle, avec ses qualités de beauté spirituelle et d'engagement exigeant, peut-être considérée comme un autoportrait de Benoît, car - comme l'écrit Grégoire le Grand - « le saint ne put en aucune manière enseigner différemment de la façon dont il vécut » (Dial. II, 36).

 

L'Abbé doit être à la fois un père tendre et également un maître sévère (2, 24), un véritable éducateur. Inflexible contre les vices, il est cependant appelé à imiter en particulier la tendresse du Bon Pasteur (27, 8), à « aider plutôt qu'à dominer » (64, 8), à « accentuer davantage à travers les faits qu'à travers les paroles tout ce qui est bon et saint » et à « illustrer les commandements divins par son exemple » (2, 12). Pour être en mesure de décider de manière responsable, l'Abbé doit aussi être une personne qui écoute « le conseil de ses frères » (3, 2), car « souvent Dieu révèle au plus jeune la solution la meilleure » (3, 3). Cette disposition rend étonnamment moderne une Règle écrite il y a presque quinze siècles ! Un homme de responsabilité publique, même à une petite échelle, doit toujours être également un homme qui sait écouter et qui sait apprendre de ce qu'il écoute.

 



Benoît qualifie la Règle de « Règle minimale tracée uniquement pour le début » (73, 8) ; en réalité, celle-ci offre cependant des indications utiles non seulement aux moines, mais également à tous ceux qui cherchent un guide sur leur chemin vers Dieu. En raison de sa mesure, de son humanité et de son discernement sobre entre ce qui est essentiel et secondaire dans la vie spirituelle, elle a pu conserver sa force illuminatrice jusqu'à aujourd'hui.

 

Paul VI, en proclamant Saint Benoît Patron de l'Europe le 24 octobre 1964, voulut reconnaître l'œuvre merveilleuse accomplie par le saint à travers la Règle pour la formation de la civilisation et de la culture européenne. Aujourd'hui, l'Europe - à peine sortie d'un siècle profondément blessé par deux guerres mondiales et après l'effondrement des grandes idéologies qui se sont révélées de tragiques utopies - est à la recherche de sa propre identité. Pour créer une unité nouvelle et durable, les instruments politiques, économiques et juridiques sont assurément importants, mais il faut également susciter un renouveau éthique et spirituel qui puise aux racines chrétiennes du continent, autrement on ne peut pas reconstruire l'Europe.

 

Sans cette sève qui le fait vivre, l’homme risque de succomber à la vieille tentation de vouloir se racheter tout seul - une utopie qui, comme l'a souligné le pape Jean Paul II, a produit, de diverses manières dans l’Europe du 20ème siècle, "un retour en arrière sans précédent dans l’histoire tourmentée de l’humanité" (Insegnamenti, XIII/1, 1990, p. 58).

 

En recherchant le véritable progrès, écoutons encore aujourd'hui la Règle de Saint Benoît comme une lumière pour notre chemin. Le grand moine demeure un véritable maître à l'école de qui nous pouvons apprendre l'art de vivre l'humanisme véritable.

 

Audience générale du 9 avril : Saint Benoît ROME, Mercredi 9 avril 2008 (ZENIT.org)

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Rédigé par philippe

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Publié le 1 Juillet 2013

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du petit Placide de bon et saint anniversaire. hold on .. !

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 1 Juillet 2013

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JE VOUS SALUE MARIE PLEINE DE GRÄCES

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Rédigé par philippe

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Publié le 30 Juin 2013

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moi pas partir en vacances... ora et labora

 

 

le petit Placide vous souhaite de bonnes et saintes vacances...

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Rédigé par philippe

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Publié le 30 Juin 2013

dédié pour Nicolas en prison...un ange viendra l'en sortir... le père Henry me parlait souvent de Daniel dans la fosse aux lions... là où on a plus rien ni personne,  "courage, sois un homme!" ... " pas évident tous les jours.

"pour qu'il reste ferme dans ses convictions pacifiques et qu'il ressorte mûri de cette épreuve." .. elle est terriblement longue parfois et peut durer toute une vie. On en est tous là un jour où l'autre.. vouloir rester ferme dans ses convictions. C'est bien dur parfois quand tout nous lâche autour de nous.. 


"laissons désormais le Seigneur nous mener où nous ne voudrions pas aller, mais tout cela pour le suivre." c'est beau.  C'est la nature humaine qui résiste, par peur, par crainte. manque d'abandon à la volonté du Bon Dieu, dans les âges avancés. Quand tout vous réussit, quand vous avez les hautes considérations de la société, quel intérêt! c'est dans la nuit de ces épreuves que nous sommes enfin de compte le plus solidaire des moins que petits,  de ceux qui souffrent, dans la communion des saints.  

 

 

 

 

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Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean PATEAU,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Fontgombault, le 29 juin 2013).

 

 

Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,


« Au lever du jour, ce fut grand émoi chez les soldats : qu'était devenu Pierre ? » (Ac 12, 18) La veille, ces hommes l’avaient arrêté sur l’ordre d’Hérode par complaisance pour les Juifs. Pas moins de quatre escouades de quatre soldats avaient été députées à sa garde. Malgré cela, durant la nuit, la veille de sa comparution, l’ange du Seigneur vint le délivrer. « ‘Mets ta ceinture et chausse tes sandales’; ce qu'il fit. Il lui dit encore : ‘Jette ton manteau sur tes épaules et suis-moi.’ Pierre sortit, et il le suivait ; il ne se rendait pas compte que ce fût vrai, ce qui se faisait par l'ange, mais il se figurait avoir une vision. » (Ac 12, 8-9)


Cette question se pose à nouveau aujourd’hui : oui, qu’est devenu Pierre depuis le jour où son frère André lui a fait rencontrer Jésus, depuis le jour où un jeune Rabbi qu’il ne connaissait pas lui avait dit : « ‘Tu es Simon, le fils de Jean ; tu t’appelleras Képhas’ (ce qui signifie Pierre) » (Jn 1, 42).


La tradition a placé l’appel définitif des disciples au bord de la mer de Galilée, encore appelée lac de Gennésareth, dans le contexte d’une prédication. Jésus enseigne la foule. Il est enserré de tous cotés. Près de lui, quelques pêcheurs lavent les filets auprès de leurs barques. Jésus monte dans la barque de Simon et lui demande de s’éloigner de la terre et de lâcher les filets pour la pêche : «Maître, nous avons peiné toute une nuit sans rien prendre » (Lc 5, 5). À quoi bon jeter à nouveau les filets ! Pourtant, sans s'arrêter à cette réponse raisonnable, Simon fait acte de foi et obéit : « Sur ta parole, je vais lâcher les filets. » La pêche est abondante.


Sainte Thérèse de Lisieux écrivait à sa sœur Céline : « si toujours tu restes fidèle à Lui faire plaisir dans les petites choses, Lui (il s’agit de Jésus) se trouvera OBLIGÉ de t'aider dans les GRANDES... Les apôtres sans Notre Seigneur travaillèrent toute la nuit et ne prirent pas de poisson, mais leur travail était agréable à Jésus. Il voulait leur prouver que Lui seul peut nous donner quelque chose, Il voulait que les apôtres s'humilient... ‘Enfants, leur dit-Il, n'avez-vous rien à manger ?’ (Jn 21, 3-5) ‘Seigneur, répondit Saint Pierre, nous avons péché toute la nuit sans rien prendre’ (Lc 5, 5). Peut-être que s'il eût pris quelques petits poissons Jésus n'aurait pas fait de miracle, mais il n'avait rien, aussi Jésus remplit bientôt son filet de manière à le faire presque rompre. Voilà bien le caractère de Jésus. Il donne en Dieu mais il veut l'humilité du cœur... » (Lettre 161, 26 avril 1894)


Pierre, devant cette pêche miraculeuse, tombant à genoux dit à Jésus : « Éloigne-toi de moi, Seigneur, car je suis un homme pécheur ! » (Lc 5, 8) Le Maître répond alors simplement aux disciples : « Suivez-moi, je vous ferai pêcheurs d’hommes. » (Mt 4, 19)

Au début, Jésus enseigne la foule ; à la fin, Simon et ses compagnons sont appelés à devenir pêcheurs d’hommes, à enseigner à leur tour.

 

 

Par la foi, l’humilité et l’abandon, ils sont devenus dignes de suivre le Christ, d’être apôtres.


Mais comme le chemin sera long entre les bords du lac et l’enseignement que Pierre donnera aux foules de Jérusalem après la Pentecôte et qui le conduira plusieurs fois en prison ! Quelle distance entre ces pêcheurs timorés et les ardents prédicateurs du Christ ressuscité !


La divinité du Christ, Pierre la confessera, en son nom et au nom des douze. À Césarée par exemple, comme le rapporte l’Évangile de ce jour. Après que Jésus se fut enquis de ce que les gens disaient de lui, et qu’il eut entendu la réponse des disciples, il demande ce que pensaient les apôtres. Pierre répond : « Tu es le Christ, le Fils du Dieu vivant » (Mt 16, 16). Jésus lui répond : « Tu es Pierre, et sur cette pierre je bâtirai mon Église. » (Mt 16, 18)

Néanmoins, confesser la divinité du Christ ne suffit pas pour suivre réellement le Christ. Suivre le Christ, c’est faire sienne sa volonté ; Pierre avait beaucoup d’idées... sur Dieu.


Juste après la confession de Césarée, c’est l’incompréhension. Jésus annonce à ses disciples sa Passion prochaine. Pierre écarte l’idée que le Messie puisse souffrir, mourir et ressusciter : « Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point ! » (Mt 16, 22) La réponse de Jésus est sévère : « Passe derrière moi, Satan ! tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes ! » (Mt 16, 23)


La leçon vaut pour tout disciple du Christ. Le Seigneur est dur pour l’apôtre qui a son programme, pour le disciple dont les pensées ne sont pas les pensées de Dieu.


Pour Pierre, le chemin de purification et d’éducation de l’humilité n’était pas encore achevé et la Passion prochaine lui réservait une terrible épreuve. Suivra-t-il son Seigneur jusqu’au bout ? « Même si tous succombent, du moins pas moi ! » (Mc 14, 29) Pierre est sûr de lui. Jésus lui dit : « ‘En vérité, je te le dis : toi, aujourd'hui, cette nuit même, avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois.’ Mais lui reprenait de plus belle : ‘Dussé-je mourir avec toi, non, je ne te renierai pas.’ » (Mt 14, 30-31)


Sainte Thérèse commente : « Je comprends très bien que Saint Pierre soit tombé. Ce pauvre Saint Pierre, il s'appuyait sur lui-même au lieu de s'appuyer uniquement sur la force du bon Dieu... Je suis bien sûre que si Saint Pierre avait dit humblement à Jésus : ‘Accordez-moi je vous en prie, la force de vous suivre jusqu’à la mort’, il l'aurait eue aussitôt. Je suis certaine encore que Notre-Seigneur n'en disait pas davantage à ses apôtres par ses instructions et sa présence sensible, qu'il ne nous dit à nous-mêmes par les bonnes inspirations de sa grâce. Il aurait bien pu dire à Saint Pierre : Demande-moi la force d'accomplir ce que tu veux. Mais non, parce qu'il voulait lui montrer sa faiblesse, et que, devant gouverner toute l'Église qui est remplie de pécheurs, il lui fallait expérimenter par lui-même ce que peut l’homme sans l'aide de Dieu. Avant sa chute, Notre Seigneur lui dit : ‘Quand tu seras revenu à toi, confirme tes frères’. Cela voulait dire : Persuade-les par ta propre expérience de la faiblesse des forces humaines. » (Carnet Jaune, 7 août)


Après la résurrection, sur les bords du lac de Tibériade, Jésus résumera la vocation de tout disciple : « ‘Quand tu étais jeune, tu mettais toi-même ta ceinture, et tu allais où tu voulais ; quand tu auras vieilli, tu étendras les mains, et un autre te ceindra et te mènera où tu ne voudrais pas.’ (...) Ayant dit cela, il lui dit : ‘Suis- moi.’» (Jn 21, 18-19)

Jésus réitère à Pierre la demande du premier jour : “Suis-moi.” Mais sous les mêmes mots se cache pour Pierre un tout autre sens.


La vie de Pierre est une leçon pour chacun des disciples de Jésus, pour chacun d’entre nous. Qu’est devenu Pierre à la suite du Christ ? Que sommes-nous devenus depuis notre baptême ?


Le chemin de Pierre est notre chemin. Suivre Jésus, c’est prendre la voie de l’humilité et de la foi, de l’enfance et de l’abandon. Pendant longtemps, nous avons mis nous-mêmes notre ceinture, laissons désormais le Seigneur nous mener où nous ne voudrions pas aller, mais tout cela pour le suivre.

 


Amen.

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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