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Publié le 30 Mars 2017

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   Le Christ ayant pour but le salut du genre humain, la Passion lui a offert le moyen d'accumuler en quelque sorte tout ce qui pouvait se rencontrer de plus favorable à ce salut, en dehors même et comme en plus de la délivrance du péché qui était le premier effet à obtenir. Ainsi par la Passion, l'homme a connu toute l'amitié de son Dieu et l'on est par là même excessivement provoqué à l'aimer, ce qui est la perfection du salut. Dans la Passion le Christ nous a laissé l'exemple le plus grand qui soit, et le plus entraînant, de l'obéissance, de l'humilité, de la constance, de la justice et de toutes les autres vertus , qui sont de nécessité pour le salut. En outre, son action s'y révèle magnifiquement efficace: non seulement il nous délivre de tous les liens du péché, nous rachetant de la faute et payant pour notre peine, mais il nous mérite et nous assure largement la grâce et la gloire. C'est un salut splendide. Et , comme il a coûté le sang du Christ, nous sommes induits à une plus grande nécessité de ne plus le perdre et de nous garder indemnes du péché. Et, comme ce salut est vraiment nôtre, étant mérité par notre Christ, nous en recevons un plus grand sentiment de la dignité même de notre nature. Nous nous sentons revivre pleinement grâce à la Passion.

Or c'est à cette Passion si salutaire pour nous que la très sainte Vierge offre l'assistance et la participation les plus parfaites qui se puissent concevoir. Du même coeur et avec le même dévouement qu'elle a déjà donnée au service de l'Incarnation, elle consent et elle aide à la Rédemption. C'est un sacrifice effrayant, mais rien ne peut, selon une belle expression, l'en faire "dévier d'une manière quelconque." Elle est sans conteste possible, celle qui a le plus profité de la Passion, mais aussi celle qui y a le plus coopéré et qui s'y est le plus unie, celle , par conséquent qui peut le plus pour nous en faire profiter . 

Voilà pourquoi, au plus intime de nos méditations comme de notre vie dans le Christ, nous ne séparons jamais la Compassion de Marie de la Passion de Jésus.  " Et pour ce mystère, non plus que pour les autres, nous prétendons bien ne rien exagérer, mais voir simplement ce qui est. " Ce martyre de la Vierge, dit avec précision saint Bernard, nous est confié tant dans la prophétie de Siméon que dans l'histoire même de la Passion du Seigneur." De fait, " près de la Croix de Jésus se tenait sa Mère." Et nous voyons ainsi que Jésus, éloigné de sa très sainte Mère pour le service des âmes, délibérément séparé d'elle durant le temps qu'il a couru sa carrière messianique, délibérément aussi la retrouve et la veut près de lui pour mourir; et Marie le veut également.

La présence de Marie au Calvaire n'est que le symbole et l'attestation de sa compassion intime. Elle signifie que la Mère a voulu se joindre et s'associer à son Fils d'une manière absolument unique. Et c'est en quelque sorte la preuve tragique que la très sainte Vierge éprouve et réalise en elle la Passion de Jésus à un degré de profondeur et d'intimité qui n'appartient qu'à elle, précisément parce qu'elle est la Mère et qu'elle est liée comme telle à son divin Fils par des privilèges tout à fait singuliers d'être et de grâce. Dans ces choses de la Rédemption  comme celles de l'Incarnation, Marie est d'un ordre à part. Les plus grands de ceux qui l'ont perpétuée mystiquement dans la sainte Eglise, les plus saintes stigmatisées par exemple, peuvent bien aider à comprendre, mais ne sauraient aucunement l'égaler.

Il est extrêmement vrai que la Vierge a souffert pour nous d'une manière insigne, et achevée ainsi, de tout son coeur, en des heures héroïques, ce qui manquait encore aux épreuves du Christ pour son corps , l'Eglise

 

   La poignante confrontation de Jésus agonisant sur sa croix et de sa Mère debout près de lui est dans tous les esprits et sous les yeux de tous les chrétiens, telle que la raconte saint Jean qui y fut spectateur et acteur.

   Ce que dit Jésus à sa Mère et à nous dans cet instant suprême, si ce n'est point le commencement de la maternité de grâce, en est la plus haute considération. Marie en étant présente à la mort du Sauveur finit de nous enfanter en lui et de nous mériter la Rédemption. Elle aura vraiment tout fait pour nous donner Jésus. Nous pouvons le dire : Elle a tant aimé le monde qu'elle lui a donné, qu'elle lui a livré son Fils unique. " Elle a nourri Jésus de son lait, elle a guidé son enfance, elle l'a comme présenté au monde aux noces de Cana, pour ne reparaître guère qu'auprès de sa croix. " Le fait est d'autant plus significatif. Sa présence au gibet de ce pauvre condamné qui est son enfant est un encouragement et un complet acquiescement à tout ce qu'il veut lui-même.

   Cette femme énergique qui se tient là, menue et pâle, les mains jointes comme dans un geste de religion, le visage empreint d'une tristesse haute et grave, il est évident qu'elle ne fait qu'un avec le mourant.  Cette fois, renversant complètement la parole de Cana, Jésus dit à sa Mère :" Ceci importe beaucoup, ô dame, à moi et à toi, car du coup mon heure est venue." Une première fois, il lui avait échappé, durant trois jours, pour être avait-il dit, "auprès de son Père. " Une autre fois, durant trois ans, pour être davantage à nous :" Voici ma mère et mes frères, disait-il, en étendant la main sur nous. "

Maintenant, l'heure étant venue pour lui d'opérer par sa mort, le grand acte réconciliateur entre son Père et nous, sa très sainte Mère reprend tout son rôle. Il a besoin de l'avoir près de lui pour " passer de ce monde vers son Père et pour aimer jusqu'à la fin les siens qui étaient dans le monde. "

   De quoi se compose ici l'extérieur du mystère? Saint Thomas, après l'avoir beaucoup médité, le dépeint en deux monts :" Il est fait d'un genre de mort qui est l'un des plus infamants et des plus redoutables que les humains aient inventé pour se faire périr. Et ce genre de mort est impliqué, pour ce qui est du Christ, dans une sorte d'universalité de souffrances: tous les gens de souffrances et toutes les malchances à la fois. "

Or il y a jusque dans la matérialité de ces faits un plan visiblement prémédité, si bien que, même par ses dehors, cette Passion laisse voir une espèce d'immensité toute pleine de religion et d'humanité.

Marie entre dans l'immensité de cette mort et de ces douleurs.

Il est visible que Jésus-Christ, pas plus dans sa mort que dans sa vie, n'a voulu et ne pouvait décemment accepter toute sorte de souffrances. Il ne convenait pas qu'il acceptât celles qui viennent du dedans de nous et qui, parce qu'elles supposent toujours un manque de forces physiques ou morales, sont amoindrissantes de leur nature. En revanche, pour celles qui viennent de l'extérieur et qu'apporte l'injure des hommes ou des choses, il les a assumées dans la plus large mesure.

De toutes ses forces, de toute sa susceptibilité, il s'est offert à la douleur.

La souffrance, on voit bien qu'il l'a voulue à l'état pur, et non seulement la douleur du corps mais la tristesse de l'âme.  Et lorsque les Evangélistes, particulièrement dans le récit de l'agonie, parlent de tristesse, d'abattement, de frayeur et d'ennui, on comprend que ce sont les plus formidables sentiments capables de secouer l'être humain et qu'ils atteignent jusqu'au fond de l'âme et des puissances. Il est évident que Jésus a voulu éprouver en lui une concentration des douleurs humaines à leur degré le plus aigu.

Or quel n'est pas le retentissement de tout cela en Marie?

Bien plus, qu'elle n'est pas l'espèce de participation de Marie à toute cette Passion? Le Christ dit lui-même qu'il y a là l'angoisse d'un enfantement.

Mais qui donc peut ressentir en soi la tristesse au moment d'enfanter, l'oppression et le déchirement de mettre au monde, sinon celle qui est mère?  Qui donc peut éprouver " les douleurs " , si ce n'est la femme? Ainsi Jésus-Christ évoque, pour suggérer le paroxysme de sa Passion , quelque chose de féminin. Il nous fait penser à la très sainte Vierge sa Mère et nous donne à entendre que ce qu'elle n'a point souffert pour donner le jour à son divin Enfant, elle le souffre à présent pour nous enfanter, nous.

   Au vrai, la femme est faite pour souffrir. Elle est, plus que l'homme, apte et sensible à la douleur.

Sans aucun doute, c'est de la Vierge qui l'a formé et façonné à sa ressemblance que Jésus reçoit cette extrême " humanisation " de lui-même dont il fait preuve à ses heures dernières;  c'est de sa Mère qu'il tient cette délicatesse d'âme, cette tendresse de coeur, cette exquise sensibilité naturelle, cette fine substance des nerfs et des membres, qui font Jésus si émouvant et si douloureux. Par conséquent, s'il peut endurer de la sorte, dans tout son corps et dans tout son être  sensible, une douleur de cet ordre, une détresse physique, qui soit la plus grande que jamais homme ait éprouvée en ce monde, il faut dire que c'est à sa Mère qu'il le doit.

   Elle est là, du reste, souffrant avec lui et s'enfonçant avec lui dans cet abîme. Elle reçoit directement et bien au vif, étant là sur place, le contre-coup de tout. Elle a mal partout où Jésus a mal. Elle voit bien qu'il a tout le monde contre lui, Juifs et Gentils, hommes et femmes, les grands et leurs valets, la populace même; jusqu'à ses familiers et ses amis dont l'un vient de le vendre et l'autre de le renier.  Elle sent bien qu'il est blessé et meurtri de tous les côtés où on peut l'atteindre : il est malheureux dans ses amitiés, on ne l'épargne ni dans son honneur ni dans sa réputation; on lui arrache jusqu'à ses habits pour le laisser mourir tout nu, comme il est né, mais quel affreux contraste entre le beau petit corps d'autrefois, dont elle avait tant soin, et cette pauvre chair de condamné, cinglé de coups, épuisée, ensanglantée, et qu'on va crucifier sans qu'elle puisse faire autre chose, elle sa Mère, que de compâtir ! En verité Jésus en vient à souffrir dans tous ses membres et par tous ses sens : sa Mère, avec lui.

Les voilà tous les deux dans tous les  maux de l'humanité. L'un comme l'autre, par la grandeur même des dons qui les élèvent au-dessus de leur race, les voilà rejetés dans leur détresse ignominieuse au-dessous même des derniers et des pires. Ils sont comptés au rang des malfaiteurs: c'est un condamné de droit commun avec sa mère qui ne peut rien pour lui.

   Cependant Marie saisit bien, du plus profond de sa détresse , la grandeur de cette crucifixion qui se prépare. Elle consent à ce que Jésus se donne à nous dans la force de l'âge, en pleine possession de lui-même, dans cet état si parfait où elle a tant contribué à le mettre. Elle accepte qu'il meure ainsi, non sous son toit mais en plein air, dressé haut vers le ciel , dans le geste de quelqu'un qui veut embrasser et ne se laisse élever de terre que pour mieux attirer tout à lui. Elle comprend que c'est du haut de cette croix  que Jésus se donne le plus en exemple et professe ses plus grandes leçons. Avec lui elle tend les bras, la bonne Mère, à l'ancien peuple comme au nouveau. Elle est là près du crucifié à ce poste éminent d'où ils vont dominer le monde: c'est de là que se fera sentir et que se diffusera partout leur action providentielle, à travers ce monde dans lequel il s'agit de répandre l'universelle énergie salutaire qui puisse le régénérer tout entier.

   Aucun détail du grand drame n'échappe à la lucidité douloureuse de la très sainte Vierge. Sa propre chair agonise, clouée sur ce bois. Son propre sang coule à gros bouillons , puis s'épuise jusqu'aux dernières gouttes. Néanmoins, dans ce pitoyable spectacle, Marie discerne et rétablit l'auguste liturgie.

   Voici le véritable agneau pascal qui s'immole: elle s'immole avec lui. Elle voit qu'au moment voulu il est monté pour cela à la ville sainte : elle est montée l'y rejoindre. C'est le lieu des vrais sacrifices et le centre mondial d'où celui-ci rayonnera de tous côtés. Marie cependant ne recouvre pas Jésus au temple: elle le suit et l'assiste aux portes de la cité; on a chassé son Fils comme un bouc émissaire. Ainsi se faisaient les sacrifices qui avaient figuré avec le plus d'éclat l'expiation des péchés de la multitude: par là il devenait visible que Jésus se sacrifiait non pas seulement pour les Juifs mais pour tous tant que nous sommes.

    A cette terre même dans laquelle était plantée la croix Marie rattachait peut-être le souvenir du vieil Adam, mais elle voyait surtout son pauvre Jésus assimilé à deux vauriens du temps et crucifié entre eux deux: de tels rapprochements, et ce qui s'ensuivit, ne donnaient-ils pas à penser que cette croix offrait le remède et le salut non seulement à la faute du premier père, mais à toutes les autres, et que les plus grands criminels n'en seraient pas exclus?

   En vérité, sur cette hauteur du Calvaire, dans la dignité du malheur, au moment où Jésus mourant nous assure qu'elle est notre Mère, la très sainte Vierge Marie reçoit de sa participation au grand acte un air sacerdotal.

   N'est-ce pas elle, dit Pie X, " qui nous a préparé la sainte Victime et qui, au jour voulu, s'en est venue la présenter à l'autel. Et Benoît XV précise: " Près de son Fils souffrant et mourant, elle a tellement souffert qu'elle est presque morte avec lui (pene commortua).

   Elle a abdiqué pour le salut du genre humain les droits maternels qu'elle avait sur Jésus, l'immolant ainsi, autant qu'il dépendait d'elle, à l'apaisement de la justice de Dieu. "

   Dans la Compassion la maternité de Marie prend l'aspect d'un sacerdoce.

Il est certain que c'est dans sa Passion que Jésus se trouve le plus effectivement lié à nous, solidaire de nous tous, littéralement victime de sa généreuse Incarnation.

   C'est par sa Passion qu'il mérite, au sens le plus fort du mot, notre salut; c'est par elle qu'il obtient pour nous pleine satisfaction; par elle qu'il se sacrifie en notre faveur et nous rachète ainsi au prix même de sa vie et de son sang. Tout cela suppose des profondeurs spirituelles qui font la vraie grandeur de la Passion.

   Marie se perd elle-même et s'absorbe dans ces profondeurs: elle s'y joint à Jésus et par conséquent nous sauve de concert avec lui comme personne d'autre ne le peut faire.

   Deux aspects, me semble-t-il , permettent d'apercevoir en ces véritables dimensions ce que j'appelle ici l'intérieur du mystère.

La Passion a été, durant l'existence du Christ sur la terre, la chose tout le temps prévue, le poids même de la vie, l'irrésistible pente.

Elle a été, lorsque l'heure est venue, la chose insondablement voulue, de toute la capacité du Verbe incarné.

   Or Marie a eu l'incomparable mérite de s'unir à cette prévision par un pressentiment étrange qui, je pense, ne la quittait pas, et à cette acceptation par le sentiment transcendant qu'elle tenait de son adhérence au Verbe incarné.

Nous avons parfaitement raison de l'appeler à cet égard Notre-Dame- des Sept-Douleurs. Sept étant le chiffre qui symbolise la plénitude, nous voulons dire par là que la très sainte Vierge Marie s'est précipitée, de toute la grandeur de son être le plus intime et de toute la force de sa charité, dans la plénitude de la Passion. Elle a été plongée immensément dans l'affliction parce qu'elle était la Vierge de l'éminente bénédiction: c'est la raison de sa grandeur.

Que ce soit aussi la rançon de notre salut, par conséquent le suprême témoignage terrestre de la maternité de grâce, j'en résumerai pour l'instant toute la preuve dans ces deux faits qui en disent long.

   Même si ce n'est pas la prophétie de Siméon qui a donné à Marie la première idée de la destinée douloureuse de son Fils, il semble du moins que c'est elle qui a touché la jeune mère jusqu'au fond du coeur. La Vierge s'est sentie en ce jour-là directement atteinte. Les mots du vieillard sont le premier coup du glaive qu'ils annoncent et la pointe acérée du pressentiment dont toute la vie de Marie sera désormais traversée. Or, que disent-ils de plus clair à la très sainte Vierge, sinon, que c'est à cause de nous qu'elle va souffrir.

Enfin, lorsque Jésus-Christ choisit et attend d'être à toute extrémité pour attester solennellement que le chrétien qui est là est bien l'enfant de Marie et que Marie est la mère de ce disciple qu'il préfère, que veut-il dire si ce n'est que cette divine Mère, en l'assistant si parfaitement dans la mort, mérite d'enfanter tous ceux que cette mort va sauver?

 

 

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Rédigé par RP Bernard op +

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Publié le 30 Mars 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 29 Mars 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 28 Mars 2017

Aucun texte alternatif disponible.

De nombreux écrivains et poètes, épris de l'absolu de Dieu et de la beauté de louange divine, ont été attirés par Solesmes. Le réalisateur Léo Brézin s'est penché sur quelques-unes de ces personnalités.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 28 Mars 2017

 

 

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je pense à tous ceux qui nous ont accordé la grâce de ce sacrement ! et la liste est longue..

Bénis soient-ils .

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Rédigé par Philippe

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Publié le 28 Mars 2017

nd de Rocamadour

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Le directeur de course du Vendée Globe remercie la Vierge de Rocamadour

info catho .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 27 Mars 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Mars 2017

 

 

 

"O mon Christ aimé, crucifié par amour."

 

Qu'avez-vous commis, très doux enfant , pour être jugé ainsi ?

Qu'avez-vous commis, très affectueux jeune homme, pour être ainsi traité? Quel est votre crime, quel est votre tort, quel est le motif de votre mort, l'occasion de votre condamnation?

C'est de ma blessure que vient votre douleur, c'est ma faute qui vous a tué. C'est moi qui me suis donné les coups, c'est vous qui en souffrez, votre crucifixion est le fruit de mon travail.

C'est moi qui ai mérité votre mort, c'est de mon infamie que vous portez le châtiment. O admirable punition, ô mystère ineffable! Le vicieux péché et c'est le vertueux qui est puni; le coupable accomplit les délits et c'est l'innocent qu'on fouette; l'injuste offense, et on condamne le juste; ce que mérite le méchant, c'est le bon qui le subit; ce que consomme le serviteur c'est son maître qui le paie; ce que commet l'homme, c'est Dieu qui en supporte les conséquences.

Jusqu'où s'est abaissée, Fils de Dieu, votre humilité? Jusqu'où a atteint votre amour? Où est parvenue votre compassion? C'est moi qui ai violé la justice et c'est vous qui payez l'amende; j'ai perpétré le crime et c'est vous qui êtes puni; j'ai accompli le forfait et vous vous soumettez à la torture; je me suis enorgueilli et vous vous humiliez; je me suis enflé, et vous vous rapetissez; j'ai désobéi et vous effacez par votre obéissance le méfait de ma désobéissance; j'ai cédé à la gourmandise, et vous souffrez la faim; l'attrait de l'arbre m'a entraîné au péché, votre charité parfaite vous convie à la Croix; j'ai porté la main sur le fruit défendu, vous avez subi l'instrument du supplice; je me suis régalé de cette nourriture, vous jeûnez sur le gibet; je me délecte dans la jouissance, vous êtes déchiré par les clous; je goûte la douceur de la pomme, et vous l'amertume du fiel;  Eve en riant prend part à mon plaisir, Marie en larmes à votre douleur.

Voici, Roi de gloire, voici paraître mon impiété et briller votre piété, voici rendues évidentes mon injustice et votre justice. Que vous rendrai-je, ô mon Roi et mon Dieu, pour tous les bienfaits dont vous m'avez comblé?  Car on ne peut trouver dans le coeur de l'homme une réplique digne de telles faveurs. Est-ce que toute la sagacité humaine pourrait inventer quelque chose de comparable à la miséricorde divine,? Et il n'est pas au pouvoir de la créature de fournir par ses travaux une juste contrepartie aux secours qu'elle reçoit du Créateur; mais cependant dans votre admirable providence, ô Engendré de Dieu, vous avez laissé à ma fragilité un besoin à satisfaire ce qu'elle fera  si, recevant en son esprit la componction qu'apporte votre visite, elle crucifie sa chair avec ses vices et ses concupiscences; et lorsque vous le lui avez accordé, elle commence en quelque sorte à souffrir avec vous pour vous, puisque vous-mêmes avez daigné mourir à la place du pécheur.

Et ainsi remportant sur elle-même cette victoire intérieure, à votre suite elle se fortifie pour la palme intérieure; car étant venue à bout de la persécution spirituelle, elle ne craint plus d'être soumise pour votre amour au glaive matériel.

Par ce moyen, la petitesse de sa condition si elle se rend agréable à votre bonté, aura le pouvoir de répondre, dans la mesure de ses forces à la grandeur du Créateur.

C'est là, le remède céleste, bon Jésus, c'est là l'antidote que nous a préparé votre amour. Je vous en supplie, par vos oeuvres de miséricorde de jadis, versez sur mes blessures, l'onguent qui pourra neutraliser l'infection venimeuse qu'y a causée la vipère et me rendre à mon intégrité première; faites qu'ayant goûté le nectar de votre suavité, je méprise de toute mon âme les séduction de la prospérité qu'offre le monde,  et ne redoute de sa part à cause de vous aucune adversité; et qu'enfin, me souvenant de la noblesse éternelle, j'éprouve une répugnance persévérante pour les vents de l'enflure éphémère d'ici-bas.

Que sans vous, rien, je vous en prie, ne me soit agréable, que rien ne me plaise, qu'aucun trésor, qu'aucune beauté ne m'agrée, hormis vous. Que toutes choses, si je ne vous y trouve pas, soient viles à mes yeux, que toutes me  soient objet de dédain. Que soit pénible pour moi ce qui vous est contraire; et que pareillement soit insatiable mon désir de ce qui vous plait. Que la joie sans vous me soit ennui; et que mon bonheur soit d'être attristé pour vous. Que votre nom soit mon réconfort, et votre souvenir ma consolation; Que mon pain, ce soient les larmes  ps. XLI,4  que je verserai nuit et jour en scrutant votre justice; que j'estime votre loi un bien pour moi au-dessus de monceaux d'or et d'argent.  Ps. CXVIII,72 Que j'aime à vous obéir; qu'il me soit abominable de vous résister.

Soyez indulgent à mes impiétés, je vous le demande, ô mon espérance, par toutes les oeuvres de votre puissance. Ouvrez mes oreilles à vos commandements, et ne laissez pas mon coeur s'abandonner aux paroles de malice,  j'en appelle à votre saint nom, pour chercher des excuses à ses péchés.  ps CXL, 4

Je vous implore aussi par votre admirable humilité, que le pied de l'orgueilleux ne m'atteigne pas, et que la main des méchants ne me fasse pas fuir.  ps. XXXV, 12

texte ancien

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Mars 2017

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merci mon Père, messe et sermon very nice. tout à fait monastique. quelqu'un qui parle de confession oulalalala

Qu'avec sa sainte Mère, le Christ Rédempteur nous mène à sa sainte Résurrection.

[:malavita:1] enfant gâté le petit Placide, quand même! mes prières pour vous. heureuses  rencontres . je promets d'être sage !  on va essayer pas garanti quand même. faut présumer de rien dans ce genre d'aventure.  le psy n'est pas toujours contrôlable .

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Mars 2017

 

 

 

 

 

Cette Rose d'Or bénite par les Papes et donnée par eux à quelque personnage de marque a une histoire ancienne qui n'est pas sans intérêt. Elle remonte au haut moyen âge ou même peut-être à l'Empire. Le IV° dimanche de Carême, la station avait lieu à Sainte Croix de Jérusalem, où sont conservées d'insignes reliques de la Passion; le Pape s'y rendait processionnellement en tenant en main une rose d'or, symbole probablement du répit que marque ce jour, au milieu de la grande pénitence quadragésimale. Puis les Papes prirent l'habitude de l'envoyer à des Eglises, à des Princes ou à des Etats. Mais depuis Grégoire XIII , à la fin du XVI° siècle, la rose d'or est le plus souvent destinée à une Souveraine catholique. Dans la liste des reines ou princesses qui furent favorisées de ce don précieux, on relève les noms de toutes les grandes familles régnantes d'Europe.

Le Ier Mai 1668, un bref nommait légat a latere le cardinal de Vendôme, pour porter la rose d'or à la reine de France, Marie-Thérèse. Le don, qui avait une valeur de 1600 écus, représentait un plan de rosier, avec quelques fleurs épanouies et des boutons, porté dans un vase de vermeil. La remise de la Rose fut accompagnée d'un grand apparat.

Peu d'années après en 1701, Clément XI envoya la Rose d'Or à Marie-Louise de Savoie, qui épousait Philippe V , petit-fils de Louis XIV, et allait devenir reine d'Espagne. L'archevêque de Milan, chargé comme légat d'offrir le présent, le fit à Nice.

Enfin, le Pape Pie IX qui avait accepté en 1856 d'être parrain du prince impérial, fils de Napoléon III, voulut envoyer à l'impératrice Eugénie la Rose d'Or bénite cette même année. La cérémonie eut lieu dans la chapelle du château de Saint Cloud le 19 Août. Le don consistait en un rosier d'or contenu dans un vase également en or, lequel reposait sur un socle de lapislazuli, aux armes du Pape et de l'Empereur.

La  reine Hélène est la seconde souveraine de la Maison de Savoie qui reçoit la Rose d'Or. En effet, en 1847, le pape Pie IX, qui avait été parrain de la Princesse Maria-Pia, future reine du Portugal, envoya la Rose à la reine Marie-Thérèse, femme de Victor-Emmanuel II.

Après Léon XIII qui donna trois fois la Rose (en particulier à la reine des Belges, en 1893 pareil don ne fut plus envoyé durant les pontificats de Pie X et de Benoît XV.

Mais Pie XI reprit la tradition. Et dès 1923, il envoya la Rose d'Or à la reine d'Espagne. Puis, en 1925, à la reine Elisabeth de Belgique qui célébrait le 25 ème anniversaire de son mariage.

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Pie XII un dimanche de laetare 1937  bénit la Rose d' Or dans sa chapelle privée..

dont il doit faire hommage à la reine d'Italie, la reine Hélène, à l'occasion du 40 ème anniversaire de son mariage.  La présentation se fit solennellement un 4 avril dimanche in albis, dans la chapelle Pauline du Palais du Quirinal où quelques semaines plus tard eut lieu le baptême du petit prince de Naples.

Un autel avait été érigé dans le grand salon attenant à la chambre du Souverain Pontife. Le précieux rameau, un véritable plant de roses de 48 centimètres de hauteur en or massif, placé dans un vase de style Renaissance, reposait entre deux cierges auprès du crucifix

Le pape, ayant pris place dans un fauteuil et mis l'étole, récita les prières rituelles puis introduisit dans la capsule de la fleur du baume du Pérou et du musc du Tonkin. Il l'aspergea d'eau bénite et l'encensa et , avant de se retirer donna aux assistants une quinzaine de personnes, sa bénédiction. Le cardinal secrétaire d'Etat, le nonce auprès du roi d'Italie, Mgr Borgongini-Duca assistaient à la cérémonie. La Rose d'Or fut conservée dans la chapelle privée du Pape jusqu'au moment de la remise à la souveraine.

 

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Rédigé par Philippe

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