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Publié le 19 Mars 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Mars 2017

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Publié le 18 Mars 2017

 

 

Benoît est né vers 48à à Nursie, petite ville située dans l'Apennin Romain, à quelques kilomètres à l'est de Spolète et de Foligno. Région montagneuse et austère, habitée par une population depuis longtemps chrétienne et célèbre par sa rude vertu. Il appartenait à une famille sénatoriale ou équestre, donc à la bourgeoisie provinciale et cette origine explique ce cachet de distinction, ce souci de courtoisie que l'on remarque si souvent chez lui.

Il fut envoyé faire ses études à Rome, étude des belles lettres sans doute, mais aussi du droit, cette spécialité de la Rome antique, encore en faveur au VIème siècle; sa Règle à plusieurs reprises révèle ' un sentiment délicat du droit, un coup d'oeil de juriste exercé, une grande familiarité avec la langue du droit romain."

Jusqu'à maintenant, la vie de Benoît nous a rappelé d'une manière saisissante celle d'Ambroise; les deux hommes sont à peu près de même origine sociale, tous deux Romains de vieilles familles chrétiennes; tous deux semblent bien devoir à une éducation profondément sérieuse d'avoir mené une jeunesse pure; leurs études supérieures s'étaient pareillement orientées; les tempéraments eux-mêmes semblent assez voisins et, dans une vie comme dans l'autre, il y a la tendresse d'une soeur donnée à Dieu.

Mais il fallut forcer la main à Ambroise pour lui faire abandonner sa carrière de fonctionnaire impérial et entrer dans le clergé séculier, tandis que Benoît, avant même d'avoir achevé ses études, quitta Rome et le siècle pour se donner à Dieu.

Cette première conversion de Benoît fut dûe au dégoût que provoqua chez lui le spectacle de la licence morale qui caractérisait à Rome la vie étudiante. Le roi goth Théodoric, en s'emparant de Rome, avait voulu s'y rendre la populace favorable. Aussi continua-t-il à lui assurer panem et circenses; jamais les jeux du cirque, les pantomines et les ballets n'avaient provoqué pareil engouement et l'on sait de reste à quelle bassesse morale de pareils spectacles descendaient. La fuite de Benoît est une protestation contre cet avilissement .

Il semble qu'alors le jeune homme ait songé au clergé séculier et, à cette fin, commencé avec d'autres débutants, sous la direction d'un prêtre, l'apprentissage de la vie ecclésiiastique. L'expérience ne devait pas durer longtemps. Bientôt Benoît s'enfuyait à nouveau pour se retirer cette fois dans une complète solitude, à Subiaco, à cinquante kilomètres environ à l'est de Rome.

Saint Grégoire donne pour seul motif à cette deuxième conversion un désir de vie plus parfaite. Benoît a-t-il été déçu par le milieu ecclésiastique qui l'avait accueilli? a-t-il pris pour une illusion son désir d'apostolat dans le clergé séculier?  a-t-il simplement cédé à un attrait puissant, à une vocation impérieuse? L'important est, en tout cas, de noter que cette retraite est une retraite au désert:  c'est à l'imitation des grands solitaires égyptiens, dont la vie était bien connue des milieux ascétiques de Rome, que Benoît va vivre désormais.

C'est en effet une vie d'ermite, dans une grotte, adonné à la mortification et à la prière mentale, qu'il va poursuivre pendant quelques années. De vie commune point, ni donc de liturgie,: leur perfection personnelle était l'unique but de ces ermites, alors assez nombreux dans l'Italie Centrale.

La Providence voulait sans doute que celui qui devait être le patriarche des moines d'Occident fit tour à tour l'expérience de toutes les formes de vie religieuse, car, trois années plus tard, Benoît nous apparait à la tête de disciples, groupés en petits monastères isolés, chacun sous son supérieur propre. Cette formule, conciliation de l'érémitisme et du cénobitisme et s'essayant à corriger l'un par l'autre, avait déjà été expérimentée en Egypte, dont Benoît, là encore nous apparait tributaire.

A cette date en effet, Benoît, accompagné de quelques disciples choisis, quitte Subiaco et va s'installer au Mont Cassin, merveilleux site d'acropole sur la route historique de Rome à Naples. Il va y pratiquer cette fois et jusqu'à sa mort, vers 547, le cénobitisme intégral: un seul monastère, un seul abbé, une seule famille monastique, une seule vie commune. Cette idée non plus n'était pas nouvelle : on la trouvait déjà réalisée,  toujours en Egypte, dans les monastères pacômiens.

Mais Benoît, riche d'expérience, ayant tour à tour fait l'épreuve de toutes les formes de vie religieuse connues de son temps, prend enfin conscience de son génie propre; il n'emprunte plus que pour transformer et la Règle qu'il donne au Mont Cassin est, cette fois, une règle originale et qui fait date dans l'histoire de la vie monastique.

E. Delaruelle.

(à suivre )

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Mars 2017

 

 

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  comme s'il n'y avait que des Chinois non mais !  Bravo Vlad. j'ai rien contre les chinois mais font un peu "animaux de cirque".. alors que là c'est vraiment la classe.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Mars 2017

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[:malavita:1]

un peu long saint Benoît mais passionnant. t'as pas d'autre chose à lire quand même ! évidement ça change des histoires de  costumes !!!! très beau. ça donnerait envie d'être politique, euhhh..  moine, dis-donc. bon on a pas eu encore de guerres et tout le reste mais ça va viendre. patience. les gens peuvent encore partir au ski ou en vacances si c'est pas beau.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Mars 2017

 

Nous avons parlé de François de Sales et de sa réforme morale. Mais après tout, cette protestation contre les observances, cette invitation à une vie plus intérieure , ce sentiment que le Christianisme est avant tout esprit, c'est d'abord chez Jésus lui-même qu'il faut les chercher. Et l'on pourrait dire à ce point de vue que la spiritualité bénédictine est tout simplement un retour à l'Evangile.

La Règle ne nous apporte pas une technique nouvelle de sanctification, mais se borne à rappeler les préceptes et les conseils du Christ.

L'étude des sources de la Règle ne laisse sur ce point aucun doute: on y relève en effet soixante cinq passages des Synoptiques, contre quanrante-huit  de saint Paul et cinq seulement de saint Jean. L'Evangéliste le plus souvent utilisé est saint Matthieu (35 citations portant sur 30 versets dont 12 pris dans le Sermon sur la Montagne.)  Ces chiffres sont significatifs : Benoît a médité l'enseignement moral de Jésus de préférence aux textes où saint Jean rapporte les propos du Maître sur sa vie intime et ceux où saint Paul présente à ses fidèles le Mystère. Jusque dans l'utilisation des Epîtres pauliniennes ce souci apparaît, puisque Benoît en a surtout dégagé des consignes morales de charité, d'humilité et de patience plutôt que des suggestions mystiques ou des intuitions théologiques.

Saint Benoît a donc vu surtout dans le Christ le réformateur moral, celui qui invite à une conversion. l'héritier du nomisme de l'Ancien Testament, le prédicateur du Royaume qui pose des conditions à l'entrée du salut :"

Seigneur, qui habitera sous ta tente et qui reposera sur ta sainte montagne?

Celui qui a les mains innocentes et le coeur pur. "

L'entrée au monastère lui apparait donc comme le moyen providentiel d'assurer cette conversion à laquelle le Christ appelle et de vivre désormais sous sa loi.

Que chacun cherche pour son compte dans l'Ecriture ce qui satisfera ses besoins d'âme, mais que tous commencent par satisfaire aux commandements communs.

C'est en effet d'un redressement moral que l'Occident du VI° siècle avait besoin. Les invasions barbares et la reconquête de Justinien, des années et des années de guerre et de pillages, de trahisons et d'assassinats y avaient entretenu l'anarchie morale. Le problème n'était pas de mettre en circulation des idées nouvelles sur les rapports de l'homme et de Dieu et d'en faire la théorie, ni de prêcher à des Chrétiens bien frustres les sublimités de la vie mystique, mais de freiner une décadence en rappelant les exigences sine qua non de l'Evangile.

Ce siècle avait besoin de s'entendre redire des préceptes éternels et communs et non de recevoir accès à une sagesse ésotérique, à des voies spéciales de sainteté.

 

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Rédigé par E. Delaruelle

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Publié le 17 Mars 2017

 

la règle de saint Benoît

   Un esprit moderne n'est pas déconcerté par la lecture de cette règle. Le désordre semble y régner, les chapitres sur le gouvernement du monastère, la vie religieuse des moines, l'administration des biens temporels et l'organisation liturgique de l'office se suivant et s'emmêlant en une confusion qui défie l'analyse.

Toutes les tentatives faites pour retrouver dans ce texte un plan logique ont échoué. C'est que, il faut bien l'avouer, les esprits de cette époque n'avaient pas les mêmes exigences que les nôtres: il suffit pour s'en rendre compte de parcourir les décrets conciliaires et les collections canoniques rédigés sans aucune suite apparente dans les idées. C'est aussi que la Règle a été composée empiriquement, au fur et à mesure des problèmes et des besoins, et non selon une idée préconçue. C'est d'ailleurs grâce justement à ce caractère empirique que la Règle a pu s'imposer peu à peu: elle était oeuvre d'expérience, elle avait été essayée avant d'être imposée, elle bénéficiait aussi des longues réflexions de Benoît et de sa connaissance des hommes. Encore faut-il ajouter que cette Règle faisait date par rapport à toutes les règles antérieures ou contemporaines. Elle est en effet un code et non seulement une simple liste de statuts, un recueil de sentences spirituelles ou un traité ascétique. Elle contient une législation systématique qui est bien de style romain et sans que le souci du Droit à établir fasse oublier le fondement moral dont il se réclame: les prescriptions essentielles sont en effet accompagnées d'expositions de principes, et par exemple, Benoît ne se contente pas de définir l'autorité de l'abbé, mais y ajoute ses idées sur l'art de gouverner et l'esprit paternel qui doit l'animer.

   Ce n'est pas à dire que tout soit clair dans la Règle et qu'elle ne présente aucune difficulté d'interprétation. On sait au contraire que des observances très diverses en sont sorties, toutes se réclamant d'elle avec la même ferveur... et parfois le même exclusivisme. L'interprétation de Cluny n'est pas celle de Citeaux; Mabillon et Rancé n'ont jamais pu s'entendre. Mais cela même est significatif. Le silence de la Règle sur un certain nombre de points, l'imprécision de certaines solutions ou de certaines directives, laissent entrevoir que Benoît n'a pas voulu tout définir, a laissé place à une liberté assez large. Bien loin d'enserrer toute la vie de ses moines dans un réseau d'observances strictes ne varietur, il laisse à la Règle une certaine élasticité et aux abbés successifs la possibilité et le droit de l'infléchir selon leurs conceptions personnelles et les besoins de leur époque.

la personnalité de saint Benoît.

Par là-même sommes-nous invités à nous faire de Benoît une impression moins rigide que celle donnée peut-être par ce qui a déjà été dit de sa vie et de son oeuvre.

Les vertus fortes du vieux Romain sont tempérées chez lui par je ne sais quel souffle de liberté et de douceur. Benoît est énergique et certaines anecdotes de saint Grégoire le montrent même irascible, mais il fait preuve pour ses frères de tendresse et de condescendance;

il est très exigeant quant au détachement et n'a pas pour rien pratiqué lui-même les exercices de l'ascèse égyptienne; mais il sait détendre la rigueur de cette discipline par la place faite aux intimités et aux suavités de l'amour divin; il règle minutieusement l'organisation de l'office liturgique, mais s'interdit de fixer limitativement des heures pour la prière personnelle; il fait de l'office un service public, une tâche à accomplir chaque jour, mais évite de lui donner l'aspect d'une corvée monotone et fait preuve dans la distribution des éléments liturgiques d'un sentiment esthétique délicat qui n'hésite pas à enrichir l'austère rite romain d'ornements empruntés à l'Orient et à Milan; aussi qu'on n'aille point demander à saint benoît la classification méthodique et  " les déductions rigoureuses auxquelles les grands scolastiques nous ont habitués. Laissons-lui son allure toute simple et très libre de primitif. "

Mais il ne faudrait pas que la variété même de ces dons et la largeur d'esprit de ces directives fissent perdre de vue en Benoît une personnalité singulièrement forte.

L'obstination avec laquelle il a poursuivi sa perfection personnelle et rompu successivement avec les milieux divers, qui l'avaient l'un après l'autre accueilli ou sollicité, pour assurer la réalisation d'une vocation dont il prenait chaque jour mieux conscience suffirait déjà à révéler un esprit et un caractère exceptionnellement vigoureux. Non moins la netteté de la conception monastique qu'il va proposer de sa propre initiative et qui se substituera rapidement aux règles alors en usage en Occident.

Si l'on recherche les notes dominantes de  cette physionomie morale, on est amené à redire, après saint Grégoire lui même ou d'autres interprètes :

discretio, c'est-à-dire équilibre, sens de la mesure et du possible, pondération; gravitas, avec ce que le mot évoque d'autérité, de calme, de virilité; patientia, qui est libre acceptation de la souffrance, abnégation, petites vertus quotidiennes de fidélité et d'humilité; aequitas dont l'expression n'est pas à chercher seulement dans une Règle qui est un monument de droit, mais dans une vie intérieure attentive aux devoirs envers Dieu; pudor enfin, je veux dire cette réserve dont s'enveloppe une haute vie mystique peu désireuse d'expansion et par là moins attachante que cette d'un François d'Assise, mais peut-être non moins profonde.

Il est vain sans doute de chercher à forcer le secret de la ' montagne  " mystique de saint Benoît, au dernier chapitre de la Règle, désigne à son disciple comme le but à atteindre au-delà d'une Règle qui n'est qu'un "tout petit commencement" et qu'il a sans doute gravie lui-même.

Mais puisque le saint disparait derrière son oeuvre comme le soleil dans son halo, il est plus sûr de chercher à marquer quelle révolution spirituelle cette Règle avait apportée.

(à suivre )

 

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Publié le 16 Mars 2017

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Publié le 16 Mars 2017

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Publié le 14 Mars 2017

 

utiliser le message de Fatima à des fins politiques partisanes,  et financières ! vraiment scandaleux ... ! burk ... y a pire que Fillion ! un enfant de choeur à côté ! du blasphème tout simplement. ou  de la simonie. On critique les commerçants de Lourdes parce qu'ils se servent de la religion à des fins commerciales, beh dis donc y en a d'autres. quelle honte vraiment. 

pauvres gens!

 

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