spiritualite

Publié le 10 Octobre 2016

 

photo petit Placide

 

L'Évangéliste saint Luc réserve une attention particulière au thème de la miséricorde de Jésus. Nous trouvons en effet dans son récit certains épisodes qui mettent en relief l'amour miséricordieux de Dieu et du Christ, qui affirme être venu appeler non les justes mais les pécheurs (cf. Lc 5, 32).

Parmi les récits typiques de Luc se trouve celui de la conversion de Zachée, qu'on lit lors de la liturgie de ce dimanche. Zachée est un « publicain », ou plutôt le chef des publicains de Jéricho, une ville importante près du Jourdain.

Les publicains étaient les percepteurs des impôts que les juifs devaient payer à l'empereur romain, et pour cette raison déjà ils étaient considérés comme des pécheurs publics. En outre, ils profitaient souvent de leur position pour extorquer de l'argent aux personnes.

C'est pourquoi Zachée était très riche, mais méprisé de ses concitoyens.

( on comprend quand les impôts fonciers tombent c'est jamais la joie ! pas des gens fréquentables, nos publicains, y a des publicaines aussi maintenant   )

 

Par conséquent, lorsque en traversant Jéricho, Jésus s'arrête justement chez Zachée, il suscite un scandale général.

Mais le Seigneur savait très bien ce qu'il faisait. Il a en quelque sorte voulu prendre le risque et il a gagné son pari : profondément touché par la visite de Jésus, Zachée décide de changer de vie et promet de rendre le quadruple de ce qu'il a volé. Jésus dit : « Aujourd'hui, le salut est arrivé pour cette maison », et il conclut : « Le Fils de l'homme est venu pour chercher et sauver ce qui était perdu ».

 

Dieu n'exclut personne, ni les pauvres ni les riches.

Dieu ne se laisse pas conditionner par nos préjugés humains, mais il voit en chacun une âme à sauver et il est spécialement attiré par celles qui sont considérées comme perdues et qui se considèrent comme telles.

Jésus Christ, incarnation de Dieu, a manifesté cette immense miséricorde, qui n'enlève rien à la gravité du péché, mais vise toujours à sauver le pécheur, et à lui offrir la possibilité de se racheter, de recommencer à zéro, de se convertir. Dans un autre passage de l'Évangile, Jésus affirme qu'il est très difficile à un riche d'entrer dans le Royaume des cieux (cf. Mt 19, 23).

Dans le cas de Zachée, nous voyons justement que ce qui semble impossible se réalise : « Il a donné sa richesse, commente saint Jérôme, et il l'a immédiatement remplacée par la richesse du Royaume des cieux » (Homélie sur le Psaume 83, 3).

Et saint Maxime de Turin ajoute : « Pour les sots, les richesses alimentent la malhonnêteté, pour les sages au contraire, elles aident à la vertu : à ceux-ci, elles offrent une occasion de salut, aux autres un obstacle qui les perd » (Sermons, 95).

 

Chers amis, Zachée a accueilli Jésus et s'est converti, parce que Jésus l'avait, le premier, accueilli chez lui ! Il ne l'avait pas condamné, mais il était allé au-devant de son désir de salut.

Prions la Vierge Marie, modèle parfait de communion avec Jésus, afin que nous aussi nous puissions faire l'expérience de la joie d'être visités par le Fils de Dieu, d'être renouvelés par son amour, et de transmettre aux autres sa miséricorde.

 

Benoit XVI

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Octobre 2016

 

 

19 heures, la lumière caresse les pierres de l'abbaye avec tant de douceur et sans violence. Seigneur, il fait bon dans ta  maison. quand il n'y fait pas froid et humide..

parfois on y est sans y être. à moins que mon double moi s'y promène en cachette; chuuut, faut pas dire aux moines que je franchis la clôture!  la foi qui franchit le cosmos. la foi c'est le satellite de l'âme, un drône invisible ; ça nous conduit à des endroits, bigre !

 

 

photoS petit Placide

 

1ères Vèpres solennelles

11 Octobre 2016

 

  pour mon anniversaire les moines ils mettent des bougies partout à chaque pilier de l'abbaye ! non mais ; d'ailleurs frère cuisinier doit m'envoyer en colissimo un gâteau fait maison, une charlotte Placide . ! j'ai des petits russes, ils aiment bien aussi l'abbaye. on va y programmer une R.I.L. ! ils savaient pas que c'était aussi beau que chez eux té .. maintenant au moins ils connaissent aussi les moines en dehors de Chopin ! un jour les moines vont entendre russe, un  grand pianiste demander à se faire moine . les hivers à Moscou ou à l'abbaye, c'est pareil de toute façon. ils ne seraient pas trop dépaysés.

.. qui sait avec le Seigneur tout est possible. On jette la semence, et le Bon Dieu en dispose de la mettre là où bon lui semble. pit être à Moscou ! 

 En général, parlent tous anglais.

j'ai pensé à tout ça à la messe ce matin. mon sensus monastica qui revient, qu'est-ce qu'il m'arrive ! non,  tout ça c'est de l'ordre sensible, ça vaut rien. on a bien appris ses leçons quand même. rechercher Dieu uniquement. ça peut marquer toute une existence quand même. une seule date d'anniversaire 

' Philippe,  "Dépéchons-nous de faire du bien" ..voilà on aura essayé . ! Vladislas,  il était content pour mes voeux d'anniversaire sur le petit Placide, trop sympa comme garçon  ..! la seule chose qui compte. je commence à comprendre tout ça, enfin non, ça fait longtemps que je l'ai compris. C'est dans la nature de ceux du mois d'Octobre d'être affectifs. pas vrai Louis?  y en a ça c'est sûr c'est pas du même cru. rien qu'à leur caractère.

c'est un truc ça marche pas à tous les coups quand même ; quand on sait que Dieu est seul maître à bord, oui tout est grâces, on n'a jamais été capable d'une aventure monastique . tant d'autres ont essayé ! mon seul regret, je crois.  heureux ceux qui en font l'expérience,  

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Octobre 2016

 

photo petit placide

 

nous demandons au bonhomme qui s'occupe d'une page  des moines de Fontgombault de ne pas voler nos fichiers et d'en respecter le travail,  les sources et les droits d'auteur.

quand on s'occupe de moines on a au moins la notion de justice et de charité. on ne demande pas grand chose pourtant, le respect de l'autre.  font pas ça à Solesmes, ah oui mais ils sont pas tradis. faut être tradi pour ça pour avoir cette mentalité d'usurpateur des droits des autres, même les modernos ne l'ont pas. Il aura fallu que je tombe sur des tradis pour qu'ici on vienne m'insulter ou m'usurper mes droits.

faut le faire quand même. même les païens vous respectent. jamais aucun message d'insulte contre la religion ou autres à supprimer.  cela aurait pu. non spécialité tradi.  

toute la différence.  et puis doit pas parler français qui plus est.

il n'est pas obligé d'aimer ce blogue, alors qu'il passe son chemin. ceci dit.

. m' enfin bref 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Octobre 2016

 

Frères et sœurs, je ne veux rien savoir parmi vous sinon Jésus Christ et Jésus Christ crucifié, voilà mon Évangile !

Comme ces dix lépreux, moi aussi, je peux m’écrier : « Jésus, maître, prends pitié de moi. » Oui, malheureux homme que je suis, je ne fais pas le bien que je voudrais et je fais le mal que je ne voudrais pas. Cette expérience est la nôtre à tous ; le mal et le péché nous rongent comme une lèpre. Mais heureusement, avec Paul, je peux l’affirmer : « Grâce soit rendue à Dieu par Jésus Christ. » Il a pris sur lui notre lèpre et, en lui, il nous rend la vie, voilà mon Évangile.

La vie chrétienne ne repose pas sur une morale ou sur des commandements, elle est une vie nouvelle : le pauvre pécheur que je demeure apprend à grandir dans l’intimité de Jésus au souffle de l’Esprit Saint.

Et la messe est justement la table des pécheurs à laquelle Jésus nous invite pour nous transfigurer en lui.

À chaque eucharistie, nous écoutons la Parole de Dieu et Paul vient de nous le rappeler : « On n’enchaîne pas la Parole de Dieu. » Si nous l’accueillons, si nous laissons la Parole prendre vie en nous, alors notre vie deviendra une vie en Christ.

J’oserais vous demander : combien de temps prenez-vous, chaque jour, pour vous asseoir aux pieds de Jésus et écouter sa parole ? Prenez une balance, une de ces vieilles balances Roberval avec ses deux plateaux ; sur l’un, vous mettez tout le temps que vous perdez chaque jour en choses inutiles et sur l’autre, vous mettez le temps que vous passez à vous nourrir de la Parole de l’Évangile. Enfin, regardez de quel côté penche la balance !

Tout chrétien devrait pouvoir passer au moins dix minutes ou un quart d’heure, chaque jour, à laisser la Parole prendre vie en lui. Faites-en l’expérience et vous verrez comment votre vie sera progressivement habitée par Jésus, vous allez apprendre à vivre en lui au souffle de l’Esprit.

 

À chaque eucharistie, il nous est donné de participer à l’unique sacrifice de la Croix.

Nous sommes invités à mettre nos pas dans ceux du disciple bien- aimé ; avec lui au soir de la Cène, nous pouvons nous pencher vers la poitrine de Jésus et entendre battre le cœur de Dieu. Avec lui, sur le chemin du calvaire, nous pouvons contempler Jésus qui porte le péché des multitudes, qui porte mon péché : il n’a plus visage humain, il est une loque humaine, rejeté de tous, défiguré par le péché du monde. Il va jusqu’au bout, il donne sa vie pour la multitude, il meurt à ma place et par sa mort, il me libère de toutes les conséquences du péché. Au pied de la Croix, nous sommes le disciple bien-aimé et nous pouvons assister au jaillissement des sources de la Miséricorde, ces torrents d’amour qui ne cessent de jaillir du cœur transpercé de Jésus pour nous rendre la vie, aujourd’hui encore.


À chaque eucharistie, non seulement nous participons pleinement au sacrifice du Christ, mais le Christ se donne à nous en nourriture pour nous unir à lui et à la fin de chaque messe, nous pouvons dire avec Paul : « Ce n’est plus moi qui vis, c’est le Christ qui vit en moi. » De plus, non seulement je communie au corps du Christ, mais je m’engage à communier avec tous les membres du Corps du Christ.

Dans chaque eucharistie, je peux puiser aux sources de l’Amour pour vivre concrètement cette communion en Christ avec tous mes frères et je peux alors aller à la rencontre de tous, jusqu’aux périphéries existentielles du Corps du Christ - pour reprendre l’expression si chère au pape François - et vivre au quotidien en frère universel et en authentique témoin de la Miséricorde.

Amen

 

homélie de mgr Jean-Pierre Cattennoz dimanche 9 Octobre. Archevêque d'Avignon

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Octobre 2016

 

 

 

"Le royaume des cieux est comparable à un roi qui voulut régler ses comptes avec ses serviteurs. "

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Octobre 2016

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Publié le 8 Octobre 2016

Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Octobre 2016

 

on avait franchi les portes de la cathédrale de Bayonne en souvenir de sa confirmation. ça a dû porter ses fruits .

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Octobre 2016

Photo: L'Osservatore Romano)

 

 

Le 8 septembre dernier, notre Père Abbé fêtait 50 ans de profession monastique. La divine Providence a voulu que les abbés bénédictins du monde entier réunis à Rome rencontrent le Pape ce jour-là. Le Pape a ainsi pu féliciter personnellement notre Père Abbé. Nous fêterons ce jubilé en communauté le 12 octobre prochain.

avec toutes nos félicitations et nos prières, déposant toutes ces intentions au pied de la grotte Magnificat anima mea Dominum.

 

 

 

 

une relique !

 
 
 
 
 
 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Octobre 2016

 

« Le Fils de l'homme n'a pas d'endroit où reposer la tête » (Lc 9, 57-62)
 

      Ô Dame Pauvreté, le fils du Père souverain « est devenu amoureux de ta beauté » (Sg 8,2)..., sachant que tu serais sa plus fidèle compagne. Avant qu'il ne descende de sa patrie lumineuse, c'est toi qui lui a préparé un endroit convenable, un trône où s'asseoir, un lit où se reposer : la Vierge très pauvre, de qui il est né. Dès sa naissance tu as été à son chevet ; on l'a déposé « dans une mangeoire, parce qu'il n'y avait pas de place à l'hôtellerie » (Lc 2,7). Et tu l'as accompagné toujours, tant qu'il était sur terre : « Les renards avaient leurs tanières, les oiseaux leurs nids, mais lui n'a pas eu de lieu où reposer sa tête ». Quand il s'est mis à enseigner lui-même, après avoir laissé les prophètes parler en son nom, c'est de toi la première qu'il a fait la louange : « Bienheureux les pauvres en esprit, car le Royaume des cieux est à eux ! » (Mt 5,3)

      Puis, lorsqu'il s'est choisi quelques amis comme ses témoins pour le salut de l'humanité, il n'a pas appelé de riches commerçants, mais des pêcheurs modestes, afin de montrer à tous combien l'estime qu'il te portait à toi, Dame Pauvreté, devait engendrer de l'amour pour toi. Finalement, comme s'il fallait une preuve éclatante et définitive de ta valeur, de ta noblesse, de ton courage, de ta prééminence sur les autres vertus, tu as été la seule à rester attachée au Roi de gloire alors que les amis qu'il s'était choisis l'avaient abandonné.

      Toi sa fidèle compagne, sa tendre amante, tu ne l'as pas quitté un instant ; tu t'es attachée même d'autant plus à lui que tu le voyais davantage et plus universellement méprisé... Toi seule, tu le consolais. Tu ne l'as pas quitté « jusqu'à la mort, à la mort sur une croix » (Ph 2,8), nu, les bras étendus, mains et pieds cloués..., si bien qu'il ne lui restait plus rien à montrer de sa gloire que toi.

 

st François d'Assise.

 

dépouille - nous de l'esprit de l'orgueil, qui nous fait prendre pour ce que nous ne sommes pas. des savants et des doctes, afin d'accueilllir dans un coeur pur et humble,  la Vérité,  non celle qui vient  d'en-bas, mais celle d'En-haut. 

 

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Rédigé par Philippe

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