Publié le 25 Mai 2014
Esta mañana del 17 de Mayo, 9 de nuestros hermanos de seminario, han sido admitidos a las Sagradas Órdenes.
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 25 Mai 2014
Esta mañana del 17 de Mayo, 9 de nuestros hermanos de seminario, han sido admitidos a las Sagradas Órdenes.
Publié le 23 Mai 2014
(N.B. Pour chaque saint, entre parenthèse = dates de naissance et mort; une seule date = mort. Comme "Invocations" après chaque saint ou groupe de saints, l'on peut dire : "Fortifiez notre Foi, orientez notre Espérance, enflammez notre Charité!", soit les trois Invocations ensemble, soit séparées selon les cas et l'apostolat du saint évoqué...)
1 - "EUROPE, ensemencée par tes martyrs des premiers siècles, REVEILLE-TOI, RELEVE-TOI!" :
Saint Pierre (64), saint Paul (67), saints Papes des trois premiers siècles, sainte Cécile (180), saint Laurent (258), sainte Agnès (305), vous qui, de votre sang, avez fécondé ROME, mère et maîtresse de toutes les
églises...
Saint Jacques (41), premier apôtre martyr, dont les saintes reliques sont honorées à Compostelle depuis 830, saint Vincent (304), diacre, et tous les saints martyrs d'Espagne...
Saint Pothin, sainte Blandine et leurs 46 compagnons à Lyon (177),
saint Denis et ses compagnons à Paris (250), et tous les saints martyrs de la Gaule...
Sainte Ursule et ses compagnes, religieuses martyrisées à Cologne (début IVe siècle) et tous les saints martyrs d'Allemagne...
Saint Maurice et ses compagnons, soldats décapités dans le Valais (fin IIle siècle), et tous les saints martyrs de nos patries européennes...
2 - " EUROPE, évangélisée et baptisée par tes moines et évêques, REVEILLE-TOI, RELEVE-TOI!" :
Saint Hilaire de Poitiers (315-367), défenseur de la Foi face à l'hérésie arienne,
saint Martin de Tours (315-397), moine-évêque missionnaire, apôtre des Gaules, qui "ne refusa jamais le labeur, apostolique" (Non recuso laborem),
saint Ambroise de Milan (340-397) qui convertit saint Augustin,
saint Germain d'Auxerre, évêque missionnaire de 418 à (478) et qui forma saint Patrick (389-461) apôtre de l'Irlande,
saint Rémi (440-553) dont les 74 ans d'éplscopat rayonnèrent sur la France (baptême de Clovis :496).
Saint Benoît (480-547), patriarche des moines d'Occident par la sagesse de sa règle,
saint Colomban (540-615), maître en ascétisme et fondateur d'abbayes (Luxeuil : 590),
saint Grégoire le Grand (540-604), Pape dont l'oeuvre Immense fonda la chrétienté médiévale et qui envoya saint Augustin de Cantorbéry avec quarante moines pour évangéliser l'Angleterre, évêque de 596 à (605),
saint Isidore de Séville (560-636), organisateur de la chrétienté espagnole,
saint Willibrord (658-739), moine, irlandais, évêque missionnaire qui forma saint Boniface (680-754), moine,anglais, apôtre de l'Allemagne, martyrisé avec cinquante deux compagnons,
saints Cyrille (869) et Méthode (885), les deux frères apôtres du monde slave...
3 - "EUROPE, gouvernée par tes saints empereurs, rois et reines, qui ont accompli leur "devoir d'état" dans la plus juste politique pour l'achever souvent dans la plus sainte contemplation, REVEILLE-TOI, RELEVE-TOI !" :
Sainte Clotilde (475-545) reine dont la patience convertit Clovis,
sainte Radegonde (520-587), belle-fille de la précédente, reine puis fondatrice d'un monastère à Poitiers,
saint Wenceslas (907-929) roi de Bohême martyr, patron des Tchèques,
saint Henri (973-1024), premier empereur du Saint Empire romain germanique et sainte Cunégonde, son épouse (1039),
saint Etienne (975-1038) roi de Hongrie qu'il fit évangéliser par les moines de Cluny, et qui mourut le 15 août pour la fête de Notre-Dame de l'Assomption à laquelle il avait consacré son royaume,
saint Edouard le Confesseur (1002-1066) roi et patron de l'Angleterre, qui fonda l'Abbaye de Westminster,
sainte Marguerite (1045-1093) reine d'Ecosse, mère de huit enfants dont sainte Mathilde,
saint Canut (ou Knut IV) roi du Danemark de 1080 à 1086 où il mourut martyr, et père du bienheureux Charles le Bon, comte de Flandre,
saint Eric, roi de Suède de 1156 à 1160 où il mourut martyr,
sainte Hedwige (1174-1243) reine et patronne de la Pologne avec saint Stanislas (1030-1072) archevêque de Cracovie, martyr,
sainte Elisabeth de Hongrie (1207-1231) reine puis tertiaire franciscaine,
saint Louis (1214-1270) roi de France, modèle du preux chevalier et du roi ,chrétien,
sainte Elisabeth du Portugal (1271-1336) reine puis Clarisse, ,dont le corps s'est conservé Intact,
sainte Brigitte de Suède (1302-1373) reine puis cistercienne, mystique, réformatrice de l'autorité romaine sous les papes d'Avignon, mère de huit enfants dont sainte Catherine de Suède,
saint Casimir (1451-1484), prince héritier de Pologne, patron de la Pologne et de la Lituanie...
4 - EUROPE, enracinée et fécondée dans les vertus évangéliques par l'action et la prière de tant de vierges, de moines, de prêtres, de fondateurs, dont la sainteté a rayonné non seulement sur leur patrie mais encore sur le monde, REVEILLE-TOI, RELEVE-TOI!" :
Sainte Geneviève (420-500), patronne de Paris,
Sainte Odile (660-720), patronne de l'Alsace,
Saints Odon (943), Mayeul (994), Odilon (1049), Hugues (1109) dont les cent cinquante ans d'abbatiat ont fait la gloire et le rayonnement de Cluny,
Saint Bruno (1030-1101) né à Cologne, professeur en théologie à Reims, fondateur des Chartreux, serviteur du Siège apostolique, mort en Italie,
Saint Bernard (1090-1153) entré à Cîteaux à vingt deux ans en entraînant trente Jeunes gens de sa famille, fondateur de Clairvaux et de cent soixante quatre monastères à travers l'Europe, qui, en quarante deux ans de vie monastique, passa quatorze ans à sillonner la chrétienté européenne pour réconcilier les princes, défendre la Papauté, prêcher la deuxième croisade (2),
saint Dominique (1170-1221), espagnol défenseur de la foi contre les Albigeois, prédicateur ardent, fondateur,
Saint François d'Assise (1182-1226) fervent de "Dame Pauvreté", réformateur de l'Eglise, fondateur, patron de l'Italie (3),
Sainte Gertrude (1256-1281) moniale en Saxe, prophète de la dévotion au Sacré-Coeur,
Sainte Catherine de Sienne (1347-1380), tertiaire dominicaine, mystique, réformatrice de l'Eglise, patronne de l'Italie (1 & 4),
Saint Ignace de Loyola (1491-1556), fondateur du premier "Ordre" actif, révélateur des "Exercices Spirituels",
Saint François Xavier (1506-1552), patron des missionnaires.
Sainte Thérèse d'Avila (1515-1583), réformatrice de l'Ordre du Carmel avec saint Jean de la Croix (1542-1591), tous deux mystiques et docteurs de l'Eglise,
Saint Jean de Dieu (1495-1550) portugais et saint Vincent de Paul (1581-1660) français, fondateurs, apôtres de la Charité et patrons des oeuvres hospitalières (5),
Saint François de Sales (1556-1622) évêque et docteur de l'Eglise, apôtre du Chablais pour la conversion des protestants,
Saint Fidèle de Sigmaringen (1577-1622) prêtre capucin, né en Allemagne, prédicateur, martyr en Suisse,
Sainte Marguerite Marie (1647-1690) messagère du Sacré Coeur,
Saint Jean Baptiste de la Salle (1651-1719) fondateur des Frères des Ecoles Chrétiennes, "patron" des enseignants.
Saint Jean Bosco (1815-1888) thaumaturge, "maître" de la conversion des jeunes.
Saint Jean-Marie Vianney (1786-1818) patron de tous les prêtres,
Sainte Catherine Labouré (1806-1876), apôtre de la Médaille Miraculeuse,
Sainte Bernadette (1844-1879), messagère de Notre Dame,
Sainte Thérèse de Lisieux (1873-1897), née de "saints parents", carmélite, patronne secondaire de la France et patronne des Missions (6),
Saint Nicolas de Flue (1417-1487) père de dix enfants, ermite, patron de la Suisse.
5 - EUROPE, terre mariale, qui as su faire jaillir de ton sol tant de sanctuaires consacrés à Notre-Dame, pour orienter vers Dieu les Pèlerins de tous les siècles, REVEILLE-TOI, RELEVE-TOI!" :
Notre Dame de Rocamadour,
Notre Dame du Puy,
Notre Dame de Chartres,
Notre Dame de Lourdes
Notre Dame d'El Pilar (Saragosse) en Espagne,
Notre Dame de Chestochowa en Pologne,
Notre Dame de Fatima au Portugal...
( 2 ) Saint Thomas Beckett (1117-1170) évêque martyr de la liberté et de
l'unité de l'Eglise
( 3 ) Saint Hyacinthe (1217-1257) prêtre apôtre de la Pologne
( 4 ) Saint Jean de Kenty (1390-1473) prêtre, professeur de théologie à
Cracovie
( 5 ) Saint P i e V , pape (1504-1566-1572), "vainqueur" de Lépante
( 6 ) Saint P i e X , pape (1835-1903-1914) dont la devise fut de "Tout
restaurer dans le Christ"
(Source : Notre-Dame de Chrétienté, Prières, Litanie des Saints pour l'Europe de la Foi)
Prière à la Vierge Marie pour l'Europe (Jean-Paul II)
À Elle, Mère de l'espérance et de la consolation, nous adressons avec confiance notre prière: nous lui confions l'avenir de l'Église en Europe et l'avenir de toutes les femmes et tous les hommes de ce continent :
Marie, Mère de l'espérance,
marche avec nous !
Apprends-nous à proclamer le Dieu vivant;
Aide-nous à témoigner de Jésus,
l'unique Sauveur;
rends-nous serviables envers notre prochain,
accueillants envers ceux
qui sont dans le besoin, artisans de justice,
bâtisseurs passionnés d'un monde plus juste ;
intercède pour nous
qui œuvrons dans l'histoire,
avec la certitude
que le dessein du Père s'accomplira.
Aurore d'un monde nouveau,
montre-toi la Mère de l'espérance
et veille sur nous !
Veille sur l'Église en Europe :
qu'elle soit transparente à l'Évangile ;
qu'elle soit un authentique lieu
de communion ;
qu'elle vive sa mission
d'annoncer, de célébrer et de servir
l'Évangile de l'espérance
pour la paix et la joie de tous.
Reine de la paix,
protège l'humanité du troisième millénaire !
Veille sur tous les chrétiens :
qu'ils avancent dans la confiance
sur le chemin de l'unité,
comme un ferment pour la concorde
sur le continent.
Veille sur les jeunes,
espérance de l'avenir,
qu'ils répondent généreusement
à l'appel de Jésus ;
veille sur les responsables des nations:
qu'ils s'emploient à édifier
une maison commune,
dans laquelle soient respectés la dignité
et les droits de chacun.
Marie, donne-nous Jésus !
Fais que nous le suivions
et que nous l'aimions !
C'est lui l'espérance de l'Église,
de l'Europe et de l'humanité.
C'est lui qui vit avec nous, au milieu de nous,
dans son Église.
Avec toi, nous disons
« Viens, Seigneur Jésus ! » (Ap 22, 20) :
Que l'espérance de la gloire
déposée par Lui en nos cœurs
porte des fruits de justice et de paix !
Jean-Paul II, Ecclesia in Europa § 125
Publié le 22 Mai 2014
"Dieu, principe de tout ce qui est bon, exaucez la prière de vos fidèles et accordez-nous, sous votre inspiration et votre impulsion, une égale rectitude dans nos pensées et dans nos actes. "
5ème dimanche après Pâques.
J'ai l'impression que nos pénitents vivent dans une incroyable ignorance... et ne soupçonnent pas les richesses merveilleuses du mystère sacramentel.
La bonne volonté ne suffit pas, le recours à un catalogue de péchés est presque toujours périlleux et dispose au scrupule: remède désespéré et exceptionnel auquel il faut recourir avec une extrême prudence.
Non, la question présente est plus simple à la fois et plus profonde: il faut s'attaquer résolument à la source du mal et rétablir, grâce à la théologie et au bon sens, chaque chose à sa place, c'est la phase préliminaire: il faut aussi orienter sa vie spirituelle vers la source de tout Bien, car telle est la fin du sacrement des morts: illuminare iis qui in tenebris et in umbra mortis sedent, ad dirigendos pedes nostros in viam pacis.
Second baptême, ce sacrement, qui accueille les morts et les ressuscite, est le signe efficace de la Vie. Il nous introduit ici-bas dans le royaume de Dieu, nous assurant l'inhabitation des trois personnes divines de la Sainte Trinité. " Mortuus est, et revixit alleluia!"
Le sacrement de pénitence, comme tous les sacrements est une parabole vivante, petit drame en trois actes, où l'accusé est à la fois témoin et accusateur, mais où cet accusé se présente sous les livrées d'un pénitent, car il ne suffit pas qu'il raconte ce qu'il a fait; encore faut-il que ses dispostions intimes lui méritent l'absolution du Juge et l'accueil miséricordieux du Père.
Or la plupart des chrétiens qui vont à confesse portent tous leurs efforts sur l'accusation, ignorant que si l'intégrité de leurs aveux est indispensable, elle ne constitue que l'élément matériel de la confession. Tout n'est pas dit parce que l'on eu le souci scrupuleux de tout dire avec une précision mathématique.
Certes, l'intégrité est requise, mais il y a des circonstances où elle ne l'est plus, tandis que le repentir, qui fait de l'accusé un pénitent, ne souffre pas d'exception.
Si je demande pardon à un ami et lui avoue ma faute, est-ce tout? Un enfant qui répond à sa mère:" Oui, c'est moi qui l'a fait", ne sera pas quitte tant qu'il ne dira pas:" J'ai eu tort, je vous ai fait de la peine, pardonnez-moi, je ne recommencerai pas'. " cor contritum et humiliatum" .
Ce que les Scolastiques nous ont accoutumés à considérer comme l'élément spécifique de ce sacrement, c'est la Contrition qui s'achève dans le Ferme-Propos, autrement dit la disposition intime de componction qui émeut le coeur de Dieu, ce qui revient à dire que la valeur subjetive du sacrement dépend essentiellement de l'attitude du pécheur envers Dieu offensé et à l'égard du péché, la contrition se mesurant au degré de haine du mal, et d'amour du Souverain Bien.
Détester le péché n'est-ce pas regretter d'avoir lésé les droits de Dieu et offensé Celui qui nous a aimés le premier et veut être aimé par-dessus toute chose?
Se détourner du mal et se convertir au Seigneur, c'est tout un: Aversio a creaturis, conversio ad Deum.
Ce qui nous manque, hélas! c'est la conviction profonde des droits de Dieu sur nous et de nos devoirs envers lui; c'est une forte spiritualité basée sur une théologie authentique: c'est une vie théologale assise sur la pierre angulaire de la foi, de l'espérance, de la charité.
La vertu de la pénitence ne s'improvise point, il ne suffit pas d'entrer dans un confessional, d'accuser scrupuleusement ses péchés, leur espèce et leur nombre, de recevoir dévotement les avis et l'absolution du confesseur, voire même d'accomplir la pénitence sacramentelle.
" Je n'avance pas" !!!
Le propos ou résolution est la conséquence logique du repentir.
En face d'un mal que je dois éviter ma conduite est déterminée par l'appréciation de ce mal. Car le péché, qui est souvent un bien pour mes appétits inférieurs, sera toujours un mal pour ma raison éclairée par la foi.
Je le hais, parce que j'aime Dieu et que Dieu me l'interdit, et l'ayant commis, je le déplore parce qu'il offense le Seigneur, et cela suffit à m'en détourner; par contre, je ne progresse pas dans le bien parce que mon repentir n'est pas sincère.
Or, savez-vous pourquoi votre contrition est insuffisante? C'est parce qu'elle est purement naturelle (horreur du désordre moral, remords humain) ou intéressée (vous avez peur de l'enfer); cela s'appelle l'attrition, repentir de qualité inférieure, ce n'est pas cette véritable contrition qui est l'expression de la charité; elle a sa source, non en Dieu, mais en vous-même.
Elle n'est pas assez surnaturelle, car, en définitive, on ne hait véritablement le mal que si l'on aime souverainement le Bien; on ne pleure sincèrement son péché que si l'on a au coeur l'amour de Dieu, la vertu de pénitence étant l'épanouissement de la vertu de religion. On ne se décide à réparer les droits lésés de Dieu que si l'on a conscience de la Bonté et de la Justice du Père et si l'on croit efficacement à l'Amour .
Nous disons en effet:" Mon Père, j'ai un extrême regret de vous avoir offensé, parce que vous êtes infiniment bon et infiniment aimable, et que le péché vous déplait." car le motif formel de la contrition est la charité.
J'ai fait de la peine au Christ, que je dois aimer plus que tout au monde, plus que moi-même; alors je déplore ma faute comme le petit enfant qui pleure parce qu'il voit pleurer sa maman. Repentir cordial et surnaturel qui obtient le pardon du Père :"
Remittuntur ei peccata multa, quia dilexit multum (Luc VII,7)
"Quia caritas operit multitudinem peccatorum. (Petr. IV, 8 )
un moine bénédictin à des prêtres; 1948
Publié le 22 Mai 2014
Saint Christophe (Cristobal) Magallanes Jara - né le 30 juillet 1869 à Totaltiche (Jalisco – Diocèse de Guadalajara) - mort le 25 mai 1927 à Colotlan (Jalisco – Diocèse de Zacatecas)
Prêtre - Martyr du Groupe des 25 martyrs du Mexique (1915-1937)
Prêtre le 17 septembre 1899. Directeur prudent de ses frères prêtres, attentif aux vocations sacerdotales. Missionnaire parmi les indigènes et très fervent envers la Vierge. Quand les persécuteurs de l'Église fermèrent le Séminaire de Guadalajara, il s'offrit pour fonder dans sa paroisse un Séminaire pour protéger, orienter et former les futurs prêtres. Devant le bourreau qui allait le fusiller il eut la force de réconforter son camarade de martyre, le Père Agustín Caloca, en lui disant: "Reste tranquille, mon fils, seulement un moment et puis le ciel". Puis, en se tournant vers la troupe, il s'exclama: "Je meurs innocent et je demande à Dieu que mon sang serve pour l'union de mes frères mexicains."
Les martyrs de la guerre des Cristeros sont des prêtres et laïcs morts au cours de la guerre opposant des paysans catholiques à l'état mexicain au début du XXe siècle. Ils sont répartis en deux groupes ; l'un se compose de vingt-deux prêtres et trois laïcs qui ont été canonisés le 21 mai 2000 par Jean-Paul II, l'autre de quatre prêtres et neuf laïcs béatifiés le 20 novembre 2005 par Benoît XVI.
Publié le 21 Mai 2014
« Laissons-le faire, il a ses temps, ce Dieu plein d’amour. »
Célébrations d'action de grâce pour la canonisation de Sainte Marie de l'Incarnation
Tours, samedi 21 juin 2014
Sainte Marie Guyart, aussi connue sous le nom en religion de Marie de l'Incarnation, ursuline de Tours et de Québec, est une mystique et missionnaire catholique. Elle a fondé les Ursulines de la Nouvelle-France.
Naissance : 28 octobre 1599, Tours
Décès : 30 avril 1672, Québec, Canada
Marie Guyard, généralement connue sous le nom de Marie de l'Incarnation, est née à Tours sur la paroisse Saint-Saturnin. Elle a ensuite vécu quarante ans dans notre bonne ville, de sa naissance jusqu'à son départ en Canada, soit de 1599 à 1639. Elle figure parmi les pionniers de la Nouvelle-France, où elle a notamment implanté le monastère des ursulines à Québec, première école pour jeunes filles amérindiennes et françaises en Amérique du Nord. Elle a habité ce monastère jusqu'à sa mort en 1672. Si sa mémoire est abondamment commémorée à Québec, son souvenir était quasi oublié dans sa terre d'origine, où seule une poignée de fervents, d'érudits et d'édiles se souvenaient de cette modeste provinciale du XVIIe siècle, échappée vers les « quelques arpents de neige » du Canada. Cependant, depuis les années 1950, grâce au dynamisme et à la bonne volonté d'un groupe formé de Canadiens et de Tourangeaux, soutenus par quelques élus sensibilisés au rayonnement de la langue française en Amérique du Nord, la mémoire de Marie Guyard reprend enfin ses droits à Tours.
La figure de Marie Guyard au Canada
L'histoire québécoise et canadienne a fait de Marie Guyard un personnage de premier plan. À l'occasion du 400e anniversaire de Québec, on l'a clairement située comme troisième personnage historique d'importance en Nouvelle-France, après Jacques Cartier et Samuel de Champlain. La statue de cette « mère de la Nouvelle-France » figure sur la façade du Parlement de Québec tandis que l'édifice qui abrite le ministère de l'Éducation du Québec à Québec porte son nom. Marie Tifo, l'une des plus grandes comédiennes d'expression française au Canada, l'a incarnée de brillante façon au théâtre et au cinéma en 2008. Marie de l'Incarnation que Bossuet qualifiait en 1675 de « Thérèse de nos jours et du Nouveau Monde » (en référence à la célèbre Thérèse d'Avila) est considérée de nos jours comme l'une des plus grandes figures mystiques de la chrétienté ; elle a connu un destin exceptionnel de la France à la Nouvelle-France.
Mais qui était donc Marie Guyard ?
Née en 1599 dans une famille d'artisans boulangers de Tours, elle est plongée dès le berceau dans un environnement catholique. Elle prend la chose très au sérieux et pratique à sa manière une justice distributive en chipant du pain dans le magasin familial pour le donner à des nécessiteux. Son entrain et sa joyeuse humeur ne plaident pas en sa faveur lorsqu'elle exprime le désir d'entrer au couvent. Ses parents la marient à dix-sept ans à un maître ouvrier en soie. Jouissant alors d'une grande liberté, elle en profite pour lire des romans, aller à la messe tous les jours, mettre au monde son fils Claude et développer un grand talent de brodeuse sur les tissus de brocart réalisés dans l'atelier de son mari.
Après deux ans de mariage, son mari décède couvert de dettes. La jeune veuve n'a pas vingt ans, un enfant, et une faillite à assumer. Elle décourage tout prétendant au remariage, se retire chez son père sans négliger de s’occuper de son fils, gagner sa vie et rendre service en ouvrant sa porte à des malades. Troquant son statut de brodeuse contre celui de gérante de l'entreprise de transports de son beau-frère, elle devient une personnalité marquante à Tours. Son rayonnement résulte de l'articulation d'une double vie : engagement socio-professionnel le jour, nourri d'expériences spirituelles hors du commun, la nuit.
Elle donne à son fils Claude une éducation très originale. À une époque où l'on s'occupait peu des enfants, et à l'encontre des pratiques éducatives d'alors, elle ne porte jamais la main sur son enfant et se comporte envers lui avec une « douce gravité » dont l'intéressé se souviendra toujours. Lorsque ce garçon atteint l'âge d'entrer au collège, Marie le confie à sa sœur et entre chez les ursulines, un nouvel ordre chargé d'une vocation alors innovante : l'éducation des filles.
À la lecture des Relations des jésuites, elle se passionne pour les Amérindiens du Canada. Peu à peu s'élabore le dessein de se rendre en ce lointain pays. Elle demeure discrète sur un projet qui ne peut lui attirer que des oppositions puisqu'elle est femme, cloîtrée, d'origine modeste, provinciale, et roturière ! Finalement, ses nombreuses relations de femme d'affaires et d'éducatrice lui permettent de mobiliser les ressources nécessaires à la réalisation de son projet, notamment l'accord de la Compagnie des Cent-Associés, créée en 1627 par Richelieu pour gérer la Nouvelle-France.
Après avoir quitté Tours en février 1639, Marie s'embarque à Dieppe le 4 mai 1639 en compagnie de Madeleine de La Peltrie, sa principale bailleuse de fonds, jeune veuve libérale et non-conformiste. Trois mois plus tard, l'Atlantique péniblement traversé, ces dames débarquent à Québec où naît une nouvelle colonie formée de quelques dizaines d'habitants.
Marie y déploie une activité intense, partagée entre l'éducation des jeunes filles amérindiennes et françaises, l'assistance aux Amérindiens, la fondation de la communauté des ursulines de Québec et un rôle de conseillère de plus en plus grand auprès des habitants de Québec, à commencer par les jésuites et les administrateurs de la colonie. On a peine à imaginer les problèmes et les tensions vécues pendant ces années de fondation.
Elle doit souvent s'opposer à des personnalités qui ne saisissent guère ses vues pratiques et politiques clairvoyantes. Sa correspondance avec son « très cher fils » Claude, demeuré en France, vaudra à la postérité des lettres qui présentent un rapport détaillé de la vie en Nouvelle-France, documents historiques d'une valeur exceptionnelle, doublés d'une seconde autobiographie aux élans mystiques et poétiques inattendus. Plusieurs fois alitée, Marie rédige également catéchismes, grammaires et dictionnaires en algonquin et en iroquois. Un « flux hépatique » finit par l'emporter le 30 avril 1672.
Une mémoire à restaurer
"Les grands contemplatifs sont de la lignée de l'apôtre saint Jean. La rencontre ineffable de Dieu a illuminé leur vie. Les écrits, mémoires, lettres, relations, où ils ont […] recueilli le souvenir de cette rencontre et décrit la transfiguration de leur âme qui en fut la suite, sont la reprise humaine du témoignage le plus considérable et le plus impressionnant qui ait jamais été porté devant les hommes : La Vie éternelle qui était dans le sein du Père est venue en ce monde. À leur tour, après l'auteur inspiré, ils nous ont manifesté ce qu'ils ont entendu, vu et touché, ce qu'ils ont expérimenté en un mot, non plus dans leurs sens de chair, - car ils sont venus après l'Ascension, - mais dans leurs puissances immatérielles et dans le fond de leur âme, du Verbe de vie.
Dom Jamet insiste sur le fait que la vie mystique ne doit pas être réduite aux « états mystiques » extraordinaires et de ce fait toujours susceptibles d'illusion et de déviation. Elle est tout au contraire le développement plénier de la grâce sanctifiante, par l'exercice habituel des vertus infuses, surtout théologales, et des dons du Saint-Esprit, reçus au baptême et communs à tous les baptisés :
La vie mystique n'est que la vie chrétienne parfaite. En elle, dans l'union expérimentale qu'elle procure avec les trois divines Personnes, s'épanouit enfin la grâce première du baptême : la grâce de notre adoption filiale. Et c'est d'une telle réalisation que, pour l'avoir éprouvée, les mystiques nous donnent l'assurance.
La vie mystique est l'entière croissance dans les âmes des prémices de l'Esprit. Elle est surtout le fait des dons du Saint-Esprit qui, par leur inspiration, secondent les vertus infuses. Sa finalité est d'atteindre la plénitude de la vie surnaturelle et d'arriver ainsi à la stature parfaite du Christ :
L'Esprit Saint fait-il autre chose dans les mystiques que de remplir le programme divin sur toute âme ?
Il les unit aux états fondamentaux du Christ, à sa mort, à sa résurrection, à son ascension, à sa vie céleste ; il les assimile au Fils, le formant en eux jusqu'à la mesure de sa stature parfaite, leur apprenant dans l'intime du cœur, sa prière à son Père et la prononçant avec lui et avec eux : Abba Père ! Il fait de leurs âmes l'habitacle vivant et conscient de la Trinité. En un mot, son onction leur enseigne la réalité de leur filiation et leur en fait goûter la saveur. Mais qu'est cela, sinon l'accomplissement de tous les effets du baptême dont parle saint Paul et de cette inhabitation de Dieu dans les âmes qui est promise en saint Jean ? La Charité a été répandue dans nos cœurs[55].
L'Esprit Saint est bien l'agent principal de l'expérience mystique. C'est lui aussi qui introduit l'âme à la communion trinitaire, comme l'explique Dom Jamet dans un très beau passage de sa Préface où transparaît ce que Marie de l'Incarnation a pu vivre elle-même :
Que cette Charité, qui est une Personne divine, après s'être, plus ou moins longtemps, pliée aux conditions de l'exercice de la volonté humaine, après avoir pris son mode d'agir ; qu'après avoir été le moteur silencieux, imperceptible, de son activité, ayant enfin trouvé le champ libre ou ayant elle-même écarté tous les obstacles, manifeste d'une façon distincte les richesses de son énergie ; qu'elle triomphe de la volonté humaine et s'en empare pour se la subordonner ; qu'elle la réduise en passivité pour la faire opérer à son gré ; qu'elle l'agisse, comme dit saint Paul, n'est-ce pas là le développement régulier d'une présence nécessairement et souverainement agissante, puisqu'en Dieu l'acte s'identifie avec l'être.
Mais n'est-il pas normal aussi que, sous l'action de ce feu qui couvait en elle et dont la flamme vient soudain à jaillir, l'âme s'embrase ; que, sous la pénétration de l'onction spirituelle qui la remplit, elle soit initiée, par l'amour plus encore que par l'entendement, à la connaissance intime du Père et du Fils et qu'elle expérimente ses affinités particulières avec chacune des Personnes divines ; enfin, que le toucher de la lumière déifique l'ayant tout d'un coup tirée de sa demi-conscience, elle s'éveille au spectacle de la vie divine dont elle est le sanctuaire, qu'elle se sente emportée et précipitée dans le mouvement de ses processions éternelles et qu'elle entre dans la joie de son Dieu ? L'expérience mystique, à la bien prendre, ne nous dit pas autre chose.
L'expérience des mystiques est donc un « témoignage », une invitation :
Car, si leur expérience, en plus de ce qu'elle signifie pour eux de sainteté, de gloire et de béatitude, a un sens pour nous, c'est qu'elle nous donne le goût des dons qui constituent et achèvent la vie chrétienne et qu'elle nous invite à les désirer de toute l'ardeur de notre âme.
Comme l'apôtre saint Jean, s'ils nous annoncent ce qu'ils ont vu, entendu et touché du Verbe de vie, c'est afin que nous entrions en société avec eux, - avec eux, dont la société est avec le Père et avec son Fils bien-aimé, Jésus-Christ, et avec leur lien substantiel, le Saint-Esprit.
link ASSOCIATION TOURAINE CANADA;
Publié le 20 Mai 2014
« À la maison, nous essayons de les encourager, de leur enseigner l’amour du Christ et de l’Église. Mais on entend souvent des histoires de musulmans qui tentent de convertir les enfants. Malheureusement, nous devons dire à nos enfants de faire attention quand ils se lient d’amitié avec des enfants musulmans. »
ils n'ont rien compris à l'oecuménisme et nos épiscopes qui tous les ans fêtent le ramadan en union avec eux ... alalala! pour avoir visionné une vidéo horrible .. le martyre de St jean baptiste version 2014 .. ! mais je ne la mettrai pas en ligne, trop horrible ... en la voyant j'ai failli vômir et nos frères dans la foi au même 'dieu' lisaient le Coran .. ! super ..de toute mon existence je n'ai rien vu de si horrible ... alors
merci Messeigneurs ..demain ce ne sera pas moi, mais mes petits neveux qui devront crier ou vive Allah ou vive Jésus par votre complicité et votre idéologie aveugle .. ..
alors n'oubliez surtout pas l'année prochaine ..Allah est grand !
Publié le 20 Mai 2014
© ServizioFotograficoOR / CPP
L’enfant guéri par l'intercession de Louis et Zélie Martin a rencontré le pape François
Le jeune miraculé des parents de la petite Thérèse de Lisieux a aujourd'hui 12 ans. Il a rencontré le pape François et témoigne : « Ça a été pour moi comme rencontrer Jésus ! »
Publié le 20 Mai 2014
Ô saint prêtre ! grande âme ! oh ! je tombe à genoux !
Jeune, il avait encor de longs jours parmi nous,
Il n'en a pas compté le nombre ;
Il était à cet âge où le bonheur fleurit ;
Il a considéré la croix de Jésus-Christ
Toute rayonnante dans l'ombre.
Il a dit : — « C'est le Dieu de progrès et d'amour.
Jésus, qui voit ton front croit voir le front du jour.
Christ sourit à qui le repousse.
Puisqu'il est mort pour nous, je veux mourir pour lui ;
Dans son tombeau, dont j'ai la pierre pour appui,
Il m'appelle d'une voix douce.
« Sa doctrine est le ciel entr'ouvert ; par la main,
Comme un père l'enfant, il tient le genre humain ;
Par lui nous vivons et nous sommes ;
Au chevet des geôliers dormant dans leurs maisons,
Il dérobe les clefs de toutes les prisons
Et met en liberté les hommes.
« Or il est, loin de nous, une autre humanité
Qui ne le connaît point, et dans l'iniquité
Rampe enchaînée, et souffre et tombe ;
Ils font pour trouver Dieu de ténébreux efforts ;
Ils s'agitent en vain ; ils sont comme des morts
Qui tâtent le mur de leur tombe.
« Sans loi, sans but, sans guide, ils errent ici-bas.
Ils sont méchants, étant ignorants ; ils n'ont pas
Leur part de la grande conquête.
J'irai. Pour les sauver je quitte le saint lieu.
Ô mes frères, je viens vous apporter mon Dieu,
Je viens vous apporter ma tête ! » —
Prêtre, il s'est souvenu, calme en nos jours troublés,
De la parole dite aux apôtres : — Allez,
Bravez les bûchers et les claies ! —
Et de l'adieu du Christ au suprême moment :
— Ô vivant, aimez-vous ! aimez. En vous aimant,
Frères, vous fermerez mes plaies. —
Il s'est dit qu'il est bon d'éclairer dans leur nuit
Ces peuples égarés loin du progrès qui luit,
Dont l'âme est couverte de voiles ;
Puis il s'en est allé, dans les vents, dans les flots,
Vers les noirs chevalets et les sanglants billots,
Les yeux fixés sur les étoiles.
II.
Ceux vers qui cet apôtre allait, l'ont égorgé.
III.
Oh ! tandis que là-bas, hélas ! chez ces barbares,
S'étale l'échafaud de tes membres chargé,
Que le bourreau, rangeant ses glaives et ses barres,
Frotte au gibet son ongle où ton sang s'est figé ;
Ciel ! tandis que les chiens dans ce sang viennent boire,
Et que la mouche horrible, essaim au vol joyeux,
Comme dans une ruche entre en ta bouche noire
Et bourdonne au soleil dans les trous de tes yeux ;
Tandis qu'échevelée, et sans voix, sans paupières,
Ta tête blême est là sur un infâme pieu,
Livrée aux vils affronts, meurtrie à coups de pierres,
Ici, derrière toi, martyr, on vend ton Dieu !
Ce Dieu qui n'est qu'à toi, martyr, on te le vole !
On le livre à Mandrin, ce Dieu pour qui tu meurs !
Des hommes, comme toi revêtus de l'étole,
Pour être cardinaux, pour être sénateurs,
Des prêtres, pour avoir des palais, des carrosses,
Et des jardins l'été riant sous le ciel bleu,
Pour argenter leur mitre et pour dorer leurs crosses,
Pour boire de bon vin, assis près d'un bon feu,
Au forban dont la main dans le meurtre est trempée,
Au larron chargé d'or qui paye et qui sourit,
Grand Dieu ! retourne-toi vers nous, tête coupée !
Ils vendent Jésus-Christ ! ils vendent Jésus-Christ !
Ils livrent au bandit, pour quelques sacs sordides,
L'évangile, la loi, l'autel épouvanté,
Et la justice aux yeux sévères et candides,
Et l'étoile du coeur humain, la vérité !
Les bons jetés, vivants, au bagne, ou morts, aux fleuves,
L'homme juste proscrit par Cartouche Sylla,
L'innocent égorgé, le deuil sacré des veuves,
Les pleurs de l'orphelin, ils vendent tout cela !
Tout ! la foi, le serment que Dieu tient sous sa garde,
Le saint temple où, mourant, tu dis :Introïbo,
Ils livrent tout ! pudeur, vertu ! — martyr, regarde,
Rouvre tes yeux qu'emplit la lueur du tombeau ; —
Ils vendent l'arche auguste où l'hostie étincelle !
Ils vendent Christ, te dis-je ! et ses membres liés !
Ils vendent la sueur qui sur son front ruisselle,
Et les clous de ses mains, et les clous de ses pieds !
Ils vendent au brigand qui chez lui les attire
Le grand crucifié sur les hommes penché ;
Ils vendent sa parole, ils vendent son martyre,
Et ton martyre à toi par-dessus le marché !
Tant pour les coups de fouet qu'il reçut à la porte !
César ! tant pour l'amen, tant pour l'alléluia !
Tant pour la pierre où vint heurter sa tête morte !
Tant pour le drap rougi que sa barbe essuya !
Ils vendent ses genoux meurtris, sa palme verte,
Sa plaie au flanc, son oeil tout baigné d'infini,
Ses pleurs, son agonie, et sa bouche entrouverte,
Et le cri qu'il poussa : Lamma Sabacthani !
Ils vendent le sépulcre ! ils vendent les ténèbres !
Les séraphins chantant au seuil profond des cieux,
Et la mère debout sous l'arbre aux bras funèbres,
Qui, sentant là son fils, ne levait pas les yeux !
Oui, ces évêques, oui, ces marchands, oui, ces prêtres
A l'histrion du crime, assouvi, couronné,
A ce Néron repu qui rit parmi les traîtres,
Un pied sur Thraséas, un coude sur Phryné,
Au voleur qui tua les lois à coups de crosse,
Au pirate empereur Napoléon dernier,
Ivre deux fois, immonde encor plus que féroce,
Pourceau dans le cloaque et loup dans le charnier,
Ils vendent, ô martyr, le Dieu pensif et pâle
Qui, debout sur la terre et sous le firmament,
Triste et nous souriant dans notre nuit fatale,
Sur le noir Golgotha saigne éternellement !
victor Hugo.
Publié le 17 Mai 2014
pour les confirmés de ce wek-end et de ce mois de Mai.

Aujourd'hui précisément l'Eglise nous parle de l'action du Saint-Esprit.
Cette action est triple: dans le monde, dans l'Eglise, et dans l'âme.
Dans le monde : Le Saint Esprit présentera au monde coupable un miroir dans lequel il pourra voir sa culpabilité, la vérité et la juste cause de l'Eglise, mais aussi le châtiment qui le menace. Le Saint-Esprit montre au monde la marche victorieuse de l'Eglise qu'il dirige. Le monde impie doit reconnaître ces faits en grinçant des dents, même s'il ne veut pas en convenir extérieurement.
Avant le Christ, le monde croupissait dans la souillure de ses vices, mais il ne se rendait pas compte de son état dégénéré. Aujourd'hui, l'Eglise est comme le reproche de la conscience pour les mauvais.
Aussi le monde hait l'Eglise parce qu'elle ne cesse de secouer son repos paresseux et de mettre le doigt sur ses plaies. Combien, cependant, n'ont pu supporter ce reproche et se sont convertis au Christ!
Telle est, en effet,, l'action du Saint-Esprit sur le monde: Ou bien les hommes se reconvertissent au Christ, ou bien ils haïssent le Christ; ils reconnaissent leurs péchés, la justice de l'Eglise et l'approche menaçante du jugement, soit pour leur salut, soit pour leur perte. Mais, de toute façon, ils reconnaîtront ces vérités et c'est là l'oeuvre du Saint-Esprit dans le monde.
Plus douce est l'action du Saint-Esprit dans l'Eglise. Il y continue l'oeuvre du Christ sur la terre; il enseigne l'Eglise, il rappelle au magistère tout ce que le Christ a dit: il garde l'Eglise exempte de faute et d'erreurs. O chrétiens, que de choses nous pourrions dire sur l'action du Saint-Esprit dans l'Eglise! Tous les sacrements sont son oeuvre.
Dans le Baptême, il nous fait ses temples.
Dans la confirmation, il fait de nous des combattants, des prêtres (au sens large), des martyrs.
L'Eucharistie est son oeuvre. De même que jadis, il change le pain et le vin au corps et au sang du Christ.
Le pouvoir de remettre les péchés est son oeuvre. C'est pourquoi le Sauveur dit:" Recevez le Saint-Esprit; les péchés seront remis à ceux à qui vous les remettrez.."
dans l'âme.
Il est notre guide dans cette vallée de larmes. Il est le docteur de l'âme individuelle. Il y a dans notre coeur, un jardin dans lequel il cultive la semence divine et l'arrose. Sans lui, rien ne pousserait. C'est lui, aussi, qui écarte la mauvaise herbe de ce jardin.
Nous comprenons ce que cela veut dire. Les fleurs sont les vertus, les fruits les bonnes oeuvres, et les mauvaises herbes sont les péchés.
et premières communions
Publié le 17 Mai 2014
La 7e édition de Plouharnel en art se tiendra du 7 juillet au 24 août prochain. Elle permettra de mettre en valeur les trésors de l'abbaye Sainte-Anne de Kergonan.
Une première dans l'histoire du monastère
Pour la première fois de son histoire, le monastère bénédictin de Sainte-Anne de Kergonan dévoilera les trésors de sa bibliothèque. « Jamais le monastère n'avait jusqu'alors envisagé ou projeté de donner à voir les plus belles pièces de sa bibliothèque », confie le Père Francesco moine bénédictin, en charge de la bibliothèque du monastère. Pendant 7 semaines, la salle d'exposition saint-Benoit sera en accès libre, tous les après-midi de 16 h à 19 h.
Une cinquantaine de pièces
À l'occasion de cette exposition, les visiteurs pourront découvrir une cinquantaine de pièces : « Un parchemin du XIVe siècle, des incunables, des reliures et enluminures, une bible polyglotte, un coutumier de Bretagne, des documents hagiographiques seront présentés. Un florilège de documents rares et anciens qui font la richesse des collections de l'abbaye », poursuit le Père Francesco.
Le salon du livre chrétien en Bretagne
Le week-end qui précède le pardon de Sainte-Anne-d'Auray, à la fin du mois du juillet, se déroulera également un salon du livre chrétien articulé autour d'un concept de cheminement littéraire. « Lire à l'abbaye se présente comme le premier salon du livre chrétien en Bretagne. Les visiteurs pourront y rencontrer des écrivains de foi et de culture chrétienne », indique Madeleine Juberay, directrice de l'office de tourisme.
Une programmation culturelle associée
Du dimanche 15 juin au lundi 15 septembre, un large panel d'animations et d'activités sera proposé à un public en quête de découvertes autour du livre, à destination des petits et des grands, des curieux et des initiés. « Nous proposerons des ateliers d'enluminures, des conférences, des visites commentées des abbayes, mais aussi une bourse aux livres anciens », souligne la directrice de l'office de tourisme.
Une équipe mobilisée
Pour permettre la réalisation de cette exposition, les énergies sont mobilisées. « Le plan de la salle d'exposition est déterminé, la liste des oeuvres qui seront exposées également. Aujourd'hui, nous avons une équipe de bénévoles pour repeindre les vitrines de présentation afin que tout soit parfait », termine Madeleine Juberay.