spiritualite

Publié le 5 Septembre 2009



"Conquérons le monde non avec des bombes et des fusils, mais par l'amour et la compréhension! Nous sommes si petits; mais nous pouvons nous aventurer dans les endroits les plus difficiles sans aucune crainte, parce que Jésus est avec nous et ne nous abandonnera jamais."



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Publié le 3 Septembre 2009




1er Vendredi du mois de Septembre

Espíritu Santo, inspiradme;
Amor de Dios, consumidme;
Al verdadero camino, conducidme;
María, Madre mía, miradme,
Con Jesús, bendecidme;
De todo mal, de toda ilusión,
De todo peligro, preservadme.


.B. María de Jesús Crucificado.



" Mon Jésus, vous avez vu mes faiblesses, mes retards à comprendre, mes faiblesses à agir, mes hésitations devant le moindre effort, mes manques de générosité sans cesse renouvelés. Et sachant tout cela, voyant tout cela, vous êtes venu, vous avez parlé, agi, souffert, vous êtes mort en Croix.. et vous êtes resté, et vous restez sans fin.

"Vous restez dans le Tabernacle, vous restez dans la pauvre maison branlante de mon coeur avec la porte ouverte à tout venant, avec les fenêtres où je regarde sans cesse au lieu de vous contempler vous seul, avec les murs que vous relevez et qui retombent, avec des appartements malpropres et si vides, où devraient resplendir vos traits, où ceux de l'ennemi reparaissent à chaque instant; vous me parlez du matin au soir sans que je sache vous entendre et vous répondre, où la cohue des pensées vaines, des petits intérêts, des désirs mesquins, de tous les mouvements de passion vous repousse ou vous masque, vous fait la place si petite et la part si restreinte.

" Comment pouvez-vous rester dans de telles conditions? Moi, j'aurais disparu depuis longtemps en faisant claquer les portes, et je refuserais de rentrer à toutes les supplications; je me serai vengé, j'aurais pris une attitude hostile, j'aurais mal parlé de celui qui m'eût tant manqué; j'aurais nourri dans mon coeur à son égard et manifesté de toutes manières mon mécontentement, ma rancune.

"Comme nous sommes loin de l'autre ! Et comme mes rêves d' union seraient irréalisables si vous êtiez comme moi! Et cependant j'espère, je garde confiance. Plus je suis loin et plus votre amour éclatera en me rapprochant de vous et en vous rapprochant de moi!"


dom Guillerand.

la soeur du petit Placide en espagnol !



     ça se trouve des gens qui ne vous racontent pas des bovards sur internet, à force !  
¿Cómo puedo dejar de cantar?


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Publié le 3 Septembre 2009




"Aucun obstacle ne doit nous enlever la joie de la solennité intérieure, car si l’on désire se rendre à un endroit qu’on s’est fixé, aucune difficulté ne peut changer ce désir. Aucune prospérité flatteuse ne doit nous en détourner; il est fou, le voyageur qui, en apercevant sur sa route de gracieuses prairies, oublie le but de son voyage."



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Publié le 2 Septembre 2009



C'est la nuit qu'il est beau de croire à la lumière.
 - Edmond Rostand

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Publié le 2 Septembre 2009




"Écoute, mon fils, les préceptes du maître et tends l’oreille de ton cœur.

 Reçois volontiers l’exhortation d’un père si bon et mets-la en pratique,

 afin de revenir par le labeur de l’obéissance à celui dont t’avait détourné la lâcheté de la désobéissance.
"


règle de st Benoît





L’obéissance suppose le Sacrifice. Notre salut est passé par l’obéissance du Christ. L’obéissance d’un Fils à son Père, contractée au Jardins des Olives, en Gethsémani et consommée sur le Calvaire, en Golgotha. Nous avons été sauvés par l’obéissance d’un homme. D’un Homme-Dieu. Vrai Dieu et vrai homme.

L’obéissance du Christ est donc intrinsèquement mêlée à son Sacrifice ultime et plénier.
Car toute obéissance commence par un sacrifice. Comme toute mission commence par la soumission. Mais une soumission amoureuse.

L’obéissance reste cependant une chose difficile.

Et pour cause : elle suppose le sacrifice. Aujourd’hui le sacrifice a pris un tour peu amène. Pire, on l’a proscrit de notre langage.

Au reste, comment peut-on demander à des catholiques aujourd’hui d’obéir, quand toute notion de « sacrifice » a été abolie ? gommée des caté ? effacée des feuilles paroissiales ? évincée du verbiage des réunions d’équipes de réanimation pastourale ? vomie par ces théologiens à deux balles qui, parce qu’ils ont un diplôme de la Catho, veulent en découdre avec le Bon Dieu. Si les protestants veulent une croix sans Christ dessus, nos théologiens à deux balles, veulent un Christ, mais sans croix... ! qu'est-ce qui différencie les uns des autres ?

Alors gare ! Si depuis le catéchisme jusqu’aux prédications, si vous parlez de « sacrifices », attention vous pouvez passez en correctionnelle pour apologie de crimes de guerre ou de crimes contre l’humanité.

On aura beau oublier la Croix, le Sacrifice de la Croix, le Saint, très Saint Sacrifice de la Messe, on aura beau dire tout le contraire, il est cependant bien là, le Sacrifice du Christ. Et il nous a obtenu le salut.
Et ce Sacrifice est celui réalisé dans l'obéissance.


Le sacrifice est pourtant le prélude de l’obéissance, et en même temps il en est la résultat.

Car obéir sans sacrifice, c’est une gageure ! L’obéissance suppose le sacrifice, le renoncement, l’abnégation. Partant, si toutes ces choses (sacrifice, renoncement, effort, abnégation) ont été proscrites, comment peut-on encore « obéir » ? La seule idée de « sacrifice », de renoncement ou d’abnégation répugne à une grande partie d’une chrétienté dite « moderne », « moderniste » ou si vous voulez « postmoderne » (allez je vous le concède). Ceux-là mêmes qui vieillissent mal ou qui se mettent la tête dans le sable, tout refusant de voir la poussée de la fraîcheur et la bienveillance des générations ratzingériennes et benoîthoniques.

On ne s’étonnera donc plus de ce que tout un pan de la catholicité se refuse catégoriquement à l’obéissance, si ce pan est devenu un paon. Refusant par orgueil d’obéir. Refusant le sacrifice dans l’obéissance, et celui de l’obéissance. Toujours par orgueil.

Ils se « préservent » catégoriquement d’obéissance. L’adverbe « catégoriquement » permet d’aller plus loin. Ces mêmes catholiques n’ont retenu de l’obéissance que son stérile avatar d’impératif catégorique. C’est la lourdeur ancienne de l’héritage triséculaire que nous a laissé Emmanuel Kant, coincé à Kaliningrad, et dont il est encore difficile de se départir.

On pourra penser que Kant est un "génie, cependant réduire l’obéissance à une obligation sèche et froide est dangereux. On sait où a mené cette obéissance aveugle de « l’amour de la loi pour la loi », de l’amour « du devoir pour le devoir » : il suffit de voir l’échec des régimes politiques du XIXème siècle qui ont accouché naturellement des dictatures ignominieuses du XXème siècle. Ces derniers régimes politiques eurent le même dénominateur commun : quelque soit la couleur idéologique, c’est l’obéissance servile et kantienne qui les a animés.

Donc, vu le résultat, on va vite abandonner ce concept d'obéissance consistant en une soumission aveugle, par amour de la "loi pour la loi", car obéir aveuglément ou servilement ne mène nulle part.

Avant de comprendre « pourquoi » l’obéissance suppose inéluctablement le sacrifice, il convient de savoir ce qu’on entend par « obéissance ». S’agit-il d’un accord de volonté ? S’agit-il d’une soumission à l’instar d’autre religion ? (« je me soumets » se dit en arabe « Aslam », d’où الإسلام « Islam » qui part de la racine du mot « soumission »). S’agit-il d’une allégeance ? D’une acceptation tacite de tout ce que dit le supérieur ? Ou encore, d’un silence « obséquieux » à la manière des Jansénistes du XVIIème siècle ?


Qu’est-ce que l’obéissance au fond ? Ou bien « pourquoi dois-je obéir ? »
Autant dire : quel est le fondement de l’obéissance ? Quel est son sens véritable ?

Le mot « obéissance » vient du latin « oboedire », terme composé de deux petits mots : "ob" = au-delà et de "oedire" = audire = écouter, c'est-à-dire « écouter au-delà ». Ecouter au-delà des mots, des paroles pour saisir le sens profond de ce que l’on nous dit. Obéir c’est donc d’abord écouter, non pas « entendre » mais écouter. Et écouter au-delà des mots, au-delà des paroles, pour saisir le « suc », la quintessence de ce que l’on nous dit et de ce que l’on attend de nous. La véritable obéissance ne consiste pas en cette servilité kantienne qui est aveugle de naissance, mais bien en une « écoute » qui dépasse les mots, pour saisir la volonté de l’autre, sa pensée, son désir. C’est écouter pour répondre librement. Obéir c’est répondre de manière libre et responsable. Celui qui obéit commence par écouter. Celui qui désobéit ne veut rien entendre. Celui qui accepte d’écouter, d’obéir, d’ouvrir son cœur en capacité, en vitalité, celui-là aime vraiment aussi.


Car l’obéissance présuppose l’amour. C’est l’obéissance amoureuse dont parle Saint François de Sales. Il faut l’amour pour obéir. Bien plus, celui qui obéit ne fait qu’aimer, car l’on ne peut pas obéir sans aimer.

Celui qui écoute, il prête attention. Et comme l’amour est un besoin de l’âme, l’obéissance l’est tout autant. L’âme doit aimer, comme elle doit obéir, et l’amour se fond dans l’obéissance, il est en le prélude, le moyen et la fin. Dans « l’enracinement » Simone Weil dit « l’obéissance est un besoin vital de l’âme humaine ». Obéir sans aimer, c’est se durcir stérilement, se scléroser et mourir par desséchement. Chercher à aimer sans obéir c’est s’atrophier, se flétrir et mourir dans la pourriture.

On l’a vu encore récemment, ceux qui ont désobéi au Pape, à l’Eglise, à la Tradition, et à tout le reste, finalement ils n’aiment pas. Leurs noirs discours sont chargés de mépris. Au contraire, s’ils avaient aimé un Père de Chrétienté, ils auraient cherché « à écouter au-delà » et ils y seraient parvenus pour saisir la portée des paroles, la beauté du message et la grandeur de sa simplicité. Mais non, ils n’aiment pas, alors ils n’obéissent pas. Ils n’obéissent pas au Pape, car dès avant même d’écouter et de comprendre ce que doit dire le Vicaire Christique, ils disent « j’aime pas », « ça m’plaît pas »… !

A Getshémani, le Christ a « obéi » à son Père : « …Père, que ce calice s’éloigne de moi si cela est possible, mais que votre volonté soit faite… » Le Christ a écouté son Père et a saisi le sens de sa céleste et divine volonté. Fiat voluntas tua. Il a obéi, même si ça « ne plaisait pas »… ! et Il n’a pas dit « j’aime pas ». La Passion, la Croix, c’est sûr : ça n’est pas du plaisir, ça n’a pas été « drôle », mais par Amour, Jésus Christ a obéi ! il est le premier obéissant.

Voilà pourquoi l’obéissance suppose le sacrifice qui suppose à son tour l’amour. Tout est lié : Amour, Sacrifice, Obéissance. Cette trilogie est un genre de périchorèse où les trois sont intimement mêlés, et font la ronde éternellement, dans un bonheur ineffable.

Gageons qu’il faut apprendre à aimer, pour apprendre à obéir. L’amour prédispose à l’obéissance. Réapprenons à aimer, à beaucoup aimer, pour bien obéir dans l’amour, pour ne jamais obéir sans amour. Que l’amour soit le support, le moyen, la fin de notre obéissance. Obéissons et aimons. Aimons obéir. On laissera la parole à Saint Louis Marie Grignon de Montfort pour conclure : « Il faut tout faire par amour, et rien par force ; il faut plus aimer l’obéissance que craindre la désobéissance »


Mgr Jean-François Grégoire Lantheaume

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Publié le 2 Septembre 2009



Quand Marie vint au monde, elle nous apporte les prémices de notre salut, et ce fut alors une grande fête, mais plus pour les anges qui, entourant son berceau, la vénéraient déjà comme leur Reine, que pour les hommes qui dans l'ensemble ignorèrent alors l'évènement. Dieu seul d'ailleurs connaissait complètement ce chef-d'oeuvre de sa création qu'était Marie.

Admirons la simplicité, la discrétion des voies de Dieu et la petitesse de la plus grande des pures créatures, modèle achevé d'enfance spirituelle.

Saint Augustin dit quelque part, en parlant du mystère de Noël:" Nous avons le Christ Enfant, grandissons avec lui."

Toute notre croissance vient du Christ, et la grâce de Noël, la grâce du tout petit Enfant de Bethléem agit puissament dans les âmes fidèles. Remarquons toutefois que le Christ fut parfait dès l'instant de l'Incarnation, et que la grâce qu'il avait en lui en perfection dès cet instant, n'a pu augmenter au cours de sa carrière terrestre. Chez Marie au contraire, la plus proche de nous, la grâce n'a cessé d'augmenter tout au long de sa vie sur la terre. Disons donc aujourd'hui:" Nous avons Marie Enfant, grandissons avec Elle". comme Elle et par Elle aussi.

Sainte Thérèse de l'Enfant Jésus, qui fit profession religieuse un 8 Septembre, avait bien compris ce mystère de la Nativité de Notre-Dame, et c'est pourquoi elle écrivait dans son autobiographie:" Quelle belle fête que la Nativité de Marie pour devenir l'épouse de Jésus ! C'était la petite Sainte Vierge d'un jour qui présentait sa petite fleur au petit Jésus... Ce jour-là tout était petit, excepté les grâces et la paix que j'ai reçues, excepté la joie paisible que j'ai ressentie le soir, en regardant les étoiles scintiller au firmament, en pensant que bientôt le beau Ciel s'ouvrirait à mes yeux ravis et que je pourris m'unir à mon Epoux au sein d'une allégresse éternelle." C'était le 8 Sepembre 1890.

T.R.P. dom Roy Fontgombault.

+

aux intentions de nos frères...:

- Joseph Marie, profession solennelle.
& de

- Louis Marie
- Pierre Henri
- Etienne ...





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Publié le 28 Août 2009

 

 

ROME, Jeudi 27 août 2009 (ZENIT.org) -

 

 

Mme Antonietta Raco, italienne, du diocèse de Tursi-Lagonegro, immobilisée depuis 2005, a été guérie d'une sclérose latérale amyotrophique (SLA) à la suite d'un pèlerinage à Lourdes, cet été, annonce l'évêque, Mgr Francescantonio Nolé.

Radio Vatican a recueilli aujourd'hui le témoignage de l'évêque qui conduisait le pèlerinage et déclare : « C'est un don du Seigneur par sa sainte Mère ».

Mme Raco, 50 ans, de Francavilla in Sinni, près de Potenza, dans la région de la Basilicata (Sud de l'Italie) était jusqu'ici soignée à l'hôpital Le Molinette de Turin. Elle s'est remise à marcher de façon inexplicable.

L'évêque précise que Mme Raco a fait une visite de contrôle à Turin, le 24 août, et le professeur Chiò a déclaré que « du point de vue de la littérature médicale, il n'y a jamais eu de cas de régression de la maladie », il déclare donc : « On peut dire que c'est un événement extraordinaire ».

Les médecins stupéfaits

Le 25 août dernier, Mme Raco a confié au quotidien catholique italien « Avvenire » les circonstances de cette visite, avec son mari : « J'avais hâte de rencontrer les médecins, j'espérais que quelqu'un me dise que je n'avais plus rien. Lors de cette visite, j'ai vu la stupeur des spécialistes. Le professeur Chiò a voulu que je raconte tout ce qui m'était arrivé, sans rien omettre. Il était stupéfait et il m'a dit : « Je suis sans voix. Il m'a renvoyée à de nouveaux examens, m'a demandé de ne pas suspendre la thérapie. Et, sans rien ajouter, il m'a embrassée. Et on s'est émus. Je prierai toujours pour lui en espérant que l'on découvre bientôt comme guérir la SLA ».

C'est donc le prof. Chiò qui enverra le dossier clinique à l'évêque qui le communiquera au bureau de Lourdes. « Un bureau médical analysera la question non seulement du point de vue médical, mais aussi du point de vue théologique ».

Une voix qui soulage

Mme Raco a confié à Avvenire le récit de cette guérison : « A Lourdes, je n'ai pas demandé de miracle. J'ai prié la Vierge de me donner la force de vivre avec dignité chaque instant qui me restait. Les affaires de Piergiorgio Welby et de Eluana Englaro (deux cas d'euthanasie très médiatisés en Italie, ndlr), m'ont frappée. On a interrompu les aides vitales de ces personnes. J'ai prié pour qu'il ne m'arrive rien de tel. La vie doit être vécue toujours et en toute circonstance, jsuqu'au bout. J'ai aussi prié pour une petite fille de mon village qui souffre elle aussi de SLA ».

Antonietta Raco précise : « En entrant dans l'eau j'ai été aidée par trois « dames », deux d'entre elles se sont ensuite éloignées, une autre a continué de m'aider, mais alors qu'elle était affairée, j'ai senti la présence de quelqu'un d'autre qui me soutenait le cou, j'ai essayé de me retourner, mais il n'y avait personne ; j'ai ressenti une grande douleur dans les jambes, puis un soulagement ; c'est à ce moment-là que j'ai entendu, sur ma gauche, une voix féminine très belle, suave, tendre, légère. Je n'ai jamais rien entendu de semblable. Le seul fait de l'entendre me soulageait physiquement. Elle me disait : « N'aie pas peur, n'aie pas peur ! ». Mais je tremblais, j'avais tellement peur, également parce que j'étais la seule à entendre cette voix ».

Le respect de Mgr Nolé

Mgr Nolé a également confié ses impressions personnelles : « Tout d'abord, de grand respect pour cette dame qui s'est rendue à Lourdes et n'a rien demandé, sinon de mourir en paix. Elle disait : « Je ne veux pas finir comme Welby, je veux que ce soit le Seigneur, qui est maître de la vie, qui prenne ma vie dans sa main ». Elle a donc demandé la paix et la sérénité pour elle-même et pour sa famille. Puis, elle a demandé la grâce, pour une enfant de quatre ans, souffrant elle aussi d'une sclérose latérale amyotrophique. Mais surtout parce que, à Lourdes, après avoir reçu ce grand don, cette dame n'en a parlé à personne: elle l'a tenu pour elle pendant trois jours. Et lorsqu'elle est revenue chez elle, elle a entendu une voix intérieure qui l'invitait : « Raconte-le, dis-le ! » Elle a alors demandé : « Qu'est-ce que je dois dire ? Je ne le mérite pas tellement, je suis indigne... » Je lui ai dit, en la rassurant que le Seigneur lui a fait ce don non seulement pour elle mais pour toute la communauté et pour tous ceux qui l'apprendront, et de fait on est en train d'en vivre les conséquences positives ».

L'aveu à son mari

En effet, au soir du 5 août, après le pèlerinage, Mme Raco a de nouveau entendu la même voix, alors en effet qu'elle n'avait rien dit à personne jusque-là. Elle raconte: « J'étais assise sur le canapé, mon mari était à quelques mètres de moi. J'ai entendu de nouveau clairement la même voix qu'à Lourdes : « Appelle-le, dis-le lui, appelle-le. Je disais par devers moi : « Mais qu'est-ce que je dois lui dire ? » Et j'entendis encore : « Appelle ton mari, dis-le lui ». Alors j'ai appelé mon mari Antonio, et je me suis mise debout, j'ai fait quelques pas, puis j'ai tourné sur moi-même. Lui n'en croyait pas ses yeux. Et je lui ai tout dit ».

Antonietta Raco dit son vif désir de retourner à Lourdes « mais comme bénévole, pour aider les malades, comme les autres m'ont aidée ».

Et l'évêque souligne l'effet de cette guérison : « Cela a redonné de la ferveur à ceux qui avaient la foi, et cela a secoué la conscience de qui était tiède, apathique. Beaucoup se sont engagés à aller à Lourdes, à se rendre disponible au service des malades. Puis on est confronté à la maladie et on se dit : voilà, cette dame a reçu ce miracle mais elle n'avait rien demandé. On redécouvre la gratuité de la prière et la prière pour les autres ».

Mgr Nolé insiste sur le sens du pèlerinage à Lourdes en disant : « Au service des autres, on redécouvre justement une grande fraternité, la gratuité de se donner et de recevoir en se donnant, sans attendre de récompense matérielle, naturellement, ni spirituelle, ou morale : mais le service lui-même devient une récompense ».

Anita S. Bourdin

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Publié le 23 Août 2009





‘Si les hommes savaient ce qu’est vivre dans la grâce, ils ne s’effraieraient d’aucune souffrance et pâtiraient volontiers toute peine, parce que la grâce est le fruit de la patience’ ».

« Elle mourut à 31 ans en 1617, après une existence brève imprégnée de privations et de souffrance, en la fête de l’apôtre saint Barthélemy, dont elle était particulièrement dévote, parce qu’il avait souffert un martyre extrêmement douloureux », a précisé le pape.

Rose naquit à Lima, au Pérou, le 20 avril 1586, et reçut au Baptême le nom d’Isabelle. Sa mère, penchée sur son berceau, ayant cru apercevoir une rose épanouie sur son visage, s’écria : « Désormais, tu seras ma ‘Rose’ », changement de nom qui fut confirmé par la Sainte Vierge dans une vision qu’eut plus tard la jeune fille.

La vie de cette petite sainte a été une suite ininterrompue de souffrances volontairement acceptées et héroïquement supportées. Dès son bas âge, Rose comprit que la vraie sainteté consiste avant tout à accomplir ses devoirs d’état. Une source de difficultés lui vint de concilier l’obéissance à ses parents avec la fidélité aux appels intérieurs dont le Ciel la favorisait. Elle s’ingénia à trouver le moyen d’obéir à la fois à Dieu et à sa mère. Décidée à ne chercher à plaire à personne qu’à Dieu, elle portait néanmoins une couronne de fleurs imposée par sa mère ; mais elle sut y cacher à l’intérieure une aiguille qui faisait de cet ornement un instrument de supplice.

À l’exemple de sainte Catherine de Sienne, Rose se voua à une vie de pénitence. Dès son enfance, elle s’exerça au jeûne et put le pratiquer à un degré héroïque. Elle ne mangeait jamais de fruits. À six ans, elle jeûnait le vendredi et le samedi. À quinze ans, elle fit voeu de ne jamais manger de viande. Plus tard, elle ne mangea qu’une soupe faite de pain et d’eau, sans sel ni autre assaisonnement. Toutes les nuits, elle se frappait cruellement avec des chaînettes de fer, s’offrant à Dieu comme une victime sanglante pour l’Église, l’État, les âmes du purgatoire et les pécheurs. Non contente du lit de planches sur lequel elle reposa longtemps, elle se fit un lit avec des morceaux de bois liés avec des cordes ; elle remplit les intervalles avec des fragments de tuiles et de vaisselle, les acuités tournées vers le haut. Rose coucha sur ce lit pendant les seize dernières années de sa vie.

La vraie sainteté ne réside pas dans la pénitence du corps, mais dans celle du coeur, qui est impossible sans l’humilité et l’obéissance. Toutes les austérités de Rose étaient soumises à l’obéissance ; et elle était toujours prête à tout abandonner. On s’étonnera que ses directeurs aient pu approuver dans une si frêle enfant d’aussi cruelles macérations ; mais il faut savoir que chaque fois que des confesseurs voulurent s’y opposer, il en furent empêchés par une lumière intérieure.

Toute la personne de Rose, défigurée par la pénitence, attirait l’attention du public et la faisait vénérer comme une Sainte. Désolée, elle eut recours à Dieu, afin que ses jeûnes n’altérassent pas les traits de son visage. Chose admirable ! Elle reprit son embonpoint et ses vives couleurs ; ses yeux se ranimèrent. Aussi arriva-t-il qu’après avoir jeûné tout un Carême au pain et à l’eau, elle rencontra des jeunes gens qui se moquèrent d’elle en disant : « Voyez cette religieuse si célèbre par sa pénitence ! Elle revient sans doute d’un festin. C’est édifiant, vraiment, en ce saint temps ! » Rose en remercia Dieu.

La charité de Rose pour le salut des âmes était en proportion de son amour pour Jésus-Christ. Elle ressentait une poignante douleur en pensant aux âmes qui se perdent après avoir été si chèrement achetées. Elle pleurait sur le sort des Chinois, des Turcs, et des nombreuses sectes hérétiques qui désolaient l’Europe.

Rose mourut le 24 août 1617, à l’âge de trente et un ans.

 

(ZENIT.org)


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Publié le 22 Août 2009



Sur sa tête une couronne de douze étoiles, car elle est Reine.

"La reine a proprement parlé c'est l'épouse du Roi, qui, sans avoir l'autorité souveraine, partage à titre de femme, d'épouse, avec son époux, tout ce qui fait la vie du Roi, y compris le bien même de la nation, qui est un des éléments caractéristiques de l'intimité conjugale du Roi et de la Reine.

Et Pie XII définit aussi la Royauté de Marie, qu'il nous présente à la fois comme une Royauté d'excellence, assurant à Marie une dignité royale, et comme une Royauté d'efficience qui la rend participante du Gouvernement du Christ-Roi:
Sans nul doute, seul Jésus-Christ, Dieu et homme, est Roi, au sens plein et absolu du mot; Marie toutefois participe aussi à sa dignité royale, bien que d'une manière limitée et analogique, parce qu'Elle est la Mère du Christ Dieu et qu'Elle est associée à l'oeuvre du divin Rédempteur dans sa lutte contre ses ennemis et dans son triomphe remporté sur eux tous.
En effet, par cette union avec le Christ-Roi elle atteint une gloire tellement sublime qu'elle dépasse l'excellence de toutes les choses créées: de cette même union avec le Christ, découle la puissance royale qui l'autorise à distribuer les trésors du Royaume du divin Rédempteur; enfin cette même union avec le Christ est source de l'efficacité inépuisable de son intercession maternelle auprès du Fils et du Père."

T.R.P. dom Roy
Fontgombault.




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Publié le 21 Août 2009




La Très Sainte Vierge Marie est toute pure et toute chaste. Elle est le summum de la chasteté. Elle monte au ciel, intacte, préservée de tout péché, de toute faute, sans tâche, immaculée.

L’immaculée pleine de grâces est ultra-chaste. Pas une ombre, pas une tache ne vient maculer son corps et son âme. Cette chasteté absolue nous invite, en cette année sacerdotale, à réfléchir à la chasteté du prêtre. La pureté de Marie nous renvoie à la chasteté du prêtre. La Vierge Marie assomptée au ciel nous convoque à la chasteté, et appelle ses fils prêtres à l’imitation de sa propre virginité, qu’elle tient de Dieu, même si le prêtre est chaste parce que Jésus Christ est chaste.

S’il est un tabou dont on ne parle vraiment que lorsque le sceau est rompu, c’est bien celui de la chasteté du prêtre. Le prêtre est souvent présenté comme un être dépourvu de sentiments, il est neutre, ni il ne boit, ni il ne mange, il n’a aucune émotion, un être qui ne peut pas « faillir », alors lorsqu’il tombe c’est un drame.

Or, lorsque le scandale arrive et « vous ne pouvez pas empêcher que les scandales arrivent », l’on s’étonne de ce que le prêtre soit ainsi faible. La presse a vite fait de livrer en pâture les détails scabreux de la vie de ces pauvres hommes qui ont cédé aux pressions de la chair et qui n’ont pas su ou voulu lutter contre les tentations de tous ordres. Tout le monde s’étonne, se scandalise, s’émeut, s’effraie… cela fait les gros titres des journaux. Qu’un prêtre « tombe » pour une « sombre » affaire, cela « produit » de l’effet, et cela « fait vendre » les journaux.
Mais quelle honte et quelle horreur !

Une chose est certaine : si les prêtres « tombent » c’est qu’il y a des raisons, et de cela personne ne parle vraiment. On s’arrête au scandale, on s’en repait, on parle, on en parle, on en reparle ; mais personne ne se pose vraiment la question de savoir « pourquoi » tel homme, tel homme-prêtre est « tombé » ? Quelles sont les causes profondes et actuelles pour lesquelles un homme qui avait promis fidélité et chasteté, est en réalité « tombé ».

En regardant de plus près l’on s’aperçoit que si le prêtre est faible, c'est parce que l’homme qu’est le prêtre est encore plus faible. Malgré certaines apparences entretenues voire trompeuses, il est fragile et reste fragile, car il est « homme avant tout », et homme pécheur. Cependant, une chose doit être dite : pour ne « pas tomber » dans ces choses scandaleuses, c'est-à-dire pour ne pas « céder » aux pressions de toutes sortes, il faut lutter et se combattre soi-même, combattre ses tendances, ses appétences, ses appétits sexuels. Il faut consentir à de multiples sacrifices, prier et jeûner. Se mortifier : « si ta main… » etc…

Or, comment « résister » aux tentations et lutter, si dans une société donnée l’on refuse la seule idée de sacrifice ? Comment lutter lorsque tout porte au contraire de ce qu'est l’effort et le sacrifice ? Le pire c’est lorsque cette société est « ecclésiale », car il arrive que certaines Eglises locales ont gommé de leur enseignement toute référence au sacrifice ! Ceux-là mêmes qui sont sensés offrir le « saint » sacrifice, le sacrifice parfait, le sacrifice pur, n’en ont ni le goût, ni le sens, puisqu’on leur a dit que la Messe n’est pas ou n’est plus un « saint sacrifice », mais un simple pain partagé « pour un monde meilleur »… Ils ont remplacé le sacrifice par une « fête », ils ont substitué l’immolation sainte par une « assemblée bruyante » d’un peuple qui se noie dans un verbiage inutile et creux. Que l’on ne s’étonne pas s’ils sont incapables d’accomplir le sacrifice de leur propre chair, si déjà, à la messe, ils ne parlent plus du « saint Sacrifice ». Quand bien même ils ne l’offriraient plus !

Le prêtre est l’homme du Sacrifice, du Saint Sacrifice. S’il ne « sacrifie plus saintement », alors il n’est plus prêtre, ni homme, et encore moins « homme-prêtre ».

C’est dans le Saint Sacrifice que le prêtre offre comme le Christ à son Père, le "suprême sacrifice", mais en même temps le prêtre offre sa chair en oblation, son offrande suprême de lui-même qu’il unit à celle du Christ. Et cette offrande suppose une lutte, un combat. Car lutter contre la tentation suppose un combat et un sacrifice. Et ce sacrifice rejoint l’unique sacrifice du Christ. Le sacrifice du prêtre, le sacrifice de la solitude, de ne pas céder aux appels de la chair, celui auquel il consent en choisissant d’être seul, le sacrifice de vivre seul, de dormir seul, ce sacrifice n’a de sens que s’il est relié à l’unique et saint Sacrifice de Jésus Christ. Lorsqu’il agit « in persona Christi » au cours du Saint Sacrifice de la Messe, le prêtre offre aussi son propre sacrifice. Il est uni au Christ. Intimement, chastement, purement. Le prêtre imite non seulement le Christ, mais il est christoconformé dans sa chasteté, dans cet abandon total de tout son être, depuis son esprit jusqu’à ses fonctions viriles…

Tout à tous, le prêtre ne peut être à l’un ou à l’autre, donc le prêtre doit être seul. Seul comme le Christ-chaste, qui fut seul face à son père. Jésus Christ n’a jamais été marié. Il est seul sur la croix, il est seul dans le tabernacle. Voilà pourquoi la chasteté revêt cet aspect « sponsal » qui le rend disponible ou accessible à tous, car le Christ en étant chaste peut-être Epoux d’humanité. Tout à tous, il est sans partage ni confusion. Comme le prêtre l’est à son tour : tout à tous, il est l’homme de tous et de toutes. Si le prêtre se donne à une femme, il rompt cette donation totale de son corps et de son âme à l’humanité entière.

Celui qui refuse ce « sacrifice » d’être seul face à la croix et au tabernacle, pour être « tout à tous », sombrera lentement vers la « solution » de mettre quelqu’un d’autre à la place du tabernacle ou de la croix : une femme (voire … un homme !) viendra se substituer à la croix ou au tabernacle! Et le monde avec son cortège d’inepties légitimera cette trahison en invoquant la fausse condescendance (si commune) qui lui fait dire vulgairement : « après tout, y’a pas d’mal à s’faire du bien ? » ou encore "après tout, s'il est heureux comme ça" (y a-t-il du bonheur dans la trahison ?)

L’homme, le prêtre, le prêtre-homme qui consent au sacrifice de sa vie, qui consent à lutter, coûte que coûte, contre la tentation, contre les tentations, celui-là est béni de Dieu, car Dieu nous attend dans la lutte, et pas dans les prouesses ou les réussites. Il est là, et nous soutient. Le prêtre qui lutte (même jusqu'au martyr) sait que, malgré tous les sacrifices auxquels il doit consentir, ses efforts ne seront jamais vains, et il saura maintenir son sacerdoce dans la chasteté, tel un joyau dans un écrin.

« ça n’est pas le sacrifice que je veux, mais la miséricorde ». En effet, le sacrifice ne suffit pas. Car en plus du sacrifice, il faut de la miséricorde, de la charité et de l’amour. C’est la miséricorde qui est l’enveloppe du Sacrifice. De même que c’est la charité qui est l’enveloppe du Saint Sacrifice de la Messe. Le sacrifice sans miséricorde, sans charité, durcit toujours davantage et finit par faire choir l’homme, le prêtre, le prêtre-homme. On le voit bien dans les querelles qui divisent autour de la Messe. La Messe sensée « rassembler » continue au contraire de diviser, car d’un côté comme de l’autre, elle est séparée dans son aspect miséricordieux ou sacrificiel.

Mais c’est la miséricorde qui « porte » le sacrifice, bien plus, c’est elle qui enfante le sacrifice, qui l’entoure, le féconde et le porte à terme. La Messe est une : c’est le saint sacrifice, qui baigne dans la miséricorde, dans la charité, dans l’amour.

Un prêtre qui vit son sacrifice sans miséricorde aura vite fait de sombrer lui aussi. Le prêtre qui est heureux, c’est celui qui vit le sacrifice de son corps, de son cœur, dans la totale liberté et la grande charité christique miséricordieuse. Car la chasteté n’est nullement « imposée », elle est choisie, après avoir été donnée. Elle ne s’arroge pas, elle n’est pas naturelle, mais bien surnaturelle : elle est don, avant tout. Un don de Dieu. La chasteté n’est pas une privation absurde de la génitalité, mais une offrande de cet usage, un don de ce que l’on reçoit. L’homme viril qui est homme pleinement se donne et fait le sacrifice de sa génitalité qu’il a reçue de Dieu. De cet échange entre le don et l’offrande, surgit une liberté souveraine qui porte l’âme aux sommets. Vers les cimes de la béatitude. Comprenne qui pourra.

Le prêtre n’est pas « chaste » naturellement, il ne l’est que par grâce.

 
C’est un don de Dieu. Au reste, l’Evangile des eunuques vient à point nommé pour distinguer les choses. Il y a trois classes d’eunuques qui ne se recouvrent pas : la première concernent ceux qui le sont par la main de l’homme, la deuxième, ceux qui le sont par nature, et enfin, la troisième, cette mystérieuse troisième classe concerne les eunuques qui ne le sont ni par la main de l’homme ni par nature, mais bien « pour le royaume ». Les eunuques pour le Royaume. A savoir ceux qui sont « normaux » et qui ont tout ce qu’il faut là où il faut, et ça marche, mais qui n’exercent pas leur génitalité même si matériellement « tout fonctionne » normalement. Transeat.

Un détail est fondamental : Jésus Christ dit « celui qui a des oreilles pour comprendre, qu'il comprenne … ». Le Divin Maître sait que ce sacrifice de la génitalité est incompréhensible aux yeux du monde, et Jésus Christ avertit son auditoire en rappelant que bien peu peuvent saisir cette oblation. Un jeune homme qui se donne dans le sacerdoce rencontrera toutes sortes de contradictions, dans un monde qui ne peut comprendre la beauté mystérieuse de la chasteté.

Que le prêtre soit chaste c’est une nécessité pour son ministère : il est ainsi « tout à tous », mais qui peut comprendre en cela en des temps d’égoïsme, de repli sur soi. Qui peut saisir la portée du « don total » que le prêtre chaste réalise en des temps peu propices au renoncement à soi ? Il est évident que le prêtre qui s’est donné dans un premier temps, puis qui se « reprend » ailleurs, ou qui se « récupère » finit tôt ou tard dans une affaire de mœurs, d’alcool ou d’argent.

La chasteté du prêtre est un don. Et un don de Dieu. Le prêtre ne s'arroge pas la chasteté, il la reçoit. Il n’y a pas de prêtre « chaste par nature », car l’homme n’est pas chaste « in natura sua » ; l’homme est fait pour procréer, physiquement, physiologiquement, et le prêtre est homme avant tout ; avec sa génitalité, avec tout son corps, tout son être, toutes ses fonctions, le prêtre reste homme, et il est « tendu » vers l’usage de cette génitalité. Alors pourquoi Dieu a créé le prêtre comme « homme » si c’est pour « brimer » ses fonctions propres, surtout celles dont il tire tant d'avantage et d'honneur ? N’y a-t-il pas là une contradiction ?

Ce sont les deux petits mots « propter Regnum » que signale l’Evangile des Eunuques, qui nous donnent le sens véritable de cette offrande. C’est à cause du Royaume de Dieu que les prêtres sont chastes, purs et prudent et qu’ils ont cette retenue dans leur âme et leur corps.
Car au-delà de la chasteté « corporelle » du prêtre, il existe une « chasteté » morale que le prêtre doit entretenir et là il y aurait encore beaucoup à dire. Le prêtre est « chaste » moralement. Chaste dans son attitude, dans son agir, dans son comportement, dans ses relations, dans sa tenue…

Ce discours est incompréhensible à celui qui n’a pas la Foi. C’est la Foi qui nous introduit à l’intelligence de ces choses. Sans la Foi, l’on ne peut pas comprendre la chasteté nécessaire et vivante du prêtre. La chasteté qui est don, et offrande. La chasteté qui est une vraie liberté sans partage ni récupération. La chasteté qui est un joyau, une perle, un trésor inouï et ineffable.

A l'heure où l'intégrité fait peur, à l'heure où la suprême insulte est de se faire traiter "d'intégristes" parce qu'on la Foi et qu'on la professe sans trahison, il est normal que la chasteté qui est l'intégrité du corps et de l'âme par excellence, soit méprisée. Par conséquent, nous allons à contre courant, nous allons à contre-sens, pour dire que la seule liberté véritable est dans la chasteté sans compromission aucune, ni partage.

La chasteté est la liberté du prêtre. La chasteté est l'offrande sublimée du prêtre qui acquiert la sainte Liberté de son corps, de son coeur, de son esprit et de son âme.

Que la Vierge Marie, Assomptée au Ciel, dans sa toute pureté, soit le modèle porteur et fécond du prêtre-chaste. Car un prêtre est d’autant plus fécond spirituellement qu’il est chaste corporellement. La Bienheureuse Mère de Dieu reste l’exemple des êtres consacrés, elle intercède au ciel comme canal de toutes grâces, pour les prêtres, et pour que les prêtres soient chastes. Que Dieu soit béni, adoré et loué pour le don de la chasteté qui n'est autre que celui de la liberté virile et sublimée.


Mgr Jean-François Grégoire Lantheaume



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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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