Publié le 23 Juillet 2009
spiritualite
Publié le 23 Juillet 2009

"Mais la vocation comporte toujours aussi une décision très personnelle du candidat, où l'appel irrésistible de la grâce compose avec sa volonté tenace de devenir un saint: «Quitte tout, viens! Suis-moi!» (Ibid. p. 52; cfr. Marc. 10, 32). A vingt-trois ans, notre futur saint quitte en effet son village de Gégà-Kafra et sa famille pour ne plus jamais y revenir. Alors, pour le novice devenu Frère Charbel, commence une formation monastique rigoureuse, selon la règle de l'ordre libanais maronite de Saint Antoine, au monastère de Notre-Dame de Mayfouk, puis à celui plus retiré de Saint-Maron d'Annaya, après sa profession solennelle, il suit des études théologiques à Saint-Cyprien de Kfifane, reçoit l'ordination sacerdotale en 1859; il mènera ensuite seize ans de vie communautaire parmi les moines d'Annaya et vingt-trois ans de vie complètement solitaire dans l'ermitage des Saints Pierre et Paul dépendant d'Annaya. C'est là qu'il remet son âme à Dieu la veille de Noël 1898, à soixante-dix ans.
Que représente donc une telle vie?
La pratique assidue, poussée à l'extrême, des trois vœux de religion, vécus dans le silence et le dépouillement monastiques: d'abord la plus stricte pauvreté pour ce qui est du logement, du vêtement, de l'unique et frugal repas journalier des durs travaux manuels dans le rude climat de la montagne; une chasteté qu'il entoure d'une intransigeance légendaire; enfin et surtout une obéissance totale à ses Supérieurs et même à ses confrères, au règlement des ermites aussi, traduisant sa soumission complète à Dieu.
Mais la clé de cette vie en apparence étrange est la recherche de la sainteté, c'est-à-dire la conformité la plus parfaite au Christ humble et pauvre, le colloque quasi ininterrompu avec le Seigneur, la participation personnelle au sacrifice du Christ par une célébration fervente de la messe et par sa pénitence rigoureuse jointe à l'intercession pour les pécheurs. Bref, la recherche incessante de Dieu seul, qui est le propre de la vie monastique, accentuée par la solitude de la vie érémitique."
Paul VI
Publié le 22 Juillet 2009

La Fête de Sainte Marie Magdeleine nous invite à réfléchir à la manière dont nous cherchons Dieu.
Voilà une femme qui cherche son Seigneur. Elle le cherche avec un tel amour qu'elle s'active, se presse et s'affaire au tombeau. Mais il n'est plus là. Le Corps n'est plus là. Il n'y a plus rien. Rien : quelle déception !!!
Si on lit l'Evangile avec les yeux de la foi, de l'espérance et de la charité, on remarque que cette femme cherche, et ne se lasse pas de chercher. Peu importe les railleries grossières de ces apôtres qui se moqueront d'elle lorsqu'elle leur annoncera qu'il est vivant. Marie cherche. Elle cherche et elle va trouver.
Car Jésus se laisser trouver.
Jésus ne la lasse pas d'être cherché.
Au contraire, il vient à sa rencontre pour satisfaire cette recherche, pour étancher la soif de Marie de Magdala.
Alors tout se desille.
Il l'appelle par son nom ; comme le pasteur connaît le nom des brebis, Jésus bon Pasteur appelle par leur nom ceux qui lui sont fidèles.
Dieu connaît le nom de ses Fils. C'est un signe de grand amour que de se faire appeler correctement par son nom. Sans l'écorcher, en le prononçant bien il dit clairement à haute et intelligible voix : « Marie ».
Cet « appel » est fondamental, car il permettra à Marie de Magdala de « reconnaître » Jésus. Une parole, une simple parole, un nom prononcé, et Marie « reconnaît » celui qu'elle aime.
Saint Grégoire le Grand nous dit : « appelée par son nom, Marie Magdeleine reconnaît donc son créateur, et elle l'appelle aussitôt « Rabbouni », c'est-à-dire Maître, parce que celui qu'elle cherchait EXTERIEUREMENT était celui-là même qui lui enseignait INTERIEUREMENT à le chercher.
Nous cherchons tous Dieu, extérieurement, et lui se présente et se laisse trouver cependant intérieurement. A l'intérieur de nous-mêmes, dans notre conscience, dans cette « scintilla animae », Dieu parle, agit, se meut. Dieu se fait connaître, et reconnaître à l'intérieur de notre âme. Pas à l'extérieur, ou bien très très rarement.
Aujourd'hui l'homme cherche Dieu à l'extérieur, dans les choses externes, extrinsèques, en dehors de lui. Néanmoins Dieu est en-dedans, au-dedans. Voilà pourquoi l'Homme intérieur est celui qui trouve Dieu le plus rapidement possible.
L'apparente cécité de la Marie Magdeleine n'est pas seulement « temporaire » ou bien due à l'apparence résurrectionnelle du Divin Maître, cette apparente cécité - elle le prend pour le jardinier - est en réalité « notre » cécité lorsque nous nous refusons à chercher Dieu, là où il est : en nous. C'est au fond de notre âme, en creusant bien profond, que l'on trouve Dieu. Dieu est là, tout au fond, il est là bienheureux, et il nous attend. Comme Jésus nous attend au Saint Tabernacle. Dans le tabernacle de notre âme, Dieu repose. Dieu se plaît chez nous. Il nous cherche. Il est amoureux de nous, tout en nous respectant : sa grande discrétion est le signe de sa délicatesse infinie. Il a le projet de nous transmettre tout ce qu'il est, sa grandeur sans limite, sa bonté, sa force, il nous communique sa force, sa puissance, sa douceur, sa légèreté. Il nous aime personnellement, tels que nous sommes, avec nos faiblesses et même nos péchés, comme une mère aime chacun de ses enfants, sans distinction ni partage aucun.
Voilà pourquoi si le monde actuel nous propose un bien-être éphémère de dieux qui se cherchent « au-dehors », de dieux matériels, incapables de satisfaire l'âme ; Dieu, lui, nous propose une beauté éternelle qui se cherche au « dedans » de l'âme.
Et saint Augustin l'a compris depuis longtemps : « Tard je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle... Tu étais au-dedans de moi et c'est au dehors que je te cherchais. Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi »
Nous nous étonnons de ce que Dieu nous abandonne, mais c'est nous qui l'abandonnons. Lui en revanche il est toujours là. Nous l'abandonnons comme on abandonne un chien sur une aire d'autoroute à l'orée des vacances, car Dieu nous encombre et il nous gêne. Nous abandonnons Dieu comme on abandonne ces vieillards inutiles dans ces nouvelles SPA pour personnes âgées, vaguement respectueuse de la dignité humaine. Car les vieux, c'est gênant ; les vieux ils sont vieux. Et pourtant, grâce à eux, nous sommes là.
Nous abandonnons nos aînés comme on abandonnons Dieu.
On abandonne Dieu, et l'on s'étonne... !
Alors quand on perd Dieu ce n'est pas de sa faute à lui, mais bien de la nôtre.
Si on perd Dieu, on doit le chercher, et lui se laisse rechercher. Lui ne se fatigue jamais de se laisser chercher... ! Et il se cache, mais il se cache en nous, au fond de nous.
Voilà pourquoi il devient impérieux de rechercher sa PRESENCE, en nous, pas au-dehors, pas dans les vains plaisirs passagers et désolants, pas dans les prouesses ou les conquêtes, pas dans les exploits ou les réussites, pas des les sensations extrêmes, ni même dans les « expériences » ou les niais bavardages des vaticineurs charismatiques, mais Dieu se cherche et se trouve là où il est: EN NOUS. Dieu se laisse chercher et Dieu se laisse trouver. DEDANS.
Mgr Jean-François Grégoire Lantheaume
Publié le 22 Juillet 2009

Une belle initiative de Mgr. Aillet.
Monseigneur Aillet ouvre une propédeutique à Bayonne
« Chers frères et sœurs, permettez-moi de lancer un appel confiant en la foi et en la générosité des jeunes qui se posent la question de la vocation religieuse ou sacerdotale : n'ayez pas peur ! N'ayez pas peur de donner votre vie au Christ ! Rien ne remplacera jamais le ministère des prêtres au cœur de l'Eglise ! Rien ne remplacera jamais une messe pour le Salut du monde ! Chers jeunes ou moins jeunes qui m'écoutez, ne laissez pas l'appel du Christ sans réponse » (Benoît XVI - Lourdes 2008)
Notre diocèse, dont l'histoire vocationnelle est si riche, est plongé aujourd'hui dans l'inquiétude devant la pénurie des vocations.
C'est pourquoi, il m'a semblé urgent, pour relancer l'espérance et s'inscrire dans une perspective d'avenir, d'ouvrir à Bayonne un lieu visible et bien identifié de discernement et d'appel au ministère presbytéral.
Cette année de préparation au Séminaire, appelée « propédeutique » , était vivement recommandée par le Pape Jean Paul II dans son exhortation apostolique Pastores dabo vobis , sur la formation des prêtres dans les circonstances actuelles (1992) : « Il est utile qu'il y ait une période de préparation humaine, chrétienne, intellectuelle et spirituelle pour les candidats au grand séminaire ».
Cette année de Propédeutique sera placée sous le signe de la Sainte Croix.
Comme le Pape Benoît XVI nous le confiait à Lourdes le 14 septembre dernier : « Le signe de la Croix est en quelque sorte la synthèse de notre foi, car il nous dit combien Dieu nous a aimés ».
Je ne doute pas que l'adoration eucharistique perpétuelle mise en place dans notre diocèse nous obtiendra de nombreuses et saintes vocations.
Je confie cette initiative à la Vierge Marie, « Etoile de l'Espérance », et j'invite tous les jeunes ou moins jeunes qui ressentent un vrai désir de devenir prêtres à se lancer dans l'aventure !
+ Marc Aillet
Evêque de Bayonne, Lescar et Oloron
Publié le 21 Juillet 2009

De la grotte, le paysage est admirable. C'est un des lieux les plus beaux du monde et, quand le soir descend sur la forêt et sur la plaine lointaine, la lumière est si douce, si sereine, si légère, qu'on dirait un autre monde, un Purgatoire, d'où les âmes montent naturellement vers le ciel, par une pesanteur renversée.
Il est dit que, sept fois le jour, les Anges, qui furent les compagnons fidèles de la Madeleine, la portaient au sommet de la montagne pour y prier. Au loin le fleuve faisait flamber la mer et elle pouvait voir les Iles d'Or baigner dans ce lac de lumière.
Au dernier jour de sa vie terrestre, elle descendit vers la plaine. Maximin vint à sa rencontre sur le chemin et lui donna le Corps du Christ dans l'Eucharistie. Il reçut le dernier soupir de la Bien-Aimée du Cantique. L'âme de Marie-Madeleine s'envola au Paradis de son Seigneur. Son corps attend sa resurrection glorieuse dans la crypte de l'église qui porte aujourd'hui le nom de Saint Maximin.
R.P. Bruckberger.
Publié le 20 Juillet 2009




Voilà pourquoi le Roi du Cantique des Cantiques appelle sa bien-Aimée à la fois son épouse et sa soeur:. La Bien-Aimée est l'épouse du Roi parce qu'elle tient de lui la pureté, et elle est sa soeur parce que ce n'est que par ressemblance avec lui qu'elle est belle, sa Sagesse est de lui ressembler comme une soeur à son frère.
Marie-Madeleine est désormais la Bien-Aimée du Cantique, épouse du Roi par sa pureté, sa soeur par la Sagesse. Mais elle n'est l'une et l'autre que parce qu'elle aime et qu'elle est aimée...
R.P. Bruckberger
Marie-Madeleine.


Et le parfum s'était répandu dans toute la maison, il y flotterait encore pendant des jours. Quand on entrait on en était comme étourdi.
Comme le Roi fait monter son Epouse sur le trône de sa gloire et l'associe à son règne, il lui avait promis qu'elle serait Reine, partout où il serait Roi, qu'on parlerait d'elle partout et toujours, à travers le monde et les siècles.
Comme Socrate, mieux que Socrate, avait lié sa sagesse à celle de Diotime, dans le Banquet, le Christ avait lié son Evangile au nom et à la gloire de Marie-Madeleine.
Faut-il qu'il ait aimé cette femme; elle serait la Reine des Prêcheurs et de la prédication."
r.l Bruckberger
O.P.
Publié le 20 Juillet 2009

Marie Madeleine, soeur de Marthe et de Lazare, était d'une famille distinguée de Béthanie. Après la mort de ses parents, Marie avait reçu en héritage le château de Magdala, en Galilée, d'où lui vint le surnom de Madeleine, et elle y vivait dans le luxe et les plaisirs au point qu'elle devint le scandale de toute la Galilée, et qu'on ne la connut bientôt que sous le nom de la Pécheresse. En punition de ses débordements, elle fut possédée du démon jusqu'au jour où le Sauveur, lui remettant ses péchés, la délivra de la domination de Satan. Dieu avait fait naître en ce coeur coupable le désir de voir Jésus; ce désir devait être son salut, car le Sauveur voulait donner en Madeleine un exemple frappant de Sa miséricorde infinie en même temps que de la plus parfaite pénitence. C'est elle qui, ayant un jour suivi le Seigneur chez Simon le Pharisien, versa sur les pieds de Jésus un vase de parfum précieux, les arrosa de ses larmes et les essuya avec ses cheveux, et qui entendit ensuite cette parole: "Beaucoup de péchés lui sont pardonnés, parce qu'elle a beaucoup aimé." Nous la rencontrons, depuis lors, très souvent dans l'Évangile; elle contemple Jésus et L'écoute, dans la maison de Béthanie, pendant que sa soeur Marthe s'occupe seule du service de la maison: "Marie, dit le Sauveur, a choisi la meilleure part." Une autre fois, dans les derniers jours de sa vie, Jésus voit Madeleine répandre un parfum délicieux sur cette tête divine qui bientôt sera couronnée d'épines. Elle accompagne le Sauveur au sommet du Calvaire, assiste à Sa mort et à Sa sépulture, et bientôt reçoit l'une des premières visites du Christ ressuscité: "Marie!" S'écrie le Sauveur. Et Marie, reconnaissant Jésus, Lui répond dans une effusion d'amour: "O mon Maître!" Peu après, les Juifs endurcis, fatigués de ses exhortations et de celles de Marthe et de Lazare, les exposèrent sur la mer par une tempête, dans une pauvre barque sans rames ni voiles. La nacelle voguait à la garde de Dieu, et vint aborder, après quelques jours, au rivage de Marseille. Les pieux disciples du Christ firent là de nombreuses conquêtes. Quant à Madeleine, elle s'enfonça dans les montagnes sauvages et solitaires et fut transportée par les anges dans une grotte appelée depuis la Sainte-Baume, où elle mena une vie plus angélique qu'humaine, favorisée des grâces les plus merveilleuses, ne vivant que de la Sainte Communion, soupirant et versant des larmes de pénitence et d'amour.
Abbé L. Jaud, Vie des Saints pour tous les jours de l'année, Mame, 1950


Litanies de Sainte Marie-Madeleine
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, ayez pitié de nous.
Seigneur, ayez pitié de nous.
Christ, écoutez-nous.
Christ, exaucez-nous.
Père Céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Esprit Saint, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Trinité Sainte, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Marie, Mère de Dieu, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, modèle de pénitence, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, qui avez sacrifié à Jésus de riches parfums, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, à qui beaucoup de péchés ont été remis, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, diamant rendu à la fange de la Lumière, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, transformée en vase de gloire, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, perle étincelante, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, lumière du monde, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, enflammée des ardeurs de la Charité, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, très chère à Jésus, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, qui avez choisi la meilleur part, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, qui avez obtenu la résurrection de Lazare, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, qui avez assisté fidèlement à le Christ suspendu à la Croix, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, qui, au moment où les disciples s'éloignaient tu tombeau de Jésus, ne vous en êtes point éloignée, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, qui, la première d'entre les disciples, avez mérité de voir le Christ ressuscité, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, apôtre des apôtres, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, qui avez passé de longs jours dans une solitude affreuse, vivant miraculeusement, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, protectrice de la France, priez pour nous
Sainte Marie-Madeleine, douce avocate des pénitents, épouse du Roi de Gloire, priez pour nous
Afin que nous méritions, ô grande Sainte, de jouir avec vous de la Présence de Dieu, priez pour nous
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous, Seigneur.
Priez pour nous, ô Sainte Marie-Madeleine,
Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre Seigneur Jésus Christ.
Prions
Nous Vous en supplions, Père très Miséricordieux, répandez largement sur nous Vos Dons, pour que par l'intercession de la bienheureuse Marie-Madeleine, qui en aimant notre Seigneur Jésus-Christ par dessus tout a obtenu le pardon de ses péchés, nous obtenions nous aussi de Votre Miséricorde l'éternelle béatitude. Par Jésus, le Christ, notre Seigneur. Amen.
reportage: la sainte Baume
Publié le 18 Juillet 2009

Le Repos et le Saint Silence
A l'heure où le repos du Sabbah est violé, à l'heure où les Parlementaires Français, après avoir mis Dieu à la porte en 1905, se livrent à l'ultime bataille contre Dieu et son repos dominical qu'il a inventé, Jésus, lui, vient nous enseigner derechef le vrai sens du repos. Ou plutôt le sens du vrai repos.
Il est inhumain de faire travailler les gens le dimanche, comme il est inhumain de les priver de Dieu. De toute façon, c'est la même chose : lorsqu'on les prive de repos le dimanche, on les prive de Dieu.
Jésus tient compte, lui, de ses ouvriers. C'est un bon patron, qui respecte les acquis sociaux et donc le repos dominical.
Jésus fait se reposer ses disciples, car il les sait fatigués, usés par la route comme leurs souliers (sandales, chaussures, tatanes, godasses, grôles !).
Jésus tient compte de la faiblesse humaine, bien plus, il la connaît et en sait les limites.
Voilà pourquoi il « invite » au repos.
Le saint repos, naturel, équilibré, calme. Le repos « à l'écart ». Le saint repos aussi. Car le repos peut et doit être sanctifié. Jésus dit « venez un peu à l'écart, dans un lieu désert, et reposez vous un peu ». Quelle humanité ! Quelle bonté ! Jésus ne demande pas de fournir des efforts surhumains, il sait les limites de ses disciples, et pour mener à bien sa mission, il les ménage, il prend soin d'eux: en clair, il leur donne des vacances, mais de "bonnes" vacances.
Il l'avait déjà dit : « Venez à moi, vous tous qui êtes fatigués et chargés, et je vous donnerai du repos »
Jésus donne le repos. C'est lui qui donne. Ce n'est pas nous qui « prenons » le repos. Dieu donne tout, et tout vient de lui : même le repos ! Et oui !
« Je vous donnerai le repos » dit Jésus Christ dans l'Evangile selon Saint Matthieu au chapitre onzième et au verset vingt-huitième.
Tout commence par « venez » : il faut aller à Jésus. Ite ad Jesum. Et comment va-t-on à Jésus. On y « go » par Marie : Ad Jesum Per Mariam... ! Il faut donc aller à Jésus par Marie. Et Marie, la Très Sainte Vierge Marie, la Bienheureuse Mère de Dieu, elle aussi nous invite au repos. Elle aussi nous repose. Dieu repose ; c'est sa vertu. Dieu calme, il apaise, il repose. Dieu vit dans un éternel repos.
Donc allons à Jésus pour nous reposer.
« Venez à moi », cela suppose un déplacement. Aller à Jésus. Allez-y. Vas-y mon gars !
Au reste, le verbe Δεῦτε est le même utilisé chez S. Matthieu comme chez Saint Marc. Il faut aller : « venez à moi », allons à Jésus. C'est une démarche, une extase, une sortie de soi. Voilà pourquoi lorsqu'on est fatigué, la tentation est forte de ne « plus rien faire » ou de stagner, de faire du surplace, de « farnienter », or, c'est là tout le problème, on ne se repose pas en étant « sans rien faire », on se repose au contraire en « allant ». Et aller où ? à Jésus. C'est clair ?
Être en repos, c'est donc aller à Jésus. Et lui, une fois qu'on y est, nous donne le repos. Car c'est lui qui donne, et pas nous qui prenons. Nous recevons le repos.
κἀγὼ ἀναπαύσω ὑμᾶς. fait dire l'évangéliste Saint Matthieu à Jésus avec une certaine bonhomie : je vous donnerai du repos, ce que saint Marc dit en d'autres termes : καὶ ἀναπαύσασθε ὀλίγον ; chez Marc c'est plutôt une invitation au repos, presqu'un ordre. Jésus voyait bien que les disciples peinaient, qu'ils avaient faim, qu'ils transpiraient. Ils n'en pouvaient plus... ! Ils marchaient tous les jours sur les routes de Palestine, sans s'arrêter de prêcher, de convertir et de faire des miracles. C'est épuisant de faire des miracles.
Donc, Jésus nous invite au repos. Au sain repos : dans le silence, loin de l'agitation du monde « à l'écart ». Dans un endroit « désert » dit Saint Marc. Et dans le désert, il y a le silence. Et dans le silence Dieu parle. Dieu se tait dans le bruit parce qu'il ne parle QUE dans le silence. Dieu efface quand il écrit, et il fait des cordes raides avec des bouts de ficelles, Dieu trace des lignes droites avec des courbes. Pendant que le « monde » et son cortège d'inepties épuisantes nous assènent une diarrhée de paroles inutiles, Dieu, lui dans sa sainte fraîcheur nous comble de son silence merveilleux, doux, souple, léger. Le silence est léger.
Jésus nous invite au silence reposant, et au repos silencieux. A son silence Divin, dans lequel il parle à l'âme silencieuse. Notre âme a été conçue dans le silence, elle naît dans le silence, et elle mourra dans le silence. Le silence de la mort, le silence du repos éternel. Le silence d'éternité. De ce repos de béatitude dont nous jouirons éternellement, là-haut, dans la « véritable Patrie ». Alleluia. Ainsi soit-il.
Mgr Jean-François Grégoire Lantheaume
Publié le 17 Juillet 2009
Publié le 16 Juillet 2009


règle de st Benoît
je relève ces petits points de panorama...
Faut-il être chrétien pour faire une retraite ? Peut-on faire une retraite quand on doute ?
On ne vous demandera pas votre acte de baptême pour entrer dans un abbaye : "Ce que nous demandons, c'est de faire preuve d'une recherche spirituelle sérieuse", explique frère Bernard, à Acey.
Devrais-je participer à des activités domestiques, à la préparation des repas ?
La tâche habituellement dévolue aux retraitants est la vaisselle, à l'issue du repas. C'est l'occasion, toujours en silence, de participer à la vie matérielle de la communauté.
A Fontgombault ça ne se fait pas. J'apprécie cela à Triors, où l'on franchit... la clôture et on travaille avec les moines.
A l'abbaye, il est toujours demandé une participation aux différents travaux...surtout jardinage!
les jeunes en général ne restent pas inactifs de 15 à 16,30, 17 h .. pas beaucoup !
Et si je m'ennuie ? Et si je m'aperçois que ce n'est pas ce que je cherchais ?
"Si on s'ennuie, c'est bon signe, estime frère Bernard. Ca signifie que le travail intérieur est commencé, que le retraitant descend en lui-même..." Il ne faut donc pas s'inquiéter de cet ennui, et le nourrir avec les offices, la lecture de la bible, une rencontre avec un moine... Mais la retraite n'est pas une épreuve de force : si, pour diverses raisons, c'est vraiment trop dur, qu'on ne trouve pas le sommeil, que l'agitation intérieure est trop forte, il est toujours possible d'interrompre la retraite. Il faudra alors penser à réfléchir sur ce qui a conduit à cette issue : peut-être n'était-ce pas le bon moment, ou bien le choix du lieu n'était pas judicieux... On encore, il y a de vraies questions personnelles à aborder, et c'est normal qu'il y ait des résistances... Une nouvelle retraite sera peut-être plus sereine !
Puis-je demander à voir un moine en particulier ?
Bien sûr, il est possible de demander à s'entretenir avec un moine, une moniale, un responsable du lieu d'accueil. C'est toujours un moment important de la retraite. En même temps, la vocation première des moines est la prière, et non pas l'accompagnement. Aussi assurent-ils cette écoute en fonction des disponibilités de la communauté. Le retraitant qui a besoin de discuter longuement ou qui ne vient que le temps d'un week-end ne trouvera pas forcément un moine "à sa disposition" !
j'en sais quelque chose! surtout quand les moines ont plusieurs obédiences, il faut prévenir un mois à l'avance ! non je rigole.
même un oblat! mais bon ils accompagnent quand même pas mal. Drôlement sollicités les moines, vu la crise de la société !
Combien ça coûte ?
Le coût d'un séjour varie en fonction du type de retraite. Il faudra évidemment prendre en charge le coût d'une prédication, par exemple. Mais l'accompagnement, la participation aux offices, à la vie communautaire n'ont... pas de prix ! L'hébergement représente un coût relativement modeste, qui peut varier selon les monastères et leurs ressources. Une journée avec la chambre et les repas peut se chiffrer aux alentours de trente à trente-cinq euros, (suivant les possibilités de chacun).
Pour les couples, jeunes filles, il existe des possibilités de logement.. demander à l'abbaye.
le reste n'est pas à prendre en compte vu qu' à l'abbaye les fidèles ne participent pas oralement à la liturgie ...
Enfin si vous passez près du Blanc, n'hésitez pas !
Abbaye Notre-Dame
Fontgombault - 36 220 -
Abbaye Notre Dame de Fontgombault
36220 FONTGOMBAULT
Tel. : 02.54.37.12.03 ou Fax. : 02.54.37.12.56
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