spiritualite

Publié le 29 Juillet 2009











si nous contemplons les beautés créées par la foi, elles sont simplement, dirais-je, la preuve vivante de la foi. Si je regarde cette belle cathédrale : c’est une annonce vivante ! Elle-même nous parle, et partant de la beauté de la cathédrale nous parvenons à annoncer visuellement Dieu, le Christ et tous ses mystères : ici ils ont pris forme et ils nous regardent.

Toutes les grandes oeuvres d’art, les cathédrales - les cathédrales gothiques et les splendides églises baroques - sont toutes un signe lumineux de Dieu et donc véritablement une manifestation, une épiphanie de Dieu. Et dans le christianisme il s’agit précisément de cette épiphanie : Dieu est devenu une Epiphanie voilée - il apparaît et il resplendit. Nous venons d’écouter l’orgue dans toute sa splendeur et je pense que la grande musique née dans l’Eglise est une manière de rendre audible et perceptible la vérité de notre foi : du chant grégorien à la musique des cathédrales jusqu’à Palestrina et son époque, jusqu’à Bach puis Mozart, Bruckner et ainsi de suite...

En écoutant toutes ces oeuvres - les Passions de Bach, sa Messe en si bémol et les grandes compositions spirituelles de la polyphonie du XVI siècle, de l’école viennoise, de toute la musique même celles des compositeurs mineurs - soudainement nous ressentons : c’est vrai !

Là où naissent des choses de ce genre, il y a la vérité.

Sans une intuition qui découvre le vrai centre créateur du monde, une telle beauté ne peut naître.


Benoit XVI


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Rédigé par philippe

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Publié le 29 Juillet 2009


On me communique:


demande de prière pour Vincent V. scout lyonnais (17 ans) atteint d'une grave maladie du sang.
 pax. nd. de Lourdes priez pour lui.

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Rédigé par philippe

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Publié le 29 Juillet 2009









A Béthanie, non loin de Jérusalem, vivaient Marthe, Marie et leur frère Lazare. Jésus aimait à se reposer dans leur maison. Qu'il devait faire bon puisqu'il s'y sentait bien, nous pourrions même dire "détendu" et paisible. Honneur donc à la maîtresse de maison, sainte Marthe. Mais elle est toujours affairée et elle reproche à sa soeur de ne pas l'aider. Le Maître ne lui en fait pas grief. Il lui demande seulement de rester calme et de donner à chaque chose sa valeur. "Marthe, Marthe, tu t'agites, tu t'inquiètes pour beaucoup de choses...." Ce n'est pas l'activité que Jésus condamne, (que s'en consolent les maîtresses de maison), mais l'activisme, l'agitation. Il vaut mieux recevoir dans la paix du coeur, que de voir la maîtresse de maison sans cesse à la cuisine, venir en éclair à la table, abandonner son hôte et repartir pour que la salade soit au point. L'essentiel c'est la convivialité, avec un équilibre des réalités. Marthe d'ailleurs n'en manque pas, car lorsque Marie ne sait que pleurer devant le tombeau de son frère, Marthe est confiante :"Je sais que tout ce que tu demanderas à Dieu, il te l'accordera." La réponse ne se fait pas attendre :"Je suis la Résurrection et la Vie."

Une belle légende dit que Jésus lui-même est venu l'accueillir à la porte du paradis. Sainte Marthe ne laissait pas d'être une sainte bien qu'on ne dise pas qu'elle fut contemplative...Si nous restions en contemplation comme Madeleine, il n'y aurait personne pour donner à manger à cet hôte divin. Que les sœurs se rappellent qu'il doit y avoir parmi elles quelque autres qui préparent le repas du Seigneur. Qu'elles s'estiment heureuses de le servir comme Marthe.

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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Juillet 2009







La prière se compose de deux parties : une adresse - un destinataire, pour ainsi dire - et ensuite la prière composée de deux questions.


Commençons par l'adresse qui comprend, elle aussi, deux parties : on doit ici un peu concrétiser le « toi » auquel nous nous adressons, pour pouvoir frapper avec plus de force au cœur de Dieu.


Dans le texte français, nous lisons simplement : « Père miséricordieux ». Le texte original latin est un peu plus long ; il dit « Dieu tout-puissant, miséricordieux ». Dans ma récente encyclique, j'ai tenté de montrer la priorité de Dieu, que ce soit dans la vie personnelle ou dans la vie de l'histoire, de la société, du monde.


La relation avec Dieu est certes une chose profondément personnelle et la personne est un être en relation, et si la relation fondamentale - la relation avec Dieu - n'est pas vivante, n'est pas vécue, toutes les autres relations ne peuvent pas non plus trouver leur juste forme.


Mais cela vaut également pour la société, pour l'humanité en tant que telle. Ici aussi, s'il nous manque Dieu, si l'on fait abstraction de Dieu, si Dieu est absent, il nous manque une boussole qui indique l'ensemble de toutes les relations, pour trouver la route, l'orientation pour savoir où aller.


Dieu !


Nous devons à nouveau apporter dans notre monde la réalité de Dieu, le faire connaître et le rendre présent.


Mais Dieu, comment le connaître ? Lors des visites « ad limina » je parle toujours avec les évêques, surtout africains, mais aussi avec ceux de l'Asie, de l'Amérique latine, où les religions traditionnelles existent encore, précisément de ces religions. Il y a beaucoup de détails assez différents naturellement, mais il y a aussi des éléments communs.


Tous savent que Dieu existe, un seul Dieu, que Dieu est un mot au singulier, que les dieux ne sont pas Dieu, qu'il y a Dieu, le Dieu. Mais dans le même temps, ce Dieu semble absent, très lointain, il ne semble pas entrer dans notre vie quotidienne, il se cache, nous ne connaissons pas son visage. Et ainsi la religion s'occupe en grande partie des choses, des pouvoirs plus proches, des esprits, des ancêtres etc., car Dieu lui-même est trop éloigné et l'on doit ainsi se débrouiller avec ces pouvoirs proches. Et l'acte d'évangélisation consiste précisément dans le fait que le Dieu lointain se rapproche, que Dieu n'est plus lointain, mais qu'il est proche, que ce « connu-inconnu » se fait maintenant réellement connaître, montre son visage, se révèle : le voile sur son visage disparaît, et il montre réellement son visage. Et donc, puisque Dieu lui-même est maintenant proche, nous le connaissons, il nous montre son visage, il entre dans notre monde. Nous n'avons plus besoin de nous débrouiller avec ces autres pouvoirs, car Il est le pouvoir véritable, il est le Tout-Puissant.


Je ne sais pas pourquoi le mot « tout-puissant » a été omis dans le texte français, mais il est vrai que nous nous sentons un peu comme menacés par le tout-puissant : il semble limiter notre liberté, il semble un poids trop lourd. Mais nous devons apprendre que la toute-puissance de Dieu n'est pas un pouvoir arbitraire, car Dieu est le Bien, il est la vérité, et donc Dieu peut tout, mais il ne peut pas agir contre le bien, il ne peut pas agir contre la vérité, il ne peut pas agir contre l'amour et contre la liberté, car Il est lui-même le bien, il est l'amour, il est la véritable liberté. Tout ce qu'il fait ne peut donc jamais être en opposition avec la vérité, l'amour et la liberté. Le contraire est vrai. Lui, Dieu, est le gardien de notre liberté, de l'amour de la vérité.


Cet œil qui nous regarde n'est pas un œil méchant qui nous surveille, mais il est la présence d'un amour qui ne nous abandonne jamais et qui nous donne la certitude que le bien signifie exister, signifie vivre : c'est l'œil de l'amour qui nous donne l'air pour vivre.


Dieu tout-puissant et miséricordieux.


Une prière romaine, inspirée du texte du livre de la sagesse, dit : « Toi, Dieu, tu montres ta toute-puissance dans le pardon et dans la miséricorde ».


Le sommet de la puissance de Dieu est la miséricorde, le pardon.


Dans notre concept mondial actuel de pouvoir, nous pensons à quelqu'un qui a de grandes propriétés, qui fait autorité dans le monde économique, qui dispose de capitaux, pour influencer le monde du marché. Nous pensons à quelqu'un qui dispose du pouvoir militaire, qui peut menacer. La question de Staline : « Combien de divisions possède le pape ? » caractérise encore l'idée générale du pouvoir. Le pouvoir appartient à celui qui peut être dangereux, qui peut menacer, qui peut détruire, qui a en main tant de choses du monde. Mais la Révélation nous dit : « Il n'en est pas ainsi » ; le véritable pouvoir est le pouvoir de la grâce et de la miséricorde. Dans la miséricorde, Dieu démontre le véritable pouvoir.


Et ainsi, la deuxième partie de cette adresse nous dit : « Tu as racheté le monde, avec la passion, avec la souffrance de ton Fils ». Dieu a souffert et dans le Fils il souffre avec nous. Et cela constitue le sommet le plus élevé de son pouvoir qui est capable de souffrir avec nous. Ainsi, il démontre le véritable pouvoir divin : il voulait souffrir avec nous et pour nous. Dans nos souffrances, nous ne sommes jamais seuls. Dieu, dans son Fils, a tout d'abord souffert et à présent il est près de nous dans nos souffrances.


Toutefois, une question difficile demeure, que nous ne pouvons pas interpréter en profondeur maintenant : pourquoi était-il nécessaire de souffrir pour sauver le monde ?


Cela était nécessaire car dans le monde il existe un océan de mal, d'injustice, de haine, de violence, et les nombreuses victimes de la haine et de l'injustice ont droit à la justice. Dieu ne peut pas ignorer le cri de ceux qui souffrent et sont opprimés par l'injustice.


Pardonner, ce n'est pas ignorer, mais transformer ; c'est-à-dire que Dieu doit entrer dans ce monde et opposer à l'océan de l'injustice l'océan plus grand du bien et de l'amour. Et cela est l'événement de la Croix : à partir de ce moment-là, contre l'océan du mal, il existe un fleuve infini, et donc toujours plus grand que toutes les injustices du monde, un fleuve de bonté, de vérité, d'amour. Ainsi, Dieu pardonne en transformant le monde et en entrant dans notre monde pour qu'il y ait réellement une force, un fleuve de bien plus grand que tout le mal qui pourra jamais exister.


Ainsi l'adresse à Dieu, devient une adresse pour nous : ce Dieu nous invite à nous mettre de son côté, à sortir de l'océan du mal, de la haine, de la violence, de l'égoïsme et à nous identifier, à entrer dans le fleuve de son amour.


Tel est précisément le contenu de la première partie de la prière qui suit : « Fais que ton Eglise s'offre à toi comme sacrifice vivant et saint ».


Cette question, adressée à Dieu, s'adresse également à nous. C'est une référence de deux textes de la Lettre aux Romains.


Nous-mêmes, avec tout notre être, nous devons être adoration, sacrifice, restituer notre monde à Dieu et transformer ainsi le monde.


La fonction du sacerdoce est de consacrer le monde pour qu'il devienne hostie vivante, pour que le monde devienne liturgie : que la liturgie ne soit pas une chose à côté de la réalité du monde, mais que le monde lui-même devienne hostie vivante, devienne liturgie.

C'est la grande vision qu'a ensuite eue Teilhard de Chardin lui aussi : à la fin, nous aurons une vraie liturgie universelle, où l'univers deviendra hostie vivante. Et nous prions le Seigneur pour qu'il nous aide à être des prêtres dans ce sens, pour aider à la transformation du monde, en adoration de Dieu, en commençant par nous-mêmes. Que notre vie parle de Dieu, que notre vie soit réellement liturgie, annonce de Dieu, porte par laquelle le Dieu lointain devient le Dieu proche, et réellement don de nous-mêmes à Dieu.


Ensuite, la deuxième question. Nous prions : « Fais que ton peuple fasse toujours l'expérience de la plénitude de ton amour ». Dans le texte latin, il est dit : « Rassasie-nous de ton amour ». Ainsi, le texte s'inspire du Psaume que nous avons chanté, où il est dit : « Ouvre ta main et rassasie la faim de chaque être vivant ».


Quelle est grande la faim qui existe sur la terre, une faim de pain dans tant de parties du monde : Votre Excellence a également parlé de la souffrance des familles ici : faim de justice, faim d'amour. Et avec cette prière, nous prions Dieu : « Ouvre ta main et rassasie vraiment la faim de chaque être vivant. Rassasie notre faim de la vérité, de ton amour ».

 


Ainsi soit-il. Amen.

 

Permalink: http://zenit.org/article-21685?l=french

Vêpres à Aoste : Homélie de Benoît XVI

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 28 Juillet 2009




 

ah l'intuition de la foi !



La Santa Sede decidió reducir al estado laico al promotor de las supuestas apariciones marianas de Medjugorje (Bosnia), el ahora ex sacerdote franciscano Tomislav Vlasic.


La historia de estas apariciones, aún no reconocidas por la Iglesia Católica, comenzó en 1981 en este pueblo bosnio, donde seis niños dijeron haber visto a la Virgen María. Pronto, el entonces P. Vlasic se presentó como el director espiritual de los "videntes" y señaló que la Virgen los ha visitado unas 40 mil veces en los últimos 28 años.


Aunque las apariciones no cuentan con el reconocimiento oficial de la Iglesia Católica, miles de fieles peregrinan anualmente al lugar.


Por su parte, el Ministro General de los Franciscanos, Padre José Rodríguez Carballo, señaló que Vlasic también ha sido retirado de esta orden; y precisó que la laicización de este ex sacerdote le prohíbe cualquier tipo de ministerio público o hablar sobre temas religiosos, incluyendo las supuestas apariciones de Medjugorje, bajo pena de excomunión.

Fuentes confiables sostienen que Vlasic estaba bajo sospecha de "herejía y cisma" y estaba acusado de "propalar doctrinas cuestionables, manipular consciencias, misticismos sospechoso, desobediencia a las órdenes legítimas y desacato contra el sexto mandamiento".

 

 

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Pope Benedict XVI has defrocked a priest at the center of alleged apparitions at the Bosnian town of Medjugorje, according to a report by the Catholic News Agency.

Fr. Tomislav Vladic reportedly decided to leave the priesthood and his religious order during an ongoing investigation of his role in the claims of apparitions, including an accusation of sexual misconduct for getting a nun pregnant.

Fr. Vladic was at odds with the Vatican and the local bishop of Medjugorje when he predicted that the Virgin Mary would appear in Bosnia. In 1981, the apparitions allegedly began, and the local bishop accused him of fabricating the phenomenon. Fr. Vladic claimed to be the spiritual advisor of six local children who claimed to be receiving the visions. They now allege that the Virgin Mary has visited them 40,000 times in the past 28 years.

The Congregation for the Doctrine of the Faith suspended Fr. Vladic last year, after three separate investigations of the visionaries' claims failed to turn up any evidence supporting an apparition.

Despite condemnation from the local bishop, Medjugorje has attracted an estimated 30 million pilgrims. Some Catholics had hoped that the Vatican would override the local bishop to legitimize the apparitions.

 

 

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med'j alors fini la supercherie..

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 26 Juillet 2009


" Yvon Nikolazig, ne zoujet ket : me zo Anna, Mamm Mari ;

laret d'ho person éh és bet gwéharall,

én tamm douar anùet er Bossenneu,

kent ma oé amañ kér érbed, ur chapél,

er getañ e zo bet gloestret dein é bro er Vretoned.

Boud zo hiniù naù hant peùar blé àrn-ugent ha hwéh miz

men dé bet diskaret.

Me garehé ma vehé saùet a-neùé d'er prontañ, ha ma um soursiet hwi mem a gement-sé.

Doué e fal dehoñ ma vein inouret énni."


"Yvon Nicolazic, ne craignez pas : je suis Anne, Mère de Marie ;

dites à votre recteur qu'il y a eu autrefois,

dans la pièce de terre appelée le Bocenno,

avant même qu'il y ait eu aucun village,

une chapelle,

la première qui me fût dédiée dans le pays des Bretons.

Il y a aujourd'hui neuf cent vingt-quatre ans et six mois

qu'elle est ruinée.

Je désire qu'elle soit rebâtie au plus tôt,

et que vous preniez soin vous-même de cela.

Dieu veut que je sois honorée ici."




Il ne s'agit pas d'un personnage de légende ou de fantaisie. Yves Nicolazic a bien existé. Il est né en 1591 à Pluneret, petit village, situé près de Vannes et habitait au village de Ker-Anna ou Keranna (Sainte Anne). C'était un paysan aisé qui possédait deux belles terres à domaine congéable. L'une des terres, nommée Bocenno, rapportait davantage que les autres. Mais particularité singulière, on ne pouvait y travailler qu'avec une bêche. Impossible d'y faire passer la charrue : arrivés à un certain endroit, les bœufs s'affairaient au risque de briser la charrue. « C'est le champs de la chapelle » disait-on. Cette croyance locale était justifiée par les blocs de pierres que de temps en temps on retirait du sol. En 1615, le père de Nicolazic en avait utilisées pour rebâtir sa grange. Marié, depuis 1613, avec une personne de son village, Guillemette Le Roux, Nicolazic, à son grand regret, n'avait pas encore d'enfant en 1627.

Ses visions avaient commencé en août 1622 ; il avait entrevu Sainte Anne à la fontaine ; l'avait rencontrée près de la croix au bord de la lande ; il avait voyagé en sa compagnie toutes les fois qu'il s'en revenait tard au logis. Un jour d'été, son beau-frère Louis Le Roux et Yves Nicolazic étaient allés chercher leurs boeufs dans un pré voisin de la fontaine ; avant de les ramener, ils voulurent les faire boire à l'abreuvoir. Tout à coup, les boeufs refusèrent obstinément d'avancer. Une dame majestueuse était devant eux, tournée vers la source et portant un flambeau allumé.
    


C'est le 25 juillet 1624, veille de la fête de sainte Anne, que Nicolazic reçut le mandat qui devait faire de lui le créateur du Pèlerinage de Sainte-Anne d'Auray. L'apparition disait « Yves Nicolazic, ne craignez pas. Je suis Anne, mère de Marie. Dites à votre recteur que dans la pièce de terre appelée le Bocenno, il y a eu autrefois, même avant qu'il y eût aucun village, une chapelle dédiée en mon nom. C'était la première de tout le pays. Il y a 924 ans et 6 mois qu'elle est ruinée. Je désire qu'elle soit rebâtie au plus tôt, et que vous en preniez soin, parce que Dieu veut que j'y sois honorée ». Ce mandat, il l'accomplira, mais au prix de multiples épreuves et de nombreuses hésitations. Il ne suffisait pas en effet d'avoir reçu une mission, il restait encore à la faire reconnaître par l'Eglise et surtout par le recteur de la paroisse, Sylvestre Roduez et son vicaire.

Dans la nuit du 7 au 8 mars 1625, sainte Anne lui apparût à nouveau et lui dit : « Yves Nicolazic, appelez vos voisins, comme on vous l'a conseillé ; menez les avec vous au lieu où ce flambeau vous conduira, vous trouverez l'image qui vous mettra à couvert du monde, lequel connaîtra enfin la vérité de ce que je vous ai promis ». Yves fit appel à son beau-frère Louis Le Roux et se mit à chercher des voisins du villages : Jacques Lucas, François Le Bléavec, Jean Tanguy et Julien Lézulit (le marguillier de la paroisse).
   



Le flambeau se mit alors en mouvement. Arrivé en face du Bocenno, le flambeau sortit du chemin et se dirigea jusqu'à l'endroit de l'ancienne chapelle. Ils se mirent à creuser le sol et découvrirent une pièce en bois qui s'y trouvait enfuie : il s'agissait d'une vieille statue, toute défigurée et endommagée, qui gisait là depuis 900 ans. La nouvelle se répondit comme la foudre. Une foule de curieux arrivait de toute part non seulement de Ker Anna (Keranna) mais des localités voisines,  pour prier et faire des offrandes. Qui les avait prévenu ? C'est un mystère.

Le commissaire de l'Evêque se rendit à Pluneret le mercredi 12 mars 1625 et manda Yves Nicolazic au presbytère. L'évêque de Vannes, Mgr de Rosmadec, reçut Yves Nicolazic au château de Kerguéhennec en Bignan, où demeurait M. du Garo, beau-frère de l'évêque. Yves Nicolazic resta aussi quelques jours chez les Capucins de Vannes et il fut soumis à un examen minutieux.

Il fut conclu que les faits mentionnés par Yves Nicolazic étaient véridiques et qu'il était opportun de construire la chapelle demandée au même endroit que celle du Vème siècle. En attendant la construction de la chapelle, l'évêque autorisa à célébrer une messe le 26 juillet 1625 dans une cabane en planches (messe célébrée par Dom Roduez).

Lorsque la construction de la chapelle fut achevée, les Carmes prirent le relais. Nous sommes alors en 1628 et Yves Nicolazic se retire à Pluneret. Respecté par les religieux, vénéré par les pèlerins, Yves Nicolazic semblait être le plus heureux des hommes. Mais au point de vue familiale, il était à plaindre car il n'avait pas d'enfant ni de descendant. Quelle fut sa prière alors ? Alla-t-il jusqu'à demander à Sainte Anne de lui accorder l'honneur d'être père ? Toujours est-il qu'il reçut un jour de sa femme Guillemette Le Roux une confidence inespérée et le 18 janvier 1628, il se présentait à l'église de Pluneret, annonçant au recteur Sylvestre Roduez qu'il apportait un garçon à baptiser. Deux ans après naquit une fille nommée Jeanne, puis une autre fille nommée Paterne.
    


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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Juillet 2009







Des apparitions à l'origine du culte de sainte Anne

La vénération et l'ampleur du rayonnement suscité par la fête du grand pardon trouve son origine dans les apparitions du 17e siècle.

C'est en 1623 que sainte Anne apparaît à un laboureur du nom d'Yves Nicolazic. Elle lui demande de faire rebâtir une chapelle qui lui soit dédiée sur un champ appelé Bocenno, où existait autrefois une chapelle à son nom : « Dieu veut que je sois honorée ici ». En 1625, sous l'indication de sainte Anne, il découvre la statue antique de la chapelle primitive. Rapidement, la nouvelle de cette découverte se répand et des milliers de personnes accourent au Bocenno : le 7 mars 1625 a lieu le premier pèlerinage à Sainte Anne d'Auray. La découverte de la statue et la construction de la chapelle ont ainsi redonné force à cette dévotion ancestrale. Une dizaine d'années après les conversions, Pierre de Kériolet, bandit converti, reçoit de sainte Anne un message appelant à la pénitence et à la conversion. Il favorisera le développement du pèlerinage par sa générosité.

Depuis quatre siècles, la dévotion s'est maintenue sans interruption. Même la révolution française n'a pas réussi à avoir raison de la ferveur religieuse et n'a fait au contraire que l'accroître. Au 19e siècle, l'influence est telle que la chapelle devient trop petite. C'est alors qu'est construite la basilique actuelle et son sanctuaire.
 

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Glorieuse et Sainte Reine que le ciel admire, que les Saints honorent et que la terre révère ; Dieu le Père vous chérit comme la mère de sa Fille bien-aimée ; le Verbe vous aime pour lui avoir donné une mère de laquelle il est né homme et Sauveur des hommes ; le Saint-Esprit vous aime pour lui avoir donné une si belle, si digne et si parfaite épouse ; les anges et les élus vous honorent comme l'arbre sacré qui a produit cette belle fleur qui les récrée, et ce digne fruit qui est leur douce vie ; les justes, les pénitents et les pécheurs vous réclament comme leur puissante avocate auprès de Dieu ; car, par votre intercession, les justes espèrent l'accroissement des grâces, les pénitents leur justification, et les pécheurs la rémission de leurs crimes. Soyez-nous douce et clémente, et pendant que nous vous honorons et que nous vous invoquons ici-bas, ménagez notre salut dans le Ciel. Usez du crédit que vous y avez en notre faveur, et ne permettez pas que les âmes qui vous révèrent périssent ; montrez-vous toujours le refuge des pécheurs, l'asile des coupables, la consolation des affligés, et l'assurance de vos fidèles serviteurs ; défendez notre cause maintenant et à l'heure de notre mort : je vous en prie par tout l'amour que vous eûtes sur la terre pour mon Jésus et pour sa mère votre fille, afin que soutenus par vos prières et favorisés de vos mérites, nous puissions posséder un jour la vie éternelle. Ainsi soit-il.


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Publié le 23 Juillet 2009

Rédigé par philippe

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Publié le 23 Juillet 2009



Il naquit dans un village de la montagne du Liban, d'une famille pauvre et fut baptisé dans l'Eglise maronite. Orphelin très jeune, sa famille s'oppose à sa vocation religieuse. Il fugue et se réfugie au monastère Saint-Maroun d'Innaya. Après 20 années monastiques, il se retira solitaire dans un ermitage proche et passa les vingt-trois dernières années de sa vie absorbé en Dieu, s'adonnant à la pénitence et à la prière, mais aussi recevant les fidèles qui cherchaient Dieu auprès de lui. Il sut équilibrer sa vie entre l'ascèse, le travail et la pauvreté, la centrant sur l'adoration et la communion eucharistique. Sa vie était si perdue en Dieu qu'il faisait des miracles sans s'en rendre compte. Comme ce soir, par exemple, où, distrait, il verse de l'eau dans sa lampe à huile. Elle ne s'éteignit pas, mais au contraire brûla toute la nuit. Son tombeau devint aussitôt un lieu de pèlerinage et de guérisons sans nombre. Il est un des saints les plus populaires du Liban.

"Mais la vocation comporte toujours aussi une décision très personnelle du candidat, où l'appel irrésistible de la grâce compose avec sa volonté tenace de devenir un saint: «Quitte tout, viens! Suis-moi!» (Ibid. p. 52; cfr. Marc. 10, 32). A vingt-trois ans, notre futur saint quitte en effet son village de Gégà-Kafra et sa famille pour ne plus jamais y revenir. Alors, pour le novice devenu Frère Charbel, commence une formation monastique rigoureuse, selon la règle de l'ordre libanais maronite de Saint Antoine, au monastère de Notre-Dame de Mayfouk, puis à celui plus retiré de Saint-Maron d'Annaya, après sa profession solennelle, il suit des études théologiques à Saint-Cyprien de Kfifane, reçoit l'ordination sacerdotale en 1859; il mènera ensuite seize ans de vie communautaire parmi les moines d'Annaya et vingt-trois ans de vie complètement solitaire dans l'ermitage des Saints Pierre et Paul dépendant d'Annaya. C'est là qu'il remet son âme à Dieu la veille de Noël 1898, à soixante-dix ans.

 

Que représente donc une telle vie?

 

La pratique assidue, poussée à l'extrême, des trois vœux de religion, vécus dans le silence et le dépouillement monastiques: d'abord la plus stricte pauvreté pour ce qui est du logement, du vêtement, de l'unique et frugal repas journalier des durs travaux manuels dans le rude climat de la montagne; une chasteté qu'il entoure d'une intransigeance légendaire; enfin et surtout une obéissance totale à ses Supérieurs et même à ses confrères, au règlement des ermites aussi, traduisant sa soumission complète à Dieu.

 

Mais la clé de cette vie en apparence étrange est la recherche de la sainteté, c'est-à-dire la conformité la plus parfaite au Christ humble et pauvre, le colloque quasi ininterrompu avec le Seigneur, la participation personnelle au sacrifice du Christ par une célébration fervente de la messe et par sa pénitence rigoureuse jointe à l'intercession pour les pécheurs. Bref, la recherche incessante de Dieu seul, qui est le propre de la vie monastique, accentuée par la solitude de la vie érémitique."

 

Paul VI

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 22 Juillet 2009



La Fête de Sainte Marie Magdeleine nous invite à réfléchir à la manière dont nous cherchons Dieu.

Voilà une femme qui cherche son Seigneur. Elle le cherche avec un tel amour qu'elle s'active, se presse et s'affaire au tombeau. Mais il n'est plus là. Le Corps n'est plus là. Il n'y a plus rien. Rien : quelle déception !!!

Si on lit l'Evangile avec les yeux de la foi, de l'espérance et de la charité, on remarque que cette femme cherche, et ne se lasse pas de chercher. Peu importe les railleries grossières de ces apôtres qui se moqueront d'elle lorsqu'elle leur annoncera qu'il est vivant. Marie cherche. Elle cherche et elle va trouver.
Car Jésus se laisser trouver.
Jésus ne la lasse pas d'être cherché.
Au contraire, il vient à sa rencontre pour satisfaire cette recherche, pour étancher la soif de Marie de Magdala.
Alors tout se desille.

Il l'appelle par son nom ; comme le pasteur connaît le nom des brebis, Jésus bon Pasteur appelle par leur nom ceux qui lui sont fidèles.
Dieu connaît le nom de ses Fils. C'est un signe de grand amour que de se faire appeler correctement par son nom. Sans l'écorcher, en le prononçant bien il dit clairement à haute et intelligible voix : « Marie ».

Cet « appel » est fondamental, car il permettra à Marie de Magdala de « reconnaître » Jésus. Une parole, une simple parole, un nom prononcé, et Marie « reconnaît » celui qu'elle aime.

Saint Grégoire le Grand nous dit : « appelée par son nom, Marie Magdeleine reconnaît donc son créateur, et elle l'appelle aussitôt « Rabbouni », c'est-à-dire Maître, parce que celui qu'elle cherchait EXTERIEUREMENT était celui-là même qui lui enseignait INTERIEUREMENT à le chercher.

Nous cherchons tous Dieu, extérieurement, et lui se présente et se laisse trouver cependant intérieurement. A l'intérieur de nous-mêmes, dans notre conscience, dans cette « scintilla animae », Dieu parle, agit, se meut. Dieu se fait connaître, et reconnaître à l'intérieur de notre âme. Pas à l'extérieur, ou bien très très rarement.

Aujourd'hui l'homme cherche Dieu à l'extérieur, dans les choses externes, extrinsèques, en dehors de lui. Néanmoins Dieu est en-dedans, au-dedans. Voilà pourquoi l'Homme intérieur est celui qui trouve Dieu le plus rapidement possible.

L'apparente cécité de la Marie Magdeleine n'est pas seulement « temporaire » ou bien due à l'apparence résurrectionnelle du Divin Maître, cette apparente cécité - elle le prend pour le jardinier - est en réalité « notre » cécité lorsque nous nous refusons à chercher Dieu, là où il est : en nous. C'est au fond de notre âme, en creusant bien profond, que l'on trouve Dieu. Dieu est là, tout au fond, il est là bienheureux, et il nous attend. Comme Jésus nous attend au Saint Tabernacle. Dans le tabernacle de notre âme, Dieu repose. Dieu se plaît chez nous. Il nous cherche. Il est amoureux de nous, tout en nous respectant : sa grande discrétion est le signe de sa délicatesse infinie. Il a le projet de nous transmettre tout ce qu'il est, sa grandeur sans limite, sa bonté, sa force, il nous communique sa force, sa puissance, sa douceur, sa légèreté. Il nous aime personnellement, tels que nous sommes, avec nos faiblesses et même nos péchés, comme une mère aime chacun de ses enfants, sans distinction ni partage aucun.

Voilà pourquoi si le monde actuel nous propose un bien-être éphémère de dieux qui se cherchent « au-dehors », de dieux matériels, incapables de satisfaire l'âme ; Dieu, lui, nous propose une beauté éternelle qui se cherche au « dedans » de l'âme.

Et saint Augustin l'a compris depuis longtemps : « Tard je t'ai aimée, ô beauté si ancienne et si nouvelle... Tu étais au-dedans de moi et c'est au dehors que je te cherchais. Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi »

Nous nous étonnons de ce que Dieu nous abandonne, mais c'est nous qui l'abandonnons. Lui en revanche il est toujours là. Nous l'abandonnons comme on abandonne un chien sur une aire d'autoroute à l'orée des vacances, car Dieu nous encombre et il nous gêne. Nous abandonnons Dieu comme on abandonne ces vieillards inutiles dans ces nouvelles SPA pour personnes âgées, vaguement respectueuse de la dignité humaine. Car les vieux, c'est gênant ; les vieux ils sont vieux. Et pourtant, grâce à eux, nous sommes là.
Nous abandonnons nos aînés comme on abandonnons Dieu.
On abandonne Dieu, et l'on s'étonne... !

Alors quand on perd Dieu ce n'est pas de sa faute à lui, mais bien de la nôtre.

Si on perd Dieu, on doit le chercher, et lui se laisse rechercher. Lui ne se fatigue jamais de se laisser chercher... ! Et il se cache, mais il se cache en nous, au fond de nous.

Voilà pourquoi il devient impérieux de rechercher sa PRESENCE, en nous, pas au-dehors, pas dans les vains plaisirs passagers et désolants, pas dans les prouesses ou les conquêtes, pas dans les exploits ou les réussites, pas des les sensations extrêmes, ni même dans les « expériences » ou les niais bavardages des vaticineurs charismatiques, mais Dieu se cherche et se trouve là où il est: EN NOUS. Dieu se laisse chercher et Dieu se laisse trouver. DEDANS.


Mgr Jean-François Grégoire Lantheaume

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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