Publié le 10 Mars 2015

Homélie de Mgr Ch. Dufour – Veillée à la cathédrale Saint-Sauveur en communion avec les chrétiens d’Orient – 6 mars 2015

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Ecoutez la parole du Christ et laissez-vous transformer par elle. Elle est tranchante cette parole, elle tranche en nous le mal, elle donne la force dans la tentation. Laissez vivre en vous cette parole. Ayez le mal en horreur, ne le laissez pas faire son chemin en vous. L’appel du carême vous y invite. Laissez vivre en vous l’amour et le pardon, comme un ferment.


mgr Ch Dufour.

« On vous a dit : ‘Tu aimeras ton prochain, et haïras ton ennemi’. Et moi je vous dis : ‘Aimez vos ennemis’ » (Matthieu 5,43-44). Telles sont les paroles du Christ que nous avons choisies pour conduire notre prière et notre marche de soutien à nos frères et sœurs chrétiens persécutés. Et l’apôtre Paul avait écrit aux chrétiens d’Ephèse : « Le Christ a détruit le mur de la haine… Par le moyen de la croix, il a tué la haine » (Eph 2,14-16). Il a tué la haine…


Mais la haine n’est pas morte, et de nombreux chrétiens en paient le prix. Ils sont devenus la cible des terroristes. Pas seulement les chrétiens. Nous avons vu que nos frères juifs étaient eux aussi visés. Mais aussi des musulmans, croyants honnêtes, qui vivent en paix avec les chrétiens et, nous en avons le témoignage, les soutiennent lorsqu’ils sont attaqués.


Le Christ avait prévenu ses disciples : « Vous serez persécutés ». Et il a dit aussi : « Priez pour ceux qui vous persécutent ». Nous ne pouvons pas laisser la haine naître en nos cœurs. La colère, oui. La révolte, oui. Les psaumes de la Bible sont remplis de ce cri de révolte contre le mal. Mais la haine, jamais. « Priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux » dit encore notre Maître. Nous sommes fils du Père, nés de l’Amour ; nous avons été plongés dans le cœur du Christ, devenus enfants de Dieu par le baptême. Nous ne pouvons pas laisser la haine faire en nous ses ravages.


Frères et sœurs, c’est pour crier vers Dieu que nous sommes ici ce soir. Le 11 janvier dernier, le peuple français s’était mobilisé pour dire non à la violence meurtrière qui avait tué des journalistes et des juifs. La haine tue encore. Elle tue aujourd’hui des chrétiens. Ce furent 21 chrétiens coptes en Lybie, le dimanche 15 février dernier. Nous en avons été bouleversés. On pourrait ajouter aussi le Niger, l’Inde, le Pakistan, les Philippines, le Nigéria…La haine tue, une idéologie totalitaire sème la terreur. Ce fut encore le lundi 23 février, 220 chrétiens assyriens enlevés par des djihadistes dans le nord-est de la Syrie. Nous sommes bouleversés, nous pleurons. Nous avons voulu nous rassembler ce soir dans cette cathédrale. Pour quelle réponse ? Quelle réponse à ce drame ?


Ce drame que nous vivons est celui du mal, de la folie du mal qui détruit l’homme et que Dieu est venu combattre en Jésus. Quelle sera notre réponse ? Jamais la haine, encore moins la vengeance. Chrétiens, nous choisissons l’obéissance au Christ. En trois mots : la foi, la conversion, la prière.


La FOI


Mettez votre confiance dans le Christ. Il a tué la haine. Il a détruit le mur de la haine. Telle est notre foi, notre fierté d’être chrétien. Jésus, le Christ, n’a pas rendu le mal pour le mal. Lui, le Fils de Dieu, il a pris sur lui le mal pour nous en libérer.

Pendant les 40 jours de carême, nous ravivons en nous la foi que par la Croix le Christ a tué la haine. Notre instinct nous pousse à la vengeance, mais la vengeance n’est pas chrétienne. « On vous a dit ‘œil pour œil dent pour dent’, moi je vous dis ‘si l’on vous frappe sur la joue droite tendez l’autre joue’ ». J’apprends que de jeunes chrétiens veulent prendre les armes. Regardez l’exemple des chrétiens de Centrafrique, du Nigéria. Regardez l’archevêque de Bangui aux côtés de l’imam pour faire taire les armes. Regardez les chrétiens d’Orient, dans la foi ils reconstruisent leurs villages, leurs écoles, leurs églises, et nous les y aiderons.


La CONVERSION


Ecoutez la parole du Christ et laissez-vous transformer par elle. Elle est tranchante cette parole, elle tranche en nous le mal, elle donne la force dans la tentation. Laissez vivre en vous cette parole. Ayez le mal en horreur, ne le laissez pas faire son chemin en vous. L’appel du carême vous y invite. Laissez vivre en vous l’amour et le pardon, comme un ferment.


La source du mal se nomme « matérialisme » qui tue l’âme. Elle se nomme « libéralisme » qui fait de l’homme un loup pour l’homme. Elle se nomme « individualisme » qui rime avec égoïsme, génère le repli sur soi et rend difficile la relation fraternelle. La source du mal se nomme « libéralisme des mœurs » qui salit la beauté des créatures de Dieu. Elle se nomme « relativisme » qui jette un voile de ténèbres et de mensonge sur la Vérité. Résistons à ces poisons. Ayons le courage de marcher à contre-courant, dans un engagement personnel et collectif, pour bâtir la civilisation de l’amour.


La PRIERE


Nous vivons un combat spirituel. Nos armes sont la prière et le jeûne. A l’initiative d’un prêtre, un appel interreligieux à jeûner et à prier est lancé contre la violence et la division. Juifs, musulmans, bouddhistes s’associent aux chrétiens de toutes confessions. Ils nous invitent à choisir un jour entre le 7 et le 14 mars. Traditionnellement chez les chrétiens, les jours de jeûne sont le mercredi, jour de la trahison de Judas, et le vendredi, jour de la crucifixion du Christ. Réveillons la foi par le jeûne et la prière. Que les chrétiens d’Orient puissent être fiers de nous.

 

Tel est le sens de notre démarche de ce soir. Procession en silence, marche silencieuse vers notre sanctuaire aixois, Notre Dame de la Seds, en plein renouveau avec la présence des sœurs de la sainte Croix de Jérusalem. Procession de lumière. Lumière de la foi et de l’amour, dans l’espérance.

 

Avec Marie, mère de la foi, mère de l’Eglise, mère des hommes, mère du Christ, mère de Dieu. Nous confions notre prière à sa prière.

AMEN.

Textes : Ephésiens 2, 14-16 ; Matthieu 5, 43-48

 

mgr Dufour.

 

 

fin de vie.

 

Ce 10 mars 2015, le nouveau projet de loi sur la fin de vie est en débat à l’Assemblée nationale. Quoi de plus beau que de permettre aux soignants et aux familles d’accompagner plus dignement les personnes malades qui s’approchent de ce moment de la vie qu’on appelle la mort. Ce projet de loi se présente comme une révision de la loi du 22 avril 2005, dite Léonetti. Avis de « vigilance orange » sur ce projet. Voici quelques repères.

 

1-      Mourir dans la dignité, c’est avoir une fin de vie où sont apaisées les douleurs physiques et morales du malade et où demeure vivante jusqu’au dernier souffle la relation avec ses proches. Lorsque les soins thérapeutiques apparaissent inutiles ou disproportionnés, les soins palliatifs prennent le relais pour apaiser la douleur. Nous demandons d’accélérer l’accès de tous aux soins palliatifs et la formation des personnels soignants à la médecine palliative. Puisse la loi accorder un droit de chaque malade aux soins palliatifs.

 

2-      La sédation en question : la sédation est un soin palliatif (« sedare » signifie « calmer ») qui consiste à endormir le patient lorsque la douleur est devenue insupportable. Mais lorsque la sédation est « terminale » et continue, elle cache une euthanasie qui ne dit pas son nom. Sédation intermittente en phase terminale : oui. Sédation terminale comme solution finale : non.

 

3-      Tu ne tueras pas. L’interdit du meurtre est le socle de toute vie en société, l’homme n’est pas un loup pour l’homme. Le député Jean Leonetti, artisan de la loi, dit lui-même qu’il n’acceptera jamais que soit transgressé cet interdit.

 

4-      Chaque personne malade est unique, et sa situation singulière nécessite un dialogue entre le patient et le soignant, et avec ses proches. Les soins palliatifs seront adaptés à chaque personne malade de façon à garder les meilleures conditions possibles de ce dialogue.

 

Pour une réflexion plus approfondie, nous conseillons la lecture du livre de Mgr d’Ornellas : « Fin de vie, un enjeu de fraternité »Salvator, mars 2015.

 

Ce débat sur la fin de vie nous concerne tous. Je le recommande à votre prière fervente pour que l’Esprit Saint éclaire l’intelligence et le cœur de nos élus. Toute civilisation sera jugée sur la manière dont elle accompagne les personnes dans ce grand moment de la vie qu’est la mort. Vigilance orange !

 

+ Christophe DUFOUR

Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Mars 2015

règle de st benoît

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S'il prolonge comme une trêve les jours de notre vie, c'est pour l'amendement de nos péchés, selon cette parole de l'Apôtre : « Ignores-tu que la patience de Dieu te convie à la pénitence ? » (Romains 2:4)

Car ce doux Seigneur affirme : « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. » (Ezéchiel 33:11)

règle de st Benoît

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Mars 2015

Mgr Jean-Benjamin Sleiman

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"L’Europe, prochaine étape des fanatiques"

Mgr Sleiman

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Mars 2015

"Y'a une pie dans l'poirier..." c'est le printemps .

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skype emoticons smile

 

 

La pie, comme chacun sait, est un oiseau. Un drôle d’oiseau diront d’emblée certains. Mais avant d’aller jusque-là, c’est d’abord, dans la grande famille des corvidés, l’une de ces cent trente espèces d’individus plumés, qui cousine avec les cassenoix, les choucas, les corbeaux, les corneilles et autres pirolles ou témias.

On prête à cette bestiole d’être intelligente. C’est en effet, paraît-il, l’une des rares à réussir le test dit “du miroir”, qui permet de vérifier si un animal est capable de voir dans un miroir une image de soi-même. En cela, la pie réussit mieux à ce test que nombre de politiciens, dont on sait qu’ils se prennent, eux, pour les rois des oiseaux.

Mais le volatile n’a pas que des qualités. Ses défauts sont apparemment tellement criants, si l’on peut dire, qu’on ne sait trop comment qualifier le comportement de certains humains sans le comparer à celui de notre animal. La corneille, de la même famille, ne fait que bailler. Au fond, cela n’ennuie qu'elle. Mais la pie ? La pie, elle, est bavarde, elle jase, elle babille, elle caquette.

Pire. La pie est voleuse. Elle a beau être bleue, vagabonde, grise, à raquette ou à capuchon, de mer ou de montagne, d’Inde, de Taïwan ou d’internet, elle est voleuse, cleptomane, chapardeuse, plumeuse, piqueuse pour tout dire. D’ailleurs, son petit nom c’est “pica pica”, du moins quand elle est bavarde. Mais elle peut aussi être bavarde et voleuse. Elle peut même être voleuse parce qu’elle est bavarde.

Tenez, j’en connais une, qui n’est ni grise ni bleue mais beige, c’est joli aussi. Elle a grossi, grossi, la bête, alors elle a besoin de manger, de parler et de parler, et son appétit de manger et de parler aiguise son appétit de chouraver. Alors elle vole de toile en toile, de jour en jour, à tire d’ailes, elle vole et puis vole. Ô tiens, mais c’est ce petit Placide,  c'est le Forum catholique  ! Ô la jolie nouvelle, ô la précieuse information, ô la jolie video ! Et la gourmande s’en repart après avoir fait ses petites courses larcinesques vers son gros nid beige. « Y’a une pie dans l’poirier, j’entends la pie qui chante. Y’a une pie dans l’poirier, j’entends la pie chanter ! »

Gazza ladra, reste chez toi !

 

nb. : reçois ce soir ce  message à ce propos: "il était convenable cher Philippe que la  personne qui vous a emprunté cette vidéo pour la mettre sur un autre site,  que je vous avais destinée en premier ait au moins la délicatesse de mettre la référence 'où elle l'a prise, comme tout ce que l'on vous chaparde par ailleurs. Offrez tout cela en ce temps de carême. avec ma bénédiction paternelle. bon courage et merci pour votre blog. RP. dominique. " merci mon père, je n'y peux rien ! je sais d'où ça vient ça no problème un jour j'aurai peut-être des excuses qui sait ! à je rêve !   .. Philippe +

 

 

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Rédigé par Fred.

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Publié le 9 Mars 2015

R.I.P. ypg - canada: sgt Andrew Joseph Doiron

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MERCI sergent beaucoup d'estime pour des gens comme vous.

Il est mort à 31 ans. Originaire de Moncton,  il était diplômé de l'École Mathieu-Martin, à Dieppe. Dans l'album des finissants de 2001, il avait écrit qu'il rêvait d'antiterrorisme, et ce, quelques mois avant les attentats. Il a ensuite joint les Forces canadiennes en 2002.

 

« Ça prend du courage pour faire ce qu'il a fait en Irak. Il a fait ce qu'il a voulu. Il sera apprécié, là. » « Il avait vraiment un amour pour son pays. C'était vraiment quelqu'un qui faisait ce qu'il aimait faire. » « Andrew s'entourait de ce qui le rendait heureux et ne s'en faisait pas avec le reste. Je suis sûr que ce n'était pas toujours facile pour lui, mais c'est le genre de personne qu'il était et je l'admire pour tout cela. »

radio canada

erreur de tirs amis qui a fait 7 victimes. condoléances à nos lecteurs canadiens.

plus une jeune allemande hier de 20 ans je crois.

 

« Tous les Canadiens ont une dette de reconnaissance envers les hommes et les femmes qui, sciemment, mettent leur vie en danger pour protéger notre pays et améliorer les choses dans le monde. Nos pensées et nos prières accompagnent la famille du sergent Doiron, ainsi que ses collègues blessés », souligne Brian Gallant dans une déclaration écrite.

« Perdre un soldat canadien, que ce soit n'importe où dans le pays, c'est triste. Ce sont des personnes qui s'en vont à la défense de la démocratie, qui vont sur des missions que le Parlement, le gouvernement, les envoie dessus. C'est très triste. Je veux vraiment souhaiter ma très sincère sympathie à la famille de la victime »

 

CANADA

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Mars 2015

pardonner à  ses ennemis.

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merci chère madame, j'en prends note. "Je lutte aussi, en raison d'une sensibilité à fleur de peau," je ne suis pas le seul alors. hum!

Ce qu'on essaye de faire, dans cette quarantaine,  ça rejoint le sermon de notre bon moine de dimanche dernier  très beau .  On y arrive et finalement la paix de l'âme vient avec. On sent de toute façon que ce n'est pas notre vraie nature, elle prête à rendre service partout où elle peut, oeuvrer pour un même idéal commun Jésus crucifié, la gloire de Dieu. On voudrait bien élargir notre champ d'action mais parfois c'est plus facile avec des gens tellement plus loin  de nous,   plus ouverts , qu'avec ceux de nos milieux aigris et passionnés, quelqu'un me disait caractériels, tellement vrai.  J'entrerais certainement plus facilement au YPG, différent de culture et de religion,  que chez certains tradis ça c'est sûr.... 

Mais parfois les couleuvres ont été telles comme vous dites.

Toute autre religion est fausse, de la pure idéologie., enrobée de rite tridentin, mais de l'idéologie quand même.    Même si on ne s'essaye qu'à cela. c'est très fort. qu'il y ait au moins l'intention, c'est déjà beaucoup, si on y arrive pas malgré tous les procédés employés. Ca vaut tous les jeûnes et pénitences que l'on peut vouloir s'infliger et autres exercices de piété . Tant pis pour ceux qui font le mal, cachés derrière leur ordi, parce que personne ne les voit, personne ne sait d'où ça vient..Ils se croient tellement puissants, hors d'atteinte, exempts des droits les plus élémentaires de la justice et de respect envers l'autre.   Dieu leur en demandera des comptes aussi un jour.  On ne peut pas empêcher le mal d'être, fut-il tradi. Mais on peut le réfréner en utilisant les armes contraires de la justice et de la paix; alors il se peut qu'avec la patience et la prière, après réflexions ces gens avouent et reconnaissent qu'ils agissent mal, le tort qu'ils ont causé à autrui,  et repartent vers Pâques  avec de nouveaux et meilleurs sentiments; même si mission impossible,  tout le bien qu'on ne peut que  leur souhaiter,  sans cela leur cause est perdue d'avance.

 

bon et saint carême. le petit placide.

 

"Pas facile à appliquer, je sais, lorsqu'on a avalé un certain nombre de grosses couleuvres.  Cependant, je lis ce texte, le relis, depuis quelques jours, le décortique, le mastique et le digère ;-) et, à chaque fois, il me permet un petit, tout petit, pas en avant. J'espère avoir fait quelques centaines de mètres supplémentaires d'ici Pâques. Peut-être pourra t-il vous aider, ainsi que d'autres. "

 

"C'est le propre d'un coeur extrêmement lâche et d'une âme fort basse, d'être vindicatif et de ne pouvoir digérer sa colère. Un bon estomac digère tout, et de tout tire du bon suc et du bon sang pour se nourrir ; l'autruche prend plaisir à manger les cailloux et les clous qu'on lui jette, et s'engraisse de tout cela. L'homme de bien tire du profit de tout ; nul ne lui fait plus de bien que ceux qui lui font beaucoup de mal.


Jamais vous ne savez mieux l'état de votre vie que par la bouche de votre ennemi, ni que par ses yeux de basilic qui vous empoisonnent en vous regardant d'un oeil malin et tout plein de venin. Quand on demanda à saint François pourquoi Dieu permettait que, dans toutes les familles les plus saintes, il y eût toujours quelque malin esprit et quelque langue vipérine qui envenimait la candeur des autres, > parce que, dit-il, les bons sans les méchants ne sauraient être bons !" .


Tant que l'amour de Dieu n'aura pas l'empire de votre coeur et que vous ne voudrez pas mollir votre courage pour pardonner à votre ennemi, soyez assuré que vos vertus ne seront pas vertus ; ou si elles le sont, ce seront des vertus turquesques et barbares, ce seront des vertus mortes et sans l'âme de la charité. Tout cela ne vous servira qu'à une plus grande confusion, et peut-être à une plus grande condamnation si vous n'y prenez garde."


Etienne Binet (1569-1639) dans "Pratique solide de l'amour de Dieu."

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Mars 2015

de notre ordre: ste Françoise Romaine

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Fille de Paolo de Bussi et de Giacobella de Roffredeschi, Françoise naquit à Rome au début de 1384. Dès son enfance, elle se familiarisa avec la pratique des pénitents, commença l’étude de la vie des saintes femmes et, chaque jour, visita les églises romaines où l’on pouvait gagner des indulgences. Sa mère la mit sous la direction spirituelle de dom Antonio di Monte Savello, bénédictin du Mont Olivet, qui résidait à Santa Maria Nuova (devenue Sainte-Françoise-Romaine), auquel elle obéit exactement. Françoise qui, depuis son enfance, voulait se retirer dans un cloître, dut, à douze ans, obéissant à son père, renoncer à ce projet pour épouser Lorenzo Ponziani. Soutenue par sa belle famille, singulièrement par la Vanozza qui avait épousé le frère aîné de Lorenzo, Françoise continua de mener une vie de piété et de pénitence, sous la direction spirituelle de dom Antonio di Monte Savello qui la confessait tous les mercredis, et instruite des vérités de la foi par un dominicain, prieur de Saint-Clément, qu’elle rencontrait chaque samedi.

Soudain, Françoise tomba malade et resta une année entière entre la vie et la mort. Elle gardait un calme parfait tandis que sa famille, particulièrement son père, croyaient qu’il y avait là un châtiment divin parce qu’il l’avait empêchée de se retirer dans un cloître. Saint Alexis lui apparut une fois, pour lui demander si elle voulait être guérie, et, une seconde fois, pour lui signifier que Dieu voulait qu’elle restât dans le monde pour glorifier son nom ; jetant sur elle son manteau, saint Alexis disparut la laissant parfaitement guérie. Elle rejoignit Vanozza pour lui raconter sa vision et lui dit : « Maintenant que le jour est venu, hâtons-nous de nous rendre toutes deux à Santa Maria Nuova et à l’église de Saint-Alexis, en action de grâce. »

Les deux femmes résolurent de renoncer aux divertissements inutiles, de progresser dans la prière et de se consacrer à des œuvres de charité. Le peuple de Rome les considérait comme des saintes et de nobles dames voulurent imiter leur exemple. Les attaques du démon furent si terribles que le Seigneur permit à l’ange gardien de Françoise de se faire visible et prompt à réprimer tout ce qui pouvait empêcher sa progression. Son premier enfant, Jean-Baptiste, naquit en 1400 ; elle le nourrit elle-même et l’instruisit des vérités de la religion, corrigeant ses défauts d’obstinationet de colère. L’année suivante, à la mort de sa belle-mère, elle fut appelée à gouverner la maison des Ponziani dont elle fit un exemple, tant dans l’organisation que dans la piété.

Lorsque la famine et la peste s’abattirent sur Rome, Françoise et Vanozza s’épuisèrent en charité et allèrent jusqu’à se faire mendiantes pour secourir les indigents. Le Seigneur les aida par quelques miracles. Lorenzo, témoin de tant de merveilles, laissa sa femme organiser sa vie à sa guise ; elle vendit ses robes et ses bijoux, distribua l’argent aux pauvres et de s’habilla plus que d’une robe verte de drap grossier. Elle avait vingt ans lorsque naqui son deuxième fils, Jean-Evangelista, qui montra dès l’enfance des dons certains de sainteté. Trois plus tard lui naissait une fille, Agnès, douce et aussi précoce que son frère dans la sainteté. En 1409, dans l’anarchie romaine, pour avoir défendu la cause de l’Eglise, Lorenzo fut frappé d’un coup de poignard dont il ne mourut pas ; quelques temps plus tard, il fut enfermé et l’on demanda que Françoise livrât son fils aîné en otage ; ne pouvant refuser, elle porte Jean-Baptiste au Capitole et se retire dans l’église de l’Ara Cœli ; prosternée devant l’image de la Vierge, elle entend : « Ne crains rien, je suis ici pour te protéger » ; sur la place, le ravisseur a chargé l’enfant sur son cheval mais, comme le cheval refusait obtinément d’avancer, on rapporta l’enfant à sa mère qui n’avait pas quitté l’église. L’année suivante, lors de l’invasion de Rome par Ladislas Durazzo, Françoise continua ses charités tandis que toute sa famille fuyait Rome. Un an après sa mort, Jean-Evangelista apparut à sa mère pour lui révéler la gloire dont il jouissait au ciel et lui annoncer qu’Agnès allait bientôt le rejoindre. Françoise tomba malade vers 1414 et, par crainte de la contagion, fut abandonnée de tous, sauf de Vanozza ; c’est à cette époque qu’elle ses terribles visions de l’enfer.

Ladislas Durazzo mourut et Rome retrouva la paix ; les Ponziani rentrèrent et retrouvèrent leurs biens ; Lorenzo renonça à la vie publique pour la piété. Le 15 août 1425, à Santa Maria Nuova, Françoise, pour neuf dames romaines, fonda l’association des oblates de Marie, rattachée aux bénédictins du Mont Olivet, dont Eugène IV confirmera la règle en 1444. Avant d’entrer dans la congrégation dont elle était la fondatrice, Françoise dut attendre la mort de Lorenzo. Elle mourut le 9 mars 1440 en disant : « Le ciel s’ouvre, les anges descendent, l’archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait suivre de le suivre. »

 

missel.free

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Mars 2015

la colère de Dieu.

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La colère divine désigne la séparation d’avec Dieu que le pécheur s’inflige par son impénitence. Elle n’indique pas un attribut divin, mais l’état de celui dont le péché ne peut être pardonné par la miséricorde et la justice de Dieu parce qu’il demeure dans son péché.

un moine osb+

“ La colère de Dieu est réservée pour la fin ”
(Dominica III in Quadragesima)

 

 

Dieu peut-il se mettre en colère ?

 

Non, car la colère est une passion, et Dieu est impassible. De plus, il est miséricordieux. Par conséquent il ne peut être coléreux. Or, saint Paul nous parle aujourd’hui de la colère de Dieu : « Que nul ne vous abuse par de vaines raisons : ce sont bien de tels désordres – fornication, débauche, cupidité – qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui lui résistent ». Dans la lettre aux Romains, il dit plus généralement : « La colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice » (Rm 1,18).

Jean Baptiste disait aussi : « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jn 3,36). Comme nombre de prophètes avant lui, il annonçait la colère de Dieu : « Il disait donc aux foules qui s'en venaient se faire baptiser par lui : "Engeance de vipères, qui vous a suggéré d'échapper à la Colère prochaine » (Lc 3,7) ?


Si Dieu ne peut se mettre en colère, comment comprendre de telles affirmations ?

 

La colère divine dont parle l’Écriture Sainte se distingue de la miséricorde et de la justice. Par sa miséricorde, Dieu prend en pitié sa créature qu’est l’homme. C’est pourquoi il a envoyé son Fils pour le sauver de ses péchés. Par sa justice, Dieu fait aussi miséricorde, car il est juste en pardonnant à sa créature dont il connaît la faiblesse. Saint Anselme disait : « Quand tu pardonnes au pécheur, tu es juste : car cela te convient ! ». Dieu est parfait, et il est donc juste qu’il puisse tout pardonner.

Nous, nous sommes imparfaits, et il est normal que nous ne sachions pas toujours pardonner comme Lui. Au contraire nous nous mettons facilement en colère contre les fautes d’autrui, moins ou peut-être jamais contre nos propres manquements. On les excuse plus facilement. Dieu n’agit pas ainsi. Lorsque le fils prodigue revint après ses nombreux péchés, le Père ne se mit pas en colère, mais l’accueillit à bras ouverts : il a tout pardonné à son fils repenti, quoi qu’il eût fait. Le fils aîné, lui, se mit en colère, ne voulant pas la miséricorde mais le châtiment, fruit de la colère : « Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer » au festin préparé pour son frère repenti (Lc 15,28).

 


Par l’image de la colère divine, la Bible entend souligner l’absolue incompatibilité entre la sainteté de Dieu et le péché. La colère divine désigne la séparation d’avec Dieu que le pécheur s’inflige par son impénitence. Elle n’indique pas un attribut divin, mais l’état de celui dont le péché ne peut être pardonné par la miséricorde et la justice de Dieu parce qu’il demeure dans son péché.

 

C’est en ce sens qu’il faut comprendre ce que dit saint Paul : « Par ton endurcissement et l'impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu » (Rm 2,5). C’est cet endurcissement qui provoqua la colère de Jésus contre les pharisiens : Il promenait « sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leur cœur » (Mc 3,5). En somme c’est l’homme qui suscite la colère de Dieu, c’est lui qui en est l’auteur, par son endurcissement.


En s’attirant la colère de Dieu, le pécheur attire sur lui le châtiment : « Du fait qu'un homme en colère est porté à châtier, on appelle colère, par métaphore, le châtiment divin » (I,3,2,ad2).

Mais cette colère, ce châtiment, est réservé pour le dernier jour (cf. Apocalypse).

Ici-bas, c’est le temps de la patience miséricordieuse : « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » (Mt 5,44s).

 

Il répand les effets de sa bonté sur tous, sans distinction. Il nous faut donc devenir « imitateurs de Dieu ».

 

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Rédigé par un moine osb+

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Publié le 8 Mars 2015

.remarquez maintenant ils ont créé une page facebook, complètement déjantés. ça devient grave . comme quoi la religion ça peut porter au ciboulot ! on sait même pas qui est derrière tout ça, une page de plus quoi pour un nouveau pape .. , té ! hi hi hi

Skype emoticons-22-itwasntme

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Mars 2015

saint dominique Savio - 9 mars.

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« La mort plutôt que pécher »

st dominique Savio

« Alors que les trois héros que nous venons de commémorer avaient prodigué toutes leurs forces viriles dans le dur combat contre les forces du mal, voici qu’apparaît à notre regard l’image de Dominique Savio, fragile adolescent, au corps faible, mais à l’âme tendue dans une pure oblation de soi à l’amour surhumainement délicat et exigeant du Christ.

« À un âge si tendre, on s’attendrait plutôt à trouver de bonnes et aimables dispositions d’esprit ; en revanche, on découvre en lui avec stupeur les merveilleuses voies des inspirations de la grâce, une adhésion constante et sans réserve aux choses du Ciel que sa Foi percevait avec une rare intensité.

« À l’école de son Maître spirituel, le grand saint Don Bosco, il apprit que la joie de servir Dieu et de Le faire aimer par les autres peut devenir un puissant moyen d’apostolat.

« Le 8 décembre 1854 le vit élevé en une extase d’amour envers la Vierge Marie, et, peu après, il réunissait quelques-uns de ses amis dans la « Compagnie de l’Immaculée Conception », afin d’avancer à grands pas sur le chemin de la sainteté et d’éviter jusqu’au plus petit péché. Il incitait ses compagnons à la piété, à la bonne conduite, à la fréquentation des sacrements, à la récitation du chapelet, à l’éloignement du mal et des tentations.

« Sans se laisser intimider par de mauvais accueils et par des réponses insolentes, il intervenait avec fermeté, mais charitablement, pour rappeler au devoir les écervelés et les pervers.

« Comblé déjà en cette vie de la familiarité et des dons du doux Hôte de l’âme il quitta bientôt la terre pour recevoir, avec l’intercession de la Reine céleste, la récompense de son amour filial. »

 

Pie XII

 

 

 
 

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Rédigé par Philippe

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