Publié le 6 Décembre 2013

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"O saintes âmes de la prière et de la pénitence, est-ce donc que vous n'êtes pas assez nombreuses, que les ennemis le sont tant?  O petite troupe d'élite, soldats des grandes luttes,  oui, il faut agrandir vos rangs! "

 

Les premiers contemplatifs parmi nous, ceux qui, ordre chronologique et par puissance d'influence, ont mérité au-dessus de tous le nom de "Moines d'Occident", ne sont-ce pas les Bénédictins?

 

Depuis treize siècles, conservant en sa pureté l'esprit monastique, les fils du grand patriarche du Mont-Cassin ont tant travaillé pour l'honneur de Dieu, et tant fait abonder de bénédictions, de sainteté et de gloire dans la sainte Eglise!

 

Saint Benoît s'est distingué par son zèle pour la célébration des offices divins et par son attachement à l'Eglise romaine. Ses fils, héritiers de son esprit, ont été grands par ce double caractère de fidèles gardiens des vérités traditionnelles dans les observances liturgiques et dans la défense de l'Eglise. Et n'est-ce pas à ce passé glorieux, que le Souverain Pontife rattachait lors de son relèvement, la Congrégation de France, en lui disant que sa mission était de relever, de la ruine où elles s'écroulent, les saintes traditions du droit pontifical et de la sainte liturgie?

 

Hommes de l'Eglise, hommes de Dieu: voilà bien les Bénédictins dans leur rôle traditionnel. Hommes de l'Eglise, conservateurs de ses idées, de son autorité, de son influence. Hommes de Dieu, conservateurs de son culte, de son nom, de sa gloire. Un monastère bénédictin est un foyer, où brulent et d'où se répandent l'amour de l'Eglise et l'amour de Dieu.

 

L'amour de l'Eglise.

 

C'est un privilège antique que celui de l'exemption, qui soustrait les religieux à la juridiction ordinaire de l'Evêque, pour les soumettre à l'autorité immédiate et spéciale du Souverain Pontife.

Pourquoi cette faveur particulière? Pourquoi cette situation exceptionnelle? Par cette grande raison que, protégé par la Règle, l'esprit de l'Eglise, dans les monastères, vit en une pureté plus intense. Les saintes traditions, les idées vraies, les initiatives fécondes, ont là des foyers d'une incomparable vitalité. Par la multiplication des monastères qui relèvent de lui et qui lui sont dévoués, le Souverain Pontife est présent sur tous les points de la chrétienté: ses idées sont là, son influence est là. Et sont là; et là, elles se conservent comme dans une forteresse sûre. Elles sont là; et de là, elles rayonnent comme d'un foyer puissant.

 

Là elles se conservent. Un monastère est un centre de doctrine. Homme de contemplation, le moine vit dans la familiarité de la vérité divine. Il la cherche et il la rencontre dans ses oraisons et dans ses études. Plus que tout autre peut-être, le moine bénédictin vit dans le commerce assidu de la vérité; elle est son attraction supérieure, son aliment préféré. Aussi, les cloîtres bénédictins ont-ils eu à travers les siècles cette gloire d'être les réservoirs sacrés de la doctrine.

 

Elle s'est conservée là, et de là elle s'est déversée. On sait quels rayons ont jetés sur le monde ces génies bénédictins qui s'appellent saint Grégoire le Grand, saint Pierre Damien, saint Anselme. On sait quelle influence et quelle renommée ont eu jadis les écoles monastiques.On sait de quel éclat ont brillé les moines qui ont fait du nom de bénédictin le synonyme de travailleur infatigable et de savant indiscutable.

 

 

Est-ce donc que l'occupation d'écrivain fait partie intégrante de la vocation bénédictine? Non point. Une chose fait partie essentielle de cette vocation, elle en est un des traits caractéristiques: c'est l'amour passionné de la vérité, c'est l'amour de l'Eglise, de sa vie, de sa doctrine, de son autorité, de ses droits. Et quand il est nécessaire d'affirmer le droit, de venger la doctrine, de faire comprendre et aimer l'Eglise et ses institutions, de propager l'influence et l'autorité du Saint-Siège, le Bénédictin sait écrire et il sait parler.

 

(On peut d'ailleurs  lire les sermons de notre père Abbé. )

 

Et il écrit suivant que son Supérieur le lui dit; car il appartient au Supérieur de déterminer le travail du moine. Les grands écrits des Bénédictins ne sont donc qu'un des témoignages extérieurss de leur amour intérieur pour l'Eglise et la vérité.

 

Sans vouloir ni pouvoir résumer, en un aperçu succinct, même les plus saillants des travaux par lesquels les différentes Congrégations Bénédictines honorent et défendent l'Eglise à l'heure présente, il nous est possible cependant de signaler ce qu'ont écrit, sur la liturgie, le chant, la discipline, l'histoire, l'art, etc... ce qu'ont fait comme oeuvres apostoliques: en France les disciples de D. Guéranger; en Allemagne, en Belgique et au Brésil, ceux des PP Wolter, Maur et Placide; en Angleterre, les moines anglais; en Espagne, ceux de Montserrat et de silos; d'autres encore, en Italie.

 

Ces travaux ne montrent-ils pas que les réservoirs sacrés ont la même plénitude que jadis?

 

La tradition monastique est vivante au milieu de nous. surtout à Fontgombault !

 

Ils sont les contemplatifs de la vérité; et quand il en est besoin, ils la disent au monde.

 

Ainsi, le Bénédictin est l'homme de l'Eglise et le conservateur de ses idées; mais il est bien plus encore l'homme de Dieu et le conservateur de son culte. 

 

"Le but de cet Ordre, dit M. Olier, est surtout d'exprimer la religion de Notre-Seigneur Jésus Christ envers son Père et le culte auguste, qu'il lui a rendu sur la terre et qu'il lui rend dans le ciel.

 

De là vient que cet Ordre est pompeux et magnifique en ses belles cérémonies, bien plus solennelles, bien plus imposantes qu'en nul autre institut religieux; qu'il y étale de splendides ornements, comme autant d'images de la gloire céleste, et qu'il les accompagne de splendeurs et de lumières, qui portent la pensée jusqu'aux grands spectacles décrits au livre de l'Apocalypse. Ses temples sont superbes; leur voûtes élevées, immenses, annoncent la majesté de Dieu; les chants nobles et mélodieux, dont il les fait retentir, rappellent l'harmonie des concerts évangéliques; ses cloches d'airain sonore font l'effet de la grande voix de Dieu. On chercherait inutilement cette pompe et cette solennité dans les offices liturgiques des autres institus, parce que leur vocation n'est pas la même. "

 

"Le moine, dit Mgr. Pie, est avant tout l'homme de la prière, et de cette prière publique et officielle, qui est la prière liturgique.

 

Quand il s'agit de recevoir un frère, la première règle tracée par saint Benoît, c'est de s'assurer s'il cherche vraiment Dieu et s'il est empressé à l'oeuvre de Dieu. Or l'oeuvre de Dieu, c'est le service divin, c'est le chant des louanges du Seigneur, c'est l'acquittement du tribut de la nuit et du jour devant l'autel où s'accomplissent les saints mystères."

 

La sainte Liturgie, voilà vraiment le coeur de la vie bénédictine. C'est là que le religieux puise surtout la connaissance et l'amour de son Dieu, là qu'il trouve les ascensions de son âme vers l'infini, là qu'il se dilate, non plus en parlant, mais en chantant la vérité et l'amour divins.

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Rédigé par un chartreux .

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Publié le 6 Décembre 2013

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La foi s'en va! C'est le plus terrible des malheurs, car nul malheur n'est comparable à celui-là, parce que nul bien n'est comparable à la foi, qui est le fondement et la racine de tous les biens.

 

Qu'est-ce qu'un peuple sans foi? Qu'est-ce qu'un homme à la foi vascillante? Toute nation, tout homme qui a foi en sa destinée, arrive à faire quelque chose d'utile. Sans la foi en quelque chose, on ne fait rien; l'être sans foi est un être stérile. Cela est vrai naturellement, combien plus surnaturellement! Sans la foi, il est impossible de plaire à Dieu. Tout homme, tout peuple, qui a fait quelque chose pour Dieu, l'a fait dans la mesure de sa foi.

 

La foi s'en va!... C'est le cri triomphant des méchants, et c'est la plainte désolée des bons. En effet les impies se font légion, les croyants se font rares. Les incrédules se tardguent de leur science, les fidèles deviennent ignorants. Les ennemis de Dieu redoublent d'audace, ses amis se laissent envahir par l'hésitation. Le mal s'enhardit, le bien s'attiédit. Le blasphème et la négation s'affirment avec une audace victorieuse, les robustes et profondes convictions s'effacent.

 

Il y a encore des âmes de foi certes, mais combien leur nombre est restreint! La masse de ce qu'on appelle les fidèles, quelle foi a t-elle? Hélas! une croyance trop ignorante, une religion trop superficielle, une piété trop extérieure, faite de lambeaux de vérité et d'un amas de pratiques rituelles. Il reste une écorce, il ne reste plus assez de substance. Et c'est parce que la substance s'en va, que bons et méchants, quoique avec des sentiments différents, faisant la même constatation, poussent le même cri: La foi s'en va...

 

 

Elle s'en va; nous quittera-t-elle tout à fait? Il dépend de ceux en qui l'étincelle sacrée demeure vivante, de rallumer le foyer divin. O âmes de foi, j'en appelle à vous, ne permettez plus qu'on puisse dire: La foi s'en va. Oui, nous pouvons empêcher Dieu de remuer notre chandelier. Nous pouvons conserver à notre pays la lumière sainte; nous le pouvons et le devons et nous le voulons, n'est-ce pas ? de toute l'énergie de notre être.

 

Conservons la foi, ramenons la foi: la foi vraie et vivante, forte et féconde, sincère et pure, simple et pratique; cette foi robuste et puissante, qui est victorieuse de toutes les forces du monde. I Joan, V,4

 

Conservons la foi et ravivons-la dans les âmes qui en ont encore. Travaillons à leur redonner cette plénitude de lumière, qui leur fera voir en toutes choses leur Seigneur, cette plénitude de sentiment qui leur fera respecter tous ses droits.

 

L'âme humaine a besoin de savoir en toutes ses voies et de ne jamais perdre de vue quel est le Seigneur qui nous a faits et comment il nous régit. Il est le Maître qui a tracé le plan de notre être suivant qu'il lui a plu, et qui dirige le travail de notre existence suivant qu'il lui plait. Il est le Maître et nous devons suivre ses volontés et accomplir ses desseins. Et pour les suivre et les accomplir, nous devons les avoir devant les yeux. Et pour les avoir devant les yeux, il faut cette lumière de la foi vivante, qui détourne notre vue des séductions de la bagatelle créée, pour la fixer pratiquement sur les yeux et les mains de notre Maître. Et non seulement nos yeux, mais notre coeur; car il faut aimer les droits de notre Seigneur, les aimer pleinement, afin de les respecter fidèlement. Rendons aux âmes cette foi droite et forte en leur Seigneur.

 

Rendons-leur la foi en leur Dieu, leur unique tout et la consommation de leur vie. Pourquoi sommes-nous sur ce chemin de l'existence terrestre? Pour nous y amuser ou nous y ennuyer? Non, certes; mais pour alller à notre Père, avec lequel nous vivrons aux siècles des siècles.

 

Hélas! combien on oublie le voyage du temps et le festin de l'éternité!  Ah! les espérances de la foi, les promesses de la foi, les réalités éternelles, l'immortalité de la vie en Dieu! ....

 

combien ces illuminations de l'éternité s'obscurcissent dans le brouillard de la matière! Nous sommes si plongés dans les plaisirs inférieurs!

 

Oh! oui il faut ramener les âmes aux chauds rayons du soleil divin, dissiper l'épaisseur des brouillards qui les enveloppent, leur rendre la vue de l'éternité, les ascensions du ciel.

 

 


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Rédigé par un chartreux

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Publié le 6 Décembre 2013

 

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Quelqu'un pourrait dire: A supposer que je jouisse de l'état de grâce, je possède en moi les dons du Saint-Esprit, et alors je n'ai qu'à me recueillir, et à implorer l'intervention divine pour entrer en contemplation?

 

- Non, ce serait passer d'un extrême à l'autre. Les dons du Saint-Esprit ne nous sont pas accordés pour nous dispenser de l'effort vertueux, mais pour le prolonger seulement.

 

Dieu achève à sa divine manière l'oeuvre commencée à la manière humaine.

 

Régulièrement parlant, l'Esprit de Dieu ne nous éclaire pas de sa lumière sans une double préparation éloignée et prochaine qui se résume ainsi: pratique des vertus morales, effort intellectuel de méditation et d'intuition, le tout gouverné par la charité.

 

Saint Thomas nous avertit expressément:" Par ordre de génération ou de disposition, écrit-il, les vertus morales et intellectuelles précèdent les dons, parce que c'est en se comportant comme il convient par rapport à sa propre raison que l'homme se dispose à bien se comporter vis-à-vis de Dieu.

 

D'abord la pratique des vertus morales s'impose.

 

En effet il faut établir entre nous la justice et la paix, en nous-mêmes l'harmonie et l'unité, afin que ni les tumultes extérieurs, ni les désirs intérieurs n'entravent l'action de l'intelligence, mais au contraire que les ressources du monde et nos propres facultés se mettent chacune à sa manière, et suivant l'ordre naturel au service de la contemplation.

 

....

 

L'homme doit tout faire pour vivre selon ce qu'il y a de meilleur en lui, disait Aristote dans un passage de son Ethique que saint Thomas s'est plus à commenter. Et ce meilleur, explique le philosophe grec, c'est l'acte de l'intelligence en contemplation de la vérité divine. "

 

La souveraine perfection de la vie humaine, écrit d'autre part saint Thomas, c'est que l'esprit de l'homme puisse librement vaquer à Dieu."

 

Tout doit être ordonné à ce but.

 

Le Docteur angélique se rend bien compte que la contemplation parfaite ne se réalisera qu'au ciel. Cependant il sait aussi qu'entre tous les moyens qui nous rendent capables d'une fin, il n'en est pas de plus efficace en soi que celui qui est l'image de cette fin même. Il faut donc que la concorde et l'entr'aide règnent dans la société pour que ses membres soient à même de vaquer dès ici-bas à cet acte là.

 

Il faut qu'une sérieuse discipline coordonne les multiples puissances de l'homme et les harmonise progressivement dans une unité supérieure pour que son être puisse ainsi s'épanouir par le sommet.

 

Là se trouve en définitive la raison d'être des vertus morales: rendre possible la contemplation. Et pour arriver à celle-ci, la première tâche qui s'impose, c'est de pratiquer celles-là.

 

Sans quoi, comment l'intelligence attirée vers les plaisirs sensibles sous l'influence des passions charnelles, distraite par les soucis que lui donne intérieurement une nature complexe livrée à l'anarchie, préoccupée par le tumulte des oeuvres et des luttes extérieures qui envahissent sa pensée et réclament son intervention, comment l'intelligence pourrait-elle s'acquitter de cette fonction suprême ?

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Rédigé par R.P. Joret OP

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Publié le 5 Décembre 2013

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La fête de Saint Nicolas fut jadis une des plus populaires et la poésie populaire a maintes fois chanté "le grand Saint Nicolas".

 

Saint Nicolas

 

(jour de mort (d'après le martyrologe: 6 décembre. Eglise du tombeau: l'église de Saint Nicolas à Bari dans les Pouilles (église des Bénédictins) depuis 1087. Image: On le représente avec trois boules sur un livre (le dot des trois jeunes filles), avec trois enfants dans une cuve, avec un vaisseau et une ancre.

 

Sa vie.

 

Nicolas naquit à Patara en Lycie. Ses parents, qui étaient restés longtemps sans enfants, l'obtinrent de Dieu à force de prières. Il était encore jeune quandd il perdit ses parents. Il aimait à secourir les malheureux et les affligés de toute sorte. Dans sa ville natale vivait un homme noble mais pauvre, qui avait trois filles nubiles: ce filles ne pouvaient trouver de parti parce qu'elles n'avaient pas de dot. Le père conçut alors la pensée coupable de les livrer à la prostitution.. Quand Nicolas l'apprit, il jeta, une nuit, par la fenêtre, une bourse contenant autant d'argent qu'il en fallait pour constituer une dot à l'une des filles. Il renouvela ce geste, la seconde et la troisième nuit. Dans une traversée sur mer, il apaisa la tempête par ses prières, c'est pourquoi il est considéré comme le patron des marins. Il dut aussi subir l'emprisonnement pour sa foi.

 

Il mourut tranquillement dans sa ville épiscopale, en prononçant ces paroles ' Entre vos mains, Seigneur, je remets mon esprit." En Orient, saint Nicolas est très vénéré comme un grand trhaumaturge, comme "annonciateur de la parole de Dieu" et "porte-parole du Père."

 

Il faut que nous soyons avec saint Nicolas de "fidèles serviteurs" qui ont bien administré les talents de la foi et de la grâce, et les ont doublés.

 

 

Puissions-nous par les mérites et les prières de Saint Nicolas, être préservés du feu de l'enfer. (Oraison )

 

dom Pius Parsch.

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 4 Décembre 2013

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"Me voici, envoie-moi."

 

 

 

Le prophète Isaîe nous présente aujourd'hui une scène sublime: la vision d'où il reçut sa vocation. (VI, I,13).

 

Il est dans le temple: " Je vis le Seigneur sur un trône élevé et sublime, les bords de son manteau remplissaient le temple, les Séraphins planaient au-dessus de lui; ils avaient chacun six ailes... Ils criaient l'un à l'autre: Saint, Saint, Saint est le Dieu des armées, tout l'univers est rempli de sa magnificence. Leurs hauts cris ébranlèrent les gonds des seuls et la maison se remplit de fumée." Le prophète s'effraie; il craint de mourir parce qu'il a vu le Seigneur." Malheur à moi, je suis perdu, impures sont mes lèvres et je demeure parmi un peuple impur et mes yeux voient le Seigneur des Armées!

 

Alors un Séraphin vola vers moi avec un charbon ardent dans la main qu'il avait pris avec une pince sur l'autel et il toucha ma langue et dit: ce charbon a touché tes lèvres, ta faute a disparu, ton péché est détruit. Alors j'entendis la voix du Seigneur qui disait: Qui enverrai-je et qui ira pour nous? Alors je lui dis:" Me voici, envoie-moi. Et il dit : Va et dis à ce peuple: Entendez et ne comprenez pas, voyez et ne reconnaissez pas: endurcis le coeur de ce peuple, assourdis ses oreilles, aveugle ses yeux afin qu'il ne voie pas avec ses yeux, qu'il n'entende pas avec ses oreilles, qu'il ne rentre pas en lui-même et ne trouve pas la guérison.. Cependant de même que lorsqu'on a abattu un chêne il reste un tronc, son tronc produira un saint rejeton".

 

Ainsi parle le Prophète. Ce passage est pour nous d'une grande importance. Nous y entendons pour la première fois le chant des chérubins: Saint, Saint, Saint, dont use la liturgie depuis les temps les plus reculés au début du Canon.

 

De même la purification avec le charbon ardent est mentionné dans la liturgie: chaque jour le prêtre fait cette prière avant d'annoncer l'Evangile:" Purifie mon coeur et mes lèvres, Toi qui as purifié les lèvres du prophète Isaïe avec un charbon ardent..."

 

 

 

dom Pius Parsch

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Rédigé par philippe

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Publié le 4 Décembre 2013

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La ressemblance avec Dieu, telle est donc la perfection de l'homme.

 

Et, parce que ne pas vouloir être parfait, c'est nécessairement faillir, il faut qu'en vue de cette perfection la volonté soit continuellement excitée, en même temps que retenue, de peur qu'elle ne se dissipe sur des choses étrangères; il faut que l'amour de son côté soit stimulé sans répit, et partant toujours surveillé, de peur qu'il ne se corrompe.

 

N'avons-nous pas éété créés, ne vivons-nous pas pour cela seul: devenir semblable à Celui qui nous a faits à son image?

 

 

Or il est une première ressemblance avec Dieu: ressemblance que tout homme vivant ne dépouille qu'avec la vie et que le Créateur de tous a voulu laisser en chacun comme un témoignage de cette similitude supérieure et autrement digne qui était la part de l'homme avant la chute; ressemblance qui échappe à la volonté et qui n'existe pas moins chez cet homme à ce point borné qu'il ne peut la soupconner que chez cet autre qui en a conscience.

 

Nous voulons parler de cette ressemblance qui résulte du fait qu'à l'instar de Dieu l'âme est partout présente au corps qu'elle anime: de même, en effet, que Dieu est partout, et qu'Il est partout tout entier dans sa créature, de même l'âme vivante se trouve être dans son corps. Et de même que Dieu perpétuellement semblable à Lui-même, ne laisse pas cependant que d'opérer sans fin et toujours à nouveau dans ses créatures; de même, l'âme de l'homme, bien que principe unique de vie pour le corps tout entier, ne cesse cependant d'opérer différemment, sans pour cela changer jamais, et dans les sens du corps et dans les pensées de l'homme.

 

Telle est cette première ressemblance de l'homme avec Dieu, ressemblance qui ne saurait être d'aucun mérite devant Lui, puisqu'elle est le fruit de la nature, non du labeur ou de la volonté de l'homme.

 

Mais il est une seconde ressemblance, de beaucoup plus proche de Dieu, en tant qu'elle est dépendante de la volonté de l'homme: celle-ci qui réside dans la vertu; l'âme est alors semblable à Dieu, quand, par la grandeur de sa vertu, elle s'efforce d'imiter en quelque sorte la grandeur du bien souverain, et quand, par sa constance à persévérer dans le bien, elle reproduit quelque chose de l'immuable éternité de Dieu.

 

Par-delà vient encore une autre ressemblance de l'homme avec Dieu, celle dont nous avons déjà parlé, et qui est tellement intime qu'on doit l'appeler unité d'esprit bien plus que de similitude: c'est lorsque l'homme devient une seule chose, un même esprit avec Dieu, non plus seulement par l'unité d'un même vouloir, mais par je ne sais quelle force d'union plus étroite, qui ne lui permet plus de vouloir autre chose....

 

Guillaume de St Thierry

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 4 Décembre 2013

 

 

 

 

 

 

 

 

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Merci à tous ceux qui m'ont permis d'arriver à ce moment cauchemardesque de la vie ! Ces trois dernières années à Joseph et Stéphanie, véritables collègues de travail dans des circonstances pas toujours évidentes qui m'ont apporté soutien et réconfort.. ... Mission accomplie. ad maj quandorem Dei gloriam.. ! heureux.  .. le reste est silence. Que faire à la retraite ça mystère...! quand on n'a plus rien !

m' enfin, tout est grâces.!

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 4 Décembre 2013

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Ils étaient trois petits enfants

chanson de Saint Nicolas

 

 

 

Refrain

Ils étaient trois petits enfants

Qui s’en allaient glaner aux champs

 

1

 

Tant sont allés, tant sont venus

Que sur le soir se sont perdus

Ils sont allés chez le boucher

« Boucher voudrais-tu nous loger ? »

 

Refrain

2

 

Ils n’étaient pas sitôt entrés

Que le boucher les a tués

Les a coupés en p’tits morceaux

Mis au saloir comme pourceaux.

 

Refrain

3

 

Saint-Nicolas au bout d’sept ans

Vint à passer dedans ce champ

Alla frapper chez le boucher

« Boucher, voudrais-tu me loger ? »

 

Refrain

4

 

« Entrez, entrez Saint Nicolas

Il y a d’ la place, il n’en manque pas. »

Il n’était pas sitôt entré

Qu’il a demandé à souper.

 

Refrain

 

5

 

-Voulez-vous un morceau d’jambon ?

 

-Je n’en veux pas, il n’est pas bon

 

-Voulez-vous un morceau d’veau ?

 

-Je n’en veux pas il n’est pas beau

 

Refrain

 

6

 

« Du p’tit salé, je veux avoir

Qu’il y a sept ans qu’est au saloir. »

Quand le boucher entendit ça

Hors de la porte, il s’enfuya.

 

Refrain

7

 

« Boucher, boucher, ne t’enfuis pas

Repens-toi, Dieu te pardonn’ra. »

Saint Nicolas alla s’asseoir

Dessus le bord de ce saloir.

 

Refrain

8

 

« Petits enfants qui dormez là

Je suis le grand Saint-Nicolas »

Et le Saint étendant trois doigts

Les petits se lèvent tous les trois.

 

Refrain

9

 

Le premier dit : « J’ai bien dormi »

Le second dit : » Et moi aussi «

Et le troisième répondit :

« Je me croyais au Paradis »

 

Refrain

 

 

 

 

Au 15ème siècle, le duc René II de Lorraine a consacré Saint Nicolas « patron des Lorrains », consécration qui fut confirmée par le pape Innocent X en 1657.

 

Mais l’attrait de la ville de pèlerinage diminua suite à la Réforme au 16e siècle. Dans les pays européens convertis aux idéaux protestants, les fêtes des Saints étaient abolies. Quant aux Néerlandais, qui vénéraient le Saint, ils ont gardé la tradition de la fête à cœur ; d’ailleurs, là-bas, Saint Nicolas s’appelait « Sinterklaas ».

 

La légende la plus célèbre impliquant Saint Nicolas est celle des trois petits glaneurs perdus dans la forêt :

 

Trois petits enfants furent envoyés par leurs parents glaner dans les champs. Après avoir travaillé toute la journée, ils prirent le chemin de leur maison. Fatigués et affamés, les enfants se perdirent. Après une longue marche dans la forêt, ils aperçurent une maison bien éclairée. C’était la maison d’un boucher qui leur était inconnue. Les enfants frappèrent à la porte et l’homme, d’apparence assez sympathique, leur offrit l’hospitalité. Les enfants acceptèrent l’offre du boucher avec gratitude, remerciant leur providence. Affamés et épuisés, rien ne leur fit plus plaisir qu’un bon repas et la perspective d’un doux et long sommeil. Mais alors que les enfants dormaient profondément, le boucher les attaqua et coupa les petites créatures en petits morceaux avec son couteau avant de les mettre dans une grande cuve de sel.

 

Sept années passèrent. Saint Nicolas, qui entendit parler du destin atroce des trois petits glaneurs, vint visiter le méchant boucher. Il frappa à la porte et demanda l’hospitalité pour la nuit. Le boucher, si flatté d’accueillir un hôte si célèbre sous son toit, accepta avec grand plaisir. Alors que Saint Nicolas était assis à la table, il demanda au boucher avec insistance s’il pouvait manger du porc salé. Le visage du boucher se décomposa car il comprit aussitôt que Saint Nicolas connaissait tout de ses actes. Craignant la colère du Saint, il prit immédiatement la fuite et disparu dans la nuit noire. Puis Saint-Nicolas descendit à la cave, bénit le saloir et l’ouvrit. Comme par miracle, les enfants sortirent tous en chair et en vie, – et entiers – et s’étirèrent comme si ils se réveillaient d’un long sommeil.

 

 

link

 

 

 

Jeune homme, il apprit qu'à cause de la pauvreté, un voisin n'arrivait pas à marier ses filles et risquait de devoir les vendre. De nuit, Nicolas jetta par la fenêtre des bourses d'or, et ainsi les filles purent se marier. Élu évêque de Myre, sur une indication expresse de Dieu, il fut un évêque modèle. Lors des dernières grandes persécutions contre les Chrétiens, il fut jetté en prison pour décourager le peuple, et laissé 7 ans loin de son Eglise. La Tradition rapporte qu'il assista au 1er Concile Oecuménique de Nicée; un prêtre fou et méchant, Arius, prétendait que Jésus-Christ n'était pas vraiment Dieu, et saint Nicolas, habituellement doux, le giffla. Sur son lit de mort, il déclara aux fidèles présents : "Lorsque je serai au Ciel, je veux d'abord aller voir la Mère de Dieu, que j'ai tant priée ici bas. Et puis je veux revenir sur terre pour faire le bien et aider". Des Anges vinrent accueillir l'âme de Nicolas mourant.

Au tombeau, son corps distilla de l'huile et de l'eau. "De nos jours encore", une huile sainte émane de lui et guérit bien des personnes. Les invasions des musulmans semaient la désolation, ils massacraient tout sur leur passage. Quand les Turcs arrivèrent à Myre, les habitants s'enfuirent, sans rien emporter. Mais un bateau de corsaires d'Italie vint sur place, 62 hommes en tout, dont on possède les noms. Et les 47 soldats de cet équipage de Bari prirent le corps précieux de saint Nicolas et l'emportèrent chez eux en 1087. Un jour, des matelots en péril l'invoquèrent: comme saint Claude de Besançon ou sainte Anne avec d'autres marins, saint Nicolas apparut, aida la manoeuvre, et la tempête s'apaisa. En temps de famine, il ravitailla miraculeusement sa province. Il est le saint patron de la Russie, des marins, des enfants, des voyageurs, etc. C'est un des prénoms masculins les plus portés en Grèce et en Russie. Il s'accomplit encore de nos jours beaucoup de miracles par l'intercession de saint Nicolas de Myre.

Voici une histoire avec une de ses saintes icônes : lors de la guerre entre la Russie et le Japon en 1904, les Japonais s'emparèrent d'un navire torpilleur Russe. 30 ans après, ils envahirent la Chine. Le navire était amaré à Shangaï. L'évêque du lieu était saint Jean Maximovitch, qui deviendra ensuite archevêque de l'Eglise Orthodoxe Russe Hors Frontières pour l'Europe Occidentale, avec son Siège épiscopal en Belgique, à Bruxelles. Cet évêque, tout petit et pourtant "de feu comme le prophète Elie", grimpa à bord du navire, malgré l'interdiction des soldats de garde. Il entra dans le réfectoire des officiers sans que personne n'arrive à l'arrêter, et là il leur montra une sainte icône de saint Nicolas qui était encore accrochée à la paroi, à l'endroit où les marins Russes l'avaient fixée auparavant. Il dit aux Japonais, ébahis : "Si votre navire est encore à flot, c'est à saint Nicolas que vous le devez. Alors respectez-le!". Ces Japonais-là furent d'autant plus surpris que n'étant pas (encore devenus) Chrétiens, ils ne savaient ni qui était saint Nicolas de Myre, ni ce qu'était une sainte icône et sa force spirituelle pour ceux qui vivent dans la Foi.

 

 

KONDAKION 1

Toi donc qui es écouté avec amour par le Segineur, demande-Lui de nous délivrer de tout malheur afin que nous puissions te crier :

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

IKOS 1

Ayant été revêtu par la grâce, ta terrestre nature s'est manifestée avec la splendeur d'un Ange de miséricorde et l'Auteur de toute la Création, voyant la fertile beauté de ton âme, ô bienheureux Nicolas, nous enseigne à te clamer :

 

Réjouis-toi, toi qui fus béni dès le sein maternel !

Réjouis-toi, toi qui restas sanctifié jusqu'à la fin !

Réjouis-toi, toi qui stupéfias tes parents par ta naissance !

Réjouis-toi, toi qui manifestas sitôt après ta nativité la puissance de ton âme !

 

Réjouis-toi, jardin de la terre promise !

Réjouis-toi, fleur de divine plantation !

Réjouis-toi, sarment vertueux dans la vigne du Christ !

Réjouis-toi, arbre miraculeux au paradis de Jésus !

 

Réjouis-toi, lys des fleurs du Paradis !

Réjouis-toi, myrrhe parfumée du Christ !

Réjouis-toi, car par toi est bannie la lamentation !

Réjouis-toi, car par toi est offerte l'allégresse !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

KONDAKION 2

Voyant l'effusion de ta myrrhe, ô divinement sage, nous sommes illuminés d'âme et de corps, réalisant quelle admirable et vivifiante source de bienfaits par toi coule, ô Nicolas. Car de miracles, comme d'ondes répandues par la grâce divine, tu abreuves ceux qui clament avec ferveur à Dieu : alléluia !

 

IKOS 2

Rendant intelligible l'incompréhensible connaissance de la Sainte Trinité, tu fus à Nicée avec les Saints Pères un champion de la confession de la Foi orthodoxe : car tu confessas le Fils égal au Père, et avec Lui règnant de toute éternité, tandis que tu gifleais Arius, qui persistait à nier la divinité du Christ et voulait imposer sa folie à l'Eglise. C'est pourquoi les fidèles apprirent à te chanter :

 

Réjouis-toi, haute colonne de piété !

Réjouis-toi, cité de refuge des fidèles !

Réjouis-toi, ferme citadelle de l'orthodoxie !

Réjouis-toi, vénérable réceptacle et louange de la Trinité !

 

Réjouis-toi, toi qui as prêché le Fils égal en honneur au Père !

Réjouis-toi, toi qui au Concile de Nicée a dénoncé la grave erreur du prêtre Arius!

Réjouis-toi, Père Nicolas, glorieuse beauté des Pères !

Réjouis-toi, très sage bonté des divinement sages !

 

Réjouis-toi, toi qui proféras d'ardentes paroles !

Réjouis-toi, toi qui conduisis bien ton troupeau !

Réjouis-toi, car par toi la Foi est affermie !

Réjouis-toi, car par toi l'hérésie est abattue !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 3

Par la force qui te fut donnée d'en Haut, tu as séché toute larme au visage de ceux qui souffrent terriblement, ô Père Nicolas, qui portat Dieu au monde. Tu te révélas le nourricier des affamés, l'exceptionnel pilote de ceux qui se trouvent dans les tempêtes en mer, le guérisseur des infirmes, tu t'es manifesté comme le secours de tous ceux qui clament à Dieu : alléluia !

 

IKOS 3

En vérité, ô Père Nicolas, c'est un chant du Ciel, et non pas de la terre, qui devrait t'être chanté. Car comment l'un d'entre les hommes pourrait-il proclamer la grandeur de ta sainteté ? Mais nous, conquis par ton amour, nous te clamons:

 

Réjouis-toi, modèle des agneaux et des pasteurs !

Réjouis-toi, sainte purification des moeurs !

Réjouis-toi, réceptacle de hautes vertus !

Réjouis-toi, demeure pure et honorable de sainteté !

 

Réjouis-toi, lampe toute lumineuse de prédilection !

Réjouis-toi, lumière immaculée aux rayons d'or !

Réjouis-toi, digne interlocuteur des Anges !

Réjouis-toi, excellent enseignant de l'humanité !

 

Réjouis-toi, règle de pieuse Foi !

Réjouis-toi, modèle de la douceur spirituelle !

Réjouis-toi, car par toi nous sommes délivrés des passions corporelles !

Réjouis-toi, car par toi nous sommes comblés des délices spirituels !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 4

La tempête du doute trouble mon esprit : comment dignement chanter tes miracles, ô bienheureux Nicolas ? Car nul ne saurait les dénombrer, même s'il avait, avec de multiples langues, la ferme intention de les énumérer. Mais nous avons l'audace de chanter à Dieu merveilleusement glorifié en toi : alléluia !

 

IKOS 4

Au loin tout comme aux environs, les gens entendirent parler, ô sage en Dieu Nicolas, de la grandeur de tes miracles, de comment, dans les airs, sur les ailes légères de la grâce, tu as coutume d'assister ceux qui sont plongés dans les malheurs, et d'en délivrer promptement tous ceux qui te clament :

Réjouis-toi, délivrance de l'épreuve !

Réjouis-toi, canal de la grâce !

Réjouis-toi, dispersion des maux inopinés !

Réjouis-toi, planteur des biens désirés !

 

Réjouis-toi, prompte consolation de ceux qui sont dans le malheur !

Réjouis-toi, terrible correction des offenseurs !

Réjouis-toi, abîme des miracles déversés par Dieu !

Réjouis-toi, tables de la Loi du Christ gravées par Dieu !

 

Réjouis-toi, ferme relèvement de ceux qui sont tombés !

Réjouis-toi, support de ceux qui se tiennent droit !

Réjouis-toi, car par toi toute tromperie est dénoncée !

Réjouis-toi, car par toi toute vérité est réalisée !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 5

Tu es apparu comme un astre à la trajectoire divine, guidant ceux qui voguaient sur mer à grand péril, et qu'une mort imminente menaçait si tu ne les avais assistés, eux qui t'appelaient à l'aide, saint thaumaturge Nicolas; car, t'opposant aux démons effrontés qui tournoyaient et cherchaient à faire sombrer le navire, tu les chassas et enseignas les fidèles à clamer à Dieu qui, par ton entremise, les sauvait : alléluia !

 

IKOS 5

Les jeunes filles destinées à être vendues en raison de leur misère virent ta grande miséricorde à l'égard des pauvres, très bienheureux Nicolas, quand tu donnas secrètement de nuit à leurs vieux parents 3 bourses d'or, les sauvant ainsi avec leurs filles de la chute dans le péché. C'est pourquoi de tous tu entends ceci:

 

Réjouis-toi, trésor de grandiose miséricorde !

Réjouis-toi, amitié prévoyante pour le peuple !

Réjouis-toi, nourriture et rafraîchissement de ceux qui recourent à toi !

Réjouis-toi, pain inépuisable des affamés !

 

Réjouis-toi, richesse donnée par Dieu à ceux qui vivent pauvrement sur terre !

Réjouis-toi, rapide relèvement des miséreux !

Réjouis-toi, prompte écoute des pauvres !

Réjouis-toi, qui prend soin des affligés !

 

Réjouis-toi, immaculé maître de noce pour les trois vierges !

Réjouis-toi, zélé gardien de la pureté !

Réjouis-toi, espoir des désespérés !

Réjouis-toi, délectation du monde entier !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

KONDAKION 6

Le monde entier te proclame, ô très bienheureux Nicolas, prompt intercesseur dans les malheurs. Car bien souvent, prenant les devants, tu vins à la même heure porter secours et à ceux qui voyageaient par terre et à ceux qui naviguaient par mer, et tous ensemble les préserva des maux, eux qui clamaient à Dieu : alléluia !

 

IKOS 6

Tu as resplendi comme une lumière vivante, apportant la délivrance aux généraux qui allaient être injustement exécutés et qui t'invoquaient, ô bon pasteur Nicolas, lors qu'aussitôt tu apparus en songe à l'empereur qui en fut terrifié, et tu lui ordonna de les relâcher indemnes. C'est pourquoi avec eux nous aussi te clamons dans notre gratitude :

 

Réjouis-toi, toi qui aides ceux qui t'invoquent avec ferveur !

Réjouis-toi, toi qui délivres d'une exécution injuste !

Réjouis-toi, toi qui protèges de la laide calomnie !

Réjouis-toi, toi qui fait échouer les injustes projets !

 

Réjouis-toi, toi qui déchires les mensonges comme une toile d'araignée !

Réjouis-toi, toi qui exaltes glorieusement la vérité !

Réjouis-toi, toi qui défais les liens des innocents !

Réjouis-toi, retour à la vie des défunts !

 

Réjouis-toi, révélateur de justice !

Réjouis-toi, dénonciateur de l'injustice !

Réjouis-toi, car par toi les innocents sont délivrés du glaive !

Réjouis-toi, car par toi ils jouissent de la lumière !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 7

Voulant dissiper les infectes erreurs menaçant la Foi, tu apparus en vérité comme la myrrhe parfumée et mystique, ô Nicolas. Ayant sous ta houlette le peuple de Myre, tu as empli le monde entier de ta myrrhe pleine de grâce. Ainsi, débarrasse-nous de la puanteur du péché qui déplaît tant à Dieu afin que nous puissions dignement clamer à Dieu : alléluia !

 

IKOS 7

Nous réalisons que tu es un nouveau Noé, guide de l'arche salvatrice, Père Saint Nicolas, dispersant la tempête des calamités par tes conseils et apportant le calme divin à ceux qui clament:

 

Réjouis-toi, havre tranquille de ceux que ballote la tempête !

Réjouis-toi, sûre protection de ceux qui coulent !

Réjouis-toi, bon pilote de ceux qui naviguent parmi les gouffres !

Réjouis-toi, toi qui maîtrises le déchaînement des flots !

 

Réjouis-toi, guide de ceux qui sont pris dans les tourbillons !

Réjouis-toi, chaleur de ceux qui sont dans les frimas !

Réjouis-toi, éclair qui disperse la ténèbre des afflictions !

Réjouis-toi, lampe qui éclaire les confins de la terre !

 

Réjouis-toi, toi qui délivres les hommes de l'abîme des péchés !

Réjouis-toi, toi qui jettes Satan dans l'abîme infernal !

Réjouis-toi, car par toi nous invoquons hardiment l'abîme de la miséricorde divine!

Réjouis-toi, car par toi, délivrés du déluge de la colère, nous retrouvons la paix avec Dieu !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

 

KONDAKION 8

Ta sainte Eglise se révèle un étrange miracle pour ceux qui affluent vers toi, bienheureux Nicolas, car en y offrant même une humble prière, nous recevons la guérison de lourdes infirmités, pour peu qu'après Dieu nous placions notre espérance en toi, clamant avec ferveur : alléluia !

 

IKOS 8

Tu es en vérité le total secours de tous, ô Nicolas qui porte Dieu à l'humanité, et tu as rassemblé tous ceux qui ont recours à toi, en tant que libérateur, nourricier et prompt médecin pour tous les habitants de la terre, les incitant tous à te chanter cette louange :

 

Réjouis-toi, source de toutes sortes de guérisons !

Réjouis-toi, secours pour ceux qui souffrent terriblement !

Réjouis-toi, aurore luisant pour ceux qui errent dans la nuit du péché !

Réjouis-toi, toi qui donnes la prospérité à ceux qui le demandent !

 

Réjouis-toi, toi qui bien des fois devances les suppliques !

Réjouis-toi, toi qui restaures la force des vieillards aux cheveux gris !

Réjouis-toi, dénonciateur de beaucoup de ceux qui courrent loin du vrai chemin !

Réjouis-toi, fidèle célébrant des divins Mystères!

 

Réjouis-toi, car par toi nous terrassons la jalousie !

Réjouis-toi, car par toi nous parvenons à vivre dans de bonnes moeurs !

Réjouis-toi, car par toi nous suivons les conseils évangéliques !

Réjouis-toi, qui nous guide sur l'unique chemin du Salut !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 9

Soulage toute maladie, ô notre grand intercesseur Nicolas, dispensant les grâces de guérisons, réjouissant les âmes et les cœurs de tous ceux qui recourent avec ferveur à ton aide et clament à Dieu : alléluia !

 

IKOS 9

Tu as démasqué les portes-parole de l'erreur, ô divinement sage Père Nicolas, car tu as réfuté l'égarement d'Arius qui mettait en doute la divinité du Christ Seigneur, et celui de Sabellius qui niait la divinité de l'Esprit Saint, mais nous, tu nous a affermis dans l'orthodoxie de la Foi. C'est pourquoi nous te clamons :

 

Réjouis-toi, bouclier qui défend la piété !

Réjouis-toi, glaive qui pourfend l'impiété !

Réjouis-toi, précepteur des commandements divins !

Réjouis-toi, destructeur des doctrines impies !

 

Réjouis-toi, échelle dressée par Dieu par laquelle nous montons aux Cieux !

Réjouis-toi, protection donnée par Dieu, par laquelle beaucoup sont abrités !

Réjouis-toi, toi qui par tes paroles rends sages les insensés !

Réjouis-toi, toi qui par tes moeurs ranimes les paresseux !

 

Réjouis-toi, luminosité inextinguible des commandements divins !

Réjouis-toi, rayon très lumineux des préceptes du Seigneur !

Réjouis-toi, car par ton enseignement les chefs de l'hérésie furent vaincus !

Réjouis-toi, car par toi les fidèles reçoivent la gloire !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 10

Tu as équilibré en harmonieux concert ton corps et ton esprit, en vérité, ô notre Père Nicolas, tu as aussi conquis le Paradis : par le silence tout d'abord, puis des saintes réflexions, et ensuite par des paroles de vie, tu as uni l'action à la divine méditation, et par celles-ci, tu as acquis la parfaite intelligence avec laquelle tu converses hardiment avec les Anges devant la Face de Dieu, toujours clamant : alléluia !

 

IKOS 10

Tu es un rempart pour ceux qui louent, ô bienheureux, tes miracles et tous ceux qui recourent à ta protection. Ainsi, nous qui sommes pauvres en vertu, délivre-nous de la misère, de l'adversité, des infirmités et des besoins divers, nous qui te clamons avec amour :

 

Réjouis-toi, toi qui secours de l'éternelle misère !

Réjouis-toi, toi qui donnes l'impérissable richesse !

Réjouis-toi, incorruptible nourriture pour les affamés de justice !

Réjouis-toi, inépuisable boisson pour les assoiffés de vie !

 

Réjouis-toi, toi qui protèges de la rébellion et de la guerre !

Réjouis-toi, toi qui délivres des liens et de la captivité !

Réjouis-toi, très glorieux intercesseur dans les malheurs !

Réjouis-toi, très grand défenseur dans les tentations !

 

Réjouis-toi, toi qui en as arraché beaucoup à la perdition !

Réjouis-toi, toi qui as conservé intact un nombre incalculable d'humains !

Réjouis-toi, car par toi les pécheurs échappent à une mort terrible !

Réjouis-toi, car par toi les pénitents obtiennent la vie éternelle !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 11

Tu as offert plus que tout autre un chant à la très Sainte Trinité, très bienheureux, par la pensée, la parole et l'action, car avec beaucoup d'expérience tu as énoncé les principes de la vraie Foi, nous instruisant avec foi, espérance et charité à chanter au Dieu unique en l'indivisible Trinité : alléluia !

 

IKOS 11

Nous te voyons comme un inextinguible rayon luisant dans les ténèbres de l'existence, Père Nicolas élu de Dieu. Car tu conversas de la lumière incréée de la Trinité avec les lumières angéliques immatérielles, et tu éclairas les âmes des fidèles qui te clament :

 

Réjouis-toi, rayonnement de la lumière au triple Soleil !

Réjouis-toi, astre levant du Soleil sans couchant !

Réjouis-toi, lampe allumée à la flamme divine !

Réjouis-toi, car tu as éteint la flamme démoniaque de l'impiété !

 

Réjouis-toi, lumineuse prédication de la vraie Foi !

Réjouis-toi, éclat plaisant de la lumière évangélique !

Réjouis-toi, éclair qui consume les hérésies !

Réjouis-toi, tonnerre qui terrifie les tentateurs !

 

Réjouis-toi, enseignement de la vraie connaissance !

Réjouis-toi, rosée versée du Ciel sur ceux qui sont dans la fièvre du labeur !

Réjouis-toi, car par toi l'adoration de la Création a été terrassée !

Réjouis-toi, car par toi nous avons appris à adorer le Créateur en la Trinité !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

 

 

KONDAKION 12

Connaissant la grâce qui t'a été donnée par Dieu et nous réjouissant, nous célébrons ta mémoire avec joie, très glorieux Père Nicolas, et nous accourons de toute notre âme implorer ta merveilleuse intercession. Incapables de dénombrer tes très glorieux actes qui sont comme le sable de la mer et la profusion des étoiles, et pris d'étonnement, nous clamons à Dieu : alléluia !

 

IKOS 12

Chantant tes miracles, nous te louons, ô très louable Nicolas; car en toi Dieu a été admirablement glorifié dans la Trinité, mais même si nous t'offrons une multitude de Psaumes et d'hymnes composés avec toute notre âme, ô Saint thaumaturge, nous ne ferions rien d'équivalent au don de tes miracles, et émerveillés par eux, nous te clamons :

 

Réjouis-toi, serviteur du Roi des rois et du Seigneur des souverains !

Réjouis-toi, compagnon de Ses célestes serviteurs !

Réjouis-toi, secours des rois fidèles !

Réjouis-toi, exaltation de la génération Chrétienne !

 

Réjouis-toi, homonyme de la victoire !

Réjouis-toi, porte-couronne remarquable !

Réjouis-toi, miroir de toute vertu !

Réjouis-toi, ferme contrefort pour tous ceux qui recourent à toi !

 

Réjouis-toi, après Dieu et la Mère de Dieu, toute notre espérance !

Réjouis-toi, santé de nos corps et salut de nos âmes !

Réjouis-toi, car avec Toi nous sommes libérés de la mort éternelle !

Réjouis-toi, car avec toi nous recevons la vie sans fin !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 13

Ô très saint et merveilleux Père Nicolas, consolation de tous les affligés, reçois notre supplication présente et délivre nous du gouffre de perdition, prie le Seigneur par ton intercession agréable à Dieu afin qu'avec toi nous chantions : alléluia ! (trois fois)

 

 

[ A nouveau IKOS 1 puis KONDAKION 1 ]

 

 

IKOS 1

Ayant été revêtu par la grâce, ta terrestre nature s'est manifestée avec la splendeur d'un Ange de miséricorde et l'Auteur de toute la Création, voyant la fertile beauté de ton âme, ô bienheureux Nicolas, nous enseigne à te clamer :

 

Réjouis-toi, toi qui fus béni dès le sein maternel !

Réjouis-toi, toi qui restas sanctifié jusqu'à la fin !

Réjouis-toi, toi qui stupéfias tes parents par ta naissance !

Réjouis-toi, toi qui manifestas sitôt après ta nativité la puissance de ton âme !

 

Réjouis-toi, jardin de la terre promise !

Réjouis-toi, fleur de divine plantation !

Réjouis-toi, sarment vertueux dans la vigne du Christ !

Réjouis-toi, arbre miraculeux au paradis de Jésus !

 

Réjouis-toi, lys des fleurs du Paradis !

Réjouis-toi, myrrhe parfumée du Christ !

Réjouis-toi, car par toi est bannie la lamentation !

Réjouis-toi, car par toi est offerte l'allégresse !

 

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

KONDAKION 1

Toi donc qui es écouté avec amour par le Segineur, demande-Lui de nous délivrer de tout malheur afin que nous puissions te crier :

Réjouis-toi, saint évêque Nicolas !

 

 

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http://www.paindepices-lips.com/medias/images/saint_nicolas.jpg

 

 

 

 

En Alsace, saint Nicolas passe le 6 décembre pour récompenser les enfants méritants de friandises et de cadeaux, il est aidé par son âne et il est accompagné par le Hanstrapp (Hans Trapp ou Rupelz) qui est chargé de punir ceux qui n'ont pas été sages. Le Hans Trapp les menace de les emmener dans son sac s'ils ne promettent pas d'être plus sage.

De nombreuses villes alsaciennes organisent des « Marchés de la Saint-Nicolas » au début du mois de décembre. Le marché de Noël de Strasbourg fut longtemps appelé ainsi.

 

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 4 Décembre 2013

  et dire qu'ils n'ont pas facebook, ! me demande comment ils font ! tout petit orgue pour vos appartements !!!  vous me manquez vous savez !

 

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 3 Décembre 2013

http://3.bp.blogspot.com/-6fqw5zgRdDM/UCTivOufUrI/AAAAAAAAAoY/wYR3dUy4aSU/s400/Contemplaci%C3%B3n.jpg

 

Une volonté négligée n'enfante que des pensées vaines et indignes de Dieu: corrompue, elle engendre l'iniquité qui sépare du Seigneur; droite , elle répond aux nécessités de la vie présente; pieuse enfin, elle prédispose aux fuits de l'Esprit et à la jouissance de Dieu.

 

Et nous les connaissons, ces fruits de l'Esprit, que l'Apôtre nous énumère:" La charité, la paix, la joie, la patience, la longanimité, la bonté, la bénignité, la mansuétude, la foi, la modestie, la continence et la chasteté. "

 

 

Quel que soit donc le genre des pensées qui se présentent à l'esprit, c'est l'intention de la volonté qui leur donne leur valeur propre; et il faut voir en cela un effet de la miséricorde et de la justice de Dieu, qui donne ainsi au juste de se justifier encore, et qui permet que l'impur se souille toujours davantage.

 

Aussi l'homme qui veut aimer Dieu, ou qui en fait déjà l'objet de son amour, doit-il continuellement veiller sur cette volonté et examiner dans sa conscience ce qu'il veut réellement et le motif de son vouloir, n'oubliant pas que la chair ne cesse d'exercer ses convoitises contre tout ce qui fait l'objet de l'amour ou de la haine de l'esprit.

 

Mais tout ce qui se présente à l'esprit, tout ce qui passe par la tête, toutes ces velléités qui font qu'on veut et qu'on ne veut pas, ne doivent en aucune façon être réputées "volontés" mais bien plutôt être reléguées parmi les pensées oiseuses.

 

Car, bien que tout cela aille parfois jusqu'à provoquer une certaine délectation de l'âme, celle-ci, une fois en pleine possession d'elle-même, ne tarde plas, en effet à s'en débarrasser.

 

 

Pour en revenir au vouloir foncier, que l'âme examine en tout premier lieu quel en est l'objet: qu'elle se demande ensuite jusqu'à quel point et de quelle manière elle veut ainsi ce qu'elle veut. Si l'objet réel de ce vouloir n'est autre que Dieu, qu'elle considère alors dans quelle mesure et de quelle manière elle Le veut: est-ce jusqu'au mépris d'elle-même? de tout ce qui est et de tout ce qui pourrait exister? Est-elle guidée dans cette recherche non seulement par le jugement de la raison, mais encore par l'affection du coeur, de sorte que sa volonté soit plus que volonté et devienne amour, dilection, charité, unité d'esprit?

 

Telles sont, en effet, les formes de l'affection que l'on doit à Dieu: quand la volonté se porte vers Lui, véhémente, c'est l'amour; lorsqu'elle s'attache et s'unit à Lui, c'est la dilection; lorsqu'elle arrive à en jouir, c'est alors la charité; quant à l'unité d'esprit avec Dieu, c'est pour l'homme qui tient son coeur élevé, la perfection d'une volonté qui tend vers Dieu; qui déjà ne se borne plus à vouloir que ce que Dieu veut; mais qui est telle dans son affection et dans la perfection de son amour, qu'il lui est vraiment impossible de vouloir autre chose que Dieu.

 

Or, vouloir ce que Dieu veut, c'est déjà ressembler à Dieu, ne pouvoir vouloir que ce que Dieu veut, c'est être déjà ce qu'il est, puisque en Lui le vouloir et l'être ne sont qu'une chose.

 

 

 

 

 


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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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