spiritualite

Publié le 15 Janvier 2017

L’image contient peut-être : une personne ou plus et intérieur

 

z'ont du bol ! à voir le calice sur la crédence, .. on imagine la suite ! si c'est pas triste, je vais me faire petit chanteur de Vienne non mais ! c'est les meilleurs, au moins ils ont la messe !

Am 2. Sonntag im Jahreskreis bringt die Wiener Hofmusikkapelle die "Messe B-Dur" von Franz Schubert, unter der Leitung von Christoph Campestrini, zur Aufführung.

This Sunday at the Imperial Chapel: 'Messe B-Dur' by Franz Schubert.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Janvier 2017

Nozze di Cana

Wedding at Cana by Mattia Preti

Nous voyons le bon Sauveur condescendre avec une gracieuse amabilité aux désirs des nouveaux époux, en assistant à leurs noces.

" De même, dit un pieux auteur, que Jésus-Christ est entré dans le Jourdain, fleuve de la pénitence, pour sanctifier l'eau, destinée, en devenant la matière du baptême, à produire notre régénération spirituelle; ainsi traverse-t-il cette fête nuptiale pour honorer le mariage, cet autre sacrement bien grand aussi, qui devait purifier et sanctifier la source même de la vie. " louis Veuillot .

En honorant de sa présence les noces de Cana, déjà le divin Maître prélude au grand acte qu'il effectuera positivement un jour, quand il élèvera le pacte conjugal à la dignité la plus haute entre toutes, à la dignité sacramentelle.

L'excellente inspiration qu'eurent les jeunes fiancés d'appeler le Sauveur à leur noce! Grâce à cette divine présence, il ne s'y passe rien que de parfait et édifiant, tout y fut heureux. , quel vide quand Jésus n'est pas l'invité dans nos existences. Comme tout y est triste et sans saveur.

Jésus avait été invité aux noces de Cana: Vocatus est autem Jesus ad nuptias. Combien les mariés ne durent-ils pas s'applaudir d'avoir cédé à cette inspiration, lorsque leur provision de vin se fut épuisée!

Ici à côté de Jésus, nous voyons Marie, elle aussi entre en scène. Et dans cette circonstance c'est comme un enseignement bien consolant qui, sous l'écorce d'un fait resplendit à nos regards.

Marie, l'Evangile nous le fait expressément remarquer, était aux noces de Cana avec son Fils. Partout, en effet, où le Christ se plait à manifester la bonté de son coeur, c'est une loi, une loi constante et formelle, qu'on rencontre, qu'on sente aussi du même coup la bienfaisante action du coeur de sa mère.

S'il est vrai que Jésus est la source d'où s'épanche la grâce, il ne l'est pas moins que, dans l'économie du Christianisme, Marie est le canal, le canal nécessaire, par lequel doivent passer les eaux de la source pour arriver jusqu'à nos âmes. Plan magnifique, touchante disposition de la Providence, dont saint Bernard traçait avec tant de justesse la formule, quand il disait :" La volonté de Dieu, c'est que dans l'ordre surnaturel tout nous doive être donné par Marie. "

Par Marie, nous serons sûrs d'arriver à Jésus, en même temps que par Marie arriveront infailliblement à nous les grâces de Jésus.

Voyez plutôt. Le vin vient à manquer et la sainte Vierge dont la sollicitude maternelle a l'oeil sans cesse ouvert sur les moindre besoins de tous ceux qui l'accueillent et qui l'aiment s'aperçut de ce contre-temps. D'elle-même avant le moindre appel adressé à son entremise, elle n'hésita point à provoquer, pour y remédier, la toute-puissance de son divin Fils. Et nous voyons comment une eau vulgaire se trouva subitement changée en un vin délicieux .

A plus forte raison avons-nous le droit d'espérer que la Sainte Vierge s'intéressera et intéressera Jésus à nos nécessités, quand ces nécessités auront trait à l'affaire bien autrement grave de notre salut, et que nous les lui aurons nous-mêmes exprimées par un cri de détresse dans une supplication brûlante ! " aucun de ceux qui ont eu recours à votre protection, imploré votre assistance, réclamé votre secours, ait été abandonné. "

"Ils n'ont plus de vin," fait observer Marie. Privation, en somme d'une gravité toute secondaire; mais, exposée par la bouche de Marie, elle n'en suffit pas moins pour déterminer aussitôt Jésus à y remédier par un grand miracle.

Le prodige de Cana est de la part de Jésus le miracle de la piété filiale, comme plus tard la résurrection de Lazare sera le tribut payé par le divin thaumaturge aux douces exigences de l'amitié.  En accordant ce miracle à la prière de Marie, Jésus semble vouloir commenter déjà pratiquement dès le premier acte de sa vie publique, cette parole si pleine de profondeur qu'un jour, en la terminant, il laissera tomber de sa croix :" Chrétiens, voilà votre mère." Ecce Mater tua.

Ce fut une véritable transformation de substance qui s'opéra, quand à Cana l'eau fut changée en vin. " Dieu, dit saint Ambroise, a ainsi coutume et semble affecter de procéder par changement de substance, lorsqu'il veut s'affirmer comme l'auteur et le maître suprême des choses créées. "

Comment surtout, dans ce miracle de Cana, ne pas saluer par avance, avec une reconnaissante émotion le mystère des mystères qui déjà s'y laisse entrevoir comme derrière un voile, je veux dire la Très Sainte Eucharistie, cette merveille par excellence entre toutes les merveilles du Bon Dieu?

Par la conversion de l'eau en vin, nous fait observer un saint Père, Jésus a voulu faire comme un exercice anticipé du pouvoir divin qui, la veille de sa mort, devait, pour l'immense gloire et le bonheur sans pareil de l'humanité, le déterminer à changer la substance du pain en celle de son corps, et la substance du vin en celle de son sang.

Au communiant qui se relève de la Table sainte, la foi catholique  dit en effet: "

La chair même, la véritable chair du Christ est devenue ta chair, et c'est son vrai sang qui circule dans tes veines.

Amen.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Janvier 2017

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nom de baptême: Aliénor.

 

La cloche: la voix même de Dieu: Vox Domini.

Chose remarquable l'Eglise ne se borne pas à les bénir; elle les consacre, comme les mains de ses prêtres ou les vases d'or qui servent au sacrifice, par la plus auguste de ses onctions.

Car, de même que le calice contient la sainte Eucharistie, de même vous diriez que les cloches portent dans leurs flancs d'airain la parole de Dieu que leur puissante voix disperse aux quatre vents du ciel.

Chacune des cloches est donc comme un admirable porte-voix qui transmet à nos oreilles les appels divins. Mais si la voix isolée de chacune d'elles est un écho de celle de Dieu, l'harmonieux concert que forme la savante combinaison de leurs notes fondues en un parfait accord, traduit avec une éloquence encore plus expressive les nuances ineffablement douce et variées de cette voix.

La première, celle dont le son le plus grave et aussi plus solennel emplit l'espace de ses puissantes vibrations, comme s'il voulait occuper seul l'immensité de l'air, nous dit avec une majestueuse , mais irrésistible lenteur, qu'elle est la voix du Seigneur, mais la voix qui retentit forte et puissante: Vox Domini in virtute.

La seconde, celle qui par le volume de ses proportions comme par l'ampleur de sa sonorité, occupe une position intermédiaire et emprunte à l'échelle de la gamme une de ses notes moyennes qui unissent la grâce et la solennité, afin de couler plus douces, plus suaves et plus captivantes, nous dit qu'elle est la voix de Dieu, mais la voix de Dieu qui résonne pleine de charme et d'attraits: Vox Domini in magnificentia.

La troisième enfin, celle qui chante sur le diapason le plus élevé et dont la voix perçante gagne d'abord les régions supérieures de l'air pour, de là, disperser ses notes joyeuses et légères à tous les horizons de la terre et à tous les échos du ciel, nous dit qu'elle est la voix de Dieu qui retentit sur toute la vaste surface du monde: Dominus super aquas multas.

Puissance, suavité, universalité, voilà trois caractères de la parole de Dieu que nous révèle la triple mélodie des cloches.

Entendez-vous la cloche qui sonne?

Elle vous appelle, car elle est la voix de Dieu, et la suprême consolation de Dieu serait de pouvoir sauver tout le monde, car pour tous les hommes, il s'est fait homme lui-même, il a souffert et il est mort... !

O mon Jésus, votre appel, pourtant si persuasif, est méconnu. L'obstination de  cette génération pécheresse est pareille à celle de cet aspic dont parle un de vos prophètes, qui aggrave sa surdité native et la rend plus profonde en posant d'impénétrables barrières entre son oreille et la voix du charmeur qui entreprendrait de le captiver par la mélodie de ses chants.

Cloches, sonnez, le bonheur est là sur la terre
Cloches, sonnez, pour un grand amour
Mon coeur est épris mon âme n’est plus solitaire
Je vais enfin vivre à mon tour

Ciel de toujours qu’une joie nouvelle, pure, inonde
Ciel de toujours faites que ces beaux jours
Demeurent à jamais et jusqu’à la fin du monde
Cloches, sonnez pour mes amours!

charles Trénet

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Janvier 2017

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Ces droits nous sont naturels: ils sont donc d'origine divine; car la nature est l'oeuvre de Dieu.

Et puis, c'est Dieu qui en investit les hommes, à mesure qu'il les met au monde; c'est lui qui leur en donne conscience; c'est lui qui leur inspire, quand ils en font usage, la conviction où ils sont de faire chose légitime; c'est lui qui fait éprouver à quiconque offense ces droits le regrets et le remords. A moins de n'avoir plus de conscience ou que ce soit devenu maladif.

Nous avons même tout lieu de croire que Dieu a personnellement enseigné aux premiers hommes, par une révélation positive, la science au moins générale des droits et des devoirs. Après les avoir créés dit l'Ecriture, " il leur montra où se trouvent le bien et le mal." (Eccli. XVII, 6) " Il leur enseigna la discipline des moeurs, et leur donna, comme un héritage à transmettre à leurs enfants, la connaissance des lois de la vie." Il leur fit voir ce qu'est la justice et ce qu'est le jugement." (Ibid, 9,40)

Quand le Créateur a investi les hommes de ces droits, il leur a conféré en même temps l'autorité nécessaire pour en jouir, par conséquent, les exercer, les imposer, exiger qu'ils reçoivent satisfaction. Ces droits leur appartiennent en propre. Malgré tous les attentats et toutes les tyrannies (d'une pensée unique), ces droits leur resteront en toute intégrité.

C'est pourquoi les sages de tous les siècles ont tenu la cause du droit pour la plus noble et la plus sainte de toutes les causes. Rien n'était beau, à leurs yeux, comme d'affirmer le droit, de défendre le droit, de mourir pour le droit.

Et le monde ferait la fin la plus glorieuse, s'il mourait victime du droit pour avoir défendu ou réalisé le droit :

Fiat jus, et pereat mundus !

Alors contre même les tyrans - du web,  -  ben défendons comme on peut notre droit.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Janvier 2017

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La justice vient d'un mot latin (jus), qui signifie droit. On a emprunté à cette expression la vertu de justice parce que cette vertu nous fait rendre à chacun ce à quoi il a droit.

On donne parfois au mot justice un sens beaucoup plus large. Il sert pour désigner la pratique de toutes les perfections ensemble. Ainsi Saint Pierre nous dit que, " morts au péché, nous devons vivre à la justice.' (IPetr. II, 24) c'est-à-dire réunir en nous toutes les vertus dont se compose la vie chrétienne. Ainsi encore, l'Ecriture appelle souvent du nom de justes les  personnes assidues à observer, non seulement les prescriptions du droit, mais encore toutes les lois divines. Car, à vrai dire, l'homme résolu à pratiquer le droit ne peut se permettre aucune faute. Toute faute, en effet  offenserait d'une manière ou d'une autre, les droits de quelqu'un, tout au moins les droits de Dieu.

Nous entendrons ici la justice dans son sens restreint: c'est-à-dire, non pas comme une vertu d'ensemble et comprenant toutes les autres, mais comme une vertu particulière consistant essentiellement dans le respect du droit.

Nous touchons là à un sujet souverainement opportun. La notion et le caractère sacré du droit n'ont peut-être jamais été, parmi les peuples civilisés, aussi généralement oubliés ou méconnus qu'ils le sont aujourd'hui dans nos pays. surtout dans certains milieux.

Les attentats contre le droit, avec leurs différentes variétés, se sont multipliés dans des proportions effrayantes. Tous les jours nous en voyons le résultat, encore récemment, sur internet. Ou autre exemple,  (usurpation des droits des moines: - droits d'auteur -  (sic) "la musique est à tout le monde," on ne se demande plus si le bien est à soi, on en fait des vidéos en veux-tu en voilà;  le travail de quelqu'un sur tel site, on le vole sans scrupule, copié collé, ce qui n'exige pas beaucoup de travail, et  qui ne doit pas causer beaucoup de fatigue à l'intelligence, téléchargements illicites  de films ... etc la liste est longue .

Ils ont aussi revêtu toutes les formes, des mieux dissimulées aux plus effrontées, des plus adroites aux plus violentes. Certains en sont  experts, il ne faut pas aller bien loin pour le voir,   La légendaire honnêteté de nos aïeux ne sera bientôt plus qu'un souvenir..

D'où vient ce retour déplorable aux moeurs de l'ancienne barbarie? Il vient sans doute de l'éducation que reçoit la jeunesse: éducation dépourvue de tout frein moral quelque peu sérieux; des progrès de l'irréligion; Toutes ces causes de ruine morale ont enlevé aux masses populaires la peur du crime, le sens de la justice, le respect du droit.

On appelle droit, dit Saint Antonin, le pouvoir légitime de faire quelque chose ou d'exiger quelque chose.

- Oui ! le droit est un pouvoir. Il s'agit là évidemment d'un pouvoir moral. Ce pouvoir peut n'avoir point la force voulue pour s'exercer, (autorité de la pensée unique)  et par suite, se voir condamné à l'impuissance; il n'en est pas moins un droit.

droit légitime.

S'il n'était point légitime, loin d'être un droit, il irait contre le droit.

Enfin c'est le pouvoir de faire ou d'exiger quelque chose. Tout homme en effet, possède avec les droits dont il usera en agissant lui-même, des droits qu'il exercera en faisant agir d'autres personnes.

Nos droits ne sont pas tous d'égale importance, ou si vous l'aimez mieux d'égale valeur. Les uns sont essentiels et les autres accessoires.

Les droits essentiels sont ceux dont la possession assure l'intégrité même et le développement normal de la personne humaine. Tels le droit à la vie, le droit à l'emploi , le droit aux moyens de subsistance, le droit à la vérité, à l'honneur, à la vertu, le droit à la création et à l'éducation d'une famille, et autres de même sorte. Ces droits tiennent à la nature de l'homme. On peut dire qu'il les apporte en naissant.

(à suivre)

addendum d'un de nos lecteurs.

Le problème est, à mon sens, plus radical encore.

Dire que l'on a oublié le caractère sacré du droit aujourd'hui plus qu'avant est vrai et faux. Vrai parce que pour les juristes il n'y a plus ni droit naturel, ni droit divin. Faux parce qu'on a jamais autant divinisé le droit, paradoxalement, qui est partout, qui a tout envahi, puisque les enfants ont même "droit", désormais à ne pas recevoir de fessée. Le droit est au-dessus de tout. C'est même lui qui fait la morale : si c'est permis, c'est que c'est bien (avortement, mariage homo, etc.). Il y a même le droit dit "d'ingérence", qui permet d'aller casser la gueule à des peuples qui ne veulent pas de notre bonne démocratie vertueuse.

La question, à mon avis plus profonde, est celle-là : pourquoi le droit occupe-t-il une telle place ? Parce que la notion de "dû", dans la société de consommation, a remplacé celle de "don". On n'a plus que des "droits à" : des droits à l'affection, des droits à la différence, etc. Mais on ne sait plus ce qu'est donner, gratuitement, sans esprit de retour, pour ne rien recevoir éventuellement, ou pour recevoir moins qu'on a donné. Quand on "donne", prétendument, et qu'on ne reçoit rien en retour, on peste, on s'indigne, on se révolte, on agresse. Parce qu'en réalité, on n'a rien donné. On a "livré" quelque chose dont on attend un "dû", une récompense, un prix payé. Ca, ça pourrit c'est vrai, l'esprit des enfants, mais ça pourrit tout le monde. Le don, c'est la gratuité, la condition des amitiés ; le dû, c'est la revendication permanente, l'agression de tous contre tous, l'esprit de vindicte.  

Pour moi, c'est là le fond du problème.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Janvier 2017

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Rappelez-vous comment  vous gémissez, comment vous êtes embrasé, avec quelle ardeur vous cherchez celui qu'aime votre âme, et consumé d'amour, vous désirez jouir de sa présence; comment tantôt vous le caressez, tantôt vous vous laissez aller à la douce indignation qu'excite en vous votre désir qui s'enflamme davantage encore Tantôt vous vous plaignez du retard, tantôt vous dites que l'on vous méprise; une fois vous avouez que vous êtes indigne d'être visité, et en une autre occasion la bonté dont vous avez fait l'expérience si souvent vous donne une sainte hardiesse. Ne pouvant plus maintenant attendre davantage, vous vous efforcez de vaincre le bien-aimé qui retarde trop, en luttant, en pleurant pour ainsi dire avec lui. Quelles sont alors vos larmes? Quels sont vos gémissements? Quels sont vos soupirs et vos accents? Tantôt vos yeux, chargés de pleurs, se lèvent vers le ciel, avec des lamentations parties du fond du coeur; tantôt vos bras et vos mains s'étendent vers le séjour chéri; tantôt, en frappant votre poitrine, vous accusez la pesanteur de votre âme. Vous proférez en cet état des paroles qui n'ont pas de commencement ou pas de fin, qui n'ont pas d'enchaînement ou de liaison égale, qui ne suivent pas les règles de quelque langage particulier; quelquefois la voix répond à l'affection, et l'amour vient une fois encore interrompre la parole.

Certes l'aimable Jésus se réjouit d'être vaincu dans un combat semblable, et tout heureux des instances d'une âme si aimante, il se glorifie devant les anges qui l'entourent. La voix de la tourterelle a été entendue dans notre terre. (Cant. III,4)

C'est dans la terre des vivants que la voix de l'âme embrasée se fait ouïr, et le parfum très agréable d'un désir si ardent qui la consume embaume toute la cité de Dieu.

Aussi pour vous, comme dans la caverne d'Elie, passe d'abord l'esprit grand et fort qui renverse les montagnes et brise les rochers, mais le Seigneur n'est pas dans cet esprit. Et après l'esprit la commotion, mais le Seigneur n'est pas dans la commotion. Et après la commotion le feu, mais le Seigneur n'est pas dans le feu. Et après le feu, le souffle d'une faible haleine: là se trouve le Seigneur . (III Rois, XIX, 14)

Alors le feu d'un désir s'enflamme, et l'âme commence une lutte singulière avec Dieu, jusqu'à ce que le souffle d'une douce haleine, touchant tendrement l'affection en pénétrant dans le coeur, impose silence à toutes les pensées, à tous les mouvements, à toutes les occupations qui le distendent, à toutes les paroles, jusqu'à ce qu'il élève l'âme jusqu'aux portes de Jérusalem; et le bien-aimé si longtemps cherché, si souvent prié, si ardemment désiré, le plus beau des enfants des hommes, regarde et l'invite à venir recevoir ses embrassements:

Levez-vous, dit-il, hâtez-vous, mon bien-aimé, et venez."

(Cant. II, 13)

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Janvier 2017

© PASCAL PAVANI

Le chef d'orchestre Georges Prêtre inhumé dans l'intimité et sans musique

 

Haie d'honneur de parachutistes du 8e Régiment parachutiste d'infanterie marine de Castres au passage du cercueil de Georges Prêtre, le 7 janvier 2017 à Navès dans le Tarn

 

https://www.boursedirect.fr/media/articles/afp/le-chef-d-orchestre-georges-pretre-inhume-dans-l-intimite-et-sans-musique/le-cercueil-de-georges-pretre-devant-l-eglise-saint-jean-de-naves-le-7-janvi.jpg

Décès du grand chef d'orchestre français Georges Prêtre

 

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" Le silence seul digne de Dieu"

 

Les obsèques de Georges Prêtre se sont déroulées hier matin dans son village de Navès. Et c'est dans l'intimité et sans musique, que le célèbre chef d'orchestre a été inhumé.

La cérémonie a été à l'image de l'homme : simple et discrète. 150 personnes sont venues dire un dernier au revoir à Georges Prêtre hier matin en l'église de Navès, village aux portes de Castres, où le grand chef d'orchestre français vivait et où il est décédé mercredi à l'âge de 92 ans (voir notre édition de jeudi). La famille souhaitait une messe dans l'intimité. Un souhait respecté puisqu'uniquement ses proches, ses amis et quelques habitants de Navès étaient présents. Le monde de la musique et de la culture ainsi que les grands de ce monde, que Georges Prêtre a côtoyés toute sa vie dans sa carrière internationale incomparable, attendront la cérémonie prévue d'ici la fin du mois en l'église Saint-Roch à Paris pour rendre hommage au maestro. «Pour Georges Prêtre, du balayeur à la reine d'Angleterre, chacun méritait le même respect», a indiqué le père Vincent Cabanac, ami du défunt, qui a célébré la messe avec le père Claude Cugnasse. une cérémonie «sans musique» selon le souhait du maestro préférant «une mélodie spirituelle». Car pour celui qui a fait de la musique «le sang qui animait sa vie, les notes surgissaient du silence, a expliqué le père Cabanac. Georges Prêtre disait que le silence était seul digne de Dieu».

En dehors de son talent, c'est la simplicité et la gentillesse de l'homme qui reviennent avant tout dans la bouche de ceux qui connaissaient Georges Prêtre qui a «tout donné à ses passions : sa femme, sa famille et la musique».

«Il était du village, je le voyais souvent, au moins à la messe, et il venait partager la fabounade à la fête du village», témoigne cet habitant de Navès qui avait tenu à être présent hier matin. Le chef d'orchestre, qui a dirigé les plus grands orchestres de Paris à New-York, de Chicago à Milan, avait d'ailleurs invité une douzaine de jeunes de la section musique de la MJC de Navès en 1988 pour un séjour de 10 jours à Vienne où il était comme chez lui en tant que membre d'honneur de la Société philharmonique de la capitale autrichienne. «Il nous a servis de guide. C'est inoubliable, raconte le maire Marc Cousinié qui voyait régulièrement et déjeunait souvent avec le maestro qui l'avait notamment invité à venir à l'Élysée quand il a été fait grand officier de Légion d'honneur en 2009 par Jacques Chirac. Il s'intéressait à la vie de la commune. C'est une grande émotion pour moi. C'était un administré avec qui j'avais des affinités.»

«Des gens comme lui, il n'y en a plus»

Une commune qu'il a adoptée lorsqu'il a épousé Gina en 1950, la fille du directeur de l'opéra de Marseille, Jean Marny, originaire de Mazamet. Georges Prêtre va alors s'installer dans le château familial de Vaudricourt où il venait se ressourcer entre chaque concert et «prendre le calme». «Il avait toujours plein de projets. Il y a encore deux mois il me disait que c'était en devenant vieux qu'on devenait bon en musique, continue le maire. Et il espérait repartir faire des concerts. Il était originaire du Nord, le pays du charbon, et est allé au charbon toute sa vie». Un homme enthousiaste qui est toujours resté proche des gens, et notamment de son cercle d'amis castrais, malgré une carrière incroyable qui lui a permis de rencontrer les plus grands artistes et chefs d'État de ces 60 dernières années. «Il était grand et simple à la fois, indique Jacques Thouroude, conseiller régional qui avait côtoyé Georges Prêtre. J'avais organisé une entrevue avec le chef d'orchestre du conservatoire de musique et de danse du Tarn qui rêvait de le rencontrer. Cela a été d'une simplicité.» «On perd un ami, témoigne Jacques Limouzy, ancien ministre et ancien maire de Castres, présent également à cette cérémonie aux côtés entre autres du général Cann. On avait presque le même âge. Il est venu déjeuner à la maison avec sa femme le mois dernier. Des gens comme lui, il n'y en a plus».

Après avoir déjà baptisé la salle municipale au nom de Georges Prêtre il y a quelques années, la ville va faire construire un kiosque à musique «dédiée à la famille Prêtre» devant la mairie. «Georges Prêtre restera graver dans les annales de Navès», affirme Marc Cousinié. Il repose dorénavant au côté de son fils, Jean-Reynald, décédé brusquement en 2012, dans le caveau familial du cimetière du village qui surplombe la ville de Castres où il aimait souvent venir. Mais toujours dans la plus grande discrétion.


Audrey Azoulay : «Il était adulé par les mélomanes du monde entier»

Représentée aux obsèques de Georges Prêtre par Pierre-Jean Dupuy, adjoint du directeur régionales des affaires culturelles, Audrey Azoulay, ministre de la Culture, a rendu hommage au maestro dans un communiqué : «Remarquable ambassadeur du répertoire français, Georges Prêtre a dirigé les plus illustres orchestres, de Vienne à Milan, de New-York à Chicago. Paris n'était pas en reste : il y avait donné un dernier mémorable concert en 2013. Adulé par les mélomanes du monde entier, les musiciens appréciaient son art du laisser jouer, marque des plus grands. Ancien élève du Conservatoire de Paris, il fut le Maestro préféré de Maria Callas dont il accompagna les débuts à l'Opéra national de Paris. Admiré de Francis Poulenc, il créa l'un de ses chefs-d'œuvre, «La voix humaine», dans la fosse de l'Opéra Comique.»

source

Merci de votre message! Bonne année à vous aussi. Les Petits Chanteurs de Vienne !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Janvier 2017

Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Janvier 2017

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[:malavita:1]    elle a froid Laetitia !

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Rédigé par Philippe

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Publié le 7 Janvier 2017

http://www.vaticanocatolico.com/imagenes_catolicas/biblia/virgen-maria-Jesus-infante_g.jpg

 

L’enfant, lui, grandissait et se fortifiait, rempli de sagesse, et la grâce de Dieu était sur lui.

en action de grâces pour Mademoiselle . !

 

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Rédigé par Philippe

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