Publié le 7 Janvier 2017
spiritualite
Publié le 6 Janvier 2017

Bonne fête en Espagne... !
Publié le 5 Janvier 2017


"Vidimus stellam ejus in Oriente, et venimus adorare eum."
Nous avons vu son étoile en Orient, et nous sommes venus l'adorer.
Admirons d'abord le caractère surnaturel de la foi des rois.
Cette foi ne s'appuie point sur un phénomène naturel, mais bien sur Dieu qui doit en être le principe. En effet, ils connaissaient le ciel avec ses astres et l'apparition de l'étoile miraculeuse fut pour eux un signe manifeste de l'appel divin. La foi est un don divin, un don qui doit venir d'en haut, un don que tous les raisonnements de la science, la vue même des miracles ne sauraient produire; don purement gratuit que nous ne pouvons tenir que de la munificence divine.
Notre foi doit prendre la docilité des Mages pour modèle; cette qualité, en effet est la première qui apparait dans la conduite de ces saints personnages, et c'est aussi la première qui doit se manifester dans la nôtre. Ils ne discutent point; dès lors que Dieu leur a parlé, qu'il les inspire, ils sont disposés à partir, à aller les yeux fermés partout où il voudra les conduire. Sans cette docilité, il est certain qu'ils n'auraient pas eu le bonheur de se rendre à Bethléem et d'y voir le sauveur.
Notre manque de docilité à l'appel de Dieu, notre résistance aux inspirations de sa grâce, à ses lumières... Plus d'une fois la grâce nous a parlé au coeur, au plus intime de notre être. Là telle personne qui nous a édifié, tel chant grégorien qui nous a remué les tripes, tel évènement de famille, un deuil, .. un mariage, mon ami qui se fait moine, prêtre ! Telle rencontre où nous aurions pu tant saisir l'occasion. et que nous avons laissé passer. Telle voix qui se fait entendre: allez à la prière, laisse ton ordinateur de côté, le silence d'une abbaye que nous avons étouffé par les bruits du monde, de la télé, de l'internet, des rumeurs, de notre soif de tout savoir.
C'était l'étoile qui devait nous conduire à Bethléem, à Marie, à Jésus! Heureux si nous l'avons suivie avec docilité! mais nous nous laissons arrêter par mille considérations humaines, nous discutons, nous marchandons, nous détournons la tête et nous murmurons :" Plus tard! " Et l'étoile disparait, la grâce passe, la nuit revient, la conscience éveillée se rendort, le coeur reprend ses chaînes et le vice ses droits. Lorsque la foi est docile au souffle de la grâce, elle devient généreuse comme celle des Mages.
la persévérance.
Un des caractères que nous admirons dans la foi des trois rois, c'est sa persévérance inébranlable.
Et pourtant les épreuves ne leur manquèrent pas, l'étoile qu'ils ont suivie si docilement, si généreusement, semble les abandonner et les trahir, elle disparait. Personne n'a vu cette étoile dont ils parlent, et vainement ils interrogent l'horizon... Les Mages n'étaient -ils pas en droit de se demander s'ils n'avaient pas été les jouets d'une illusion perfide? A l'arrivée à l'étable ! Quelle déception! Quoi ! c'est là le palais de ce roi que le ciel leur annonçait miraculeusement! Quoi! c'est pour voir un enfant sans même un berceau, couché sur un peu de paille dans la crèche d'une étable, qu'ils ont entrepris un si long voyage! Au lieu d'être reçus, selon leur rang, par des ambassadeurs et des princes, ils ne trouvent qu'une simple femme du peuple et un pauvre artisan!
Quel écueil pour une foi moins éclairée, moins solide que la leur!
L'humiliation de l'étable, le dénuement sans nom de l'Enfant annoncé ne sauraient ébranler leurs convictions. Eclairés par une lumière surnaturelle, ils ne voient plus comme le monde, comme ils voyaient et jugeaient eux-mêmes naguère. La foi qui les anime braverait l'univers comme elle a bravé tous les autres obstacles, parce qu'elle vient de Dieu. Elle est plus forte que tout, parce qu'elle s'appuie sur Celui qui est la force même et qui ne peut tromper.
Quel exemple et quel modèle pour notre foi!
Au sein de notre société sceptique et raisonneuse, au milieu du bruit des coups qui essayent de battre en brèche les vérités saintes et les mystères de notre religion, ne nous arrive-t-il pas de sentir notre foi s'ébranler, chanceler? Devant ces milles objections que l'irréligion sème à pleines mains et répète à satiété; à la vue de ces retentissants scandales qui éclatent parfois jusque dans le sanctuaire, la désertion de ses pasteurs, ne nous sommes-nous pas demandé si nos convictions et notre foi n'allaient pas fléchir ou sombrer? Quand la tentation du doute vient momentanément obscurcir l'étoile de notre foi, avons-nous la persévérance, la fermeté des Mages?
Nous vivons à une époque où cette fidélité persévérante et inébranlable est plus nécessaire que jamais. Au milieu de ce courant de plus en plus rapide qui nous entraîne vers l'incrédulité, voire l'apostasie, c'est une branche de salut qu'il ne faut point abandonner, quoi qu'il arrive. Que peuvent nous faire les défaillances, les trahisons, l'ignorance des foules, la haine de nos adversaires.
Inflexibles dans notre route, comme les astres du firmament, suivons l'étoile divine; malgré les Hérodes railleurs ou indifférents, impies ou incrédules, les Hérodes de la politique "attrape-nigauds "
que nous rencontrerons sur notre chemin ...
Puissions-nous, au terme de notre voyage, redire en paraissant devant Jésus:
" J'ai vu votre étoile sur la terre, je l'ai suivie docilement, avec générosité et persévérance. Me voici venu pour vous adorer durant l'éternité:
"Vidimus stellam et venimus adorare !. "
+
Publié le 4 Janvier 2017

c'est moi qui sers la messe.. fêter Noël avec 20° dehors quand même, quelle misère.
Publié le 4 Janvier 2017
Publié le 3 Janvier 2017
Publié le 3 Janvier 2017

Que sa protection plane toujours sur la cité et sur la France aux heures difficiles que nous vivons! Qu'elle défende la patrie par son intercession, plus puissante encore au ciel que sur la terre! Qu'elle inspire les conseils des gouvernements pour le règne de Dieu, de la justice et de la charité !
Sainte Geneviève, Patronne de Paris, priez pour nous!
Publié le 3 Janvier 2017
Publié le 2 Janvier 2017

Pourquoi l'Eglise célèbre-t-elle avec enthousiasme ces miracles en la solennité de l'Epiphanie?
C'est parce que, comme l'étoile de Béthléem, comme le baptême du Sauveur dans le Jourdain, les noces de Cana, c'est une manifestation éclatante de la divinité du Sauveur.
Il n'y a qu'un Dieu qui puisse agir sur la substance des choses; il n'y a qu'un Dieu qui puisse par un acte de sa volonté changer la nature de l'eau et en faire un vin exquis. Les disciples l'ont bien compris; ils ont eu la claire perception de la gloire du divin Jésus, et ils ont cru en lui!
Ce changement de l'eau en vin a une ressemblance avec le mystère de la Transsubstantiation. A la messe le prêtre, ministre du Sauveur, convertit le vin au sang de Notre-Seigneur. Ce qui était aliment corporel, vin matériel est changé au sang du Rédempteur par le plus étonnant prodige. Ce qui réjouissait et soutenait le corps humain disparait pour devenir le divin breuvage de l'âme. Il ne reste que les apparences, les espèces. Le miracle de Cana est une faible image du miracle incomparable de l'Eucharistie.
Le vin miraculeux de Cana eut pour résultat en réjouissant les convives, de fortifier la foi des disciples. A partir de ce moment, leur fidélité sera plus grande; ils suivront le Messie avec un plus grand amour dans ses courses apostoliques, sans se laisser ébranler par les persécutions sans nombre dont fut l'objet leur divin Maître.
Quand nous communions, le sang du Sauveur nous remplit de force et de courage. Nous devenons terribles au démon. Les attraits du monde perdent leur influence. Une vie nouvelle, une vie divine circule dans nos veines.
O sang de Jésus, puissions-nous de plus en plus vous estimer, vous vénérer et vous aimer. Oh! oui, soyez le principe de notre activité surnaturelle! Soyez la joie, la force, la vie de nos âmes! Que par vous nous soyons remplis de magnanimité pour accomplir tous nos devoirs facilement, généreusement et complètement à l'égard de Dieu, à l'égard du prochain et envers nous-mêmes!
Hodie vinum ex aqua factum est ad nuptias.
Nous devons avoir une très haute estime pour cette grande fête de l'Epiphanie. Comme son nom l'indique c'est une merveilleuse manifestation.
Manifestation du Verbe incarné dans une chair mortelle.
C'est la solennité de la fondation de l'Eglise dans la personne des Mages.
C'est la fête des présents. (surtout en Espagne.) -
C'est la fête du saint baptême. C'est la fête de la foi. C'est la fête des grands miracles.
Louez Dieu, mers et fleuves, bénissez le Seigneur; fontaines, entonnez un cantique de glorification au Maître suprême. Louez Dieu!
Cette étoile miraculeuse brille comme la flamme; elle manifeste le Dieu, roi de l'univers.
Elle est venue ta lumière, ô Jérusalem; et la gloire du Seigneur s'est levée pour toi; et toutes les nations marcheront à ta lumière.
Publié le 2 Janvier 2017


Hodie stella Magos duxit ad praesepium
Nous y célébrons le souvenir de trois grands miracles qui ont leur répercussion dans l'ensemble de la vie chrétienne: le miracle de l'Etoile mystérieuse qui amena les Mages au berceau de l'Enfant-Dieu, hodie stella magos duxit ad praesepium;
le miracle du baptême du Sauveur dans les eaux du Jourdain par le plus saint des enfants des hommes, hodie in Jordane a Joanne Christus baptisari voluit;
le miracle du changement de l'eau en vin, hodie vinum ex aqua factum est ad nuptia.
Les Mages guidés par la sainte étoile. Sans dédain pour la pauvre étable, au-dessus de laquelle s'arrête l'astre miraculeux, ils entrèrent, se prosternèrent avec dévotion et offrirent leurs présents au Fils de Dieu fait homme, au Messie sauveur du genre humain: l'or, l'encens et la myrrhe..Par ces dons symboliques ils proclamaient la royauté, la divinité, l'humanité de Jésus.
Après avoir satisfait leur piété, avertis par un ange, ils retournèrent par un autre chemin dans leur pays où ils se firent les apôtres du Messie, racontant avec amour la venue du Désiré des nations, son ineffable humilité et son incomparable bonté.
Nous aussi, nous avons une étoile qui nous conduit à Jésus. C'est l'enseignement de l'Eglise, colonne et soutien de la vérité. Nous avons nos moines qui ne cessent de nous redire les grandeurs, l'excellence et l'amabilité du Fils de Dieu fait homme.
Nous avons la grâce qui éclaire nos esprits et touche délicieusement nos coeurs, qui nous appelle à la pénitence, au sacrifice, à la conversion.
Nous avons une autre étoile, c'est celle de la lampe du sanctuaire qui nous conduit au pied du tabernacle, pour y offrir nos hommages au Maître du ciel et de la terre.
Imitons les Mages dans leur vaillant courage.. Ils ne tiennent aucun compte des critiques dont ils sont l'objet, parce qu'ils abandonnent ce qu'ils ont de plus cher, sur la foi d'un astre! Dieu leur a parlé, ils obéissent; cela leur suffit. Ils sont aussi prompts qu'heureux de faire un voyage long et pénible pour contempler le Rédempteur. Ils affrontent la méchanceté du cruel et soupçonneux Hérode, en lui posant une question qui pouvait leur coûter la vie, puisque ce tyran sanguinaire n'avait pas craint de massacrer des membres de sa famille dont il pensait qu'ils voulaient le détrôner.
"Où est le Roi des Juifs qui vient de naître?"
Imitons les Mages dans leur générosité.
Ils offrent à l'Enfant-Dieu de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Nous aussi, donnons au Sauveur notre personne, nos biens, notre esprit, notre coeur.
Offrons lui l'or de la charité. Observons les commandements du bon Dieu continuellement, intégralement, allègrement. Aimons notre prochain d'un amour sincère, pardonnant les offenses et lui faisant le bien qui est en notre puissance.
Offrons l'encens, la prière humble, recueillie et confiante qui triomphe du coeur de Dieu, la prière contemplative, silencieuse de louanges et d'adoration.
Offrons la myrrhe, c'est-à-dire la patience, Ah! qui que nous soyons, nous avons des peines à supporter. Nous sommes dans la vallée des larmes. Nous avons à souffrir dans notre âme et dans notre corps, de la part du démon, de la part du monde, tout entier placé dans le mal, de la part de nos semblables qui nous font porter le poids de leur jalousie, de leurs injustices, de leurs médisances de leurs calomnies, et de leurs persécutions. De la part même de l'Eglise dont nous supportons si difficilement la crise qu'elle traverse de toutes parts, de ses clercs, de ses pasteurs, de leurs liturgies nauséabondes.
En face de ces épreuves soyons, comme les Mages, forts et vaillants. Quand la nature faiblit, que la grâce nous relève. Disons: Je veux ce que Dieu veut, comme il le veut, et aussi longtemps qu'il le veut.
Que la maxime de Saint François de Sales soit notre soutien:
Une once de patience vaut mieux qu'une livre de consolation!
Imitons les Mages dans leur obéissance et surtout dans leur apostolat.
Par l'Internet, par nos exemples faisons connaître Jésus. Répondons prudemment et énergiquement aux attaques qui sont faites contre la religion. Ne vivons plus pour nous, mais que Jésus vive en nous! Les Mages ont été animés de l'esprit des béatitudes promulguées dans le Sermon sur la montagne. Puissions-nous leur ressembler!
/image%2F1485405%2F20150223%2Fob_a8b941_th.jpg)



















