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Publié le 30 Août 2016

Rédigé par Philippe

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Publié le 28 Août 2016

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Publié le 28 Août 2016

 

 

« Prête l’oreille Seigneur»
« Inclina, Domine, aurem tuam ad me »

« Sauve ton serviteur qui espère en toi »
« Salvum fac servum tuum ».

« Réjouis l’âme de ton serviteur »
« Laetifica animam servi tui »

« Car vers Toi, Seigneur, j’élève mon âme ».

Oh ! Quelle magnifique prière de l’âme chrétienne !
De cette prière, de son objet, nous en avons une magnifique intelligence dans l’Evangile de ce dimanche, une magnifique illustration.

C’est en effet l’évangile de la résurrection de l’enfant de la veuve, à la porte de Naïm où l’on voit NSJC « porter son attention sur la misère de cette veuve…et lui redonner son fils ». Il « incline » son regard vers la veuve et sa peine…Avec cet exemple évangélique, avec cette contemplation, gardée en mon cœur, de Jésus se penchant vers la veuve…je peux faire mienne cette prière de l’Introït et l’adresser à NSJC : « Inclina Domine aurem tuam », comme tu le fis sur le chemin de Naïm en regardant cette femme. Je peux m’enhardir et crier, à mon tour, comme le psalmiste : « Inclina aurem tuam ad me…Exauce ma prière…Sauve ton serviteur, comme tu sauvas jadis à Naïm et le fils et la mère. « Laetifica animam servi tui » « Réjouis l’âme de ton serviteur » comme jadis, à la porte d’une ville, Naïm, tu réjouis le cœur de la mère, affligée, déjà veuve, lui redonnant son fils unique.

Ainsi l’introït de cette messe et l’évangile s’appellent l’un l’autre. L’évangile est la meilleure illustration possible de la vérité de la prière exprimée dans l’Introït. Cet évangile nous montre la compassion en acte de Jésus à l’égard de la veuve. Fort de cet exemple, nourri de cet exemple, je peux crier vers Dieu cette prière de confiance : « Inclina aurem tuam, Domine ad me », « Incline Seigneur, ton oreille vers ton serviteur ».
Mais cette compassion, ce désir de faire le bien, qui fut l’âme même du ministère de NSJC doit être également l’âme de tout chrétien. Et c’est l’enseignement de l’Epître de ce dimanche : « Ainsi donc, nous dit Saint Paul, durant le temps qui nous est donné, pratiquons le bien à l’égard de tous, mais surtout à l’égard de nos compagnons de la foi… »… Comme le Christ le fit…et avec quelle douceur, à l’égard de la veuve de Naïm.

Voilà encore une belle messe, très bien construite, dans une belle unité de sentiments où tous les textes concourent à justifier et le choix du psaume 85, 1-4 de l’Introït que nous venons de citer et du psaume 39, 2-4 de l’Offertoire : « Expectans exspectavi Dominum et respexit me et exaudivit deprecationem meam ». « Il a entendu mon appel et il a mis en ma bouche un cantique nouveau, une hymne à notre Dieu » : « un grand prophète s’est levé parmi nous et Dieu a visité son peuple ».

 

Suivons NSJC dans le récit de cet évangile de la veuve de Naïm.

NSJC fait route vers Naïm, accompagné de ses disciples, « cum eo discipuli eius », mais aussi d’une foule nombreuse. « Et turba copiosa ». Ce mot « copiosa » vient de « copia » qui veut dire « abondance ». C’est la fortune, c’est la richesse, la foule, le grand nombre. Et « copiosus » veut dire : « qui possède en abondance…opulent, copieux, abondant. Or « turba » c’est déjà la multitude, le grand nombre, c’est la foule nombreuse et mêlée.

Voici qu’il approche de la porte de la ville de Naïm. Un cortège funèbre se présente au même instant. L’évangéliste nous le décrit. On porte un mort « defunctus ». Mais il précise : c’est un fils unique, « filius unicus », « filius unicus matris suae », littéralement « un fils unique de sa mère ». Mais plus encore : voilà que la mère de ce fils unique était déjà veuve. Elle avait donc mis en lui, vraisemblablement, toute sa consolation. Elle avait reporté sur lui, son unique, son affection de mère, une veuve. Son veuvage était un peu égaillé, tout de même, par la présence de son fils. On peut ainsi mesurer la désolation de cette mère, sa tristesse, sa douleur.

Sa douleur, du reste, fut ressentie par les gens de la ville. Dans de telles circonstances, la compassion est réelle et s’exprime spontanément. Le plus grand nombre a voulu s’unir à sa peine et lui porter quelques consolations, lui manifester son estime et sa compassion. Et de fait, la ville s’était émue de tant de malheurs répétés…L’évangéliste remarque, de fait, la « grande foule » qui accompagne la veuve. « Et turba civitatis multa cum illa ».

Cela dut faire du monde à la porte de la ville…un peu comme à Cologne autour du Pape…La foule « copiosa » avec Jésus, la foule « multa » avec la veuve de Naïm.

Et dès que Jésus la vit, il eut lui aussi de la compassion : « Quam cum vidisset Dominus misericordia motus super eam ».

Sa miséricorde est spontanée. Elle jaillit spontanément de la vue de ce spectacle. Dès qu’il la voit, il est ému. C’est cette vision qui engendre sa désolation, son émotion, sa compassion « super eam ».

Ce sont les « larmes » de cette femme qui l’émeut. NSJC a du coeur. Il est bon, compatissant.

Il lui dit : « Ne pleure pas ». Il fait arrêter les porteurs et se tournant vers le fils unique mort, lui dit d’une voix forte : « Jeune homme, « adolescens » je te l’ordonne, lève toi, « tibi dico, surge ». Il y a de l’énergie dans cet ordre. Il met sa toute puissance au service de sa miséricorde.
Et le mort se redressa et s’assit et il se mit à parler. Il y a de l’énergie dans cette scène. Il n’y a rien de mièvre, rien de mou. La mollesse, la mièvrerie ne sont pas les « compagnons » de la compassion !

Et le geste final est remarquable, d’une délicatesse merveilleuse, d’une noblesse parfaite. Avec quelle douceur et sourire, Jésus dut remettre l’adolescens à sa mère : « et dedit illum matri suae ».

Voilà une très belle action traduite par quatre verbes : « tibi dico : surge » et celui qui était mort « resedit » et « coepit loqui » et Jésus « dedit illum matri suae ».

Et la conclusion de la scène est fabuleuse : tous magnifient Dieu : « Magnificabant Deum ». Ils le glorifiaient. Ils chantaient sa gloire comme Notre Dame dans son « Magnificat ». C’est le même verbe : « magnificare »

Ainsi cette scène évangélique justifie amplement la prière de l’Introït.

Je peux moi aussi Le supplier, Le prier. Je sais qu’Il est attentif à la misère. Il le fut à Naïm. Et je peux lui dire : « Inclina Domine aurem tuam ad me » Je peux lui dire « d’incliner son oreille vers moi ». Il est sensible à la peine. Il le fut à Naïm.

Il y a de la tendresse affectueuse dans cette prière. Le choix du mot « inclinare aurem tuam » exprime bien cette délicatesse, cette affection. Je fais appel à la tendresse de mon « bienfaiteur ». Et c’est normal. Celui, du reste, qui a de la compassion, a aussi de la douceur, de la prévenance. Tel est Notre Dieu qui s’est révélé en NSJC, à la porte de Naïm.

Je peux lui dire dans ma détresse : « salvum fac servum tuum », « Sauve ton serviteur, toi qui a sauvé l’enfant de la veuve »… Je peux « espérer en Toi », je peux espérer être sauvé…par celui qui a appelé de la mort à la vie, l’enfant de Naïm, le fils de la veuve.

Je peux lui dire aussi « Miserere mihi », aie pitié de moi, Toi qui as eu aussi pitié de la douleur de cette femme de Naïm. Toi qui as su, remettant l’enfant à sa mère, réjouir profondément son cœur…Je peux également Te supplier de réjouir, cette fois, mon âme : « Laetifica animam servi tui », comme hier tu le fis pour cette veuve.

Alors s’il en est ainsi, avec le palmiste, je peux, à juste titre, chanter le psaume de l’Offertoire : « J’ai mis tout mon espoir dans le Seigneur »…. « Il s’est penché vers moi » : « respexit me ».


« Respicere » veut dire : regarder, arrêter ses regards sur… Tourner ses regards vers…Mais, dans ce verbe, il y a aussi une nuance d’affection. C’est un regard de bonté. C’est le verbe utilisé par Saint Jean dans la scène douloureuse de la trahison de Saint Pierre. Et c’est ce regard du Christ, plein d’affection qui toucha le cœur de Pierre après son reniement : « Respexit illum ». « Et se tournant il le regarda… » et Saint Pierre se retira pleurant amèrement.

Et il a mis en ma bouche un cantique nouveau, « hymnum Deo nostro », une hymne à Notre Dieu…comme hier, à la porte de Naïm, il fit chanter par cette immense foule, les « mirabilia Dei ».

Alors on comprend aussi à la lumière de cet évangile de Jésus à la porte de Naïm, le choix du « Graduel » et de l’ « Alleluia » : « Il est bon de louer le Seigneur, de chanter ton nom, d’annoncer ta miséricorde dès le matin et ta fidélité jusque dans la nuit ». « Alleluia, c’est un grand Dieu que le Seigneur. Il a ressuscité de la mort l’enfant de la veuve ».


Et puisque je suis dans l’admiration de la compassion de notre Dieu en NSJC, puisque j’admire sa miséricorde, ce cœur qui fait du bien, qui a su être attentif à la douleur de la femme, je dois avoir moi-même même miséricorde, même compassion. Et comme Lui aimer à faire le bien. Mais c’est l’enseignement de l’Epître : « Agissez, nous dit saint Paul, vous les spirituels dans un esprit de douceur ». En latin c’est « in spiritu lenitatis ». « Lenitas » veut dire douceur, tendreté, bonté, clémence, indulgence, paisiblement. On dira, en ce sens que « ce fleuve a un cours paisible ». « Lenitudo » se traduit par « douceur, bonté ». Ainsi agir « in spiritu lenitatis », c’est agir avec douceur et bonté. C’est l’ordre de saint Paul….Mais parce que d’abord ce fut l’attitude du Maître devant la femme à la porte de Naïm, comme elle le fut devant la femme prise en flagrant délit d’adultère…. Il faut avoir même agir. C’est l’attitude du prêtre.

Et Saint Paul insiste une deuxième fois : « Faisons le bien sans nous lasser ». Et encore une troisième fois, à la fin de son texte : « operemus bonum ad omnes », « pratiquons le bien à l’égard de tous, mais surtout à l’égard de nos compagnons dans la foi ».

 

abbé Paul Aulagnier.

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Publié le 27 Août 2016

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

évidement, dans cet univers le burkini n'a aucun intérêt .. alors j'essaye de m'imaginer un regard de religieux contemplatif. un regard de moine qui capte l'être, l'Etre .. dans toute sa splendeur .. j'aimerais bien avoir une telle âme qui va à la source de l'Univers, La magie, plus rien n'est, Dieu seul est, j'y crois beaucoup . il suffit de regarder. combien j'ai pu en renconter, ils ne savaient même pas ce qu'il se passait au-dessus de leur tête. alors c'est sûr qu'un burkini peut avoir plus d'importance.. mon Deu dtes à mon âme "ego sum " ... et alors je vivrai .  je n'ai besoin que de cela savoir votre Etre. Savoir votre Etre pour m'établir dans l'Espérance, dans votre Vérité,  dans le futur, dans le demain, pas dans l'aujourd'hui où tout semble si cahotique et sans espérance;  encore moins dans le passé, qu'on ne peut plus reconstruire un amas de ruines pire qu'un séisme italien..

c'est me projeter dans le monde des étoiles où tout n'appelle qu'à la vie à renaitre dans les trous noirs , qui sait ! alors pouvoir dire " Mon Dieu je vous aime, " quand tout est si merdique, c'est peut-être le plus grand bonheur de l'homme ! bof on est pas trop nul ..

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 27 Août 2016

Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Août 2016

 

Aux dernières nouvelles, le tremblement de terre a provoqué de gros dégâts à l'intérieur de la basilique et dans le monastère, mais les moines sont indemnes. Il y a par contre de nombreuses victimes dans les villes et les villages avoisinants.
A flagello terraemotus, libera nos Domine
En union de prières.

 


 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Août 2016

 

 25 août, nous célébrons dans toute l’Eglise Saint Louis, roi de France,

Comment se fait-il qu’un roi du 13ème siècle soit honoré, non seulement en France – ce qui est bien compréhensible- mais aussi en Asie, en Afrique, en Amérique… partout dans le monde ? C’est parce que nous avons avec Louis IX un modèle éminent, exceptionnel de chrétien, laïc, ayant exercé les plus hautes fonctions politiques, civiles et militaires dans un esprit évangélique.

Chef d’Etat soucieux de justice et de paix au service des pauvres et des malades, père attentif à élever ses onze enfants en vrais chrétiens, Saint Louis a également renforcé les liens entre le royaume et les chrétiens d’Orient. Il se regardait comme responsable de leur défense, de leur survie de leur protection.

Donnant des enseignements à son fils Philippe, le futur Philippe III le Hardi, Saint Louis écrivait : « Cher fils, je t’enseigne premièrement que tu aimes Dieu de tout ton cœur et de tout ton pouvoir, car sans cela personne ne peut rien valoir  » – et de poursuivre- « Tu dois te garder de toutes choses que tu penseras devoir lui déplaire… et spécialement tu dois avoir cette volonté que tu ne fasses un péché mortel pour nulle chose qui puisse arriver…  ».

Cette horreur du péché, Louis IX la conserva toute sa vie : « mieux la maladie, la mort, que le péché  »disait-il à son entourage, notamment à son ami Joinville.

Quand, prisonnier des musulmans, on le menaça des pires tortures, il préféra cette éventualité à celle de prononcer une parole qu’il jugeait blasphématoire, alors même que des proches étaient déjà soumis à la torture dont le Patriarche de Jérusalem lui-même ! Cette rectitude morale, dans toutes les circonstances de la vie, impressionnait ses contemporains, et ses ennemis eux-mêmes en étaient touchés si bien que les égyptiens qui l’avaient capturé lui proposèrent d’être leur souverain !

L’amour de Dieu se manifesta notamment dans la justice de Saint Louis qui est peut-être la vertu qui a le mieux traversé les siècles. Bien sûr il y a l ‘image du Souverain rendant les jugements sous le chêne de Vincennes, mais, beaucoup plus que cela, c’est toute une réforme qui assainit en profondeur la justice du royaume.

Dans les mêmes conseils à son fils, Louis IX disait : « Cher fils, s’il advient que tu deviennes roi, prends soin d’avoir les qualités qui conviennent à un roi, c’est-à-dire que tu sois si juste que , quoiqu’il arrive, tu ne t’écartes pas de la justice…Soutiens de préférence le pauvre contre le riche jusqu’à ce que tu saches la vérité, et quand tu la connaîtras, fais justice… Si tu apprends que tu possèdes quelque chose à tort, rends la tout de suite, quelque grande soit cette chose, terre, deniers ou autres bien »

Un jour, alors que les grands du royaume et son épouse, Marguerite de Provence, faisaient pression pour lui demander l’adoucissement d’une peine infligée à une femme de haute noblesse, le roi resta ferme ; il lui fut alors demandé que la sentence soit exécutée dans un autre lieu, eu égard à son honneur, le roi maintint sa décision : « il n’y a pas de passe-droit en justice ». Il fît de même pour son frère Charles d’Anjou, dans un arbitrage pour l’attribution du comté du Hainaut.

Admirant son esprit d’équité, les souverains étrangers, le Pape lui-même lui demandaient d’être l’arbitre de leurs désaccords, ce qui épargna bien des guerres. Si les adversaires avaient tous deux de bons motifs pour faire valoir leurs droits, Saint Louis savait rechercher le bon compromis.

Il semble que jamais la justice n’a été aussi bien rendue dans le royaume qu’au cours de la deuxième partie de son règne.

Son amour, son service des pauvres est également exemplaire, tant par les œuvres établies : construction de l’ « Hôtel Dieu », de l’hospice des Quinze-Vingt pour les aveugles, de dispensaires…que par le temps qu’il prenait pour servir lui-même les pauvres, les laver, les faire manger ; il se faisait leur serviteur et demandait leur prière.

Les liens de la France avec les chrétiens d’Orient doivent également beaucoup à Louis IX.

Après l’échec de sa première croisade (la 7ème), le souverain resta quatre ans en terre sainte pour protéger les territoires, racheter les esclaves chrétiens, notamment les enfants que l’on avait déjà contraint à embrasser l’Islam. Il restaura et renforça de nombreuses places dévastées par les Sultans. Pour Saint Louis les chrétiens d’Orient, chez eux depuis le 1er siècle de notre ère, devaient pouvoir vivre sans être soumis au statut inférieur de dhimmi.

Il est bien sûr impossible de résumer en peu de temps la vie de Saint Louis, mais ces quelques points évoqués - aide à nos frères chrétiens d’Orient, profonde éducation chrétienne de la famille, sens de la justice et amour des pauvres- sont des sujets toujours d’actualité. Nous pouvons donc prier Saint Louis pour nos frères chrétiens, notre pays, nos familles qui en ont bien besoin.

N’ayons pas peur de plonger nos racines dans cet humus évangélique constitué par les saints de nos contrées. Nous sommes les héritiers d’un patrimoine moral et religieux dont nous devons nous nourrir et que nous devons faire fructifier.

 

diocèse fréjus toulon

 

 

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Publié le 24 Août 2016

 

Où en est notre lien à nous-mêmes, ce lien intérieur qui nous apprend à écouter notre moi profond, et à vivre selon nos aspirations les plus personnelles au lieu de suivre des modèles standards ?

Où en est notre lien à autrui, ce lien de solidarité, de compassion, de fraternité et d’amour au-delà de toutes les frontières d’identité, qui nous fait goûter la joie du don de soi et du partage ?

Où en est notre lien à la nature, ce lien de respect de la biosphère et de l’animal, d’émerveillement et de symbiose avec le cosmos, qui suscite notre sentiment d’appartenance à une vie plus vaste et plus haute que celle de notre petit ego ?

Apprenons ou réapprenons à cultiver ce triple lien nourricier à notre intériorité, à l’humanité, à la nature et à l’univers ! Redécouvrons son pouvoir extraordinaire de nous relier à toutes les sources de vie et à toutes les ressources d’énergie nécessaires à notre bonheur, à notre liberté, à notre santé physique, morale… et spirituelle. »


Abdennour Bidar (philosophe)

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Rédigé par Philippe

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Publié le 23 Août 2016

 

Chers frères et soeurs,


Dans la série des apôtres appelés par Jésus pendant sa vie terrestre, celui qui retient  aujourd'hui notre attention est l'apôtre Barthélemy, annonce Benoît XVI.

Dans la liste anciennes des douze, il apparaît toujours avant Matthieu, tandis qu'il change le nom de celui qui le précède : dans quelques cas c'est Philippe (Cf. Matthieu 10.3 ; Cadres 3.18 ; Luc 6,14) ou tu Prends (Cf. Faits 1,13).

Son nom est évidemment patronymique, parce qu'il fait une référence explicite au nom du Père.

Il s'agit d'un nom de caractéristiques probablement araméenne, "bar Talmay", qui signifie "fils de Talmy".


Nous n'avons pas d'importantes nouvelles de Barthélemy, précise Benoît XVI. De fait, son nom apparaît toujours et seulement dans la liste des douze que j'ai citée avant et, par conséquent, il n'est le protagoniste d'aucune narration.

Traditionnellement cependant, il est identifié, sous le nom de Nathanaël : un nom qui signifie "Dieu a donné".

Ce Nathanaël était originaire de Cana (Cf Jean 21,2) et, par conséquent, il est possible qu'il ait été témoin d'un grand "signe" effectué par Jésus en ce lieu (Cf Jean 2.1-11).

L'identification des deux personnages est probablement due au fait que Nathanaël, dans la scène de vocation racontée par l'Evangile de Jean, est placé près de Philippe, c'est-à-dire, à la place que tient Barthélemy dans les listes des apôtres rapportées dans les autres Evangiles.

À ce Nathanaël, Philippe avait dit :" Nous avons trouvé celui de qui Moïse a écrit dans la loi et dont les prophètes ont parlé, Jésus de Nazareth, fils de Joseph. "(Jean 1, 45).

Comme nous le savons, Nathanaël lui a porté un lourd préjugé : "Peut-il venir de Nazareth quelque chose de bon? " (Jean 1,46).

Cette contestation est importante pour nous. Elle nous permet de voir que, selon les attentes des juifs, le Messie ne pouvait pas venir d'un peuple si obscur, comme c'était le cas de Nazareth (Cf. aussi Jean 7,42).

En même temps, toutefois, elle montre la liberté de Dieu, qui surprend nos attentes, en se montrant précisément là où nous nous ne l'attendons pas.

D'autre part, nous savons que, en réalité, Jésus n'était pas exclusivement "de Nazareth", mais il était né à Bethléem (Cf. Matthieu 2.1 ; Luc 2,4).

L'objection de Nathanaël, par conséquent, n'avait pas de valeur, puisqu'elle reposait, comme il arrive fréquemment, sur une information incomplète.

Le cas de Nathanaël nous suggère une autre réflexion : dans notre relation avec Jésus, nous ne devons pas seulement nous contenter  des paroles. Philippe, dans sa réponse, présente à Nathanaël une invitation significative : "Viens et vois" (Jean 1,46b).

Notre connaissance de Jésus demande avant tout, une expérience vivante : le témoignage d'une autre personne est certainement important, parce que normalement toute notre vie chrétienne commence avec l'annonce grâce à plusieurs témoins.

Mais nous devons être nous-mêmes grâce à plusieurs  témoins mais il dit ensuite, nous devons être impliqués personnellement dans une relation intime et profonde avec Jésus,
De manière analogue, les Samaritains, après avoir entendu le témoignage de leur concitoyenne que Jésus avait rencontrée près du puits de Jacob, voulurent parler directement avec Lui et, après cet entretien, dirent à la femme: « Ce n'est plus à cause de ce que tu nous a dit que nous croyons maintenant; nous l'avons entendu par nous-mêmes, et nous savons que c'est vraiment lui le Sauveur du monde ! » (Jn 4, 42).

En revenant à la scène de vocation, l'évangéliste nous rapporte que, lorsque Jésus voit Nathanaël s'approcher, il s'exclame: « Voici un véritable fils d'Israël, un homme qui ne sait pas mentir » (Jn 1, 47).

Il s'agit d'un éloge qui rappelle le texte d'un Psaume: « Heureux l'homme... dont l'esprit est sans fraude » (Ps 32, 2), mais qui suscite la curiosité de Nathanaël, qui réplique avec étonnement: « Comment me connais-tu ? » (Jn 1, 48a).

La réponse de Jésus n'est pas immédiatement compréhensible. Il dit: « Avant que Philippe te parle, quand tu étais sous le figuier, je t'ai vu » (Jn 1, 48b).

Nous ne savons pas ce qu'il s'est passé sous ce figuier. Il est évident qu'il s'agit d'un moment décisif dans la vie de Nathanaël. Il se sent touché au plus profond du cœur par ces paroles de Jésus, il se sent compris et comprend: cet homme sait tout sur moi, Il sait et connaît le chemin de la vie, je peux réellement m’abandonner à cet homme.

Et ainsi, il répond par une confession de Foi claire et belle, en disant: « Rabbi, c'est toi le Fils de Dieu ! C'est toi le roi d'Israël ! » (Jn 1, 49).

Dans cette confession apparaît un premier pas important dans l'itinéraire d'adhésion à Jésus. Les paroles de Nathanaël mettent en lumière un double aspect complémentaire de l'identité de Jésus: Il est reconnu aussi bien dans sa relation spéciale avec Dieu le Père, dont il est le Fils unique, que dans celle avec le peuple d'Israël, dont il est déclaré le roi, une qualification propre au Messie attendu.

Nous ne devons jamais perdre de vue ni l'une ni l'autre de ces deux composantes, car si nous ne proclamons que la dimension céleste de Jésus, nous risquons d'en faire un être éthéré et évanescent, et si au contraire nous ne reconnaissons que sa situation concrète dans l'histoire, nous finissons par négliger la dimension divine qui le qualifie précisément.

Nous ne possédons pas d'informations précises sur l'activité apostolique successive de Barthélemy-Nathanaël.

Selon une information rapportée par l'historien Eusèbe au IVe siècle, un certain Panteno aurait trouvé jusqu'en Inde les signes d'une présence de Barthélemy (cf. Hist. eccl. V, 10, 3).

Dans la tradition postérieure, à partir du Moyen Âge, s'imposa le récit de sa mort par écorchement, qui devint ensuite très populaire.

Il suffit de penser à la très célèbre scène du Jugement dernier dans la Chapelle Sixtine, dans laquelle Michel-Ange peignit Barthélemy qui tient sa propre peau dans la main gauche, sur laquelle l'artiste laissa son autoportrait.

Ses reliques sont vénérées ici à Rome, dans l'église qui lui est consacrée sur l'Ile Tibérine, où elles furent apportées par l'empereur allemand Otton III en l'an 983.

En conclusion, nous pouvons dire que la figure de Saint Barthélemy, malgré le manque d'information le concernant, demeure cependant face à nous pour nous dire que l’on peut également vivre l'adhésion à Jésus et en témoigner sans accomplir des œuvres sensationnelles. Jésus est et reste extraordinaire, Lui à qui chacun de nous est appelé à consacrer sa propre vie et sa propre mort.

 

Benoît XVI

 

 

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Publié le 23 Août 2016

 

"on peut également vivre l'adhésion à Jésus et en témoigner sans accomplir des œuvres sensationnelles. Jésus est et reste extraordinaire, Lui à qui chacun de nous est appelé à consacrer sa propre vie et sa propre mort."

 

même dans une ville pourrie !

 

 

la liberté de Dieu, qui surprend nos attentes, en se montrant précisément là où nous nous ne l'attendons pas.

Benoît XVI

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