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Publié le 29 Juin 2016

Rédigé par Philippe

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Publié le 29 Juin 2016

 

Transmit un sincer şi călduros La mulţi ani tuturor celor care îşi serbeaza astăzi onomastica! Fie ca strălucirea înaltelor rugăciuni ale Sfinţilor Petru şi Pavel să vă aducă pace, credinţă şi bucurie sfântă în suflet!

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Happy Feast Day to everyone named after Saints Peter and Paul! May the radiance and the unseen force of the heavenly prayers of Saints Peter and Paul bring peace, faith and Holy joy to your souls!

 

 

 

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Publié le 19 Juin 2016

 

 

Vierge sainte, mon guide et ma souveraine, je viens me jeter dans le sein de votre miséricorde, et mettre, dès ce moment et pour toujours, mon âme et mon corps sous votre sauvegarde et sous votre protection spéciale. Je vous confie et je remets entre vos mains toutes mes espérances et mes consolations, toutes mes peines et mes misères, ainsi que le cours et la fin de ma vie, afin que, par votre intercession et par vos mérites, toutes mes œuvres soient faites selon votre volonté et en vue de plaire à votre divin Fils.

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Publié le 19 Juin 2016

Rédigé par Philippe

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Publié le 19 Juin 2016

 

Vis le jour d’aujourd’hui
Dieu te le donne, il est à toi.
Vis-le en Lui.

Le jour de demain est à Dieu,
Il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain
le souci d’aujourd’hui.

Demain est à Dieu : remets-le Lui.
Le moment présent
est une frêle passerelle,
Si tu le charges de regrets d’hier,
de l’inquiétude de demain,
la passerelle cède et tu perds pied.

 

Le passé, Dieu le pardonne.
L’avenir, Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui
en communion avec Lui.
Et s’il y a lieu de t’inquiéter
pour un être bien-aimé
regarde le dans la lumière
du Christ Ressuscité.

 

Prière de Sr Odette Prévost (1932-1995)

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Juin 2016

 

La vie de l’Église reste profondément marquée par le souvenir du dernier message du Seigneur à la veille de sa Passion, qui devait la préparer à recevoir le grand souffle missionnaire de la Pentecôte.

L’auteur propose ici une lecture méditée du discours d’adieux de l’évangéliste Jean, que constituent les chapitres 13 à 17.

Il nous montre qu’au fond, toute l’œuvre du salut consiste en une œuvre unique : manifester le Père, révéler son « Nom » ; en définitive, faire connaître à tous qu’il est Amour et miséricorde.

Le dernier mot d’adieux, c’est que Jésus se donne à nous, qu’il vit en nous de façon permanente. L’essentiel du message, c’est que Jésus est vraiment vivant, qu’il est présent au cœur de notre vie, pour que nous puissions nous aimer les uns les autres, comme il nous a aimés, de l’Amour même du Père qui est l’Esprit Paraclet.

Ce commentaire sera d’un grand secours au chrétien en lui faisant prendre conscience de cette réalité de l’inhabitation de Jésus en nous, quoiqu’il arrive, et en l’armant de force et de courage.

Cet ouvrage est une lecture méditée du discours d’adieux de l’évangéliste Jean (ch. 13 à 17). Le dernier mot d’adieux, c’est que Jésus se donne à nous, qu’il vit en nous de façon permanente. L’essentiel du message, c’est que Jésus est vraiment vivant, qu’il est présent au cœur de notre vie, pour que nous puissions nous aimer les uns les autres, comme il nous a aimés, de l’Amour même du Père qui est l’Esprit Paraclet.

Le Père Guy Frénod a déjà publié plusieurs ouvrages pour la formation des laïcs. Il est entré à l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes en mars 1961. En 1973, il fut envoyé au prieuré de Keur Moussa, au Sénégal, pendant 30 ans. Depuis son retour à Solesmes, il est préfet des Études, et il assure des cours pour les moines, pour des jeunes religieuses, et pour les hôtes de passage.

abbaye de solesmes .

 

 

 

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Publié le 17 Juin 2016

 

 

Son Excellence Monseigneur Benoît RIVIÈRE
 
Évêque d’Autun, Chalon et Mâcon
les frères de Saint-Jean
et les parents des frères
sont heureux de vous faire part
 
de l’ordination sacerdotale des frères
 
Jean-Syméon PEDELAHORE
Karl-Emmanuel BENOIST
Marie-Géraud MONBOISSE
Marie-Van ASSO OGOU
Mickaël-Marie POIRIER
 
et de l’ordination diaconale des frères
 
Jan-Maria MISTINA
John-Louis-Marie TURA
Marie-Hervé SIMO TCHUENTE
Yohanné SILABI LILI
Yohan-Savio SASSOUAKPOLO
 
Ils vous invitent à participer ou à vous unir par la prière à la messe d’ordination
qui sera présidée par
Son Excellence Mgr José Rodriguez Carballo,
Archevêque Secrétaire de la Congrégation
pour les Instituts de Vie Consacrée et
les Sociétés de Vie Apostolique
 
 
le samedi 2 juillet 2016
à 10h30 en la Basilique
Sainte-Madeleine de Vézelay
 
 
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communauté st Martin.
 

Ordination sacerdotale


Samedi 25 juin à la Basilique Notre-Dame d’Evron


La Communauté Saint-Martin a la joie de vous annoncer l’ordination sacerdotale de Don Antoine STOREZ, diacre à Saint-Raphaël depuis septembre 2015
La famille paroissiale sera représentée par Don Stéphane et Don Henri.

 

Une quête sera organisée pour lui offrir ses ornements sacerdotaux.


ORDINATIONS SACERDOTALES ET DIACONALES  à la Basilique d’Évron seront ordonnés prêtres

 

don Bertrand de Castelbajac, don Antonin Dichamp, don Antoine Storez, don Léonard de Corbiac, don Adrien Alric, et seront ordonnés diacres Pierre Gazeau, Xandro Pachta-Reyhofen, Phil Schulze Dieckhoff, par son Excellence Monseigneur Jorge Carlos Patrón Wong,

secrétaire chargé des séminaires pour la Congrégation pour le Clergé.


La Première Messe de Don Antoine sera célébrée à la Basilique Notre Dame, le dimanche 3 juillet à 10h30

 

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Dimanche 26 juin à 15h30 :

Stanislas Delcampe, diacre, sera ordonné prêtre pour le diocèse de Rouen par Mgr Dominique Lebrun.

Cathédrale Notre-Dame.

ROUEN

 

mon Dieu, donnez-nous beaucoup de prêtres,

de saints prêtres.

 

Ordinations sacerdotales
de
Paul Dinh Van Hoan et Sanche de Franssu
Ordinations sacerdotales de Paul Dinh Van Hoan et Sanche de Franssu; ordonnés prêtres pour le service du diocèse par Mgr Aillet
le dimanche 26 juin 2016 en la cathédrale Sainte-Marie de Bayonne à 16h.

 

 

 

diocèse de Chartres .

 

Monseigneur Michel Pansard a
ordonné diacre en vue du ministère presbytéral

13 Juin 2016

 

Nicolas Boucée

 

 

Ordination presbytérale : dimanche 26 juin 2016 à 15h30 à la cathédrale.

 

Monseigneur Michel Pansard ordonnera prêtre
Jean-Baptiste Popot.

 

cathédrale de Montauban

dimanche 26 juin

16 heures,

 

 

ordination sacerdotales

Jean-Pierre Daynes

prêtre

et

Jean-Louis Mothe.

diacre en vue de la prêtrise. 

 

 

Cathédrale d'Albi

 

M. l’abbé Gabriel CASAS,  sera ordonné prêtre en la cathédrale Sainte-Cécile

le dimanche 26 juin à 16 heures

par Mgr Jean LEGREZ.

 

 

Cathédrale de Metz .

 

Le dimanche 26 Juin 2016,

 

à 15 heures, en la cathédrale Saint-Etienne de Metz, Noël Bado et Hervé Rollin seront ordonnés prêtres par Monseigneur Lagleize.

Antoine Yakpo-Ossobe sera également ordonné diacre en vue du sacerdoce  presbytéral.

 

 

diocèse  d'Angers.

 

Samedi 25 juin 

 

le diocèse d’Angers accueillera Guillaume Bourcy et Stéphane Poirier dans l’ordre des diacres en vue du sacerdoce. La célébration se déroulera le 25 juin à 16h30 en l’église des Rosiers-sur-Loire.

Chacun est convié à se rassembler pour cette ordination.

 

 

cathédrale d'Orléans

 

Le dimanche 26 juin à 16h

 

Pour le service du Christ et l'annonce de l'Evangile,
par l'imposition des mains
et le don du Saint Esprit,


Monseigneur Jacques Blaquart,


ordonnera prêtre
François Madika,
de la communauté de l’Emmanuel,

et ordonnera diacre
en vue du ministère presbytéral
Julien TELLIER,

 

 

Cathédrale d'Amiens.

Ordination sacerdotale

de Gauthier Dacar
Par l’imposition des mains et le don de l’Esprit-Saint,

Monseigneur Olivier Leborgne

ordonnera Gauthier Dacar prêtre pour le diocèse d’Amiens.

 

le Dimanche 26 juin 2016 à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame d’Amiens.

 

 

Cathédrale de Rennes .

Dimanche 26 juin

 

Monseigneur Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes, ordonnera prêtre

 

Guillaume CAMILLERAPP

le dimanche 26 juin à 15h30,

en la cathédrale Saint Pierre de Rennes.

 

 

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Juin 2016

 

en ce mois de Juin, nous lui confions toutes ces ordinations

et celles de demain pour le diocèse de Luçon.

mon Dieu, donnez-nous beaucoup de prêtres,

de saints prêtres.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Juin 2016

 

Chers frères et sœurs,

 

 

Selon l'opinion commune d'aujourd'hui, le christianisme serait une religion européenne, qui aurait ensuite exporté la culture de ce continent dans d'autres pays. Mais la réalité est beaucoup plus complexe, car la racine de la religion chrétienne se trouve dans l'ancien Testament et donc à Jérusalem et dans le monde sémitique. Le christianisme se nourrit toujours à cette racine de l'Ancien Testament. Son expansion au cours des premiers siècles a eu lieu aussi bien vers l'Occident - vers le monde gréco-latin, où il a ensuite inspiré la culture européenne - que vers l'Orient, jusqu'à la Perse, à l'Inde, contribuant ainsi à susciter une culture spécifique, en langues sémitiques, avec une identité propre. Pour montrer cette multiplicité culturelle de l'unique foi chrétienne des débuts, j'ai parlé dans la catéchèse de mercredi dernier d'un représentant de cet autre christianisme, Aphraate le Sage persan, presque inconnu chez nous. Dans cette même optique, je voudrais aujourd'hui parler de saint Ephrem le Syrien, né à Nisibe vers 306 dans une famille chrétienne. Il fut le représentant le plus important du christianisme de langue syriaque et réussit à concilier d'une manière unique la vocation du théologien et celle du poète. Il se forma et grandit à côté de Jacques, Evêque de Nisibe (303-338), et il fonda avec lui l'école de théologie de sa ville. Ordonné diacre, il vécut intensément la vie de la communauté chrétienne locale jusqu'en 363, année où la ville de Nisibe tomba entre les mains des Persans. Ephrem immigra alors à Edesse, où il poursuivit son activité de prédicateur. Il mourut dans cette ville en l'an 373, victime de la contagion de la peste qu'il avait contractée en soignant les malades. On ne sait pas avec certitude s'il était moine, mais il est cependant certain qu'il est resté diacre pendant toute sa vie et qu'il a embrassé l'état de virginité et de pauvreté. C'est ainsi qu'apparaît dans la spécificité de son expression culturelle, l'identité chrétienne commune et fondamentale:  la foi, l'espérance - cette espérance qui permet de vivre pauvre et chaste dans ce monde, en plaçant toutes ses attentes dans le Seigneur - et, enfin, la charité, jusqu'au don de soi-même dans le soin des malades de la peste.

Saint Ephrem nous a laissé un grand héritage  théologique:   sa  production considérable peut se regrouper en quatre catégories:  les œuvres écrites en prose ordinaire (ses œuvres polémiques, ou bien les commentaires bibliques); les œuvres en prose poétique; les homélies en vers; et enfin les hymnes, qui sont certainement l'œuvre la plus vaste d'Ephrem. Il s'agit d'un auteur riche et intéressant sous de nombreux aspects, mais en particulier sous le profil théologique. Si nous voulons aborder sa doctrine, nous devons insister dès le début sur ceci:  le fait qu'il fait de la théologie sous une forme poétique. La poésie  lui permet d'approfondir la réflexion  théologique  à  travers  des paradoxes et des images. Dans le même temps sa théologie devient liturgie, devient musique:  en effet, c'était un grand compositeur, un musicien. Théologie, réflexion sur la foi, poésie, chant, louange de Dieu vont de pair; et c'est précisément dans ce caractère liturgique qu'apparaît avec limpidité la théologie d'Ephrem, la vérité divine. Dans sa recherche de Dieu, dans sa façon de faire de la théologie, il suit le chemin du paradoxe et du symbole. Il privilégie largement les images contrastantes, car elles lui servent à souligner le mystère de Dieu.

Je ne peux pour le moment présenter que peu de chose de lui, également parce que la poésie est difficilement traduisible, mais pour donner au moins une idée de sa théologie poétique, je voudrais citer en partie deux hymnes. Tout d'abord, également en vue du prochain Avent, je vous propose plusieurs images splendides tirées des hymnes Sur la nativité du Christ. Devant la Vierge, Ephrem manifeste son émerveillement avec un ton inspiré: 

"Le Seigneur vint en elle pour se faire serviteur.
Le Verbe vint en elle
pour se taire dans son sein.
La foudre vint en elle
pour ne faire aucun bruit.
Le pasteur vint en elle
et voici l'Agneau né, qui pleure sans bruit.
Car le sein de Marie
a renversé les rôles: 
Celui qui créa toutes choses
est entré en possession de celles-ci, mais pauvre.
Le Très-Haut vint en Elle (Marie),
mais il y entra humble.
La splendeur vint en elle,
mais revêtue de vêtements humbles.
Celui qui dispense toutes choses
connut la faim.
Celui qui étanche la soif de chacun
connut la soif.
Nu et dépouillé il naquit d'elle,
lui qui revêt (de beauté) toutes choses"
(Hymne "De Nativitate" 11, 6-8)

Pour exprimer le mystère du Christ, Ephrem utilise une grande diversité de thèmes, d'expressions, d'images. Dans l'une de ses hymnes, il relie de manière efficace Adam (au paradis) au Christ (dans l'Eucharistie): 

"Ce fut en fermant
avec l'épée du chérubin,
que fut fermé
le chemin de l'arbre de la vie.
Mais pour les peuples,
le Seigneur de cet arbre
s'est donné comme nourriture
lui-même dans l'oblation (eucharistique).
Les arbres de l'Eden
furent donnés comme nourriture
au premier Adam.
Pour nous, le jardinier
du Jardin en personne
s'est fait nourriture
pour nos âmes.
En effet, nous étions tous sortis
du Paradis avec Adam,
qui le laissa derrière lui.
A présent que l'épée a été ôtée
là-bas (sur la croix) par la lance
nous pouvons y retourner"
(Hymne 49, 9-11).

Pour parler de l'Eucharistie, Ephrem se sert de deux images:  la braise ou le charbon ardent, et la perle. Le thème de la braise est tiré du prophète Isaïe (cf. 6, 6). C'est l'image du séraphin, qui prend la braise avec les pinces, et effleure simplement les lèvres du prophète pour les purifier; le chrétien, en revanche, touche et consume la Braise, qui est le Christ lui-même: 

"Dans ton pain se cache l'Esprit
qui ne peut être consommé;
dans ton vin se trouve le feu
qui ne peut être bu.
L'Esprit dans ton pain, le feu dans ton vin: 
voilà une merveille accueillie par nos lèvres.
Le séraphin ne pouvait pas approcher ses doigts de la braise,
qui ne fut approchée que de la bouche d'Isaïe;
les doigts ne l'ont pas prise, les lèvres ne l'ont pas avalée;
mais à nous, le Seigneur a permis de faire les deux choses.
Le feu descendit avec colère pour détruire les pécheurs,
mais le feu de la grâce descend sur le pain et y reste.
Au lieu du feu qui détruisit l'homme,
nous avons mangé le feu dans le pain
et nous avons été vivifiés"
(Hymne "De Fide" 10, 8-10).

Voilà encore un dernier exemple des hymnes de saint Ephrem, où il parle de la perle comme symbole de la richesse et de la beauté de la foi: 
"Je posai (la perle), mes frères, sur la paume de ma main,
pour pouvoir l'examiner.
Je me mis à l'observer d'un côté puis de l'autre: 
elle n'avait qu'un seul aspect de tous les côtés.
(Ainsi) est la recherche du Fils, impénétrable, car elle n'est que lumière.
Dans sa clarté, je vis la Limpidité,
qui ne devient pas opaque;
et dans sa pureté,
le grand symbole du corps de notre Seigneur,
qui est pur.
Dans son indivisibilité, je vis la vérité,
qui est indivisible"
(Hymne "Sur la Perle" 1, 2-3).

 

La figure d'Ephrem est encore pleinement actuelle pour la vie des différentes Eglises chrétiennes. Nous le découvrons tout d'abord comme théologien, qui, à partir de l'Ecriture Sainte, réfléchit poétiquement sur le mystère de la rédemption de l'homme opérée par le Christ, le Verbe de Dieu incarné. Sa réflexion est une réflexion théologique exprimée par des images et des symboles tirés de la nature, de la vie quotidienne et de la Bible. Ephrem confère un caractère didactique et catéchistique à la poésie et aux hymnes pour la liturgie; il s'agit d'hymnes théologiques et, dans le même temps, adaptées à la récitation ou au chant liturgique. Ephrem se sert de ces hymnes pour diffuser, à l'occasion des fêtes liturgiques, la doctrine de l'Eglise. Au fil du temps, elles se sont révélées un moyen de catéchèse extrêmement efficace pour la communauté chrétienne.

 

La réflexion d'Ephrem sur le thème de Dieu créateur est importante:  rien n'est isolé dans la création, et le monde est, à côté de l'Ecriture Sainte, une Bible de Dieu. En utilisant de manière erronée sa liberté, l'homme renverse l'ordre de l'univers. Pour Ephrem, le rôle de la femme est important. La façon dont il en parle est toujours inspirée par la sensibilité et le respect:  la demeure de Jésus dans le sein de Marie a grandement élevé la dignité de la femme. Pour Ephrem, de même qu'il n'y a pas de Rédemption sans Jésus, il n'y a pas d'incarnation sans Marie. Les dimensions divines et humaines du mystère de notre rédemption se trouvent déjà dans les textes d'Ephrem; de manière poétique et avec des images fondamentalement tirées des Ecritures, il anticipe le cadre théologique et, d'une certaine manière, le langage même des grandes définitions christologiques des Conciles du V siècle.

 

Ephrem, honoré par la tradition chrétienne sous le titre de "lyre de l'Esprit Saint", resta diacre de son Eglise pendant toute sa vie. Ce fut un choix décisif et emblématique:  il fut diacre, c'est-à-dire serviteur, que ce soit dans le ministère liturgique, ou, plus radicalement, dans l'amour pour le Christ, qu'il chanta de manière inégalable, ou encore, dans la charité envers ses frères, qu'il introduisit avec une rare habileté dans la connaissance de la Révélation divine.

Benoît XVI

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Publié le 16 Juin 2016

 

 

 

Après Jésus, Pierre est le personnage le plus célèbre et le plus cité dans les écrits du Nouveau Testament:  il est mentionné 154 fois avec le surnom de Pétros, "pierre", "roc", qui est la traduction en grec du nom araméen qui lui a été directement donné par Jésus, Kefa, attesté neuf fois, en particulier dans les lettres de Paul; on doit ensuite ajouter le nom fréquemment utilisé Simòn (75 fois), qui est la forme grécisée de son nom juif original Simeòn (2 fois:  Actes 15, 14; 2 P 1, 1). Fils de Jean (cf. Jn 1, 42) ou, dans la forme araméenne, bar-Jona, fils de Jonas (cf. Mt 16, 17),

Simon était de Béthsaïde (cf. Jn 1, 44), une petite ville à l'est de la mer de Galilée, dont provenaient également Philippe et naturellement André, frère de Simon. Sa façon de parler trahissait l'accent de Galilée. Lui aussi, comme son frère, était pêcheur:  avec la famille de Zébédée, père de Jacques et de Jean, il dirigeait une petite activité de pêche sur le Lac de Génésareth (cf. Lc 5, 10). Il devait donc jouir d'une certaine aisance économique et était animé par un intérêt religieux sincère, par un désir de Dieu - il désirait que Dieu intervienne dans le monde - un désir qui le poussa à se rendre avec son frère jusqu'en Judée pour suivre la prédication de Jean le Baptiste (Jn 1, 35-42).

 

C'était un juif croyant, pratiquant, confiant dans la présence agissante de Dieu dans l'histoire de son peuple, et attristé de ne pas en voir l'action puissante dans les événements dont il était alors  le  témoin.

Il était marié et sa belle-mère, guérie un jour par Jésus, vivait dans la ville de Capharnaüm, dans la maison où Simon logeait lui aussi lorsqu'il était dans cette ville (cf. Mt 8, 14sq; Mc 1, 29sq; Lc 4, 38sq).

De récentes fouilles archéologiques ont permis de mettre à jour, sous le pavement en mosaïque octogonal d'une petite église byzantine, les traces d'une église plus antique installée dans cette maison, comme l'attestent les inscriptions comportant des invocations à Pierre. Les Evangiles nous informent que Pierre appartient aux quatre premiers disciples du Nazaréen (cf. Lc 5, 1-11), auxquels s'en ajoute un cinquième, selon la coutume de chaque Rabbi d'avoir cinq disciples (cf. Lc 5, 27:  appel de Levi).

Lorsque Jésus passera de cinq à douze disciples (cf. Lc 9, 1-6), la nouveauté de sa mission sera claire:  Il n'est pas un rabbin parmi tant d'autres, mais il est venu rassembler l'Israël eschatologique, symbolisé par le nombre douze, qui était celui des tribus d'Israël.

 

Simon apparaît dans les Evangiles avec un caractère décidé et impulsif; il est disposé à faire valoir ses propres raisons, même par la force (que l'on pense à l'usage de l'épée au Jardin des Oliviers:  cf. Jn 18, 10sq). Dans le même temps, il est parfois naïf et peureux, mais cependant honnête, jusqu'au repentir le plus sincère (cf. Mt 26, 75).

Les Evangiles permettent d'en suivre pas à pas l'itinéraire spirituel.

Le point de départ est l'appel de Jésus. Il a lieu un jour quelconque, alors que Pierre est occupé à son travail de pêcheur.

Jésus se trouve sur les rives du lac de Génésareth et la foule se bouscule autour de lui pour l'écouter. Le nombre des auditeurs crée un certain malaise. Le Maître voit deux barques ancrées au bord de la rive; les pêcheurs sont descendus et lavent les filets. Il demande alors à monter sur la barque, celle de Simon, et le prie de s'éloigner de la terre. S'étant assis sur cette chaire improvisée, il se met à enseigner les foules de la barque (cf. Lc 5, 1-3). Et ainsi, la barque de Pierre devient la Chaire de Jésus.

Lorsqu'il a fini de parler, il dit à Simon:  "Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson". Simon répond:  "Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets"

(Lc 5, 4-5).

Jésus, qui était menuisier, n'était pas un expert en pêche:  pourtant, Simon le pêcheur se fie à ce Rabbi, qui ne lui donne pas de réponse mais l'appelle à avoir confiance. Sa réaction devant la pêche miraculeuse est d'émerveillement et d'agitation:  "Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur" (Lc 5, 8).

Jésus répond en l'invitant à la confiance et à s'ouvrir à un projet qui dépasse toutes ses perspectives:  "Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras" (Lc 5, 10).

Pierre ne pouvait pas encore imaginer qu'un jour, il serait arrivé à Rome et aurait été ici "pêcheur d'hommes", pour le Seigneur. Il accepte cet appel surprenant, de se laisser entraîner dans cette grande aventure:  il est généreux, il reconnaît ses limites, mais il croit en celui qui l'appelle et suit le rêve de son coeur. Il dit oui - un oui courageux et généreux -, et devient le disciple de Jésus.

 

Pierre vivra un autre moment significatif de son chemin spirituel aux alentours de Césarée de Philippe, lorsque Jésus pose une question précise aux disciples:  "Pour les gens, qui suis-je?" (Mc 8, 27). Jésus ne se contente cependant pas de la réponse par ouï-dire. Il attend de la part de ceux qui ont accepté de s'engager personnellement avec Lui une prise de position personnelle. C'est pourquoi, il insiste:  "Pour vous, qui suis-je?" (Mc 8, 29). Et Pierre répond également au nom des autres:  "Tu es le Christ" (ibid.), c'est-à-dire le Messie.

Cette réponse de Pierre, "ce n'est pas la chair et le sang qui [lui] ont révélé cela", mais elle lui fut donnée par le Père qui est aux cieux (cf. Mt 16, 17), et elle contient comme en germe la future confession de foi de l'Eglise.

Toutefois, Pierre n'avait pas encore compris le contenu profond de la mission messianique de Jésus, le nouveau sens de cette parole:  Messie. Il le démontre peu après, en laissant comprendre que le Messie qu'il poursuit dans ses rêves est très différent du véritable projet de Dieu. Devant l'annonce de la passion, il se scandalise et proteste en suscitant la vive réaction de Jésus (cf. Mc 8, 32-33). Pierre veut un Messie "homme divin", qui accomplisse les attentes des gens en imposant sa puissance à tous:  c'est également notre désir que le Seigneur impose sa puissance et transforme immédiatement le monde; Jésus se présente comme le "Dieu humain", le serviteur de Dieu, qui bouleverse les attentes de la foule en prenant un chemin d'humilité et de souffrance. C'est la grande alternative, que nous aussi, nous devons toujours apprendre à nouveau:  privilégier nos propres attentes en repoussant Jésus ou accueillir Jésus dans la vérité de sa mission et mettre de côté les attentes trop humaines. Pierre - impulsif comme il l'est - n'hésite pas à prendre Jésus à part et à lui faire des reproches. La réponse de Jésus anéantit toutes ses fausses attentes, lorsqu'il le rappelle à la conversion et à le suivre:  "Passe derrière moi, Satan! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes" (Mc 8, 33). Ce n'est pas à toi de m'indiquer la route, moi, je choisis mon chemin, et toi, remets-toi à ma suite.

 

Pierre apprend ainsi ce que signifie véritablement suivre Jésus. C'est son deuxième appel, semblable à celui d'Abraham dans Gn 22, après celui de Gn 12: 

"Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Evangile la sauvera" (Mc 8, 34-35).

C'est la loi exigeante de la sequela Christi:  il faut savoir renoncer, si nécessaire, au monde entier pour sauver les vraies valeurs, pour sauver son âme, pour sauver la présence de Dieu dans le monde (cf. Mc 8, 36-37). Bien qu'avec difficulté, Pierre accueille l'invitation et poursuit son chemin sur les traces du Maître.

 

Et il me semble que ces diverses conversions de saint Pierre et sa figure tout entière sont un grand réconfort et un grand enseignement pour nous.

Nous aussi, nous avons le désir de Dieu, nous aussi, nous voulons être généreux, mais nous aussi, nous attendons que  Dieu soit fort dans le monde et transforme immédiatement le monde selon nos idées, selon les besoins que nous constatons. Dieu choisit une autre voie.  Dieu  choisit  la  voie de la transformation des coeurs dans la souffrance et dans l'humilité.

Et nous, comme Pierre, nous devons toujours nous convertir à nouveau. Nous devons suivre Jésus et non pas le précéder:  c'est  Lui  qui  nous montre la route. Ainsi, Pierre nous dit:  Tu penses connaître la recette et devoir transformer le christianisme, mais c'est le Seigneur qui connaît le chemin. C'est le Seigneur qui me dit, qui te dit:  Suis-moi! Et nous devons avoir le courage et l'humilité de suivre Jésus, car Il est le Chemin, la Vérité, et la Vie.

 

Benoit XVI

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