Publié le 19 Juin 2016
spiritualite
Publié le 19 Juin 2016

Vis le jour d’aujourd’hui
Dieu te le donne, il est à toi.
Vis-le en Lui.
Le jour de demain est à Dieu,
Il ne t’appartient pas.
Ne porte pas sur demain
le souci d’aujourd’hui.
Demain est à Dieu : remets-le Lui.
Le moment présent
est une frêle passerelle,
Si tu le charges de regrets d’hier,
de l’inquiétude de demain,
la passerelle cède et tu perds pied.
Le passé, Dieu le pardonne.
L’avenir, Dieu le donne.
Vis le jour d’aujourd’hui
en communion avec Lui.
Et s’il y a lieu de t’inquiéter
pour un être bien-aimé
regarde le dans la lumière
du Christ Ressuscité.
Prière de Sr Odette Prévost (1932-1995)
Publié le 18 Juin 2016

La vie de l’Église reste profondément marquée par le souvenir du dernier message du Seigneur à la veille de sa Passion, qui devait la préparer à recevoir le grand souffle missionnaire de la Pentecôte.
L’auteur propose ici une lecture méditée du discours d’adieux de l’évangéliste Jean, que constituent les chapitres 13 à 17.
Il nous montre qu’au fond, toute l’œuvre du salut consiste en une œuvre unique : manifester le Père, révéler son « Nom » ; en définitive, faire connaître à tous qu’il est Amour et miséricorde.
Le dernier mot d’adieux, c’est que Jésus se donne à nous, qu’il vit en nous de façon permanente. L’essentiel du message, c’est que Jésus est vraiment vivant, qu’il est présent au cœur de notre vie, pour que nous puissions nous aimer les uns les autres, comme il nous a aimés, de l’Amour même du Père qui est l’Esprit Paraclet.
Ce commentaire sera d’un grand secours au chrétien en lui faisant prendre conscience de cette réalité de l’inhabitation de Jésus en nous, quoiqu’il arrive, et en l’armant de force et de courage.
Cet ouvrage est une lecture méditée du discours d’adieux de l’évangéliste Jean (ch. 13 à 17). Le dernier mot d’adieux, c’est que Jésus se donne à nous, qu’il vit en nous de façon permanente. L’essentiel du message, c’est que Jésus est vraiment vivant, qu’il est présent au cœur de notre vie, pour que nous puissions nous aimer les uns les autres, comme il nous a aimés, de l’Amour même du Père qui est l’Esprit Paraclet.
Le Père Guy Frénod a déjà publié plusieurs ouvrages pour la formation des laïcs. Il est entré à l’abbaye Saint-Pierre de Solesmes en mars 1961. En 1973, il fut envoyé au prieuré de Keur Moussa, au Sénégal, pendant 30 ans. Depuis son retour à Solesmes, il est préfet des Études, et il assure des cours pour les moines, pour des jeunes religieuses, et pour les hôtes de passage.
Publié le 17 Juin 2016


Ordination sacerdotale
Samedi 25 juin à la Basilique Notre-Dame d’Evron
La Communauté Saint-Martin a la joie de vous annoncer l’ordination sacerdotale de Don Antoine STOREZ, diacre à Saint-Raphaël depuis septembre 2015
La famille paroissiale sera représentée par Don Stéphane et Don Henri.
Une quête sera organisée pour lui offrir ses ornements sacerdotaux.
ORDINATIONS SACERDOTALES ET DIACONALES à la Basilique d’Évron seront ordonnés prêtres
don Bertrand de Castelbajac, don Antonin Dichamp, don Antoine Storez, don Léonard de Corbiac, don Adrien Alric, et seront ordonnés diacres Pierre Gazeau, Xandro Pachta-Reyhofen, Phil Schulze Dieckhoff, par son Excellence Monseigneur Jorge Carlos Patrón Wong,
secrétaire chargé des séminaires pour la Congrégation pour le Clergé.
La Première Messe de Don Antoine sera célébrée à la Basilique Notre Dame, le dimanche 3 juillet à 10h30
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Dimanche 26 juin à 15h30 :
Stanislas Delcampe, diacre, sera ordonné prêtre pour le diocèse de Rouen par Mgr Dominique Lebrun.
Cathédrale Notre-Dame.
ROUEN
mon Dieu, donnez-nous beaucoup de prêtres,
de saints prêtres.


diocèse de Chartres .
13 Juin 2016

cathédrale de Montauban
dimanche 26 juin
16 heures,

ordination sacerdotales
Jean-Pierre Daynes
prêtre
et
Jean-Louis Mothe.
diacre en vue de la prêtrise.

Cathédrale d'Albi
M. l’abbé Gabriel CASAS, sera ordonné prêtre en la cathédrale Sainte-Cécile
le dimanche 26 juin à 16 heures
par Mgr Jean LEGREZ.

Cathédrale de Metz .
Le dimanche 26 Juin 2016,
à 15 heures, en la cathédrale Saint-Etienne de Metz, Noël Bado et Hervé Rollin seront ordonnés prêtres par Monseigneur Lagleize.
Antoine Yakpo-Ossobe sera également ordonné diacre en vue du sacerdoce presbytéral.

diocèse d'Angers.
Samedi 25 juin
le diocèse d’Angers accueillera Guillaume Bourcy et Stéphane Poirier dans l’ordre des diacres en vue du sacerdoce. La célébration se déroulera le 25 juin à 16h30 en l’église des Rosiers-sur-Loire.
Chacun est convié à se rassembler pour cette ordination.

cathédrale d'Orléans
Le dimanche 26 juin à 16h
Pour le service du Christ et l'annonce de l'Evangile,
par l'imposition des mains
et le don du Saint Esprit,
Monseigneur Jacques Blaquart,
ordonnera prêtre
François Madika,
de la communauté de l’Emmanuel,
et ordonnera diacre
en vue du ministère presbytéral
Julien TELLIER,

Cathédrale d'Amiens.
Ordination sacerdotale
de Gauthier Dacar
Par l’imposition des mains et le don de l’Esprit-Saint,
Monseigneur Olivier Leborgne
ordonnera Gauthier Dacar prêtre pour le diocèse d’Amiens.
le Dimanche 26 juin 2016 à 15h30 en la cathédrale Notre-Dame d’Amiens.
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Cathédrale de Rennes .
Dimanche 26 juin
Monseigneur Pierre d’Ornellas, Archevêque de Rennes, ordonnera prêtre
Guillaume CAMILLERAPP
le dimanche 26 juin à 15h30,
en la cathédrale Saint Pierre de Rennes.
Publié le 17 Juin 2016

en ce mois de Juin, nous lui confions toutes ces ordinations
et celles de demain pour le diocèse de Luçon.
mon Dieu, donnez-nous beaucoup de prêtres,
de saints prêtres.
+
Publié le 17 Juin 2016

Chers frères et sœurs,
Selon l'opinion commune d'aujourd'hui, le christianisme serait une religion européenne, qui aurait ensuite exporté la culture de ce continent dans d'autres pays. Mais la réalité est beaucoup plus complexe, car la racine de la religion chrétienne se trouve dans l'ancien Testament et donc à Jérusalem et dans le monde sémitique. Le christianisme se nourrit toujours à cette racine de l'Ancien Testament. Son expansion au cours des premiers siècles a eu lieu aussi bien vers l'Occident - vers le monde gréco-latin, où il a ensuite inspiré la culture européenne - que vers l'Orient, jusqu'à la Perse, à l'Inde, contribuant ainsi à susciter une culture spécifique, en langues sémitiques, avec une identité propre. Pour montrer cette multiplicité culturelle de l'unique foi chrétienne des débuts, j'ai parlé dans la catéchèse de mercredi dernier d'un représentant de cet autre christianisme, Aphraate le Sage persan, presque inconnu chez nous. Dans cette même optique, je voudrais aujourd'hui parler de saint Ephrem le Syrien, né à Nisibe vers 306 dans une famille chrétienne. Il fut le représentant le plus important du christianisme de langue syriaque et réussit à concilier d'une manière unique la vocation du théologien et celle du poète. Il se forma et grandit à côté de Jacques, Evêque de Nisibe (303-338), et il fonda avec lui l'école de théologie de sa ville. Ordonné diacre, il vécut intensément la vie de la communauté chrétienne locale jusqu'en 363, année où la ville de Nisibe tomba entre les mains des Persans. Ephrem immigra alors à Edesse, où il poursuivit son activité de prédicateur. Il mourut dans cette ville en l'an 373, victime de la contagion de la peste qu'il avait contractée en soignant les malades. On ne sait pas avec certitude s'il était moine, mais il est cependant certain qu'il est resté diacre pendant toute sa vie et qu'il a embrassé l'état de virginité et de pauvreté. C'est ainsi qu'apparaît dans la spécificité de son expression culturelle, l'identité chrétienne commune et fondamentale: la foi, l'espérance - cette espérance qui permet de vivre pauvre et chaste dans ce monde, en plaçant toutes ses attentes dans le Seigneur - et, enfin, la charité, jusqu'au don de soi-même dans le soin des malades de la peste.
Saint Ephrem nous a laissé un grand héritage théologique: sa production considérable peut se regrouper en quatre catégories: les œuvres écrites en prose ordinaire (ses œuvres polémiques, ou bien les commentaires bibliques); les œuvres en prose poétique; les homélies en vers; et enfin les hymnes, qui sont certainement l'œuvre la plus vaste d'Ephrem. Il s'agit d'un auteur riche et intéressant sous de nombreux aspects, mais en particulier sous le profil théologique. Si nous voulons aborder sa doctrine, nous devons insister dès le début sur ceci: le fait qu'il fait de la théologie sous une forme poétique. La poésie lui permet d'approfondir la réflexion théologique à travers des paradoxes et des images. Dans le même temps sa théologie devient liturgie, devient musique: en effet, c'était un grand compositeur, un musicien. Théologie, réflexion sur la foi, poésie, chant, louange de Dieu vont de pair; et c'est précisément dans ce caractère liturgique qu'apparaît avec limpidité la théologie d'Ephrem, la vérité divine. Dans sa recherche de Dieu, dans sa façon de faire de la théologie, il suit le chemin du paradoxe et du symbole. Il privilégie largement les images contrastantes, car elles lui servent à souligner le mystère de Dieu.
Je ne peux pour le moment présenter que peu de chose de lui, également parce que la poésie est difficilement traduisible, mais pour donner au moins une idée de sa théologie poétique, je voudrais citer en partie deux hymnes. Tout d'abord, également en vue du prochain Avent, je vous propose plusieurs images splendides tirées des hymnes Sur la nativité du Christ. Devant la Vierge, Ephrem manifeste son émerveillement avec un ton inspiré:
"Le Seigneur vint en elle pour se faire serviteur.
Le Verbe vint en elle
pour se taire dans son sein.
La foudre vint en elle
pour ne faire aucun bruit.
Le pasteur vint en elle
et voici l'Agneau né, qui pleure sans bruit.
Car le sein de Marie
a renversé les rôles:
Celui qui créa toutes choses
est entré en possession de celles-ci, mais pauvre.
Le Très-Haut vint en Elle (Marie),
mais il y entra humble.
La splendeur vint en elle,
mais revêtue de vêtements humbles.
Celui qui dispense toutes choses
connut la faim.
Celui qui étanche la soif de chacun
connut la soif.
Nu et dépouillé il naquit d'elle,
lui qui revêt (de beauté) toutes choses"
(Hymne "De Nativitate" 11, 6-8)
Pour exprimer le mystère du Christ, Ephrem utilise une grande diversité de thèmes, d'expressions, d'images. Dans l'une de ses hymnes, il relie de manière efficace Adam (au paradis) au Christ (dans l'Eucharistie):
"Ce fut en fermant
avec l'épée du chérubin,
que fut fermé
le chemin de l'arbre de la vie.
Mais pour les peuples,
le Seigneur de cet arbre
s'est donné comme nourriture
lui-même dans l'oblation (eucharistique).
Les arbres de l'Eden
furent donnés comme nourriture
au premier Adam.
Pour nous, le jardinier
du Jardin en personne
s'est fait nourriture
pour nos âmes.
En effet, nous étions tous sortis
du Paradis avec Adam,
qui le laissa derrière lui.
A présent que l'épée a été ôtée
là-bas (sur la croix) par la lance
nous pouvons y retourner"
(Hymne 49, 9-11).
Pour parler de l'Eucharistie, Ephrem se sert de deux images: la braise ou le charbon ardent, et la perle. Le thème de la braise est tiré du prophète Isaïe (cf. 6, 6). C'est l'image du séraphin, qui prend la braise avec les pinces, et effleure simplement les lèvres du prophète pour les purifier; le chrétien, en revanche, touche et consume la Braise, qui est le Christ lui-même:
"Dans ton pain se cache l'Esprit
qui ne peut être consommé;
dans ton vin se trouve le feu
qui ne peut être bu.
L'Esprit dans ton pain, le feu dans ton vin:
voilà une merveille accueillie par nos lèvres.
Le séraphin ne pouvait pas approcher ses doigts de la braise,
qui ne fut approchée que de la bouche d'Isaïe;
les doigts ne l'ont pas prise, les lèvres ne l'ont pas avalée;
mais à nous, le Seigneur a permis de faire les deux choses.
Le feu descendit avec colère pour détruire les pécheurs,
mais le feu de la grâce descend sur le pain et y reste.
Au lieu du feu qui détruisit l'homme,
nous avons mangé le feu dans le pain
et nous avons été vivifiés"
(Hymne "De Fide" 10, 8-10).
Voilà encore un dernier exemple des hymnes de saint Ephrem, où il parle de la perle comme symbole de la richesse et de la beauté de la foi:
"Je posai (la perle), mes frères, sur la paume de ma main,
pour pouvoir l'examiner.
Je me mis à l'observer d'un côté puis de l'autre:
elle n'avait qu'un seul aspect de tous les côtés.
(Ainsi) est la recherche du Fils, impénétrable, car elle n'est que lumière.
Dans sa clarté, je vis la Limpidité,
qui ne devient pas opaque;
et dans sa pureté,
le grand symbole du corps de notre Seigneur,
qui est pur.
Dans son indivisibilité, je vis la vérité,
qui est indivisible"
(Hymne "Sur la Perle" 1, 2-3).
La figure d'Ephrem est encore pleinement actuelle pour la vie des différentes Eglises chrétiennes. Nous le découvrons tout d'abord comme théologien, qui, à partir de l'Ecriture Sainte, réfléchit poétiquement sur le mystère de la rédemption de l'homme opérée par le Christ, le Verbe de Dieu incarné. Sa réflexion est une réflexion théologique exprimée par des images et des symboles tirés de la nature, de la vie quotidienne et de la Bible. Ephrem confère un caractère didactique et catéchistique à la poésie et aux hymnes pour la liturgie; il s'agit d'hymnes théologiques et, dans le même temps, adaptées à la récitation ou au chant liturgique. Ephrem se sert de ces hymnes pour diffuser, à l'occasion des fêtes liturgiques, la doctrine de l'Eglise. Au fil du temps, elles se sont révélées un moyen de catéchèse extrêmement efficace pour la communauté chrétienne.
La réflexion d'Ephrem sur le thème de Dieu créateur est importante: rien n'est isolé dans la création, et le monde est, à côté de l'Ecriture Sainte, une Bible de Dieu. En utilisant de manière erronée sa liberté, l'homme renverse l'ordre de l'univers. Pour Ephrem, le rôle de la femme est important. La façon dont il en parle est toujours inspirée par la sensibilité et le respect: la demeure de Jésus dans le sein de Marie a grandement élevé la dignité de la femme. Pour Ephrem, de même qu'il n'y a pas de Rédemption sans Jésus, il n'y a pas d'incarnation sans Marie. Les dimensions divines et humaines du mystère de notre rédemption se trouvent déjà dans les textes d'Ephrem; de manière poétique et avec des images fondamentalement tirées des Ecritures, il anticipe le cadre théologique et, d'une certaine manière, le langage même des grandes définitions christologiques des Conciles du V siècle.
Ephrem, honoré par la tradition chrétienne sous le titre de "lyre de l'Esprit Saint", resta diacre de son Eglise pendant toute sa vie. Ce fut un choix décisif et emblématique: il fut diacre, c'est-à-dire serviteur, que ce soit dans le ministère liturgique, ou, plus radicalement, dans l'amour pour le Christ, qu'il chanta de manière inégalable, ou encore, dans la charité envers ses frères, qu'il introduisit avec une rare habileté dans la connaissance de la Révélation divine.
Benoît XVI
Publié le 16 Juin 2016


Après Jésus, Pierre est le personnage le plus célèbre et le plus cité dans les écrits du Nouveau Testament: il est mentionné 154 fois avec le surnom de Pétros, "pierre", "roc", qui est la traduction en grec du nom araméen qui lui a été directement donné par Jésus, Kefa, attesté neuf fois, en particulier dans les lettres de Paul; on doit ensuite ajouter le nom fréquemment utilisé Simòn (75 fois), qui est la forme grécisée de son nom juif original Simeòn (2 fois: Actes 15, 14; 2 P 1, 1). Fils de Jean (cf. Jn 1, 42) ou, dans la forme araméenne, bar-Jona, fils de Jonas (cf. Mt 16, 17),
Simon était de Béthsaïde (cf. Jn 1, 44), une petite ville à l'est de la mer de Galilée, dont provenaient également Philippe et naturellement André, frère de Simon. Sa façon de parler trahissait l'accent de Galilée. Lui aussi, comme son frère, était pêcheur: avec la famille de Zébédée, père de Jacques et de Jean, il dirigeait une petite activité de pêche sur le Lac de Génésareth (cf. Lc 5, 10). Il devait donc jouir d'une certaine aisance économique et était animé par un intérêt religieux sincère, par un désir de Dieu - il désirait que Dieu intervienne dans le monde - un désir qui le poussa à se rendre avec son frère jusqu'en Judée pour suivre la prédication de Jean le Baptiste (Jn 1, 35-42).
C'était un juif croyant, pratiquant, confiant dans la présence agissante de Dieu dans l'histoire de son peuple, et attristé de ne pas en voir l'action puissante dans les événements dont il était alors le témoin.
Il était marié et sa belle-mère, guérie un jour par Jésus, vivait dans la ville de Capharnaüm, dans la maison où Simon logeait lui aussi lorsqu'il était dans cette ville (cf. Mt 8, 14sq; Mc 1, 29sq; Lc 4, 38sq).
De récentes fouilles archéologiques ont permis de mettre à jour, sous le pavement en mosaïque octogonal d'une petite église byzantine, les traces d'une église plus antique installée dans cette maison, comme l'attestent les inscriptions comportant des invocations à Pierre. Les Evangiles nous informent que Pierre appartient aux quatre premiers disciples du Nazaréen (cf. Lc 5, 1-11), auxquels s'en ajoute un cinquième, selon la coutume de chaque Rabbi d'avoir cinq disciples (cf. Lc 5, 27: appel de Levi).
Lorsque Jésus passera de cinq à douze disciples (cf. Lc 9, 1-6), la nouveauté de sa mission sera claire: Il n'est pas un rabbin parmi tant d'autres, mais il est venu rassembler l'Israël eschatologique, symbolisé par le nombre douze, qui était celui des tribus d'Israël.
Simon apparaît dans les Evangiles avec un caractère décidé et impulsif; il est disposé à faire valoir ses propres raisons, même par la force (que l'on pense à l'usage de l'épée au Jardin des Oliviers: cf. Jn 18, 10sq). Dans le même temps, il est parfois naïf et peureux, mais cependant honnête, jusqu'au repentir le plus sincère (cf. Mt 26, 75).
Les Evangiles permettent d'en suivre pas à pas l'itinéraire spirituel.
Le point de départ est l'appel de Jésus. Il a lieu un jour quelconque, alors que Pierre est occupé à son travail de pêcheur.
Jésus se trouve sur les rives du lac de Génésareth et la foule se bouscule autour de lui pour l'écouter. Le nombre des auditeurs crée un certain malaise. Le Maître voit deux barques ancrées au bord de la rive; les pêcheurs sont descendus et lavent les filets. Il demande alors à monter sur la barque, celle de Simon, et le prie de s'éloigner de la terre. S'étant assis sur cette chaire improvisée, il se met à enseigner les foules de la barque (cf. Lc 5, 1-3). Et ainsi, la barque de Pierre devient la Chaire de Jésus.
Lorsqu'il a fini de parler, il dit à Simon: "Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson". Simon répond: "Maître, nous avons peiné toute la nuit sans rien prendre; mais, sur ton ordre, je vais jeter les filets"
(Lc 5, 4-5).
Jésus, qui était menuisier, n'était pas un expert en pêche: pourtant, Simon le pêcheur se fie à ce Rabbi, qui ne lui donne pas de réponse mais l'appelle à avoir confiance. Sa réaction devant la pêche miraculeuse est d'émerveillement et d'agitation: "Seigneur, éloigne-toi de moi, car je suis un homme pécheur" (Lc 5, 8).
Jésus répond en l'invitant à la confiance et à s'ouvrir à un projet qui dépasse toutes ses perspectives: "Sois sans crainte, désormais ce sont des hommes que tu prendras" (Lc 5, 10).
Pierre ne pouvait pas encore imaginer qu'un jour, il serait arrivé à Rome et aurait été ici "pêcheur d'hommes", pour le Seigneur. Il accepte cet appel surprenant, de se laisser entraîner dans cette grande aventure: il est généreux, il reconnaît ses limites, mais il croit en celui qui l'appelle et suit le rêve de son coeur. Il dit oui - un oui courageux et généreux -, et devient le disciple de Jésus.
Pierre vivra un autre moment significatif de son chemin spirituel aux alentours de Césarée de Philippe, lorsque Jésus pose une question précise aux disciples: "Pour les gens, qui suis-je?" (Mc 8, 27). Jésus ne se contente cependant pas de la réponse par ouï-dire. Il attend de la part de ceux qui ont accepté de s'engager personnellement avec Lui une prise de position personnelle. C'est pourquoi, il insiste: "Pour vous, qui suis-je?" (Mc 8, 29). Et Pierre répond également au nom des autres: "Tu es le Christ" (ibid.), c'est-à-dire le Messie.
Cette réponse de Pierre, "ce n'est pas la chair et le sang qui [lui] ont révélé cela", mais elle lui fut donnée par le Père qui est aux cieux (cf. Mt 16, 17), et elle contient comme en germe la future confession de foi de l'Eglise.
Toutefois, Pierre n'avait pas encore compris le contenu profond de la mission messianique de Jésus, le nouveau sens de cette parole: Messie. Il le démontre peu après, en laissant comprendre que le Messie qu'il poursuit dans ses rêves est très différent du véritable projet de Dieu. Devant l'annonce de la passion, il se scandalise et proteste en suscitant la vive réaction de Jésus (cf. Mc 8, 32-33). Pierre veut un Messie "homme divin", qui accomplisse les attentes des gens en imposant sa puissance à tous: c'est également notre désir que le Seigneur impose sa puissance et transforme immédiatement le monde; Jésus se présente comme le "Dieu humain", le serviteur de Dieu, qui bouleverse les attentes de la foule en prenant un chemin d'humilité et de souffrance. C'est la grande alternative, que nous aussi, nous devons toujours apprendre à nouveau: privilégier nos propres attentes en repoussant Jésus ou accueillir Jésus dans la vérité de sa mission et mettre de côté les attentes trop humaines. Pierre - impulsif comme il l'est - n'hésite pas à prendre Jésus à part et à lui faire des reproches. La réponse de Jésus anéantit toutes ses fausses attentes, lorsqu'il le rappelle à la conversion et à le suivre: "Passe derrière moi, Satan! Tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes" (Mc 8, 33). Ce n'est pas à toi de m'indiquer la route, moi, je choisis mon chemin, et toi, remets-toi à ma suite.
Pierre apprend ainsi ce que signifie véritablement suivre Jésus. C'est son deuxième appel, semblable à celui d'Abraham dans Gn 22, après celui de Gn 12:
"Si quelqu'un veut marcher derrière moi, qu'il renonce à lui-même, qu'il prenne sa croix, et qu'il me suive. Car celui qui veut sauver sa vie la perdra; mais celui qui perdra sa vie pour moi et pour l'Evangile la sauvera" (Mc 8, 34-35).
C'est la loi exigeante de la sequela Christi: il faut savoir renoncer, si nécessaire, au monde entier pour sauver les vraies valeurs, pour sauver son âme, pour sauver la présence de Dieu dans le monde (cf. Mc 8, 36-37). Bien qu'avec difficulté, Pierre accueille l'invitation et poursuit son chemin sur les traces du Maître.
Et il me semble que ces diverses conversions de saint Pierre et sa figure tout entière sont un grand réconfort et un grand enseignement pour nous.
Nous aussi, nous avons le désir de Dieu, nous aussi, nous voulons être généreux, mais nous aussi, nous attendons que Dieu soit fort dans le monde et transforme immédiatement le monde selon nos idées, selon les besoins que nous constatons. Dieu choisit une autre voie. Dieu choisit la voie de la transformation des coeurs dans la souffrance et dans l'humilité.
Et nous, comme Pierre, nous devons toujours nous convertir à nouveau. Nous devons suivre Jésus et non pas le précéder: c'est Lui qui nous montre la route. Ainsi, Pierre nous dit: Tu penses connaître la recette et devoir transformer le christianisme, mais c'est le Seigneur qui connaît le chemin. C'est le Seigneur qui me dit, qui te dit: Suis-moi! Et nous devons avoir le courage et l'humilité de suivre Jésus, car Il est le Chemin, la Vérité, et la Vie.
Benoit XVI
Publié le 14 Juin 2016



Pourquoi chantez-vous en chant grégorien ?
Dom Jacques-Marie Guilmard : Parce que c’est le chant de l’Église romaine. Il fait partie de la prière liturgique, ce n’est pas du folklore. Et puis, à Solesmes, nous avons gardé le grégorien parce que le pape Paul VI l’a formellement demandé à notre Abbé en 1970. Paul VI, voyant que la réforme liturgique était difficile à mettre en œuvre, notamment en France, nous a demandé de maintenir cette tradition puisque Solesmes avait été à l’origine de la renaissance du grégorien au XIXe siècle.
C’est Dom Guéranger, refondateur de l’abbaye de Solesmes, qui fut le restaurateur du chant grégorien. Quelle était sa conception du chant ?
Assurément, il en avait une haute idée. En effet, saint Paul affirme que c’est l’Esprit Saint qui crie en nos cœurs : « Abba, Père ! ». Il affirme aussi que l’on ne peut pas dire : « Jésus est Seigneur », si l’Esprit ne l’a pas inspiré. Ainsi, pas de prière sans l’Esprit Saint. Nous prions parce que l’Esprit de Dieu est en nous. Il anime donc l’intégralité de la prière liturgique ; Il est partout dans la liturgie.
« Le chant est l’expression extérieure de la prière »
Oui, mais pourquoi le chant ?
Parce que l’Esprit Saint est l’amour par excellence ; il le déverse dans nos cœurs, et de là l’amour s’exprime par le chant : l’Esprit Saint nous fait chanter. Pour Dom Guéranger, la liturgie doit donc être intégralement chantée. Le chant n’est pas à ses yeux un procédé pour améliorer la qualité de la liturgie. Non ! Pour lui, le chant est l’expression extérieure de la prière qui se déploie en lyrisme lorsqu’elle est animée par la charité.
Quelle est la particularité du grégorien ?
Je l’ai dit, c’est le chant de l’Église romaine. C’est beaucoup ! Dom Guéranger enseignait : « L’Église est votre mère, l’Église prie, venez prier avec votre mère ». Depuis le VIIIe siècle, ce chant tisse un lien à travers l’histoire de l’Église, année après année. Nous sommes ainsi rattachés à l’Église du passé, en vue du futur. En tout cas, avec ses douze siècles d’âge, c’est le plus ancien répertoire de musique connu dans le monde. Et quelle richesse de mélodie et de spiritualité, avec une échelle de difficulté allant des chants de la foule jusques aux mélodies complexes réservées au soliste ! Il s’adapte aux diverses formes de la prière : adoration, louange, imploration, demande, pénitence. C’est une prière complète – tant pour un groupe que pour une personne seule qui veut le pratiquer en méditant.
Techniquement, est-ce difficile à chanter ?
C’est un art. Cela demande bien sûr du travail – comme chanter du Bach ou du Haendel.
« La voix est notre instrument de prière, on doit savoir s’en servir ! »
Combien d’années faut-il pour savoir le chanter ?
Deux ou trois ans suffisent pour l’essentiel. La répétition compte beaucoup : nous chantons toutes les semaines les mêmes 150 psaumes – c’est la »psalmodie ». Même si les mélodies sont très variées, on apprend vite.
Quelles sont les difficultés à surmonter pour bien chanter en grégorien ?
Le latin et la notation musicale désarçonnent au premier abord, mais on s’y fait aisément. La plus grande difficulté est d’apprendre à chanter, et d’acquérir la souplesse vocale. En effet, la rythmique grégorienne est tout en finesse – on ne trouve rien d’équivalent dans aucune autre musique. Il faut donc travailler sa voix. Le plus souvent, les membres des chorales paroissiales n’exercent pas leur voix. À Solesmes, les moines suivent des leçons de chant : la voix est notre instrument de prière, on doit savoir s’en servir.
Que faut-il pour bien chanter ? Du souffle ?
Il faut l’Esprit Saint ! Le souffle relève de la maîtrise de la voix.
Publié le 14 Juin 2016

"Avance au large, et jetez les filets pour prendre du poisson"
une pensée aussi pour non seulement les futurs prêtres mais pour ceux qui ont cette charge de l'ordination. demandons au Saint-Esprit le sens de l'Eglise. c'est ce seul sens de l'Eglise qui nous fait chrétien.
Veni creator spiritus.
+
Publié le 13 Juin 2016

Chers Frères et Sœurs,
Nous voudrions rappeler aujourd’hui le souvenir de l’un des plus importants parmi les Pères de l’Église, saint Basile, que les textes de la liturgie byzantine appellent « un phare de l’Église ». Ce fut un grand évêque du IVe siècle, que regardent avec admiration aussi bien l’Église d’Orient que l’Église d’Occident, à cause de la sainteté de sa vie, de l’excellence de sa doctrine et de l’harmonieuse synthèse de ses qualités spéculatives et pratiques. Il naquit aux environs de 330 dans une famille de saints, véritable « Église domestique » dont la vie s’écoulait dans un climat de foi profonde. Il étudia auprès des meilleurs maîtres d’Athènes et de Constantinople. Ne se satisfaisant pas de ses réussites mondaines, et se rendant compte d’une importante perte de temps dans les vanités, il allait confesser lui-même : « Un jour, comme me réveillant d’un profond sommeil, je me tournai vers l’admirable lumière de l’Évangile (…) et pleurai sur ma misérable vie » (cf. Lettres 223). Attiré par le Christ il commença à regarder vers lui et à n’écouter que lui (cf. Moralia, 80, 1, Patr. Gr. 31, 860bc). Il se livra avec zèle à la vie monastique dans la prière, dans la méditation des Saintes Écritures et des écrits des Pères de l’Église, et dans l’exercice de la charité (cf. Lettres 2 et 22), suivant l’exemple de sa sœur, sainte Macrine la Jeune qui déjà vivait dans l’ascétisme monacal. Il fut ensuite ordonné prêtre et finalement, en 370, évêque de Césarée de Cappadoce, dans la Turquie actuelle.
Un monachisme ouvert à l’Église locale
Par sa prédication et ses écrits, il développa une intense activité pastorale, théologique et littéraire. En un sage équilibre, il sut à la fois travailler au service des âmes et s’adonner à la prière et à la méditation dans la solitude. Tirant parti de son expérience personnelle, il favorisa la fondation de nombreuses « fraternités » ou communautés de vie de chrétiens consacrés à Dieu, auxquelles il rendait fréquemment visite (cf. Grégoire de Nazianze, Discours 43, 29 Éloge de Basile). Par la parole et les écrits, dont un grand nombre nous est parvenu (cf. Regulæ Brevius Tractatæ, proemio, Patr. Gr. 31, 1080ab), il les exhortait à vivre et progresser dans la perfection. Divers législateurs du monachisme antique sont aussi redevables à ses œuvres, parmi lesquels saint Benoît qui considérait Basile comme son maître (cf. Regula 73, 5). En réalité, Basile a créé un monachisme très particulier : non pas fermé à la communauté de l’Église locale, mais lui étant ouvert. Ses moines faisaient partie de l’Église locale, en étaient le noyau vivifiant qui, précédant les fidèles dans la vie à la suite du Christ et pas seulement dans la foi, montrait ce qu’est une ferme adhésion à lui, l’amour pour lui, spécialement dans les œuvres charitables. Ces moines, qui avaient écoles et hôpitaux, étaient au service des pauvres et ils ont ainsi montré ce qu’est la vie chrétienne dans son intégrité. Le Serviteur de Dieu Jean-Paul II, parlant du monachisme, a écrit : « Beaucoup estiment que le monachisme, en tant que structure capitale dans la vie de l’Église, a été établi au long des siècles principalement grâce à saint Basile ; ou, au moins, qu’il n’aurait pas été défini dans sa nature propre sans sa contribution décisive » (Lettre apostolique Patres Ecclesiæ, 2).
L’accueil et le soin des malades
Comme évêque et pasteur de son vaste diocèse, Basile se préoccupa constamment des conditions matérielles difficiles dans lesquelles vivaient les fidèles ; il dénonça les maux avec fermeté ; il s’engagea en faveur des plus pauvres et des marginalisés ; il intervint également auprès des autorités pour alléger les souffrances des populations, surtout dans les moments de calamités ; il veilla à la liberté de l’Église, et même s’opposa aux puissants pour défendre le droit de professer la vraie foi (cf. Grégoire de Nazianze, Discours 43, 48-51). À Dieu, qui est amour et charité, Basile rendit le puissant témoignage de la construction d’hospices pour les malheureux (cf. Lettres 94), telle une cité de la miséricorde, qui prit de lui le nom de « Basiliade » (cf. Sozomène, Hist. Eccles. 6, 34). Elle est à l’origine des institutions hospitalières modernes d’accueil et soin des malades. Bien conscient que « la liturgie est le sommet auquel tend l’action de l’Église et en même temps la source d’où découle toute sa vertu » (Sacrosanctum concilium, 10), Basile, tout en étant soucieux de réaliser la charité qui est le signe de la foi, fut également un sage « réformateur liturgique » (cf. Grégoire de Nazianze, Discours 43, 34). Et, de fait, il nous a laissé une grande prière eucharistique, ou anaphore, que l’on désigne de son nom, et il a donné leur organisation fondamentale à la prière et à la psalmodie : sous son impulsion, le peuple put aimer et connaître les psaumes, se réunissant même la nuit pour les prier (cf. Basile, In psalmum 1, 1-2). Nous voyons par là comment la liturgie, l’adoration et la prière vont de pair avec la charité, les unes et les autres se conditionnant réciproquement.
Avec zèle et courage Basile sut s’opposer aux hérétiques qui niaient que Jésus-Christ fût Dieu comme le Père (cf. Basile, Lettres 9, 3 ; Lettres 52, 1-3 ; Contre Eunome 1, 20). De la même façon, contre ceux qui n’acceptaient pas la divinité du Saint-Esprit, il soutint que l’Esprit est Dieu et « doit être reconnu et glorifié avec le Père et le Fils » (cf. Traité sur le Saint Esprit, SC 17bis, 348). Basile est par là un des principaux Pères à avoir formulé la doctrine sur la Trinité : le Dieu unique, parce qu’il est Amour, est un Dieu en trois Personnes, lesquelles constituent la plus profonde unité qui existe, l’unité divine.
Dans son amour pour le Christ et pour son Évangile, le grand cappadocien s’engagea aussi à la guérison des divisions internes à l’Église (cf. Lettres 70 et 243), mettant tout en œuvre pour que tous se convertissent au Christ et à sa Parole (cf. De judicio 4), force unifiante à laquelle tous les croyants doivent obéir (cf. ibid. 1-3).
En conclusion, Basile se dépensa totalement au service de l’Église et dans l’exercice multiforme du ministère épiscopal. Selon le programme que lui-même avait tracé, il devint « apôtre et ministre du Christ, dispensateur des mystères de Dieu, héraut du Royaume, modèle et règle de piété, œil du corps de l’Église, pasteur des brebis du Christ, médecin compatissant, père et nourricier, coopérateur de Dieu, vigneron de Dieu, bâtisseur du Temple de Dieu » (cf. Moralia, 80, 11-20).
Tel est le programme que le saint évêque transmet à ceux qui annoncent la Parole, hier comme aujourd’hui, un programme que lui-même s’est généreusement employé à mettre en pratique. En 379, Basile, qui n’avait pas encore cinquante ans, consumé par la fatigue et l’ascèse, retourna à Dieu « dans l’espérance de la vie éternelle, par Jésus, le Christ Notre-Seigneur » (Du baptême, 1, 2, 9). Il avait été un homme vivant réellement le regard fixé sur le Christ, un homme de l’amour pour le prochain. Plein de l’espérance et de la joie de la foi, Basile nous montre comment être réellement chrétiens.
benoît XVI
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