Publié le 29 Mars 2016
spiritualite
Publié le 29 Mars 2016
Publié le 29 Mars 2016

«J'en ai la chair de poule». Dans la basilique d'Argenteuil, des chrétiens sont venus en foule, en ce Vendredi saint, voir de leurs propres yeux une tunique qui aurait été portée par le Christ, et dont l'«ostension solennelle» n'a lieu qu'une fois tous les 50 ans.
«C'est la troisième fois que je la vois! J'avais 4 ans en 1934 et j'étais aussi là en 1984», confie, «très émue», Paule, 85 ans, sur le parvis de l'édifice religieux où la «Sainte Tunique du Christ» sera exposée jusqu'au 10 avril.
Dans le chœur, où le vêtement marron est exposé dans un reliquaire couleur or, les croyants dont le tour est enfin venu s'agenouillent et se signent devant la «seule relique du Christ vivant», qui figure, selon l'Eglise, parmi les trois grandes reliques de la Passion, avec le Suaire d'Oviedo et le linceul de Turin.
«Parmi les orthodoxes, il y a une vénération exceptionnelle de cette tunique», explique Dimitri Garmonov, 25 ans, étudiant russe à Paris. «Pour moi, cette tunique est une icône des Passions du Christ. Et la Passion, c'est la résurrection, c'est la mort qui donne la vie. C'est un grand événement que je vis aujourd'hui», confie avec émotion le jeune homme.
Il dit aussi avoir une pensée particulière pour les «chrétiens d'Orient, qui sont persécutés. Tous ces actes de terrorisme, cette absence de paix, m'affectent beaucoup. Cet événement montre que les chrétiens sont pour la paix.»
Publié le 29 Mars 2016

L'Evêque de Toulon est actuellement en Syrie pour approfondir les liens qui unissent son diocèse à celui d'Homs. Il nous explique le sens de sa démarche.
Pourquoi vous rendez-vous en Syrie, pour la deuxième fois depuis le début du conflit?
La Syrie est un pays que je connais bien. J'y suis allé la première fois il y a trente ans, à la rencontre des chrétiens. J'y ai séjourné à plusieurs reprises, en passant par le Liban, pour donner des conférences, et prêcher la retraite des prêtres de Beyrouth. Mon dernier voyage date d'août dernier, où j'ai rencontré le patriarche Melkite Lahram Grégoire III et monseigneur Arbach, archevêque Melkite de Homs. Je vais en Syrie pour nouer des liens entre le diocèse de Fréjus-Toulon et l'archidiocèse melkite de Homs, dans le cadre d'un jumelage entre nos deux églises. Monseigneur Larahm est venu dans mon diocèse. En retour je vais de nouveau visiter l'évêque de Homs pour renforcer les liens, les approfondir. Je crois qu'il faut aider les chrétiens à rester là-bas, les aider à reconstruire leurs églises et leurs écoles, et témoigner notre solidarité dans le drame de la guerre.
Que représentent les Chrétiens d'Orient pour l'Eglise d'Occident?
Ils sont d'abord un trait d'union à l'intérieur des pays où ils vivent. Les petites communautés chrétiennes au Liban ont permis la coexistence harmonieuse entre les différents courants religieux. Ils sont des créateurs de ponts. En Syrie, quoique étant minoritaires, ils avaient une vocation d'entente de rencontre et de dialogue. Il y a 15-20 ans, il y avait une harmonie entre les communautés.
Ensuite, ils représentent nos racines. A travers eux, nous rencontrons la trace vivante de l'Eglise des premiers siècles. Ils sont gage de l'historicité patrimoniale de notre foi. Enfin, les églises et les communautés qui sont confrontées au tragique des persécutions et à la menace de l'anéantissement nous ramènent à l'essence de notre foi. Jamais la foi n'est aussi vive et pure qu'à travers le martyre, que sur la Croix. En ce sens ils s'identifient à notre maître le Christ.
Que signifierait la disparition des Chrétiens d'Orient?
Ce serait une perte patrimoniale, culturelle, une amputation de nos racines. Ce serait aussi une menace pour l'interculturalisme de ces pays. Les Chrétiens sont le liant et l'attestation d'une différence. Sans eux régnerait sans partage un totalitarisme religieux qui serait écrasant. Ils sont dans les pays où ils vivent une respiration, une lucarne ouverte sur l'universel.
Ne craignez-vous pas en prenant le parti des chrétiens de participer d'une communautarisation du christianisme?
Il ne s'agit pas de prendre parti. Ma visite est d'abord un pèlerinage. Mon propos, celui d'aider les chrétiens à être un signe vivant, qui nous rattache à l'histoire de notre foi, et ouvre la société syrienne, en l'empêchant d'être refermée sur elle-même, qui l'ouvre aux valeurs universelles de la foi.
N'y a t-il pas le risque d'entretenir un «choc des civilisations» entre islam et christianisme?
Je ne voudrais pas qu'on considère ce voyage comme une marque de défiance vis-à-vis des musulmans. Mais l'avenir de la Syrie ne peut pas se concevoir sans la présence des chrétiens. Il peut y avoir des tentations à l'intérieur de l'islam de se fermer à la diversité qui permet d'appréhender l'universel. Les chrétiens ne doivent pas être une communauté fermée, mais une communauté insérée dans un écosystème, un ferment de rencontre, d'enrichissement, de fécondité mutuelle.
Il existe un risque de reporter le choc des civilisations vers le choc des religions. Fondamentalement, le christianisme s'énonce comme une proposition universelle qui s'adresse à chaque homme, mais à l'intérieur d'une logique de rencontre et de dialogue. Cela passe par une attestation, mais aussi par l'assentiment et la liberté. Dans l'ADN du christianisme, il y a cette tension entre une proposition universelle et le chemin pour y accéder. Une grave dérive consisterait à vouloir éradiquer les différences dans la violence et forcer l'autre à croire.
Beaucoup de chrétiens partent trouver refuge en Europe. Est-ce une solution?
Il faut d'abord aider les chrétiens à rester sur place. Certains chrétiens ont pris le chemin de l'exil. Dans mon diocèse, j'accueille ces personnes et leur témoignage est précieux pour comprendre le drame humanitaire et civilisationnel qui se joue au Proche-Orient. Mais je ne voudrais pas que cet accueil soit interprété comme un appel à siphonner les chrétiens du terreau où ils ont toujours vécu. Il faut créer les conditions pour qu'ils n'aient pas à partir.
Publié le 28 Mars 2016

Le Christ est ressuscité comme prémices de ceux qui dorment dans la poussière de ce monde. "Christus resurrexit primitiae dormientium."
Donc, il adviendra, de votre corps comme de son corps, il ressuscitera, nous ressusciterons tous: " Omnes quidem resurgemus."
Dès à présent, le Christ ressuscité accomplit en nous un travail mystérieux, qui nous prépare à notre suprême transformation. C'est notre âme qu'il épouse et qu'il vivifie; mais il l'épouse et la vivifie avec son donaire, son patrimoine, le tabernacle de sa vie, le corps.
Il la fait si vivante, qu'il lui donne le pouvoir d'appeler un jour à elle tous les éléments dispersés de la chair détruite, et de la configurer à sa très pure substance et à ses glorieuses qualités.
La mort assouvit en vain ses fureurs sur notre chair, elle ne peut ravir à notre âme la force centrale vers laquelle graviteront, à un moment donné, tous les atomes de ce qui fut notre corps.
L'heure venue, le Christ ressuscité, vrai soleil de vie, fécondera le chaos informe qu'ont fait les siècles et la mort. De tous côtés, il réveillera ce qui reste de nos chairs et de nos os disparus. Les deux moitiés du genre humain se rejoindront, et nos corps se lèveront, a dit le prophète, comme une grande, grande, grande armée.
Tout se tiendra si bien dans ces édifices divinement restaurés, que rien ne pourra plus ni les ébranler, ni les diviser, ni les détruire, et la voix sonore des ressuscités jettera à la face de la mort cette suprême ironie
" O mort, où donc est ta victoire? "
Seigneur Jésus, merci des bienfaits de votre résurrection.
Traversant ces saintes hiérarchies, votre humanité, imbibée de vie divine, pénètre jusqu'à l'inaccessible sanctuaire où Dieu vous a préparé le trône de sa droite.
Là, vous jouissez de l'éternel repos préparé par vos combats;
là, vous prenez part à la béatitude, à l'autorité, à la puissance de votre Père;
là, vous achevez l'oeuvre de notre salut;
là, vous faites appel à notre foi, à notre espérance, à notre amour, à nos adorations;
là, précurseur diligent et dévoué, vous nous préparez une place, nous montrant la voie que vous avez suivie et les générations bienheureuses que vous avez délivrées de la puissance de Satan;
là, Pontife miséricordieux, vous montrez vos plaies, et faites plaider, en notre faveur, les souffrances et les mérites de votre passion et de votre mort;
de là, vous répandez sur nous tous vos dons;
de là, enfin, vous viendrez un jour, loi subsistante et vivante, sagesse incarnée, chef de toute créature, exemplaire de toute vie, plénitude de toute grâce,
de là, vous viendrez, revêtu d'une grande puissance et d'une grande majesté pour juger les vivants et les morts.
rp Monsabré Op
Publié le 28 Mars 2016
j'aime pas Katie .. pas belle !
si vous apercevez les chaises de mon jardin vous me prévenez ! peut-être à Fontgombault !
paties ! a pu ...
Publié le 28 Mars 2016
Publié le 28 Mars 2016
Publié le 28 Mars 2016




requiescant in pace +
Carnage anti-chrétiens au Pakistan : 72 morts dont beaucoup d'enfants en pleines cérémonies pascales .
Publié le 27 Mars 2016






dans l'attente de l'autre alleluia ! c'est dimanche !!!






sermon Chémeré Père de Blignières pour le dimanche de Pâques .
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