spiritualite

Publié le 18 Novembre 2015

 

 

 

 

 

Voulez vous accomplir cette noble aspiration ?

 

Voulez-vous qu'il ne manque pas un seul membre de votre famille au Ciel ? Je vais vous donner une consigne pour y parvenir: priez le chapelet en famille tous les jours de votre vie.

 

La famille qui prie le chapelet tous les jours a la garantie morale de son salut éternel, parce qu'il est moralement impossible que la Très Sainte Vierge, la Reine du ciel et de la terre, qui est aussi notre Reine et notre Mère très douce, cesse tout simplement d'écouter une famille qui l'invoque tous les jours en lui disant cinquante fois avec ferveur et confiance: "Priez pour nous pauvres pécheurs, maintenant et à l'heure de notre mort". C'est moralement impossible, mes frères, je l'affirme catégoriquement au nom de la théologie catholique.

La Vierge ne peut pas abandonner cette famille. Elle se chargera de les faire vivre chrétiennement et de leur obtenir la grâce de se repentir s'il leur arrive d'avoir le malheur de pécher.

 

Il est vrai que celui qui meurt en état de péché mortel se condamne, même s'il a beaucoup prié le chapelet au cours de sa vie. Bien sûr. Celui qui meurt en état de péché mortel se condamne, même s'il a beaucoup prié le chapelet.

Ah, mais ce qui est moralement impossible, c'est que celui qui prie beaucoup le chapelet finisse par mourir en état de péché mortel.

La Vierge ne le permettra pas. Si vous priez le chapelet quotidiennement et avec ferveur, si vous invoquez la Vierge Marie avec une confiance filiale, Elle se chargera de ce que vous ne mouriez pas en état de péché mortel. Vous quitterez le péché; vous vous repentirez, vous vivrez chrétiennement et mourrez dans la grâce de Dieu.

 

Le chapelet bien prié quotidiennement est un passeport pour l'éternité, une assurance du Ciel !

Ce n'est pas simplement un dominicain enthousiaste qui vous le dit parce que c'est Saint Dominique de Guzmán qui a propagé le chapelet. Ce n'est pas cela. Je vous le dis au nom de la théologie catholique, mes frères. Priez le chapelet en famille tous les jours de votre vie et je vous assure catégoriquement, au nom de la Vierge Marie, que vous obtiendrez de réunir toute votre famille au Ciel ! Quelle joie si grande de nous réunir à nouveau et de ne plus jamais nous séparer !

 

Antonio Royo Marín, O.P.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Novembre 2015

 

"Ne vous étonnez jamais d'une part de souffrance qui, après tout, n'est jamais qu'une pressante invitation à nous replier vers Dieu. C'est en lui que se trouvent la force, la consolation, la douceur. Vous ne voudriez pas n'être pas un peu déchirés par les clous de la Croix où votre Epoux est attaché. Courage!

 

Lorsque le Seigneur nous veut à Lui, et lorsqu'il voit que notre âme est assez résolue, il nous rend inhabitable la région où nous vivions jusqu'alors.

 

De guerre lasse, l'âme va vers lui, comme le seul lieu de repos et de paix. Même les hommes semblent entrer dans la conjuration: au fond, ils deviennent les auxiliaires de Dieu. Ils font le jeu du Seigneur. Lorsque ceci est compris, l'âme prend son parti de tout. Elle comprend la jalousie de Dieu et lui sourit à travers ses larmes, ce n'est pas l'indifférence à tout le créé; c'est bien mieux que cela: c'est l'amour de la beauté du Seigneur qui transfigure toute chose, et nous fait aimer tout ce qui nous porte à lui.

 

dom Delatte.

 

... et demain les marchés de Noël, les festivités qui reprendront leurs droits, les décorations qui ne feront que le bonheur des petits, des guirlandes pour cacher bien de la misère, tromper le monde et le bercer dans des rêves inaccessibles, des illusions et des déceptions grandissantes avec un sapin de Noël qui aura bien du mal à s'intégrer dans un décor si peu réceptif à la joie plutôt enclin à la déprime, faisant face aux fins de mois de plus en plus difficiles.

l'ambiance n'y sera peut-être  pas cette année, pas dit; il faut bien s'éclater pour oublier.

augmentant l'angoisse des personnes seules, isolées, comme chaque année, creusant un peu plus l'abîme qui les sépare du monde festif.

Comme tout ce décorum paraitra encore plus superficiel dans ce monde qui a rejeté Dieu, l'incarnation, la Rédemption, le sacrifice de la Croix, de la Messe,

monde du pas d'amalgame, de l'auto-suffisance, de l'auto-satisfaction,  mépris, indifférence, , du chacun chez soi, chacun pour soi,  voué à des lendemains encore pas tristes., qui peut s'en étonner alors de cette spirale de violence? la barbarie n'existe-t-elle pas bien avant tous ces drames. On récolte ce qu'on a semé . et demain on s'installera de nouveau dans son confort, dans son bien être ,  dans son mépris pour l'autre, dans l'idôlatrie de son ego,  de sa petite personne .

une journée de compassion du monde, ou deux sur 365 jours de larmes, de souffrance pour beaucoup

des voisins qui vous rendent visite, prennent de vos nouvelles.. offrent leurs services, .. ah zut ce sont des mormons. ou témoins de zéovie,  ou  des gens qui ne croient souvent en rien, très gentils d'ailleurs. et

les autres? quels autres?

ah si ouf, les oblats de l'Arche, trop sympas, seules relations humaines et  si pleins de gentillesse. 

Parfois, on voudrait faire pareil, prendre l'exil, pour aller où, se confier à qui?

 

Alors demain on pleurera encore sur son sort.

 

 

et demain ... ?

courage !

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 17 Novembre 2015

 

 

(calendrier osb  )

 

le Barroux

 

Chers frères et sœurs,

 

Sainte Gertrude la Grande, dont je voudrais vous parler aujourd'hui, nous conduit cette semaine aussi au monastère de Helfta, où sont nés certains des chefs-d’œuvre de la littérature religieuse féminine latino-allemande. C'est à ce monde qu’appartient Gertrude, l'une des plus célèbres mystiques, seule femme en Allemagne à recevoir l'épithète de «Grande», en raison de sa stature culturelle et évangélique: à travers sa vie et sa pensée, elle a influencé de manière singulière la spiritualité chrétienne. C'est une femme exceptionnelle, dotée de talents naturels particuliers et d'extraordinaires dons de grâce, d'une profonde humilité et d’un zèle ardent pour le salut du prochain, d'une intime communion avec Dieu dans la contemplation et de disponibilité à venir au secours des plus démunis.

 

A Helfta, elle se mesure, pour ainsi dire, systématiquement à sa maîtresse Mathilde de Hackeborn, dont j'ai parlé à l'Audience de mercredi dernier; elle noue des relations avec Mathilde de Magdebourg, une autre mystique médiévale; elle grandit en recevant les soins maternels, doux et exigeants, de l'abbesse Gertrude. De ces trois consœurs, elle puise des trésors d'expérience et de sagesse; elle les élabore dans sa propre synthèse, en parcourant son itinéraire religieux avec une confiance sans limite dans le Seigneur. Elle exprime la richesse de la spiritualité non seulement de son monde monastique, mais aussi et surtout biblique, liturgique, patristique et bénédictin, avec un timbre tout à fait personnel et de façon très communicative.

 

Elle naît le 6 janvier 1256, en la fête de l'Epiphanie, mais l'on ne sait rien ni de ses parents, ni de son lieu de naissance. Gertrude écrit que le Seigneur lui-même lui révèle le sens de ce premier déracinement: «Je l'ai choisie pour ma demeure parce que je vois avec délices que tout ce que les hommes aiment dans cette Elue est mon œuvre propre […] Aussi je l'ai exilée en quelque sorte loin de tous ses parents, afin que personne ne l'aimât à ce titre et que je fusse le seul motif de l'affection qu'on aurait pour elle» (Les Révélations, I, 16).

 

A l'âge de cinq ans, en 1261, elle entre au monastère, comme c'était souvent le cas à l'époque, pour la formation et l'étude. Elle y passe toute son existence, dont elle signale elle-même les étapes les plus significatives. Dans ses mémoires, elle rappelle que le Seigneur l'a prévenue avec une patience compatissante et une infinie miséricorde, en oubliant les années de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse, passées — écrit-elle — «dans un tel aveuglement, que si vous ne m'aviez donné une horreur naturelle du mal, un attrait pour le bien avec les sages conseils de mon entourage, il me semble que je serais tombée dans toutes les occasions de faute, sans remords de conscience, absolument comme si j'avais été une païenne […]. Cependant vous m'aviez choisie dès ma plus tendre enfance, afin de me faire grandir au milieu des vierges consacrées, dans le sanctuaire béni de la Religion» (ibid., II, 23 ).

 

Gertrude est une étudiante extraordinaire, elle apprend tout ce que l’on peut apprendre des sciences du Trivium et du Quadrivium, la formation de cette époque; elle est fascinée par le savoir et se donne tout entière à l'étude profane avec ardeur et ténacité, avec une réussite scolaire dépassant toutes les attentes. Si nous ne savons rien de ses origines, elle nous dit beaucoup de ses passions de jeunesse: littérature, musique et chant, art de l’enluminure la ravissent; elle a un caractère fort, décidé, immédiat et impulsif; elle dit souvent être négligente; elle reconnaît ses défauts, elle en demande humblement pardon. Elle demande avec humilité conseil et prière pour sa conversion. Certains traits et défauts de son tempérament l'accompagneront jusqu'à la fin, au point de surprendre certaines personnes s'étonnant que le Seigneur lui donne une telle préférence.

 

En tant qu’étudiante, elle se consacre ensuite entièrement à Dieu dans la vie monastique et pendant vingt ans, rien d’exceptionnel n’a lieu: l’étude et la prière constituent son activité principale. En raison de ses qualités, elle excelle parmi ses consœurs; elle fait preuve de ténacité pour consolider sa culture dans divers domaines. Mais, au cours de l’Avent 1280, elle commence à ressentir un dégoût pour tout cela, en perçoit la vanité, et le 27 janvier 1281, quelques jours seulement avant la fête de la purification de la Vierge, vers l’heure des Complies, le soir, le Seigneur illumine ses denses ténèbres. Avec délicatesse et douceur, il calme le trouble qui l’angoisse, trouble que Gertrude voit comme un don même de Dieu «pour renverser la tour de vaine gloire et de curiosité élevée par mon orgueil. Orgueil insensé car je ne méritais même pas de porter le nom et l'habit de la Religion. Toutefois c'était bien le chemin que vous choisissiez, ô mon Dieu, pour me révéler votre salut» (Ibid., II, 1, p. 87).

La vision d’un jeune homme la guide pour démêler le nœud d’épines qui opprimait son âme, en la prenant par la main. Dans cette main, Gertrude reconnaît «les joyaux précieux des plaies sacrées qui ont annulé tous les titres qui pouvaient nous être opposés» (ibid., II, 1, p. 89), et reconnaît Celui qui sur la Croix nous a sauvés par son sang, Jésus.

A partir de ce moment, sa vie de communion intime avec le Seigneur s’intensifie, en particulier au cours des temps liturgiques les plus significatifs — l’Avent et Noël, Carême et Pâques, la fête de la Vierge — même lorsque, malade, elle ne pouvait se rendre au chœur. C’est le même humus liturgique que Mathilde, sa maîtresse, que Gertrude décrit toutefois à travers des images, des symboles et des termes plus simples et linéaires, plus réalistes, avec des références plus directes à la Bible, aux Pères, au monde bénédictin.

 

Sa biographe indique deux directions de ce que nous pourrions définir sa «conversion» particulière: dans les études, avec le passage radical des études humanistes profanes à celles théologiques, et dans l’observance monastique, avec le passage de la vie qu’elle qualifie de négligente à la vie de prière intense, mystique, avec une exceptionnelle ardeur missionnaire.

Le Seigneur, qui l’avait choisie dans le sein maternel et qui l’avait fait participer, dès son enfance, au banquet de la vie monastique, la ramène par sa grâce «des choses extérieures à la contemplation intérieure, des occupations terrestres au soin des choses célestes». Gertrude comprend alors qu'elle était restée loin de Lui dans une région de dissemblance, comme elle dit avec saint Augustin; de s’être consacrée avec trop d’ardeur aux études libérales, à la sagesse humaine, en négligeant la science spirituelle, se privant du goût de la véritable sagesse; elle est conduite à présent à la montagne de la contemplation, où elle se dépouille du vieil homme pour se revêtir de l’homme nouveau. «C'est ainsi que de grammairienne elle devint théologienne, relisant sans cesse les pages divines qu’elle pouvait se procurer, et remplissant son cœur des plus utiles et des plus douces sentences de la Sainte Ecriture. Aussi avait-elle toujours à sa disposition la Parole de Dieu afin de satisfaire ceux qui venaient la consulter et de réfuter toute idée fausse par des témoignages de la Sainte Ecriture employés si à propos, qu'on n'y trouvait rien à objecter» (ibid., I, 1, p. 25).

 

Getrude transforme tout cela en apostolat: elle se consacre à écrire et à divulguer la vérité de la foi avec clarté et simplicité, grâce et persuasion, servant avec amour et fidélité l’Eglise, au point d’être utile et appréciée par les théologiens et les personnes pieuses. Il nous reste peu de son intense activité, notamment en raison des événements qui conduisirent à la destruction du monastère d’Helfta. Outre Le Héraut de l'Amour Divin ou Les révélations, il nous reste les Exercices spirituels, un rare joyau de la littérature mystique spirituelle.

 

En ce qui concerne l’observance religieuse, notre sainte est «donc une très forte colonne de la Religion, un défenseur si zélé de la justice et de la vérité» (ibid., I, 1, ), dit sa biographe.

 

A travers les mots et l’exemple, elle suscite chez les autres une grande ferveur. Aux prières et à la pénitence de la règle monastique, elle en ajoute d’autres avec une telle dévotion et un tel abandon confiant en Dieu, qu’elle suscite chez ceux qui la rencontrent la conscience d’être en présence du Seigneur. Et de fait, Dieu lui-même lui fait comprendre qu’il l’a appelée à être un instrument de sa grâce. Gertrude se sent indigne de cet immense trésor divin, elle confesse qu’elle ne l’a pas conservé et valorisé. Elle s’exclame: «Je vous offre la douleur que j'éprouve [...] de ne m'être pas servie avec soin et révérence des dons que j'avais reçus. Ne m'eussiez-vous donné, en souvenir de vous, à moi si indigne, qu'un léger fil de lin, j'aurais dû le recevoir avec un respect infini» (ibid., I, 5). Mais, reconnaissant sa pauvreté et son indignité, elle adhère à la volonté de Dieu: «j'ai dû combattre mon goût personnel — affirme-t-elle —, et considérer qu'ayant si peu profité de vos grâces, elles ne pouvaient m'avoir été accordées pour moi seule, puisque votre sagesse éternelle ne se trompe en rien. O Dispensateur de tous les biens, qui m'avez comblée gratuitement de tant de grâces, faites au moins qu'en lisant cet écrit, le cœur d'un de vos amis soit ému par votre condescendance, et vous remercie de ce que, pour l'amour des âmes, vous avez conservé si longtemps au milieu des souillures de mon cœur une pierre précieuse d'un tel prix» (ibid., II, 5).

 

En particulier, deux faveurs lui sont plus chères que toutes les autres, comme Gertrude l’écrit elle-même: «La première est l'empreinte que vous avez formée sur mon cœur, par les splendides joyaux de vos plaies sacrées. La seconde est cette blessure d'amour si profonde et si efficace que, (dussé-je vivre mille ans dans le plus complet délaissement), je goûterais sans cesse un bonheur ineffable au souvenir de ces deux bienfaits. Ils me seraient à chaque heure une source suffisante de consolation, de lumière et de gratitude. Pour ajouter à ces faveurs, vous m'avez encore admise à l'incomparable familiarité de votre tendresse, en m'offrant l'arche très noble de votre divinité, c'est-à-dire votre Cœur sacré, pour que j'y trouve mes délices [...]. Enfin vous m'avez donné pour avocate votre très douce Mère la bienheureuse Vierge Marie, me recommandant plusieurs fois à elle avec autant de tendresse qu'en mettrait un époux à confier à sa propre mère l'épouse qu'il s'est choisie» (ibid., II, 23).

 

Tendue vers la communion sans fin, elle conclut sa vie terrestre le 17 novembre 1301 ou 1302 à l’âge d’environ 46 ans. Dans le septième Exercice, celui de la préparation à la mort, sainte Gertrude écrit: «O Jésus, toi qui m’es immensément cher, sois toujours avec moi, pour que mon cœur demeure avec toi et que ton amour persévère avec moi sans possibilité de division et que mon trépas soit béni par toi, afin que mon esprit, libéré des liens de la chair, puisse immédiatement trouver le repos en toi. Amen» (Exercices, Milan 2006, p. 148).

 

Il me semble évident que ces choses ne sont pas seulement des choses du passé, historiques, mais l'existence de sainte Gertrude reste une école de vie chrétienne, de voie droite, et nous montre que le cœur d'une vie heureuse, d'une vie véritable, est l'amitié avec Jésus, le Seigneur. Et cette amitié s'apprend dans l'amour pour Les Ecritures Saintes, dans l'amour pour la liturgie, dans la foi profonde, dans l'amour pour Marie, de manière à connaître toujours plus réellement Dieu lui-même et le bonheur véritable, but de notre vie.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Novembre 2015

Rédigé par Philippe

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Publié le 15 Novembre 2015

 

 

 

 

sur l'Arche :

 

Notre arme dans la lutte pour la paix : la musique

. Renforcer l'esprit des personnes - solidarité - 

la grande affaire !

À Saint-Pétersbourg ce soir, toutes  les cloches sonneront .

thank you very much.

 

 

 

Excellence, Monsieur le Président,

 

La nouvelles de la série d’actes terroristes qui s’est produite à Paris m’a profondément affligé. Ces méfaits ont causé la mort et blessé des centaines de personnes. Au nom de l’Église orthodoxe russe, je vous présente, ainsi qu’à tout le peuple français, mes sincères condoléances.

Le terrorisme apporte avec lui des malheurs irréparables, mutile des vies humaines, cherche à semer la peur. Une volonté ferme, surmontant les désaccords existant actuellement et mobilisant les pays et les nations pour opposer une résistance solidaire et courageuse à ce mal, doit lui barrer la voie.

Je prie le Seigneur très-miséricordieux pour le repos des innocents qui sont morts, pour que les blessés se rétablissent rapidement et pour la consolation et la fermeté de leurs familles, de leurs parents et de leurs proches dans l’épreuve qui les frappe.

Agréez, Excellence, Monsieur le Président, mes profondes condoléances.

 

PATRIARCHE DE MOSCOU ET DE TOUTE LA RUSSIE

 

 

"Nous vivons à une époque où le mal et le bien s'affrontent. Cela a toujours été mais a beaucoup augmenté au cours de ces décénnies ; nous demandons à Dieu de vaincre le mal par le bien.  On ne peut utiliser la religion pour justifier la violence Nous sympathisons avec la population française "

Ilia II Géorgie.

 

 

 

 

 

 

 

+

 

 

 

 

R. Libera me, Domine, de morte aeterna,

in die illa tremenda:

Quando caeli movendi sunt et terra.

Dum veneris judicare saeculum per ignem.

 

Délivre-moi, Seigneur, de la mort éternelle,

en ce jour redoutable :

où le ciel et la terre seront ébranlés,

Quand tu viendras éprouver le monde par le feu.

 

 

Tremens factus sum ego, et timeo,

dum discussio venerit, atque ventura ira.

Quando caeli movendi sunt et terra.

Voici que je tremble et que j'ai peur,

devant le jugement qui approche, et la colère qui doit venir

où le ciel et la terre seront ébranlés,

 

Dies illa, dies irae, calamitatis et miseriae,

dies magna et amara valde.

Dum veneris judicare saeculum per ignem.

Ce jour-là doit être jour de colère, jour de calamité et de misère,

jour mémorable et très amer

quand tu viendras éprouver le monde par le feu.

 

Requiem aeternam dona eis, Domine,

et lux perpetua luceat eis. R.

Donne-leur le repos éternel, Seigneur,

et que la lumière brille à jamais sur eux. R.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 13 Novembre 2015

 

 

Que l'assemblée de tous les fidèles se réjouisse de la gloire de l'auguste père Benoît et de tous ceux qui ont marché sur ses traces; que les choeurs des moines surtout tressaillent d'allégresse, en célébrant sur terre ceux que les saints sont heureux d'avoir pour compagnons dans le ciel.

 

aux premières Vèpres.

 

Rameaux célèbres,

Aidez vos fils; affermissez-nous

Faibles bourgeons

Dans la triste vallée.

+

 

 

 

 

 

Le moine a fidèlement suivi le conseil du Maître, il a "tout quitté", "maison, frères, père, mère et champs", pour l'amour du Maître; c'est pourquoi, au retour du Maître, il aura plus large part que d'autres à sa gloire. Aujourd'hui, il est entré dans la gloire; aujourd'hui "le désir de son coeur" a été comblé, il a été couronné de la "couronne de pierres précieuses".

 

(ps. il est évident que face aux préjudices subis, 'usurpation de fichiers persos, sans liens ) ..  aux demandes de réparation avérées vaines d'y mettre simplement la source du fichier , face  au mépris pour seule réponse à  vos requêtes et vos droits légitimes   nous ne publierons plus rien d'homélies de l'abbaye, désolé ! trop longtemps que ça dure. tous ces gens sans morale, que la leur, on pourrait me faire des excuses, mais j'attends plus rien de ces gens .

il est temps que ça s'arrête. En cela seul le forum catholique a su toujours respecter le petit Placide, à part quelques petites méprises de ma part, mais ils ont su toujours être droit et  je les en remercie.)

 

13 ნოემბერი 100 ათასი ქართველი მოწამის ხსენების დღეა

 

 

y a des surprises inattendues sur l'Arche .

 

 

 

Sainte Gertrude la Grande de notre ordre.

17 Novembre.

 

 

 

 

 

 

14 Novembre: tous les défunts de l'ordre bénédictin.

in memoriam

+

dom François Henry

 

dom Yves Chauveau

 

dom Jean-Michel Barais.

 

et tous nos moines défunts

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Novembre 2015

 

 

 

"Le monastère est devenu le puits de mes larmes.
L'endroit où je défais le maquillage qui masque mes cicatrices."

"Pleurer dans un monastère, c'est déposer dans la prière des hommes silencieux le besoin de consolation de la petite fille qui est en soi.


"Sortir et refermer la porte du monastère, c'est savoir au fond de soi que personne ne comblera jamais le puits sans fond qui est en soi. Qu'on a juste mélangé un peu ses larmes à l'eau d'une source.


Comme si cette eau allait nous purifier, nous rendre féconde, étancher notre soif, nous guérir.

 

"Ouvrir son coeur dans un monastère, c'est comme prendre de la hauteur sur le Mont Saint Odile et voir l'horizon avant le précipice.


" C'est espérer sans savoir.

 

 

Un jour que j'étais arrivée en avance dans la salle de l'abbatiale, je vois un moine qui entre dans la salle et s'y affaire. Il avait noué son scapulaire à l'intérieur de sa ceinture dans son dos. N'ayant pas encore prononcé ses voeux, donc ne portant pas de coule, il avait oublié de remettre son scapulaire correctement et avait défilé dans la procession des vêpres ainsi noué. J'en avais été très surprise et je m'étais dit (novice moi même en quelque sorte...) qu'il s'agissait sans doute d'une sorte Jean-Paul Gaultier monastique. Un moine assis face à lui dans les stalles lui fit un signe lui montrant l'oubli du détail de sa tenue.


Le créateur et couturier Marcel Marongiu dans les années 90 avaient réalisé un défilé de robes noires très longues et moulantes disant que pour lui la personnalité intérieure de la femme se dégageait ainsi beaucoup plus. Est ce qu'on peut dire que les chasubles noires monastiques révèlent la personnalité des moines ? Ces habits sont surtout l'abandon de quelque chose d'eux mêmes pour rejoindre une entité entière qui est la communauté et une unité qui est autant visible qu'invisible, une unité extérieure et intérieure.

J'aime la beauté des coules, des chasubles et des scapulaires. J'aime cette intemporalité des habits monastiques comme j'aime l'intemporalité du noir dans la mode.


Mais ce que j'aime surtout dans les vêtements monastiques ce sont les détails que l'on ne voit pas tout de suite. Ce sont les manches de certains pulls des moines sous leur chasuble qui sont un peu détricotés, c'est le trou d'une chaussette noire aperçue au dos d'une sandale. Ce sont les coins élimés.


Ce sont toutes ces petites blessures d'habits qui donnent envie d'être la couturière de ceux qui par leur vie séparée pourtant m'aident à soigner les blessures invisibles sous mes propres habits.


Etre une petite couturière, la racommodeuse d'habit comme les moines sont les racommodeurs d'âmes. Ils sont mes couturiers invisibles, mais aussi mes garde-forestiers, mes charpentiers, mes guides de montagnes...


Je m'explique.


Il y a des tempêtes qui déracinent les arbres.


Les tempêtes peuvent casser des branches, enlever toutes les feuilles d'un arbre mais l'arbre est toujours là.
Il faut que le tronc soit solide.


Des branches, j'en ai beaucoup perdu. A tel point que je n'avais plus l'impression d'être un arbre dans la tempête, mais d'être un seau au fonds d'un puits, essayant de remonter tant bien mal comme on essaie de remonter à une corde lisse. Mais je suis lourde... et je n'ai plus de forces dans les bras pour porter mon poids sur la corde lisse.

Pourtant comme pour faire avancer une montgolfière, j'ai jeté des sacs de sable trop pesants, pour essayer de remonter vers le ciel, d'aller plus haut pour pouvoir mieux diriger la montgolfière.


C'est toujours au moment où je crois que la tempête est calmée, où le vent est moins froid et moins rude, que la tornade revient là où je ne l'attends pas. Hier, nouvelle grosse tempête dans mon ciel. Puis une autre derrière. Dans la même journée.


L'aberration.


Ce n'est plus du travail de bénédictin que je dois faire, comme dit l'expression populaire...


Je dois faire un travail d'un monastère de bénédictins !


Si on revient à la métaphore de l'arbre, j'ai ressenti un craquement dans le sol, des racines qui ont commencé à ployer... Que faire ? étayer ! Je me suis raccrochée au monastère pour m'étayer.


Avec d'abord le son des cloches comme arc-en-ciel, comme qui dirait "Après la pluie, le beau temps". Dans les larmes et dans le silence après l'office d'hier.


Les psalmodies des moines comme du bois de charpente pour étais.
De la couture la plus fine à l'étaiement le plus solide, les moines stabilisent le monde extérieur et participent à la création du vêtement le plus précieux, celui qui ne se voit pas, celui qui habille le coeur.

 

le goût des monastères.

 

il faut déjà avoir bien souffert être au bout de la souffrance   pour parler comme ça.. on sait ce que c'est. qu'est ce qu'on peut dire puisque personne n'y comprend rien ou n'y a jamais rien compris  ! il faut être passé là dedans pour comprendre .. "personne ne comblera jamais le puits sans fond qui est en soi", j'y ai cru. je me suis bel et bien planté ! le père Henry avait peut-être trouvé la recette; je ne sais pas, je ne sais plus  pour le résultat. on se fait tellement d'illlusions même  et surtout dans la vie monastique. espérant que Dieu regardera d'un oeil miséricordieux ces tentatives désespérées..qui sait! bof on verra ça là-haut...  à mon âge il était temps de le comprendre.

quelle plume ! oui, c'est cela même.  "être un seau au fonds d'un puits, essayant de remonter tant bien mal comme on essaie de remonter à une corde lisse." et quand on a personne, c'est "débrouille-toi"  comme tu peux ! pour ne pas être vulgaire .

merci


 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Novembre 2015

Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Novembre 2015

Pourquoi donc cet engouement et cette vénération pour ce saint ? Comment expliquer que sa renommée universelle dure ainsi depuis plus de seize siècles ? Qui était donc saint Martin ? Pour répondre à cette question, il faut lire la Vita Martini, la Vie de Saint Martin écrite par Sulpice Sévère du vivant même de l'évêque de Tours, c'est-à-dire avant le mois de novembre de l'an 397.

Sulpice Sévère, ami de Paulin de Nole, est le contemporain de saint Augustin ( évêque d'Hippone depuis deux ans, il est en train de rédiger ses Confessions ), de saint Jérôme ( installé à Bethléem depuis dix ans ), de saint Ambroise ( qui meurt à Milan cette même année où Martin de Tours va disparaître à l'orée de l'hiver 397 ). Il était issu des rangs de l'aristocratie gallo-romaine d'Aquitaine. Il écrivit la biographie de l'évêque de Tours à Primuliacum, sur la route de Toulouse à Narbonne.

Dans cette biographie, les années d'enfance et de jeunesse de Martin sont dominées par un débat intérieur entre la fidélité aux obligations militaires de ce fils de vétéran et la fidélité à la vocation monastique, entre la fidélité au monde et à César et la fidélité au Christ.

Les chrétiens actuels, notamment les orthodoxes, croient trop facilement qu'il suffit de se donner la peine de naître pour recevoir un nom heureusement baptisé par un saint patron. Mais le saint patron, lui, il a bien fallu qu'il devienne un saint pour baptiser un nom préalablement païen ! C'est ainsi que Martinus est un surnom théophore dérivé du nom du dieu de la guerre : Mars. Avant saint Martin de Tours il y eut un évêque de Vienne ( avant 314 ) et un évêque gaulois qui signe au Concile de Sardique en 343, qui s'appelèrent, eux aussi, Martin. On peut penser que ce prénom martial était particulièrement en honneur dans les milieux d'officiers auxquels appartenait le père de notre futur saint.

En effet, les parents de Martin étaient païens, d'origine mi-slave, mi-celtique. Notre saint naquit en 317 dans une province romaine d'Europe centrale, en Pannonie, c'est-à-dire dans une partie de la Hongrie et de la Moravie actuelles, plus précisément encore à Sabaria, colonie romaine depuis l'empereur Claude, aujourd'hui Szombathely en Hongrie, à une centaine de kilomètres au Sud-Sud-Est de Vienne. D'abord simple soldat, son père devint tribun militaire. A ce titre, il commandait une légion et changeait fréquemment de garnison. C'est en Italie, à Pavie, au sud de Milan, que le jeune Martin reçut sa première éducation. Dès son enfance, il eut le désir de devenir catéchumène et souhaita se consacrer entièrement à Dieu dans la vie monastique. Malheureusement pour lui, son père ne l'entendait pas de la même oreille. Un fils de militaire, dans la société romaine de cette époque, ne pouvait être à son tour que militaire. A dix ans seulement, selon Sulpice Sévère -- cum esses annorum decem --, Martin s'enfuit donc du domicile paternel. Il chercha refuge dans une église et demanda à être reçu comme catéchumène. Ici, le biographe enjolive peut-être un fait historique bien réel et qui pourrait être le suivant : une escapade d'enfance aura amené le petit Martin à assister à une célébration liturgique dans une église de la communauté chrétienne de Pavie, peut-être même lors d'une synaxe liturgique spécialement destinée aux catéchumènes. Quoi qu'il en ait été au juste, cette fugue enfantine préfigure sa fuite du monde à l'âge adulte. Cependant, dénoncé par son père, Martin fut arrêté, enchaîné et dut se soumettre aux exigences du Conseil Suprême en revêtant l'uniforme de la légion. Il avait quinze ans : cum esses annorum quindecim. Le père de Martin n'attendit pas que son fils ait atteint l'âge légal, fixé à 19 ans, pour le remettre à l'autorité militaire. A cette époque, le métier militaire était devenu héréditaire. C'est ce qui explique que l'insoumission ait été particulièrement répandue chez les fils de vétérans, condamnés bon gré mal gré à la militia, c'est-à-dire au service militaire, au métier de soldat. Les fils de vétérans tentaient de se soustraire à d'interminables obligations militaires soit en s'enfuyant, soit en se cachant soit même en se mutilant volontairement.

 

suite.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Novembre 2015

 

 

 

"Si j'ai l'assurance, si j'ai la garantie que Dieu m'aime, tout le reste s'efface et s'évanouit, tout m'est indifférent ."

 

dom Delatte

 

 

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