spiritualite

Publié le 22 Octobre 2015

 

prions pour le pape, pour l'Eglise.

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 20 Octobre 2015

 

 

Un jour la foi passera, l' "étoile du matin" se lèvera dans nos coeurs. En attendant, c'est une lumière " qui lui dans un lieu obscur " et à laquelle il faut nous attacher.

La foi, dit saint Jean de la Croix, c'est minuit, Dieu c'est midi.

 

   Par la foi Dieu touche l'âme avec son obscurité, son silence, et un seul instant de contact avec la nuit de Dieu fortifie nos pauvres coeurs, les rend victorieux de tous les obstacles qui, ici-bas semblent vouloir leur barrer la route.

   La foi, c'est minuit.. une certitude obscure, mais réelle, dans l'ordre des choses suprêmes.

   La certitude de foi est divine, et alors, sur ce plan-là, elle est seule, elle exclut tous les mélanges, il n'est rien qui puisse demander de partage avec elle. Toutes les autres certitudes que j'ai appelées ascendantes, ne sont pas détruites par la lumière de foi, elles sont éclairées d'en haut; mais il ne faut pas qu'elles essayent d'entrer en concurrence avec cette lumière suprême.

   Un petit enfant à qui ses parents ont appris les choses du Bon Dieu, le catéchisme et toutes les richesses de la vie chrétienne, on les lui a données dans une enveloppe de sensibilité convenant à son âge. On garde les souvenirs de son enfance, qu'elle ait été heureuse, ou malheureuse, hélas! quand les parents s'y sont mal pris, quand ils ont présenté la doctrine comme une sorte de tyrannie.

Mais quand les parents s'y sont bien pris, l'enfant grandit dans une atmosphère de douceur et de lumière. On lui a parlé du Bon Jésus, de Noël... Le Père de Foucauld écrivait à sa soeur:"  Fais de beaux Noëls à tes enfants pour qu'ils en gardent le souvenir tout le long de leur vie."

 

   Mais à un moment donné, toutes ces choses-là sont comme des béquilles qui doivent être brisées. Il faudra que l'enfant fasse son acte de foi dans la profondeur, par-delà toutes ces choses de son enfance.

" Pourquoi as-tu la foi?  " Parce que mes parents me l'ont présentée", cela ne compte plus: c'est un "oui" dans la nuit, et là la foi seule est reine en moi, pas de concurrence, on ne peut pas mettre deux lumières parallèles, celle de la foi et une autre.

 

   Le fondement de la foi, c'est la "nuit".  Elle demande à devenir de plus en plus éliminatrice de tout ce qui voudrait entrer en concurrence avec elle sur ce plan des choses suprêmes et décisives... tous les mélanges.

 

   La "purification" dont parle saint Jean de la Croix n'est pas celle de la foi en elle-même: la foi - le moindre degré de foi - est toujours toute pure; mais elle est vraiment posée sur nos âmes, et à mesure qu'elle descend dans la profondeur elle écarte une quantité de choses que, inconsciemment, nous mélangions avec elle et qui étaient pour nous comme des appuis; au moment où ces appuis craquent, cela fait une espèce de crise de la foi, et pour que celle-ci s'approfondisse, il y a à subir les terribles épreuves de la foi.

 

Vous comprenez ainsi la parole de saint Jean de la Croix: purifier l'intelligence par la foi: la foi est la lumière purificatrice qui va être de plus en plus intolérante par rapport à tout ce qui voudrait entrer avec elle en concurrence. Donc ni la science, ni la métaphysique, rien de ces certitudes ascendantes ne peut valoir en face de la foi, elle balaye tout. Et cette "nuit" sera d'autant plus intense, plus douloureuse -  parce qu'elle va s'arracher quantité de choses - que l'âme est appelée à entrer davantage dans le mystère de Dieu. Et cela ne finira pas tant qu'elle sera dans l'ici-bas.

(cela peut toucher à tout ce qui tient à la messe à la belle liturgie, à des affections personnelles pourtant légitimes. tout à coup on a plus rien de tout ça .. pour diverses raisons parce qu'aussi on peut se retrouver sur un lit d'hôpital seul et abandonné... Alors on se rend compte que tout n'était que des belles images d'Epinal , tout des châteaux en Espagne qui s'écroulent face à la maladie, à l'isolement ; mais ce n'était pas la foi. ou  quand on en arrive  à un moment donné à comprendre dans sa vie. la réalité de toutes ces choses... . !

et cela peut  durer des années sans voir le bout du tunnel, ça fait très mal; quand on a des secours humains ça va encore, mais quand il n'y en a plus rien du tout, ni plus rien ni personne, très dur. du domaine de la survie quoi..

.. .. )

 

   Mais cette nuit de la foi, nous la portons nous autres dans un brouillard. Notre esprit est tout pénétré d'une quantité de choses, nous entendons les bruits du monde qui viennent de toutes parts, nous sommes souvent préoccupés par les réponses à faire aux objections.... Il n'y a pas de silence. 

   " Ah! les voix, taisez-vous, mourez donc, mourantes que vous êtes. Mourez parmi la voix terrible de l'amour."

   C'est le poète qui dit cela. Les poètes ne sont pas encore des saints, mais ils ont une sorte d'intuition, ils voient la grandeur, la beauté de la sainteté et de ses exigences.

(nb. c'est ce que l'on voudrait crier à ceux qui agitent actuellement et chaque jour,  le drapeau noir moribond , apocalyptique de la fin de l'Eglise et qui ont perdu toute Espérance parce que pour beau nombre d'entre eux le siège  apostolique serait vacant depuis Benoît . ... "Taisez-vous !" .. on ne veut pas rentrer dans cette spirale, cette dialectique  de violence,   avec ce monde de ténèbres  où le peuple exigerait  de l'Eglise qu'elle donne sa parole de Vérité, on aura décidément  tout vu  "on demande à l'Eglise, on exige de l'Eglise "  à croire que l'Eglise ferait  défaut . ! alors notre foi est   vaine. Il faudrait pourquoi pas démocratiser tout ça, avec des élections à la clé,  bientôt pour que le peuple puisse enfin élire son pape,  un pape comme il veut, comme il aime et sanctionner un pape parce qu'il n'est pas dans  les sondages de la vox populi  .

La seule question qui m'a été posée le jour de mon baptême "que demandez-vous à l'Eglise, et parrain et marraine ont répondu la foi".

On se dit 'monarchiste', mais enfin de compte,  c'est le peuple qui commande à coups de pétitions, de suppliques,  de revendications. Aucune différence avec la politique  . photos indécentes de ces leaders avec le pape grand sourire lui serrant la main,  mises en avant, il y a quelque part de la tromperie. tout cela me choque profondément .

Ou je me suis  sans doute trompé de religion. et alors si tel est le cas que l'Eglise ferait  défaut et ne serait  plus assistée du St Esprit, il faut quitter la barque ou destituer Pierre.. "

On serait au moins honnête ! on s'agrippe désespérement à sa Mère que l'on diffame chaque jour gratuitement au nom de la sacro sainte réinformation . Dans le civil ils en auraient du boulot ses avocats pour défendre ses droits,  diffamation et calomnies, mais Elle reste là, immobile, impassible, muette  et silencieuse, quelle patience,  face aux coups donnés de ses multiples adversaires . " Comme une brebis, on l'a conduit à l'abattoir."

je veux m'endormir dans cette seule Espérance, cet abandon tout confiant, cet acte de foi, méritant sans doute, puisque c'est de nuit,   que Dieu n'abandonnera jamais sa Fiancée, parce qu'Elle seule a les paroles de Vie éternelle,  faite pourtant de grands  pécheurs que nous sommes et de saints. Comme me disait un moine :" confiance illimitée  au Saint-Esprit ".

Mais dans ces moments comme on aurait aimé avoir un ange gardien, un père  qui vous conseille et vous dise si vous avez raison ou faux; qui ne soit pas contaminé par les médias, en dehors circuit, qui ne soit au courant de rien.

ça doit peut-être  exister. Peut-être à Tvilissi  !

quel vide ;  seules des intuitions personnelles. et tout c'est de nuit où je ne peux engager que moi. "Nous n'avons à souffrir que de nos fautes."  dom Delatte  ) 

 

   Voilà donc la nuit de la foi qui est souveraine dans son ordre. Que nous la portons dans un brouilard, c'est la raison pour laquelle l'apôtre dira :" Faites attention à cette lumière, " à cette parole prophétique: vous faites bien de la regarder comme une lampe qui brille dans un lieu obscur " l'obscurité du monde- , " jusqu'à ce que le jour commence à poindre et que l'astre du matin se lève dans vos coeurs".

 

   Alors ce sera la vision béatifique.

 

Cardinal Journet.

 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 19 Octobre 2015

 

Un seul acte de foi est une chose splendide, inouïe. Saint Jean de la Croix disait:" Une seule pensée de l'homme est plus grande que l'univers, et partant Dieu seul en est digne." Il entendait: une pensée humaine, mais une pensée habitée - pour lui c'était inséparable - par la nuit de la foi.

Un seul acte de foi, c'est plus beau que tous les spectacles de l'ici-bas.

 

cardinal Journet .

 

 

 

 

 

Voyez comme autour de nous tout s'écroule, tout nous échappe, tout s'en va. Lui, il ne s'éloigne jamais ! Prope es tu Domine ..."

 

dom Delatte

"Pourquoi chercher Dieu ? Parce que Dieu est, et qu'il y a en nous un désir naturel de Dieu qui nous le fait chercher comme à tâtons malgré tout Ac 17, 27.

Mais tous les hommes, et les sages comme les autres, ayant hérité d'une intelligence blessée par le péché originel, n'arrivent pas par eux-mêmes à passer du naturel au surnaturel.

S'ils ne sont pas aidés par la grâce, ils se fourvoient tellement facilement dans leur recherche de Dieu. Voulant instinctivement ramener Dieu à la mesure de leur connaissance, ils dissolvent la divinité dans un panthéisme plus ou moins mou ; à moins que Dieu soit relégué dans des sphères très éloignées où il ne « gêne » plus, si même on ne le nie pas purement et simplement.

Mais si on ne veut pas croire en Dieu, ce n'est pas pour croire en rien, mais pour croire en n'importe quoi, les sectes qui fourmillent aujourd'hui le montrent à l'évidence.

 

Mais comment chercher ?

C'est que Dieu, ne se laisse pas trouver au bout d'une équation mathématique, ni au travers d'un télescope, ni au fond d'une bibliothèque, ni au terme d'un discours philosophique, même si tout cela peut être des points de passage sur les voies qui y conduisent.

Comment chercher ? Dieu a fait connaitre qui il était par son Fils. En ces temps qui sont les derniers, Il a envoyé son Fils, Parole éternelle du Père, parmi les hommes. Et que Jésus, le Verbe de Dieu fait chair, nous a-t-il vraiment apporté ? Manifestement pas la paix, ni la prospérité tous azimuts. Il nous a apporté une seule chose : Dieu. Il a apporté Dieu. Dès lors, nous connaissons sa face, dès lors nous pouvons l'invoquer, dès lors nous connaissons le chemin que, comme hommes, nous devons emprunter dans ce monde pour aller au Père. Benoît XVI, ''Jésus de Nazareth'', t. 1, p. 64.

Rechercher Dieu pour le connaitre, l'aimer et le servir passe donc par la connaissance, l'amitié, l'union, l'obéissance à son Fils, icône resplendissante du Père.

 

Et comment connaître le Christ, comment rencontrer sa personne ?

 

C'est dans la foi, cette adhésion ferme au message qu'il nous a transmis, que nous le rencontrons ici-bas.

Et pour nourrir notre union à lui, la façon la plus immédiate c'est l'Eucharistie vrai Corps et vrai Sang du Seigneur Jésus avec son âme et sa divinité.

Et puis, nous faisons connaissance avec le Christ à travers sa Parole ;

Et aussi dans la prière, qui est le moyen le plus authentique de poursuivre cette recherche.

Chercher Dieu, c'est le demander. Très particulièrement dans la prière en commun : lorsque deux ou trois sont réunis en mon nom, je suis au milieu d'eux. Prière qui s'épanouit en contemplation silencieuse, prélude déjà de la découverte béatifique. RP Paissac OP, ''Une médiation sur le Pater'', p 4.

Le Christ nous a dit que c'était encore lui quand nous visitons les malades, les prisonniers et aux pauvres en tous genres.

On recherchera donc Dieu en ramenant toujours son âme à lui, à tout instant du jour, et en l'y maintenant. Revenir sans cesse au centre. Travailler et vivre devant Lui. Prendre devant Lui l'attitude intérieure et extérieure que nous savons aimée de Lui.

C'est un acte de charité parfaite que de recueillir et ressaisir toujours son âme pour la replacer devant Dieu. Dom Delatte, ''Lettres'', p. 200.

Et voici que tu étais au-dedans de moi – disait saint Augustin –, et moi au dehors et c'est là que je te cherchais (...) Tu étais avec moi et je n'étais pas avec toi. (...) Tu as appelé, Tu as brillé, Tu as embaumé, j'ai respiré et, haletant, j'aspire à Toi (...) Tu m'as touché et je me suis enflammé pour Toi (...) et vivante sera ma vie toute pleine de Toi. Confessions.

J'achève par une prière de saint Anselme, un grand moine qui a été toute sa vie profondément travaillé par la question de Dieu. Il reste un de nos modèles dans la vie consacrée à l'école de saint Benoît :

Aie pitié de nos laborieux efforts vers Toi, nous qui ne pouvons rien sans Toi. Enseigne-moi à Te chercher et montre-Toi quand je Te cherche ; car je ne puis Te chercher si Tu ne me l'enseignes, ni Te trouver si Tu ne Te montres.

 

Dom Bertrand de Hédouville osb+

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 18 Octobre 2015

 

 

 

ah non bonne nuit géorgienne, de la banquise de l'Arche, oui je sais c'est très compliqué en ce moment .. tout est tellement très compliqué .  !  J'arrive !   

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 17 Octobre 2015

 

le martyre de sainte Térèse

 

 

  Tout esprit connait la page célèbre où la Sainte a écrit avec une sobriété si émouvante comment, lorsqu'elle s'éloigna de cette maison paternelle qu'elle avait tant aimée, elle sentit ses os se disloquer, "se détacher les uns des autres". Ce fut une véritable agonie, et elle dut se faire au moment de mourir au monde une "incroyable violence".

 

   Par un choix de la date très significatif et encore un peu romanesque ou  chevaleresque, elle avait décidé d'entrer dans le cloître le 2 Novembre, fête des Morts. Les nombreuses cloches de la ville sonnaient le glas des trépassés. Ce jour même, Térèse se faisait conduire par son frère Antoine au couvent des Carmélites et prenait l'habit. Elle était âgée de vingt ans et sept mois.

 

   Comme il arrive d'ordinaire, les premières années de la vie religieuse furent ferventes, sans relâchement, sans aucune sorte de rechute. Les novices et les jeunes professes n'étaient pas exposées aux tentations. La soeur Térèse s'initiait aux coutumes, aux cérémoniaires monastiques, et celles-ci  "la ravissaient". Elle s'étudiait à bien faire l'oraison à la manière des novices, avec un livre. Elle s'en servait dit-elle comme d'u bouclier sur lequel elle recevait les coups des distractions importunes. Quelquefois aussi le livre-bouclier recueillait des larmes furtives, car elle éprouvait d'ordinaire " de tendres sentiments de dévotion, et elle recherchait la solitude pour y pleurer les péchés de l'année précédente. Il lui semblait que, "avec de la solitude et un livre", aucune occasion n'eût été capable de lui ravir le bonheur qu'elle possédait.

....

 

   L'année de noviciat et la première année de profession s'écoulèrent ainsi dans la ferveur et le progrès spirituel. Mais le changement de régime, l'application aux exercices de la vie religieuse, provoquèrent un retour de la maladie. Sa famille obtint de la faire venir,, pour une saison à la campagne, chez sa soeur. On résolut de lui faire suivre le traitement d'une femme de Becedas. Cette empirique, sorte de rebouteuse, la soumit à un régime, à une cure implacable et stupide. Au bout de deux mois, " à force de remèdes" on lui avait presque ôté la vie.

 

   Son père la ramena à Avila. Elle était fréquemment saisie par des crises nerveuses qui lui causaient des souffrances indicibles, confinant " à la rage". Il lui semblait qu'on lui "enfonçait dans le coeur des dents aiguës." La fête de l'Assomption approchant, elle demanda à se confesser. Son père, s'imaginant qu'elle redoutait la mort, le lui refusa. Sur ces entrefaites, une crise d'une extrême violence se déchaina la laissant sans connaissance. On la crut morte. Les Carmélites d'Avila firent creuser sa tombe. Les Carmes d'un couvent voisin chantèrent la messe des morts et donnèrent l'absoute. Le quatrième jour, quand Térèse revint à la vie, elle sentit sur ses paupières une matière compacte. Les personnes qui la veillaient et venaient écouter sa respiration avaient laissé tomber de la cire chaude sur ses yeux fermés. Dès qu'elle put parler, elle demanda le prêtre qu'on lui avait refusé et fit, en pleurant, une confession générale. Son père, qui avait touché le fond de la désolation, lui accordait tout ce qu'elle voulait; il lui permit de se faire transporter en son couvent. On reçut donc vivante celle qu'on avait crue morte, mais en quel état !

 

   Térèse de Ahumada, si gracieuse autrefois et si belle, n'était plus qu'une pauvre paralytique percluse de tous ses membres. Elle pouvait seulement remuer un doigt de la main droite. Son corps était ramassé "en forme de pelote" et on la transportait dans un drap que deux personnes tenaient par les extrémités. Les douleurs intenses durèrent huit mois, la contraction des membres trois années. " Ces années, c'est la Sainte elle-même qui nous le dit, s'écoulèrent dans la résignation et la ferveur.

 

  En réalité, elle avait supporté les souffrances les plus cruelles avec une patience héroïque .

 

Rp Petitot op +

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 17 Octobre 2015

 

orate pro nobis. 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 17 Octobre 2015

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 15 Octobre 2015

 

Sainte Térèse est né à Avila, le 28 Mars 1515, une année avant que Charles-Quint monte sur le trône. C'est la grande époque de l'Espagne, celle de sa prépondérance. La famille de Térèse était relativement fortunée et appartenait à une haute et antique noblesse. Son père s'appelait Alphonse Sanchez de Cepeda, sa mère Béatrix de Ahumada. Les enfants prirent, nous ne savons pour quelle raison, les uns, le nom patronymique de Cepeda, les autres de Ahumada. Elle eut douze frères et soeurs.

L'affectueuse tendresse pour tous avec une préférence pour un seul, c'est déjà en germe la qualité spécifique de sainte Térèse.

L'affection qu'elle portera plus tard à tous ses amis, à ses frères, à ses soeurs, n'exclura pas des amitiés plus intimes, et inversement, ces dilections toutes spéciales ne diminueront pas l'amour en général du prochain. On ne dira jamais assez combien les affections particulières, étroites et exclusives sont dangereuses. Cependant, lorsque, dès l'enfance ou l'adolescence, on ne rencontre pas chez la jeune fille ou le jeune homme des amitiés plus intimes, de véritables prédilections, on peut prévoir que, très douée peut-être, très raisonnables aussi, ils ne seront pas exposés aux faiblesses ni non plus prédestinés aux grandeurs, aux sublimités de l'amour.

 

Avec ce frère préféré, qui selon la tradition, s'appelait Rodrigue, Térèse enfant, personne ne l'ignore, tenta une évasion prématurée vers le pays des Maures. Le frère et la soeur, la main dans la main, s'en allaient là-bas, conquérir la palme du martyre.. .......

 

" Auprès d'un si bon ami, d'un si bon chef, qui, le premier, s'est offert à la souffrance, tout devient supportable. Il est là qui nous aide, qui nous fortifie; jamais il ne nous manque. Enfin c'est un Ami véritable."

 

Lorsque l'heure en était venue, elle se sentait profondément recueillie, toute prête à s'offrir à l'emprise de Notre-Seigneur. A une préparation si parfaite, à une affection si absolue, si fidèle, Jésus s'empressa de répondre par des faveurs extraordinaires.

 

Il se découvrit à elle, se fit connaître, mais progressivement afin de ménager les forces de Térèse.

 

Il commença par lui adresser des paroles réconfortantes, révélatrices, prophétiques. Ensuite il lui montra ses mains:' leur beauté était si merveilleuse qu'il était impossible de la dépeindre." Peu de temps après, Térèse put contempler son divin visage, puis enfin la sainte humanité tout entière dans une splendeur et une majesté extraordinaires :" Tandis que Notre-Seigneur me parlait et que je contemplais sa merveilleuse beauté, je remarquais la douceur, parfois aussi la sévérité avec laquelle sa bouche si belle et divine proférait les paroles."

 

Très légitimement curieuse conservant jusque dans les visions et révélations les préoccupations de son tempérament, comme saint Thomas gardait les siennes, notre Sainte s'efforçait de percevoir les couleurs, les lignes, les formes extraordinaires de l'humanité de Jésus:

" J'avais un extrême désir de savoir quelle était la couleur de ses yeux et les proportions de sa stature, afin de pouvoir en parler; jamais je n'ai mérité d'en avoir connaissance. Tout effort pour cela est entièrement inutile; bien plus, il fait évanouir la vision. "

...

c'était le soir du 4 Octobre I582 sainte Thérèse était âgée de soixante-sept ans et demi.

 

Ce tableau si touchant: sainte Térèse mourant d'amour dans les bras de sa fille, est le résumé symbolique de toute sa vie surnaturelle. La réformatrice du Carmel a su concilier l'amour le plus tendre, le plus actif de la créature avec le plus surnaturel amour de Dieu. C'est la grande leçon que, sur son lit de mort, elle a léguée à ses filles et à toutes les âmes mystiques.

 

Le signe du véritable amour divin, son corollaire nécessaire, est l'amour désintéressé, dévoué, affectueux du prochain. Nous n'ajouterons plus rien. Tout ce qu'on pourra écrie sur la Sainte demeurera toujours très incomplet.  ....

 

rp Petitot op .

 

nb . comme quoi l'affection que l'on a pour quelqu'un n'est pas incompatible, .. il n'y a que dans certains milieux qu'on trouve du mal partout ! quand on en reçoit comme sur l'Arche, c'est sûr que cela nous conduit à l'amour du Seigneur, quand on ne reçoit plus rien...?  tout n'est que du vent. Quand le surnaturel étouffe la vie naturelle, ou inverse... la grâce ne détruit pas la nature.

quelle belle leçon de charité. 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 14 Octobre 2015

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 14 Octobre 2015

 

"Ils viennent de la grande épreuve. Ils ont lavé leurs robes et les ont blanchies dans le sang de l'Agneau »

Il se peut que nous nous trouvions si "stupides", à certaines heures, si languissants, que nous ne sachions pas lever les yeux sur cet adorable Maître.

Patience, qu'il nous suffise alors de savoir qu'il nous regarde. Saint Jean de la Croix a dit quelque part: " Quand Dieu regarde, c'est toujours d'un regard d'amour". et saint Thomas nous enseigne que le regard d'amour de Dieu ne suppose pas la bonté dans celui sur lequel il tombe, mais qu'il la met. Je ne sache rien de plus consolant quand on se voit si impuissant sous le poids de sa misère.

N'est-ce pas ce regard, qui, tombant sur Pierre dans la cour du grand prêtre, fit jaillir de son coeur une source de larmes, qui convertit la pécheresse de Magdala, et découvrit Nathanaël sous le figuier pour en faire un disciple.

 

Cependant, il y a des jours où les soucis terrestres nous pressent si forts, où nous sommes si préoccupés du sort d'une âme en péril, d'une vie en danger, si écrasés par la disparition d'un être cher, si accablés par la fatigue ou la maladie, que nous sommes alors vraiment incapables de nous soustraire à l'emprise de ces sollicitudes et de ces souffrances.

 

Eh bien! faisons oraisons avec elles, et par elles toujours aux pieds ou sur le Coeur de Notre-Seigneur.

 

N'est-ce pas Lui qui a calmé les flots en furie, qui a guéri le fils du centenier, qui a ressuscité la fille de Jaïre? N'est-ce pas Lui encore dont la grâce peut toucher et ramener nos chers égarés? Ces âmes que nous ne pouvons atteindre , qu'elle soient là, en nos coeurs angoissés, toutes proches de Celui qui peut tout et les aime plus que nous.

 

Nos absents, ceux qui nous ont quittés pour la Patrie, ne cherchons pas à écarter brutalement leur souvenir, retrouvons-les plutôt dans le ciel de notre âme:

 

 "Là où est le Roi, on dit qu'est la cour, et la chose est de toute évidence... A coup sûr, les partisans d'un tel Roi ne l'abandonnent point. Ils se tiennent, au contraire, tout près de lui, et, pleins de charité comme ils le sont, lui recommandent nos intérêts ."

 

" Ils paraissent morts aux yeux des insensés," mais ils vivent en ce Dieu que nous possédons au plus intime de notre être. Cette affaire si épineuse, si compliquée, où notre pauvre esprit se débat en vain, traitons-le avec Celui qui sait, qui voit, qui peut tout, attendons de Lui avec calme la lumière et la décision qu'il convient de prendre... Cette souffrance aïguë, amère peut-être, qui nous empêche de nous recueillir pour vaquer aux saints exercices de l'amour, jetons-là aussi dans le Coeur du divin Ami: n'a-t-elle pas été sienne, d'ailleurs, au jardin des Oliviers?

 

Il n'est pas de calice qu'Il nous présente qu'il n'ait bu Lui-même. Regardons un instant notre douleur, nos griefs en son Coeur agonisant, et voyons comment il les endure.

 

Nos souffrances nous reviendront toutes transfigurées.

Et Dieu essuiera toutes larmes de leurs yeux,

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0