spiritualite

Publié le 14 Octobre 2015

 

 

Elle naît à Avila, en Espagne, en 1515, sous le nom de Teresa de Ahumada. Dans son autobiographie, elle mentionne elle-même certains détails de son enfance : la naissance de « parents vertueux et craignant Dieu », au sein d’une famille nombreuse, avec neuf frères et trois sœurs. Encore enfant, alors qu’elle n’avait pas 9 ans, elle a l’occasion de lire les vies de certains martyrs, qui lui inspirent le désir du martyre, si bien qu’elle improvise une brève fugue de chez elle pour mourir martyre et monter au Ciel (cf. Vie, 1, 4) : « Je veux voir Dieu » déclare la petite fille à ses parents. Quelques années plus tard, Thérèse parlera de ses lectures d’enfance, et affirmera y avoir découvert la vérité, qu’elle résume dans deux principes fondamentaux : d’un côté, « le fait que tout ce qui appartient au monde ici bas passe » et de l’autre, que seul Dieu est « pour toujours, toujours, toujours », un thème qui revient dans la très célèbre poésie

 

 Que rien ne te trouble,

que rien ne t’effraie ;
tout passe.
Dieu ne change pas :
la patience obtient tout ;
celui qui possède Dieu
ne manque de rien
Dieu seul suffit ! ».
 
 
 

Orpheline de mère à l’âge de 12 ans, elle demande à la Très Sainte Vierge de lui servir de mère (cf. Vie, 1, 7).

 

Si, au cours de son adolescence, la lecture de livres profanes l’avait conduite aux distractions d’une vie dans le monde, l’expérience comme élève des moniales augustiniennes de Sainte Marie des Grâces d’Avila, ainsi que la lecture de livres spirituels, en particulier des classiques de la spiritualité franciscaine, lui enseignent le recueillement et la prière.

 

A l’âge de 20 ans, elle entre au monastère carmélite de l’Incarnation, toujours à Avila ; dans sa vie religieuse, elle prend le nom de Thérèse de Jésus. Trois ans plus tard, elle tombe gravement malade, au point de rester quatre jours dans le coma, apparemment morte (cf. Vie, 5, 9). Même dans la lutte contre ses maladies, la sainte voit le combat contre les faiblesses et les résistances à l’appel de Dieu : « Je désirais vivre - écrit-elle - car je le sentais, ce n’était pas vivre que de me débattre ainsi contre une espèce de mort ; mais nul n’était là pour me donner la vie, et il n’était pas en mon pouvoir de la prendre. Celui qui pouvait seul me la donner avait raison de ne pas me secourir ; il m’avait tant de fois ramenée à lui, et je l’avais toujours abandonné » (Vie, 8, 2)

 

 

En 1543, sa famille s’éloigne : son père meurt et tous ses frères émigrent l’un après l’autre en Amérique. Au cours du carême 1554, à l’âge de 39 ans, Thérèse atteint le sommet de sa lutte contre ses faiblesses. La découverte fortuite de la statue d’« un Christ couvert de plaies » marque profondément sa vie (cf. Vie, 9).

La sainte, qui à cette époque trouvait un profond écho dans les Confessions de saint Augustin, décrit ainsi le jour décisif de son expérience mystique : « Le sentiment de la présence de Dieu me saisissait alors tout à coup. Il m’était absolument impossible de douter qu’il ne fût au dedans de moi, ou que je ne fusse toute abîmée en lui » (Vie, 10, 1).

 

Parallèlement au mûrissement de son intériorité, la sainte commence à développer concrètement l’idéal de réforme de l’ordre du carmel : en 1562 elle fonde à Avila, avec le soutien de l’évêque de la ville, don Alvaro de Mendoza, le premier carmel réformé, et peu après elle reçoit aussi l’approbation du supérieur général de l’ordre, Giovanni Battista Rossi. Dans les années qui suivent elle continue à fonder de nouveaux carmels, dix-sept au total. La rencontre avec saint Jean de la Croix, avec lequel, en 1568, elle fonde à Duruelo, non loin d’Avila, le premier couvent de carmes déchaussés, est fondamentale.

 

En 1580, elle obtient de Rome l’érection en Province autonome pour ses carmels réformés, point de départ de l’ordre religieux des carmélites déchaussées. Thérèse termine sa vie terrestre au moment où elle est engagée dans l’activité de fondation. En 1582, en effet, après avoir fondé le carmel de Burgos et tandis qu’elle est en train d’effectuer son voyage de retour à Avila, elle meurt la nuit du 15 octobre à Alba de Tormes, en répétant humblement ces deux phrases : « A la fin, je meurs en fille de l’Eglise » et « L’heure est à présent venue, mon Epoux, que nous nous voyons ». Une existence passée en Espagne, mais consacrée à l’Eglise tout entière. Béatifiée par le Pape Paul V en 1614 et canonisée en 1622 par Grégoire XV, elle est proclamée « Docteur de l’Eglise » par le Serviteur de Dieu Paul VI en 1970.

 

Thérèse de Jésus n’avait pas de formation universitaire, mais elle a tiré profit des enseignements de théologiens, d’hommes de lettres et de maîtres spirituels. Comme écrivain, elle s’en est toujours tenu à ce qu’elle avait personnellement vécu ou avait vu dans l’expérience des autres (cf. Prologue au Chemin de perfection), c’est-à-dire en partant de l’expérience. Thérèse a l’occasion de nouer des liens d’amitié spirituelle avec un grand nombre de saints, en particulier avec saint Jean de la Croix. Dans le même temps elle se nourrit de la lecture des Pères de l’Eglise, saint Jérôme, saint Grégoire le Grand, saint Augustin. Parmi ses œuvres majeures, il faut rappeler tout d’abord son autobiographie, intitulée Livre de la vie, qu’elle appelle Livre des Miséricordes du Seigneur. Composée au Carmel d’Avila en 1565, elle y rapporte son parcours biographique et spirituel, écrit, comme l’affirme Thérèse elle-même, pour soumettre son âme au discernement du « Maître des spirituels », saint Jean d’Avila.

Le but est de mettre en évidence la présence et l’action de Dieu miséricordieux dans sa vie : c’est pourquoi l’œuvre rappelle souvent le dialogue de prière avec le Seigneur. C’est une lecture fascinante, parce que la sainte non seulement raconte, mais montre qu’elle revit l’expérience profonde de sa relation avec Dieu.

 

En 1566, Thérèse écrit le Chemin de perfection, qu’elle appelle Admonestations et conseils que donne Thérèse de Jésus à ses moniales. Les destinataires en sont les douze novices du carmel de saint Joseph d’Avila. Thérèse leur propose un intense programme de vie contemplative au service de l’Eglise, à la base duquel se trouvent les vertus évangéliques et la prière. Parmi les passages les plus précieux, le commentaire au Notre Père, modèle de prière.

 

L’œuvre mystique la plus célèbre de sainte Thérèse est le Château intérieur, écrit en 1577, en pleine maturité. Il s’agit d’une relecture de son chemin de vie spirituelle et, en même temps, d’une codification du déroulement possible de la vie chrétienne vers sa plénitude, la sainteté, sous l’action de l’Esprit Saint. Thérèse fait appel à la structure d’un château avec sept pièces, comme image de l’intériorité de l’homme, en introduisant, en même temps, le symbole du ver à soie qui renaît en papillon, pour exprimer le passage du naturel au surnaturel. La sainte s’inspire des Saintes Ecritures, en particulier du Cantique des Cantiques, pour le symbole final des « deux Epoux », qui lui permet de décrire, dans la septième pièce, le sommet de la vie chrétienne dans ses quatre aspects : trinitaire, christologique, anthropologique et ecclésial. A son activité de fondatrice des carmels réformés, Thérèse consacre le Livre des fondations, écrit en 1573 et 1582, dans lequel elle parle de la vie du groupe religieux naissant. Comme dans son autobiographie, le récit tend à mettre en évidence l’action de Dieu dans l’œuvre de fondation des nouveaux monastères.

 

Il n’est pas facile de résumer en quelques mots la spiritualité thérésienne, profonde et articulée. Je voudrais mentionner plusieurs points essentiels.

En premier lieu, sainte Thérèse propose les vertus évangéliques comme base de toute la vie chrétienne et humaine : en particulier, le détachement des biens ou pauvreté évangélique, et cela nous concerne tous ; l’amour des uns pour les autres comme élément essentiel de la vie communautaire et sociale ; l’humilité comme amour de la vérité ; la détermination comme fruit de l’audace chrétienne ; l’espérance théologale, qu’elle décrit comme une soif d’eau vive. Sans oublier les vertus humaines : amabilité, véracité, modestie, courtoisie, joie, culture.

En deuxième lieu, sainte Thérèse propose une profonde harmonie avec les grands personnages bibliques et l’écoute vivante de la Parole de Dieu. Elle se sent surtout en harmonie avec l’épouse du Cantique des Cantiques et avec l’apôtre Paul, outre qu’avec le Christ de la Passion et avec Jésus Eucharistie.

La sainte souligne ensuite à quel point la prière est essentielle : prier, dit-elle, « signifie fréquenter avec amitié, car nous fréquentons en tête à tête Celui qui, nous le savons, nous aime » (Vie 8, 5).

 

L’idée de sainte Thérèse coïncide avec la définition que saint Thomas d’Aquin donne de la charité théologale, comme amicitia quaedam hominis ad Deum, un type d’amitié de l’homme avec Dieu, qui le premier a offert son amitié à l’homme ; l’initiative vient de Dieu (cf. Summa Theologiae II - II, 21, 1).

La prière est vie et se développe graduellement en même temps que la croissance de la vie chrétienne : elle commence par la prière vocale, elle passe par l’intériorisation à travers la méditation et le recueillement, jusqu’à parvenir à l’union d’amour avec le Christ et avec la Très Sainte Trinité. Il ne s’agit évidemment pas d’un développement dans lequel gravir les plus hautes marches signifie abandonner le type de prière précédent, mais c’est plutôt un approfondissement graduel de la relation avec Dieu qui enveloppe toute la vie. Plus qu’une pédagogie de la prière, celle de Thérèse est une véritable « mystagogie » : elle enseigne au lecteur de ses œuvres à prier en priant elle-même avec lui ; en effet, elle interrompt fréquemment le récit ou l’exposé pour se lancer dans une prière.

Un autre thème cher à la sainte est le caractère central de l’humanité du Christ.

En effet, pour Thérèse, la vie chrétienne est une relation personnelle avec Jésus, qui atteint son sommet dans l’union avec Lui par grâce, par amour et par imitation. D’où l’importance que celle-ci attribue à la méditation de la Passion et à l’Eucharistie, comme présence du Christ, dans l’Eglise, pour la vie de chaque croyant et comme cœur de la liturgie.

Sainte Thérèse a un amour inconditionné pour l’Eglise : elle manifeste un vif sensus Ecclesiae face aux épisodes de division et de conflit dans l’Eglise de son temps. Elle réforme l’Ordre des carmélites avec l’intention de mieux servir et de mieux défendre la « Sainte Eglise catholique romaine », et elle est disposée à donner sa vie pour celle-ci (cf. Vie 33, 5).

 

Un dernier aspect essentiel de la doctrine thérésienne, que je voudrais souligner, est la perfection, comme aspiration de toute la vie chrétienne et objectif final de celle-ci. La sainte a une idée très claire de la « plénitude » du Christ, revécue par le chrétien. A la fin du parcours du Château intérieur, dans la dernière « pièce », Thérèse décrit cette plénitude, réalisée dans l’inhabitation de la Trinité, dans l’union au Christ à travers le mystère de son humanité.

Chers frères et sœurs, sainte Thérèse de Jésus est une véritable maîtresse de vie chrétienne pour les fidèles de tout temps.

Dans notre société, souvent en manque de valeurs spirituelles, sainte Thérèse nous enseigne à être des témoins inlassables de Dieu, de sa présence et de son action, elle nous enseigne à ressentir vraiment cette soif de Dieu qui existe dans la profondeur de notre cœur, ce désir de voir Dieu, de chercher Dieu, d’être en conversation avec Lui et d’être ses amis.

Telle est l’amitié qui est nécessaire pour nous tous et que nous devons rechercher, jour après jour, à nouveau.

Que l’exemple de cette sainte, profondément contemplative et efficacement active, nous pousse nous aussi à consacrer chaque jour le juste temps à la prière, à cette ouverture vers Dieu, à ce chemin pour chercher Dieu, pour le voir, pour trouver son amitié et trouver ainsi la vraie vie ; car un grand nombre d’entre nous devraient vraiment dire : « Je ne vis pas, je ne vis pas réellement, car je ne vis pas l’essence de ma vie ». C’est pourquoi, le temps de la prière n’est pas du temps perdu, c’est un temps pendant lequel s’ouvre la voie de la vie, s’ouvre la voie pour apprendre de Dieu un amour ardent pour Lui, pour son Eglise, c’est une charité concrète pour nos frères.

Merci.

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Octobre 2015

 

 

 

 

« Que rien ne te trouble 
Que rien ne t’épouvante 
Tout passe 
Dieu ne change pas 
La patience triomphe de tout 
Celui qui possède Dieu 
Ne manque de rien 
Dieu seul suffit ! »

 

« Je ne souffre qu’un instant. C’est parce qu’on pense au passé et à l’avenir qu’on se décourage et qu’on désespère »

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Octobre 2015

 

ave Maria, en action de grâces pour tous mes amis.

 

 

ah non je n'ai pas rêvé, j'étais vraiment  heureux. !

 

მე ახლა ბედნიერი კაცი ვარ

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Octobre 2015

 

 

Hodie in domo tua oportet me manere.
"Aujourd'hui, en ta maison, il me faut demeurer."


(Lc 19, 5)

 

" Comme nous aimerions entendre Jésus s'adresser à nous par ces paroles! Le souhait secret de Zachée est le nôtre. Que le Maître demeure en notre âme, en nos familles, en nos communautés, en nos villes et en nos pays.

 

Peut-on espérer cependant le recevoir ? Il y a la foule, turba dit le texte latin. 

Ce mot évoque l'agitation d'un groupe sans direction, d'un groupe qui n'a pas d'âme.

Bien des hommes, bien des familles, bien des communautés, bien des villes et des pays sont sujets au trouble qui touche celui qui a perdu ses repères, soit qu'il n'en ait jamais possédés, soit que, conditionné par les forces de la culture de mort, il se soit laissé persuader que les repères de son éducation n'en étaient point, et que c'est désormais faire oeuvre de progrès que de bousculer les limites de la nature pour instaurer le règne de l'homme sur la création. "

 

dom jean Pateau osb +

 

 

homélie de dom Pateau père abbé de Fontgombault.

La lecture du livre de l'Apocalypse montre la cité sainte, la Jérusalem céleste qui descend du ciel d'auprès de Dieu. Toute cité, toute famille doit aspirer ressembler déjà à cette cité, à être demeure de Dieu parmi les hommes. En ce lieu, Dieu fera
toute chose nouvelle et effacera toute larme

dom Pateau OSB

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Publié le 11 Octobre 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

" Il essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort n'existera plus; il n'y aura plus de pleurs, de cris, ni de tristesse; car la première création aura disparu."

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 11 Octobre 2015

Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Octobre 2015

 

 

"Demandons à Dieu, alors même, alors surtout qu'il se voile, la générosité qui est nécessaire pour chercher, à la sueur de notre front, la perle cachée.

 

Nous la trouverons.

 

On lutte la nuit entière, dans l'obscurité, mais sans se lasser.

 

Et, lorsque le Seigneur s'aperçoit qu'il ne peut, même avec ses lenteurs, nous décourager de la chercher toujours, il nous casse quelque chose, il nous défait de quelque chose de notre tempérament; il nous bénit parce que nous lui avons dit: Non dimittam te, nisi benedixeris mihi ! " Je ne vous laisserai pas aller, que vous ne m'ayez béni".

 

Car il n'y a qu'une miséricorde, mon enfant, il n'y a qu'une bénédiction, il n'y a qu'une grâce, c'est la grâce incréée:" Dieu."

 

 

dom Delatte.

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Octobre 2015

 

ecce Fiat! "Mais comment cela se fera-t-il?" ... rester petit, admiratif devant le mystère. le prince du mensonge incite à vouloir tout comprendre, à vouloir donner des réponses à tout.  L'humilité reçoit le mystère, l'orgueil le rejette, méprise le mystère.  La maternité de la Ste Vierge est mystère de notre foi; elle enfante l'Eglise, elle enfante le mystère.  "

"Si nous voulons essayer de comprendre l'Eglise, il faudra toujours commencer par regarder le Christ, " cardinal Journet.

l'Eglise est mystère avec ses bonnes et mauvaises herbes. ses consolations, ses désolations, mais toujours tournée vers l'Espérance.  le Seigneur nous assoie sur des points d'interrogation sur un tapis d'épines et de ronces. "Nous n'avons à souffrir que de nos fautes." dom Delatte.

Toute notre vie n'est qu'un point d'interrogation où se mêlent des pourquoi et des comment sans fin qui n'auront de réponses que dans l'éternité...

"Mais comment cela se fera-t-il?" Vouloir tout comprendre c'est déjouer les plans de Dieu, mettre Dieu à son niveau, devancer les vues de la Providence,  manger du fruit défendu, ne plus avoir confiance qu'en son 'je" qu'en son "moi, je pense que" , douter de la Parole de Vérité,  perdre toute Espérance où la voie du schisme n'est pas loin. la vague déferlante du sédévacantisme, certains déjà le sont sans le savoir. C'est sortir de la voie de l'enfance, de la Barque, tentation tellement forte de nos jours,  pour s'aventurer aveuglément et sans Pasteur - sinon en s'en fabriquant de ces petits papes à foison   -   vers des périls sans fin. C'est usurper à l'Artiste des droits d'auteur en ne Le lui laissant pas le soin d'achever son oeuvre de salut. 

" Mais comment cela se fera-t-il?" O Marie aidez-nous à dire toujours "Fiat" dans ce pèlerinage de l'humanité, même et surtout si tout nous échappe dans ces heures sombres parfois douloureuses, décourageantes de l'histoire;  enfantez-nous à la vraie joie qui ne finit pas,    nous blotissant dans vos bras avec la confiance, le sourire du petit  enfant comme celui de tous mes petits,  sourire à la Vie, à l'Espérance,  disant dans un abandon sincère, filial  et vrai:"

Ecce Fiat! je crois, j'adhère. Credo.

Mater Ecclesiae, ora pro nobis.

"Je sais vos souffrances et vos joies. Poursuivez votre vie, qui peut être héroïque à certaines heures qui doit  l'être.

Et que notre vie soit un Magnificat... !"

dom Roy

abbaye de Fontgombault.

 

le petit placide,

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 9 Octobre 2015

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Publié le 8 Octobre 2015

 

   le trouble serait la marque irrécusable qu'une disposition ne viendrait pas de Dieu : tout ce qui est trouble vient du Père du mensonge.

 mais si en nous portant à l'action, à l'énergie, à la vigueur, une grâce laisse en nous la paix, augmente en nous la joie, elle vient très certainement de Dieu, car le caractère de ce qui vient de Dieu est toujours paisible, calme, joyeux.

 

dom Delatte.

 

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