spiritualite

Publié le 2 Octobre 2015

Rédigé par Philippe

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Publié le 1 Octobre 2015

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Publié le 30 Septembre 2015

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

photos petit Placide .

 

Seul l'Amour demeure ...

 

 

 

 

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Publié le 29 Septembre 2015

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Publié le 28 Septembre 2015

 

à quelques jours du synode. 

 

Nous rappelons que défendre les moines de Fontgombault c'est accepter la souveraineté du souverain Pontife et  son autorité,  celle du Magistère,   . Mettre en doute, même sous anonymat ou , sous pseudo (ce qui est plus facile et malhonnête en même temps ),  sa prédication, son enseignement va contre tout l'ensemble de la  communauté bénédictine de  la congrégation de Solesmes et de Fontgombault. 

 

"Écoute, mon fils, les préceptes du Maître et prête l’oreille de ton coeur. "

règle de st Benoît.

 

La lecture des enseignements pontificaux y est quotidienne. Le moine, sous l'autorité de son Père Abbé les écoute et  les recueille dans l'humilité et l'abandon en toute confiance. Il n'a pas d'opinion à donner, d'objection à faire; il reçoit d'En-haut. S'il commence à rechigner, à avoir son propre jugement, il n'a plus sa place dans la communauté.

  C'est la meilleure  attitude que l'on pourrait avoir, et à mon avis la plus sage et la plus sainte .

Nous n'avons  aucune autorité pour  préférer son opinion personnelle, celle de groupes si représentatifs soient-ils,  à celle de  l'ensemble de toute la  congrégation,  de toute l'Eglise. Parfois il faut aussi savoir choisir  .  si l'on préfère son opinion, il vaut mieux passer son chemin ..

Accepter les moines, c'est accepter aussi la fidélité au souverain Pontife dans la vertu d'obéissance et dans  l' humilité vraie, filiale, dans le silence,  même si  parfois , on n'y comprend plus rien.

Quel mérite aurions-nous de tout comprendre ? Accepter de ne rien comprendre, c'est cela la vertu, c'est dans l'essence de la foi . "Mon Dieu, je crois parce que Vous me l'avez révélé".

. la politique du petit Placide est donc de se tenir donc à l'écart de toutes ces discussions stériles, qui n'aboutissent qu'à la perte de la foi et à l'affaiblissement de la vertu d'Espérance, 

 

un lecteur m'écrit: " "Votre article  est bienvenu et éditfiant.
La position des moines est on ne peut plus admirable. ":  c'est celle que devrait avoir tout  bon catholique. enfin je pense.

 

"Alors que l'Eglise est secouée, vous avez raison de tendre votre regard vers le ciel. La question n'est pas tant d'avoir un Pape qui plaise mais de se demander pourquoi le Seigneur a voulu ce Pape pour notre temps, quel message il nous doit nous donner au nom du Seigneur. Alors nous demeurons Fils de L'Eglise et par là Fils de Dieu.


Qu'il vous bénisse et que Notre-Dame vous garde.

Un moine osb+

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 27 Septembre 2015

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Publié le 26 Septembre 2015

 

 

 

18 ème dimanche après la Pentecôte.

 

 

 

priez pour nous. 

 

Je voudrais vous parler aujourd’hui de sainte Thérèse de Lisieux, Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte-Face, qui ne vécut que 24 ans dans ce monde, à la fin du XIXe siècle, conduisant une vie très simple et cachée mais qui, après sa mort et la publication de ses écrits, est devenue l’une des saintes les plus connues et aimées. La « petite Thérèse » n’a jamais cessé d’aider les âmes les plus simples, les petits, les pauvres, les personnes souffrantes qui la priaient, mais elle a également illuminé toute l’Eglise par sa profonde doctrine spirituelle, au point que le vénérable Pape Jean-Paul II, en 1997, a voulu lui conférer le titre de Docteur de l’Eglise, s’ajoutant à celui de patronne des missions, qui lui avait été attribué par Pie XI en 1939. Mon bien-aimé prédécesseur la définit « experte en scientia amoris » (Novo Millennio ineunte, n. 42). Cette science, qui voit resplendir dans l’amour toute la vérité de la foi, Thérèse l’exprime principalement dans le récit de sa vie, publié un an après sa mort sous le titre Histoire d’une âme. C’est un livre qui eut immédiatement un immense succès, et qui fut traduit dans de nombreuses langues et diffusé partout dans le monde. Je voudrais vous inviter à redécouvrir ce petit-grand trésor, ce commentaire lumineux de l’Evangile pleinement vécu !

L’Histoire d’une âme, en effet, est une merveilleuse histoire d’Amour, racontée avec une telle authenticité, simplicité et fraîcheur que le lecteur ne peut qu’en être fasciné ! Mais quel est cet Amour qui a rempli toute la vie de Thérèse, de son enfance à sa mort ? Chers amis, cet Amour possède un Visage, il possède un Nom, c’est Jésus ! La sainte parle continuellement de Jésus. Reparcourons alors les grandes étapes de sa vie, pour entrer au cœur de sa doctrine.

 

Thérèse naît le 2 janvier 1873 à Alençon, une ville de Normandie, en France. C’est la dernière fille de Louis et Zélie Martin, époux et parents exemplaires, béatifiés ensemble le 19 octobre 2008. Ils eurent neuf enfants ; quatre d’entre eux moururent en bas âge. Les cinq filles survécurent, et devinrent toutes religieuses. A l’âge de 4 ans, Thérèse fut profondément frappée par la mort de sa mère (Ms A, 13r). Son père s’installa alors avec ses filles dans la ville de Lisieux, où se déroulera toute la vie de la sainte. Plus tard, Thérèse, frappée d’une grave maladie nerveuse, fut guérie par une grâce divine, qu’elle-même définit comme le « sourire de la Vierge » (ibid., 29v-30v). Elle reçut ensuite la Première Communion, intensément vécue (ibid., 35r), et plaça Jésus Eucharistie au centre de son existence.

 

La « Grâce de Noël  » de 1886 marque un tournant important, qu’elle appelle sa « conversion complète » (ibid., 44v-45v). En effet, elle guérit totalement de son hypersensibilité infantile et commence une « course de géant ». A l’âge de 14 ans, Thérèse s’approche toujours plus, avec une grande foi, de Jésus Crucifié, et prend à cœur le cas, apparemment désespéré, d’un criminel condamné à mort et impénitent (ibid., 45v-46v). « Je voulais à tout prix l’empêcher de tomber dans l’enfer » écrit la sainte, dans la certitude que sa prière le mettrait en contact avec le Sang rédempteur de Jésus. C’est sa première expérience fondamentale de maternité spirituelle : « J’avais tant confiance dans la Miséricorde infinie de Jésus », écrit-elle. Avec la très Sainte Vierge Marie, la jeune Thérèse aime, croit et espère avec « un cœur de mère » (cf. PR 6/10r).

En novembre 1887, Thérèse se rend en pèlerinage à Rome avec son père et sa sœur Céline (ibid. 55v-67r).

Pour elle, le moment culminant est l’audience du Pape Léon XIII, auquel elle demande le permis d’entrer, à peine âgée de quinze ans, au carmel de Lisieux. Un an plus tard, son désir se réalise : elle devient carmélite « pour sauver les âmes et prier pour les prêtres » (ibid., 69v). Dans le même temps, commence également la douloureuse et humiliante maladie mentale de son père. C’est une grande souffrance qui conduit Thérèse à la contemplation du Visage de Jésus dans sa passion (ibid., 71rv).

 

Ainsi, son nom de religieuse - sœur Thérèse de l’Enfant Jésus et de la Sainte Face - exprime le programme de toute sa vie, dans la communion aux mystères centraux de l’Incarnation et de la Rédemption.

Sa profession religieuse, en la fête de la Nativité de Marie, le 8 septembre 1890, est pour elle un véritable mariage spirituel dans la « petitesse » évangélique, caractérisée par le symbole de la fleur : « Quelle belle fête que la Nativité de Marie pour devenir l’épouse de Jésus ! - écrit-elle - C’était la petite Vierge Sainte d’un jour qui présentait sa petite fleur au petit Jésus » (ibid., 77r). Pour Thérèse être religieuse signifie être l’épouse de Jésus et mère des âmes (cf. Ms B, 2v).

Le même jour, la sainte écrit une prière qui indique toute l’orientation de sa vie : elle demande à Jésus le don de l’Amour infini, d’être la plus petite, et surtout elle demande le salut de tous les hommes : « Qu’aucune âme ne soit damnée aujourd’hui » (Pr 2). Son Offrande à l’Amour miséricordieux, faite en la fête de la Très Sainte Trinité de 1895, est d’une grande importance (Ms A, 83v-84r ; Pr 6) : une offrande que Thérèse partagea immédiatement avec ses consœurs, étant déjà vice-maîtresse des novices.

 

Dix ans après la « Grâce de Noël », en 1896, arrive la « Grâce de Pâques  », qui ouvre la dernière période de la vie de Thérèse, avec le début de sa passion en union profonde avec la Passion de Jésus. Il s’agit de la passion du corps, avec la maladie qui la conduira à la mort à travers de grandes souffrances, mais il s’agit surtout de la passion de l’âme, avec une très douloureuse épreuve de foi (Ms C, 4v-7v).

Avec Marie à côté de la Croix de Jésus, Thérèse vit alors la foi la plus héroïque, comme une lumière dans les ténèbres qui envahissent son âme. La carmélite a conscience de vivre cette grande épreuve pour le salut de tous les athées du monde moderne, qu’elle appelle « frères ».

Elle vit alors encore plus intensément l’amour fraternel (8r-33v) : envers les sœurs de sa communauté, envers ses deux frères spirituels missionnaires, envers les prêtres et tous les hommes, en particulier les plus lointains. Elle devient véritablement une « sœur universelle » ! Sa charité aimable et souriante est l’expression de la joie profonde dont elle nous révèle le secret : « Jésus, ma joie est de T’aimer » (P 45/7). Dans ce contexte de souffrance, en vivant le plus grand amour dans les petites choses de la vie quotidienne, la sainte conduit à son accomplissement sa vocation d’être l’Amour au cœur de l’Eglise (cf. Ms B, 3v).

Thérèse meurt le soir du 30 septembre 1897, en prononçant les simples paroles « Mon Dieu, je vous aime ! », en regardant le Crucifix qu’elle serrait entre ses mains. Ces dernières paroles de la sainte sont la clé de toute sa doctrine, de son interprétation de l’Evangile. L’acte d’amour, exprimé dans son dernier souffle, était comme la respiration continuelle de son âme, comme le battement de son cœur. Les simples paroles « Jésus je T’aime » sont au centre de tous ses écrits. L’acte d’amour à Jésus la plonge dans la Très Sainte Trinité. Elle écrit :

Ah tu le sais, Divin Jésus je T’aime,

L’Esprit d’Amour m’enflamme de son feu,
C’est en T’aimant que j’attire le Père »
 

Chers amis, nous aussi avec sainte Thérèse de l’Enfant Jésus nous devrions pouvoir répéter chaque jour au Seigneur que nous voulons vivre d’amour pour Lui et pour les autres, apprendre à l’école des saints à aimer de manière authentique et totale.

Thérèse est l’un des « petits » de l’Evangile qui se laissent conduire par Dieu dans les profondeurs de son Mystère. Un guide pour tous, surtout pour ceux qui, dans le Peuple de Dieu, accomplissent le ministère de théologiens. Avec l’humilité et la charité, la foi et l’espérance, Thérèse entre continuellement dans le cœur de la Sainte Ecriture qui renferme le Mystère du Christ. Et cette lecture de la Bible, nourrie par la science de l’amour, ne s’oppose pas à la science académique.

La science des saints, en effet, dont elle parle elle-même dans la dernière page de l’Histoire d’une âme, est la science la plus élevée.

« Tous les saints l’ont compris et plus particulièrement peut-être ceux qui remplirent l’univers de l’illumination de la doctrine évangélique. N’est-ce point dans l’oraison que les saints Paul, Augustin, Jean de la Croix, Thomas d’Aquin, François, Dominique et tant d’autres illustres Amis de Dieu ont puisé cette science divine qui ravit les plus grands génies ? » (Ms C, 36r). Inséparable de l’Evangile, l’Eucharistie est pour Thérèse le Sacrement de l’amour divin qui s’abaisse à l’extrême pour s’élever jusqu’à Lui. Dans sa dernière Lettre, sur une image qui représente l’Enfant Jésus dans l’Hostie consacrée, la sainte écrit ces simples mots : « Je ne puis craindre un Dieu qui s’est fait pour moi si petit ! (…) Je l’aime car Il n’est qu’Amour et Miséricorde ! » (LT 266).

Dans l’Evangile, Thérèse découvre surtout la Miséricorde de Jésus, au point d’affirmer : « A moi il a donné sa Miséricorde infinie, et c’est à travers elle que je contemple et adore les autres perfections divines ! (…)

Alors toutes m’apparaissent rayonnantes d’amour, la Justice même (et peut-être encore plus que toute autre) me semble revêtue d’amour » (Ms A, 84r).

Ainsi s’exprime-t-elle dans les dernières lignes de l’Histoire d’une âme : « Je n’ai qu’à jeter les yeux dans le Saint Evangile, aussitôt je respire les parfums de la vie de Jésus et je sais de quel côté courir… Ce n’est pas à la première place, mais à la dernière que je m’élance… Oui je le sens, quand même j’aurais sur la conscience tous les péchés qui se peuvent commettre, j’irais, le cœur brisé de repentir, me jeter dans les bras de Jésus, car je sais combien Il chérit l’enfant prodigue qui revient à Lui » (Ms C, 36v-37r).

« Confiance et Amour  » sont donc le point final du récit de sa vie, deux mots qui comme des phares ont éclairé tout son chemin de sainteté, pour pouvoir guider les autres sur sa propre « petite voie de confiance et d’amour », de l’enfance spirituelle (cf. Ms C, 2v-3r ; LT 226).

Confiance comme celle de l’enfant qui s’abandonne entre les mains de Dieu, inséparable de l’engagement fort, radical du véritable amour, qui est un don total de soi, pour toujours, comme le dit la sainte en contemplant Marie : « Aimer c’est tout donner, et se donner soi-même » (Pourquoi je t’aime, ô Marie, P 54/22).

Ainsi Thérèse nous indique à tous que la vie chrétienne consiste à vivre pleinement la grâce du Baptême dans le don total de soi à l’Amour du Père, pour vivre comme le Christ, dans le feu de l’Esprit Saint, Son propre amour pour tous les autres."

 

Benoît XVI

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Septembre 2015

«
Je crois que même après de nombreux siècles je ne pourrais pas oublier le moment où j’ai reçu Jésus dans la sainte Communion.
Ce fut un moment divin, dont je ne peux pas me souvenir sans glorifier Dieu pour tant de miséricorde. Il s’est introduit dans mon âme et a pris
possession de tout mon être comme mon souverain Seigneur et mon maître. Il s’est emparé de mon cœur et de toutes mes puissances pour ne plus me laisser de liberté sur elles. Je me suis sentie toute de Jésus, et toute pour toujours.
Je suis restée profondément recueillie. Un silence s’est établi à l’intérieur de moi, si mystérieux que c’est à peine si j’ai pu parler pendant de nombreux jours sans me faire une très grande violence.
Je me sentais heureuse, mais non pas de cette joie que l’on exprime par des paroles; ce qui m’est resté de ce grand jour fut tout entier très intérieur et très mystérieux (...).

Mère María Amparo

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Septembre 2015

 

 

« L’abandon cause la joie…

 

La joie, nous la voulons tous, et tout en nous la veut sans cesse.

 

L’âme divinement éclairée et sainte va souvent d’elle-même au-devant de la croix. Ne vous y trompez pas c’est encore la joie qu’elle y cherche ; cette joie haute, pure, incomparable, qu’on ressent à prouver son amour en s’immolant pour celui qu’on aime. Eh bien ! voulez-vous un secret pour être constamment joyeuses? je dis un secret ; il est trop clair que c’en est un, car dans cette multitude sans nombre qui cherche incessamment la joie, regardez combien la trouvent. Et ne pensez pas que vous, épouses du Christ, vous, disciples du Crucifié, et crucifiées par vœu au monde et à la chair, vous fassiez fausse route en recherchant la joie. Ce serait trop peu dire que cette recherche vous est permise ; je dirai qu’elle est obligatoire.

 

Elle est la conséquence rigoureuse de votre foi, des paroles que Dieu vous adresse, des promesses qu’il vous fait, des espérances qu’il vous ordonne d’avoir, de l’amour étrange qu’il vous porte , des grâces sans mesure et sans prix par lesquelles il l’a témoigné , enfin de la merveilleuse destinée qu’il vous prépare.

 

Chercher la joie, c’est avoir compris son baptême, c’est l’honorer et le cultiver. Chercher la joie, c’est chercher le ciel qui est la joie de la vérité, la vérité de la joie, la source et l’océan de ces joies véritables dont l’âme sainte est la mère et dont le père est l’Époux divin. Chercher la joie, c’est donc chercher Dieu ; et être joyeux, c’est lui rendre justice ; c’est publier que son joug est doux, et qu’il n’y a pas de bonheur pareil à celui de ses serviteurs. C’est prêcher son saint Évangile : car pensez-vous que si l’on voyait tous les chrétiens joyeux, ce ne fût pas une bonne preuve de la divinité du christianisme, et un attrait pour y gagner tant de malheureux qui ne s’en éloignent que parce qu’ils s’en défient et qui souvent ne s’en défient que parce que la forme extérieure des chrétiens leur fait peur ?

C’est aussi la meilleure, on peut dire l’unique voie pour avancer votre sainteté , et assurer ce qui vous importe le plus au monde, votre persévérance dans l’amour de Dieu.

comptez les maux qui viennent de la tristesse, les resserrements qu’elle produit à l’égard de Dieu et du prochain, les doutes dont elle tourmente l’esprit, les fantômes dangereux dont elle obsède ‘imagination, la langueur où elle jette l’âme, le découragement qu’elle lui persuade, l’inertie où elle la retient, la stérilité dont elle la trappe, comptez les scandales qu’elle cause journellement, en repoussant les âmes d’une piété dont on peut croire qu’elle est l’effet naturelle et la physionomie normale ; comptez enfin ceux qu’elle a fini par perdre misérablement après avoir été leur supplice en ce monde ; et alors vous saurez quelque chose des biens merveilleux cachés dans la joie spirituelle. vous pouvez donc, vous devez donc chercher la joie, vous tenir dans la joie et y vivre…

 

Il n’est pas absolument rare que cette joie soit sensible. D’autres fois, et le plus souvent, elle demeure exclusivement spirituelle. Pour l’atteindre, il faut que l’âme se retire de tous ses sens, et gagne, pour ainsi parler, la cime de ses puissances.

Mais de même que si les eaux débordées inondent les vallées et forcent les habitants à gravir les montagnes, ces réfugiés y trouvent un air plus pur et une lumière plus sereine ; de même aussi, en émigrant dans ses propres hauteurs, l’âme goûte une joie d’autant plus réelle et plus vive qu’elle est plus céleste.

 

A vrai dire, c’est là plus que partout ailleurs qu’elle comprend ce que l’Écriture nomme la manne cachée, et ce qu’il y a de délices surhumaines signifiées par ces mots de saint Paul : « Qui adhère à Dieu est avec lui un seul et même esprit » (1 Co 6, 17).

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Septembre 2015

 

 

 

 

12 octobre

 

Le 12 octobre, nous célébrons l’anniversaire de la dédicace de notre église abbatiale.

 

De même que chaque chrétien est consacré par les sacrements de l’initiation (le baptême, la confirmation et l’euchariste), de même chaque église est consacrée par un rite unique, la dédicace, qui en fait un lieu consacré à la rencontre entre Dieu et les hommes.

 

La dédicace de notre église abbatiale a eu lieu un 12 octobre, probablement en 1010, il y a désormais plus de 1000 ans. Chaque année, nous en célébrons solennellement l’anniversaire à cette date. Nous décorons avec soin notre église dont c’est la fête : un cierge allumé est placé devant chacune des douze croix de consécration, ainsi qu’une couronne de feuilles de vigne vierge, aux couleurs de l’automne.

 

La liturgie de l’anniversaire de la dédicace d'une église célèbre la présence de Dieu parmi les hommes, à travers les thèmes bibliques du Temple de Jérusalem, mais aussi du songe de Jacob (Gn 28, 18-19). À travers l’église de pierre, elle porte nos regards vers l’Église dont nous sommes les pierres vivantes, signe de la Jérusalem céleste, vers laquelle nous marchons.

 

abbaye de Solesmes .

 

 

 

 

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