Publié le 12 Décembre 2013
Mass on the Feast of the Immaculate Conception in la Chiesa del Purgatorio ad Arco
Mass O.P. dominican
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 12 Décembre 2013
Mass on the Feast of the Immaculate Conception in la Chiesa del Purgatorio ad Arco
Mass O.P. dominican
Publié le 12 Décembre 2013
Publié le 11 Décembre 2013
Est-ce que nous ne voyons pas vers quel but convergent toutes choses? Il aurait suffi de regarder au dénouement: l'Eternité, ce sera encore Dieu avec nous: Ecce tabernaculum Dei cum hominibus, et habitabit cum eis; et ipsi populus ejus erunt, et ipse Deus cum eis erit eorum Deus.
(Voici le tabernacle de Dieu avec les hommes; il habitera avec eux, et ils seront son peuple, et lui-même sera leur Dieu avec eux: Apoc. XXI,3)
Etre avec Dieu, voir Dieu, aimer Dieu, jouir de Dieu éternellement, aussi longtemps que Dieu sera. Ego ero merces magna nimis: je serai moi-même votre bonheur.
Et votre bonheur sera d'être unis à moi.
Dom Delatte.
Publié le 10 Décembre 2013
ils ont de la chance d'avoir un bon prêtre comme ça ! veinards! on sort les kleenex tiens! snif.on pleure souvent ici .. pas vrai Benoît ? nous on n'a rien de tout ça..parfois on n'en peut plus.. mais il y aura bien une fin. Ah ça ils peuvent user en toute confiance des sacrements autant qu'ils le veulent ...! contraste:.. on peut mourir sans sacrements tout seul dans son coin et sans personne>... ! ça il faut le savoir et y être prêt, même si prendre sa retraite a plus d'intérêt, faire partie de tout un tas de machins , sans avoir l'essentiel à quoi bon . .! oui on pleure .. au moins on n'est pas idéaliste ni un doux rêveur ! on voit la réalité des choses .. même si c'est dur .à notre fin dernière c'est la seule chose à quoi on n'est capable encore de penser..
..
et ça on y pense tous les jours..
(sic) "il faut aider Philippe!" trop drôle..
Publié le 9 Décembre 2013
Publié le 8 Décembre 2013
priez là beaucoup pour moi ! .. .. ! merci Louis , ! que de souvenirs ...il y a déjà dix ans! st Jean de Passy ... ! et
quand on écoutait le pulchra es tout ça, là-haut sous les toits de Paris, autour d'un bon repas de chez Picard, tous les deux .. deo gratias ! ça changeait de la Sodexo ! non mais !
je ne regrette rien tu sais ! Ah ma sensibilité exacerbée elle m'en a joué des tours. ! ça n'a pas été en s'améliorant tu sais..surtout ces deux dernières années...il faut aller au fond des ténèbres pour trouver la lumière.. à croire que c'est vrai. on pleure beaucoup encore à mon âge...sans savoir pourquoi; si se retrouver sans prêtre ça !
j'aurais pas la messe demain, alors ceux qui peuvent la dire pour moi !
il faut garder le meilleur de tout ce qu'on a vécu..le reste ..
"Et la conclusion est bien naïve: c'est qu'il convient que cette ressemblance soit achevée, et que cette tendresse qui va de Dieu vers Notre-Dame doit déterminer et provoquer la nôtre..
Il s'agit pour nous de croire, c'est-à-diire de penser comme Notre Seigneur Jésus-Christ, d'espérer, c'est-à-dire de vouloir comme Lui, d'aimer comme Lui: aimer comme Lui, et par conséquent aimer dans le même ordre que Lui, adopter toutes ses affections:" Avec moi, après moi, comme moi, vous aimerez ma Mère. Vous le savez bien, j'ai voulu qu'Elle fût vôtre." Un coeur qui ne donnerait pas à Notre-Dame la première place parmi tous les êtres créés ne serait pas d'accord avec le Coeur de Notre Seiigneur Jésus-Christ: il ne battrait pas à l'unisson du sien.
Je sais bien que l'affection ne se fait pas sur commande, et qu'on n'aime pas de confiance et par ouï-dire, mais par un mouvement spontané de l'âme. Mais je sais aussi que notre âme obéit à notre foi, à notre charité, à l'exemple de Diieu même. Ce serait faire erreur préjudiciable dans la vie chrétienne que de ne pas constituer pour Notre-Dame, en notre piété, la place que Dieu même lui a donnée dans sa tendresse.
Il faut se mettre à son école. Enfermez-vous avec Notre-Dame: Quis mihi det te fratrem meum, ut inveniam te. Apprehendam te et ducam in domum Genitricis meae : ibi me docebis .(Qui me donnera de te trouver, toi, mon frère. Je te saisirai et je te conduirai dans la maison de ma Mère: là tu m'enseigneras: Cant VIII,1-2) Mère, est ce que je peux? Est-ce bien...? Les félicitations, la parole, simplement le regard... Recueillez avidement tout ce qui sortira de ses lèvres. Elle parle mieux que ceux qui parlent d'Elle. Elle est tout ce qu'Elle enseigne à ceux qui l'écoutent et qui l'aiment.
Si vous saviez comme Elle est bonne, comme Elle est belle! Aimez-la comme un enfant aime sa mère, avec tendresse et abandon.
dom Delatte.
Publié le 7 Décembre 2013
Il est intéressant de voir la vérité. Il est intéressant de reconnaître la grandeur de la Sainte Vierge et de prendre conscience à notre faible mesure, de la hauteur où Dieu l'a élevée.
Mais il y a quelque chose de plus. Je ne parviens pas à croire que Dieu n'ait pas voulu, aux jours de l'incarnation, nous donner la formule de son action surnaturelle et la continuité de son procédé. L' artiste qui est Dieu n'a point de procédés d'un instant qui trahissent l'imperfection de l'agent par la nécessité d'une solution immédiate et unique.
L'Eglise n'aurait pas déployé tant de magnificence depuis son Immmaculée Conception jusqu'à son Assomption glorieuse, si la sainte Vierge n'avait été qu'un moyen, une industrie aimable, mais d'un instant dont le Seigneur se serait servi pour habiter parmi nous, l'instrument par lequel s'est accompli l'incarnation; un outil dont on se sert un jour.
Notre-Dame demeure le moyen et le procédé éternel de Dieu, la voie authentique de Dieu vers nous.
Ce n'est pas une fois, c'est toujours que Notre-Dame est le chemin du Seigneur vers nous. Mère de Jésus-Christ dans sa nature individuelle, Notre-Dame l'est aussi dans son corps mystique de l'Eglise : Christus veni semper: le Christ vient toujours, mais il vient toujours par la même voie, par le même procédé, dans le silence et par sa Mère. Elle est l'introductrice auprès de lui. Dieu se répète. Les voies de l'Incarnation sont telles que Dieu n'en veut pas connaître d'autres. C'est par Notre-Dame qu'a été consommée l'union de Dieu avec la nature humaine: ce n'est que par elle que s'achèvera l'union à Dieu pour chacun de nous: Invenerunt puerum cum Maria Matre Jesu
dom Delatte.
Publié le 7 Décembre 2013
Station à ste Croix de Jérusalem
Aujourd'hui, l'Eglise occidentale se rend à "Jérusalem" .
Que signifie pour nous Jérusalem?
Dans les fouilles des cités antiques, il n'est pas rare de découvrir un certain nombre de couches superposées. La ville a été détruite par la main des ennemis et sur ses fondements on en a bâti une nouvelle; Notre Jérusalem présente trois ou même quatre de ces couches.
Nous voyons d'abord apparaître la Jérusalem du pays de Judée, cette ville vénérable où le Seigneur Jésus a commencé sa mission de Rédempteur, où il a souffert, où il est mort. ... Sur ces fondements, une autre Jérusalem s'est bâtie: la Jérusalem des chrétiens qui est le royaume de Dieu sur la terre, la sainte Eglise. Cette Jérusalem est toujours debout, c'est elle que le divin Roi doit visiter à Noël. Nous comprenons pourquoi dans cette semaine, on nous parlera tant de Jérusalem. Nous devons commencer dès maintenant nos préparatifs pour la visite du grand Roi. Nous devons orner cette Jérusalem et lui donner sa parure de fête. Nous devons mettre en état les chemins et les rues pour que le Sauveur puisse venir.
....
Cette ville a un troisième étage. Au-dessus de la seconde Jérusalem s'en lèvera une troisième, la Jérusalem céleste, quand les temps seront accomplis. L'Eglise pense déjà à cette Jérusalem dans ses chants. Dans l'Avent nous attendons aussi le Sauveur qui doit venir au dernier jour pour nous introduire dans la Jérusalem céleste.
Enfin nous pouvons découvrir une quatrième Jérusalem, c'est notre âme. Le Roi veut aussi faire son entrée dans cette Jérusalem et c'est cette Jérusalem qu'il nous importe spécialement d'orneret de préparer - cela est aussi une tâche de l'Avent.
dom Parsch
Publié le 7 Décembre 2013
Beyrouth - Jeudi 5 Décembre 2013 - (As-Safir) –
« Maaloula pleure! Qui vient à son secours ? Ainsi le Curé de Zahlé le Père Fadi... résume-t-il la situation en regardant son village natal qu’il a visité pour la dernière fois en août dernier avant qu’il ne fasse l’objet d’une attaque des mercenaires du Front al-Nosra durant la première semaine du mois de septembre.
Le Père Fadi confirme au journal que le Front Al-Nosra qui caresse l’idée de contrôler la région, se met à brûler les maisons ; le feu a commencé à atteindre la partie antique du village qui était habité par les chrétiens ; il souligne que les religieuses, qui furent enlevées par des hommes armés ont été conduites vers une destination inconnue. Le Père Fadi assure que les habitants de Maaloula, l’antique village chrétien, s'étaient déplacés à Damas et Zahlé au Liban, où le Patriarcat, dans la capitale syrienne, entreprend de les aider en payant le loyer des trois premiers mois d’un logement qu’ils loueront.
Il souligne que les habitants ont quitté Maaloula avec les habits qu’ils avaient sur eux, après que les éléments armés les eussent pris par surprise ; après la première attaque et leur départ précipité, ils gardaient l’espoir d’un retour au foyer, sauf que tout rêve de revenir est devenu impossible à réaliser à la suite du pillage suivi de l’incendie des maisons, causé par la seconde attaque.
Avec chagrin, dit-il, « les habitants de Maaloula ne souhaitaient que la conservation de leurs Eglises. Maaloula, le village historique et araméen a désormais disparu. C’est terminé ! Il a vraiment disparu. Le Père affirme avec certitude que le départ des habitants de Maaloula fait partie d’un plan visant à mettre les chrétiens hors du Moyen-Orient ; il insiste sur le fait que les éléments armées ont ciblé Sadad, Deir Atiyyeh, Nabak et à présent Maaloula.
Voici les dernières nouvelles parvenues du village antique : « les éléments armées se sont jurés lors de la récente attaque du village, de le brûler avec lui tout ce qu’il abrite ». La visite des monastères est interdite depuis février dernier en raison de la présence constante d’hommes armés dans l’Hotel As-Safir ».
La première attaque, explique-t-il, s’est concentrée sur l’Eglise Mar Sarkis[Saint-Serge] ; les mercenaires y ont déposé les deux Croix placées sur les coupoles, avant de se déporter sur l’Eglise Sainte-Barbe et ensuite sur le monastère Mar Takla [Sainte-Thècle] ; Un grand nombre d’Icônes, de symboles religieux et historiques auraient au passage disparu.
De son côté, une habitante de Maaloula arrivée au Liban depuis deux jours affirme au journal As-Safir, que le retour au village n’est plus qu’un rêve pour les habitants de la région, après que les terroristes eurent incendiés le village. Elle ajoute que lors de la première attaque, les terroristes avaient mis la main sur un certain nombre de maisons qu’ils ont détruites, comme ils s’en sont pris, dès le premier jour, aux Eglises et brisé la coupole de l’Eglise Mar Sarkis ; pourtant, les éléments armés avaient assuré qu’ils ne toucheraient pas aux sanctuaires, lors de leur entrée dans le village ; ils ont profané les autels dans les Eglises et ont détruits et fait des ravages tout autour d’eux.
Cette habitante a quitté Maaloula, pour Damas, après la première attaque, en raison du fait que son mari se faisait enlever et emmener dans une zone proche de la région d’Ersal ; il fut mis en liberté contre une rançon, 52 jours après son enlèvement.
Aujourd’hui, à partir de Zahlé au Liban, elle aide les déplacés syriens qui sont en provenance de Maaloula, son village natal. La dernière attaque, dit-elle, a été commise par des centaines de terroristes qui ont assailli le village en proclamant « Dieu est Grand » et en répétant : « Où êtes-vous les adorateurs de la Croix ».
Cette personne qui souhaite conserver l’anonymat, a essuyé des larmes plus d’une fois en évoquant le cauchemar de l’attaque première attaque : « Il est impossible de revenir si peu de temps après la prise de contrôle du village par les insurgés ; les chars de l'armée syrienne, tout comme les Eglises, ont été la cible des obus et si la bataille n’a duré que trois jours, cela est du à la supériorité numérique des terroristes sur l’armée syrienne et sur les forces de défense nationale ».
En Outre, selon un prêtre de Maaloula, le village a subi nombres de profanations et de destructions ; il a souffert d’incendies et de pillages et pour tout dire, les habitants ont pour la plupart quitté les lieux le 7 septembre après la première attaque.
Cette même source s’interroge, alors qu’elle se trouve au Liban, sur le pourquoi du silence des dirigeants chrétiens libanais proches de l’opposition ? « Ces libanais se comportent comme si ce qui se produisait à Maaloula ne les concernait pas ». Il poursuit : « Mais où sont Georges Sabra et Michel Kilo ? Ne se sont-ils pas posés comme les représentants des chrétiens au sein de l’Opposition syrienne ? Pourquoi demeurent-ils silencieux ? Et dans quel hôtel vivent-ils aujourd’hui ? »
Il rappelle que le Pape François a levé le verbe fort, lorsqu’il a dit : « Nous ne permettrons pas que le Moyen-Orient soit vidé de ses chrétiens », espérant que la hiérarchie des Eglises élève de plus en plus la voix, spécialement après ce qui s’est produit à Maaloula.
Puis à l’adresse des responsables ecclésiastiques qui voyagent, il ajoute : « Ne parlez pas en notre nom en Europe et en Amérique ; Restez à nos côtés en ces circonstances. Parlez haut mais faites-le près de nous. Ne levez pas la voix à l’étranger car, là-bas, personne ne vous entendra ; faites-le ici et de grâce, jusqu’aux limites du ciel. Nous n’avons pas besoin de vous seulement durant les fêtes et les festivals, mais en ces moments difficiles où nous souffrons ».
Il évoque ensuite l'enlèvement de six jeunes, lors de la première attaque. Ils sont toujours portés disparus ; il mentionne le meurtre de trois jeunes gens qui ont refusé de se convertir car il n’imaginait pas appartenir à autre religion que la religion chrétienne.
Pour lui, l’attaque du village de Maaloula est une réaction et une action vengeresse pour les pertes subis par les éléments armés dans les différentes régions de Syrie et spécialement dans la région de Qalamoun. « Les terroristes qui avaient attaqué Maaloula étaient des fugitifs de Sadad, de Deir Attiyeh, de Nabak et ils y sont venus en signe de représailles » ; il poursuit : « Ceux qui veulent se venger, de qui veulent-ils le faire ? Des Saints ? Du village historique ? d’une zone abandonnée par tous, à l’exception de quelques jeunes gens restés sur place, pour protéger les habitations contre le vol ? Que trouve-t-on à Maaloula autre que l’histoire, la religion, l’amour ? A Maaloula, il n’y a ni caserne militaire, ni roquette, ni armes chimiques ». « Que voulez-vous de Maaloula qui vivait en paix ? »
Pour cet ecclésiaste, le retour au village est loin d’être proche. Parlant de cette immense perte qu’est le village brûlé de Maaloula, il affirme : « Je reviendrai pour rechercher ma maison, les photographies des membres de ma famille décédés et mes souvenirs qui sont tous restés sur place ».
Sur un plan annexe, Jean X, Patriarche d'Antioche et de tout l'Orient pour les grecs orthodoxes a fait appel aux sentiments des ravisseurs, afin qu’ils libèrent les religieuses de Mar Takla prises en otages.
Dans un communiqué, le Patriarche lance un appel : « Nous appelons la conscience humaine et les personnes de bonne volonté pour libérer les sœurs et les orphelins détenus et nous faisons appel à la conscience, que Dieu a planté dans la tête et le cœurs de chaque être humain et même chez les ravisseurs, pour la libération saine et sauve de nos sœurs.
Notre appel s’adresse aussi à la Communauté internationale et aux gouvernements à travers le monde pour la libération des sœurs de Mar Takla qui sont en otages depuis hier ; « la détention des religieuses est considérée comme une violation flagrante de la dignité des personnes, à la paix et à prière dans l'ensemble de la Syrie et du Levant ».
Traduit du quotidien As-Safir par le Veilleur de Ninive.
Publié le 6 Décembre 2013
"O saintes âmes de la prière et de la pénitence, est-ce donc que vous n'êtes pas assez nombreuses, que les ennemis le sont tant? O petite troupe d'élite, soldats des grandes luttes, oui, il faut agrandir vos rangs! "
Les premiers contemplatifs parmi nous, ceux qui, ordre chronologique et par puissance d'influence, ont mérité au-dessus de tous le nom de "Moines d'Occident", ne sont-ce pas les Bénédictins?
Depuis treize siècles, conservant en sa pureté l'esprit monastique, les fils du grand patriarche du Mont-Cassin ont tant travaillé pour l'honneur de Dieu, et tant fait abonder de bénédictions, de sainteté et de gloire dans la sainte Eglise!
Saint Benoît s'est distingué par son zèle pour la célébration des offices divins et par son attachement à l'Eglise romaine. Ses fils, héritiers de son esprit, ont été grands par ce double caractère de fidèles gardiens des vérités traditionnelles dans les observances liturgiques et dans la défense de l'Eglise. Et n'est-ce pas à ce passé glorieux, que le Souverain Pontife rattachait lors de son relèvement, la Congrégation de France, en lui disant que sa mission était de relever, de la ruine où elles s'écroulent, les saintes traditions du droit pontifical et de la sainte liturgie?
Hommes de l'Eglise, hommes de Dieu: voilà bien les Bénédictins dans leur rôle traditionnel. Hommes de l'Eglise, conservateurs de ses idées, de son autorité, de son influence. Hommes de Dieu, conservateurs de son culte, de son nom, de sa gloire. Un monastère bénédictin est un foyer, où brulent et d'où se répandent l'amour de l'Eglise et l'amour de Dieu.
L'amour de l'Eglise.
C'est un privilège antique que celui de l'exemption, qui soustrait les religieux à la juridiction ordinaire de l'Evêque, pour les soumettre à l'autorité immédiate et spéciale du Souverain Pontife.
Pourquoi cette faveur particulière? Pourquoi cette situation exceptionnelle? Par cette grande raison que, protégé par la Règle, l'esprit de l'Eglise, dans les monastères, vit en une pureté plus intense. Les saintes traditions, les idées vraies, les initiatives fécondes, ont là des foyers d'une incomparable vitalité. Par la multiplication des monastères qui relèvent de lui et qui lui sont dévoués, le Souverain Pontife est présent sur tous les points de la chrétienté: ses idées sont là, son influence est là. Et sont là; et là, elles se conservent comme dans une forteresse sûre. Elles sont là; et de là, elles rayonnent comme d'un foyer puissant.
Là elles se conservent. Un monastère est un centre de doctrine. Homme de contemplation, le moine vit dans la familiarité de la vérité divine. Il la cherche et il la rencontre dans ses oraisons et dans ses études. Plus que tout autre peut-être, le moine bénédictin vit dans le commerce assidu de la vérité; elle est son attraction supérieure, son aliment préféré. Aussi, les cloîtres bénédictins ont-ils eu à travers les siècles cette gloire d'être les réservoirs sacrés de la doctrine.
Elle s'est conservée là, et de là elle s'est déversée. On sait quels rayons ont jetés sur le monde ces génies bénédictins qui s'appellent saint Grégoire le Grand, saint Pierre Damien, saint Anselme. On sait quelle influence et quelle renommée ont eu jadis les écoles monastiques.On sait de quel éclat ont brillé les moines qui ont fait du nom de bénédictin le synonyme de travailleur infatigable et de savant indiscutable.
Est-ce donc que l'occupation d'écrivain fait partie intégrante de la vocation bénédictine? Non point. Une chose fait partie essentielle de cette vocation, elle en est un des traits caractéristiques: c'est l'amour passionné de la vérité, c'est l'amour de l'Eglise, de sa vie, de sa doctrine, de son autorité, de ses droits. Et quand il est nécessaire d'affirmer le droit, de venger la doctrine, de faire comprendre et aimer l'Eglise et ses institutions, de propager l'influence et l'autorité du Saint-Siège, le Bénédictin sait écrire et il sait parler.
(On peut d'ailleurs lire les sermons de notre père Abbé.
)
Et il écrit suivant que son Supérieur le lui dit; car il appartient au Supérieur de déterminer le travail du moine. Les grands écrits des Bénédictins ne sont donc qu'un des témoignages extérieurss de leur amour intérieur pour l'Eglise et la vérité.
Sans vouloir ni pouvoir résumer, en un aperçu succinct, même les plus saillants des travaux par lesquels les différentes Congrégations Bénédictines honorent et défendent l'Eglise à l'heure présente, il nous est possible cependant de signaler ce qu'ont écrit, sur la liturgie, le chant, la discipline, l'histoire, l'art, etc... ce qu'ont fait comme oeuvres apostoliques: en France les disciples de D. Guéranger; en Allemagne, en Belgique et au Brésil, ceux des PP Wolter, Maur et Placide; en Angleterre, les moines anglais; en Espagne, ceux de Montserrat et de silos; d'autres encore, en Italie.
Ces travaux ne montrent-ils pas que les réservoirs sacrés ont la même plénitude que jadis?
La tradition monastique est vivante au milieu de nous. surtout à Fontgombault !
Ils sont les contemplatifs de la vérité; et quand il en est besoin, ils la disent au monde.
Ainsi, le Bénédictin est l'homme de l'Eglise et le conservateur de ses idées; mais il est bien plus encore l'homme de Dieu et le conservateur de son culte.
"Le but de cet Ordre, dit M. Olier, est surtout d'exprimer la religion de Notre-Seigneur Jésus Christ envers son Père et le culte auguste, qu'il lui a rendu sur la terre et qu'il lui rend dans le ciel.
De là vient que cet Ordre est pompeux et magnifique en ses belles cérémonies, bien plus solennelles, bien plus imposantes qu'en nul autre institut religieux; qu'il y étale de splendides ornements, comme autant d'images de la gloire céleste, et qu'il les accompagne de splendeurs et de lumières, qui portent la pensée jusqu'aux grands spectacles décrits au livre de l'Apocalypse. Ses temples sont superbes; leur voûtes élevées, immenses, annoncent la majesté de Dieu; les chants nobles et mélodieux, dont il les fait retentir, rappellent l'harmonie des concerts évangéliques; ses cloches d'airain sonore font l'effet de la grande voix de Dieu. On chercherait inutilement cette pompe et cette solennité dans les offices liturgiques des autres institus, parce que leur vocation n'est pas la même. "
"Le moine, dit Mgr. Pie, est avant tout l'homme de la prière, et de cette prière publique et officielle, qui est la prière liturgique.
Quand il s'agit de recevoir un frère, la première règle tracée par saint Benoît, c'est de s'assurer s'il cherche vraiment Dieu et s'il est empressé à l'oeuvre de Dieu. Or l'oeuvre de Dieu, c'est le service divin, c'est le chant des louanges du Seigneur, c'est l'acquittement du tribut de la nuit et du jour devant l'autel où s'accomplissent les saints mystères."
La sainte Liturgie, voilà vraiment le coeur de la vie bénédictine. C'est là que le religieux puise surtout la connaissance et l'amour de son Dieu, là qu'il trouve les ascensions de son âme vers l'infini, là qu'il se dilate, non plus en parlant, mais en chantant la vérité et l'amour divins.