spiritualite

Publié le 30 Décembre 2013

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LUIS DE MORALES

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 29 Décembre 2013

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O grand mystère, ô sacrement admirable,

Les animaux contemplent le Seigneur nouveau-né, couché dans sa Crèche;

Heureuse Vierge dont le sein a mérité de porter le Christ, le Seigneur,

Salut, ô Marie, pleine de grâce, le Seigneur est avec toi .

 


 

 

L'Incarnation est l'apparition de la grâce et de la beauté, Jésus est le charme de Dieu mis à la portée des hommes.

 

 

L'incarnation est donc bien le miracle des miracles dans lequel Dieu, selon le langage de la sainte Vierge, a déployé toute la force de son bras, fecit potentiam in brachio suo, l'oeuvre exquise entre toutes qui suppose de la part de notre Dieu autant de puissance que d'amour.

 

L'Eglise (catholique) anathémise les autres hérésies, elle continue d'adorer, de louer et d'aimer le Christ, vrai Dieu et vrai homme, personne unique en deux natures dont chacune garde après l'union ses propriétés, son opération distincte, sa volonté distincte; et Jésus-Christ, le Dieu-Homme reste toujours au sein de l'humanité - nous pouvons le redire ici encore - Celui que l'on adore, que l'on aime et pour qui l'on meurt. !

 


 


 

On peut définir ce mystère: l'union singulière et admirable de la nature divine et de la nature humaine en la seule personne du Verbe, union de laquelle résulte ce terme unique et adorable qu'est le Christ Jésus.

 

Nous l'appelons singulière, parce qu'il n'y a pas d'autre exemple dans tout l'ordre de la nature ni dans l'immense domaine de la grâce; admirable ou miraculeuse, parce qu'il a fallu pour la réaliser un amour infini et une puissance infinie.

 

Union des deux natures: nous devons reconnaître dans l'Incarnation deux substances complètes qui demeurent intactes, sans jamais se confondre, en sorte que Jésus-Christ possède entièrement toute la nature divine et toute la nature humaine, véritablement homme et véritablement Dieu, consubstantiel au Père selon la divinité, consubstantiel à nous selon l'humanité.

 

Dans l'unique personne du Verbe: le mystère consiste précisément en ce que deux substances ou deux natures complètes ne constituent qu'une seule personne.

 

Nous voyons bien que l'âme et le corps s'épousent en un seul moi, mais ils ne sont que des substances partielles, et la personne est unique parce que la nature complète est unique aussi.

 

Dans l'Incarnation, au contraire, l'union est personnelle sans être essentielle, c'est-à-dire les deux substances sont et restent complètes, elles forment une seule personne, mais ne se fusionnent pas en une seule nature. Le Verbe de Dieu, sans changer, sans s'appauvrir, sans recevoir aucune perfection nouvelle, supplée la pesonnalité humaine et s'approprie si bien l'humanité que celle-ci, avec toutes ses facultés et toutes ses opérations, est au Verbe, est du Verbe, mérite d'être adorée avec lui et en lui.

 

L'union de l'Incarnation est a-dessus de l'union commune avec la création, de l'union spéciale de la grâce, même couronnée par l'habitation divine.

 

La personne du Verbe prend ainsi avec l'humanité sainte quatre sortes de contacts.

 

Premier contact, à titre de Créateur, avec les deux autres personnes, pour lui donner l'être, la vie, le mouvement, commune à toutes les créatures.

 

Second contact, à titre d'agent surnaturel, pour produire et conserver en elle, avec le Père et le Saint-Esprit, la grâce, les dons et les vertus infuses.

 

Troisième contact, à titre d'ami, par l'habitation substantielle, qui est commune aux trois personnes.

 

Quatrième contact, propre à la personne du Verbe, l'union hypostatique; c'est même plus qu'un contact, car la nature divine et la nature humaine s'enlacent dans une étreinte si étroite que la personnalité créée devient impossible: le Verbe prend si bien à lui l'humanité qu'il la fait sienne, elle ses propriétés et ses oeuvres, et que l'on peut dire: c'est Dieu qui s'incarne, Dieu qui naît, Dieu qui souffre, Dieu qui meurt et ressuscite selon la nature humaine!

 

De cette union résulte le Christ Jésus. Notre-Seigneur, en effet, est cette personne unique, qui subsite dans la nature divine et la nature humaine unies indissolublement dans le suppôt du Verbe.

 

On voit par là que l'Incarnation dans son terme 'n'est pas autre chose que le Christ lui-même; et comme Marie pouvait dire: Je suis l'Immaculée Conception, Jésus peut dire dans un sens plus plénier: Je suis l'Incarnation.

 

L'homme, merveille divine a été brisé, l'artiste pour le réparer, le ramène à son idéal, le jette de nouveau dans le moule primitif; car c'est le même moule qui sert à faire l'oeuvre et à la refaire,, à la former et à la réformer, à la préparer et à la réparer après sa ruine.

 

La fin de l'Incarnation, c'est de réintégrer l'homme dans son premier état, c'est à dire dans cette filiation surnaturelle dont le péché nous avait fait déchoir. Ne convenait-il pas que la filiation adoptive et gratuite nous fût rendue par Celui qui est Fils naturellement et nécessairement? Nous seronns, de cette manière, héritiers par grâce avec Celui qui est héritier par nature et nous aurons pour frère aîné le Fils même de l'Eternel!

 

Enfin, l'homme était tombé pour avoir cherché indûment la science divine et avoir aspiré à une sacrilège et chimérique égalité avec Dieu.

 

Sublime revanche de l'amour! Nous voici relevés par Celui qui est à la fois la science infaillible, infinie, et l'image substantielle, adéquate, du Père.

 

Cette personne divine, que nous venons de contempler et d'adorer dans l'Incarnation, nous ne la quitterons plus désormais, car c'est elle qui embaume toute la vie et tous les mystères du Sauveur.

 


 

r.p. Hugon OP.

 

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Il est une pensée qui a vivement frappé l'Eglise ancienne et que nous rencontrons chez les Pères et dans les textes liturgiques; elle se présente sous forme d'antithèse: Dieu s'est fait homme afin que l'homme devienne Dieu.

 

Dieu a pris la nature humaine afin de nous faire participer à la nature divine. Dieu est devenu enfant des hommes pour que nous devenions enfants de Dieu.

 

Ainsi la fête de la Nativité du Christ est le commencement de notre naissance divine. Nous sommes devenus aujourd'hui avec le Christ enfants de Dieu.

 

Dieu s'est fait Homme. C'est là une chose tout à fait incompréhensible. Le Dieu éternel que le ciel et la terre ne peuvent contenir, qui porte dans sa main l'univers comme une coque de noix, devant lequel mille  ans sont comme un jour, ce Dieu éternel, infini devient Homme!

 

Ne serait-ce pas déjà une condescendance s'il avait envoyé un ange pour racheter l'humanité; ne serait-ce pas déjà une oeuvre de miséricorde, s'il était apparu un instant devant le monde, dans l'éclat de sa majesté, dans le tonnerre et les éclats, comme sur le mont Sinaï? Non, cela était trop peu pour son amour et sa bonté, il voulut être enfant des hommes comme nous et deplus un enfant des hommes pauvre, un fils de pauvres artisans, né dans une étable, à l'étranger, sans un toit hospitalier. Le vent glacial, la paille nue, des animaux sans raison, voilà tout ce qu'il trouva à son arrivée parmi l'humanité. Quand nous songeons à tout cela, nous ne pouvons que garder un silence de stupeur et tomber à genoux, dans un acte d'adoration, devant la Crèche.

 

Ce n'est qu'au ciel que nous connaîtrons tout le sens profond des actes rédempteurs du Christ. Ce sera l'une des plus grandes joies de notre béatitude éternelle. Mais la Sainte Eglise notre Mère nous en laisse déjà pressentir quelque chose, elle qui est éclairée des lumières de l'Esprit-Saint.  Elle est cette Mère sensée qui "réfléchit sur toutes les paroles de Dieu et les conserve dans son coeur". Elle nous dit: Dieu s'est fait homme pour nous faire participer à la nature divine:" Vous serez comme des dieux", chuchotait Satan à l'oreille de nos premiers parents, "connaissant le bien et le mal"; et ses paroles ont trouvé un écho.

 

L'homme fut honteusement trompé. Sans doute il a connu le bien et le mal, mais il n'est pas devenu dieu. Des millénaires d'éloignement de Dieu durent lui apprendre qu'il s'égarait dans la recherche de la divinité. Ce n'était pas par l'orgueil qu'il pouvait devenir Dieu, mais par l'obéissance et l'humilité.

 

La nuit de Noël le lui a montré. Dieu s'est revêtu de haillons, il est devenu un petit Enfant vagissant, afin de nous montrer le chemin que nous devons suivre pour devenir Dieu.

 

 

dom Pius Parsch

 

 

ndlr: ce n'est pas le propro de service du coin qui vous parlera de filiation surnaturelle, ça c'est clair. Ce qui nous oppose aux modernistes, en ce sens le père Henry avait raison.

 


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Publié le 28 Décembre 2013

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"Pendant que le silence enveloppait la terre."

 

Pendant que le silence enveloppait la terre

Et que la nuit  tenait le milieu de son cours,

Ton Verbe tout-puissant voulut descendre, ô Père,

De son trône royal et partager nos jours.

 

 

Nous nous tenons dans la nuit sainte au pied de la Crèche. Tous les bruits se sont tus, on dirait que l'humanité retient son souffle, . Alors nous voyons le Fils de Dieu descendre de son trône. Ce n'est pas le petit Enfant que nous voyons, mais le "Verbe Tout-Puissant" descendant de son trône, changeant son trône avec la Crèche.

 

 

C'est dans le silence solennel qu'on approche de Dieu.

Dans la bruyante Jérusalem, dans le palais sonore d'Hérode, le berceau d'or reste vide; dans la silence de la paisible Bethléem, au milieu de Marie et de Joseph silencieux, Dieu descend.

 

Le silence est la clôture de notre âme. Pour que Dieu vienne dans notre coeur, il faut qu'un profond silence enveloppe ce coeur.

 

Silence dans notre intelligence rebelle, silence soumis dans notre volonté, silence dans le monde de nos passions.

 

"Et que la nuit tenait le milieu de son cours".

 

Il était minuit quand le Fils de Dieu descendit sur la terre. Dieu ne fait rien au hasard. Dieu vient volontiers dans le silence de la nuit. Les grands évènements du salut se sont accomplis dans l'obscurité. Déjà la délivrance des Juifs de la servitude de l'Egypte, symbole de notre délivrance par le Christ, s'accomplit pendant la nuit; l'institution de l'Eucharistie se fit dans l'obscurité de la nuit; sans doute le Christ mourut sur la Croix en plein jour, mais le soleil s'obscurcit.

 

Les premiers chrétiens employèrent précisément la nuit pour vaquer à la prière et à la célébration des saints mystères.

 

dom Pius Parsch


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Publié le 27 Décembre 2013

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  Sainte fête au père Abbé.!

 

 

" C'est ce Jean qui, à la dernière Cène, reposa sur la poitrine du Seigneur; heureux l'Apôtre auquel les secrets célestes ont été révélés." (Ant. Magn. et Ben.)

 

 

C'est le virginal ami du Christ qui, à la dernière Cène, reposa sur la poitrine de son Maître et y puisa l'amour et la connaissance des plus sublimes mystères, ce qui lui valut une place si brillante dans l'Eglise!

 

Au pied de la Croix, il reçut, comme legs précieux de son Maîitre, sa virginale Mère. Il a donné à l'Eglise son merveilleux évangile, dans lequel, semblable à l'aigle (son symbole), il s'élève jusqu'aux hauteurs subliimes de la divinité.

 

Il fut cependant martyr par sa volonté et la profession de foi.

 

A la fin de sa vie (vers l'an 100 après J.C.), il fût jeté dans l'huile bouillante et "but le calice du Seigneur."

 

dom Pius Parsch


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Rédigé par philippe

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Publié le 26 Décembre 2013

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  Y en a qui ont de la chance d'avoir la messe !trop beau ! si j'avais ça pour ma retraite snif..on souffre trtop quand on n'a rien de tout ça..Dieu nous rendra justice.

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Décembre 2013

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N O Ë L


Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault,

à la Messe de minuit.

 

(Fontgombault, le 25 décembre 2013)

 


Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,


Depuis plusieurs semaines, les guirlandes ont fait leur apparition dans les villes. Dans les familles on a préparé activement, comme chaque année, le réveillon, l'échange des cadeaux. C'est la tradition ! C'est Noël. N'aurions-nous pas, cependant, perdu le sens authentique du mystère de Noël ?


Offrir des cadeaux, échanger des vœux, c'est faire œuvre de paix. Dans un monde déchristianisé Noël demeure une fête de la paix. Mais quelle est cette paix de Noël ? D'où vient-elle ?

 


La paix, c'est d'abord celle qui présidait à la naissance de l'Enfant-Dieu. Le martyrologe de Noël, solennellement chanté dans les chapitres des monastères, ayant identifié, par le rappel de nombreux faits historiques, l'époque de la naissance de Jésus, conclut : « Tout l'univers étant en paix, Jésus Christ, Dieu éternel et Fils du Père éternel, voulant sanctifier le monde par son miséricordieux avènement, ayant été conçu du Saint-Esprit, et neuf mois s'étant écoulés depuis sa conception, naît à Bethléem de Judée, fait homme, de la Vierge Marie. C'est la Nativité de notre Seigneur Jésus Christ selon la chair. »


Mais la paix de Noël n'est pas le seul silence des armes ; c'est aussi la paix qui vient de Dieu et que chantent les anges : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » (Lc 2, 14) ou encore, selon une traduction littérale du texte original grec, « paix aux hommes de la bienveillance ».


Sa Sainteté Benoît XVI, dans le dernier tome de sa trilogie consacrée à Jésus intitulé L'enfance de Jésus, se pose la question : « Quels sont les hommes que Dieu aime ? Y en a-t-il aussi que Dieu n'aime pas ? »


Afin de proposer une réponse, Benoît XVI renvoie au récit du baptême du Seigneur : « Alors que Jésus était en prière, le ciel s'ouvrit et vint du ciel une voix qui disait : "Tu es mon Fils bien-aimé, en toi j'ai mis ma bienveillance" (Lc 3, 22).

 

L'homme de la bienveillance, c'est Jésus. Il l'est parce qu'il est totalement tourné vers le Père, il vit en regardant vers lui et en communion de volonté avec lui. Les personnes de la bienveillance sont donc des personnes qui ont l'attitude du Fils – des personnes conformes au Christ. » (p. 107-108)


À ces hommes est proposée la paix venue de Dieu.

 

La paix implique un lien entre Dieu et l'homme, et par conséquent elle n'est pas le fruit d'un quelconque volontarisme humain. Les faiseurs de paix sont souvent les artisans d'une paix menteuse. Combien de traités de paix furent des pierres d'attente pour de nouvelles guerres ? La vraie paix est don de Dieu et elle s'adresse à ceux qui sont en communion avec lui et qui veulent bien l'accueillir. « Heureux les artisans de paix, car ils seront appelés fils de Dieu. » (Mt 5,9)

 


En se faisant enfant dans une étable, Dieu veut attirer notre attention. Proposer la paix à l'humanité était si essentiel que Dieu s'est fait enfant. L'enfant n'est-il pas le meilleur ambassadeur de la paix ?


« Ayez en vous les dispositions qui sont dans le Christ Jésus : le Christ Jésus ayant la condition de Dieu, ne retint pas jalousement le rang qui l'égalait à Dieu. Mais il s'est anéanti, prenant la condition de serviteur, devenant semblable aux hommes » (Ph 2, 5-7), enseigne saint Paul. En se faisant petit enfant, Jésus invite l'homme à redevenir petit enfant. L'enfant est celui qui ne peut pas parler, celui qui est dépendant. Enfant de Dieu veut dire dépendant de Dieu.


Par sa naissance, Jésus réenfante l'homme, entré, dès les premiers temps de son histoire, en lutte contre Dieu ; il le rachète et lui rend sa beauté d'enfant de Dieu.

La paix perdue devient en lui paix retrouvée.


Au milieu des grâces de Noël, n'oublions pas nos frères de Syrie, n'oublions pas tant de pays déchirés par la guerre. Souvenons-nous aussi des guerres plus silencieuses, mais tout aussi mortifères et acharnées, livrées par de nombreux États contre la famille, contre l'enfant à naître, contre les personnes âgées, contre la nature et ses lois immuables.


Au sein des ténèbres la lumière pourtant resplendit.

 

Elle vient d'États qui, déclenchant la furie d'une libre pensée, reviennent sur les erreurs du passé, et rendent leur législation plus conforme au respect de la vie et de l'homme. Bénis soient les hommes politiques qui, dans la charité, se font les promoteurs de la culture de la vie. Oui, bénis soient ces hommes, ils construisent le monde de demain. Sachons les soutenir résolument.



La paix est le lot de ceux qui acceptent le sourire désarmant de l'Enfant de la crèche et viennent se placer auprès de lui.

 

N'y aurait-il pas des guerres cachées dans nos propres vies ?

 

Entrer dans le mystère de Noël, c'est renoncer à toute épine de haine qui pourrait se trouver dans nos cœurs, c'est remettre au Roi de paix toute rancune, toute amertume.

 


À chaque Messe, le prêtre offre aux fidèles la paix de Dieu : « Pax Domini sit semper vobiscum. ‒ Que la paix du Seigneur soit toujours avec vous. » Nos cœurs seront-ils disposés à accueillir cette paix ?


La communion sacramentelle ou spirituelle devrait être gage de la paix avec Dieu et avec les hommes. Avons-nous conscience de la révolution que l'Enfant de la crèche veut apporter en nos vies ?


En cette sainte nuit, allons donc à la crèche. Laissons reposer nos cœurs agités auprès du Roi de paix. Nous y gagnerons une Mère, Marie, et un Père, Dieu, ainsi que de nombreux frères. Nous y gagnerons un peu de la joie du ciel.


Aimons à contempler dans le silence l'Enfant de l'étable. Écoutons son message. Heureux les artisans de paix, de cette paix qui vient de Dieu et qu'il nous revient d'offrir au monde : ils seront appelés fils de Dieu.

 


Amen.

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Rédigé par dom Jean Pateau OSB

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Publié le 23 Décembre 2013

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crèche monastique .

 

 

 

 

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pour les tous seuls de Noël,



 la gentillesse des moines qui m'aura trop manqué ici .., surtout depuis trois ans..

pourtant trop gâté cette année, merci !  le pied du sapin n'est pas vide..!

au très Révérendissime Père Abbé de Solesmes

 

au très Révérend Père Abbé, à notre père Abbé émérite.

 

aux autres abbés des abbayes filles de Fontgombault

 

aux pères hôteliers bien aimés ,  

 

à ceux de Wisques qui y passeront leur premier Noël,

 

et ceux qui n'auront fait que passer à Fontgombault, mais que je n'oublie sûrement pas.. 

 

à tous les moines de Fontgombault

 

à l'Opus Sacerdotale.. !


  tous les voeux du petit Placide,  de bon et très saint Noël.

 

(une toute petite place dans votre prière de Noël merci !

+

 

 

Sans Vous, mon Dieu, que me sont les glaciers, les jours ensoleillés, les joies de l'art, les attachements de la famille? Que sont pour moi les évènements auxquels je me trouve mêlé? un vain spectacle, dont l'éclat ou l'émotion se jouent un instant de moi.

 

Par Vous seulement tout cela m'apporte un message et me confie une tâche.

 

Vous êtes ma Sagesse, mon Amour, ma Puissance, ô Trinité!

 

C'est Vous qui faites le charme de tout le reste, et son intérêt. Si par tout cela je Vous atteins, il n'est plus désolant que je ne puisse tout avoir ou tout goûter, il n'est plus désolant que je doive quitter tout cela.

 

Si je m'y attache, les choses de la vie n'ont rien à me donner; si je n'en attends que Dieu, je les apprécie, mais j'en suis détaché et libre.

 

Sans Vous l'angoisse, toujours insatisfaite, et qui n'est pas résolue parce qu'on la tourne en littérature ou en système philosophique; avec Vous la Paix, toujours prête.

 


 

 

O Christ irremplaçable, comment aurais-je peur de Votre Amour exigeant? Vos exigences ne sont-elles pas les meilleures de Vos préférences?

 

Verbe éternel, soleil des esprits, fascinez-moi !

 

Gardez-nous de laisser notre âme, à l'écart de Votre rayonnement, devenir rigide, inextensible et durcie. Gardez-nous de tous les avortements de notre croissance en Vous: d'être la machine qui se grippe, l'enfant qui se noue, le satellite qui sort de son orbite, ralentit et se refroidit. Persuadez-nous que la vertu est un mouvement, et aussi une force, une énergie divine en nous qui nous porte sans cesse plus loin.

 

Et que Votre Amour passe à travers Vos créatures comme un fleuve qui court à la mer.

 

Et alors gardez-nous de l'anse que les alluvions forment sur le bord, et où l'eau du fleuve, arrêtée, devient mare croupissante. Je les connais trop, ces alluvions que charie en moi la chair, l'égoïsme !

 

Comme tout ce qui est vivant s'offre au soleil pour changer la terre en sève  et en sang, en force et en beauté, je Vous crie avec Platon:

 

" Je ne sais qui je suis, je ne sais où je vais: Etre éternel, aie pitié de moi!"

 

et avec l'Aristote chrétien:" O Dieu, ne venez pas en passant, faites en moi un séjour perpétuel! J'aurais dû Vous appeler, Vous retenir dès le premier rayon d'intelligence qui me révéla mon âme... mais j'ai erré.

 

Maintenant ne méprisez pas ma tardive supplication. Pardonnez si, rebuté des créatures, j'accours à Vous comme le naufragé au port.

 

Vous êtes bon et connaissez l'aveuglement de l'homme: restez jusqu'au jour sans soir, jusqu'à l'éternel aujourd'hui."

 

 

 

Robert Mialhe..

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Rédigé par philippe

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Publié le 22 Décembre 2013

Rédigé par philippe

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Publié le 19 Décembre 2013

 

  tous mes voeux de Bon et saint Noël à

 

ceux de Chavagnes,  félicitations pour votre once ! génial, j'adore ! un beau  cadeau pour le petit placide esseulé de spirituel..seul humainement pas grave on s'habitue mais quand on a rien spirituellement... ça devient inquiétant. on se décompose...

!..(j'essayerai de passer samedi .. ! ça urge de se confesser avant Noël, à l'agonie spi )

 

!!!! si je pouvais avoir la vidéo très belle ! link

 

 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 19 Décembre 2013


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O sagesse, tu ordonnes toutes choes avec force et suavité.

 

 

Les sept derniers jours avant Noël sont marqués par des antiennes particulières appelées antiennes O. Ce sont des antiennes de Magnificat qui commencent toutes par l'apostrophe O, d'où leur nom.

 

Elles n'ont pas seulement la même mélodie, mais sont construites sur le même plan:

 

1.- On invoque le Seigneur qui va venir, tantôt en le désignant par un symbôle, tantôt par un titre, par exemple: O sagesse, O Racine de Jessé

 

2.- Ce symbole ou ce titre est ensuite développé dans une phrase relative.

 

3.- Le point culminant de la phrase est la supplication instante: veni, viens, qui est suivie de la demande de Rédemption.

 

Ces antiennes majestueuses qui sont chantées selon le rite double sont comme le résumé de toutes les prophéties du Sauveur. La mélodie de ces chants respire l'admiration et le désir ardent. On y entend l'ardente imploration de l'Ancien Testament et du monde païen vers le Rédempteur.

Il y a dans ces sept chants une progression de pensée. Nous voyons d'abord le Fils de Dieu dans sa vie éternelle avant les temps, puis dans l'Ancienne Alliance, ensuite dans la nature, enfin nous le voyons comme Rédempteur des païens, comme "Dieu avec nous"

 

 

   O Sagesse sortie de la bouche du Très-Haut,

Qui atteins d'une extrémité à l'autre, qui ordonnes toutes choses avec force et suavité,

Viens pour nous enseigner la voie de la prudence.

 

 

C'est la vie du Fils de Dieu avant les temps et sa manifestation dans la création. La création est une image du royaume de la grâce dans lequel le Sauveur "dirige nos âmes avec force et suavité".

 

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La seconde personne de la Sainte Trinité eut une part active à la création et c'est ce que chante la première antienne. Nous la voyons maintenant parcourir le royaume de Dieu de l'Ancien Testament.

 

Le Christ était "le Dieu de l'alliance" du peuple élu. Il a conclu alliance avec Noé, Abraham, Isaac, Jacob, Moïse, il a été le guide d'Israël à travers l'histoire.

 

 

L'antienne, laissant de côté les autres manifestations divines, n'en rappelle que deux: le buisson ardent et la loi sur le SinaÏ.

 

Ce sont en même temps deux figures de la lumière de Noël qui vient.

 

La prière fait allusion à la délivrance de l'Egypte qui est une image de notre délivrance du joug du démon.

 

 

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Le Messie circule à travers l'histoire des rois de Juda. Les victoires d'un David sur les peuples symbolisent sa victoire libératrice sur le Golgotha et dans chacune de nos âmes.

 

 

 

L'antienne s'inspire des deux passages d' Isaïe sur la racine de Jessé

a) l rameau ' (Marie) et la fleur (le Christ)

 

La Vierge mettra au monde le Messie attendu;

 

le rameau devient un arbre de vie et un signe pour tous les peuples.

 

Le Petit Roi éternel étend déjà les bras pour attirer tout le monde à lui et quand il sera sur la Croix. Les rois lèvent les yeux et contemplent ce signe avec étonnement et silence.

 

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O Clef de David

Toi qui ouvrres et personne ne peut fermer,

qui fermes et personne ne peut ouvrir:

Viens et tire l'homme de prison, lui qui est assis dans les ténèbres

et à l'ombre de la mort.

 

 


 

 

dom Pius parsch

 


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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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