Publié le 8 Juin 2013
spiritualite
Publié le 7 Juin 2013
8 nouveaux prêtres pour le seul Diocèse de Versailles
Monseigneur Aumonier a appelé Damien Bougas, Gaultier de Chaillé, Guillaume Dupont, Amaury Cintrat, Eric Duverdier, Amaury du Fayet de la Tour, Antoine Meaudre et Antoine Roland-Gosselinau sacerdoce pour le diocèse de Versailles.
Ils seront ordonnés dimanche 30 juin à 15h30, à la cathédrale de Versailles.
le petit Placide leur adresse toutes ses félicitations et l'assurance de ses prières.. ; la classe !
Publié le 6 Juin 2013
I. " Vous puiserez des eaux avec joie aux sources du Sauveur. " Par ces mots, le prophète Isaïe, en se servant d'images expressives, prédisait ces dons de Dieu multiples et surabondants que l'ère chrétienne allait apporter. Ces mots, disons-Nous, Nous viennent spontanément à l'esprit, au moment de célébrer le centenaire du jour où Notre Prédécesseur d'immortelle mémoire, Pie IX, condescendant volontiers aux vœux qui affluaient de tout le monde catholique, ordonna de célébrer la fête du Sacré-Cœur de Jésus dans l'Église universelle.
2. À la vérité, il est impossible d'énumérer les dons célestes que le culte rendu au Sacré-Cœur de Jésus répand dans les cœurs des fidèles : il les purifie, les ranime par ses divines consolations et il les entraîne à l'acquisition de toutes les vertus. C'est pourquoi, Nous souvenant du mot très sage de l'apôtre saint Jacques : " Tout beau présent, tout don parfait vient d'en haut et descend du Père des lumières ", Nous voyons à bon droit, dans ce culte même, qui plus ardent que jamais prospère dans le monde entier, le don inestimable que le Verbe incarné et notre divin Sauveur, en tant que médiateur unique de grâce et de vérité entre son Père céleste et le genre humain, a communiqué à l'Église, sa mystique Épouse, dans le cours de ces derniers siècles, où il lui faut surmonter tant de difficultés et supporter tant d'épreuves. Grâce à ce don inestimable, l'Église peut en effet manifester une charité plus ardente à l'égard de son divin Fondateur et, pour ainsi dire, réaliser plus largement cette exhortation que, nous dit saint Jean l'Évangéliste, Jésus proféra lui-même : " Le dernier jour de la fête, le plus solennel, Jésus debout, s'écria : " Si quelqu'un a soif, qu'il vienne à moi et qu'il boive. Celui qui croit en moi, comme l'a dit l'Écriture, des fleuves d'eau vive couleront de son sein. " Il disait cela de l'Esprit que devaient recevoir ceux qui croiraient en lui. " Il n'était pas difficile pour ceux qui l'entendaient parler, de rapporter ces mots, par lesquels il promettait une source d'eau vive qui devait naître de leur sein, aux paroles des saints prophètes Isaïe, Ezéchiel et Zacharie dans leurs prédictions du règne du Messie, ou encore à cette pierre symbolique d'où l'eau jaillit miraculeusement sous la verge de Moïse.
Si tu savais le don de Dieu. " Par ces mots, Vénérables Frères, Nous, qui par un secret conseil de Dieu avons été choisis comme gardien et dispensateur de ce trésor de foi et de piété que le divin Rédempteur a confié à son Église, conscient du devoir de Notre charge, Nous avertissons tous ceux qui, bien qu'étant Nos fils, et bien que le culte du Sacré-Cœur de Jésus, triomphant, pour ainsi dire, des erreurs et de l'indifférence des hommes, se répande dans son Corps mystique, cèdent aux préjugés et opinions et vont parfois jusqu'à estimer ce culte moins adapté, pour ne pas dire nuisible, aux nécessités spirituelles de l'Église et de l'humanité, les plus urgentes à l'heure actuelle.
PIE XII
Père céleste, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Dieu le Fils, Rédempteur du monde, ayez pitié de nous
Esprit-Saint qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Trinité-Sainte qui êtes un seul Dieu, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, Fils du Père éternel, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, formé par le Saint-Esprit dans le sein de la Vierge Marie, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, uni substantiellement au Verbe de Dieu, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, souveraine majesté, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, temple saint du Seigneur, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, tabernacle du Très-Haut, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, maison de Dieu et porte du ciel, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, fournaise ardente de Charité, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, sanctuaire de la justice et de l'amour, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, plein d'amour et de bonté, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, abîme de toutes les vertus, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, très digne de toutes louanges, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, Roi et centre de tous les cœurs, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, dans lequel sont tous les trésors de la sagesse et de la science, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, dans lequel réside toute la plénitude de la divinité, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, objet de complaisance du Père céleste, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, le désiré des collines éternelles, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, patient et très miséricordieux, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, libéral pour tous ceux qui vous invoquent, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, source de vie et de sainteté, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, propitiation pour nos péchés, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, rassasié d'opprobres, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, broyé à cause de nos péchés, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, obéissant jusqu'à la mort, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, percé de la lance, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, source de toute consolation, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, notre vie et notre résurrection, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, notre paix et notre réconciliation, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, victime des pécheurs, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, salut de ceux qui espèrent en vous, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, espérance de ceux qui meurent dans votre amour, ayez pitié de nous
Cœur de Jésus, délices de tous les saints, ayez pitié de nous
Publié le 4 Juin 2013
Fontgombault
dom François Henry
5 Juin 2012
R.I.P
+
merci au père hôtelier des bons services reçus au cours de ces dernières années;..la succession n'aura pas été simple à assumer... la jeunesse a pris la relève. je n'ai pas déserté l'abbaye, mais présence ici et travail obligent...
à bientôt très prochainement.
priez beaucoup pour moi..bien trop seul, même pas grand monde... pardon d'avoir décroché, dévissé; de n'être pas à la hauteur. Cela a fait beaucoup trop en peu de temps. On arrive à combler le vide de ces absences, souvent, au fil du temps; mais là je dois dire , les places sont restées bien vides surtout dans l'ordre affectif; pour recevoir cette affection encore faudrait-il que l'on puisse partager votre idéal et vos convictions; ce qui n'est presque plus surtout quand on est attaché à la forme extraordinaire, à Fontgombault. il faut savoir y renoncer, et certains s'en chargent et c'est long. Il y a un manque, on y croit encore, on espère on attend et en vain bien souvent même si c'est un si peu de quelque chose, ce peu de quelque chose qui ne vient jamais ou si peu.. parce que vous n'êtes pas des leurs ..
Publié le 2 Juin 2013
ne parler que de l'Eucharistie sans parler de présence réelle, cela se résumerait à ça .évidement se réclamant du pape François cela va de soi !
..
Fais comme l´oiseau
Ça vit d´air pur et d´eau fraîche, un oiseau
D´un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l´empêche, l´oiseau, d´aller plus haut
Mais je suis seul dans l´univers
J´ai peur du ciel et de l´hiver
J´ai peur des fous et de la guerre
J´ai peur du temps qui passe, dis
Comment peut on vivre aujourd´hui
Dans la fureur et dans le bruit
Je ne sais pas, je ne sais plus, je suis perdu
Fais comme l´oiseau
Ça vit d´air pur et d´eau fraîche, un oiseau
D´un peu de chasse et de pêche, un oiseau
Mais jamais rien ne l´empêche, l´oiseau, d´aller plus haut
Mais l´amour dont on m´a parlé
Cet amour que l´on m´a chanté
Ce sauveur de l´humanité
Je n´en vois pas la trace, dis
Comment peut on vivre sans lui?
Sous quelle étoile, dans quel pays?
Je n´y crois pas, je n´y crois plus, je suis perdu
michel Fugain .
Publié le 2 Juin 2013
Roses petit placide
Publié le 2 Juin 2013
" Rien n'est perdu avec la paix. Tout peut-être perdu avec la guerre. C'est par la force de la raison et non par celle des armes que la justice fait son chemin ."
pape Pie XII
Publié le 1 Juin 2013
Samedi a débuté l'exposition permanente du corps de Padre Pio, un saint particulièrement vénéré dans le Sud de l'Italie. Une messe solennelle a été célébrée dans l'église de San Giovanni Rotondo, ville des Pouilles, pour marquer l'événement.
"C'est un jour de fête", s'est exclamé le vicaire général de l'ordre des capucins, Stefan Kozuh, "la sainteté de Dieu se reflète et est rendue visible dans les créatures qui savent accueillir le mystère de Dieu et se laissent modeler à son image".
Une ostention qui suscite des attentes
Dès la fin de la messe, les fidèles se sont mis en file pour prier devant la dépouille du saint, exposée dans un coffre de verre dans la crypte de l'église conçue par l'architecte Renzo Piano.
L'ostension du corps du Padre Pio a été décidée "dans la certitude de renouveler les bénéfices spirituels suscités par les précédentes ostensions", a précisé le frère Kozuh.
Dans son homélie, le cardinal Angelo Amato, préfet de la Congrégation pour la cause des saints, a estimé que "grâce à cette ostension permanente, Padre Pio se veut plus proche de nous, il veut qu'on le regarde et pouvoir lui aussi nous regarder dans les yeux. Le visage du Padre Pio nous aide à découvrir le visage de Jésus, un visage de miséricorde et de pardon".
Padre Pio, un saint très vénéré dans le Sud de l'Italie
La dépouille du saint avait déjà été exposée pendant 17 mois en 2008/2009, cinq millions de pèlerins s'étaient alors déplacés, dont le pape Benoît XVI. Symbole de piété populaire, Padre Pio est très vénéré dans la région des Pouilles et plus généralement dans le Sud de l'Italie, où l'on trouve souvent des images à l'effigie du saint dans les maisons ou les voitures.
Padre Pio de son vrai nom Francesco Forgione, né en Campanie, la région de Naples, en 1887, est mort en 1968 dans le massif du Gargano (Pouilles). Il est vénéré depuis qu'il a affirmé, très tôt, porter des stigmates de la passion du Christ, qu'il a appelé ses "douces blessures".
Publié le 1 Juin 2013
Le Pape François a choisi de terminer le mois de mai, le mois de Marie, avec une prière du rosaire place Saint-Pierre, le jour de la Visitation de la Vierge.
Le pape a invité les fidèles à décider eux-mêmes, à ne pas céder à la mode et aux tendances du moment. « Il faut avoir le courage d’aller à contre-courant, à l’écoute de Dieu, comme Marie pendant les noces de Cana. ». Dans cette parabole, Marie est « réaliste, humaine et attentive au problème de ce couple qui n’a pas assez de vin pour son mariage.
Quand elle se rend compte de cela, elle sait que Jésus peut faire quelque chose. Elle décide de se tourner vers son fils et de lui dire qu’il n’y a plus de vin. »
Publié le 31 Mai 2013
Aimer la France
Pèlerinage à Notre-Dame de Paris
Mercredi 29 mai 2013
(forme extraordinaire)
Mes frères,
Nous sommes ici ce soir à la cathédrale Notre-Dame de Paris, pour nous associer à un grand anniversaire de sa construction : il y a 850 ans, la première pierre de cette église était posée en présence du pape Alexandre III, du roi Louis VII, et de l’évêque de Paris, Maurice de Sully, initiateur du projet. C’était au XIIe siècle. Il a fallu 109 années pour achever cet édifice.
L’intention de l’évêque de Paris était de donner au clergé de la ville et au peuple fidèle une église-mère où tous pourraient mieux honorer le Seigneur. En même temps qu’il élevait cette nouvelle cathédrale, Maurice de Sully édifiait aussi dans Paris des églises, des abbayes, des hospices et des léproseries. Lui-même est mort après avoir distribué ses biens pour ses fondations dans le diocèse, pour l’achèvement de la cathédrale, et pour les pauvres de Paris. Ce grand évêque était né d’une pauvre famille de bûcherons des bords de Loire. Il a marqué son temps, comme l’ont fait ses successeurs, Eudes de Sully et Guillaume d’Auvergne. Son soutien à saint Thomas Becket, l’archevêque de Cantorbery affronté au roi Henri II d’Angleterre, a confirmé l’importance que prenait le siège épiscopal de Paris comme centre intellectuel de la chrétienté.
Maurice de Sully a lancé au cœur de Paris cette nouvelle cathédrale qui, bénie par le pape et parrainée par le roi, ne pouvait pas ne pas se lier à l’histoire de la nation tout entière. C’est ici que saint Louis, dans une procession solennelle, est entré pieds nus vêtu d’une simple tunique, en portant dans ses mains la couronne d’épine qu’il exposa sur l’autel à la vénération des fidèles. C’est ici que Charles VII a fait célébrer par un Te Deum la reprise de Paris, et que s’est ouvert le procès de réhabilitation de Jeanne d’Arc. C’est ici qu’à la révolution tous les autels ont été détruits, le mobilier du culte, les statues, les tableaux anéantis ou dispersés, le maître autel transformé en autel de la déesse Raison en 1793, tandis que le culte catholique était interdit à Paris, et que Notre-Dame était transformée en entrepôt. Cela dura pendant neuf années. Après ce temps, la cathédrale fut rendue au culte catholique.
Et c’est ici que Napoléon Bonaparte s’est lui-même sacré empereur en présence du pape Pie VII. Malheureusement, l’état de délabrement du bâtiment était tel que les autorités publiques songèrent peu à peu à sa destruction. Mais cet édifice avait été voulu pour le peuple de Paris. Et c’est du peuple qu’est venu son salut : c’est certainement le roman de Victor Hugo Notre-Dame de Paris et son succès immense qui a créé un large mouvement populaire en faveur de la cathédrale. « Vaste symphonie en pierre – écrit Victor Hugo en 1831 - œuvre colossale d’un homme et d’un peuple, tout ensemble une et complexe... produit prodigieux... de toutes les forces d’une époque... sorte de création humaine, en un mot, puissante et féconde comme la création divine dont elle semble avoir dérobé le double caractère : variété, éternité ».
C’est ici qu’a retenti le Te Deum pour la victoire de 1945, et qu’ont été célébrées les funérailles des maréchaux célèbres et des grands hommes de la Nation. Le pape Jean-Paul II est venu deux fois visiter Notre-Dame. Le pape Benoît XVI est venu en septembre 2008. Et il y a tout ce qu’il faudrait dire encore...
Mais à Notre-Dame de Paris, tous ces grands événements dispersés dans le temps se rassemblent et se résument dans la profondeur de Dieu et dans la réflexion qu’il inspire.
Car c’est ici que le dominicain Lacordaire en 1841 prononça son discours sur la vocation divine de la France. « Nous appartenons tous à deux cités – disait-il – nous avons tous deux patries... la cité spirituelle et la cité temporelle, la patrie de la foi et la patrie du sang... Et quoique distinctes, ces deux patries ne sont pas ennemies l’une de l’autre... bien loin de là : elles sont unies comme l’âme et le corps sont unis. Et de même que l’âme aime le corps, bien que le corps se révolte souvent contre elle, de même la patrie de l’éternité aime la patrie du temps et prend soin de sa conservation, bien que celle-ci ne réponde pas constamment à son amour ». Mes frères, à cette justesse de vue ajoutons simplement que c’est l’âme qui apporte la vie et qui la donne au corps, et non l’inverse. Entre la patrie céleste et la patrie terrestre il y a donc un ordre de priorité pour ce qui est de donner la vie.
Les deux patries ne sont pas à égalité lors même qu’elles fraternisent. Sainte Thérèse de l’enfant Jésus le dit suffisamment au Christ : « Ta face est ma seule patrie ». Or pourtant, nous le savons, sainte Thérèse s’est identifiée mystiquement à sainte Jeanne d’Arc dans un même amour immense pour la France. Cela, parce que, pour paraphraser Lacordaire, il peut arriver qu’entre la patrie céleste et la patrie terrestre il se forme un dévouement réciproque, et que de la fraternité des deux naisse une sorte de patriotisme surnaturel. David et tous les prophètes, et saint Paul avec eux, ont été remplis d’élan patriotique pour Israël. Et notre Seigneur lui-même a pleuré amèrement sur Jérusalem à la pensée qu’un jour elle serait déportée. Jeanne d’Arc et Thérèse ont nourri les mêmes sentiments pour la France. Et ici à Notre-Dame de Paris, Dieu entretient en nous ce même amour.
Dans cet amour nous comprenons que ce n’est pas la patrie terrestre qui doit naturaliser la foi et peu à peu réduire Dieu à un phénomène psychologique et culturel parmi d’autres, mais que c’est la foi qui doit surnaturaliser le service de la patrie pour que cette patrie apprenne à respecter les droits de Dieu dans tous ses enfants, sous peine de s’égarer peu à peu loin de la justice et de la vérité.
Il n’appartient pas à la patrie terrestre de définir et de décider par elle-même, par voix légale, au besoin parlementaire, qui a le droit de vivre et qui ne l’a pas, qui a le droit de connaître ses origines et qui ne l’a pas. A travers la légalisation de l’avortement, et aujourd’hui la légalisation du mariage homosexuel conduisant logiquement tôt ou tard à la procréation artificielle des enfants, le législateur français construit la patrie terrestre sur le meurtre et la blessure des plus petits des siens. Mais ici, à Notre-Dame, les veillées de prière pour la vie rassemblent des fidèles de toute l’île de France, pour demander à Dieu la grâce de mener le combat pour la vie dans la persévérance, l’énergie et la dignité. C’est ici qu’on prend conscience – en ces jours où nous sommes - que l’amour surnaturel pour la France, pour ses grandeurs et pour sa liberté, veut dire très concrètement le même amour égal pour tous ses enfants, y compris les plus faibles dans leur droit à la vie et à leurs origines.
Beau combat où il faut écouter, argumenter, réfuter, promouvoir. Beau combat où il faut montrer la vraie vie conjugale et familiale, fondée sur la nature des corps, face à ses contrefaçons fondées sur les besoins de l’ego.
Lors de l’inauguration des célébrations du jubilé, le 8 décembre dernier, le cardinal archevêque de Paris rappelait que le péché originel a défiguré la relation entre Adam et Eve.
Disons qu’aujourd’hui c’est bien le péché, mensonger dès l’origine, qui voudrait au nom de la loi dénaturer cette relation entre l’homme et la femme, et sa fécondité. Mais la France résiste, plus que d’autres pays. Et elle résistera encore, dans la durée, avec autant de force que d’intelligence, jusqu’au jour où les lames de fond qu’on veut faire passer pour des feux de paille la remettront debout, grandie par ses épreuves.
Dans son récent discours à l’Académie des Sciences Morales et Politiques, le cardinal archevêque de Lyon relève que les autorités romaines ont été impressionnées par l’attitude des catholiques de France face aux réformes du mariage et de la filiation. Et ces autorités romaines ont remercié les évêques en visite ad limina pour leur appel à la prière, au jeûne et à la réflexion menée avec des juristes, des éducateurs, des philosophes, des psychologues et des représentants des autres religions. Et le cardinal de Lyon de voir que dans cette attitude exemplaire il y a peut-être cette France « éducatrice des peuples », comme l’a nommée le pape Jean-Paul II en 1980.
C’est que cette France est aussi la « fille aînée de l’Eglise » - même si ce titre est tardif et sans doute imputable à Lacordaire ici à Notre-Dame en 1841 seulement - « fille aînée de l’Eglise » parce qu’elle a soutenu régulièrement le Saint-Siège du XIIIe au XIXe siècle, et surtout parce qu’elle a soutenu et soutient encore l’Eglise dans le monde entier par son dynamisme missionnaire, spirituel et intellectuel. Toutes les œuvres pontificales et missionnaires sont parties de France. Et qu’a-t-il fallu d’Esprit-Saint pour qu’un jeune Théophane Vénard s’écrie à neuf ans : « Moi aussi je veux aller au Tonkin. Moi aussi je veux être martyr » ! Voilà cette France fervente et missionnaire. Mais France indissociablement priante et pensante. Dès le XIIIe siècle, elle était appelée « le four où cuit le pain intellectuel du monde entier », cette nation dont le pape Paul VI aimait à redire que « le Français exerce la magistrature de l’universel. »
Si souvent, mes frères, le regard que nous portons sur notre pays et sur notre église gagne à être élargi par le regard que les autres portent sur la France. Que jamais nous ne perdions cet élan et cet appel qui nous ouvrent à l’Eglise universelle et à la vraie vie. C’est là notre vocation de français.
Nous serons fidèles à cette vocation aussi longtemps qu’aux pieds de Notre-Dame, en ce lieu le plus visité du monde, nous serons les enfants de l’épouse du Christ qui récapitule en lui tout ce qui est humain et tout ce qui est divin, tout ce qui est sur terre et tout ce qui est au ciel. Nous serons fidèles à notre vocation de français, insufflant à leurs compatriotes l’amour de la vérité, aussi longtemps que nous serons les enfants de celle qui a la Vierge Marie pour mère, l’Ecclesia Catholica. Voilà notre assurance et voilà notre avenir. Que Dieu les bénisse et qu’il fasse de nous ses témoins.
Abbé Patrick Faure, Curé de St Eugène Ste Cécile
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