Mon Jésus, vous avez vu mes faiblesses, mes retards à comprendre, mes faiblesses à agir, mes hésitations devant le moindre effort, mes manques de générosité sans cesse renouvelés.
Et sachant tout cela, voyant tout cela, vous êtes venu, vous avez parlé, agi, souffert, vous êtes mort en Croix... et vous êtes resté, et vous restez sans fin.
"Vous restez dans le Tabernacle, vous restez dans la pauvre maison branlante de mon coeur avec la porte ouverte à tout venant, avec les fenêtres où je regarde sans cesse au lieu de vous contempler vous seul, avec les murs que vous relevez et qui retombent, avec des appartements malpropres et si vides, où devraient resplendir vos traits, où ceux de l'ennemi reparaissent à chaque instant; vous me parlez du matin au soir sans que je sache vous entendre et vous répondre; où la cohue des pensées vaines, des petits intérêts, des désirs mesquins, de tous les mouvements de passion vous repousse ou vous masque, vous fait la place si petite et la part si restreinte.
"Comment pouvez-vous rester dans de telles conditions? Moi, j'aurais disparu depuis longtemps en faisant claquer les portes, et je refuserais de rentrer à toutes les supplications; je me serai vengé, j'aurais pris une attitude hostile, j'aurais mal parlé de celui qui m'eût tant manqué; j'aurais nourri dans mon coeur à son égard et manifesté de toutes manières mon mécontentement, ma rancune.
"Comme nous sommes loin de l'autre! Et comme mes rêves d'union seraient irréalisables si vous êtiez comme moi! Et cependant j'espère, je garde confiance.
Plus je suis loin et plus votre amour éclatera en me rapprochant de vous et en vous rapprochant de moi!
"Lord, do you realize that you need me, so that you can exercise your mercy?"
Mother Angelica
"Seigneur, qu'est-ce que l'homme pour vous révéler à lui? le fils de l'homme pour que vous en teniez compte?"
ps.143
vers la Lumière pascale
photo petit placide
Aujourd'hui, avec Abraham, avec Jésus-Christ et l'Eglise, nous montons à Jérusalem (Luc 18, 31-43), nous allons commencer le long chemin du Carême, chemin de l'exode et de la Pâque, chemin de l'abnégation d'amour qui efface les longues errances loin de la Lumière de Vie.
Cette annonce que Jésus fait de son chemin de Croix et les trois Jours de sa Pâque douloureusement glorieuse, nous ne la comprenons pas mieux que ses disciples : "cette parole leur est cachée, ils n'y comprennent rien".
Alors Jésus, poursuivant silencieusement son chemin, dialogue avec un mendiant aveugle qui guettait son "passage" et accomplit exactement la volonté de ce mendiant : voir clair !
Et cet homme, marchant désormais dans une lumière qui échappait aux disciples, suit pas à pas le Christ qui monte de Jéricho à Jérusalem où Il va accomplir le don de son amour, l'offrande de sa vie, la victoire sur la mort, la Résurrection de Lumière.
Cette vision de la Lumière d'amour donne aux aveugles que nous sommes la louange de la Gloire de Dieu. Sa Gloire, c'est le ruissellement de son amour, rendu visible dans l'offrande sur l'Arbre de la Croix.
Entendons cette louange de tout un peuple et des aveugles (rapportée par l'Evangile), ne soyons pas sourds et ne cherchons pas à étouffer cette voix, comme faisaient les disciples. De nouveau en notre siècle, elle se fait entendre cette louange charismatique des malades guéris, des aveugles illuminés, et des pauvres évangélisés, souvent loin des temples officiels et malgré les incompréhensions des disciples, les protestations des fidèles. L'audition de la louange nous conduira à entendre la Parole de Dieu semée sur notre terre, "révélée aux petits et cachée aux sages et aux prudents". Si nous la cultivons, cette semence fera en nous son travail du lumière, de vie. "La foi vient par l'audition de la Parole" (saint Paul). "L’audition est un degré vers la vision" (saint Bernard).
"Ecoute, ma fille et regarde ! Incline ton oreille et oublie ton peuple et la maison de ton père ! Alors le Roi s'éprendra de ta beauté"
(Psaume 45, 11).
Fais, comme Abraham, quitte la maison de tes habitudes et de tes attachements, le confort de ton inconscience et de tes raisonnements aveugles et suis Jésus-Christ sur la montagne de la Vision, la vision de la véritable lumière, la lumière vivante de l'Amour.
"J'ai beau être, corps et âme, un seul homme quant à la personne, j'en découvre pourtant deux en moi : le vieux et le nouveau, le terrestre et le céleste, le fils de l'homme et le fils de Dieu."
Car, - et voici le mystère propre de l'Eucharistie, - quand sont prononcées les paroles de la consécration, le Christ, qui siège à la droite du Père, devient tout entier présent dans l'ici-bas, - avec son corps, son sang, son âme et sa divinité, - sans nul changement de son être, mais de par le seul changement en lui - combien profond - du pain et du vin.
« Le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : Ceci est mon corps, pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (I Cor. 11, 23-24). La toute-puissance divine opère ce qu'elle signifie. Ce qui était pain devient le corps du Seigneur Jésus, qui au soir de la Cène s'offrait dans le sacrifice rédempteur commencé, et qui maintenant siège dans la gloire du Père : corps indissolublement uni à la divine personne, corps du Verbe en tant qu'incarné ; si l'on serrait de près la traduction, on aurait : « Ceci est le corps MIEN... Ceci est le sang MIEN... ». C'est folie de disjoindre, flans l'Eucharistie comme dans l'incarnation, présence corporelle et présence personnelle.
Le sens littéral exige que ce que Jésus présente à ses disciples ne soit plus du pain mais seulement son corps. Cependant rien n'est changé quant aux apparences : c'est une vérité d'expérience. Le poids, la couleur, le goût, la résistance au toucher, les propriétés et activités, demeurent les mêmes.
Les sens qui ne perçoivent que les phénomènes continuent de percevoir, sans se tromper, du pain et du vin ; mais à ces apparences correspond une réalité nouvelle et non perceptible, que la foi seule nous fait connaître : la vertu des paroles consécratoires ayant, non pas anéanti, mais converti le pain et le vin en corps et sang de Jésus.
Considérons un instant les choses qui nous entourent.
Elles nous apparaissent structurées. Sous les activités empiriques qui les manifestent au dehors dans l'espace et le temps et par lesquelles elles affectent nos sens, l'intelligence humaine discerne spontanément ce qui est son objet propre, à savoir l'être, la substance, le sujet existant qui les porte. Ces activités empiriques sont par nature inséparables du sujet qu'elle dénoncent ; mais elles en sont distinctes, elles ne se confondent pas avec lui. Seule une intervention de cette toute-puissance par qui toutes choses ont été faites pourrait les en disjoindre. Et ce miracle précisément se produit dans l'Eucharistie.
Que se passe-t-il donc au moment de la consécration ?
Les activités empiriques, les dehors ou les apparences sensibles du pain ne sont pas touchés.
L'être profond du pain, - de ce mélange qu'est le pain. - en est détaché par l'effet de la toute-puissance divine, pour être non pas annihilé, mais « changé », « converti » en le corps du Seigneur qui, selon le mode d'exister qui lui est propre et naturel, réside inchangé dans le ciel ; mais qui, de ce fait, est en outre rendu présent sous les apparences empruntées du pain.
Non pas deux Christs, mais deux modes de présence du Christ unique : l'un « naturel » dans sa gloire du ciel, l'autre « sacramentel » sous le voile des dehors ou activités empiriques du pain. « Ceci » qui ÉTAIT pain, EST maintenant corps du Seigneur. Et ce qui enveloppait le pain, enveloppe maintenant le corps du Seigneur.
Seule l'épaisseur des apparences nous sépare du rayonnement de sa gloire.
Cardinal Journet
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En dehors de cela, toutes les réalités surnaturelles s'effondrent. Il y a comme un fil conducteur , des énergies spirituelles coupés avec les réalités d'En-Haut. Dès qu'on ne croit plus à cela pourquoi s'étonner ! Et seule la vie surnaturelle est importante, seule elle en décide du sort de nos derniers instants, de notre vie d'éternité.
On ne peut plus rien nous transmettre, nous communiquer. que de l'homo,.. un profond mystère. comme un grand vide qui nous entoure. Ignorance certaine de la doctrine dans la grande majorité.
On va dans un tabernacle alors comme on va au frigo, on se sert de l'hostie comme d'un coca, à la va-vite parce qu'on n'a plus le temps pour le Seigneur.(pour du coca, ou sa binouze on prendrait plus le temps de déguster )
Combien de laïcs sans formation aucune qui vont donner les saintes espèces, sans se douter de ce qu'ils font, de qu'ils (elles) ont entre leurs mains pleine de crème Nivea, qui viennent de faire leur ménage, leur vaisselle, tandis que le prêtre se purifie les mains avant de toucher le St Sacrement.
Et combien de scandales et d'abus réitérés, sans compter l'absence totale ou presque de confessions. la pénurie de prêtres excuse tout, donne raison à tout, même si cela heurte, blesse, fait mal.
Et sûr que la communication alors est perturbée, il y a des parasites parce qu'on ne pèse plus les choses de la même façon. On n'est plus connecté pareil, plus le même serveur.
On vise au même idéal peut-être, sans doute, mais d'une façon tellement différente. Tous les chemins mènent à Rome!
Privé de la manne, l'homme devient comme orphelin dans son exil terrestre soupirant après l'éternelle patrie, après ce Jésus, ce Jésus de son catéchisme, que lui ont fait connaître moines, prêtres et parents et qui n'ont pu en rien le tromper. L'homme est toujours seul , parfois toujours trop seul dans sa vie spirituelle, il n'y a que lui et son Dieu. monos, moine solitaire, dans son immense désert où les vautours sont prêts à se jeter sur leur proie. Danger des sectes de toutes sortes, danger du repli sur soi.
Seul, comme livré à lui-même, dans sa folie, dans ses amours et que seule la voix de sa conscience peut encore guider.
Le combat semble tellement souvent démesuré, si illégal, et la longueur du temps qui use, les forces qui nous lâchent, qui s'amenuisent. Comment se contenter de peu quand le ciel est au bout!
Comment chanter le cantique du Seigneur sur une terre étrangère? Si jamais je t'oublie, Jérusalem, que j'oublie ma main droite.
ps. 136
Comment s'étonner et de sa souffrance et de sa solitude. Celui qui n'en souffre pas est bien à plaindre. On peut certes ne pas en souffrir, en se complaisant tout simplement dans la médiocrité tellement plus simple.
"Si tu es capable de trouver mieux, eh bien, demande-le.
Si tu demandes autre chose que lui, tu lui fais injure et tu te fais dommage, car tu préfères son oeuvre alors qu'il veut de sa propre main te faire don de son oeuvre."
Glorieux saint Joseph, époux de Marie, étendez sur nous votre protection paternelle, vous dont la puissance est de rendre possible les choses impossibles.
Pourvoyez à nos besoins présents.
Ouvrez vos yeux de Père sur les intérêts de vos enfants.
Venez-nous en aide et prenez sous votre charitable protection les affaires si importantes que nous vous recommandons, afin que leurs heureuses issues tournent à la Gloire de Dieu et au bien de vos dévoués serviteurs.
Amen
Saint Joseph, priez pour nous.
Illustre descendant de David, priez pour nous.
Lumière des Patriarches, priez pour nous.
Époux de la Mère de Dieu, priez pour nous.
Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.
Nourricier du fils de Dieu, priez pour nous.
Zélé défenseur de Jésus priez pour nous.
Chef de la Sainte Famille, priez pour nous.
Joseph très juste, priez pour nous.
Joseph très chaste, priez pour nous.
Joseph très prudent, priez pour nous.
Joseph très courageux, priez pour nous.
Joseph très obéissant, priez pour nous.
Joseph très fidèle, priez pour nous.
Miroir de patience, priez pour nous.
Ami de la pauvreté, priez pour nous.
Modèle des travailleurs, priez pour nous.
Gloire de la vie de famille, priez pour nous.
Gardien des vierges, priez pour nous.
Soutien des familles, priez pour nous.
Consolation des malheureux, priez pour nous.
Espérance des malades, priez pour nous.
Patron des mourants, priez pour nous.
Terreur des démons, priez pour nous.
Protecteur de la Sainte Eglise, priez pour nous.
Quelle fut la mission exceptionnelle de Joseph auprès du Seigneur ?
En toute vérité le Verbe de Dieu fait chair lui fut confié, à lui Joseph, plutôt qu’à tout autre juste parmi les hommes de toutes les générations. Si le saint vieillard Siméon a tenu quelques instants l’enfant Jésus et a vu en lui le salut des peuples, « lumen ad revelationem gentium », Joseph a veillé toutes les heures, nuit et jour, sur l’enfance de Notre-Seigneur. Souvent il a tenu en ses mains celui en qui il a vu son Créateur et son Sauveur. II a reçu de lui grâces sur grâces pendant les longues années où il a vécu avec lui dans la plus grande intimité quotidienne. Il l’a vu grandir, il a contribué à son éducation humaine. Jésus lui a été soumis .
On l’appelle communément le « père nourricier du Sauveur », mais il fut en un sens plus encore, car, comme le note saint Thomas , c’est accidentellement que tel homme devient, après son mariage, « père nourricier » ou « père adoptif » d’un enfant ; tandis que ce n’est point du tout d’une façon accidentelle que Joseph fut chargé de veiller sur Jésus. Il a été créé et mis au monde dans ce but. Ce fut sa prédestination.
C’est en vue de cette mission toute divine que la Providence lui avait accordé toutes les grâces reçues depuis son enfance, grâce de piété profonde, de virginité, de prudence, de fidélité parfaite. Surtout, dans les desseins éternels de Dieu, toute la raison d’être de l’union de Joseph avec Marie était la protection et l’éducation du Sauveur, et il reçut de Dieu un coeur de père pour veiller sur l’enfant Jésus.
C’est là la mission principale de Joseph, celle en vue de laquelle il a reçu une sainteté proportionnée, proportionnée en un sens, à son rang, au mystère de l’Incarnation, qui domine l’ordre de la grâce et dont les perspectives sont infinies.
Oui, c'est une milice d'un nouveau genre, inconnue aux siècles passés, destinée à combattre sans relâche un double (a) combat contre la chair et le sang, et contre les esprits de malice répandus dans les airs.
Il n'est pas assez rare de voir des hommes combattre un ennemi corporel avec les seules forces du corps pour que je m'en étonne ; d'un autre côté, faire la guerre au vice et au démon avec les seules forces de l'Aine, ce n'est pas non plus quelque chose d'aussi extraordinaire que louable, le monde est plein de moines qui livrent ces combats; mais ce qui, pour moi, est aussi admirable qu'évidemment rare, c'est de voir les deux choses réunies, un même homme pendre avec courage sa double épée à son côté et ceindre noblement ses flancs de son double baudrier à la fois.
Le soldat qui revêt en même temps son âme de la cuirasse de la foi et son corps d'une cuirasse de fer, ne peut point ne pas être intrépide et en sécurité parfaite; car, sous sa double armure, il ne craint ni homme ni diable.
Loin de redouter la mort, il la désire. Que peut-il craindre, en effet, soit qu'il vive, soit qu'il meure, puisque Jésus-Christ seul est sa vie et que, pour lui, la mort est un gain?
Sa vie, il la vit avec confiance et de bon coeur pour le Christ, mais ce qu'il préférerait, c'est d'être dégagé des liens du corps et d'être avec le Christ; voilà ce qui lui semble meilleur.
Marchez donc au combat, en pleine sécurité, et chargez les ennemis de la croix de Jésus-Christ avec courage et intrépidité, puisque vous savez bien que ni la mort, ni la vie ne pourront vous séparer de l'amour de Dieu qui est fondé sur les complaisances qu'il prend en Jésus-Christ, et rappelez-vous ces paroles de l'Apôtre, au milieu des périls : « Soit que nous vivions ou que nous mourions, nous appartenons au Seigneur (Rom. XIV, 8).»
st Bernard
thanks Dominic !
Knighting Ceremony 2011
"Béni soit le Seigneur mon Dieu, qui instruit mes mains pour la guerre et mes doigts pour le combat. Il est mon bienfaiteur et mon refuge, mon soutien et mon libérateur."
psaume 143
Quoi de plus doux, frères bien-aimés, que cette voix du Seigneur qui nous invite?
Voyez avec quelle tendresse le Seigneur nous indique la route de la vie!
Sanglés du ceinturon de la foi et de la pratique des bonnes actions, sous la conduite de l'Evangile, suivons donc ses chemins pour obtenir de voir dans son royaume celui qui nous a appelés.