spiritualite

Publié le 3 Mars 2011

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1. Âme du Christ, sanctifie-moi,

Corps du Christ, sauve-moi,

Sang du Christ enivre-moi,

Eau du côté du Christ, lave-moi.

 

2. Passion du Christ, fortifie-moi,

Ô bon Jésus, exauce-moi,

Dans tes blessures, cache-moi,

Ne permets pas que je sois séparé de Toi.

 

3. De l'ennemi, défends-moi,

A ma mort, appelle-moi,

Ordonne-moi de venir à Toi,

Pour qu'avec tes saints, je Te loue,

Dans les siècles des siècles.

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 2 Mars 2011

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Car, - et voici le mystère propre de l'Eucharistie, - quand sont prononcées les paroles de la consécration, le Christ, qui siège à la droite du Père, devient tout entier présent dans l'ici-bas, - avec son corps, son sang, son âme et sa divinité, - sans nul changement de son être, mais de par le seul changement en lui - combien profond - du pain et du vin.

 

« Le Seigneur Jésus, la nuit où il fut livré, prit du pain et, après avoir rendu grâces, le rompit et dit : Ceci est mon corps, pour vous ; faites ceci en mémoire de moi » (I Cor. 11, 23-24). La toute-puissance divine opère ce qu'elle signifie. Ce qui était pain devient le corps du Seigneur Jésus, qui au soir de la Cène s'offrait dans le sacrifice rédempteur commencé, et qui maintenant siège dans la gloire du Père : corps indissolublement uni à la divine personne, corps du Verbe en tant qu'incarné ; si l'on serrait de près la traduction, on aurait : « Ceci est le corps MIEN... Ceci est le sang MIEN... ». C'est folie de disjoindre, flans l'Eucharistie comme dans l'incarnation, présence corporelle et présence personnelle.

 

Le sens littéral exige que ce que Jésus présente à ses disciples ne soit plus du pain mais seulement son corps. Cependant rien n'est changé quant aux apparences : c'est une vérité d'expérience. Le poids, la couleur, le goût, la résistance au toucher, les propriétés et activités, demeurent les mêmes.

 

Les sens qui ne perçoivent que les phénomènes continuent de percevoir, sans se tromper, du pain et du vin ; mais à ces apparences correspond une réalité nouvelle et non perceptible, que la foi seule nous fait connaître : la vertu des paroles consécratoires ayant, non pas anéanti, mais converti le pain et le vin en corps et sang de Jésus.

 

Considérons un instant les choses qui nous entourent.

 

Elles nous apparaissent structurées. Sous les activités empiriques qui les manifestent au dehors dans l'espace et le temps et par lesquelles elles affectent nos sens, l'intelligence humaine discerne spontanément ce qui est son objet propre, à savoir l'être, la substance, le sujet existant qui les porte. Ces activités empiriques sont par nature inséparables du sujet qu'elle dénoncent ; mais elles en sont distinctes, elles ne se confondent pas avec lui. Seule une intervention de cette toute-puissance par qui toutes choses ont été faites pourrait les en disjoindre. Et ce miracle précisément se produit dans l'Eucharistie.

 

Que se passe-t-il donc au moment de la consécration ?

 

Les activités empiriques, les dehors ou les apparences sensibles du pain ne sont pas touchés.

 

L'être profond du pain, - de ce mélange qu'est le pain. - en est détaché par l'effet de la toute-puissance divine, pour être non pas annihilé, mais « changé », « converti » en le corps du Seigneur qui, selon le mode d'exister qui lui est propre et naturel, réside inchangé dans le ciel ; mais qui, de ce fait, est en outre rendu présent sous les apparences empruntées du pain.


Non pas deux Christs, mais deux modes de présence du Christ unique : l'un « naturel » dans sa gloire du ciel, l'autre « sacramentel » sous le voile des dehors ou activités empiriques du pain. « Ceci » qui ÉTAIT pain, EST maintenant corps du Seigneur. Et ce qui enveloppait le pain, enveloppe maintenant le corps du Seigneur.

 

Seule l'épaisseur des apparences nous sépare du rayonnement de sa gloire.

 

Cardinal Journet

 

...

 


 

En dehors de cela, toutes les réalités surnaturelles s'effondrent. Il y a comme un fil conducteur , des énergies spirituelles coupés avec les réalités d'En-Haut. Dès qu'on ne croit plus à cela pourquoi s'étonner ! Et seule la vie surnaturelle est importante, seule elle en décide du sort de nos derniers instants, de notre vie d'éternité. 


On ne peut plus rien nous transmettre, nous communiquer. que de l'homo,.. un profond mystère. comme un grand vide qui nous entoure. Ignorance certaine de la doctrine dans la grande majorité.

 

On va dans un tabernacle alors comme on va au frigo,  on se sert de l'hostie comme d'un coca, à la va-vite parce qu'on n'a plus le temps pour le Seigneur.(pour du coca, ou sa binouze on prendrait plus le temps de déguster )

Combien de laïcs sans formation aucune qui vont donner les saintes espèces, sans se douter de ce qu'ils font, de qu'ils (elles) ont entre leurs mains pleine de crème Nivea, qui viennent de faire leur ménage, leur vaisselle, tandis que le prêtre se purifie les mains avant de toucher le St Sacrement. 


Et combien de scandales et d'abus réitérés, sans compter l'absence totale ou presque de confessions. la pénurie de prêtres excuse tout, donne raison à tout, même si cela heurte, blesse, fait mal. 



Et sûr que la communication alors est perturbée, il y a des parasites parce qu'on ne pèse plus les choses de la même façon. On n'est plus connecté pareil, plus le même serveur.

On vise au même idéal  peut-être, sans doute, mais d'une façon tellement différente. Tous les chemins mènent à Rome!



Privé de la manne, l'homme devient comme orphelin dans son exil terrestre soupirant après l'éternelle patrie, après  ce Jésus, ce Jésus de son catéchisme,  que lui ont fait connaître  moines, prêtres et parents et qui n'ont pu en rien le tromper. L'homme est toujours seul , parfois toujours trop seul dans sa vie spirituelle, il n'y a que lui et son Dieu. monos, moine solitaire, dans son immense désert où les vautours sont prêts à se jeter sur leur proie.  Danger des sectes de toutes sortes, danger du repli sur soi.


Seul, comme livré à lui-même, dans sa folie, dans ses amours et que seule la voix de sa conscience peut encore guider.

Le combat semble tellement souvent démesuré, si illégal,  et la longueur du temps qui use, les forces qui nous lâchent, qui s'amenuisent. Comment se contenter de peu quand le ciel est au bout!


 

 

Comment chanter le cantique du Seigneur sur une terre étrangère? Si jamais je t'oublie, Jérusalem, que j'oublie ma main droite.


ps. 136

 


 

Comment s'étonner et de sa souffrance et de sa solitude. Celui qui n'en souffre pas est bien à plaindre. On peut certes ne pas en souffrir, en se complaisant tout simplement dans la médiocrité tellement plus simple.


 



 

 


 


 



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Publié le 2 Mars 2011

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"Il n'y a rien au monde que Lui. Nous n'avons rien à regarder ici-bas que Lui. Ne nous laissons distraire ni divertir par quoi que ce soit au monde.


Cela est possible. Dieu est esprit. Il est si souple, si pur,, si fluide, qu'il peut se répandre sur tous les instants de notre vie comme un parfum;

 

pourquoi ne serions-nous pas sans cesse attentifs à Celui qui ne s'éloigne jamais?"

 

 

 

dom Delatte

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Publié le 1 Mars 2011

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number 2, 3  picture of petit placide. 

 

 

 

"Si tu es capable de trouver mieux, eh bien, demande-le.

Si tu demandes autre chose que lui, tu lui fais injure et tu te fais dommage, car tu préfères son oeuvre alors qu'il veut de sa propre main te faire don de son oeuvre."


 

saint Augustin.

 

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Publié le 28 Février 2011

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Glorieux saint Joseph, époux de Marie, étendez sur nous votre protection paternelle, vous dont la puissance est de rendre possible les choses impossibles.

Pourvoyez à nos besoins présents.

Ouvrez vos yeux de Père sur les intérêts de vos enfants.

Venez-nous en aide et prenez sous votre charitable protection les affaires si importantes que nous vous recommandons, afin que leurs heureuses issues tournent à la Gloire de Dieu et au bien de vos dévoués serviteurs.

 

Amen

 

Saint Joseph, priez pour nous.

 Illustre descendant de David, priez pour nous.

 Lumière des Patriarches, priez pour nous.

 Époux de la Mère de Dieu, priez pour nous.

 Chaste gardien de la Vierge, priez pour nous.

 Nourricier du fils de Dieu, priez pour nous.

 Zélé défenseur de Jésus priez pour nous.

 Chef de la Sainte Famille, priez pour nous.

 Joseph très juste, priez pour nous.

 Joseph très chaste, priez pour nous.

 Joseph très prudent, priez pour nous.

 Joseph très courageux, priez pour nous.

 Joseph très obéissant, priez pour nous.

 Joseph très fidèle, priez pour nous.

 Miroir de patience, priez pour nous.

 Ami de la pauvreté, priez pour nous.

 Modèle des travailleurs, priez pour nous.

 Gloire de la vie de famille, priez pour nous.

 Gardien des vierges, priez pour nous.

 Soutien des familles, priez pour nous.

 Consolation des malheureux, priez pour nous.

 Espérance des malades, priez pour nous.

 Patron des mourants, priez pour nous.

 Terreur des démons, priez pour nous.

 

Protecteur de la Sainte Eglise, priez pour nous.

 

Quelle fut la mission exceptionnelle de Joseph auprès du Seigneur ?

 

En toute vérité le Verbe de Dieu fait chair lui fut confié, à lui Joseph, plutôt qu’à tout autre juste parmi les hommes de toutes les générations. Si le saint vieillard Siméon a tenu quelques instants l’enfant Jésus et a vu en lui le salut des peuples, « lumen ad revelationem gentium », Joseph a veillé toutes les heures, nuit et jour, sur l’enfance de Notre-Seigneur. Souvent il a tenu en ses mains celui en qui il a vu son Créateur et son Sauveur. II a reçu de lui grâces sur grâces pendant les longues années où il a vécu avec lui dans la plus grande intimité quotidienne. Il l’a vu grandir, il a contribué à son éducation humaine. Jésus lui a été soumis .

 

On l’appelle communément le « père nourricier du Sauveur », mais il fut en un sens plus encore, car, comme le note saint Thomas , c’est accidentellement que tel homme devient, après son mariage, « père nourricier » ou « père adoptif » d’un enfant ; tandis que ce n’est point du tout d’une façon accidentelle que Joseph fut chargé de veiller sur Jésus. Il a été créé et mis au monde dans ce but. Ce fut sa prédestination.

 

C’est en vue de cette mission toute divine que la Providence lui avait accordé toutes les grâces reçues depuis son enfance, grâce de piété profonde, de virginité, de prudence, de fidélité parfaite. Surtout, dans les desseins éternels de Dieu, toute la raison d’être de l’union de Joseph avec Marie était la protection et l’éducation du Sauveur, et il reçut de Dieu un coeur de père pour veiller sur l’enfant Jésus.

 

C’est là la mission principale de Joseph, celle en vue de laquelle il a reçu une sainteté proportionnée, proportionnée en un sens, à son rang, au mystère de l’Incarnation, qui domine l’ordre de la grâce et dont les perspectives sont infinies.

 

r.p Garrigou Lagrange

op


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Publié le 27 Février 2011

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fête de st Benoît: 21 Mars

 

Ne rien préférer à l'amour du Christ .


 

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Oui, c'est une milice d'un nouveau genre, inconnue aux siècles passés, destinée à combattre sans relâche un double (a) combat contre la chair et le sang, et contre les esprits de malice répandus dans les airs.

 

Il n'est pas assez rare de voir des hommes combattre un ennemi corporel avec les seules forces du corps pour que je m'en étonne ; d'un autre côté, faire la guerre au vice et au démon avec les seules forces de l'Aine, ce n'est pas non plus quelque chose d'aussi extraordinaire que louable, le monde est plein de moines qui livrent ces combats; mais ce qui, pour moi, est aussi admirable qu'évidemment rare, c'est de voir les deux choses réunies, un même homme pendre avec courage sa double épée à son côté et ceindre noblement ses flancs de son double baudrier à la fois.

 

Le soldat qui revêt en même temps son âme de la cuirasse de la foi et son corps d'une cuirasse de fer, ne peut point ne pas être intrépide et en sécurité parfaite; car, sous sa double armure, il ne craint ni homme ni diable.

 

Loin de redouter la mort, il la désire. Que peut-il craindre, en effet, soit qu'il vive, soit qu'il meure, puisque Jésus-Christ seul est sa vie et que, pour lui, la mort est un gain?

 

Sa vie, il la vit avec confiance et de bon coeur pour le Christ, mais ce qu'il préférerait, c'est d'être dégagé des liens du corps et d'être avec le Christ; voilà ce qui lui semble meilleur.

 

Marchez donc au combat, en pleine sécurité, et chargez les ennemis de la croix de Jésus-Christ avec courage et intrépidité, puisque vous savez bien que ni la mort, ni la vie ne pourront vous séparer de l'amour de Dieu qui est fondé sur les complaisances qu'il prend en Jésus-Christ, et rappelez-vous ces paroles de l'Apôtre, au milieu des périls : « Soit que nous vivions ou que nous mourions, nous appartenons au Seigneur (Rom. XIV, 8).»

 

st Bernard

 

 

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thanks Dominic !

 

Knighting Ceremony 2011

 

 

 

"Béni soit le Seigneur mon Dieu, qui instruit mes mains pour la guerre et mes doigts pour le combat. Il est mon bienfaiteur et mon refuge, mon soutien et mon libérateur."

 

 

psaume 143

 

 

Quoi de plus doux, frères bien-aimés, que cette voix du Seigneur qui nous invite?

 


Voyez avec quelle tendresse le Seigneur nous indique la route de la vie!

 

Sanglés du ceinturon de la foi et de la pratique des bonnes actions, sous la conduite de l'Evangile, suivons donc ses chemins pour obtenir de voir dans son royaume celui qui nous a appelés.

 

 

règle de st Benoît

 

congratulations for the CD ..! beautiful.

thanks 

 

 

 

,

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 25 Février 2011

 

 

 

 

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ora pro nobis

 

 


 

photos : madonne petit placide

 

 

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Publié le 25 Février 2011

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  photo: petit Placide

 

D'un pas joyeux, nous marchons au long de la période de pénitence vers la Semaine Sainte et l'allégresse pascale.

 

Lorsque commence la Sexagésime, nous sommes déjà emplis d'un désir progressif de mourir et de ressusciter avec le Christ.

 

Combien cette période liturgique est admirable !

 

Et plus le temps de jeûne et de pénitence est profond, plus notre âme fleurit et devient printanière, car il y a une telle correspondance entre la vraie pénitence et le printemps que notre cœur de pierre s'amollit.

Evitant la distraction des herbes mauvaises qui étouffent le bon grain, nous préparons, en nous concentrant, la bonne moisson.


 

En vérité, c'est une période de concentration de la prière, de jeûne, de demande de pardon, de révision de notre âme. Plus est ardente notre pénitence et plus elle prodigue à notre âme la floraison, la joie qui augmente en Dieu.

 

Une fois encore, je suis frappé par l'épître d'aujourd'hui de l'apôtre Paul. Le grand Paul est appelé dans l'Eglise «apôtre des nations» ; lui qui fut ravi au troisième ciel, qui entendit les paroles ineffables, doit se défendre devant les païens, devant les empereurs de Rome, devant la synagogue hostile au christianisme ; il doit aussi se défendre devant ses propres confrères, son propre peuple, comme si celui qui a été engendré dans le  Christ devait se défendre devant eux !

 

Il est rare dans l'humanité que la mère soit méprisée par ses enfants ou, comme Paul, rejetée par sa postérité spirituelle, le contraignant à dire : moi aussi, je suis juif, moi aussi j’ai travaillé plus que les autres ; vous supportez vos détracteurs qui vous crachent au visage, vous humilient, vous dépouillent, mais en raison de ma faiblesse et parce que je vous aime, vous mettez en doute mon apostolat !

 

Ce saint Paul, cet humble Paul, doit souligner à cette foule qu'il a convertie, baptisée dans le Christ, portée dans ses entrailles spirituelles, qu'il a travaillé pour elle et il doit le lui répéter.

 

Dans cette douloureuse crise de l'Eglise.

 

Pensant alors à Paul, j'ai immédiatement saisi que tous les Paul qui accomplirent de grandes choses dans l'histoire de l'Eglise, ne furent pas que persécutés du dehors comme les martyrs, mais incompris et meurtris par leurs propres frères : les Hilaire de Poitiers, Athanase d’Alexandrie, Photius le Grand et tant d'autres, jusqu'à la petite Thérèse de Lisieux de qui certaines de ses sœurs disaient, lorsqu'elle mourut : «Cette petite, vraiment, lorsqu'elle sera morte, on n'aura rien à dire sur elle».

 

Pourquoi, pourquoi l'œuvre du Christ, cette Epouse immaculée pour laquelle Il versa son Sang précieux, pourquoi l'Eglise n'accorde-t-elle pas un soutien total à ses enfants, n'agit-elle pas à la manière de l'Etat qui donne sa protection à des savants en aidant la recherche scientifique, qui paie les généraux, les soldats, les députés, les hommes utiles à la cité du haut jusqu'en bas de l'échelle sociale ? Pourquoi les généraux du Saint-Esprit, les élus du Père ne reçoivent-ils pas de salaire, mais sont au contraire persécutés, incompris ? Pourquoi Dieu a-t-il organisé cette Eglise étrange ? Pourquoi celui qui vit au sein du Christ est-il, depuis les temps apostoliques, obligé de crier sa confession ?


 

Traverser des épreuves, c'est de l’eau qui coule en dehors de sa maison ; mais être attaqué par les siens...!

 

Le Christ l'a prévu et ne l'a point caché. Il a dit : «La vie de l'Eglise sera fondée sur la pierre de la foi et les portes de l'Enfer ne pourront l'ébranler» (Mt 16, 18).

 

Mais Il a aussi averti que la sœur serait contre sa sœur, le frère contre son frère, le père contre son fils (Lc 12, 53). Il a envisagé une multitude de Paul dans l'Eglise, donnant toute leur vie pour souffrir des gens du dehors, et aussi de l'intérieur de leur famille, sinon même de leurs enfants.

 

«Ainsi je fais souffrir les âmes». Oui, mais, derrière le diable, passe le Christ qui jette la semence.

 

 

 

Je connais une gravure de l'époque romantique, d'origine anglaise ou allemande, je ne sais plus, représentant le diable qui laboure la terre avec un air fort satisfait, et cette gravure porte cette inscription : «Ainsi je fais souffrir les âmes». Oui, mais, derrière le diable, passe le Christ qui jette la semence.

 

Les épreuves sont le fait du diable, oui, mais celles des saints, depuis saint Paul jusqu'à la petite Thérèse, sont plus profondes parce que la terre dans l'Eglise est vigoureusement remuée ; sans elles, il n'y a qu'un petit jardinage pour salades et non pour du blé.

 

Le diable se sert de toute sa sagesse ; il envoie une théorie d'obstacles : il n'est pas facile parfois, étant trahis par ses frères, de demeurer amoureux de Dieu et de l'Eglise et Satan travaille subtilement afin qu'on abandonne.

Et qu'arrive-t-il ? Il fait naître une bonne terre grasse, noire, et la semence divine tombe sur les saints de telle manière que le meilleur blé sort de cette terre grasse.

 

Le Christ aime tellement ses Paul, jusqu'à la petite Thérèse, qu'Il veut qu'aucun grain de sa Parole ne se perde en leurs âmes.

 

S'ils étaient bien portants, soutenus et loués par les leurs, récompensés comme l'Etat récompense les généraux et les hommes célèbres ou les vedettes de cinéma, imperceptiblement, leurs cœurs seraient moins labourés et s'empliraient de petites pierres de vanité, d'indifférence, de plaisirs, de distractions ; si le grain n’était pas tombé en profondeur, les oiseaux le picoreraient et le mangeraient peu à peu. En l'Eglise nul grain ne se perd. Tous donnent des fruits.

 

Et l'apôtre Paul pense : Je veux me glorifier de ma faiblesse, car dans ma faiblesse est la force de Dieu (2 Co 12, 9-10).


Je veux chanter Dieu pour toutes les faiblesses, pour toutes les épreuves, l'incompréhension de mes confrères, de mes enfants engendrés dans mon apostolat, car chaque épreuve qui est une douleur d'aujourd'hui prépare le terrain où la grâce et la gloire et la puissance de Dieu agiront soudainement !

 

En effet, disons-le, si nous ressentons aujourd'hui, au travers des paroles de l'Apôtre, la tragédie, le cri de douleur, l'indignation, la souffrance, mes amis, si nous pouvions nous indigner et dire orgueilleusement : j'ai travaillé plus que les autres, et, simultanément, je ne veux pas me vanter, si nous savions mesurer cette profondeur de peines à travers les siècles, nous comprendrions que nos petites douleurs ne sont rien, mais «vous n'avez pas de mesure pour les mesurer...».

 

Pourtant, ne craignez pas les souffrances... car l'apôtre Paul fut aussi ravi au troisième ciel !

 

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Publié le 25 Février 2011

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Me voici, ô bon et très doux Jésus, - prosterné en votre présence. - Je vous prie et je vous conjure - avec toute l'ardeur de mon âme ­ d'imprimer dans mon coeur - de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité, - un vrai repentir de mes fautes - et une volonté très ferme de m'en corriger ; - tandis qu'avec un grand amour et une grande douleur, - je considère et contemple en esprit vos cinq plaies, - ayant devant les yeux ces paroles - que le prophète David vous faisait dire de vous-même, ô bon Jésus : - " Ils ont percé mes mains et mes pieds, - ils ont compté tous mes os " (Ps. 21).

 

 

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Publié le 24 Février 2011

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photo: petit placide

 

 

"Seigneur, vous m'avez éprouvé, vous me connaissez;

 

si, prenant mon vol dès l'aurore, je vais habiter au-delà des mers, même là c'est votre main qui me conduit, et votre droite m'y saisit."`

 

psaume 138

 


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