Publié le 14 Mars 2011
spiritualite
Publié le 12 Mars 2011
"Je crie comme le petit de l'hirondelle, je gémis comme la colombe. Mes yeux se sont épuisés à regarder vers le ciel."
'Isaïe, 38
Publié le 11 Mars 2011
Je descendais de Jérusalem à Jéricho: je m'écroulai des hauteurs dans les bas-fonds; homme plein de vie, je devins un malade.
Je suis tombé aux mains des anges de ténèbres; ils m'ont arraché mon vêtement de grâce spirituelle et m'ont laissé à demi-mort, couvert de plaies.
S'il te plait, bande les plaies de mes péchés,, rends-moi la confiance de recouvrer la santé, car le mal s'aggrave quand on désespère de la guérison.
S'il te plait, applique-moi l'huile du pardon et verse-moi le vin de la componction. Et si tu me places sur ta monture, c'est un misérable que tu as relevé de la poussière, un pauvre que tu as fait remonter du fumier. 'ps. 112,7'
C'est toi qui as porté nos péchés,, toi qui as pour nous payé une dette que tu n'avais pas contractée. Si tu me conduis dans l'hôtellerie de ton Eglise, tu me réconforteras par la nourriture de ton corps et de ton sang.
Si tu prends soin de moi, je ne laisserai pas tes préceptes de côté, je ne courrai pas à la rencontre des bêtes enragées et frémissantes. J'ai besoin que tu me gardes aussi longtemps que je porte cette chair corruptible. Ecoute-moi donc, bon Samaritain, moi qui suis blessé, moi qui pleure et gémis, moi qui t'appelle en criant avec David:"Aie pitié de moi, ô mon Dieu, selon ta miséricorde."
st Grégoire le Grand.
Publié le 10 Mars 2011
""Car Jésus est un ouvrage et un mystère d'amour"
Vivre pour pâtir, mourir pour jouir.
louis Chardon.
Jésus, regardez ceux qui tombent,
Et que vos yeux de reproche nous redressent:
Sous votre regard, les tombés se relèveront,
Et dans les pleurs ils laveront leur faute.
ad laudes.
promitto stabilitatem meam et conversionem morum meorum et obedientiam secundum regulam Sancti Patris Benedicti.
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Publié le 10 Mars 2011
« Si nous vivions en permanence avec cette conscience que nous sommes les enfants de notre Père céleste, que nous sommes toujours sous son regard et que nous avons un rôle à jouer dans sa création, alors toutes nos pensées, toutes nos actions se transformeraient en prière. Nous nous tournerions sans cesse vers lui, nous serions en permanence conscients de sa présence, l’interrogeant, le remerciant, implorant son aide ou lui demandant pardon en cas de chute. Là, en effet, commence toute véritable prière, quand nous nous mettons en présence de Dieu. C’est une expression qu’utilisent tous les auteurs spirituels et c’est un concept que chacun de nous peut visualiser à sa manière, mais le plus difficile est certainement de le concrétiser en actes dans notre vie quotidienne.
Ce ne sont pas les mots qui font une prière, même les paroles du Notre Père que nous a enseigné le Seigneur lui-même, ni les paroles de toute autre prière devenue familière par une répétition constante. Il n’existe pas de formule magique dont les paroles seraient efficaces en soi et qui serait automatiquement entendue, et exaucée par Dieu en produisant l’effet escompté.
La prière, la véritable prière, est une communication, et une communication n’a lieu qu’entre deux personnes, deux esprits réellement présents l’un à l’autre. Dans la prière, nous devons donc faire davantage que simplement visualiser Dieu comme une sorte de figure paternelle. Sa présence fictive ne suffira pas, sa présence imaginaire ne suffira pas. Par la foi, nous savons que Dieu est toujours et partout présent, il attend que nous voulions bien nous tourner vers lui. C’est donc finalement nous qui devons nous tourner vers lui dans la foi, qui devons aller au-delà d’une simple représentation mentale jusqu’à croire, ou plutôt jusqu’à comprendre que nous sommes en présence d’un Père aimant toujours prêt à écouter nos histoires et à répondre à la confiance de nos cœurs d’enfants ».
recommandé par fides et ratio
Publié le 10 Mars 2011
convertis toi et crois à l'Evangile .
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"Ne tradas me, Domine, a desiderio meo peccatori: cogitaverunt contra me - ne derelinquas me, ne forte exaltentur.
Seigneur, ne me livrez pas au pécheur contre mon désir, ils conspirent
contre moi, ne m'abandonnez pas, ils en seraient trop fiers.
psaume139
jeudi à vèpres.
Le monde, en tant que cité du mal.
Abstraction faite de la venue du Christ, l'humanité déchue est dans les ténèbres et l'ombre de la mort. Elle appartient au diable," homicide dès le commencement" (Jean, VIII, 44)
Il faut la lui arracher. Mais elle ne peut être sauvée que par le sang du Christ.
"Le diable est pécheur dès l'origine, c'est pour détruire les oeuvres du diable que le Fils de Dieu est apparu" (I Jean III,8)
Le Christ est-il reçu? le monde objet de rédemption, se change en monde réconcilié; voilà la cité de Dieu.
Le Christ est-il refusé? Le monde objet de rédemption se change en monde damné; voilà la cité du diable.
La venue du Christ agit dès lors à la manière d'un jugement discriminateur:" Qui croit en lui n'est pas condamné; qui ne croit pas est déjà condamné, parce qu'il n'a pas cru au Nom du Fils unique de Dieu.
Et le jugement, le voici: la lumière est venue dans le monde (dans le monde objet de rédemption), et les hommes ont mieux aimé les ténèbres que la lumière parce que leurs oeuvres étaient mauvaises." (Jean III,18,19).
Deux manières d'être se partagent donc les hommes.
Ils sont de Dieu ou du diable (et le conflit pourra se transporter à l'intérieur de chacun d'eux.)
Ils agiront selon ce qu'ils sont. Mais leur manière d'être n'est pas fatale. Elle dépend d'une option primordiale: à eux de décider pour la lumière ou pour les ténèbres.
...
le monde mauvais reste créature de Dieu; en se dressant contre la Source de son être, il ne peut produire que de l'apparence, de l'illusion, du mensonge; illusion qui est non pas simple erreur passagère, mais volonté foncière et consciente de révolte contre Dieu, lequel est " Vérité".
Cardinal Journet.
Le monde sera désormais ma croix, tandis que je serai la croix du monde. Il trouvera son cercueil dans mon coeur et sa mort en mon esprit; cependant, il sera ma sépulture où je deviendrai totalement insensible à toutes les délices. il sera mon tourment et je serai son supplice.
L'antipathie qui est entre nous deux fera qu'il ne trouvera rien en moi que ce dont il a plus d'horreur, et que je ne verrai quoi que ce soit, en lui, que ce qui me fait plus d'aversion que l'enfer même, dont les flammes me sembleront moins cruelles que l'obligation de prendre la moindre respiration parmi les plaisirs de la terre...
louis Chardon: la croix de Jésus.
Publié le 10 Mars 2011
Publié le 7 Mars 2011
of petit Placide
Mon Jésus, vous avez vu mes faiblesses, mes retards à comprendre, mes faiblesses à agir, mes hésitations devant le moindre effort, mes manques de générosité sans cesse renouvelés.
Et sachant tout cela, voyant tout cela, vous êtes venu, vous avez parlé, agi, souffert, vous êtes mort en Croix... et vous êtes resté, et vous restez sans fin.
"Vous restez dans le Tabernacle, vous restez dans la pauvre maison branlante de mon coeur avec la porte ouverte à tout venant, avec les fenêtres où je regarde sans cesse au lieu de vous contempler vous seul, avec les murs que vous relevez et qui retombent, avec des appartements malpropres et si vides, où devraient resplendir vos traits, où ceux de l'ennemi reparaissent à chaque instant; vous me parlez du matin au soir sans que je sache vous entendre et vous répondre; où la cohue des pensées vaines, des petits intérêts, des désirs mesquins, de tous les mouvements de passion vous repousse ou vous masque, vous fait la place si petite et la part si restreinte.
"Comment pouvez-vous rester dans de telles conditions? Moi, j'aurais disparu depuis longtemps en faisant claquer les portes, et je refuserais de rentrer à toutes les supplications; je me serai vengé, j'aurais pris une attitude hostile, j'aurais mal parlé de celui qui m'eût tant manqué; j'aurais nourri dans mon coeur à son égard et manifesté de toutes manières mon mécontentement, ma rancune.
"Comme nous sommes loin de l'autre! Et comme mes rêves d'union seraient irréalisables si vous êtiez comme moi! Et cependant j'espère, je garde confiance.
Plus je suis loin et plus votre amour éclatera en me rapprochant de vous et en vous rapprochant de moi!
dom Guillerand.
Publié le 5 Mars 2011
Memento,homo,quia pulvis es et in pulverem reverteris"
Le petit Placide vous souhaite un bon et saint Carême
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2011
R. Attende, Domine, et miserere, quia peccavimus tibi.
R. Écoutez-nous, Seigneur, et ayez pitié de nous, car nous avons péché contre Vous.
1. Ad te Rex summe, omnium redemptor,
oculos nostros sublevamus flentes ;
exaudi, Christe, supplicantum preces.
1. Vers Vous, souverain Roi, Rédempteur de tous les hommes,
nous élevons nos yeux pleins de larmes.
Écoutez, o Christ, nos prières suppliantes !
2. Dextera Patris, lapis angularis,
via salutis, ianua caelestis,
ablue nostri maculas delicti.
2. Droite du Père, pierre angulaire,
voie du salut, porte du ciel,
Lavez les souillures de notre péché.
3. Rogamus, Deus, tuam maiestatem ;
auribus sacris gemitus exaudi ;
crimina nostra placidus indulge.
3. Nous prions, ô Dieu, Votre Majesté ;
que Vos oreilles saintes entendent nos gémissements ;
Dans Votre bonté, pardonnez-nous de nos crimes.
4. Tibi fatemur crimina admissa ;
contrito corde pandimus occulta ;
tua Redemptor, pietas ignoscat.
4. Nous Vous avouons les fautes commises ;
d’un cœur contrit nous Vous dévoilons nos péchés ;
Ô Rédempteur, que Votre clémence pardonne.
5. Innocens captus, nec repugnans ductus,
testibus falsis pro impiis damnatus ;
quos redemisti, tu conserva, Christe.
5. Arrêté innocent et emmené sans résistance,
Vous avez été condamné pour les pécheurs par de faux témoins ;
Ô Christ, conservez ceux que Vous avez rachetés.
Publié le 4 Mars 2011
photo petit placide
"Lord, do you realize that you need me, so that you can exercise your mercy?"
Mother Angelica
"Seigneur, qu'est-ce que l'homme pour vous révéler à lui? le fils de l'homme pour que vous en teniez compte?"
ps.143
vers la Lumière pascale
photo petit placide
Aujourd'hui, avec Abraham, avec Jésus-Christ et l'Eglise, nous montons à Jérusalem (Luc 18, 31-43), nous allons commencer le long chemin du Carême, chemin de l'exode et de la Pâque, chemin de l'abnégation d'amour qui efface les longues errances loin de la Lumière de Vie.
Cette annonce que Jésus fait de son chemin de Croix et les trois Jours de sa Pâque douloureusement glorieuse, nous ne la comprenons pas mieux que ses disciples : "cette parole leur est cachée, ils n'y comprennent rien".
Alors Jésus, poursuivant silencieusement son chemin, dialogue avec un mendiant aveugle qui guettait son "passage" et accomplit exactement la volonté de ce mendiant : voir clair !
Et cet homme, marchant désormais dans une lumière qui échappait aux disciples, suit pas à pas le Christ qui monte de Jéricho à Jérusalem où Il va accomplir le don de son amour, l'offrande de sa vie, la victoire sur la mort, la Résurrection de Lumière.
Cette vision de la Lumière d'amour donne aux aveugles que nous sommes la louange de la Gloire de Dieu. Sa Gloire, c'est le ruissellement de son amour, rendu visible dans l'offrande sur l'Arbre de la Croix.
Entendons cette louange de tout un peuple et des aveugles (rapportée par l'Evangile), ne soyons pas sourds et ne cherchons pas à étouffer cette voix, comme faisaient les disciples. De nouveau en notre siècle, elle se fait entendre cette louange charismatique des malades guéris, des aveugles illuminés, et des pauvres évangélisés, souvent loin des temples officiels et malgré les incompréhensions des disciples, les protestations des fidèles. L'audition de la louange nous conduira à entendre la Parole de Dieu semée sur notre terre, "révélée aux petits et cachée aux sages et aux prudents". Si nous la cultivons, cette semence fera en nous son travail du lumière, de vie. "La foi vient par l'audition de la Parole" (saint Paul). "L’audition est un degré vers la vision" (saint Bernard).
"Ecoute, ma fille et regarde ! Incline ton oreille et oublie ton peuple et la maison de ton père ! Alors le Roi s'éprendra de ta beauté"
(Psaume 45, 11).
Fais, comme Abraham, quitte la maison de tes habitudes et de tes attachements, le confort de ton inconscience et de tes raisonnements aveugles et suis Jésus-Christ sur la montagne de la Vision, la vision de la véritable lumière, la lumière vivante de l'Amour.
"J'ai beau être, corps et âme, un seul homme quant à la personne, j'en découvre pourtant deux en moi : le vieux et le nouveau, le terrestre et le céleste, le fils de l'homme et le fils de Dieu."
- Isaac de l'Etoile,
1er Sermon pour le dimanche de la Quinquagésime
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