spiritualite

Publié le 27 Mars 2008



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"
L'âme de l'homme est par elle-même immortelle depuis la création - qu'est-ce le Christ a donc apporté de nouveau? Oui, l'âme est immortelle, parce que l'homme demeure de manière singulière dans la mémoire et dans l'amour de Dieu, même après sa chute. Mais sa force ne lui suffit pas pour s'élever vers Dieu. Nous n'avons pas d'ailes qui pourraient nous porter jusqu'à une telle hauteur. Et pourtant rien d'autre ne peut combler l'homme éternellement si ce n'est être avec Dieu. Une éternité sans cette union avec Dieu serait une condamnation. L'homme ne réussit pas à atteindre les hauteurs, mais il aspire à monter: "Du ventre des enfers, j'appelle..." Seul le Christ ressuscité peut nous mener jusqu'à l'union avec Dieu, jusqu'à ce point où, par nos forces, nous ne pouvons parvenir. Lui prend vraiment la brebis perdue sur ses épaules et il la ramène à la maison. Nous vivons accrochés à son Corps, et, en communion avec son Corps, nous allons jusqu'au cœur de Dieu. Ainsi seulement la mort est vaincue, nous sommes libres et notre vie est espérance.

Telle est la joie de la Vigile pascale: nous sommes libres. Par la résurrection de Jésus, l'amour s'est manifesté plus fort que la mort, plus fort que le mal. L'amour l'a fait descendre et il est en même temps la force par laquelle il est monté; la force par laquelle il nous porte avec lui.

Unis à son amour, portés sur les ailes de son amour, comme des personnes qui aiment, nous descendons avec lui dans les ténèbres du monde, en sachant que nous montons aussi avec lui.

Prions donc en cette nuit:

Seigneur, montre aujourd'hui encore que l'amour est plus fort que la haine; qu'il est plus fort que la mort. Descends aussi dans les nuits et dans les enfers de notre temps et prends par la main ceux qui attendent. Conduis-les à la lumière! Sois aussi avec moi dans mes nuits obscures et conduis-moi au-dehors! Aide-moi, aide-nous à descendre avec toi dans l'obscurité de ceux qui sont dans l'attente, qui crient des profondeurs vers toi! Aide-nous à les conduire à ta lumière! Aide-nous à parvenir au "oui" de l'amour, qui nous fait descendre et qui, précisément ainsi, nous fait monter également avec toi! Amen. "




Benoit XVI messe de la nuit pascale. (sublime..)

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Publié le 26 Mars 2008

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"Laissons-nous illuminer par la lumière éclatante de ce Jour solennel ."

Benoit XVI

"les yeux ouverts à la lumière divine..."

prologue de la ste Règle.

Mes frères, en lisant attentivement les saintes Ecritures, vous avez appris à connaître cette femme du nom de Marie-Madeleine. Comme quelques-uns pourraient encore être dans l'ignorance sur ce point, rappelons que Madeleine est cette femme que le Seigneur a délivrée de sept démons, et à laquelle beaucoup de péchés furent pardonnés , parce qu'elle avait beaucoup aimé. Que l'Eglise coure donc, qu'elle coure à la Pierre. « Or, la Pierre était le Christ ». Ne craignez pas de comparer à l'Eglise Marie-Madeleine, qui, délivrée des esprits immondes, doit s'empresser la première d'accourir au tombeau du Seigneur.

 « Elle s'adressa donc à Pierre et à l'autre disciple que Jésus aimait, et leur raconta les a faits en ces termes: Ils ont enlevé le Seigneur du tombeau, et nous ne savons où ils l'ont placé. Les Apôtres accoururent et, étant entrés dans le tombeau, ils virent les linceuls qui y avaient été laissés ». Mais ils ne purent voir les anges, parce que les ténèbres de la crainte refoulaient encore dans ces Apôtres la lumière de la foi. Ils regardèrent et retournèrent à Jérusalem; quant à Madeleine, elle ne retourna pas, mais elle se tenait en pleurant à l'entrée du sépulcre, et parce que Dieu ne refuse jamais rien à ceux qui le cherchent, « elle s'inclina en pleurant vers le tombeau, et elle vit deux anges vêtus de blanc et assis l'un à la tête et l'autre au pied du sépulcre dans lequel Jésus avait été déposé.

Les anges lui disent: Femme, pourquoi pleurez-vous? ou qui cherchez-vous  ? » Madeleine répondit : Je cherche mon Maître, mon Sauveur; il m'a beaucoup gratifiée, car il m'a délivrée de sept esprits impurs. Malheureuse esclave, j'étais conduite où je ne voulais pas, mais à l'arrivée du Sauveur les chaînes de mes péchés furent rompues et je méritai de suivre Celui que je ne méritais pas.  Maintenant ils ont enlevé mon Seigneur, et  je ne sais où ils l'ont placé ». O femme, les Apôtres n'ont pu voir les anges, parce qu'ils ont douté; vous les avez vus parce que vous avez cru. Mais à votre tour vous avez commencé à douter. Et, qui donc pouvait enlever le Seigneur, s'il n'avait voulu ressusciter le troisième jour, comme il l'avait promis?

 « S'étant retournée, elle vit le Seigneur debout ».
Voilà, mes frères, ce que peuvent l'amour de Dieu et la foi; Dieu se laisse vaincre par les larmes et par l'humilité. Si Madeleine ne s'était pas inclinée en pleurant, elle, n'aurait pas vu les anges; si elle ne s'était pas retournée, elle n'aurait pas mérité de voir le Seigneur. « Jésus lui dit : Marie, pourquoi pleurez-vous? qui cherchez-vous (2)? » Madeleine, ouvrant les yeux, le reconnut et s'écria : Seigneur, vous êtes mon Roi et mon Dieu. Abstenez-vous de me toucher, lui dit Jésus, car je ne suis pas encore monté à mon Père. Madeleine reprit : « Mon Seigneur et mon Dieu ». Vous vous montrez à moi, que me reste-il à désirer?

st Augustin.


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Publié le 26 Mars 2008

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"Consolidez ce qui est ébranlé; et qu'une nouvelle Europe, une Europe catholique, s'élève bientôt à la place de celle que l'hérésie et toutes les fausses doctrines nous ont  faite.... "

Nous vous saluons avec amour, ô Benoît, vase d'élection, palmier du désert, homme angélique ! Quel mortel a été choisi pour opérer sur la terre plus de merveilles que vous n'en avez accompli? Le Christ vous a couronné comme l'un de ses principaux coopérateurs dans l'œuvre du salut et de la sanctification des hommes. Qui pourrait compter les millions d'âmes qui vous doivent la béatitude éternelle, soit que votre Règle immortelle les ait sanctifiées dans le cloître, soit que le zèle de vos fils ait été pour elles le moyen de connaître et de servir le grand Dieu qui vous a élu ? Autour de vous, dans le séjour de la gloire, un nombre immense de bienheureux se reconnaît redevable à vous, après Dieu, de la félicité éternelle; sur la terre, des nations entières professent la vraie foi, parce qu'elles ont été évangélisées par vos disciples.

O Père de tant de peuples, abaissez vos regards sur votre héritage, et bénissez encore cette Europe ingrate qui vous doit tout, et qui a presque oublié votre nom. La lumière que vos enfants lui apportèrent a pâli; la chaleur par laquelle ils vivifièrent les sociétés qu'ils fondèrent et civilisèrent par la Croix, s'est refroidie; les ronces ont couvert en grande partie le sol dans lequel ils jetèrent la semence du salut : venez au secours de votre œuvre ; et, par vos prières, retenez la vie qui menace de s'éteindre. Consolidez ce qui est ébranlé; et qu'une nouvelle Europe, une Europe catholique, s'élève bientôt à la place de celle que l'hérésie et toutes les fausses doctrines nous ont  faite....

Soutenez la sainte Eglise par votre intercession puissante, ô Benoît!

 Père de tant de Pasteurs des peuples, obtenez-nous des Evêques semblables à ceux que votre Règle a formés. Père de tant d'Apôtres, demandez pour les pays infidèles des envoyés évangéliques qui triomphent par le sang et par la parole, comme ceux qui sortirent de vos cloîtres. Père de tant de Docteurs, priez, afin que la science des saintes lettres renaisse pour le secours de l'Eglise et pour la confusion de l'erreur.

Père de tant d'Ascètes sublimes, réchauffez le zèle de la perfection chrétienne, qui languit au sein de nos chrétientés modernes. Patriarche de la Religion dans l'Occident, vivifiez tous les Ordres Religieux que l'Esprit-Saint a donnés successivement à l'Eglise; tous vous regardent avec respect comme un ancêtre vénérable ; répandez sur eux tous l'influence de votre paternelle charité.

Enfin, ô Benoît, ami de Dieu, priez pour les fidèles du Christ, ..

 Elevez leur courage par vos exemples et par vos préceptes; qu'ils apprennent de vous à dompter la chair, à la soumettre à l'esprit; qu'ils recherchent comme vous la retraite, pour y méditer les années éternelles ; qu'ils détachent leur cœur et leurs pensées des joies fugitives du monde.

La piété catholique vous invoque comme l'un des patrons et des modèles du chrétien mourant ; elle se souvient du spectacle sublime qu'offrit votre trépas, lorsque debout au pied de l'autel, soutenu sur les bras de vos disciples, touchant à peine la terre de vos pieds, vous rendîtes votre âme à son Créateur, dans la soumission et la confiance ; obtenez-nous, ô Benoît, une mort courageuse et tranquille comme la vôtre. Ecartez de nous, à ce moment suprême, toutes les embûches de l'ennemi ; visitez-nous par votre présence, et ne nous quittez pas que nous n'ayons exhalé notre âme dans le sein du Dieu qui vous a couronné.

dom Guéranger.




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Publié le 26 Mars 2008




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"On a enlevé mon Seigneur et je ne sais pas où on l'a mis. Si c'est toi qui l'a enlevé, dis-le moi, que j'aille le reprendre alleluia."

"Enfin des saintes, Marie-Madeleine, Marie, mère de Jacques et de Joseph, animées d'un pieux dessein, mais victimes d'une erreur, cherchaient le Sauveur dans le tombeau.

Leur bonne volonté fut louée, mais leur erreur fut réfutée. Cet Ange qui roulait la pierre , était assis sur la pierre. Et que montrait-il? Cette pierre sur laquelle je suis assis ne peut enchaîner mon Seigneur, puisqu'elle est foulée par son serviteur; par conséquent, cette pierre n'a pu enchaîner Jésus. Il dit donc aux femmes qui venaient chercher le Sauveur : « Vous cherchez Jésus, il n'est plus ici  ». Où est-il? Au ciel? Il est au-delà des cieux. Sur la terre ? Il est au-delà de la terre. Il est partout où vous voudrez; il est tout entier partout où vous êtes, partout où vous êtes et partout où vous puissiez être, vous qui le cherchez, vous êtes en celui que vous cherchez. Ecoutez donc ce que dit l'ange aux saintes femmes: « Pourquoi cherchez-vous parmi les morts Celui qui est plein de vie? Pourquoi cherchez-vous le Seigneur dans un tombeau ? » Vous cherchez Jésus, vous cherchez le Seigneur, parce que si vous cherchiez seulement Jésus, vous sauriez certainement qu'il est vivant, vous l'entendriez vous dire : « Au milieu de vous il en est un « que-vous ne connaissez pas». « Le royaume de Dieu est au dedans de vous  ». L'ange dit donc aux saintes femmes: Vous cherchez Jésus dans le tombeau, croyez qu'il est ressuscité et que vous avez en vous-mêmes Celui que vous cherchez.

Saint Augustin.


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Publié le 26 Mars 2008


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"Aujourd'hui, frères, chantons donc Alléluia! Non pour charmer notre repos, mais pour alléger notre fardeau. Comme chante le voyageur, chante Alléluia. Chante et marche! Chante pour soutenir ton effort, ne cultive pas la paresse. Chante et marche ! Progresse dans le bien. Chante et marche, sans t'égarer, sans reculer, sans piétiner. Chante Alléluia!"


 

st Augustin.


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Publié le 25 Mars 2008

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"L"homme de Dieu Benoît avait le visage serein; ses moeurs étaient angéliques, et la lumière de la foi était telle en lui que, même sur la terre, il semblait habiter les cieux."

Toute cette belle ordonnance de la vie vient du don de sagesse qui engendre dans l'âme  la tranquilité de l'ordre.
Cette relation n'avait pas échappé à saint Augustin, et voici ce qu'il en dit:" La sagesse convient aux pacifiques, dans lesquels toutes choses sont bien ordonnées et dans lesquels aussi il n'y a aucun mouvement qui s'élève contre la raison, mais où tout est soumis à Dieu: et c'est de ceux-là que le Seigneur parle quand il dit:"
Beati pacifici
".

Le saint Docteur applique non sans raison à l'union suprême celle des béatitudes qui regarde les pacifiques. C'est que là, en effet, ce n'est plus seulement la patience qui est pratiquée dans les choses adverses, mais la paix; ce n'est pas la vertu seulement qu règne en eux, mais la béatitude.

Le propre de cet état est donc d'asseoir l'âme dans la paix. Il semble que le Seigneur ait accomplit en elle ce qu'il promettait:" Je vais faire couler sur elle la paix comme un fleuve. (Is.LXVI,12).; et qu'il a réalisé l'aspiration de l'âme:" Seigneur, donnez-nous la paix, car toutes vos oeuvres, c'est vous qui les avez faites pour nous. (Ibid. XXVI,12)
Là se justifie entièrement ce que l'épouse dit au Cantique sacré:" Je suis, à ses yeux, celle qui a trouvé la paix. (Cant. VIII,12)

L'épouse du Roi pacifique est devenue elle-même pacifica par son union avec lui; car elle a recueilli et mis en acte la parole de son Epoux divin: "Je vous laisse la paix; je vous donne ma paix." (Jean XIV, 27), si bien commentée ainsi par saint Denys:

" Mais que ne devrait-on pas dire de cette paix qui nous fut donnée en la charité de Jésus-Christ? Car c'est par là que nous avons appris à n'être plus en guerre avec nous-mêmes, avec nos frères, avec les saint Anges; c'est par là au contraire, qu'en leur société et selon la mesure de nos forces, nous produisons des oeuvres divines, sous l'impulsion de Jésus qui opère tout en tous, crée en nous une paix ineffable, prédestinée de toute éternité, et nous réconcilie avec lui dans l'Esprit et en lui-même et par lui avec le Père."

Oui, cette ineffable paix qui s'installe dans l'âme humaine y établit du même coup comme un solennel silence et une activité merveilleuse et tranquille; c'est la paix que saint Paul souhaitait aux Philippiens qand il leur disait:" Et la paix de Dieu, qui surpasse toute intelligence, gardera vos coeurs et vos pensées dans le Christ Jésus." (IV,7)
Elle dépasse évidement la partie sensitive de l'âme, mais elle la contient et la domine pour s'emparer des facultés maitresses, l'intelligence et la volonté, qu'elle conserve dans l'ordre et dans l'équilibre: "Vous m'avez touché et je me suis enflammé pour votre paix" dit saint Augustin (Conf.)

Cette paix est le fruit d'une certaine solidité dans le bien que l'âme obtient seulement dans l'état de transformation en Dieu. Elle est la forme ordonnée de la charité parfaite, et suppose dans celui qui la possède une subordination admirable et habituelle qui lui permet de se ranger parmi les vrais obéissants, ce qui est le programme de saint Benoît conduisant son disciple à la sainteté.

mère Cécile Bruyère.
la vie spirituelle et l'oraison.

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Rédigé par philippe

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Publié le 25 Mars 2008

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« Au nom du Christ. Il y avait en France; un prêtre instruit à l'école de son pieux abbé. Il résolut. d'aller en Italie chercher où gisaient sans honneurs les ossements du saint père Benoît. Enfin il parvint à un lieu désert, à 70 ou 80 milles de Rome, où autrefois saint Benoît avait bâti un monastère et l'avait affermi en faisant régner parmi ceux qui l'habitaient la charité fraternelle.

« Cependant le susdit prêtre avec ses compagnons de voyage n'était pas sans préoccupation, dans l'ignorance où il était de l'état des lieux. Il ne trouvait pas trace de cimetière où il pût faire ses recherches. Enfin, un bouvier, qu'il gagea à prix d'argent, lui indiqua en détail les diverses parties du monastère. Mais pour obtenir la grâce de connaître le sépulcre de saint Benoît, il jeûna, ainsi que ses compagnons, pendant deux, puis trois jours. Au bout de ce temps, le secret tant souhaité fut révélé pendant la nuit au frère cuisinier. Celui-ci, dès le matin, se hâta d'indiquer le lieu de la sépulture. Ainsi ce fut le dernier d'entre eux qui eut cet honneur, afin qu'apparut la vérité de cette parole de saint Paul : « Dieu a choisi ce que le monde tenait pour méprisable, et  il méprise ce que les hommes estiment grand; » et encore cette parole du Seigneur : « Que celui qui, parmi vous, veut être grand, soit votre serviteur;» et ailleurs : «Celui qui, parmi vous, voudra être le premier, sera votre serviteur. »

«S'étant alors livrés à un examen plus attentif des lieux, ils découvrirent une pierre sépulcrale, qu'ils perforèrent. L'ayant ensuite brisée, ils se trouvèrent en présence des ossements du saint abbé Benoît. Dans le même monument, mais dans un compartiment inférieur, séparé du premier par une pierre de marbre, gisaient les ossements de sainte Scholastique, sa soeur, Dieu ayant voulu unir dans la mort ceux que les liens du sang et de la charité avaient unis dans la vie.

« Après avoir lavé et réuni ces restes précieux, ils placèrent dans un cercueil très pur, probablement en soie, chaque corps à part cependant, et ils les transportèrent dans leur pays, à l'insu des Romains, qui n'auraient pas manqué, s'ils avaient eu connaissance du larcin, de s'y opposer même par les armes.

« Dieu avait sans doute révélé ces saintes reliques à ces pieux ravisseurs, afin de rendre plus éclatante aux yeux des hommes la sainteté de son serviteur. Ce but fut presque immédiatement atteint; car le linge employé à renfermer les deux corps parut comme teint d'un sang si vermeil qu'on l'aurait cru émané de corps vivants. Jésus-Christ manifestait par làque ces deux saints vivaient avec lui dans l'éternité, puisque leurs corps morts produisaieut de tels prodiges. [20]

« Cependant, on mit le précieux fardeau sur un cheval, qui le porta sans aucune fatigue, malgré la longueur de la route à parcourir. Ni les forêts ni les sentiers étroits et escarpés ne purent faire obstacle aux pèlerins, qui attribuèrent à saint Benoît et à sainte Scholastique l'heureuse issue d'un tel voyage. lls arrivèrent ainsi sans encombre en France, dans un monastère nommé Fleury. C'est là que les deux corps saints reposent en paix, en attendant la résurrection glorieuse, et ils y comblent de bienfaits ceux qui y prient, par leur intercession, Dieu le Père par Jésus-Christ son Fils, qui vit et règne avec lui dans l'unité du Saint-Esprit dans les siècles des siècles. Amen. »

l
ien


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Publié le 25 Mars 2008


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O Benoît, père d'une incomparable famille, chef et patriarche des moines, espoir et soutien de ceux qui crient vers vous de tout l'élan de leur coeur, je me recommande humblement à votre très sainte protection: afin que par l'excellence de vos mérites,, vous me fortifiez contre tout ce qui serait nuisible à mon âme et que, dans votre grandee miséricorde, vous m'obteniez la grâce d'une sainte componction et le don des larmes, par lequel je pourrai pleurer abondamment tant de fautes et d'égarements commis dès ma jeunesse et qui ont si souvent contristé l'aimable Seigneur Jésus, notre tout désirable! puissè-je vous louer et vous honorer dignement.

O olivier! vigne féconde plantée dans la maison de Dieu! O vase d'or, orné de pierres précieuses,  choisi selon le coeur de Dieu, décoré des dons célestes comme d'autant de pierres étincelantes, je vous prie, je vous conjure avec toute l'ardeur de mon coeur, avec tout l'élan de mon âme, je vous supplie, ô Père très clément, ô mon doux Maître, de vous souvenir de moi, pauvre pécheur, auprès de Dieu, afin que le Seigneur, dans sa miséricorde, me pardonne tous mes péchés, qu'il me maintienne dans la bonne voie et ne permette pas qu'en aucune rencontre je m'éloigne jamais de lui; mais qu'il m'admette après vous, ô mon Père, en la compagnie des Bienheureux et à la particiipation de l'éternelle vision: là, avec vous et avec tous les saints moines qui ont milité ici-bas sous votre étendard, je pourrai me réjouir à jamais. J'attends cette grâce par Notre Seigneur Jésus-Christ qui vit et tègne dans les siècles des siècles.

Ainsi soit-il.

Nous vous en supplions, ô Dieu tout-puissant, par les mérites de notre bienheureux Père saint Benoît, de ses disciples saint Maur et saint Placide, de la vierge Scholastique sa soeur, et de tous les saints moines qui ont milité sous son étendard et sous sa direction, daignez renouveler en nos âmes votre Esprit-Saint afin que, mus par sa bienfaisante impulsion, nous triomphons des embûches de la chair, du monde, et du démon: et parce que la palme de la victoire, ne saurait être cueillie que par ceux qui ont soutenu le labeur du combat, , accordez-nous la patience dans l'adversité, la constance pour résister aux tentations, la prudence dans les périls. Donnez-nous la pureté de la continence, l'amour de la pauvreté, le fruit de l'obéissance, la ferme volonté d'être fidèles aux observances monastiques. Soutenus ainsi de vos consolation intérieures et unis par les liens de la charité fraternelle, puissions-nous vous servir unanimement, d'un seul élan, d'un seul amour; ainsi, n'usant des biens temporels que pour nous acheminer vers l'éternelle patrie, nous mériterons enfin d'être réunis, vainqueurs et couronnés, à la société des saints moines.

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Publié le 25 Mars 2008

O glorieux Patriarche des moines, Benoît, bien-aimé du Seigneur, Père très secourable envers tous les pécheurs qui requièrent votre protection, moi qui suis un pauvre pécheur, je viens à vous. Jamais un malheureux ne s'adressera à vous sans recevoir aide et consolation. Je sais que vos prières ont ressuscité des morts, que vous avez rendu la vigueur aux boîteux, la vue aux aveugles, l'ouïe aux sourds; que vous avez brisé les liens des captifs, soulagé par des miracles la pauvreté des indigents et que vos reliques sacrées elles-mêmes ont opéré de nombreux miracles.
Rempli de confiance, je m'approche donc de vous, Père plein de tendresse, et de tout mon coeur, je vous demande d'intervnir miséricorieusement en ma faveur auprès de Dieu.

Veuillez me recevoir et me conserver toujours en votre garde; défendez de tous les maux mon corps et mon âme, préservez-moi, avec tous ceux qui me sont chers, de la puissance des mauvais anges. Priez surtout pour mon salut éternel.


O Père miséricordieux, ne me repoussez pas mais obtenez-moi, par vos mérites, la grâce de mourir dans l'amitié divine, en sorte que je sois digne de parvenir près de vous au Paradis, et de chanter avec vous pour l'éternité, les miséricordes du Seigneur.

Amen.

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Publié le 24 Mars 2008


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Pour ma part, je suis resté là vu le temps et suis allé au carmel de Chavagnes..dans la plus grande simplicité d'une veillée de Pâques 'à la moderne'. Mais mon coeur était dans la joie de la Résurrection.  Nous avons à exercer sans doute la foi en de telles occasions.
 Vivre de l'intelligence et de la foi, les consolations, les choses sensibles seront pour le ciel. Nous en aurons tout le temps. La médiocrité de ces cérémonies nous surprend quand même et nous laisse perplexe, en suspend.
La bénédiction du cierge pascal, de l'eau, du feu, d'une simplicité quand même étonnante. Il y a eu quand même le renouvellement des promesses du baptême. Quelle pauvreté liturgique.

 J'ai pu suivre avec enthousiasme sur EWTN les retransmissions en direct de Rome où j'ai pu constater le changement radical de liturgie avec notre saint Père, moins théâtral que son prédécesseur depuis le départ de Mgr Marini. La volonté du Saint Père est claire, redonner à la liturgie toute sa valeur. Peu de cardinaux ont communié dans la main. Comme quoi, sauf un ostensiblement qui l'a fait comme par provocation. Les irréductibles, il y en a encore, il y en a eus, il y en aura toujours, vieux combattants d'idées déjà enfouies dans les décombres.
  Les "muchas gratias santo padre", de celle qui commentait en espagnol l'évènement nous faisaient assurément plaisir et l'on sentait l'attachement inconditionnel de cette chaîne avec le Saint Père. Quel bonheur. Notre coeur vibrait à cent à l'heure.

 Quelle envolée spirituelle dans ses discours, ce qui laisse à espérer pour ce pontificat de nouvelles vocations religieuses pour l'Eglise et pour l'ordre bénédictin. Notre enthousiasme de catholique, d'oblat repart. "Notre coeur n'était-il pas tout brûlant lorsqu'il nous racontait les Ecritures?"
Je crois au renouveau liturgique et j'ose espérer qu'en  France les ordres religieux suivront vers l'unité enfin espérée et tant attendue d'un seul et même rite catholique.
Il est évident de constater que dans nos paroisses proches, il y a un gros fossé qu'un jour il faudra remplir. Ce temps là est encore loin.. le verrons-nous?  Je ne serai sans doute plus là .  Amèrement l'on se pose la question de savoir quel lien les réunit avec Rome, non plus grand chose. L'on est réduit trop souvent à ne pouvoir assister qu'à la consécration et à la communion. Le reste n'étant que du rajouté de manifestations bizarres qui n'ont plus rien à voir avec la liturgie, confectionné par des laïcs dont on ignore les intentions.

 Je ne sais si nos abbayes seraient prêtes à revoir leurs positions aussi quant au rite traditionnel, je suis convaincu que le temps viendra où l'on retrouvera enfin toute la beauté de la liturgie tridentine avec l'évolution qu'a apporté ces derniers temps l'Eglise, tout ce qu'auront pu lui donner les mouvements divers traditionnels, pour  et vers un seul et unique rite catholique.

  ("Avec l'évolution" comme des moyens d'apostolat d'aujourd'hui,  du Concile Vatican 2,  sans rester enfermé, cloisonné dans un passé,  mais en prenant considération de tout ce qui a pu se faire de bien dans l'Eglise ces temps derniers, des moyens modernes d'apostolat, en vue de la communication avec la jeunesse d'aujourd'hui, pas celle d'il y a trente ans; tenant compte de leurs aspirations et de leurs besoins, en intégrant le message des derniers saints contemporrains, mère Térésa et autres, de l'évolution de la mystique, loin de s'enfermer dans un esprit janséniste de passé révolu, avec le langage de l'Eglise d'aujourd'hui comme elle a su l' exprimer... )

Oui tout cela laisse nos coeurs dans l'Espérance et dans la joie. Nos regards se tournent non plus désespérément mais avec une grande confiance vers Rome, confiance, abandon et soutien. Tant pis pour les inconditionnels du changement et de la nouveauté, les retardataires, (de quel bord qu'ils soient d'ailleurs),  l'Eglise,  Elle,  avance et évolue avec l'assistance continuelle du Saint Esprit.

Merci très saint Père. alleluia.

Philippe.

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