Publié le 5 Novembre 2013

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La mort est une nécessité de nature.

 

Si nous n'en comprenons pas le mystère, il faut bien en reconnaître le fait.

 

Mais si la mort est une chose naturelle, pourquoi n'en prenons-nous pas tranquillement notre parti? Pourquoi nous fait-elle peur?

 

Mon âme, pourquoi es-tu triste et troublée à son approche, comme à l'approche d'un ennemi? Pourquoi le nécessaire et simple accomplissement d'une loi de la nature prend-il à tes yeux les proportions d'une catastrophe?

 

Ce serait à n'y rien comprendre, si la lumière surnaturelle qui éclaire ce fait lugubre ne nous y montrait une nécessité de justice.

 

Bien que notre corps fût composé d'éléments capables de se dissoudre et de se soustraire à l'acte vital de l'âme, nous n'êtions pas faits pour mourir.

 

Créateur infiniment libéral, Dieu n'épargna rien, lorsqu'il fit l'homme à son image et ressemblance; et ne pouvant le faire participer à son immense et indivisible éternité, il voulut au moins qu'il fut immortel.

 

La grâce, dont il le remplit, pénétrait son âme et lui communiquait, avec toutes les vertus, une puissance créatrice qui s'emparait des éléments corruptibles de la matière et corrigeait leur tendance native  la dispersion. Non seulement elle avait le pouvoir de retenir, l'une auprès de l'autre, toutes et chacune des parties du corps qui lui était uni, et de le configurer à sa propre incorruptibilité, maîtresse de la nature entière, elle n'y prenait que des éléments de vie qui tous concourraient à la perpétuelle jeunesse d'une chair indestructible.

 

Mais, près de cette glorieuse puissance, il y avait une menace: " Si tu pèches, avait dit le Seigneur, tu mourras de mort." 1 Genes. cap . II , 17

 

Et l'homme a péché; vous avez entendu de ma bouche le triste récit de sa chute.  Puisqu'il se séparait de Dieu, il était juste que Dieu se séparât de lui et l'abandonnât aux impuissances de sa nature.

 

Le déchirement qui se fait dans notre être n'est que la conséquence normale et la légitime vengeance du déchirement qui s'est fait entre nous et Dieu par la prévarication du père de notre race. La mort est entrée dans le monde par le péché: per peccatum mors; elle en est le cruel salaire: stipendia peccati mors.

 

Pendant que le philosophe et le savant interrogent la nature, sans pouvoir lui faire dire son dernier mot, le chrétien est déjà fixé sur la cause prochaine et immédiate du sinistre dans lequel sombre la vie humaine. Il confesse avec nos saints docteurs, "que la mort n'est point une loi de la nature telle que Dieu l'a faite à l'origine du monde, mais le juste châtiment du péché; que c'est pour venger le péché que Dieu a dit au premier homme en qui nous tous êtions: Tu es terre et tu retourneras en terre: en un mot que le péché est la racine de la mort. "

 

Hélas! l'oracle divin - Morte morieris - s'est trop bien accompli. Non seulement la mort a frappé le premier des prévaricateurs, mais chaque jour elle s'en prend à ses tristes enfants; remplissant avec une désespérante fidélité, son impitoyable mission.

 

C'est à peine s'il vient de terminer le récit de la génèse du monde que l'historien sacré nous montre les générations humaines se poussant et se renversant l'une l'autre: la première foulée aux pieds par la seconde, la seconde par la troisième, et toutes chantant ce lamentable refrain: Et mortuus est. C'est la première ballade de la mort; elle est pleine d'une sombre éloquence.

 

Ce ne sont point des visites intermittentes que nous fait l'ennemie de notre vie; elle est en nous.

" A partir du jour où il a été condamné, dit saint Augustin, l'homme a commencé à mourir."

 

En concurrence avec le travail de la vie, un autre s'accomplit, sourd et mystérieux, sur  tous les points de notre nature: c'est le travail de la mort. Il ne se cache que pour marcher plus sûrement et plus vite; rien ne l'arrête, et c'est quand tout parait prospère qu'il est en pleine activité; si bien que le sage a cru pouvoir dire:" vivre c'est mourir continuellement"; et un savant physiologiste: " la vie est l'ensemble des fonctions qui résistent à la mort."

 

" Nous ne tombons pas tout à coup dans les bras de la mort, dit un représentant de la sagesse antique; mais, pas à pas, nous allons vers elle, ou plutôt nous marchons avec elle. Chaque jour s'en va un morceau de notre vie, et cet aujourd'hui dans lequel nous vivons, nous le partageons avec la mort."

 

Partout elle rencontre des complices de son implacable travail et des auxiliaires empressés de la servir. L'homme innocent tenait la nature en respect et lui envoyait, du haut de sa royale majesté, comme un reflet de sa perfection. Mais la déchéance de son maître a rendu la nature insolente. " Comme si elle était envieuse du bien qu'elle nous a fait, dit Bossuet, elle nous déclare souvent qu'elle ne peut pas nous laisser longtemps ce peu de matière qu'elle nous prête, qui ne doit pas demeurer dans les mêmes mains, et qui doit être éternellement dans le commerce; elle en a besoin pour d'autres formes, elle le redemande pour d'autres ouvrages. "

 

Amoindrie et misérable par notre faute, trahie dans ses espérances , elle se venge par ses trahisons. Chacun des éléments qu'elle fournit à notre vie cache un subtil venin qui l'abrège. Les gaz, les fluides, l'air, la lumière, la nourriture même, autant de choses qui usent nos organes et font en nous la mort, tout en accomplissant le décret de la Providence qui veut que nous vivions ici-bas comme en passant.

 

Et cette lutte intestine se poursuit jusqu'au moment où, se sentant vaincue, l'âme angoissée tente un dernier effort pour retenir le corps qu'une main ennemie lui enlève. Mais elle a beau faite, l'agonie, combat suprême de la nature et dernière protestation de l'amour d'union qui tient enchainés l'un à l'autre l'esprit et la matière, l'agonie ne fait que rendre plus éclatant le triomphe de la mort.

 

Tout est fini.

 

Substances amies séparez-vous; par ici notre âme, par là notre corps; la justice le veut ainsi!

 

L'homme pécheur avait dit à Dieu, principe de sa vie surnaturelle: - séparons-nous. - Ne fallait-il pas que le tragique évènement qui le finit en ce monde portât l'empreinte de sa faute?  Et voyez comme cette empreinte est vigoureuse et profonde! Le pécheur ne se retire de Dieu que pour s'attacher par une injuste préférence aux créatures. Il faut qu'on les lui arrache avec la vie.

 

Beauté, richesses, honneurs, plaisirs, amours: tout devient la proie de la mort.

 

Le pécheur ne se retire de Dieu que pour s'établir dans une sacrilège indépendance.

 

Pour le punir, Dieu se reprend et se cantonne en quelque sorte dans son souverain arbitraire. Non content d'abréger les jours de sa créature déchue, il entoure sa fin de mystère et se réserve l'heure de ses suprêmes décisions.

 

L'homme immortel était maître du temps; après sa chute, le temps le possède et le trahit; à chaque instant il peut être surpris.

 

Et voilà ce que c'est que la mort fille du péché: une universelle et complète séparation en même temps que la plus horrible des surprises......

 

R.P. Monsabré OP.

 


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Publié le 5 Novembre 2013

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Etonnez-vous, après cela, des inquiétudes, des tristesses, des frayeurs, des angoisses qui envahissent et tourmentent notre pauvre nature à la pensée de la mort!

 

Le temps n'a pas pu effacer dans nos souvenirs l'idée du glorieux état dans lequel l'humanité avait été créée; et, tout mortels que nous sommes devenus, nous sentons se révolter en nous, à l'approche de la mort, un mystérieux instinct d'immortalité.

 

Ce qui nous frappe le plus dans ce tragique évènement, c'est la destruction et comme l'anéantissement d'une chair que nous avons vue pleine de vie. Il y aurait de quoi nous désespérer, si, dans la notion même que la doctrine catholique nous donne de la mort, il n'y avait un appel vers l'inconnu.

 

La chair est détruite, c'est vrai; mais l'âme qui s'en est séparée, où va-t-elle?  Aucune force ne pouvant l'entamer, il faut bien qu'elle vive quelque part.

 

O miséricordieuse bonté de celui qui nous châtie! Il ne veut pas nous laisser chercher, au-delà de la tombe, dans un monde qu'éclaire mal la pâle lumière de la raison, la solution de ce problème; il nous la donne lui-même et tempère nos inquiétudes, nos tristesses, nos frayeurs, nos angoisses, en complétant par de consolantes promesses les lugubres leçons que nous donne le péché.

 

La mort sépare; mais pendant que la chair qui est poussière rentre dans la poussière, l'esprit retourne au Dieu qui l'a créé:" Revertatur pulvis in terram suam unde erat, et spiritus redeat ad Deum qui dedit illum. Eccl. cap. XII, 7

 

Quand elle n'aura plus rien à faire, " la vieille et irréconciliable ennemie de l'homme déchu sera détruite: Novissima autem inimica destruetur mors, et son vainqueur rendra la vie à nos corps mortels: Vivificabit et mortalia copora nostra.Rom. cap. VIII 11

 

"Chrétien, dit le grand Chrysostome, n'aie pas peur.

La mort n'est qu'un sommeil plus long que de coutume. Comme on brise une statue rongée par la rouille pour la jeter dans le creuset, afin de lui rendre sa beauté, ainsi la mort pulvérise nos corps et les jette dans le creuset de la tombe pour qu'ils y prennent une nouvelle forme. "

 

Nous ressusciterons tous: Omnes resurgemus. I Cor. cap. XV,51

 

Admirable et fortifiante doctrine! Elle pénètre l'âme chrétienne, la console et l'affermit.

 

Tandis que la raison incertaine et tremblante se demande, en face de la mort: - Où vais-je? - Que deviendrai-je?

 

La foi s'écrie:: En avant!

 

- Où donc? - A la vie future . Ad vitam venturi saeculi !

 

R.P. Monsabré. OP

 


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Publié le 5 Novembre 2013

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Publié le 4 Novembre 2013

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"Si la nostalgie n'est plus ce qu'elle était, selon Simone Signoret, on ne peut se soustraire à une certaine nostalgie quand on quitte Fontgombault. J'en parle en connaissance de cause, car même en visite pour la journée on est "out chose" en rentrant chez soi. Heureux Philippe, comme je te comprends!" Roger.  

 

 

 

 

 

de nos nouveaux pères hôteliers, j'ai l'impression qu'ils seront très sollicités... bon les stalles sont un peu vides à matines, mais le père Henry saura y remédier, et tout ce qu'on offre pour les moines... 

félicitations aussi au nouveau maître de choeur ....A Fontgombault c'est la continuité .. merci au T. Révérend Père Abbé pour ces choix que je partage volontiers, avec l'assurance de mes prières et de ma fidélité, de mon affection toute filiale, si légitime . On quitte toujours les moines avec un pincement au coeur..surtout maintenant . comme du temps du père Henry . on ne veut plus partir . mais les moines savent faire aussi le "ne me touche pas" de Jésus..avec tant de pudeur. mais paradoxe, on y est si heureux ..On n'y peut rien, on s'attache à eux ..C'est très dur. ... Faut respecter cette frontière, cette distance, ce n'est pas la familiarité moderno ... .et mon côté affectif me joue des tours. Travailler en menuiserie avec mes moines, un régal, le bonheur. à refaire ..mais au printemps!


des jours merveilleux sous le soleil berrichon . Dans l'actualité j'ai relevé quelqu'un qui est mort à mon âge sur la tombe de ses parents ! très beau. J'aurais aimé mourir le 2 Novembre sur une tombe fleurie au hasard, mais le Bon Dieu a pas voulu.

Voir les moines et mourir. le rêve.

Ecce Fiat ! toujours très émouvant cette cérémonie au cimetière des moines. .. trop belle la liturgie, pour les défunts .des chasubles superbes. Je ne savais pas que le noir pouvait être chaud.  Après le décès du père Henry, on commence à revenir, .. deo gratias , il faut revenir ! il est toujours aussi présent dans nos coeurs et rien n'a changé et Fontgombault est toujours pareil .. en mieux ! il y a encore tous ceux que j'aime beaucoup personnellement et c'est l'essentiel.  Plus qu'un service de messe le matin, mais on y gagne: l'heure du petit dej est avancée !!! et puis les repas c'est toujours aussi bon. http://www.leforumcatholique.org/images/icones/1e.gif

 

Changement de confesseurs aussi, moi j'ai trouvé lequel prendre à défaut de père spi.. ! mais cela est bon, autant les préserver que de les ennuyer avec toutes nos histoires du monde.  Et plus on les préserve, plus l'affection réciproque grandit. 

 

Et puis, oh miracle, nous avions un hôte de marque, dans sa soutane flamboyante neuve, quand même un  moment exclusif que j'ai beaucoup apprécié; ....et le dimanche soir tout s'est vidé d'hôtes . snif.

 

(aux parents d'un moine que j'aime trop beaucoup, fidèle lectrice du petit placide toute mon amitié.  ! ) On aimerait tant les avoir pour soi exclusivement, surtout les jeunes,  ce sera là-haut!  ... !



 

Merci pour tout. tant de gentillesse reçue, qu'on n'a plus l'habitude de recevoir;  et toutes nos prières pour nos moines de Wisques. 

 

Philippe . 

 


 

 


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Publié le 4 Novembre 2013

 

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TOUSSAINT Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault,

Administrateur de Saint-Paul de Wisques


(Saint-Paul de Wisques, le 1er novembre 2013)

 

 


Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,


Tout homme naît et vit par Amour et pour l'Amour. Telle est la loi fondamentale de chaque vie humaine : ''Aimer''. Une loi inscrite au plus profond du cœur de chaque homme.

 

Tout homme a droit à être aimé et respecté, et tout homme a le devoir d'aimer et de respecter son prochain. À l'origine de toute vie, se tient d'abord l'acte d'amour de Dieu qui donne une âme et qui veut associer à ce moment unique et sacré un acte d'amour humain, celui d'un papa et d'une maman. Cet acte peut parfois faire défaut, il peut n'être pas un véritable acte d'amour. L'acte d'amour de Dieu, lui, est toujours présent et ne se démentira jamais. Ce dernier point suffit à ce que toute vie humaine vaille la peine d'être vécue et soit de façon inconditionnelle respectée.

 


Mais pour se développer pleinement, l'homme devra compter sur l'amour et l'accueil de ses frères en humanité. Combien d'hommes et de femmes, combien d'enfants, ne sont-ils pas aujourd'hui esclaves du plaisir d'autres hommes parce qu'ils sont faibles, privés du pouvoir de se défendre, ou parce qu'on ne veut pas entendre leur cri silencieux, ou encore parce qu'on n'estime pas devoir les protéger.

 


Si l'homme naît et vit par Amour, il naît et vit aussi pour l'Amour.

 

L'amour reçu, l'homme ne doit pas le garder jalousement pour lui. Chercher son plaisir en laissant de côté le bien d'autrui, c'est se condamner à la stérilité. Le véritable amour est fécond et s'exprime à travers les actes de la vie.

 


La fête d'aujourd'hui nous place au cœur de ce mystère. L'amour de Dieu a déjà été évoqué. En face de lui se tiennent tous les saints...


« Ceux qui meurent dans la grâce et l'amitié de Dieu, enseigne le Catéchisme de l’Église catholique, et qui sont parfaitement purifiés, vivent pour toujours avec le Christ... Cette vie parfaite avec la Très Sainte Trinité, cette communion de vie et d'amour avec Elle, avec la Vierge Marie, les anges et tous les bienheureux est appelée "le ciel". Le ciel est la fin ultime et la réalisation des aspirations les plus profondes de l'homme, l'état de bonheur suprême et définitif. » (n° 1023-1024)


Malgré leur béatitude, nos frères du Ciel ne nous oublient pas, ils intercèdent jour et nuit pour nous. Sachons implorer leur secours. La mort ne brise pas les liens de charité tissés sur la terre ; bien au contraire, elle les rend plus profonds.


Demain, nous prierons pour ceux qui ont été rappelés à Dieu alors qu'ils étaient dans son amitié, mais imparfaitement purifiés. Assurés de leur salut éternel, ils doivent cependant souffrir après leur mort, dans le purgatoire, une purification, afin d'obtenir la sainteté nécessaire pour entrer dans la joie du ciel. Nous avons le devoir de ne pas oublier ces membres de l’Église souffrante. Nous les avons aimés sur la terre, continuons à les aimer dans leur épreuve. Le Catéchisme de l’Église catholique affirme : « Dès les premiers temps, l’Église a honoré la mémoire des défunts et offert des suffrages en leur faveur, en particulier le sacrifice eucharistique, afin que, purifiés, ils puissent parvenir à la vision béatifique de Dieu.

 

L’Église recommande aussi les aumônes, les indulgences et les œuvres de pénitence en faveur des défunts... N'hésitons pas à porter secours à ceux qui sont partis et à offrir nos prières pour eux. » (n° 1032) Il faut regretter que les prêtres reçoivent de moins en moins de demandes de célébration de Messes à leur intention. Soyons assurés que les habitants du purgatoire sont reconnaissants de notre secours.

 


La Toussaint est aussi un peu notre fête, car, en chemin, nous nous hâtons vers le ciel, vers la sainteté de Dieu.

 

Durant notre pèlerinage nous apprenons ce que nous aurons à faire durant l'éternité : aimer.

Aimer est un acte libre, c'est-à-dire responsable. Ce n'est pas l'acte d'un robot. L'homme, en particulier face aux actes importants et significatifs, ne peut se dispenser de consulter le jugement de sa conscience qu'il a le devoir de tenir éclairée.


Les dictatures, qu'elles soient de droite ou de gauche, n'aiment pas beaucoup la voix de la conscience, ce bon sens moral venu du sanctuaire où le Dieu créateur, dans le cœur de tout homme, se fait entendre (Gaudium et Spes n°16), et qui, de façon ultime, prononce : « c'est bien, c'est mal ; c'est vrai, c'est faux ». La conscience donne à l'homme sa noblesse, sa liberté aussi. Sa dignité, c'est de lui obéir. La vraie liberté n'est pas craintive, contrainte par la liberté d'autrui sur laquelle elle ne veut pas empiéter ; elle est ouverte au bien de tous car elle est fondée sur la vérité.

 

Le Christ l'enseigne « La vérité vous libérera. » (Jn 8, 32), et saint Paul : « Nous avons répudié les dissimulations de la honte, ne nous conduisant pas avec astuce et ne falsifiant pas la parole de Dieu. Au contraire, par la manifestation de la vérité, nous nous recommandons à toute conscience humaine devant Dieu. » (2 Co 4, 2)


L'homme doit suivre le jugement de sa conscience. Il ne doit être avili au rang de robot, ni par la société, ni par ses passions. L'acte humain libre pèse son poids d'amour, son poids de vérité.

 


La société vit aujourd'hui dans la culture du supermarché, du relatif, de la recherche du plaisir jetable. Le rôle du chrétien dans le monde, en particulier à travers son engagement dans la politique, est précisément d'indiquer les valeurs sûres.

 

Face à la dictature de l'éphémère, du relatif, il doit faire apprécier à tous les hommes, d'abord par le témoignage de sa propre vie, et offrir à tous, la saveur de l'éternel, la splendeur de la vérité. Seule une vie, non dans l’éphémère mais dans ce qui dure, vaut la peine d'être vécue et donnée.

 

En sommes-nous convaincus ?


On a demandé un jour à Mère Téresa ce qui devait changer dans le monde. « Moi et toi ! » Voici du travail pour toute une vie !

 

Les saints sont de grands réalistes. Ils ont les pieds sur terre. Pour eux un homme est un homme, une femme, une femme, un oui, un oui, un non, un non.


Qu'en ce jour le message des béatitudes éclaire notre route. Ils seront bienheureux ceux qui s'occupent des faibles, des pauvres, de ceux qu'on oublie parce qu'ils gênent. Ils seront bienheureux les humbles, les doux, ceux qui pleurent, ceux qui ont faim et soif de justice. Ils seront bienheureux les miséricordieux, les purs de cœur, les pacifiques. Enfin, ils seront bienheureux ceux qui souffrent persécution pour la justice, pour la vérité, à cause de Dieu.


En ce jour la première de tous les saints vient à notre rencontre comme notre mère aimante. Sainte Marie, aidez-nous, priez pour nous qui sommes sur le chemin difficile de la vie, maintenant et à l'heure de notre mort. Amen.

 

 


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Publié le 30 Octobre 2013

 

 

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L’enfer, le purgatoire, le ciel … et si on en (re)parlait ? Après tout, nous sommes tous ensembles montés à bord du train de la vie. Il nous emmène inexorablement : l’important est de savoir où ! Quelques réflexions en ce temps de Toussaint où nous célébrons les saints qui sont auprès de Dieu et faisons aussi mémoire de tous nos défunts. Les cimetières de nos villes et de nos villages vont connaître un afflux de visiteurs. Beaucoup d’entre nous en feront partie. La question de l’au-delà va inévitablement se poser. Avouons-le, peu d’entre nous sont à l’aise avec ce sujet. Il est pourtant essentiel.

 

Une grave allégresse

 

Il y a quelque chose de touchant à voir ces familles, toutes générations confondues, se rendre dans les cimetières et proclamer – peut-être confusément - que nous sommes tous mystérieusement unis les uns les autres : ceux qui sont déjà dans l’autre vie et ceux qui se trouvent encore ici-bas. Recueillis dans le souvenir, la mémoire et la prière, nous pensons à nos défunts, à ce qu’ils sont pour nous, et surtout à ce qu’ils sont pour Dieu. Nous prions pour eux et nous prions avec eux. Nous continuons aussi de les aimer, car l’amour traverse les frontières de la mort. A vrai dire, selon notre Foi, ils ne sont pas « défunts » : ils sont « vivants autrement ». La voilà enfin trouvée la grave allégresse qui doit emplir ces journées !

 

Goûter aux réalités d’en haut

 

Certains pensent que la mort est un adieu sans retour et la fin de tout. Quelle tristesse ! C’est à nous chrétiens de leur faire entendre la phrase de l’Evangile : « Dieu a tant aimé le monde qu’il a envoyé son fils unique afin que quiconque croit en lui ne meurt pas mais ait la vie éternelle » (Jn 3, 16).

 

Car pour ceux qui pleurent un être cher, il y a la lumineuse réponse de la foi et de l’espérance chrétiennes : pour ceux qui croient en Dieu, la vie n’est pas détruite, elle est transformée. Et lorsque prend fin notre séjour sur la terre, nous avons déjà une demeure éternelle dans le ciel. Ce bonheur du Ciel est-il pour tous ? Oui, nous y sommes tous appelés. Mais… encore faut-il l’accueillir. C’est tout le but de notre vie sur terre : dire oui à Dieu, qui nous laisse libres. Hélas, il est possible de Le refuser jusqu’au bout.

 

Voilà pourquoi l’enfer existe. Parce que Dieu est bon. Il ne force pas sa créature, en révolte contre lui, à « supporter » Sa présence. Il y a donc un lieu sans Dieu, et donc sans Amour : il s’appelle l’enfer. Vous ne voulez pas y aller ? Tant mieux ! De toutes façons, on ne va pas en enfer par hasard même si nous sommes tous capables de dire non à Dieu.

 

Avec le purgatoire, le Seigneur donne une nouvelle preuve de son amour. Nous ne sommes pas complètement prêts pour entrer dans la joie du Ciel ? Dieu vient lui-même achever de nous rendre prêts. Le purgatoire est donc mystérieusement un temps de joie et un temps de souffrance. Joie parce que nous sommes assurés de notre entrée prochaine dans le Royaume. Souffrance parce que nous découvrirons que nous pourrions déjà être participants de la joie divine, si nous avions davantage aimé, prié et réparé. Ce temps de purification sera décapant car il faudra que le Seigneur enlève jusqu’aux moindres traces du péché en nous : « il nous a créés pour être saints et sans péché devant sa face, grâce à son amour» (Ep 1, 4).

 

Solidarité des vivants

 

Le Seigneur permet que nous, vivants sur la terre, puissions participer à la purification de nos défunts, par nos prières et notre charité. Quelle consolation de savoir que nous pouvons encore faire quelque chose pour eux ! Ils nous ont souvent portés sur cette terre, transmis, accompagnés et encouragés. Maintenant, les rôles s’inversent : c’est nous qui les portons devant Dieu et qui intercédons pour eux. Les liens d’amour construits sur la terre ne sont donc pas détruits mais transformés. Cette « solidarité » entre les vivants et les morts, entrés dans la Vie, est là encore un don immense du Seigneur. C’est la communion des saints, grande vérité de notre Foi.

 

La fête du 2 novembre (car c’en est une) nous dit avec solennité et gravité qu’il faut prier Dieu, nous souvenir que la vie a un sens, que nous sommes orientés vers l’ultime rendez-vous : un face-à-face avec le Seigneur, Dieu d’amour et de miséricorde. Chaque dimanche, nous sommes nombreux à dire « j’attends la résurrection des morts et la vie du monde à venir ! ».

 

Promenade

 

Il faut visiter les cimetières. En parcourant leurs allées, peut-être aurons-nous l’illusion de faire partie du « vrai » monde ? Pourtant, même s’ils occupent une partie infime de nos métropoles, les cimetières nous rappellent que nous ne sommes pas le centre de l’univers. En parcourant les allées, donc, laissez-moi nous souhaiter à tous d’observer le monde sans illusions. Car l’écoulement du temps est inéluctable. Nous ne sommes qu’une goutte d’eau dans l’océan des siècles ; notre réalité est friable, fugace et pauvre !

 

Peut-être que nos problèmes quotidiens prendront alors une couleur bien différente ? Car même si l’espérance de nos vies rallonge, même si nos sociétés (occidentales au moins) vivent aujourd’hui mieux qu’hier, il est une échéance à laquelle nous n’échapperons pas, une certitude fatale nous attend : notre séjour ici-bas n’a qu’un temps limité. La dernière saison de notre vie sera le printemps de la résurrection : le ciel nous attend !

 

 

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MARCHE FUNEBRE ET CHANT SERAPHIQUE ; Gert van hoef.

 

 

 

 

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Publié le 30 Octobre 2013

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CEUX QUI TOUCHERONT AUX ENFANTS NOUS TROUVERONT SUR LEUR ROUTE.   

 

 

 

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Publié le 29 Octobre 2013

 

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Après cela je regardai et je vis une foule immense que personne ne pouvait compter.


 

 

 

PRIEZ POUR NOUS !

 

 

Mais quelle est la gloire des saints dans la Patrie ?

 


Je dis qu’ils ont obtenu la couronne comme de bons combattants. Ils ont reçu le pris comme les coureurs et ils ont obtenus la récompense comme ceux qui ont fait le bien. Les hommes dans le monde travaillent pour avoir des couronnes, mais cette couronne est corruptible ; la couronne des saints est incorruptible.

 

D’où [ce que dit] l’apôtre en 1 Corinthiens 9, 25 : mais eux, c’est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable.

 

C’est donc la dignité des saints d’être parvenu là où nous tendons.

 

De même ils ont tout ce que nous désirons, et encore plus. D’où [ce qui est écrit] dans les Proverbes 10, 24 : ce que souhaite le juste lui est donné.

 

Considère que tu peux désirer dans les voluptés et les délectations tout ce qu’ont les saints. Je dis, dans les délectations spirituelles, non dans les mondaines et les honteuses. Psaume 16[15], 11 : en ta droite tes délices.

 

Si tu désires les richesses, les saints sont très opulents.

 

Rien ne manque à ceux qui craignent le Seigneur (Proverbes 1, 33) : il vivra dans la profusion.

 

De même, si tu désires les honneurs, les saints sont établis dans le plus grand honneur. Psaume 139[138], 17 : mais moi, ô Dieu, j’ai beaucoup honoré tes amis.

 

Si tu désires la science, les saints l’ont parfaitement parce qu’ils ont bu la science de la source même de la sagesse.

 

Les saints ont en plénitude ce que l’homme peut désirer ici en péchant ou en ne péchant pas. La dignité des saints apparaît donc parce que ils sont parvenus là où nous tendons, et ils ont tout ce que nous pouvons désirer.

De même ils sont établis au-delà de ce que nous pouvons comprendre, parce la béatitude des bienheureux est au-delà de ce que tu peux comprendre. D’où Isaïe 64, 3 : l’œil n’a pas vu, Dieu, sans toi ce que tu as préparé à ceux qui t’aiment.

 

Quelle est la raison pour laquelle les saints sont établis au plus haut point au-delà de ce que tu peux comprendre ?

 

Assurément parce que les saints dans la patrie ont leurs désirs assouvis quant à toutes choses. Et comment peuvent-ils être remplis de tout bien s’ils ne viennent à la source de tout bien ? Quand l’arbre est chargé de fruits, si tu viens vers une branche tu ne peux prendre tout son fruit. De même si tu vas vers une autre branche ; mais celui qui coupe la racine, ôte tous les fruits de l’arbre. De même tu ne peux pas jouir de tout bien si tu ne viens pas à la source de tout bien : il est (Psaume 103[102], 5) : celui qui comble de biens ton désir. D’où le Seigneur dit à Moïse (Exode 33, 39) : moi je te montrerai tout bien, c’est-à-dire moi-même, en qui se trouve tout bien; et parce que Dieu est grand au-dessus de toute intelligence, c’est pourquoi les saints qui jouissent de Dieu sont élevés de telle sorte que nul ne peut les atteindre.

 

D’où (Isaïe 58, 14) : je t’ai élevé au-dessus de toute hauteur de la terre, c’est-à-dire au-dessus de toute hauteur que l’homme terrestre peut comprendre : je t’embellirai, dit-il, de la hauteur de ton père; (Psaume 149, 9) : elle est pour tous ses saints.

 

La dignité et la gloire de saints dans la patrie est donc manifeste, parce qu’ils sont eux-mêmes parvenus là où nous nous dirigeons, ils ont tout ce que nous pouvons désirer et ils sont établis au plus haut point au-delà de ce que nous pouvons comprendre.

 

st Thomas.

 

 

 

l'ouvrier de la dernière,, prend la dernière place au dernier moment pour rejoindre ses moines.. ! vu que l'hôtellerie à Wisques n'est pas encore ouverte !



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Rédigé par philippe

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Publié le 29 Octobre 2013

Rédigé par philippe

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Publié le 27 Octobre 2013

  pour <Peter ! 

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Merci pour vos prières, mr l'abbé  ! ...j'en ai bigrement  besoin ...  félicitations ...priez pour moi, c'est réciproque. pour votre prochaine ordination sacerdotale.

Ici nada! égrenant son chapelet on ne peut penser à tout cela qu'avec larmes.. pour vous ! et comme on a rien, si on persévère, on mérite davantage,  ben nos avocats plaideront pour nous ! ils seront forts nos avocats ils crieront à l'injustice ! j'ai confiance. il faut être prêt de nos jours à mourir tout seul et sans prêtre ! ad sum ! j'assume autant que je peux . on pense à tout ça en ce moment jsais ti pourquoi ! une fatalité .. té ! et partout des chrysanthèmes et qu'on pense quand son tour viendra. ! avant le supplice des préparatifs pour les fêtes de Noël: l'horreur !

 

 

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