Publié le 26 Octobre 2013

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Autrefois, cette royauté universelle du Christ était proclamée à tout venant par le crucifix dont les bras s'étendaient sur les écoles, les tribunaux, les assemblées publiques.

 

Le Christ-Roi, en effet, se confond avec le Christ crucifié, et le trône de notre Souverain n'est que la croix sur laquelle il est mort.

 

Sa présence rappelait aux maitres la nécessité d'accorder leur enseignement avec la vérité éternelle, et l'obligation où ils seront un jour de rendre compte au Verbe de ce qu'ils auront dit. Elle rappelait aux juges la redoutable éventualité du Jugement général, où toutes leurs sentences seront révisées par Celui qui sonde les reins et les Coeurs. Elle rappelait aux législateurs leur devoir de travailler sans cesse en fonction de l'Ordre éternel fixé par Dieu, et avec le souci constant de conduire les hommes sur le chemin du salut .

 

Ainsi le Christ, silencieusement, du haut de cette croix à laquelle il s'est laissé clouer pour l'amour de nous, diffusait un rayonnement de justice et de miséricorde sur le gouvernement des peuples, et sa présence était pour tous une garantie de paix.

 

Mais hélas! on a enlevé le crucifix des tribunaux et des Parlements, comme on l'a enlevé des écoles et des hôpitaux,. Au mépris de toute justice, au mépris de l'évidence, on a fait du Christ un ennemi de la société humaine. On a oublié  qu'après avoir dit " Rendez à Dieu ce qui est à Dieu", il avait dit aussi " Rendez à César ce qui est à César", et que sa doctrine était le seul fondement possible de l'autorité.

 

On a repris contre lui la politique des Princes de sa nation, telle que le Psalmiste l'avait annocnée dix siècles à l'avance: " Les rois de la terre se sont dressés, et les princes se sont concertés contre le Seigneur Dieu, et pour faire périr son Christ. Brisons - ont ils dit - les liens dont ils veulent nous enlacer, et rejetons loin de nous le joug de leur loi. " Ps. II 2,3) On l'a fait entendre à nouveau, sans songer aux conséquences qu'avait entrainées pour les juifs ce solennel reniement.

 

 

Dieu, en effet, semble vouloir les prendre au mot, lorsque, devant Pilate, insensibles aux traitements odieux subis par l'homme qui, depuis trente-trois ans, les comblait de bienfaits, ils proclamèrent à l'envi:" Non habemus regem nisi Caesarem, nous n'avons d'autre roi que César. " (Jean XIX.15)

 

Puisque vous voulez César, ô Juifs, vous aurez César.

 

"Voici que le Seigneur a  été rempli de colère contre son peuple, avait dit, dans l'une de ses visions, le prophète Isaïe... Et il a fait signe au peuple qui domine les extrémités de la terre - (c'est à dire au peuple romain) - et voici qu'une armée composée de toutes les nations s'avance à marches forcées. Nul ne peine, nul n'est fatigué parmi ces soldats: ils ne prendront ni le temps ni de dormir, ni de sommeiller, ni de défaire le baudrier de leurs reins. Les courroies de leurs chaussures ne se corrompt pas. Leurs flèches sont perçantes et tous leurs arcs sont bandés. Les sabots de leurs chevaux sont durs comme la pierre et les roues de leurs chars ressemblent au bruit de la tempête. Le rugissement de cette armée est semblable à celui des lions, elle rugira comme les petits des lions. Elle frémira, elle saisira sa proie, elle l'embrassera étroitement et personne ne sera capable de la lui enlever. (Is. V 26-29)

 

Voici qu'ils font venir en effet, ces soldats romains les plus redoutables alors de l'univers. Avant un demi-siècle ils seront sous vos murs et le siège de Jérusalem dépassera en horreur les horreurs de tous les temps. Mais quand enfin, ajoutant la guerre civile à la guerre du dehors, vous vous entre-tuerez vous-même dans la ville encerclée; quand la famine atteignant ses dernières limites, conduira une mère à manger son propre enfant; quand le nombre des Juifs crucifiés par Titus ne permettra plus, les arbres manquant de faire des croix; quand le flot des Romains, pénétrant dans la ville après un suprême assaut, aura massacré au hasard les enfant et les femmes, les riches et les pauvres, les prêtres et le peuple; quand la gloire de la Judée, le Temple magnifique par Salomon, ne sera plus qu'un brasier immense; quand de la cité sainte il ne restera pas pierre sur pierre; quand la dure main de César, s'abaissant sur vous de tout son poids, aura transformé en désert la terre où vous vivez.. alors, mais alors seulement, vous pourrez dire en vérité :" Non habemus regem nisi Caesarem, nous n'avons pas d'autre roi que César ....'

 

Tragique leçon, qui montre bien le sort auquel s'exposent les peuples lorsqu'ils ne veulent pas accepter la royauté du Fils de Dieu.

 

Ils se condamnent eux-mêmes aux plus dures oppressions: en raison du besoin absolu où se trouvent les hommes d'avoir un chef pour gouverner la marche de leur société, ceux qui repoussent le Christ se livrent nécessairement à César.

 

César: entendez par là tout pouvoir - monocéphate ou polycéphate, peu importe- tout pouvoir qui, cessant de se considérer comme un intermédiaire entre l'homme et Dieu, se prend lui-même comme fin et absorbe à son profit la force de la nation; vrai César en effet - comme le dit le mot - qui tue dès sa naissance la mère dont il reçoit la vie.

 

A qui veut éviter un sort semblable, un seul moyen se présente: celui que propose le Souverain Pontife, le retour au Monarque dont "le joug est suave et le fardeau léger", au Roi de la paix, au Christ Jésus.

 

 

dom de Mauléon.

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Publié le 26 Octobre 2013

 

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Ubi non est gubernator, populus corruet.

 

là où il n'y a personne pour gouverner, le peuple périra.


(prov. XI,14)

 

 

Au début de son traité sur le Gouvernement des Princes, saint Thomas enseigne que toutes les choses susceptibles de subir des fluctuations, tous les êtres qui ne vont pas nécessairement à leur fin, exigent, pour atteindre cette fin, quelqu'un qui les gouverne, qui les régisse, - à la lettre, un roi, rector, rex - comme "il faut un pilote au navire pour le conduire au port."

 

Tous les êtres qui ont existé, ou qui existeront dans l'univers, tous les êtres sortis des mains de Dieu, depuis le Séraphin le plus élevé des hiérarchies célestes jusqu'à la plante la plus humble et aux simples éléments, ont été créés dans un but déterminé.  Ils n'ont pas été produits par caprice, au hasard et sans raison: ils tendent tous àà l'accomplissement d'un dessein prévu par la Sagesse divine.

 

...

 

Mais, si tous ont une fin, tous n'atteignent pas celle-ci de la même façon. Les uns vont à elles nécessairement, en ce sens qu'il leur est impossible de suivre un destin différent; tels sont par exemple les pierres, les plantes, les animaux; les autres vont à elle librement, parce qu'ils ont le pouvoir de se dérober au plan divin et de manquer volontairement le but que Dieu leur a fixé.

 

L'homme appartient, comme l'ange, à cette dernière catégorie. Il a été créé pour participer à la vie même de Dieu et pour jouir des délices de son amour. Sa fin, c'est cette félicité, sans bornes " que l'oeil n'a pas vue, que l'oreille n'a pas entendue, que l'esprit ne peut imaginer".

 

Mais, pour parvenir à ce bonheur, l'homme doit au préalable consentir à oberver dès ici-bas la loi privé de sa fin: il n'atteindra jamais le royaume de radieuse lumière auquel il était destiné, et il souffrira perpétuellement dans les horreurs de l'Enfer l'état le plus contraire aux besoins et aux désirs de sa nature.

 

Ainsi l'homme a une fin, qui est la vie éternelle; et il ne va pas nécessairement à cette fin, parce qu'il peut se perdre. Pour le diriger, pour le préserver de tout égarement, il lui faut un guide, un chef, un gouverneur, un roi, comme il faut "un pilote au navire pour le conduire au port".

 

Si l'homme vivait isolé de ses semblables, il trouverait dans sa propre raison le chef -caput - dont il a besoin. L'intelligence dont il est doué serait capable, avec l'aide de Dieu, de découvrir ce qui est bon ou mauvais pour l'individu, ce qui le rapproche de sa fin ou l'en égloigne, et la volonté, obéissant aux indications de la raison, pourrait se diriger vers la vie éternelle.

 

Mais il n'en va pas ainsi. L'homme n'est pas fait pour vivre solitaire. Le prince des philosophes, Aristote, l'a défini fort justement un animal social, - anima ploliticum et gregale, traduit saint Thomas. L'homme ne peut vivre qu'en société: pour grandir, pour subsister, pour parvenir à l'épanouissement de son être, il a besoin de ses semblables et la nécessité s'impose à lui inéluctablement de s'agréger à d'autres hommes, dont il recevra l'assistance et qu'il aidera lui-même dans la mesure de ses forces.

 

Or cette existence en commun appelle impérieusement une autorité. Dès lors que plusieurs hommes vivent côte à côte, il est fatal que leurs désirs, leurs besoins, leurs intérêts, leurs obligations se rencontrent et se heurtent à tout moment.  De là des discussions, des conflits, des queurelles, des luttes, des guerres, et un état de choses qui tournera au plus grand dommage tant de la collectivité que des individus.

 

Si l'on veut éviter ce désordre, il faudra que parmi les hommes ainsi réunis, il s'en trouve l'un ou l'autre pour exercer la fonction de chef et gouverner l'ensemble.

 

 

Dans tout gouvernement humain, si minime qu'il soit, il faudra, au moins à l'état d'embryon, un pouvoir législatif, un pouvoir judiciaire, un pouvoir exécutif; il faudra quelqu'un qui gouverne...sous peine de périr .. Ubi non est gubernator, populus corruet.

 

Pauvre chevalier sans lance et sans épée, elle ne peut ni châtier les coupables ni protéger les faibles. Qu'on lui donne le titre de législateur, ou celui de juge, c'est fort bien. Mais il faut davantage pour régner, et le monde cherche un roi.

 

dom de Mauléon

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Publié le 26 Octobre 2013

 

 

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Publié le 25 Octobre 2013

 

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Regina sanctorum omnium, ora pro nobis.

 

 

L'amour sans la vertu n'est qu' une faiblesse et un désordre; par la vertu, il devient l'accomplissement de tous les devoirs, le lien qui nous unit à Dieu d'abord, puis à toutes les créatures de Dieu; il devient justice et charité, deux choses qui n'en font qu'une, et qui nous furent donnés au jour de notre création, pour être après la vérité le second moyen de répondre à notre destinée en atteignant notre fin.

 

Sans cette divine justice de l'amour, l'homme est séparé de Dieu, même en le connaissant; et séparé de lui, il ne peut que descendre vers la misère et la mort, dans la route directement opposée à celle où le convie l'ordre de sa création.

 

Selon cet ordre, il a reçu Dieu pour terme, la vérité pour guide, la charité pour moteur. S'il s'égare, ce ne sont pas les moyens qui lui manquent, mais la volonté.

 

A la fin des temps, la nature extérieure et matérielle ne sera point détruite, mais transformée; mais de même que le corps des saints subira une transfiguration glorieuse, la nature universelle subira une transformation analogue.

 

" Toute créature, dit saint Paul, attend le jour de la révélation des enfants de Dieu: car la créature a été soumise à la vanité présente, non par son propre choix, mais à cause de celui qui l'y a soumise avec l'espérance d'en sortir.

 

Toute créature, en effet, sera délivrée de la servitude de la corruption pour servir à la liberté de la gloire des enfants de Dieu.  .

 

Ce qui veut dire que l'univers actuel, approprié aux besoin présents de l'homme, sera un jour transformé pour être approprié à ses besoins futurs..

 

 

Le ciel est un lieu formé par la matière à son plus haut point de perfection; il est le séjour de toutes les âmes unies à un corps, qui ont mérité de voir Dieu. Dieu s'y manifeste à elles en une manière que nous ne pouvons pas comprendre, ainsi que les anges, les archanges, et tous les esprits purs; lesquels tous ensemble, Dieu, âmes et esprits, forment la cité éternelle, la Jérusalem d'en haut, le séjour de la béatitude éternelle.

 

Le ciel alors sera partout où s'étendra l'univers nouveau, sauf la partie réservée aux âmes perdues par leur faute, et qui constituera une région à part, séparée de l'autre par d'infranchissables barrières.

 

 

 


 

 

Dieu est infiment heureux, parce qu'il est infiment parfait.

 

Ayant donc appelé le monde à jouir de sa perfection, il a dû l'appeler aussi à jouir de sa béatitude; et la béatitude terminant tout en Dieu, elle est aussi nécessairement le terme final de la création, pour tout être qui n'aura pas démérité sa destinée.

 

Vous me demandez pourquoi Dieu n'a pas donné la béatitude sans condition de mérite...

 

Si, en effet, Dieu a voulu communiquer au monde tous ses biens, il a dû les lui communiquer dans l'ordre où il les possède lui-même et dans le seul ordre où il lui fut possible de les communiquer tous.

 

Or les biens divins se réduisent à la perfection et à la béatitude, à la perfection, cause de la béatitude, et à la béatitude, effet de la perfection.

 

Si Dieu eut changé l'ordre, en nous plongeant, par l'acte seul de notre naissance, dans la possession de lui-même; d'où nait sa félicité, il nous eût ravi le premier de ses biens qui est la perfection.

 

Car, le libre arbitre en est un élément nécessaire, que la vue directe et béatifique de Dieu ne nous eût pas permis de posséder même un seul instant. Perdus aussitôt que nés dans l'abîme d'une attraction infinie, nous n'eussions offert à la bonté divine aucune représentation de sa propre liberté, aucune vertu, aucun mérite, aucun retour digne de sa gratuite et libérale dispensation à notre égard. Dieu nous devait donc et se devait à lui-même de retarder notre béatitude au profit de notre perfection. Mais la retarder, c'était se cacher pour un temps aux êtres créés; c'était s'envelopper à leurs yeux dans le voile des choses finies, afin que le choix étant possible, l'épreuve le fût avec le choix, et que de l'épreuve naquit en eux une justice digne d'éloge, une bonté digne d'amour.

 

Votre fin et votre principe ne différent pas; c'est Dieu qui est votre père, et c'est lui qui est votre but. Il est l'alpha et l'oméga de votre destinée; vous ne pouvez regarder plus bas sans vous perdre, aller moins haut sans périr..

 

Si vous refusez la perfection, parce qu'elle vous coûte, vous refusez en même temps la béatitude, qui en est la conséquence. Cet ordre ne dépend pas de Dieu; il est sa propre et rigoureuse nature; la nature même de la bonté dont la justice n'est que la sanction.

...


 

Quand les saints entrent dans le ciel vainqueurs de la mort et de la vie, ils n'y entrent pas dépouillés de leur existence antérieure, comme des êtres sans passé, sans avenir, sans habitudes conquises; ils y entrent, au contraire, dans la pleine possession d'une personnalité laborieusement perfectionnée, avec toute leur âme et toutes leurs oeuvres, selon cette belle prophétie de l'apôtre saint Jean qui, assistant par l'esprit de Dieu aux derniers jours du monde, entendit d'en haut une voix qui disait: Bienheureux les morts qui meurent dans le Seigneur.. car leurs oeuvres les suivent.  

 

Leurs oeuvres les suivent, parce qu'elles sont vivantes comme eux et en eux, vivantes dans l'amour qui en a été le fruit, et qui monte avec les saints dans le ciel, non pas pour y perdre son caractère primitif de choix et de dévouement, mais pour l'y conser à jamais dans l'immortalité de la vision béatifique.

 

Les saints n'ont pas dans le ciel un autre coeur que celui qu'ils avaient sur la terre; le but même de leur pèlerinagé était de former en eux, au moyen de l'épreuve, un amour qui méritât de plaire à Dieu et de subsister éternellement en face de lui.

 

Loin que cet amour change de nature, c'est sa nature même, c'est son degré acquis dans le libre exercice de la volonté qui détermine la mesure de la béatitude en chaque élu de la grâce et du jugement. Selon que l'homme apporte à Dieu une affection plus ardente, il puise dans la vision de l'essence divine une extase plus profonde, une félicitée plus accomplie.

 

C'est le mouvement de son coeur, tel que la mort l'a saisi, qui règle sa place au sein de la vie, et c'est la persévérance inaltérable de ce mouvement, causée par la vue de Dieu, qui seule distingue l'amour du temps de l'amour de l'éternité.

 

 

 

Dieu reconnait dans ses saints les apôtres, les martyrs, les vierges, les docteurs, les solitaires, les hospitaliers, qui l'ont autrefois confessé et servi dans les tribulations du monde;  les saints à leur tour reconnaissent en Dieu celui qu'ils ont aimé sans partage au temps de leurs angoisses et de leur liberté.

 

Rien ne leur est étranger dans le sentiment qu'ils éprouvent, rien n'est nouveau pour eux dans leur coeur. Ils aiment celui qu'ils avaient choisi; ils jouissent de celui auquel ils s'étaient donnés; ils étreignent celui qu'ils possédaient déjà; leur amour s'épanouit dans la certitude et la joie d'une inamissible union, mais il n'est point séparé de la tige où il naquit.

 

Dieu le cueille sans le couper; il le couronne sans le changer.

 

"Oui, dès ici-bas pour nous tous, Dieu est notre perspective, il est notre aliment; même quand nous l'avons chassé, il habite encore en nous plaintif et consolateur,  comme ces vents inconnus qui passent le voir au sommet dévasté des hautes montagnes et y remuent doucement quelque plante perdue que n'a jamais touchée la pieuse main du voyageur.

 

" Dieu est notre avenir, nous,  nous n'avons pas d'avenir; nous tomberons dans sa vie, ou nous tomberons dans la mort: c'est l'un ou l'autre. L'immortalité sans l'union intime avec Dieu est le rêve abstrait de la béatification, ou bien c'est le rêve adultère d'un matérialisme infini.

 


 

Jouir de Dieu, être en Dieu et avec Dieu, plongés dans son sein comme nous le sommes dans la nature, voilà la vocation de l'homme, et cette vocation ne peut nous avoir été donnée sans une force correspondante qui nous prépare, dès ce monde à notre état final.

 

 

LACORDAIRE.

 

 

 


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Publié le 25 Octobre 2013

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Deo Gratias.

 

Cher Ami,

 

Demain départ pour Rome pour le Pèle "Summorum Pontificum" 2013. Nous vous emmenons dans nos prières (si toutefois vous n'y êtes pas). certainement rencontrerons nous des Moines de Fontgombault, de Triors, de Randol, de Wisques, de Clear Creek ou de Notre Dame de Donezan. Pour 3 jours de Prières et d'actions de Grâce.

 

Ave MARIA.

 

la Vendée (enfin, j'exagère, !! )   quelques uns  de Vendée  pensent à vous tous et vous accompagnent  à Rome ! 

 

 


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Publié le 24 Octobre 2013

Rédigé par philippe

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Publié le 24 Octobre 2013

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La vertu de justice et la vertu en général reculent à proportion que la vie sociale disparaît.


Pour la justice,  on en a perdu la valeur objective.

Au lieu de la justice, chacun préfère SES droits. Y compris le droit… de ne pas être juste avec les autres.

 


 

....

 


"Dans une civilisation qui n'adhère plus à une morale de la vertu et a rejeté le puritanisme, comment ne pas être en opposition à une phrase comme « bienheureux les cœurs purs » ? Sur une planète où les guerres et conflits divisent les hommes depuis l'origine, n'est-il pas illusoire et naïf de croire à la béatitude des « artisans de paix » ? Enfin, comment oser croire que la persécution, la diffamation et l'insulte puissent être une voie de bonheur ?"

 

Philippe Laurent

 

 

link

 

sauf pour certains sites catho tradis, les sans scrupules de l'internet .. par ex. et il y en a !!!! surtout dans certains milieux !  

 

 


 

Là-haut c'est la vraie Vie, là-haut le repos, là-haut la béatitude éternelle, là-haut rayonne la Lumière divine du Père céleste perçue par les yeux de l'âme dans le coeur.

 

L'ouvrier de la vertu participe, dès ce monde, à la béatitude et il sent cela en lui.

 

Abba Pambo disait que si le ciel et la terre venaient à disparâitre, son coeur n'aurait aucune crainte. Qui le faisait parler ainsi? La béatitude qui était en lui. Par la pratique de la vertu, il s'était uni à Dieu, il s'était déifié.

 

Toute crainte, toute amertume avait été bannie de son coeur que comblait l'allégresse divine, la joie spirituelle.

 

"La vertu, dit le divin Chrysostome, unit à Dieu et hérite du royaume des cieux."

 

On participe aux propriétés de celui auquel on s'unit. Voilà comment l'ouvrier de la vertu participe dès ce monde au bonheur et le sent en lui.

 

Par contre, quand,, à cause du péché, la lumière cesse de briller dans l'âme, il y a alors tristesse, affliction, gémissements, pleurs, crainte, ténèbres.

 

J'ai connu quand j'étais encore dans le monde, des hommes qui possédaient richesses, dignités temporelles et autres biens et qui passaient par des moments d'angoisse, de larmes, accablés d'amertume par la vie éphémère à laquelle ils étaient attachés, tremblant devant la maladie, desespérés devant la mort dont la seule évocation les horrifiait.

 

J'en ai connu d'autres qui, à cause de leurs péchés, étaient tombés dans l'épaisse obscurité intellectuelle et qui ne voulaient, à aucun prix, entendre parler de la vie éternelle, de l'immortalité de l'âme; l'idée de la vie éternelle, du Juste Juge, les troublait et les angoissait. Trouble et angoisse sont le signe de la privation de la grâce divine, les arrhes du malheur éternel, c'est-à-dire de l'enfer.

 

Je dis que si l'homme connaissait son véritable intérêt, il aimerait mieux subir mille morts que de s'écarter de la voie droite tracée par l'Evangile saint et sacré, qui mène à la vie bienheureuse et éternelle ....

 

Ste Photinie l'Ermite.

 


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Publié le 24 Octobre 2013

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"La béatitude est la récompense de la vertu. Il est donc nécessaire que ceux qui tendent à la béatitude se forment à la vertu, à laquelle nous sommes provoqués par des paroles at par des exemples. Or les exemples et les paroles d'une personne nous entraînent d'autant plus efficacement à la pratique de la vertu, que l'on a de sa bonté une opinion plus solidement fondée. Mais d'aucun homme, simplement homme, il n'est pas possible de se faire une opinion de vertu infalilible, car les hommes les plus saints ont eux-mêmes des défaillances.

 

Pour que l'homme soit affermi dans la vertu, il était donc nécessaire de recevoir d'un Dieu fait homme l'enseignement et les exemples de la vertu. Voilà pourquoi le Seigneur lui-même affirme en saint Jean (13,15) :

 

Je vous ai donné l'exemple, pour que vous agissiez comme j'ai agi envers vous."

 

saint Thomas.

 

 

 

 

 

 

I. – Justice, piété et douceur

 

Par quoi sont réglées les relations avec le prochain ?

 

D'abord par la vertu de justice qui s'établit entre le doit et l'avoir, qui fait l'égalisation entre les dettes et les droits, et met ainsi la paix. Quand nous avons reçu ce qui nous était dû, nous sommes en paix avec l'homme qui nous devait. L'homme, né sociable, a besoin de la justice, qui lui permet d'entretenir des relations, entre commerçants par exemple, par des échanges mutuels. Cette vertu est extrêmement utile pour que les rapports soient bons, et on constate qu'ils peuvent être excellents entre gens qui vivent dans sa pratique. Néanmoins, cette justice a quelque chose, non pas d'injuste, mais de raide en ce qu'elle ne tient pas compte des personnes; elle regarde uniquement ce qui est dû de part et d'autre, elle fait l'égalisation entre les choses. Aussi ceux qui sont payés n'en ont aucune reconnaissance, il s'agit d'une chose convenue.

 

Dans ces conditions les relations sociales ne vont pas très loin, et nous voyons les classes divisées, encore que chacune reçoive son dû, parce que derrière les relations de justice, il n'y a pas de relations personnelles. Si, anciennement, on trouvait de vieux serviteurs attachés aux famille, c'est qu'il y avait plus de charité, et par conséquent plus d'attention aux personnes.

 

Le don de Piété va donner d'en haut un secours pour venir en aide à la pauvre justice qui, au point de vue de la paix, est si limitée, si impuissante. La Piété nous fait voir, sentir en Dieu, le Père. Mais il n'est pas difficile de s'apercevoir que ce Père est un Père commun; non pas notre Père à nous individuellement, mais notre Père à tous. Notre-Seigneur a voulu que, lorsque nous prions, nous ne disions pas : mon Père, comme il disait, lui, Fils unique, mais : notre Père, tous ensemble; le Pater est une prière essentiellement collective, Celui donc qui a le sens de cette paternité regarde l'humanité comme une grande famille dont les membres sont liés entre eux par le lien le plus étroit, celui du premier degré : enfants d'un même Père, ils sont, non pas cousins, mais frères. C'est exact, et c'est pourquoi l'Église se sert de ce mot : le prochain, car on ne peut pas être plus proche.

 

Or, il est clair que nos relations s'attendriront, si nous voyons un frère en ceux qui ont affaire à nous, que nous rencontrons autour de nous.

 

Une douceur, une familiarité se répandra dans toutes les relations humaines : comme la douceur règne au fond, malgré toutes les petites algarades fraternelles, entre les frères d'une même famille, unis sous l'autorité du père et de la mère. Le rayonnement naturel de la piété que nous avons envers le Père s'étend aux enfants. L'humanité est ainsi animée par la douceur des uns vis-à-vis des autres. Et c'est par là que s'annonce la solution de la question sociale. Quand on aura compris, saisi à fond, expérimenté, goûté la paternité divine et la filiation commune dans le Père, les conflits violents disparaîtront entre les nations comme entre les diverses classes de la société.

 

Ne voyons-nous pas dans les premiers chrétiens cet esprit de fraternité : ils ne faisaient qu'un cœur et qu'une âme; les païens étonnés disaient : « Voyez comme ils s'aiment. » Et Dieu a conservé dans les instituts religieux comme un foyer où demeure ce culte, qui n'existe plus dans le monde; ils représentent au fond ce qu'était la communauté primitive.

 

C'est dans le sentiment vif de la paternité céleste que nous trouvons l'amour de la fraternité. Un batelier corse, ayant vu chasser de la côte de pauvres bateliers étrangers, exprimait ainsi son indignation : « Est-ce bien d'affamer des hommes qui ont besoin de manger ? Est-ce que ce ne sont pas des corps de Dieu comme nous ? » Cet homme, sans s'en douter, traduisait le mot de saint Paul : « Les nations diverses ne forment qu'un seul corps en Dieu. (Eph., III, 6) » Comme nous disons : confrères, saint Paul dit : « concorporales », des corps différents dans un seul corps.


 

L'humanité forme une famille sur laquelle se repose le regard du Père céleste. L'amour du Père s'étend sur tous les hommes. « Il fait luire son soleil sur les bons et sur les méchants. (Matth., V, 45) »

 

Au point de vue surnaturel, il a dessein de les sauver tous — quoique néanmoins il y en ait qui lui échappent. Il leur en donne le moyen, il veut en faire ses enfants préférés, participant à sa nature, communiant à sa propre vie. Toute l'humanité est une seule famille, comme une seule pâte humaine. Entre tous les membres doit régner la douceur. Ce sera d'abord dans les cœurs, les mœurs de chacun — la colère, l'indignation, les sentiments violents — étant contenues. Puis dans les procédés, par les marques de bonté les uns pour les autres.

 

Ainsi la Piété nous donne le sens de la Paternité divine, et au bout de l'inspiration de la piété se trouve la douceur. Le raccord est lucide.

 

II. – la douceur, acte du don de piété en Notre-Seigneur


 

Cet esprit de douceur, nous le trouvons en sa plénitude en Notre-Seigneur. Personne en piété n'a atteint un tel degré; personne n'a été plus fils; mais voyons comme sa piété, son sentiment profond de la paternité divine, se tourne en douceur infinie : « Apprenez de moi que je suis doux », dit-il (Matth., XI, 29).

 

S'il a un commandement qui lui est propre, son commandement, c'est la charité : « Aimez-vous les uns les autres. »

 

Sa leçon personnelle, son exemple, c'est la douceur : Apprenez de mon exemple, de ma personne, de moi, de ce que je dis, de ce que je fais. Il suffit de le regarder pour avoir cette impression de douceur : c'est sa leçon, bien personnelle. Sans doute Notre-Seigneur a été juste, le zèle de son Père le dévorait, et quand, dans le temple, il a pris un fouet, il faisait œuvre de justice. Mais en dehors de ces relations avec ces âmes méchantes qu'étaient les Pharisiens et les Scribes, avec le reste des hommes nous le voyons d'une douceur infinie. S'il a pu dire : « Qui m'accusera de péché ? (Jean, VIII, 46) », il peut dire de même : « Apprenez de moi que je suis doux », en face de ceux qui le connaissaient le mieux; ils ne pourront rien lui reprocher. Dès son entrée dans la vie publique, à sa première manifestation dans la synagogue de Nazareth, il dit ces paroles : « L'Esprit de Dieu est sur moi »... à cause de cela « il m'a envoyé pour guérir ceux qui ont le cœur blessé, rendre la vue aux aveugles, racheter les captifs (Luc, IV, 18) ». C'est parce que l'Esprit de Dieu est sur lui, qu'il a cette douceur. Saint Matthieu constatant cette douceur lui applique ces paroles d'Isaïe : « Voici mon fils... on n'entendra pas sa voix... Il ne criera pas... Il n'éteindra pas la mèche qui fume encore... Il n'achèvera pas le roseau brisé. (Isaïe, XLIII, 1-4 ; Matth., XII, 17-21) ».

 

Saint Paul a ressenti cette même douceur du Christ vis-à-vis de lui, alors qu'il était encore impie, et il pense qu'il a été traité ainsi pour qu'il soit un modèle de ce que sera la patience de Dieu dans la formation des élus à venir. Sa suprême imprécation était : « Je vous en supplie, par la mansuétude du Christ. »

 

Le Christ donne une impression de douceur.

 

Il est une apparition de douceur. Non seulement sa vie est en harmonie avec ce qu'il était lui-même, mais il veut former des doux. « Je vous, envoie, dit-il, comme des agneaux au milieu des loups. (Luc, X, 3) » Lui-même avait été ainsi salué par Jean-Baptiste : « Voici l'Agneau de. Dieu. (Jean, I, 29, 36) » Il envoie ses apôtres sans armes, sans apparat, pour conquérir le monde par la douceur. Et en effet, s'ils sont forts dans l'affirmation de la vérité, quand il s'agit de leur personne, les disciples se laissent, comme saint Etienne, conduire à la mort « avec douceur ». « Seigneur, s'écria-t-il, ne leur imputez pas ce péché. (Act., VII, 59) » On croit entendre l'écho de la Croix : « Mon Père, pardonnez-leur. » C'est pourquoi Notre-Seigneur ne peut sentir l'indignation chez ses Apôtres. Jean et Jacques veulent appeler le feu du ciel sur les villes coupables de ne pas les avoir reçus. Il les raille et les nomme désormais « fils du tonnerre (Luc, IX, 54 ; Marc, III, 17) ».

 

Dans l'Évangile, nous trouvons donc la marque de la douceur partout. Cela se comprend. Notre-Seigneur, dans sa divinité même, dans son âme humaine, voyait le Père face à face. Il avait d'ailleurs en lui l'inspiration du Saint-Esprit qui donnait à son âme humaine le sentiment de la paternité. C'est donc avec une intention extrêmement douce que envoyé par le Père, il accomplissait cette mission de réconciliation des enfants avec leur Père. Il voyait en nous des frères, des enfants du Père, et c'est avec ce sentiment très doux qu'il se consacrait à les sauver.

 

III. – La pratique de la douceur

 

La douceur de Notre-Seigneur est un modèle que nous devons imiter.

 

Bien souvent cependant nous trouvons dans les personnes pieuses une méconnaissance véritable de cette douceur évangélique. Dans les âmes dévotes, nous rencontrons une sévérité, une amertume, un zèle peut-être, mais amer, une indignation... Tout le contraire de l'esprit de douceur. Et ces personnes sont « pieuses », elles ne manqueraient pas une seule dévotion; Mais leur piété se change en venin; ce n'est pas une vraie piété.

 

La vraie piété doit s'attendrir dans la vue de la paternité de Dieu, puis reverser sur les autres quelque chose de son attendrissement. Si elle n'est pas douce, c'est qu'elle ne va pas jusqu'au cœur, de la religion.

 

La religion n'est pas un ensemble de pratiques; elle ne s'arrête pas aux objets: elle est dominée par la pensée du Père qui est au ciel. La vraie piété se traduit par quelque chose de doux, de compatissant, de bon pour les autres; elle exige au dedans des sentiments, des pensées, un ensemble de vie intérieure doux, dans une possession de soi-même qui réprime l'indignation, l'impatience, la colère.

 

Si nous sommes fidèles à l'esprit de Piété qui nous pousse à la douceur, nous réformerons notre intérieur en nous possédant pour réprimer les poussées de la nature : « La mansuétude fait les personnes qui sont maîtresses d'elles-mêmes », dit saint Thomas (II II, q. CLVII, a. 4).

 

Il ne faut pas suivre les instincts, les pensées qui traversent l'imagination, qui nous représentent le prochain sous son aspect ingrat. Nous devons savoir réprimer un premier mouvement d'antipathie, d'animosité, de violence, d'indignation, de colère, d'impatience..., mouvements qui se produisent dans les âmes qui ont des passions, et toutes en ont. Mettons de l'ordre dans notre intérieur en y faisant régner la mansuétude, la douceur qui est l'application de ce don de piété dont nous sommes pourvus. Les personnes qui, tout en étant dévotes, ont conservé tout un ensemble de sentiments naturels ou mauvais qui les excitent contre le prochain, ont en elles un foyer antifraternel, et c'est pourquoi, malgré leurs pratiques religieuses, elles exhalent leur mauvais fond qui est resté dessous ce revêtement de piété.

 

Il faut que notre piété corrige d'abord l'intérieur. Notre Seigneur dit que l'extérieur n'a pas d'importance, que « c'est du dedans que sortent les pensées mauvaises, les mauvais sentiments (Matth., XV, 11) » et le reste. Nous ne serons pas doux envers les autres sans cette calme possession de nous-mêmes.

 

Le don de Piété, en nous inspirant la mansuétude, a donc pour premier effet de détruire ces mauvais foyers d'aigreur et d'amertume et met à leur place des sentiments doux, remplis de bonté envers tous, pour que d'un bon foyer sorte un bon rayonnement.

 

Quand le Saint-Esprit a suavement accompli cette pacification intérieure, il nous pousse à être vis-à-vis des autres, extérieurement, par notre visage, notre abord, notre allure, nos paroles, comme à l'intérieur, des doux.

 

Le programme de saint Paul était « vaincre le mal par le bien (Rom., XII, 21) ». L'échelle de la douceur est, en effet, la rencontre du mal. Nous triomphons du mal par notre douceur en étant « comme des agneaux au milieu des loups ». Saint Pierre disait : « Soyez soumis à toute créatures (I Pierre, II, 13). » Si nous n'abordons pas les autres comme des maîtres qui veulent dominer, si nous mettons dans nos rapports quelque chose de respectueux, de soumis, nous disposerons le prochain à la même attitude.

 

Écoutez encore cette autre parole : « Regardez-vous les uns les autres comme étant supérieurs les uns aux autres réciproquement (Philipp., II, 3). » Alors nous aurons de la considération, des égards, de l'amitié. Lorsqu'on s'adresse aux hommes du peuple, on est porté à les tenir à distance, à leur parler avec une certaine condescendance, et on ne réussit pas à gagner leur sympathie. Il faut s'imprégner de cette vérité que nous sommes tous les membres d'une même famille : le Saint-Esprit nous inspirera cette conviction et la parfaite douceur avec laquelle nous devons aborder tous nos frères comme des enfants du Père céleste.

 

« Portez les fardeaux les uns des autres (Galat., VI, 2). »

 

Nous sommes compagnons de tâche, chacun; avec notre fardeau: pour les uns, souffrances intérieures ou extérieures; pour d'autres, travail difficile; sachons entrer dans l'intérieur des autres, porter leurs peines. Faisons-le auprès de ceux auxquels va notre apostolat. Faisons-le au-dedans de nos familles. C'est là surtout que nous rencontrons des frères et des sœurs. Ayons cet esprit de fraternité qui y doit être avoué et officiel. Vis-à-vis de ce premier prochain, exerçons cet esprit de douceur qui nous vient de l'inspiration du don de Piété, puisque nous allons vers un même Père qui veut notre bien à tous, dans un même amour.

 

Si nous faisons ces choses, nous posséderons la terre. C'est la grande ambition: Avoir de l'influence, gouverner les consciences, jouir de l'approbation des hommes, posséder les cœurs. Le grand moyen, c'est la douceur. Les Apôtres n'en ont pas connu d'autre, et ils ont réussi d'une manière efficace, le Saint-Esprit était derrière eux. La douceur inspirée par la piété est toute-puissante. Si nous voulons posséder la petite terre de notre communauté, ou cette autre terre qu'est le terrain de notre apostolat, ou encore l'opinion de notre ville, employons la douceur, c'est le moyen efficace. Elle nous donnera, non seulement la terre d'ici-bas, mais l'autre qui nous attend là-haut. La «Piété», avec la douceur qu'elle communique, est utile à tout; elle a la promesse de la vie présente, la terre, et de la vie future, le ciel.

 

Ceux donc qui auront réfréné leurs passions intérieures par la douceur qui jaillit de l'Esprit de Piété, ayant le culte de la paternité céleste et vivant dans la fraternité, en répandant la douceur autour d'eux, auront dès maintenant la terre des âmes et plus tard la terre des vivants. Car leur piété a la double promesse de la vie présente et de la vie future.

 

 

RP gARRIGOU lAGRANGE

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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Publié le 23 Octobre 2013

 

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Justice et charité

 

En connaissant mieux ainsi l'élévation de la justice sous ses différentes formes, on verrait davantage ses rapports avec la charité, qui doit la vivifier d'en haut.

 

Ces deux vertus ont ceci de commun qu'elles règlent les bons rapports avec les personnes. Mais elles diffèrent l'une de l'autre : la justice nous prescrit de donner à chacun ce qui lui est dû et de le laisser user de son droit.

 

(par ex.
Summorum Pontificum  bof comme ça par hasard ! 

 


 

tout et, pour l'amour de Dieu, notre prochain commed'autres nous-mêmes comme nous-mêmes. Elle dépasse donc de beaucoup le respect du droit des autres, pour nous faire traiter les autres personnes humaines comme des frères en Jésus-Christ, que nous aimons dans l'amour de Dieu.

 

Bref, comme le montre bien saint Thomas, la justice regarde le prochain comme une autre personne, en tant qu'autre, la charité le regarde comme un autre nous-­méme. La justice respecte le droit d'autrui, la charité donne au-delà de ces droits par amour de Dieu et de l'enfant de Dieu. Pardonner veut dire donner au-delà.

 

On s'explique ainsi que, comme le dit saint Thomas, « la paix (qui est la tranquillité de l'ordre dans l'union des volontés) est l'oeuvre de la justice, d'une manière indirecte, en ce sens que la justice écarte les obstacles à la paix (tels que les torts, les dommages). Mais la paix est directement l'oeuvre de la charité, parce que, de sa nature propre, la charité produit la paix. L'amour est en effet une force unitive; et la paix est l'union des coeurs et des volontés  ».

 

 

Les vertus annexes à la justice dans la vie chrétienne


 

La justice, ainsi vivifiée par la charité, s'accompagne de plusieurs autres vertus qui lui ressemblent. Parmi elles, il v en a même une qui lui est supérieure, c'est la de vertu de religion, qui rend à Dieu le culte qui lui est dû, culte intérieur et extérieur, dévotion (ou promptitude de la volonté au service de Dieu), prière, sacrifice d'adora­tion, de réparation, de supplication, d'action de grâces. Cette vertu s'oppose à l'irréligion ou impiété et aussi à la superstition. Elle nous rappelle en même temps le culte de dulie dû aux saints et celui d'hyperdulie dû à la Mère de Dieu. La religion vient ainsi au-dessous des vertus théologales. A la religion doit s'unir la pénitence, pour réparer l'offense faite à Dieu.

 

A la justice se rattachent aussi la piété filiale envers les parents et envers la patrie, le respect dû au mérite, à l'âge, à la dignité des personnes, l'obéissance aux supérieurs, la reconnaissance pour les bienfaits reçus, la vigilance à punir justement quand il le faut, tout en usant aussi de clémence, enfin la véracité dans les paroles et dans la manière d'être et d'agir. Cette véracité, qui est une vertu, est différente de la franchise, simple inclination de tempérament, qui frise parfois l'insolence et qui oublie que toute vérité n'est pas bonne à dire.

 

La justice nous rappelle qu'à côté du droit strict il y a les droits el les devoirs de l'amitié (jus amicabile), par rapport à ceux qui nous sont plus intimement unis. Il y la aussi, à l'égard des personnes en général, les devoirs de l'amabilité qui s'oppose à l'adulation et au litige ou contestation inutile y a enfin ceux de la libéralité qui évite à la fois l'avarice et la prodigalité.

 

Tout cela est fort important dans la conduite de la vie, et parfois les personnes qui se donnent à la piété n'y pensent pas assez, elles prennent un peu trop des airs d'ermite, d'une façon plus égoïste que vertueuse. Il arrive même que, sous prétexte de charité, par un zèle amer, nous manquons à la charité et à la justice par jugement téméraire, médisance, insinuation contre le prochain.

 

Si, au contraire, on pratiquait généreusement les vertus dont nous venons de parler, la volonté serait grandement rectifiée et fortifiée, mieux disposée à vivre des vertus plus hautes encore d'espérance et de charité, qui doivent nous unir à Dieu et nous conserver cette union au milieu des circonstances variées de l'existence, au milieu même des plus pénibles et des plus imprévues.

 

Se montrer chrétien jusque dans les moindres actes de la vie, là est le vrai bonheur de celui qui marche à la suite de Notre-Seigneur.

 

Saint Thomas a décrit les vertus cardinales infuses à leur degré éminent lorsqu'il a dit : ( La prudence méprise alors toutes les choses du monde pour la contemplation des choses divines; elle dirige toutes les pensées de l'âme vers Dieu. La tempérance abandonne, autant que la nature le peut supporter, ce qu'exige le corps. La force empêche l'âme de s'effrayer devant la mort et devant l'inconnu des choses supérieures. La justice enfin porte à entrer pleinement dans cette voie toute divine . » Ce sont là les virlutes purgatoriae, les vertus purifiantes; plus haut encore, selon saint Thomas, sont les vertus de l'âme pleinement purifiée « virlutesam purgali animi, celle des grands saints ici-bas et des bienheureux au ciel ».

 

On voit par là la grandeur de la vertu de justice, seconde vertu cardinale. Elle est supérieure à la force, à la tem­pérance et même à la virginité.

 

Souvent, ce mot de justice n'est plus pour certains qu'un mot vide de sens; alors l'injustice qu'il faut parfois subir rappelle le prix de la justice, sa valeur réelle.

 

Ce grand réalisme apparait surtout dans la béatitude évan­gélique « bienheureux ceux qui ont faim el soif de justice, car ils seront rassasiés. » Il s'agit ici de la justice au sens le plus élevé et qui contient éminemment tout ce que nous venons de dire.

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Rédigé par philippe

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Publié le 23 Octobre 2013

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la classe !  y a même un de mes tableaux là-bas sur la droite vendu à un fan de ...

 

LIBERA !!!!

 

et oui le monde est petit !

 

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j'ai d'ailleurs rien touché de commissions !! mais ils m'ont tellement donné ! je l'ai su il n'y pas si longtemps que ça d'ailleurs .. par libera ! je l'aimais beaucoup celui-là .. une de mes toiles préférées .. !  

 

 

http://s.ipernity.com/T/L/z.gif

 


et Sandrine c'était ma copine ! la plus mignonne évidement au centre, ! je l'aimais beaucoup !  mon chef il me chambrait avec ça .. !

et puis Manu notre chef réceptionniste, et Richard notre chef cuistaud non mais ! j'ai rien oublié ..j'en ai bavé là-dedans ! 


j'ai jamais retrouvé pareil de toute façon ! MERCI 

 

 

 

à vômir:semaine de l'hyper mauvais goût

 

 

http://chorale.nd.fatima.free.fr/Logos/SECLI.jpg

 

 

http://www.doyenne-pouzauges-chataigneraie.org/images/actu/ACTUALITES12.jpg

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Rédigé par philippe

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