Publié le 18 Octobre 2013
bonjour à Paul Henry alors ... ! c'est un honneur de servir la ste Messe en ce jour aux moines ...veinard ! ![]()
jour de mon anniversaire !
deo gratias!
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 18 Octobre 2013
bonjour à Paul Henry alors ... ! c'est un honneur de servir la ste Messe en ce jour aux moines ...veinard ! ![]()
jour de mon anniversaire !
deo gratias!
Publié le 17 Octobre 2013
Publié le 16 Octobre 2013
avec nos moines nous te souhaitons pour demain, un bon et saint anniversaire, cher Roger, pour ces 85 ans .... Demain une messe, comme tu les aimes, sera célébrée à l'abbaye à ton intention..(.j'ai plus de percy pig !!! j'ai tout mangé!)
Que tous mes voeux et mes prières t'accompagnent...jusqu'au 100 ! (sauf si je pars avant! ).... C'est mon petit cadeau pour toi. j'en ai fait part à Wisques évidement bien sûr ! comme ça père Abbé aura sûrement une pensée pour toi !
Philippe . bon courage et bonne santé. ! merci pour toutes tes prières pour bibi ! bois pas trop de champagne, sauf celui-là je te l'autorise, t'as une dispense monastique ! pour celui-là seulement , non mais !
heureusement que j'ai des amis comme toi ! qui plus est vendéen ! pièce rare en voie de disparition . !!! ..MERCI beaucoup; heureux anniversaire jeune homme ! je suis heureux ce soir , pour toi !
amdg !
Publié le 16 Octobre 2013
Peut-être n’apprécierez-vous pas le genre de beauté de la Philippine Megan Lynne Young, 23 ans, qui vient d’être couronnée Miss Monde le 22 septembre dernier à Bali en Indonésie. Mais sans nul doute vous admirerez le courage dont elle a fait preuve en répondant aux questions d’une journaliste sur le réseau de télévision ABS-CBN le 28 août trois semaines plus tôt.
- Quelle genre de beauté préférez-vous ?
- Celle de l’enfant à naître. Je suis opposée à l’avortement, je crois en l’abstinence avant le mariage, et je vois ce dernier comme une union inséparable pour la vie entière.
A propos du projet de loi de Santé Reproductive (Reproductive Health) du gouvernement philippin bloqué par la Cour Suprême, sa réponse a été la suivante :
- Je suis pour la vie (pro-life). Si le projet signifie tuer un être qui est là, je suis contre, bien sûr. Mes convictions sont : non à l’avortement.
Quand on lui a demandé si elle était partisane de la contraception, sa réponse a été claire :
- Je ne m’engage pas dans un truc pareil. Le sexe est réservé au mariage. Telles sont mes convictions.
A la question : comment une fille splendide peut-elle ne pas avoir de relations sexuelles ? La réponse a volé :
- Il faut répondre non à ce genre de demande. Si on essaye de vous y pousser, vous prenez du recul. En effet la personne qui vous propose cela ne mérite pas votre compagnie non plus que la moindre relation. Si en revanche un gars fait ce sacrifice, cela signifie beaucoup.
Cette série de déclarations “politiquement incorrectes” n’a pas empêché cette jeune femme de remporter la couronne de Miss Monde un mois plus tard.
Publié le 15 Octobre 2013
its beautiful = 1 chapelet.
its very very nice, perfect = 1 rosaire...aujourd'hui je suis quîte pour le rosaire !!!!
et le soir on rentre ko , plus toutes les odeurs de peinture t'as pas faim quand c'est comme ça.. et personne pour te faire à manger... tu peux pas te mettre les pieds sous la table...rituelle question quotidienne, qu'est-ce qu'on va manger..? j'ai au moins ça !!! slap ..... !!!!!! ![]()
comment ça va ? bon ça une question d'habitude maintenant; c'est comme les dentiers pour chiens !!!! . En dix ans de temps l'époque s'est je crois non seulement désacralisée mais déshumanisée à vitesse grand V dans tous les milieux. alors quand on trouve une perle rare, on la garde...
alors voilà .. on offre tout ça pour Peter ..amdg ! je pense beaucoup à toi ! merci pour tout ce que j'ai reçu, je n'oublierai jamais ..tellement rare des cadeaux, surtout un colis..
cure de percy pig ! its very good !
ph
Publié le 14 Octobre 2013
Thank you very much ! colis bien reçu, super gentil! .. Merci de tes bons voeux of Glasgow
ici j'ai rien eu de personne, tu vois ! excommuié .. d'office !
.. Je fais prier mes amis du petit Placide, pour ta futur vocation ...! denrée très très rare ici en Vendée, une telle attention. J'ai vraiment été très touché.
Souvent ce genre d'attention vient des gens qui ne sont pas dans l'Eglise, c'est surprenant d'ailleurs.
Tiens bon ! Et puis si tu apprends la messe tridentine, tu verras c'est la plus belle chose au monde que tu puisses connaître ! En dehors de ça il n'y a rien que des tentatives désespérées pour s'approcher de l'idéal, du vrai ..mais en général que du vent.
Aussi je t'accompagne j'ai de quoi offrir ici ça ça manque pas..... ! merci Peter ! bonjour à Glasgow, je me doutais bien qu'il y avait quelque chose derrière tout ça.tellement rare quelqu'un de surnaturel !
la larme à l'oeil tiens ! les délicatesses de la Providence: Dieu est bon! mon travail offert dnas une grande solitude, dès fois c'est aussi tout mon rosaire, Pénitence, pénitence.. ! très belle lettre beau français! je la garde dans mon missel (tridentin non mais.. ! j'en ai pas d'autres d'ailleurs ! )
bon courage . your friend
Philippe
+
j'adore !!! merci trop gentil j'ai jamais eu ça .. !
Publié le 13 Octobre 2013
Publié le 13 Octobre 2013
moi je l'ai fait ! honneur à tous ces gens ... ma meilleure entreprise. ! le lundi c'était notre jour de repos.. honneur à tous ces gens de la restauration gastronomique . !
On y travaillait comme des dingues jusqu'à des deux heures du matin .. ! plus de cent couverts par jour ! mon époque héroïque ... les arrêts maladie, ? j'ai jamais su ce que c'était ! même ici ! jamais de retard dans mon boulot.. parce que là je crois on me respectait.
Laval, la soirée au château où on avait fait tout le bareau de Laval .
! j'oublierai jamais.. et dans la nuit tous les frigos étaient vidés...avec des bonnes bouteilles...au moins 4 h du matin ! ça a dû finir.. j'aimais beaucoup tous vos jeunes apprentis ..ça ne rigolait pas ! le marché à Rennes .. ! et je me suis jamais trop donné beh dis donc ! et puis après fallait rentrer ... évitant les contrôles gendarmerie nocturnes ... des métiers à risques ! surtout après des soirées bien arrosées ..
là on s'enguelait pendant "les coups de feu, le service terminé mon chef nous amenait au booling ... et tout était oublié . inventaires du soir autour d'un verre de Champagne ..
Dans quelle profession on trouve cela ? aucune ..! et ça a duré pendant plus d'un an et j'étais heureux comme tout parce qu'on était valorisé .. au moins là ! quand je passais à la caisse pour les pourboires oui j'étais drôlement content...
merci monsieur ! ... j'ai jamais reçu autant ... ça fait partie de mes gratitudes ..je l'aimais beaucoup mon chef !!! merci pour tout ce que vous avez fait pour moi !
l'an 2000 , je n' oublierai jamais ! Ca c'était la classe ! j'arrivais avec mes amis, ma famille ... je revevais la note .. !!! "offert par la maison" ...
et ce premier janvier de l'an 2000 tout m'avait été offert par vos soins... tout un repas commandé ...et c'était pas un repas à 100 euros .. ! ça avait été super.
on ne peut pas oublier tout ça ... mais c'était pas la Vendée ! !!!! que j'aimais tout ça ! ouahh ces assiettes ! la transcendance gastronomique et ces foies gras cuisinés avec tant d'amour ! quelle liturgie ! moi je faisais la préparation des assiettes...où j'étais aux entrées...et après la plonge et les grands nettoyages.
ça c'était un chef ! j'étais dans mon élément quoi! ah il était du mois d'Octobre aussi .. pas étonnant ! du 14 si mes souvenirs sont bons .. !!! merci chef . comme quoi l'affection existe même dans le cadre professionnel sauf à certains endroits où on sait oh combien ne pas mélanger les torchons et les serviettes !!! ..je l'ai appris à mes dépens d'ailleurs.
Mais ça c'était un grand chef, et ça ne court pas tous les coins de rue.. J'ai eu ma chance ! Et puis là-bas au moins les jeunes te respectaient ça c'est clair..I
Une fois le stage fini, j'allais revoir mon chef lui donnait de mes nouvelles... après on me rappelait pour des plonges pour les mariages... parce qu'il ne pouvait pas m'embaucher. Oui belle entreprise!
Publié le 13 Octobre 2013
Et ils disent qu’ils veulent faire « l’Eglise des pauvres »!
Que savent-ils des pauvres, que savent-ils si les pauvres n'ont pas besoin de ce qu'ils appellent notre « triomphalisme », ces hommes de cabinet et d’Université, de livres et de revues, de conférences et de sessions ! Je ne leur reproche pas d'être tels. Il faut de grandes chaires dans l’Eglise, il faut des savants, il les faut de premier ordre, qui puissent marcher dans leur science les égaux des plus grands savants de toutes les sciences. Je leur reproche de parler de ce qu'ils ne connaissent pas et d’en parler « irréellement ». ils se sont fait une idée du pauvre aussi irréelle que toutes leurs idées. Ils n'ont pas l’expérience du pauvre, ils se sont rendus incapables de l’avoir, parce que l’esprit de système les domine, et que l’esprit de système est clos sur soi, enfermé en soi, et, pour que les faits tels qu'ils sont ne lui donnent pas de démenti, ils les décrètent autres qu'ils ne sont. Il n'a pas prise sur le réel, mais aussi le réel n'a pas prise sur lui, n’exerce plus sur lui la fonction réductrice que seul il peut remplir, et la raison raisonnante déraisonne sur les pauvres, comme elle déraisonne sur toutes choses.
Ils ont donc décidé que 1'Eglise sera "Eglise des pauvres » quand le Pape ne paraîtra plus porté sur la sedia, quand les évêques ne revêtiront plus d'ornements précieux, quand la messe sera célébrée en langue vulgaire, quand le chant grégorien sera relégué au musée des discothèques, et choses de ce genre, — c'est-à-dire quand les pauvres seront privés de la seule beauté qui leur soit gratuitement accessible, qui sache leur être accessible, qui sache leur être amie sans rien perdre de sa transcendance, qui est la beauté liturgique ; quand les cérémonies de l'Eglise, vulgarisées, trivialisées, ne leur évoqueront plus rien de la gloire du ciel, ne les transporteront plus dans un monde plus haut, ne les élèveront plus au-dessus d'eux-mêmes ; quand l'Eglise enfin n'aura plus que du pain à leur donner, — et Jésus dit que l'homme ne vit pas seulement de pain.
Qui leur a dit que les pauvres n'ont que faire de beauté? Qui leur a dit que le respect des pauvres ne demande pas qu'on leur propose une religion belle, comme on leur propose une religion vraie ? Qui les rend si insolents envers les pauvres que de leur refuser le sens du sacré ?
Qui leur a dit que les pauvres trouvent mauvais de voir un Evêque présider une procession, crosse en main et mitre en tête, et s'approcher d'eux pour bénir leurs petits enfants ? Sont-ce les pauvres qui ont crié au gaspillage quand Marie Magdeleine a répandu le nard sur la tête de Jésus, jusqu'à briser le vase pour ne rien épargner du parfum ? Qui leur a dit surtout que, les Évêques dépouillés des marques liturgiques de leur autorité, les prêtres en seront plus évangéliquement dévoués aux pauvres ? Qui leur a dit que les honneurs extérieurs rendus aux Évêques ne sont pas une garantie faute de laquelle l'évangélisation des pauvres n'aurait plus, aux yeux des pauvres mêmes, aucune marque d'authenticité, sans laquelle l'évangélisation des humbles ne serait plus assez humble elle-même, n'ayant plus le caractère d'une mission reçue d'une autorité visiblement supérieure, mais tous les dehors de l’entreprise d'un prédicant particulier ?
On détruit, on saccage, on ravage, sans nul souci de ces réalités séculairement éprouvées ; s'en soucier serait du « triomphalisme », et ils ont décidé que le « triomphalisme » est le dernier des crimes, indiscernable qu'il est du « constantinisme », lequel consiste à réclamer pour l'Eglise, à l’égard de la puissance séculière, une quelconque reconnaissance de ses droits. Comment ce qui était un devoir parfaitement clair, inlassablement inculqué, est-il devenu un crime? Accusez l’esprit de système et dîtes-vous que c'est un système parfaitement lié, cohérent comme une géométrie, auquel il ne manque que d'être vrai, mais qui est en ce moment, notamment en France, le seul qui ait droit à l'audience, le seul publiquement exposé.
Nous en avons vu les commencements il y a bien trente ans quand, par un renversement des valeurs qui n'avait pas de précédent, on a imaginé, presque secrètement d'abord, puis avec une audace fracassante, de faire aux chrétiens un devoir « apostolique » de fréquenter les bals et les spectacles, que toute la tradition de l’Eglise absolument unanime avait jusque là considérés comme des manifestations de l'esprit du monde, dont l'esprit de l'Evangile devait inspirer l'aversion. Tel a été le premier murmure des clameurs qui proclament aujourd'hui dans l'Eglise « la révolution d'octobre ».
Qu'y gagneront les pauvres? Hélas ! ils y perdront tout. S'il y a une cruelle évidence, c'est celle du peu que nous pouvons pour eux dans un régime de « laïcité ». Quand les lois, les institutions, les mœurs publiques perdent toute référence à l'Eglise, quand tout se fait dans l'Etat sous le préalable d'une ignorance délibérée, volontaire, universelle, du christianisme, quand l'Eglise y est réduite à la condition d'une association privée, la première conséquence est que les pauvres ne sont plus évangélisés. Nul besoin pour cela que l’Etat soit d'un laÏcisme hostile et agressif. Les classes aisées peuvent échapper, en partie du moins et notamment dans l'éducation des enfants, à la formidable pression sociale qui résulte de la simple déchristianisation de l’Etat ; les pauvres ne le peuvent pas. Ils ont besoin d'assistance, elle est « laïque » ;ils ont besoin d'hôpitaux, ils sont « laïques » ; ils ont besoin d'écoles:pour leurs enfants, elles sont « laïques » ; et s'ils sont pauvres à ce point de ne pouvoir enterrer leurs morts, ils obtiendront des obsèques gratuites, mais « laïques », car l'Etat qui paiera le cercueil et le fossoyeur, ne paiera pas les frais d'une absoute. Les pauvres, et eux seuls, sont emprisonnés sans remède dans la « laïcité » de l'Etat ; seuls ils sont condamnés sans remède à ne respirer que dans le climat d'indifférence religieuse engendré par la « laïcité » de l'Etat. Nous arrachons un enfant à cette asphyxie de l'âme ; nous en laissons cent qui ne seront jamais évangélisés, qui passeront d'une école « laïque » à un centre d'apprentissage « laïque », d'un centre d'apprentissage « laïque » à un mouvement de jeunesse « laïque », dont toute la vie enfin sera. par l'Etat « laïque » si inexorablement tenue à l'écart de toute influence chrétienne, que ce sera un miracle de la grâce si l'un ou l'autre, forçant les barreaux de sa cage, ouvre les ailes de son baptême pour retrouver le climat de sa deuxième naissance et rejoindre l'Eglise sa mère qui lui tend les bras.
Il y a longtemps que tel est le sort des pauvres en régime de « laïcité », mais jusqu'aujourd'hui, la théologie catholique enseignait que c'était un mal, une iniquité, un désordre atroce dont les petits de ce monde étaient la proie sans défense, un désordre auquel il fallait travailler sans relâche à substituer l'ordre chrétien. Maintenant elle enseigne, du moins celle qui a le privilège exclusif de la parole, que ce désordre est l'ordre. Si l’évangélisation des pauvres en est rendue plus difficile encore, ce sera tant pis pour les pauvres, le système n’en conviendra pas, car il ne saurait avoir tort.
A ce même esprit de système porté à son comble est imputable ce que nous voyons, ce que nous n’aurions pas cru qu'aucune théologie pût jamais entreprendre, ce que la théologie non-euclidienne a entrepris : noyer l’idée simple, riche, populaire de la maternité universelle de la Sainte Vierge dans la notion difficile, inaccessible, glaciale de son caractère ecclésiotypique ; noyer l'idée simple, riche, populaire de l’universelle paternité pontificale dans la notion alambiquée, quintessenciée de « chef du collège pontifical ».
Ainsi cette théologie si irréellement pastorale travaille à rendre le peuple chrétien orphelin de sa mère la Sainte Vierge, de son père le Pape : elle n'est qu'une imposture qui les rend l'un et l'autre absents de son cœur.
Abbé Berto
link le FC .merci! toujours d'actualité. hélas ! résigné. au train où vont les choses.. à part les moines !
Publié le 13 Octobre 2013
Veillée de Prière avec Ste Thérèse

Introduction prononcée par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,
Abbé de Notre-Dame de Fontgombault
(Fontgombault, le 2 octobre 2013)
Chers Frères et Sœurs,Mes Biens Chers Filsl y a un an, nous nous sommes retrouvés autour de l’icône de la Vierge noire de Jasna Gora en pèlerinage à travers l'Europe, afin de prier pour le respect de la vie, de la famille, du mariage. Aujourd'hui nous voulons prier pour la vie religieuse et pour les vocations sacerdotales et religieuses.
I
Dans une semaine, treize moines de l'abbaye présents ce soir parmi nous auront gagné l'abbaye Saint Paul de Wisques pour y poursuivre leur vie monastique. Que Thérèse les accompagne dans ce don renouvelé de leur vie et qu'elle redonne vigueur à travers leur offrande à une abbaye qui se meurt faute de vocations. Pourquoi en nos pays de vieille chrétienté, les vocations diminuent-elles ? Pourquoi des communautés religieuses sont-elles obligées d'abandonner des lieux fondateurs de leur histoire souvent plus que centenaire ? Pourquoi les prêtres se trouvent-ils souvent seuls dans des paroisses aux nombreux clochers ? La maître de la moisson aurait-il oublié d'embaucher des moissonneurs dans ses champs ? Peut-être faudrait-il se demander, avant d'accuser Dieu, ce que pourrait faire le maître de la moisson, si, à son arrivée, les ouvrierssont absents, si les ouvriers ne croient plus que la moisson vaut la peine d'être moissonnée ou même s'ils ont oublié qu'il y a unemoisson.« Quand le Fils de l'homme viendra, trouvera-t-il la foi sur terre? » (Lc 18,8) et Dieu est celui qui vient toujours.
Comme il est beau de voir Jésus s'émerveiller de la foi des amis du paralytique, du centurion, de la pécheresse et de tant d'autres. Alors que le temps fort de l'année de la foi arrive bientôt à sa fin, Jésus s'émerveillerait-il de notre foi ?
La foi que Jésus admire, la foi qui sauve, c'est la foi qui aime.
Croire en Dieu ne suffit pas, il faut aimer. Il faut aimer jusqu'à donner sa vie comme Jésus pour ses amis. Là réside notre maladie :nous ne voulons pas donner notre vie. Nos cœurs sont malades. L'homme ne sait plus aimer, il a perdu le goût de l'amour, du véritable amour.
À vouloir se faire plaisir, à s'épuiser dans la quête stérile du plaisir sans lendemain, il a oublié ce qu'est la fécondité de l'amour.« Vous êtes le sel de la terre; mais si le sel s'affadit, avec quoiva-t-on le saler ? Il n'est plus bon à rien qu'à être jeté dehors pour être foulé aux pieds par les hommes. Vous êtes la lumière du monde : une ville, située au sommetd'une montagne, ne peut être cachée. Et on n'allume pas une lampe pour la mettre sous le boisseau, mais sur le chandelier, et elle éclairetous ceux qui sont dans la maison. Qu'ainsi votre lumière brille devant les hommes, afin que, voyant vos bonnes œuvres, ils glorifient votre Père qui est dans les cieux. »
(Mt 5, 13-16)
Prier pour les vocations, ce n'est pas s'assurer la présence d'un prêtre dans sa paroisse afin de recevoir les sacrements jusqu'à la finde ses jours. Prier pour les vocations, c'est demander au Seigneur d'enflammer les cœurs, d'enflammer mon cœur, d'un amour qui ne peut être que communicatif. Dieu veut mon cœur. « Je suis venu jeter un feu sur la terre, et comme je voudrais que déjà il soit allumé ! »
(Lc12,49)
Jésus veut que nos cœurs brûlent et que, brûlant, ils communiquent à leur tour ce feu ; qu'ils le communiquent dans nos familles, dans nos paroisses, dans nos communautés religieuses, ausein de l’Église et du monde. Alors, comme naturellement, les vocations naîtront. Elles naîtront au sein des familles, des paroisses,des communautés.
La question qui se pose à chacun est simple : « Nos cœurs sont-ils brûlants comme ceux des disciples d'Emmaüs quand nouscheminons avec Jésus, quand nous écoutons les Écritures ? » Au cours de sa rencontre avec les jeunes le 27 juillet 2013 sur la plage de Copacabana, le Pape François leur a dit« S’il vous plaît, ne regardez pas la vie « du balcon », mettez-vous en elle, Jésus n’est pas resté au balcon, il s’est immergé ; ne regardez pas la vie « du balcon », immergez-vous en elle comme l’afait Jésus.
Demeure cependant une question : par où commençons-nous? à qui demandons-nous de commencer cela ? ... Par où – a-t-ondemandé à Mère Teresa – faut-il commencer ? Par toi et par moi !répondit-elle. Elle avait de la poigne cette femme ! Elle savait par où commencer.
Aujourd’hui, moi aussi, je vole la parole à Mère Teresa,et je te dis : commençons ? Par où ? Par toi et par moi !
Que chacun, une fois encore en silence, se demande : si je devais commencer par moi, par où commencerais-je ? Que chacun ouvre son cœur pour que Jésus lui dise par où commencer. »
Pour cela, nous avons besoin d'un docteur, d'un docteur qui soignera notre cœur brisé, blessé, malade, d'un docteur de l'amour qui nous apprenne à aimer.