Publié le 11 Mars 2014
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Ian Verrier - ex Chavagnes -
avec l'assurance de mes prières....ph
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 11 Mars 2014
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Ian Verrier - ex Chavagnes -
avec l'assurance de mes prières....ph
Publié le 11 Mars 2014
"Vos pensées ne sont pas mes pensées
et mes voies ne sont pas vos voies. oracle de Yahvé.
Is. 55, 8
La vie de l'homme est belle en dépît de tout. Nous pouvons en faire une fête ininterrompue si nous respections les lois de la nature et de la grâce et si, pleins d'amour, nous nous laissons conduire par la Providence.
A cause du péché, la terre a été maudite, l'homme doit gagner son pain dans les soucis et le travail; des difficultés de tous genres traversent quotidiennement sa route. Néanmoins, il reste l'enfant de Dieu, il trouve une source intarissable de joie dans sa destinée et sa vocation, dans sa noblesse et dans le privilège de son élection.
La vie est souvent bien différente de ce qu'on avait espéré. Au temps de la jeunesse et faute d'expérience, on en attend beaucoup. On croit trouver le bonheur dans des choses accidentelles: honneur, considération, profit matériel, plaisir des sens et de la chair, amour, paisible atmosphère familiale.
Mais plus on vieillit, plus l'expérience quotidienne nous pousse vers une autre direction. On voit alors la relativité et l'inconstance de ce qui nous apparaissait comme le souverain bonheur. On jauge la vie et ses promesses à leur valeur, et l'on se tourne insensiblement vers ce qui est plus réel; le Bien suprême et unique, qui seul peut satisfaire pleinement le coeur de l'homme.
C'est une grande grâce quand les yeux s'ouvrent de cette façon. Ce peut-être le début d'une nouvelle vie, qui surpasse de beaucoup la précédente en plénitude et satisfaction intérieure, et qui aboutisse pour plus d'une âme au don total à Dieu dans la vie religieuse.
Qui est mené ainsi par le Très-Haut se sent constamment heureux, même si la main de Dieu s'appesantit sur lui, s'il doit supporter de grands coups et de lourds échecs, des souffrances corporelles ou des difficultés spirituelles. Celui qui vit intensément au-dedans et se sait entre les mains de Dieu, ne sera pas abattu par les tribulations auxquelles toute une vie est sujette. Celles-ci, sans nul doute, ont valeur corrective et éducative pour chacun.
Dieu n'a pas épargné son Fils unique et, la plus pure des créatures, il l'a placée sous la croix de son propre enfant. Reconnaissons par là - à moins d'être aveugles - que les souffrances et les peines ont une signification spéciale dans la vie de l'individu et de la communauté. Qui, une fois, a perçu cela des yeux de la foi, ne marchera plus déprimé; il ne se découragera pas si le Maître de la vie et de la mort lui demande, à lui aussi, un sacrifice que, dans sa joie de vivre, il ne prévoyait pas et qui l'atteint dans sa nature d'homme.
Heureusement que le Christ ne tient pas toujours compte de nos projets et de nos désirs, et qu'il fait entrer notre vie dans son vaste plan divin! De cette façon, elle a une valeur, non seulement pour nous personnellement, mais aussi pour le grand tout du Corps mystique. Bien des saints se réjouissent au ciel parce que Dieu n'a pas tenu compte de leurs désirs égoïstes, mais qu'il les a employés comme leviers en faveur de l'univers dont il prend soin.
Dieu a ses vues dans tout ce qui nous arrive. Si nous le laissons faire sans nous opposer à ses volontés, tout sert à notre perfection et à notre sanctification. Dieu ne nous demande pas de comprendre ou de pénétrer ses plans:
" Haut est le ciel au-dessus de la terre,
aussi hautes sont mes voies au-dessus de vos voies
et mes pensées au-dessus de vos pensées." Is. 55. 9
Il veut que nous ayons confiance dans sa conduite et que nous nous y soumettions aveuglément. Qui s'y oppose par orgueil, sens propre ou opinâtreté et veut suivre son propre chemin, contrarie les plans de Dieu et met son salut et son bonheur en danger.
O Jésus, apprenez-moi à accepter, comme vous, avec soumission ce que le Père m'envoie. Faites que je ne me décourage jamais devant les difficultés et les croix; faites que je ne m'oppose pas à vos décrets. Donnez-moi la force et la grâce de me sanctifier dans les circonstances où votre Providence me place, sans vouloir désirer autre chose. Que toujours votre volonté s'accomplisse en moi.
Publié le 10 Mars 2014
Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph : et, après avoir imploré le secours de votre sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Par l’affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu ; par l’amour paternel, dont vous avez entouré l’Enfant-Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l’héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours, dans nos besoins.
Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ. Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d’erreur et de corruption, soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l’Enfant-Jésus au péril de la mort, défendez aujourd’hui la sainte Eglise de Dieu, des embûches de l’ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple, et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et obtenir la béatitude éternelle.
Ainsi soit-il.
Publié le 9 Mars 2014
De ma détresse, Seigneur, délivre-moi;
vois ma misère et ma douleur, ôte tous mes péchés.
Vers toi, mon Dieu, j'élève mon âme; en toi, mon Dieu, je cherche abri; que je n'aie pas à rougir!
vendredi des quatre Temps de carême.
superbe pièce de grégorien de carême, trop beau
Publié le 9 Mars 2014
" Pour moi, je considère la vertu de patience, comme plus grande que les signes et les miracles."
Le plus grand des papes liturgistes est né en 540; il fut préfet impérial de la villle en 571; vers 575, il se fit moine selon la règle de saint Benoît; en 578 il fut nonce pontifical à la cour impérial de Constantinople. En 590, la voix unanime du peuple et du clergé l'élut pape. Il mourut en 604.
L'Eglise qui, dans son livre des héros, le martyrologe, se montre peu prodigue d'éloges dit de lui:" A Rome, saint Grégoire 1er, pape, confesseur et docteur éminent de l'Eglise. Pour ses actions remarquables et la conversion des Angles à la foi du Christ, il a été appelé Grand et apôtre des Angles".
C'est surtout dans le domaine de la liturgie qu'il fut sans doute le plus grand des papes. " Les modes puissants et mesurés, saints et sanctifiants, du choral liturgique de l'Eglise romaine, portent encore aujourd'hui son nom et le porteront pour tous les temps. Il a aussi puissamment contribué à la constitution du lation d'Eglise par son style naturel, plein d'onction et de sentiment. Ses quarante sermons sur des péricopes liturgiques de l'Evangile sont presque tous devenus des leçons du bréviaire. Aucun prêtre ne peut célébrer la sainte messe sans rencontrer à tout moment la trace de saint Grégoire. C'est lui qui a introduit, dans la seconde oraison avant la Consécration (hanc igitur), ces trois prières si riches de sens: " Et dispose nos jours dans la paix et ordonne que nous soyons arrachés à l'éternelle damnation et que nous soyons comptés dans le troupeau de tes élus."
Son missel est devenu, à peu de choses près, le missel de tout l'Occident et il l'est resté.(et il le restera !!! )
Pour ce qui est du culte divin, Grégoire mérite aussi d'être appelé le Grand.
dom Pius Parsch
Publié le 9 Mars 2014
Moïse nous apprend à utiliser le jeûne de quarante jours comme un temps d'union avec Dieu et de prière. La prière et le jeûne se complètent mutuellement. Si nous voulons nous entretenir avec Dieu, il faut imposer silence à la chair, au monde, à la nature...
Elie jeûne dans son voyage à travers le désert et fortifié par la nourriture céleste, il marche, pendant quarante jours, jusqu'au mont Horeb, la montagne de Dieu.
le jeûne dans le combat contre le diable, le jeûne dans l'accomplissement des commandements, le jeûne et la prière, le jeûne sur le rude chemin de la vie....
Publié le 7 Mars 2014
L'Evangile nous montre le Christ sous un double aspect: le Christ mortifié et le Christ combattant.
Nous suivons maintenant le Christ mortifié, dans le désert du renoncement, pour y jeûner quarante jours avec lui. Son jeûne sanctifie le nôtre, parce que nous jeûnons en union avec lui et participons à son propre jeûne. Cette pensée doit nous rendre le Carême plus vénérable; les membres sont unis à leur Chef.
Le jeûne du Christ appartient à son oeuvre rédemptrice; de même, notre jeûne de quarante jours contribue à édifier le royaume de Dieu sur la terre. C'est peut-être le temps le plus important de toute l'année. Ainsi donc, le Chef et les membres entrent dans la grande période de la pénitence.
Le Seigneur nous précède aussi comme combattant. Nous voyons le divin héros remporter la victoire dans trois passes d'armes. Les deux princes sont en face l'un de l'autre, le prince du monde et le prince du royaume de Dieu. Ils se mesurent dans le combat.
Le prince de ce monde fait avancer toute son armée: le monde avec toutes ses pompes, l'enfer, le moi avec ses désirs insatiables. Le Christ est vainqueur.
Le champ de bataille où nous entrons n'est pas loin de nous, il est dans notre âme; l'homme inférieur y lutte contre l'homme supérieur. Mais le Christ, qui est en nous, doit vaincre. C'est là pour nous, une force et une consolation. Nous ne sommes pas seuls au combat: le Chef et les membres combattent, le Chef et les membres doivent remporter la victoire. Ainsi l'Evangile nous mène à l'école du combat du Christ; aujourd'hui, nous ne sommes encore que des recrues; à Pâques, nous devons être des vainqueurs.
Notre chant de combat pendant tout le Carême:
Celui qui se tient sous la protection du Très-haut,
qui habite sous la garde du Roi du ciel,
Il peut dire au Seigneur;" Tu es mon refuge
et ma forteresse, mon Dieu, en toi, je me confie.
Car c'est lui qui te délivre des filets de l'oiseleur
et de la peste funeste.
Il te couvrira de ses ailes
et, sous ses plumes tu trouveras un refuge;
Sa fidélité est un bouclier et une cuirasse,
Tu n'auras à craindre ni les terreurs de la nuit,
ni la flèche qui vole pendant le jour,
ni la peste qui se glisse dans les ténèbres,
ni l'attaque du démon en plein midi.
Que mille tombent à ton côté
et dix mille à ta droite, tu ne seras pas atteint.
Mais de tes yeux tu regarderas
et tu verras la rétribution des méchants.
Tu es mon refuge, ô Dieu;
Oui, tu as fait du Très-Haut ton refuge.
Aucun malheur ne t'atteindra,
aucun fléau n'approchera de ta tente,
Car il ordonnera pour toi à ses anges
de te garder dans toutes tes voies.
Ils te porteront dans leurs mains,
pour que tu ne heurtes pas ton pied à la pierre.
Tu marcheras sur l'aspic et le basilic
et tu fouleras aux pieds les lions et les dragons.
Puisqu'il a espéré en moi, je le délivrerai,
je le protègerai, car il honore mon nom;
Il m'invoquera et je l'exaucerai,
je serai avec lui dans la détresse.
Je le délivrerai et le glorifierai,
Je le rassasierai de longs jours
et je lui ferai voir mon salut.
La troupe des héros ne craint rien: elle est enveloppée des ailes de Dieu et les anges la gardent sur son chemin. Son épée est la confiance en Dieu.
Publié le 7 Mars 2014
Le postulant devra répondre: Ce n'est pas dans mes propres forces que je me confie mais dans la grâce que Dieu a promise à tous ceux qui espèrent en Lui.
La leçon montre aux enfants de Dieu de vastes perspectives: " Ta lumière se lève dans les ténèbres." "ton âme est "comme un jardin arrosé, comme une source d'eau dont l'eau ne s'en va pas", tu es un constructeur du temple de Dieu, tu es élevé au-dessus des profondeurs de la terre et nourri de l'héritage de Jacob."
Que signifie tout cela?
La lumière en toi est la vie divine; l'âme ressemble au paradis dans lequel croissent les fleurs des vertus et mûrissent les fruits des bonnes oeuvres, où fleurit la vie intérieure. La troisième image est particulièrement profonde:" Tu poses des fondements pour les races à venir", tu travailles à la construction du royaume de Dieu.
Chacun de nous est une pierre dans les murs de ce temple, mais mieux encore, chacun est, en même temps, une pierre d'attente sur laquelle s'appuiera une nouvelle construction. Pensons aux saints dont l'exemple continue l'action efficace à travers les siècles.
Voulons-nous, nous aussi, être des constructeurs? Notre travail de Carême peut être utile à un grand nombre. La dernière image nous conduit donc déjà dans le ciel.
Nous autres, chrétiens, nous sommes invincibles, nous n'avons rien à craindre, pourvu que nous évitions cette seule chose: le péché. Quand les Juifs entrèrent dans la terre promise, ils furent invincibles aussi longtemps qu'ils gardèrent la fidélité envers Dieu.
au samedi après les cendres.
L'Evangile nous offre une grande consolation. L'image est saisissante. Les Apôtres râment avec le vent contraire et ne peuvent avancer; pendant ce temps, le Christ prie sur la montagne; puis il vient, à la quatrième veille de la nuit, dans la barque; la traversée devient alors facile jusqu'à la rive du lac.
C'est l'image de notre vie. Nous ramons dans la barque de notre vie avec le vent contraire, et apparemment, nous n'avançons pas. Nous nous plaignons: je ne fais pas de progrès. C'est la vérité, l'enfant de Dieu navigue toujours contre le vent. La chair, le monde, Satan, unissent leurs forces contre nous. Et cependant là-haut, sur la montagne céleste, quelqu'un prie pour nous: le Christ notre médiateur auprès du Père.
Cette prière du Christ sur la montagne est aussi la prière du Christ mystique, de l'Eglise. Cela n'est pas encore tout; à la quatrième veille de la nuit, le Christ vient lui-même dans la barque de notre vie; à la messe, il est vraiment là, il vient en personne; avec son secours tout est facile. Avec son secours, nous accomplirons la difficile traversée du Carême et nous débarquerons heureusement sur la rive de la fête de Pâques.
Avec son secours, nous mènerons à bien la pénible traversée de la vie et nous atteindrons le but éternel.
dom Pius Parsch
Publié le 6 Mars 2014
Dimanche dernier, mes Frères, avec l’hymne à l’amour de saint Paul, nous avons parlé de la plus grande des vertus surnaturelles : la charité.
La charité qui nous est donnée par Dieu à notre baptême, ou qui nous est redonnée par la confession si par malheur nous l’avions perdue par le péché. Cette charité est la communauté de vie surnaturelle entre Dieu et nous sur cette terre : être dans son amour et sa grâce, agir pour aimer Dieu et pour aimer notre prochain en Dieu.
Si la Septuagésime, il y a trois dimanches, nous a rappelé que la vie chrétienne est comme une course dans le stade, le carême est le camp d’entraînement à la charité.
Et les trois grands volets de notre action du carême : prière − pénitence − aumône, sont les trois exercices que l’Église nous demande de pratiquer pendant le carême pour développer, fortifier, faire grandir notre amour de Dieu.
Vous avez peut-être déjà vu des salles d’entraînement sportif, des salles de musculation pour les héros du monde moderne : on y voit de véritables instruments de torture auxquels ceux qui veulent devenir des champions se soumettent volontairement afin de développer chacun des muscles qui leur serviront pour l’épreuve. Ils s’entraînent pour être prêts. Eh bien, nous voici, Mes Frères, dans notre salle d’entraînement à la charité, avec trois exercices : la prière, la pénitence, l’aumône.
La prière est peut-être le plus simple des exercices, cela demande juste du temps, de la volonté et aussi bien sûr beaucoup de persévérance. Au minimum, mettons-nous en présence de Dieu, essayons chaque jour de bien faire nos prières du matin et du soir, et notre examen de conscience qui nous préparera ainsi à une bonne confession avant Pâques. Mais c’est vraiment le minimum : il est difficile d’aimer quelqu’un qu’on ne connaît pas, ou qu’on connaît peu, il est difficile d’aimer quelqu’un à qui on ne parle pas, ou peu.
La prière est un cœur à cœur avec Dieu et celui qui aime a plaisir à parler à l’Être aimé, même si Celui-ci ne nous répond pas comme nous le souhaiterions. Alors essayons de trouver plus de temps pour prier. Notre liturgie nous propose chaque jour une messe différente dans le missel, lisons-là, prions avec la prière de l’Église, méditons ce que dit Notre-Seigneur dans son Évangile quotidien.
Et si nous voulons parfaire notre exercice, alors relisons au moins un des quatre évangiles pendant ce carême, relisons cet évangile en le priant, en le méditant, en demandant à Notre-Seigneur de nous apprendre ainsi marcher sur ses traces, à suivre son exemple, demandons Lui la grâce de Lui être fidèle et de monter avec Lui jusqu’au Calvaire, que notre prière nous aide à aimer Dieu jusqu’à la Croix.
La pénitence… vous allez me dire, quel rapport avec la charité ? L’ancien droit canon exigeait le jeûne tous les jours de carême : était-ce un acte de charité ? Oui !
Car la pénitence n’est pas pour nous, elle est pour Dieu : si nous faisons pénitence, c’est parce que nous voulons aimer Dieu encore plus et Lui montrer que nous avons le regret de toutes les fautes que nous avons commises contre son amour. En faisant pénitence, nous nettoyons notre âme pour laisser plus de place au Seigneur.
Et la pénitence, en nous vidant des choses terrestres, non seulement nous ouvre pour laisser entrer le Seigneur en nous, mais aussi elle nous associe à son œuvre de rédemption. Chaque sacrifice que nous offrons dans la Charité est comme un soulagement que nous apportons au poids de la Croix sur les épaules de Notre-Seigneur.
La pénitence nous est donc utile, à nous-mêmes, − car rien ne sert de vouloir sauver notre prochain, si nous ne voulons pas nous sauver nous-mêmes −, mais la pénitence est aussi utile quand nous l’offrons pour tous ceux que Dieu nous demande d’aimer.
L’aumône… comme la charité, ce mot a aujourd’hui un sens péjoratif. Faire l’aumône, c’est bien plus qu’ouvrir un peu plus son porte-monnaie aux pauvres pendant le carême. Tous, nous avons ce devoir pressant d’aider ceux qui ont moins que nous, et tous, j’en suis sûr, nous le ferons. Mais à l’aumône sonnante et trébuchante, essayons d’ajouter une aumône qui nous coûte beaucoup plus, spirituellement parlant, car on peut toujours ouvrir son porte-monnaie sans que ce soit véritablement un acte de charité, nous l’avons vu dimanche. Pour paraphraser l’expression « faire l’aumône d’un sourire », faisons l’aumône de notre charité-même par la patience et le support mutuel comme dit saint Paul.
Quand nous ouvrons notre porte-monnaie pour donner quelques pièces à un mendiant, celui-ci voit que nous avons de l’argent. Alors il faudrait, qu’en agissant avec bonté, avec sourire, avec humilité et gentillesse, avec ceux que nous côtoyons tous les jours, et parfois difficilement, ces personnes que peut-être au fond de nous-mêmes nous n’aimons pas tellement, il faudrait que ces personnes voient que nous avons en nous la charité de Dieu et que nous voudrions partager cette charité avec eux.
Aimer Dieu, et en Dieu, aimer notre prochain : voilà l’état de vie dans lequel Dieu nous met à notre baptême en nous donnant la vertu de charité. La seule chose que nous emporterons de cette terre, Mes Frères, vous le savez, c’est notre charité : c’est en la pratiquant, en la fortifiant que nous la faisons grandir et elle sera notre seul trésor au ciel quand nous serons face à Dieu. Le commandement de Notre-Seigneur dans l’évangile d’aujourd’hui est clair : amassez-vous un trésor dans le ciel ; c’est à dire faites grandir votre charité ici-bas.
Quarante jours c’est peu, Mes Frères, toujours trop peu, ce n’est rien à côté de la montée au calvaire de Notre-Seigneur. Mais quarante jours d’un bon carême, d’un grand et saint carême, cela peut être dur !
Alors au pied de l’autel de la Croix, commençons déjà nos exercices en priant le Seigneur de nous donner la force et la grâce, prions-Le : que par la prière, la pénitence, l’aumône, notre charité soit encore plus grande le Vendredi saint, quand nous serons sur le calvaire avec Lui.
Aux pieds de l’amour de Dieu crucifié pour nous, que notre charité soit alors bien plus grande et plus forte qu’elle ne l’est aujourd’hui !
Chapellenie Bhx Charles de Lorraine - Nancy
Publié le 5 Mars 2014
aux intentions de tous les moines de Fontgombault.
Nous vous adorons, ô Christ, et nous vous bénissons.
Parce que vous avez racheté le monde par votre sainte Croix.
jésus est condamné à mort.
La Rédemption, et la rédemption par la Croix, est le motif même de l'Incarnation.. Jésus est avant tout Sauveur " qui propter nostram salutem descendit de caelis et incarnatus est". Demandons-Lui l'intelligence du motif de l'Incarnation, motif de miséricorde qui suppose notre misère. D'autre part le péché n'a été permis de toute éternité qu'en vue d'un plus grand bine, et la miséricorde du Sauveur, en nous relevant, est la plus belle manifestation de la toute-puissante bonté de Dieu: " là où la faute a abondé, la grâce a surabondé."
Jésus est chargé de sa croix.
Jésus, en portant cette croix, s'offre intérieurement pour nous; c'est la plénitude du don de soi dans l'achèvement du sacrifice, dans la perfection de l'holocauste qui va être consommé.
Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes plaies. Père, nous vous offrons les plaies de votre Fils pour guérir celles de nos âmes.
Jésus tombe sous le poids de sa Croix.
Cette croix lui est imposée par l'injustice des hommes, mais lui, qui est absolument innocent, voit dans cette injustice des hommes la justice de Dieu. Si nous avons à souffrir quelque injustice, nous qui sommes coupables de bien des fautes cachées que nul ne nous reproche, voyons dans cette injustice des hommes la justice de Dieu qui nous purifie.

Jésus rencontre sa très sainte Mère.
Demandons à la Sainte Vierge l'intelligence du mystère de la Croix, afin de recevoir et de porter notre croix, non dans la révolte et l'irritation, mais avec reconnaissance, puis avec amour, au moins avec ce commencement d'amour, qui ira tous les jours grandissant par la communion quotidienne, qui, en s'exerçant obtient une augmentation de grâces. Après le Sauveur, personne mieux que la Vierge Immaculée ne peut nous obtenir cette intelligence toute surnaturelle du mystère de la Croix et de ses suites pour nous, dans la vie de tous les jours.
Simon le Cyrénéen aide Jésus à porter sa croix.
Que dirions-nous si nous rencontrions Notre-Seigneur portant sa croix et nous demandant:" Veux-tu m'aider?". Or la croix qui nous arrive, c'est Jésus qui nous aime, qui veut reproduire en nous ses propres traits; c'est Jésus que nous aimons.
Véronique essuie la face de Jésus .
La sainte face du Sauveur est celle du Maître des maîtres, du Maître des Apôtres, des Docteurs, des plus grands contemplatifs; malgré les soufflets et les crachats, elle garde sa noblesse et sa grandeur, elle porte un reflet de sa sainte âme, qui contemple dès ici-bas à découvert l'essence divine, la vie éternelle, vers laquelle il nous conduit. Mais il veut retenir cette lumière de gloire sur la cime de son intelligence, et il se livre à toutes les humilitations, à tous les opprobres, quand Véronique vient essuyer son visage tout ensanglanté.
Jésus tombe pour la deuxième fois.
Il est certain que Jésus a souffert avant tout du péché, souverain mal, douleur spirituelle qui se trouve dans les facultés supérieures. Jésus a souffert dle tous les péchés de tous les hommes, de toutes les races et de tous les temps. .. Sa souffrance était proportionnée aussi à son immense amour pour Dieu que le péché offense, et pour nos âmes que le péché ravage et fait mourir. Seigneur, donnez-nous une grande contrition de nos fautes.
Jésus console les filles de Jérusalem.
" Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, nul ne m'arrache la vie, c'est librement que je la donne. Rien ne pouvaitl vous donner une preuve aussi éclatante d'amour que ma Passion. Par ce mystère de la Croix, Dieu vous dit son amour du bien, sa sainte haine du mal, de l'injustice sous toutes ses formes.Pleurez sur vos enfants, sur tous ceux qui ne comprennent pas, qui maudissent et blasphèment le divin mystère de sa sainte Croix.
Jésus tombe pour la troisième fois.
Il voulut boire jusqu'à la lie l'horrible calice qui lui fut présenté à Gethsémani et qui contenait toutes les hontes et toutes les iniquités du monde. Il a pris pour lui ce calice, et nous a donné en échange celui de son précieux sang, coupe de bénédiction remplie jusqu'à déborder de la grâce qui découle de son coeur meurtri . Il ne cherche aucun adoucissement dans la certitude de son prochain triomphe, et il tombe de nouveau la face contre terre, comme au jardin des Oliviers.
Jésus est dépouillé de ses vêtements.
Nous devons nous dépouiller de notre moi, fait d'égoïsme, d'amour-propre sous toutes ses formes, d'orgueil, pour nous revêtir d'humilité et aussi de la divine charité, qui dilatera notre coeur et le rendra en quelque sorte aussi large que le coeur de Dieu, en nous faisant aimer tout ce qu'Il aime.
Jésus est attaché à la coix.
Préparons-nous à la bonne mort, pour qu'en union avec Notre-Seigneur elle soit un sacrifice d'adoration, de réparation, de supplication et d'action de grâces. Prions pour les agonisants et pour les âmes très éprouvées, qui ne trouvent plus d'air respirable, sinon comme par intervalles, du côté de Dieu.
Jésus meurt sur la croix.
Dans cette agonie et cet écrasement, la paix que Jésus conserve est la tranquillité de l'ordre restauré par son amour pour nous. La plénitude de grâce a porté Jésus a vouloir souffrir pour nous jusqu'à cette extrémité; cette plénitude déborde maintenant sur toutes les âmes qui ne se ferment pas à l'amour de Dieu .
Jésus est descendu de la Croix et remis à sa Mère.
Que demanderons-nous avec Marie, maintenant que les souffrances de la Croix sont passées et que leur prix immense apparait de plus en plus? N'ayons pas la présomption de demander des croix, que peut-être nous porterions bien mal; mais demandons par la Vierge des douleurs l'amour des croix, qui nous sont réservées de toute éternité. Donnez-nous, Seigneur d'aimer ces croix, quelles qu'elles soient, fallût-t-il porter dans la plus grande solitude le martyre du coeur, celui de l'âme et celui de l'esprit; donnez-nous de ne pas nous exagérer ces croix à nous-mêmes, de les porter simplement telles qu'elles sont et seront, sans retour sur nous, par amour pour vous, Seigneur, et pour les âmes.
Jésus est mis dans le sépulcre
Le corps du Sauveur repose dans le tombeau; dans trois jours il ressuscitera. Jésus a remporté sur sa croix la plus grande de toutes les victoires, celle sur le péché et sur le démon; il a pu dire à ses disciples:" Vous aurez des tribulations dans le monde; mais prenez confiance; j'ai vaincu le monde" (Jean XVI, 33)
Pendant la Passion au plus fort du supplice, il est resté le Pacifique par excellence, qui a ramené sur nous le fleuve des miséricordes divines. La Résurrection ou la victoire sur la mort sera le signe éclatant de celle incomparablement plus grande remportée le Vendredi Saint sur le péché.
"La mort est entrée dans le monde à la suite du péché." Rom. V, 12 elle est son châtiment.
Celui qui est vainqueur du péché doit donc être aussi le vainqueur de la mort; c'est la logique transcendante de ces mystères surnaturels.
Mon Jésus, pardon et miséricorde, par les mérites de vos saintes plaies. Père, nous vous offrons les plaies de votre Fils pour guérir celles de nos âmes.
Miserere nostri Domine, miserere nostri.
et fidelium animae per misercordiam dei requiescant in pace.