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Publié le 9 Février 2014

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   Ce qui caractérise les saints, c'est qu'ils se sont donnés, non pas seulement à un idéal terrestre, d'ordre intellectuel ou moral, mais ils se sont donnés pleinement à Dieu, ils sont pris par Lui, possédés par Lui, et ne vivent que pour Lui et pour les âmes à sauver. Ils veulent voir des ordres de Dieu dans les conseils de son amour, et ils se laissent guider par l'inspiration divine, dût-elle les conduire aux plus grands sacrificies. Or plus ils s'abandonnent à Dieu, plus le Seigneur les comble de ses dons, et plus ils reçoivent, plus ils se donnent, en donnant la vie au prochain.

 

   Pourtant cette sainteté des plus grands serviteurs de Dieu est infiniment inférieure à celle du Sauveur.

 

   Elle se dégage peu à peu de multiples imperfections; elle n'est point en eux une perfection innée; elle est le couronnement d'un long et pénible labeur, le fruit du travail de la grâce et celui de leurs mérites.

 

C'est le terme d'une ascension, où parfois les guides eux-mêmes trébuchent, comme Pierre pendant la Passion de son Maître. Il est certes plus facile de marcher dans la plaine sur les sentiers battus que de faire cette ascension, là surtout où il n'y a plus de chemin, et où l'on ne sait plus où mettre le pied.

Parfois on recule, il semble que tout est perdu et qu'on va être surpris par l'obscurité et le froid sans aucun abri.

 

Dans cette ascension, comme le remarque saint Jean de la Croix, il y a comme des hauts et des bas; on fait ici trois pas en avant et deux en arrière, mais on avance pourtant, et après de longues épreuves, où le serviteur de Dieu n'est pas sans commettre des fautes, il arrive progressivement, sous l'illumination de la foi, à l'union à Dieu. Sa sainteté, mêlée tantôt de précipitation et tantôt de pussillanimité, est une oeuvre laborieuse et lente, oeuvre de la grâce et de la coopération personnelle, avec des signes encore nombreux de fragilité humaine, comme nous le voyons dans la vie des plus grands saints que furent les Apôtres.

 

  De plus la sainteté des serviteurs de Dieu est en eux une perfection  , en ce sens qu'elle est surajoutée à leur être; elle consiste dans la grâce sanctifiante qu'ils ont reçue à un degré supérieur et dans la charité qui a grandi en eux. Cette perfection est aussi accidentelle, en ce sens qu'ici-bas ils peuvent la perdre, comme Adam la perdit et pour lui et pour nous.

 

  Enfin c'est une perfection qui laisse toujours place à une perfection plus haute, à une connaissance plus profonde des mystères de Dieu, et à une charité plus ardente, fruit de plus de grâces et de plus d'efforts.

 

 

 

rp Garrigou Lagrange

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Publié le 9 Février 2014

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Subdiaconate to Six Seminarians

 

 

 

 

j'ai reconnu, ça ne me rajeunit pas tout ça  . ! congratulations ! je pense beaucoup à vous .toutes mes prières ..content pour vous. ; ça me rappelle de bons moments quand même   ! je l'attendais beaucoup ce moment de grâces pour tous vos amis ...


thank you very much .. Philippe .  

 

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Publié le 8 Février 2014

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Le divin semeur jette aujourd'hui, dans notre âme, le bon grain de l'Eucharistie; ce grain doit lever dans la semaine,. Sans doute dans la semaine, le démon sèmera aussi son ivraie parmi ce bon grain. Mais il faut que, par notre pénitence, nous détruisions l'ivraie.

 

Le mal est la semence du démon, il peut et  doit se développer librement et parvenir à maturité. La liberté est accordée sur la terre au bien et au mal. Le mal lui-même a un rôle à jouer dans le plan de Dieu: il doit purifier le bien, éprouver sa fermeté; il est dans la main de Dieu une férule pour le bien. A proprement parler, il ne peut pas nuire au royaume de Dieu et c'est là une consolation pour nous quand nous voyons tant de mal sur la terre.

 


 

Aujourd'hui l'Eglise nous dit quelques paroles très importantes sur le péché:

 

- le péché est une semence du diable. Le diable est toujours en jeu. Sur la terre, c'est toujours un maître puissant; ne sous-estimons pas sa force.

 

- Sur la terre, nous avons la liberté pour le bien et le mal. Le péché lui aussi peut se répandre. C'est un fait avec lequel il nous faut compter.

 

- Ce n'est qu'à la fin qu'il y aura une sanction juste. Alors le péché non expié recevra son châtiment. Quel calme et quelle certitude ne nous donne pas l'Evangile de ce dimanche.

 

dom pius Parsch

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Publié le 8 Février 2014

 

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[clichés ©H&PB]

 

 

Journée impériale à Nancy : hommage à Charles et Zita de Habsbourg-Lorraine

 

Une journée dédiée au couple impérial et royal Bienheureux Charles Ier de Habsbourg-Lorraine et la Servante de Dieu Zita, son épouse, était organisée ce samedi 8 février 2014 à Nancy par l'association du Souvenir bourbonien en Lorraine.

 

 

on pense au père Henry quand c'est comme ça ! comme il me manque !

 

 

link histoire et patrimoine bleurvillois

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Publié le 7 Février 2014

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"Il n'est pour nous en ce monde qu'une douleur sans remède, et c'est de n'être pas des saints. "  Th. Deman OP .

 

 

  

Jésus est un soleil de sainteté qui veut prodiguer ses splendeurs. Il a reçu la sainteté comme principe universel de toutes les grâces, grâces de lumière, d'attrait, de force. Il n'est pas un vase, un ruisseau, un fleuve de sainteté: il en est la source vivante.

 

   Saint Jean nous dit:" C'est de sa plénitude que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce." (Joan, I, 16). Contemplons ce rayonnement dans la vie des saints,, dans celle des Apôtres, des martyrs, des confesseurs, des vierges de tous les temps, y compris du nôtre.

 

   Disons-nous qu'à notre baptême nous avons reçu du Sauveur ce même rayonnement de vie surnaturelle. Si nous sommes retombés dans la mort du péché, l'absolution, le pardon du Christ, nous a ressuscités spirituellement, a remis notre âme sous les eaux vives de la grâce, sous le fleuve des miséricordes divines. Si nous trouvons l'épreuve, disons-nous que la grâce qui nous est offerte est proportionnée aux sacrifices demandés.

 

   Laissons-nous attirer par le Sauveur, éclairer, réchauffer, vivifier par Lui. Laissons-nous aimer par son amour très pur et très fort, qui nous purifiera de plus en plus. S'il nous fait souffrir, c'est pour nous rendre semblables à Lui, et nous associer au mystère de la Rédemption par la souffrance. Demandons-lui des grâces toujours nouvelles, jusqu'à celle de la persévérance finale, et, sans résistance, laissons ces grâces nous porter aux actes de générosité grandissante, pour notre salut, pour celui du prochain, pour la gloire du Christ.

 

Prions aussi pour avoir des saints, qui disent aux hommes de notre temps ce qu'ils ont le plus besoin d'entendre, et qui par leur vie leur révèlent l'amour du Christ pour nous.

 

   Déjà dans l'Ancien Testament le Seigneur disait à ses ministres:" Soyez saints, parce que je suis saint." (Lévitique, XI,44)

 

   Maintenant que nous avons reçu celui qui est le Saint des Saints, disons-lui:" Seigneur, sanctifiez-nous, afin que nous sanctifions votre nom, que nous reconnaissions votre bonté, et que votre règne s'établisse plus profondément en nous."

 

   C'est la première prière que l'enfant apprend de sa mère, ce sont les premières paroles du Pater:" Notre Père qui êtes aux cieux, que votre nom soit sanctifié." ou glorifié, qu'il soit reconnu saint, et non pas seulement par nos paroles, mais par nos actes, par toute notre vie, qui devrait être un chant de gloire au Créateur pour reconnaître sa bonté.

 

 

 

rp. Garrigou Lagrange.

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Publié le 7 Février 2014

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Personne ne nous a aimé et ne nous aimera jamais comme le Christ. C'est pourquoi, lorsque les fidèles de Corinthe étaient divisés, celui-ci disant :" Moi, je suis à Paul! - tel autre: et moi à Appolos! - et moi à Céphas! - et moi au Christ! - saint Paul leur écrit:" Est-ce Paul qui a été crucifié pour vous? " (I. Cor. I, 13)

 

Jésus a voulu prendre pour lui le calice immonde de Gethsémani, pour nous donner le calice de son précieux Sang, qui est élevé tous les jours sur l'autel. Ces deux calices représentent toute l'histoire du monde et des âmes, ils sont comme les deux plateaux de la balance du bien et du mal, et c'est le bien qui l'emporte; le précieux Sang peut effacer tous les crimes, si l'on implore le pardon.

 

   Jésus, par sa victoire sur le péché, remportée sur la Croix est la source de la vie et de la sainteté, la source de toute consolation, le salut de ceux qui espèrent en lui, l'espoir des mourants, les délices des saints, comme le disent les litanies du Sacré-Coeur. Il nous a donné l'Eucharistie, pour rester avec nous jusqu'à la fin du monde et se donner en nourriture à chacun de nous en particulier.

 

   Il dit à ses amis privilégiés qui suivent son exemple:" Ce qui laisse la plaie de mon coeur ouverte, c'est mon amour. Je veux prouver aux âmes que mon coeur ne se ferme pas. Bien au contraire, mon plus grand désir est que les âmes entrent par cette plaie de mon coeur, abîme de charité et de miséricorde. Ce n'est que dans ce Coeur d'un Dieu qu'elles trouveront le remède pour adoucir leurs souffrances et fortifier leur faiblesse. Qu'elles me tendent la main; moi-même je les y conduirai."

 

 

   Nous restons égoïstes, parce que notre amour est trop faible, trop pauvre, trop étroit, et qu'il se replie misérablement sur nous. Le coeur du Christ dilatera nos coeurs en nous apprenant à aimer par-dessus tout la gloire de Dieu et le salut des âmes.

 

   Pourquoi nous laissons-nous aller à la jalousie, à l'envie? Parce que notre amour ne s'élève pas assez haut, jusqu'au Bien suprême que tous nous pouvons posséder ensemble sans nous nuire.

 

   Au lieu de nous laisser aller à la jalousie, remercions plutôt le Seigneur d'avoir donné à notre prochain des qualités que nous n'avons pas, et jouissons en nous-mêmes, comme la main profite de ce que l'oeil voit.

  Pourquoi sommes-nous lâches? Parce que nous n'aimons pas assez, parce que notre coeur a froid; parce que nous comptons uniquement sur nos forces, dont l'infirmité est manifeste, et parce que nous ne comptons pas assez sur le Coeur de Jésus, sur son amour pour nous.

 

   Le Coeur du Sauveur peut et veut nous donner ces saintes énergies, celle de la confiance et de l'amour, qui inspire l'adoration, l'action de grâces et de réparation, en mettant au-dessus de tout la gloire de Dieu.

 

  Cor Jesu, de cujus plenitudine omnes nos accepimus, miserere nobis,

 

Allons au Père, par lui, avec lui et en lui.

 

R.p Garrigou Lagrange

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Publié le 4 Février 2014

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saint Martin de Longwy - meurthe et moselle -

 

 

Devant des habitants en pleurs, des appareils photos et des caméras qui n’ont rien raté ou des curieux de passage, la destruction de l’église Notre-Dame-de-l’Assomption sur le Plateau à Mont-Saint-Martin a commencé. Elle devrait durer une quinzaine de jours.

 

 


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Publié le 4 Février 2014

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Sainte Scholastique était la soeur chérie de saint Benoît, le Père des moines. Elle se consacra, comme son frère, au Seigneur, dès sa jeunesse. Nous n'avons que peu de détails sur la vie de cette sainte Vierge. Le pape Saint Grégoire le Grand nous a laissé, dans le deuxième livre de ses Dialogues, un récit charmant de la dernière entrevue du frère et de la soeur:

 

  Scholastique avait coutume de visiter son frère, une fois par an. L'homme de Dieu descendait alors de sa montagne vers un endroit qui n'était pas très éloigné des portes du monastère. Un jour, elle vint, comme d'ordinaire, et son frère descendit la trouver en compagnie de quelques disciples. Ils passèrent toute la journée en conversations saintes et ne prirent leur repas en commun qu'à la tombée de la nuit. Comme ils étaient encore à table, la vierge consacrée à Dieu dit:" Je t'en prie, ne m'abandonne pas cette nuit, afin que nous puissions parler jusqu'au matin des joies de la vie éternelle." Le Saint Abbé lui répondit:" Que dis-tu là? Je ne puis pas rester, la nuit, en dehors du monastère". Le ciel était alors entièrement serein. Scholastique, ayant entendu la réponse négative de son frère, inclina sa tête sur la table, joignit les mains et adressa sa prière au Dieu Tout Puissant. Quand elle releva la tête, il tomba une telle pluie battante, avec un tel déchaînement de tonnerre et d'éclairs, que Benoît et ses frères ne purent mettre le pied hors du seuil. La vierge avait versé un flot de larmes et imploré de Dieu ce changement de temps.

 

Alors, quand l'homme de Dieu vit que la pluie qui tombait à torrents l'empêchait de retourner, il devint triste et se plaignit à sa soeur:" Que le Dieu Tout-Puissant te pardonne, ma soeur, pourquoi as-tu fait cela? " Scholastique répondit:" Tu m'as refusé ce que je te demandais alors j'ai prié le Seigneur et il m'a exaucée. Va-t-en maintenant si tu peux." Benoît ne put pas faire un pas hors de la porte et dut rester malgré lui à cet endroit. Ils veillèrent toute la nuit et se réconfortèrent mutuellement dans de saints entretiens.

 

Le lendemain, la vierge retourna dans son monastère et son frère, avec ses compagnons, prit le chemin du retour. Trois jours après, Benoît était dans sa cellule, il leva les yeux au ciel et vit l'âme de sa soeur s'envoler au Paradis sous la forme d'une colombe.

 

Sous l'aspect d'une colombe, l'âme innocente de sainte Scholastique s'envola vers le ciel; puissions-nous, nous aussi, vivre dans l'innocence et parvenir aux joies éternelles.

 

 

 

dom Pius Parsch.

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Publié le 2 Février 2014

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dom  Anderson abbot Clear Creek

 

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Photo by PJ McKey

 

 

 

 

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Présentation de l’Enfant Jésus au Temple

Homélie prononcée

par le Très Révérend Père Dom Jean Pateau,

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault.

(Fontgombault, le 2 février 2014)

 


Chers Frères et Sœurs, mes très chers Fils,

 

 

La fête solennelle de ce jour prend le pas sur le quatrième dimanche après l’Épiphanie. Le fond de la fête est christologique : elle est le développement des mystères de Noël et de l’Épiphanie dont elle vient achever la contemplation. La crèche a quitté l’Église. La bénédiction et la distribution des cierges et la procession nous ont rappelé que le Christ est la lumière du monde : « Le Verbe était la vraie lumière, qui éclaire tout homme. » (Jn 1, 9)

 

La fête de ce jour est donc aussi une fête de l’Église. Le Christ s’est manifesté au monde et l’Église poursuit cette œuvre aujourd’hui dans le monde afin de proposer à tout homme le salut dans le Christ. La constitution dogmatique sur l’Église du second Concile du Vatican, qui ouvre la liste des documents conciliaires, porte précisément comme titre Lumen gentium, "Lumière des peuples" :

« Le Christ est la lumière des peuples ; réuni dans l’Esprit-Saint, le saint Concile souhaite donc ardemment, en annonçant à toutes créatures la bonne nouvelle de l’Évangile répandre sur tous les hommes la clarté du Christ qui resplendit sur le visage de l’Église (cf. Mc 16, 15). L’Église étant, dans le Christ, en quelque sorte le sacrement, c’est-à-dire à la fois le signe et le moyen de l’union intime avec Dieu et de l’unité de tout le genre humain, elle se propose de préciser davantage, pour ses fidèles et pour le monde entier, en se rattachant à l'enseignement des précédents Conciles, sa propre nature et sa mission universelle. À ce devoir qui est celui de l’Église, les conditions présentes ajoutent une nouvelle urgence : il faut en effet que tous les hommes, désormais plus étroitement unis entre eux par les liens sociaux, techniques, culturels, réalisent également leur pleine unité dans le Christ. » (Lumen gentium, n°1)


« Frères, allons ! disait le bienheureux Guerric d'Igny. Voici que le cierge brûle aujourd’hui entre les mains de Siméon.

Venez-y prendre de la lumière, venez-y allumer vos cierges.

Non pas tant pour porter des flambeaux en main que pour être des flambeaux qui brillent au-dedans et au-dehors, pour votre bien et celui des autres : Jésus allumera votre foi, fera briller votre exemple, vous suggérera la bonne parole, enflammera votre prière, purifiera votre intention... » (Premier sermon pour le jour de la purification de Marie)


En même temps cette fête ouvre sur le mystère pascal du Christ à travers la prophétie adressée à Marie par le vieillard Siméon. Rappelons ce passage que la péricope évangélique de ce jour n’a pas retenu : « Voici que cet enfant provoquera la chute et le relèvement de beaucoup en Israël. Il sera un signe de contradiction – et toi-même, un glaive te transpercera l’âme – : ainsi seront dévoilées les pensées qui viennent du cœur d’un grand nombre. » (Lc 2, 34-35)


Conclusion des mystères de l’enfance et annonce du mystère pascal, la fête de la présentation de l’Enfant Jésus au temple est aussi une fête mariale. Marie et Joseph montent au temple afin d’y accomplir un double rite.

 

Le premier concerne l’enfant. Premier-né de la famille, et de ce fait possession de Dieu, il devait être racheté par ses parents. Le second rite concerne Notre Dame, qui, selon la loi, devait être purifiée de la souillure légale. Ni Jésus, ni Marie n’avaient à se soumettre à ces rites légaux. Ils le font afin de nous donner un exemple d’obéissance et d’humilité.


Cette journée est également la Journée de la vie consacrée. Cette initiative est due au bienheureux Jean-Paul II et remonte à 1997. Pourquoi avoir choisi la fête de la Présentation du Seigneur au temple ?


Dieu avait dit à Moïse : « Consacre-moi tout premier-né, tout être qui sort le premier du sein maternel, parmi les fils d’Israël. Homme ou bête, il est à moi. » (Ex 13,2)


La présentation de Jésus au temple, consacré à Dieu selon la prescription rituelle, annonce le don qu’il fera de lui-même par amour de Dieu et des hommes, l’offrande suprême de la Croix. Cette journée a donc une importance particulière pour toute personne consacrée, qui, inspirée par le don bouleversant du Christ, aspire à son tour à donner sa vie et à tout abandonner pour marcher à sa suite.


Les figures du vieillard Siméon et de la prophétesse Anne ne sont pas non plus sans évoquer la vie religieuse. Siméon était un homme juste et religieux ; il attendait la consolation d’Israël.

Anne ne s’éloignait pas du temple, servant Dieu de jour comme de nuit dans le jeûne et la prière et proclamant ses louanges. (cf. Lc 2, 25.37-38)

Le décret Perfectæ caritatis du dernier concile enseigne :

« Tous ceux que Dieu appelle à la pratique des conseils évangéliques et qui en font profession se vouent au Seigneur de façon spéciale en suivant le Christ chaste et pauvre (cf. Mt 8, 20 ;Lc 9, 58), qui par son obéissance jusqu’à la mort de la croix (cf. Ph 2, 8) a racheté les hommes et les a sanctifiés. Poussés dans cette voie par la charité que l’Esprit-Saint répand dans leurs cœurs (cf. Rm 5, 5), ils vivent toujours davantage pour le Christ et pour son Corps qui est l’Église (cf. Col 1, 24). » (n°1)


« Les instituts intégralement ordonnés à la contemplation, en sorte que leurs membres vaquent uniquement aux choses de Dieu dans la solitude et le silence, dans la prière assidue et une joyeuse pénitence, conservent toujours, si urgente que soit la nécessité d’un apostolat actif, une place de choix dans le Corps mystique du Christ... Ils offrent en effet à Dieu un sacrifice éminent de louange ; ils illustrent le peuple de Dieu par des fruits abondants de sainteté, ils l’entraînent par leur exemple et procurent son accroissement par une secrète fécondité apostolique. Ils sont ainsi l’honneur de l’Église et une source de grâces célestes. » (ib., n° 7)


Concluons en reprenant quelques lignes de l’invocation à Marie adressée par le bienheureux Pape Jean-Paul II au terme de l'exhortation apostolique Vita consecrata sur la vie consacrée et sa mission dans l’Église :


« O Mère, qui veux le renouveau spirituel et apostolique de tes fils et de tes filles, par une réponse d’amour et d’offrande totale au Christ, nous t’adressons notre prière avec confiance. Toi qui as fait la volonté du Père, empressée dans l’obéissance, courageuse dans la pauvreté, accueillante dans ta féconde virgi- nité, obtiens de ton divin Fils que ceux qui ont reçu le don de le suivre dans la vie consacrée sachent lui rendre témoignage par une existence transfigurée, en avançant joyeusement, avec tous leurs autres frères et sœurs, vers la patrie céleste et la lumière sans crépuscule. » (n° 112)

 


Amen.

 


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Publié le 1 Février 2014

 

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Le thème important de cette fête, c'est la lumière. Nous connaissons déjà le haut symbolisme de la lumière. Elle signifie le Christ et la vie divine du Christ en nous. Les paroles du vieilllard Siméon :' la lumière qui éclaire les nations" donnent à l'Eglise l'occasion de célébrer une véritable fête de lumière.

 

L'Eglise bénit aujourd'hui des cierges pour son usage liturgique, mais elle met aussi des cierges dans les mains des fidèles. Ils doivent faire brûler ces cierges chez eux, dans leurs cérémonies domestiques, au moment de l'orage et du péril, et spécialement au moment du Saint-Viatique et de l'Extrême-Onction.

 

L'Eglise veut nous faire souvenir en même temps de notre cierge de Baptême, signe de notre titre d'enfants de Dieu et du ministère sacerdotale constant des fidèles. Tous les ans, nous recevons le cierge du Baptême, afin que nous puissions aller en hâte "avec une lampe allumée" au devant de l'Epoux quand il viendra pour les noces.

 

   Qu'il est beau ce symbolisme de la lumière! Nous recevons les cierges des mains de l'Eglise.

   Quel est le sens de ce rite? L'Eglise nous donne sans cesse le Christ et la vie divine. Nous portons aujourd'hui, en procession, la lumière allumée, c'est le symbole de la vie chrétienne; ainsi devons-nous porter le Christ en nous.

 

    Avec la lumière dans nos mains, nous rentrons, après la procession dans l'Eglise; c'est la maison de Dieu, symbole du ciel. Il est particulièrement beau et significatif de voir les fidèles, pendant le chant de l'Evangile et pendant le Canon jusqu'à la Communion, tenir leurs cierges allumés à la main. Quel est le sens de cette cérémonie? A l'Evangile et au Canon, le Christ est présent parmi nous. C'est pourquoi, à la grand-messe, on porte à ces deux moments les cierges et l'encens. Mais aujourd'hui, l'Eglise nous dit: il faudrait qu'à chaque messe, vous portiez les cierges à la main; d'ordinaire, les acolytes vous remplacent, mais aujourd'hui vous remplirez ce ministère du sacerdoce général. Ainsi la messe d'aujourd'hui est une véritable messe de "Chandeleur" presque la seule de l'année.

 

 

du même auteur.


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