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Publié le 24 Novembre 2012

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Il y a dans l'histoire de l'humanité, mes frères, certaines rencontres inoubliables, rencontres qui restent gravées dans la mémoire des hommes : ainsi ce face-à-face entre Pilate et notre Seigneur Jésus Christ. D' un côté il y a Pilate, le gouverneur romain, dans son palais; de l' autre il y a Jésus, le charpentier de Nazareth qui enthousiasme les foules mais déplaît aux dignitaires de l' époque. Jésus a été arrêté; Ses disciples se sont enfuis à toute vitesse : Il est maintenant face à Pilate qui Le questionne : "Es-Tu le roi des juifs?" : Pilate s' y connaît en roi, lui qui est le représentant officiel de l' empereur et de son pouvoir!

 

Qu' a-t-Il de semblable avec un roi cet homme -vêtu simplement, aux mains calleuses parce qu' elles ont travaillé le bois-, cet homme qu' on lui présente ligoté et déjà condamné à mort? Pourtant Pilate insiste encore : "Alors, Tu es roi?". Non, décidément, le gouverneur ne peut comprendre une "royauté" si dérisoire, une "royauté" qui n' est pas de ce monde! Et c' est vrai, mes frères, que le Christ Roi de l' univers que l' Eglise célèbre, adore et prie en ce jour, sur tous les continents, c' est vrai que ce Roi-là est surprenant et déroutant!


Ressemblait-Il à un Roi quand Il est né à Bethléem?

Ressemblait-Il à un Roi quand Il ajustait les poutres dans Son atelier de Nazareth?

Ressemblait-Il à un Roi quand Il Se laissait approcher par les enfants, les lépreux, les estropiés et tous les va-nu-pieds de toutes sortes? : Jésus -s' exclamait le Bienheureux Charles de Foucauld (+ 1 er décembre 1916) : "que Tu es Bon! Quel Baume Tu as mis jusqu' à la fin des siècles au coeur des pauvres, des petits, des dédaignés du monde, en leur montrant dès Ta Naissance qu' ils sont Tes privilégiés, Tes favoris, les premiers appelés... les toujours appelés autour de Toi qui as voulu être l' Un des leurs et être dès Ton berceau et toute Ta vie entouré par eux".

(Méditations sur les Saints Evangiles. Nazareth 1897-1898. In "Oeuvres spirituelles".

Seuil 1958 page 174).


Ressemblait-Il à un Roi, le jour des Rameaux, quand Il entra à Jérusalem sur un petit âne?

Ressemblait-Il à un Roi quand Il se mit aux genoux de Ses Apôtres afin de leur laver les pieds?


Ressemblait-Il à un Roi quand on Le vit prendre la route du Calvaire en portant cette lourde poutre de bois sur laquelle, bientôt, seraient figés Ses Mains et Ses Pieds sous le tintement des marteaux de Ses bourreaux? Oui, Il est tombé comme un autre : pour Lui aussi les pierres étaient dures et les madriers lourds! Oui, "Il a souffert avec Son âme d' homme, l' amertume des oeuvres humainement brisées, l' accablement des grandes défaites, les rires des gens, les branlements de tête, le ridicule sur Ses dernières heures".

(Joseph Malègue. Augustin ou le Maître est là-Spes 1933 Tome II page 473-474).


Ressemblait-Il à un Roi, ce 7 avril de l' An 30, crucifié entre deux criminels sur le Golgotha?

Pourtant, mes frères, c' est Lui dont nous disons qu' Il est le Roi de l' univers; Lui qui est né, Lui qui est venu dans le monde pour rendre témoignage à la Vérité.


"Dieu, au moyen de Jésus Christ, nous a ouvert la fenêtre de la Vérité qui, face à nos seules forces, reste souvent étroite et seulement en partie transparente. Il nous indique dans l' Ecriture Sainte et dans la Foi de l' Eglise la Vérité essentielle sur l' homme, qui imprime la juste direction à notre action...


Seul Dieu est Bon au sens plénier. Il est le Bien, le Bon par excellence, la Bonté en personne... c' est seulement si notre vie se déroule dans le dialogue avec Lui, seulement si Son Être, Ses caractéristiques pénètrent en nous et nous façonnent que nous pouvons devenir des serviteurs vraiment bons".

(Pape Benoit XVI. Homélie du samedi 12 septembre 2009).


"Il n' y a pas d' âge pour tomber amoureux" titrait un journal (La Croix du 13 novembre 2012 page 26) qui relatait le témoignage d' une jeune femme de 30 ans, Delphine :


"Aujourd' hui, j' ai l' impression d' avoir trouvé le véritable amour, plus serein, plus calme, basé sur une confiance très forte l' un dans l' autre; on peut passer des heures l' un à côté de l' autre sans se parler : la présence suffit. Je reste persuadée que l' amour qui dure est celui qui prend son temps pour naître".


N' en va-t-il pas ainsi de notre relation avec le Seigneur?

N' est-Il pas de fait le véritable et grand Amour de notre vie?

Prenons-nous le temps pour "naître" continuellement à cet Amour de Dieu?

N' avons-nous pas à vivre avec Lui une confiance très forte en sachant qu' Il ne peut ni Se tromper et encore moins nous tromper et nous égarer?


Ne fait-il pas bon se retrouver en Sa Présence, "l' un à côté de l' autre" dans le silence de notre coeur ou près de la lampe du Tabernacle de nos églises qui nous dit qu' Il est là jour et nuit, qu' Il est là au coeur de nos cités, en permanence?


En instituant cette fête, le Pape Pie XI écrivait le 11 décembre 1925 (Quas primas) :


"Si les hommes venaient à reconnaître l' autorité royale du Christ dans leur vie privée et dans leur vie publique, des Bienfaits incroyables... se répandraient infailliblement sur la société toute entière... Qui dira le Bonheur de l' humanité si tous, individus, familles, Etats se laissaient gouverner par le Christ... La fête du Christ-Roi nous donne le vif espoir de hâter le retour si désirable de l' humanité à son très affectueux Sauveur... Du jour où l' ensemble des fidèles comprendront qu' il leur faut combattre, vaillamment et sans relâche, sous les étendards du Christ-Roi, le feu de l' apostolat enflammera les coeurs, tous travailleront à réconcilier avec leur Seigneur les âmes qui L' ignorent ou qui L' ont abandonné, tous s' efforceront de maintenir inviolés Ses Droits".

(Pape Pie XI. Encyclique "Quas primas" du 11 décembre 1925).

 


Frères et soeurs, en ce jour nous voici tous invités à nous mettre au "service de l' Unique Roi de l' univers" : notre gloire et notre bonheur -nous fera dire la prière après la Communion- c' est de Lui obéir, de nous mettre à Sa disposition, sous "Ses ordres", sous "Sa houlette"!


"Face à ceux qui réduisent la religion à une somme de négations ou qui se contentent d' un catholicisme en demi teinte -disait Saint Josémaria Escriva de Balaguer-; face à ceux qui veulent tourner le Seigneur contre le mur, ou Le reléguer dans un coin de leur âme..., par nos paroles et par nos actes nous devons affirmer que nous aspirons à faire du Christ un Roi authentique de tous les coeurs... même du coeur de ces gens-là".


(Saint Josémaria Escriva de Balaguer. Sillon n° 608).


En vérité -selon les mots du grand Lacordaire (+ 21 novembre 1861)-


Jésus est ce Roi "dont l' Amour garde la tombe, dont le sépulcre n' est pas seulement glorieux mais dont le sépulcre est aimé"; Jésus est ce Roi "dont la cendre... n' est pas refroidie; qui chaque jour renaît dans la pensée d' une multitude innombrable d' hommes"; Jésus est ce Roi "dont une portion considérable de l' humanité reprend les Pas sans se lasser jamais"; Jésus est ce Roi "dont chaque mot qu' Il a dit vibre encore et produit plus que l' Amour, produit des vertus fructifiant dans l' Amour".


(Lacordaire. 39 ème conférence de Notre Dame de Paris. In "Oeuvres"-Poussièlgues 1893.

Tome IV pages 73-75).


En vérité, Jésus est ce Roi Unique entre tous à qui, maintenant, avec toute Son Eglise Sainte répandue sur toute la surface de la terre, en fléchissant les genoux, nous disons :


Christ Roi de l' univers,

o Bon Jésus,

sois le Roi de ma vie :

je viens faire Ta Volonté,

je viens me mettre à Ton service :

Parle!

Commande!

Règne!

Règne sur mon intelligence!

Règne sur ma volonté!

Règne sur mon coeur!

Règne sur mon corps!

O Bon Jésus,

sois le Roi et le Centre de ma vie :

je suis à Toi pour toujours et

je ne veux jamais être séparé de Toi,

ni sur cette terre ni demain dans le Ciel!

O Bon Jésus,

enflamme mon coeur d' un grand Amour pour Toi et

souviens-Toi de moi quand Tu viendras dans Ton Royaume!

Béni sois-Tu Christ Roi de l' univers!

Amen.

 

paroisses Bidart Guétary. 

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Rédigé par mr l'abbé Jean-Bernard Hayet

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Publié le 20 Novembre 2012

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Il se peut bien que ce Seigneur aux desseins de mystère se cache quelquefois, et que la source de joie soit ainsi dérobée à nos yeux sensibles, mais sachant qu'il est là pourtant, la joie essentielle nous demeure. Cette joie n'est pas ressentie: mais ressentir n'est pas tout; il faut parfois se contenter de savoir, préférer la confiance à l'expérience actuelle et rendre aux certitudes de la foi cet hommage de ne pas substituer de futiles impressions.

 

Il n'y a qu'une chose qui puisse nous arracher la joie, c'est cela même que nous poursuivons si souvent comme sa cause: le mal.

 

Le mal qui nous sépare de Dieu, qui s'oppose au règne de Dieu et par suite, puisque notre salut en vient, à notre propre règne sur nous-mêmes, à notre épanouissement supérieur, à notre vraie vie, haute et durable: tel est l'ennemi de la joie.

 

Et comme, spontanément, nous nous livrons au mal et aux passions pécheresses; comme nous ne pouvons écarter le mal qu'en nous quittant nous-mêmes dans ce qui nous est, maintenant, naturel autant que le souffle et autant que le désir, le secret de la joie parfaite, c'est le renoncement, c'est l'oubli de soi pour Dieu, c'est l'acceptation, au lieu de nos propres volontés injustes ou ignorantes, de la volonté qui nous guide et de l'amour mystérieux qui oriente nos destins.

 

La joie, Jésus en donne la description paradoxale, mais fidèle quand il dit, en même temps que l'immense espoir qu'il apporte aux âmes, la condition qu'il y met, ou pour mieux dire qui s'y attache d'elle-même:" Celui qui veut venir après moi, qu'il se renonce lui-même, qu'il prenne sa croix chaque jour et me suive."

 

Eh quoi! serait-ce donc vrai? La croix serait-elle l'instrument du bonheur? Une procession de crucifiés en serait-elle l'image?

 

Oui, la croix bien chargée, bien portée à la suite du Maître, la croix, c'est-à-dire le renoncement , l'acceptation, la souffrance éventuelle adoptée, le devoir assumé, l'oubli de soi pour autrui et pour Dieu, l'abandon à la conduite et à l'amour de Dieu, c'est la joie.

 

 

 

La croix change tout en joie, parce qu'elle change tout en service de Dieu, en confiance appuyée sur Dieu, en amour qui s'écoule en Dieu, qui attire à nous Dieu; parce qu'elle est le conducteur des grâces, et qu'elle contient les secrets, les pouvoirs et les privilèges de la Toute-Puissance.

 

Qui donc l'admet, elle, la croix, qui l'adore et qui s'y soumet sous les formes que Dieu décide, celui-là a la joie de Dieu; celui-là est à l'abri des troubles et des agitations pessimistes; il ne sera pas délivré des épreuves, ni exempt de douleur; mais il ignorera la tristesse de fond, celle qui est soeur cadette et associée de la désespérance.

 

En veillant aux vertus, en nous quittant nous-mêmes pas à pas pour avancer vers Celui qui nous accueille et se fait notre vie, en éliminant le mal quand nous ne pouvons le détruire tout à fait et en le reniant avec une énergie victorieuse des faiblesses qui nous y enchaînent, nous méritons la joie essentielle et accroissons en nous ses trésors.

 

Qu'il me sera donc facile, mon Dieu, d'être en joie!

Il suffit de vous aimer; il suffit de cette chose en elle-même si simple, si obligée de toute façon et si délectable.  Vous aimer, et par amour rester dans vos commandements, c'est là tout.

 

A cette seule condition, tout est à mon service, parce tout est au vôtre et que l'amour communique ses biens. Ma joie ne dépend d'aucun hasard, d'aucun évènement du dehors ou du dedans, sauf ceci que je vous sois fidèle, car en vous elle se tient, vous seul en êtes la source, et cette source, c'est l'amour qui la fait couler.

 

Que je vous aime donc, mon Dieu, et que la joie brille en moi, que beaucoup d'autres vous aiment et que la joie embrase tous ces anciens ou nouveaux serviteurs.

 

Flamme au milieu de nos cendres, lumière dans notre nuit, sublimité paisible et féconde au cours de nos agitations et de nos tourments, faites de la joie chrétienne la consolation de cette heure grave, de ce lendemain de deuil et de cette aurore d'un avenir que nous ne discernons pas

 

Père Sertillanges.

 


 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 20 Novembre 2012

 

 

Quand le Seigneur est loin, ce n'est pas la joie qui peut sagement, en nous, s'établir et se fixer, c'est bien plutôt l'angoisse d'une destinée que toutes les âmes profondes ont jugée âpre et redoutable.

 

Les joies de ce monde ne se soutiennent que par l'illusion.

 

Un esprit clair a tôt fait de voir que la condition humaine est précaire, médiocre, instable, que nous campons sur des ruines, que des maux permanents pèsent sur nous, que nos objets ne sont que vanité, que la mort frappe sans cesse, que la cendre et le goût empoisonnent nos meilleurs succès, découragent nos projets, amoindrissent ou ensevelissent toutes nos espérances.

 

Quand le Seigneur est loin, c'est la tristesse et le désenchantement qui sont de règle, pour ne pas dire le désespoir. Au fond tous les hommes le sentent. Même dans la gaîté, même dans la prospérité et l'orgueil, même, s'il s'agit des sociétés, dans l'ivresse fanfaronne d'une fallacieuse civilisation, la joie vraie cède à des apparences qui ne peuvent tromper longtemps leurs victimes.

 

Toutes les périodes d'irréligion sont tristes; le pessimisme y fleurit comme une plante de terroir; l'inquiétude et le déséquilibre y sévissent; la neurasthénie y développe son cortège de misères morales et physiques; la folie est fréquente; le suicide s'y établit à l'état endémique et épidémique, et bientôt, si le remède ne vient, le monde n'apparait plus à ses citadins que comme une geôle, une chambre de torture ou un cabanon.

 

Cela se comprend, car notre vie sans Dieu est une vie désorientée, qui n'a plus de sens, qui ne sait plus ni d'où elle vient, ni où elle va, ni ce qu'elle doit faire d'elle-même; c'est la vie d'un rameau détaché de son arbre et qui se dessèche, qui jaunit lentement et ne donne une apparence de vie qu'en raison de la sève alanguie qui lui demeure.

 

Il en est qui nous parlent du pessimisme chrétien! Mais cette accusation de critiques sans gravité et sans vrai discernement est un pur paradoxe.

 

Au vrai, le christianisme, et, dans le christianisme, l'évangélisme le plus intime et le plus profond est la seule doctrine de la joie..

 

Tous nos naturalismes et nos humanismes sentent désespérément le cadavre. Au contraire, l'Ecriture, où il y  a toute la vie, où nulle trace d'illusion ne parait, où le divertissement à la Pascal est l'ennemi sans cesse dénoncé, où nulle pudeur factice ou enfantine ne distrait le regard des réalités de ce monde, l'Ecriture exhale, par tout son ensemble un parfum de joie.

 

Au-dessus de notre vide, le vrai chrétien sent s'établir la divine satiété, la "joie pleine" que le Christ avait promise. Nous ne sommes plus sur le sol ingrat, nous partons sur de grandes ailes, et le voyage que nous faisons est dominé, en dépit du froid de l'espace et des remous de l'air, par le vertige paisible des hauteurs et par le sentiment de l'envolée en plein éther, vers les astres.

 

Sophocle avait écrit:" Il n'y a que les grandes âmes qui sachent combien on est heureux quand on est bon": la toute bonté du Christ et la bonté supérieure du chrétien fidèle donne des joies plus vives.

 

Le fruit de l'Esprit qui nous fait de grandes âmes, est vraiment joie et paix, en même temps qu'amour et que rectitude (Galates V, 22)

 

Cette joie, qui est de droit, est aussi moralement une nécessité; c'est un devoir strict, parce que, en premier lieu, elle est le témoignage de la confiance filiale que notre Père des cieux est en droit d'attendre de nous; elle est une forme de notre reconnaissance; elle reflète les sentiments que doivent nous inspirer la grandeur de Dieu, sa perfection, sa béatitude. Ensuite, cette joie intime est un état d'esprit indispensable à l'accomplissement de nos autres devoirs.

 

La joie est une force, la tristesse brise nos énergies; la joie nous épanouit, déplie notre âme, l'ouvre aux souffles d'en haut, la féconde; la tristesse nous resserre et nous ronge, nous isole et nous stérilise La joie est donc utile à la vie morale et à la productivité, à la vie familiale et sociale, à tout ce qui dépend de notre santé spirituelle, voire de notre santé physique, et la tristesse leur est nuisible.

 

"Un saint triste, disait saint François de Sales, est un triste saint": on peut en dire autant de chaque homme.

 

Si l'on ne veut pas sombrer jusqu'au-dessous de soi-même, se voir débilité et paralysé en face des dangers, en face des devoirs, il faut goûter au tonique de la joie, il faut garder au coeur l'impression d'une douce fête, celle qu'évoque le saint Livre en disant que le coeur du juste est un festin perpétuel.

 

Père Sertillanges

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Publié le 18 Novembre 2012

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Ste Cécile, priez pour la France.

 

 

Pendant déjà plus de mille ans, Cécile a été l'un des martyrs des débuts de l'Eglise les plus vénérés Son nom, le fait qu'elle fonda une église et qu'elle fut enterrée dans une crypte des catacombes de St Callixte, le contexte tout comme l'existence d'un Valérien et d'un Tubercius est tout ce qui est historiquement vérifiable à son sujet. Toutefois, il est certain que cette vie de saint est basé sur quelques faits réels.

 

L'histoire de Sainte Cécile, qui n'est pas dénuée de beauté et de mérite est construite en partie de légendes. La romance de Cécile et Valérien est connue depuis la légendaire passion de Cécile écrite en 535. A cette époque, beaucoup de fondateurs d'église et martyrs ont été canonisés. La première mention de Cécile dans le canon de la messe date de 496.

 

Ste Cécile naquit dans la noble famille pratiquante de Rome des Coecilia dont sont issus beaucoup de sénateurs. Elle possédait tous les dons de grâce, de beauté et d'innocence qu'une jeune fille pouvait avoir. Riche et cultivée, elle était fervente des arts et avait un talent tout particulier pour la musique. Très jeune, elle voua sa vie à Dieu et fit voeu de virginité.

 

Contre son gré, son père la maria à un jeune païen nommé Valérien. Le jour des noces arriva et, pendant que tout le monde chantait et dansait, Cécile s'était retirée pour invoquer la protection du Ciel dans cette situation difficile, tout en chantant dans son coeur et en récitant des psaumes. Cette situation est à l'origine de la vénération en temps que patronne de la musique. Valérien, homme remarquable, était connu pour être de grande compréhension.

 

Au soir du mariage lorsque les jeunes époux se retrouvèrent dans leur chambre, Cécile dit à son mari:

- je vais te conter un secret qu'il faut jurere de ne divulguer à personne. Je suis accompagnée d'un ange qui veille sur moi. Si tu me touches dans le cadre du mariage, il se mettra en colère et tu souffriras. Si tu respectes ma décision, il t'aimera comme il m'aime.

- montre moi cet ange.

Elle lui dit:

- Si tu crois en Dieu, et que tu deviens baptisé, tu le verras.

Valérien accepta Cécile comme épouse et promit de respecter son voeu sans revendiquer les droits issus du mariage.

 

Il restait très impressionné par la piété et l'état de grâce de sa femme. Avec l'aide du pape St Urbain, Cécile réussit à convertir son mari au christiannisme et à le faire baptiser.

 

suite.

 


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Publié le 18 Novembre 2012

 

Au commencement

Au-dessus du sens

Là est le Verbe.


Ô trésor si riche

Là le commencement fait naître commencement

Ô poitrine du Père

avec grand plaisir

En coule le Verbe !


Et pourtant le sein

Garde le Verbe

Cela est vrai.


Des deux un fleuve,

D'Amour le feu,

Les deux unis

Aux deux commun,

le Très-Doux Esprit

Très égal,

Inséparable.

Les trois sont Un.


Sais-tu quoi ? Non.

Il se sait lui-même : en entier,

Au mieu

La boucle des trois

A une profondeur terrible,

Le pourtour lui-même

Jamais sens ne saisit:

Là est une profondeur sans.

Fond

Échec et mat

Temps, formes et état !

L'anneau merveilleux

Est un jaillissement,

Tout immobile se tient son

point


Le mont pointu

Gravis-le sans agir

Intelligence

Le chemin t'emmène

En un merveilleux désert,

Au large, au loin,

Il gît sans limite.

 


Le désert n'a

Ni temps ni état,

Sa façon lui est particulière.


Ce désert le bien

Jamais pied n'y passe

Sens créé

Jamais n'y vint

Cela est; et personne ne

Sait quoi

Cet ici, ce là,

Ce loin, ce près,

Ce profond, cet haut,

Ceci est ainsi

Que ce n'est çà

Ni ci.


Cette lumière, cette clarté

Cette ténèbre complète,

Cet innommé,

Cet ignoré,

Libre du début et aussi

De la fin.


Cela paisiblement se tient désolé, sans vêtement.

Qui sait sa demeure?

Qu'il en sorte !

Et nous dise quelle est sa forme.

 


Deviens comme un enfant,

Deviens sourd deviens aveugle !

Tout ton être doit devenir néant,

Passe au-dessus de tout être, tout néant !

Laisse l'état laisse le temps,

Et aussi les images !

 


Allant sans voie

Par le sentier étroit,

Ainsi arrives-tu

À la trace du

Désert

Ô mon âme,

Va dehors ! Dieu, dedans !

 


Sombre tout mon être

Dans le néant divin

Sombre en ce fleuve sans fond !

 


Que je te fuis,

Tu viens à moi

Que je me perde

Alors, je Te trouve,

Ô Bien suressentiel !

 

 

maître Eckhart

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Publié le 18 Novembre 2012

 

 

Mardi 4 Décembre 2012 - 20h30

 

prières pour la vie

 

abbaye de Fontgombault

 

paroisses


Ste Elisabeth du Blanc

Tournon st Martin

abbaye Notre-Dame

 

 

 

 

 

 

 

Quand Achille eut tué Hector, et l'eut trainé sept fois autour de la ville assiégée, le soir, au seuil de sa tente, un vieillard désarmé se présenta. C'était Priam. Il venait redemander à l'impitoyable vainqueur le corps meurtri de son fils, et lui ayant baisé la main, il lui dit:"

 

Juge de la grandeur de mon malheur, puisque je baise la main qui a tué mon fils!"

 

Achille pleura, et rendit le corps de son ennemi.

 

Quelle était la puissance qui avait brisé ce coeur farouche? Quel charme avait triomphé de lui? Cette puissance, ce charme, c'était la prière.

 

Si la force n'avait pas rencontré quelque part une barrière pour l'arrêter, s'il n'y avait eu ici-bas que la force contre la force, c'en était des petits et des malheureux.

 

Dieu devait à la faiblesse et au malheur une arme qui fit tomber l'épée, calmât la colère, éteignit l'injure, réparât l'inégalité du sort: il leur a donné la prière.

 

La prière est la reine du monde.

 

Couverte d'humbles habits, le front baissée, la main tendue, elle protège l'univers de sa majesté suppliante; elle va sans cesse du coeur du faible au coeur du fort, et plus sa plainte s'élève de bas, plus le trône où elle arrive est grand, plus son empire est assuré.

 

Si un insecte pouvait nous prier, quand nous allons marcher dessus, sa prière nous toucherait d'une immense compassion: et comme rien n'est plus haut que Dieu, nulle prière n'est plus victorieuse que celle qui monte vers lui.

 

C'est la prière, qui rétablit nos rapports avec Dieu, rappelle à nous son action, lui fait violence sans nuire à sa liberté, et est par conséquent la mère de la foi.

 

 

lacordaire.

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Publié le 17 Novembre 2012

 

 

 

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Le 21 novembre, à l’occasion de la mémoire liturgique de la Présentation de la Très Sainte Vierge Marie au Temple, nous célébrerons la Journée pro Orantibus, consacrée aux communautés religieuses de clôture. Il s’agit d’une occasion particulièrement propice pour remercier le Seigneur pour le don de tant de personnes qui, dans les monastères et les ermitages, se consacrent totalement à Dieu dans la prière, dans le silence et retirées du monde. Certaines personnes se demandent quels peuvent être le sens et la valeur de leur présence à notre époque, où les situations de pauvreté et de besoin auxquelles il faut faire face sont nombreuses et urgentes. Pourquoi « s’enfermer » pour toujours entre les murs d’un monastère et priver ainsi les autres de la contribution de ses capacités et de ses expériences ? Quelle efficacité peut avoir leur prière pour résoudre les nombreux problèmes concrets qui continuent d’affliger l’humanité ?

 

Et pourtant, aujourd’hui, suscitant souvent la surprise parmi leurs amis et leur entourage, de nombreuses personnes abandonnent des carrières professionnelles souvent prometteuses pour embrasser la règle austère d’un monastère de clôture. Qu’est-ce qui les pousse à faire un pas aussi exigeant sinon le fait d’avoir compris, comme l’enseigne l’Evangile, que le Royaume des cieux est « un trésor » pour lequel il vaut vraiment la peine de tout abandonner (cf. Mt 13, 44) ? En effet, ces frères et sœurs témoignent en silence qu’au cœur des activités souvent frénétiques de chaque jour, le seul soutien qui ne vacille jamais est Dieu, rocher inébranlable de fidélité et d’amour.

 

 

« Todo se pasa, Dios no se muda » (Tout passe, Dieu ne change pas), écrivait la grande maîtresse spirituelle Sainte Thérèse d’Avila dans un de ses textes célèbres. Et face à la nécessité diffuse que ressentent de nombreuses personnes, de sortir de la routine quotidienne des grandes agglomérations urbaines à la recherche d’espaces propices au silence et à la méditation, les monastères de vie contemplative se présentent comme des « oasis » dans lesquelles l’homme, en pèlerinage sur la terre, peut mieux puiser aux sources de l’Esprit et se désaltérer en chemin. Ces lieux, par conséquent, apparemment inutiles, sont en revanche indispensables, comme les « poumons » verts d’une ville : ils font du bien à tous, y compris à ceux qui ne les fréquentent pas et en ignorent peut-être l’existence.

 

Chers frères et sœurs, rendons grâce au Seigneur, qui dans sa providence a voulu les communautés cloîtrées, masculines et féminines. Que notre soutien spirituel et même matériel, ne leur fasse pas défaut, afin qu’ils puissent accomplir leur mission, celle de maintenir vivante dans l’Eglise l’attente ardente du retour du Christ. Invoquons pour cela l’intercession de Marie, que, lors de la mémoire de sa présentation au Temple, nous contemplerons comme Mère et modèle de l’Eglise, qui réunit en elle les deux vocations : à la virginité et au mariage, à la vie contemplative et à la vie active.

 

Benoit XVI

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Publié le 16 Novembre 2012

 

 

 

 

 

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Moine  Prêtre de Fontgombault 2012 

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Abbaye de Clear Creek tympan 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 15 Novembre 2012

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Chers frères et sœurs,

 

Sainte Gertrude la Grande, dont je voudrais vous parler aujourd'hui, nous conduit cette semaine aussi au monastère de Helfta, où sont nés certains des chefs-d’œuvre de la littérature religieuse féminine latino-allemande. C'est à ce monde qu’appartient Gertrude, l'une des plus célèbres mystiques, seule femme en Allemagne à recevoir l'épithète de «Grande», en raison de sa stature culturelle et évangélique: à travers sa vie et sa pensée, elle a influencé de manière singulière la spiritualité chrétienne. C'est une femme exceptionnelle, dotée de talents naturels particuliers et d'extraordinaires dons de grâce, d'une profonde humilité et d’un zèle ardent pour le salut du prochain, d'une intime communion avec Dieu dans la contemplation et de disponibilité à venir au secours des plus démunis.

 

A Helfta, elle se mesure, pour ainsi dire, systématiquement à sa maîtresse Mathilde de Hackeborn, dont j'ai parlé à l'Audience de mercredi dernier; elle noue des relations avec Mathilde de Magdebourg, une autre mystique médiévale; elle grandit en recevant les soins maternels, doux et exigeants, de l'abbesse Gertrude. De ces trois consœurs, elle puise des trésors d'expérience et de sagesse; elle les élabore dans sa propre synthèse, en parcourant son itinéraire religieux avec une confiance sans limite dans le Seigneur. Elle exprime la richesse de la spiritualité non seulement de son monde monastique, mais aussi et surtout biblique, liturgique, patristique et bénédictin, avec un timbre tout à fait personnel et de façon très communicative.

 

Elle naît le 6 janvier 1256, en la fête de l'Epiphanie, mais l'on ne sait rien ni de ses parents, ni de son lieu de naissance. Gertrude écrit que le Seigneur lui-même lui révèle le sens de ce premier déracinement: «Je l'ai choisie pour ma demeure parce que je vois avec délices que tout ce que les hommes aiment dans cette Elue est mon œuvre propre […] Aussi je l'ai exilée en quelque sorte loin de tous ses parents, afin que personne ne l'aimât à ce titre et que je fusse le seul motif de l'affection qu'on aurait pour elle» (Les Révélations, I, 16).

 

A l'âge de cinq ans, en 1261, elle entre au monastère, comme c'était souvent le cas à l'époque, pour la formation et l'étude. Elle y passe toute son existence, dont elle signale elle-même les étapes les plus significatives. Dans ses mémoires, elle rappelle que le Seigneur l'a prévenue avec une patience compatissante et une infinie miséricorde, en oubliant les années de l'enfance, de l'adolescence et de la jeunesse, passées — écrit-elle — «dans un tel aveuglement, que si vous ne m'aviez donné une horreur naturelle du mal, un attrait pour le bien avec les sages conseils de mon entourage, il me semble que je serais tombée dans toutes les occasions de faute, sans remords de conscience, absolument comme si j'avais été une païenne […]. Cependant vous m'aviez choisie dès ma plus tendre enfance, afin de me faire grandir au milieu des vierges consacrées, dans le sanctuaire béni de la Religion» (ibid., II, 23 ).

 

Gertrude est une étudiante extraordinaire, elle apprend tout ce que l’on peut apprendre des sciences du Trivium et du Quadrivium, la formation de cette époque; elle est fascinée par le savoir et se donne tout entière à l'étude profane avec ardeur et ténacité, avec une réussite scolaire dépassant toutes les attentes. Si nous ne savons rien de ses origines, elle nous dit beaucoup de ses passions de jeunesse: littérature, musique et chant, art de l’enluminure la ravissent; elle a un caractère fort, décidé, immédiat et impulsif; elle dit souvent être négligente; elle reconnaît ses défauts, elle en demande humblement pardon. Elle demande avec humilité conseil et prière pour sa conversion. Certains traits et défauts de son tempérament l'accompagneront jusqu'à la fin, au point de surprendre certaines personnes s'étonnant que le Seigneur lui donne une telle préférence.

 

En tant qu’étudiante, elle se consacre ensuite entièrement à Dieu dans la vie monastique et pendant vingt ans, rien d’exceptionnel n’a lieu: l’étude et la prière constituent son activité principale. En raison de ses qualités, elle excelle parmi ses consœurs; elle fait preuve de ténacité pour consolider sa culture dans divers domaines. Mais, au cours de l’Avent 1280, elle commence à ressentir un dégoût pour tout cela, en perçoit la vanité, et le 27 janvier 1281, quelques jours seulement avant la fête de la purification de la Vierge, vers l’heure des Complies, le soir, le Seigneur illumine ses denses ténèbres. Avec délicatesse et douceur, il calme le trouble qui l’angoisse, trouble que Gertrude voit comme un don même de Dieu «pour renverser la tour de vaine gloire et de curiosité élevée par mon orgueil. Orgueil insensé car je ne méritais même pas de porter le nom et l'habit de la Religion. Toutefois c'était bien le chemin que vous choisissiez, ô mon Dieu, pour me révéler votre salut» (Ibid., II, 1, p. 87). La vision d’un jeune homme la guide pour démêler le nœud d’épines qui opprimait son âme, en la prenant par la main. Dans cette main, Gertrude reconnaît «les joyaux précieux des plaies sacrées qui ont annulé tous les titres qui pouvaient nous être opposés» (ibid., II, 1, p. 89), et reconnaît Celui qui sur la Croix nous a sauvés par son sang, Jésus.

 

A partir de ce moment, sa vie de communion intime avec le Seigneur s’intensifie, en particulier au cours des temps liturgiques les plus significatifs — l’Avent et Noël, Carême et Pâques, la fête de la Vierge — même lorsque, malade, elle ne pouvait se rendre au chœur. C’est le même humus liturgique que Mathilde, sa maîtresse, que Gertrude décrit toutefois à travers des images, des symboles et des termes plus simples et linéaires, plus réalistes, avec des références plus directes à la Bible, aux Pères, au monde bénédictin.

 

 Benoit XVI 

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Publié le 15 Novembre 2012

 

Note du Comité exécutif de la Commission Épiscopale Espagnole

sur le mariage et la sentence du Tribunal Constitutionnel

(publiée le 8 novembre 2012)

 

 

 

Le Tribunal Constitutionnel a donné avant-hier la teneur d’une sentence1, qu’il publiera prochainement, dans laquelle il décide que l’actuelle législation espagnole sur le mariage est conforme à la Constitution. En raison de l’importance de cette sentence, nous rappelons brièvement la doctrine catholique, sous réserve, lorsque la sentence sera publiée, d’apporter d’autres précisions nécessaires.

 

1.- La législation actuellement en vigueur en Espagne a redéfini la forme juridique du mariage de telle sorte que celui-ci a cessé d’être l’union d’un homme et d’une femme pour devenir légalement l’union de deux citoyens quelconques, auxquels est désormais réservé le nom de conjoints (conyuges) ou de compagnons (consortes). Ainsi est établie une insolite définition légale de mariage, exclusive de toute référence à la différence entre un homme et une femme. Les espagnols ont perdu ainsi le droit d’être reconnus expressément par la loi comme époux et épouse, et doivent s’inscrire à l’État-Civil comme conjoint A ou conjoint B.

 

2.- Dès lors, nous ne pouvons pas cesser d’affirmer, avec douleur, que les lois applicables en Espagne ne reconnaissent pas et ne protègent pas le mariage dans sa spécificité. C’est pourquoi, convaincus des conséquences négatives qui en résultent pour le bien commun, nous élevons notre voix en faveur du véritable mariage et de sa reconnaissance juridique. Tous, chacun à la place que nous occupons dans la société, nous devons défendre et promouvoir le mariage et son traitement adéquat par les lois. C’est le moment de relire la récente Instruction pastorale de l’Assemblée Plénière de notre Conférence Épiscopale intitulée La vérité de l’amour humain. Orientations sur la vérité de l’amour conjugal, l’idéologie du genre et la législation familiale, approuvée le 26 avril dernier et publiée le 4 juillet.

 

3.- Il n’est pas de notre compétence de porter des jugements sur la pertinence juridique des sentences des tribunaux. En revanche, il est de notre devoir d’aider au discernement de la justice et de la moralité des lois. En ce sens, nous devons redire que l’actuelle législation espagnole sur le mariage – abstraction faite de sa conformité ou de sa non-conformité à la Constitution – est gravement injuste, car ni elle reconnaît ni elle protège la réalité du mariage dans sa spécificité. La modification de la loi est donc urgente, afin que soient reconnus et protégés les droits de tous en ce qui concerne le mariage et la famille. Nous pensons, en particulier, au droit de ceux qui contractent mariage à être expressément reconnus comme époux et épouse ; au droit des enfants et des jeunes à être éduqués comme des époux et des épouses de l’avenir ; au droit des enfants à jouir d’un père et d’une mère, par l’amour fidèle et fécond desquels ils sont appelés à la vie et accueillis dans une famille stable. Aucun de ces droits n’est actuellement reconnu ni protégé par la loi.

 

Que Marie très sainte garde les familles et intercède pour les gouvernants, auxquels incombe le devoir, et auxquels appartient le service d’ordonner avec justice la vie sociale.

 


Traduction Patrick de Pontonx

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