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Publié le 12 Octobre 2012

Rédigé par philippe

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Publié le 8 Octobre 2012

 

 

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2010-10-19 (7)

 

 

Grande fête de la Dédicace des abbayes de Solesmes et Fontgombault

 

11 Octobre 2012 - Premières Vèpres solennelles 

 


"Et Dieu essuiera toute larme de leurs yeux, et la mort ne sera plus."

 

"Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu".

 

St Luc 19, 1-10

lectures pour la messe de la Dédicace.  


 

 

 

  c'est très  dur, mon Père, c'est après qu'on se rend compte qu'on aimait beaucoup quelqu'un comme pour Jean-Baptiste!  " Car le Fils de l'homme est venu chercher et sauver ce qui était perdu".L'un et l'autre ça a été ça, JB .. un 11 Novembre !  je vous appelai ce jour-là, tellement heureux ! Nous avions pu parler longtemps de tout ça! 

  maintenant, plus grand monde!  plus à appeler personne. D'ailleurs pour quoi dire!

On arrive à 60 ans les mains bien vides... C'est dur d'avoir 60 ans !  j'aurais tant aimé que vous soyez là  ! comme Jean-Baptiste..En peu de temps ça a été beaucoup beaucoup. 

 

 

                               

 

                                                                                            
 

 

maman !

 

 

 

 

 

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Publié le 7 Octobre 2012

 

Nuestra Señora del Rosario con Niño Jesús, Santo Domingo y Santa Catalina de Siena, ambos recibiendo el rosario (Iglesia de Nuestra Señora del Rosario, Líbano)

 

 

 

 

"Nous avons confiance que vos regards miséricordieux s'abaissent sur nos misères et nos angoisses, sur nos luttes et nos faiblesses; que vos lèvres sourient à nos joies et à nos victoires, que vous entendez la voix de Jésus vous dire de chacun de nous, comme jadis de son disciple bien aimé: Voilà ton fils;

 

Nous avons la vivifiante certitude que vos yeux qui ont versé des pleurs sur la terre baignée du sang de Jésus, se tournent encore vers ce monde en proie aux guerres, aux persécutions, à l'oppression des justes et des faibles;

 

 

et nous, dans les ténèbres de cette vallée de larmes, nous attendons de votre céleste clarté et de votre douce pitié le soulagement aux peines de nos coeurs, aux épreuves de l'Eglise et de notre patrie."

 

 

dom Jean Roy

ancien père Abbé de Fontgombault.

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Publié le 5 Octobre 2012

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Sana animam meam quia peccavi tibi ego dixi Domine, miserere mei.

 

 


 

 

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Publié le 5 Octobre 2012

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Petit Placide, as-tu un coeur?

- Oui Seigneur, je le sens qui bat, toujours souple, toujours en son Aurore, toujours ouvert à la sève Divine...

- Viens donc, fils très cher et je te conduirai dans le Saint des Saints de mes Secrets, où ne peuvent entrer les sclérosés, les coupés d'avec la Source de Vie.

 

Chantons les nobles serviteurs du Christ,

Illustres par leur foi, leurs brillantes actions,

Eux qu'en ce jour la terre, s'unissant au ciel

Honore de louanges.

 

Car doux, humbles, pudiques,

Ils menèrent une vie ignorant le péché,

Jusqu'à ce que leur âme délivrée s'envolât

De la terre aux cieux.

 

Là maintenant ils se font joie d'assister les malheureux

Ils essuient les larmes de ceux qui pleurent,

Guérissent les plaies des âmes, rendent à la santé

Les membres malades.

 

Que monte donc notre louange jusqu'à

Ces bienveillants patrons, qu'elle leur rende grâces;

Et qu'ils continuent à nous aider de leur appui secourable

Dans nos moments difficiles.

 

+

 

Faites, Dieu tout-puissant, nous vous en prions, que l'exemple des bienheureux Maur et Placide, vos confesseurs, nous stimule pour mener une vie meilleure, afin que nous suivions les traces de ceux dont nous célébrons la mémoire.

 

 

 

 

 

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Repose-toi, mon âme, en ce dernier asile,

Ainsi qu'un voyageur, qui, le coeur plein d'espoir,

S'assied avant d'entrer aux portes de la ville,

Et respire un moment l'air embaumé du soir.

 

 Comme lui, de nos pieds secouons la poussière ;

L'homme par ce chemin ne repasse jamais :

Comme lui, respirons au bout de la carrière

Ce calme avant-coureur de l'éternelle paix.

 

 Tes jours, sombres et courts comme les jours d'automne,

Déclinent comme l'ombre au penchant des coteaux ;

L'amitié te trahit, la pitié t'abandonne,

Et seule, tu descends le sentier des tombeaux.

 

 Mais la nature est là qui t'invite et qui t'aime ;

Plonge-toi dans son sein qu'elle t'ouvre toujours ;

Quand tout change pour toi, la nature est la même,

Et le même soleil se lève sur tes jours.

 

 

Lamartine ..

 

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Publié le 3 Octobre 2012

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Bonne fête mon père, priez pour moi !

 

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Publié le 3 Octobre 2012

 

 

Après le concile de trente (1545-1563), le chant grégorien a connu des réformes. La renaissance et ses “humanistes” ont influencé la manière dont le grégorien était chanté. Les mélodies ont presque systématiquement été corrigées ce qui aboutit à une certaine décadence de son exécution si bien que le plain-chant était alors classé comme un genre inférieur. Comme l’écrivait l’abbé Dom Guéranger, les imprimés n’offraient plus qu’une “lourde et assommante succession de notes carrées qui ne suggèrent pas un sentiment et ne peuvent rien dire à l’âme”. Dom Pothier fait partie de ces spécialistes du chant grégorien et de son histoire qui, au XIX siècle, vont inlassablement travailler à sa restauration. Découvrons succinctement le parcours de cet homme.

 

L’enfance de Dom Pothier à Bouzemont

 

Bouzemont est situé à cinq kilomètres de Dompaire. Il est perché en haut d’une colline de laquelle on domine la plaine des Vosges. C’est là que Joseph Pothier naît le 7 décembre 1835. Le père de Dom Pothier est dévoué à sa commune et son église. Il est instituteur, secrétaire de mairie, premier chantre de la paroisse et sacristain. La mère de Dom Joseph Pothier, Thérèse Viriot, est fileuse. Joseph Pothier aura une sœur, Marie-Louise décédée à l’âge de 16 ans ainsi qu’un frère, Alphonse de quatre ans son cadet qui deviendra moine de l’abbaye de Solesmes.

 

A l’école, Dom Pothier apprend l’orthographe, l’arithmétique mais aussi le chant sacré. Chaque matin, les enfants allaient chanter la messe du curé Vautrin. Les deux frères Pothier acquirent une bonne culture générale dans laquelle ils puiseront une solide aptitude à l’étude rigoureuse.

Le sol de Bouzemont fut le gardien durant de très nombreux siècles d’antiques objets de l’époque gallo-romaine. La découverte du patrimoine antique continuait, à l’époque de Joseph Pothier, d’aiguiser la curiosité des plus érudits.

 

C’est très certainement dans ce contexte que le goût et l’aptitude de Dom Pothier pour la recherche prennent naissance. Durant toute sa vie, il n’aura de cesse d’exhumer des documents anciens. Il sera l’infatigable voyageur à la recherche du “grégorien perdu”.

 

Dom Pothier, moine à l’abbaye de Solesmes

 

Avant de devenir moine de l’abbaye de Solesme, le futur abbé Joseph Pothier fit ses études dans plusieurs séminaires vosgiens. Il entra à l’âge de 12 ans au petit séminaire de Senaide en 1848 puis au séminaire de Châtel et de Saint-Dié où il reste jusqu’à son ordination presbytérale qui fut célébrée le 18 décembre 1858 à Saint-Dié. Ordonné avec dispense d’âge à 23 ans, le jeune prêtre est bien décidé à entrer à l’Abbaye de Solesme, dans la Sarthe.

 

 

 

A l’époque où Joseph Pothier entre à l’abbaye Saint-Pierre de Solesme, cette dernière commence à connaître un certain rayonnement grâce à Dom Guéranger qui vient de restaurer la congrégation bénédictine de France.

 

L’énergie de Dom Guéranger faisait l’admiration de son ami le pape Pie IX. Ce dernier lui donna affectueusement le surnom de “Dom Guerroyer”, car Dom Guéranger n’avait pas que des amis. En France, de nombreuses protestations se firent entendre contre cette volonté de réformer des coutumes et usages liturgiques ancestraux auxquels seule l’Église de France était restée fidèle. C’est à ce fastidieux mouvement de restauration liturgique que va finalement prendre part notre prêtre vosgien. Peu de temps après son entrée à Solesme, il sera repéré par Dom Guéranger qui souhaite une restitution du chant traditionnel d’après les documents anciens. Dom Pothier deviendra le précieux collaborateur de Dom Guéranger car il possède bien des qualités dont celle d’avoir reçu une formation musicale.

 

Un long et précieux travail

 

 

Il apparaît rapidement que Dom Pothier est capable d’interroger les diverses sources de chant sacré disséminées dans les bibliothèques. Le jeune moine prit souvent son bâton de pèlerin et entreprit une véritable campagne d’exploration, se trouvant ainsi lancé sur les chemins de l’investigation. Dom Pothier s’attache surtout à consulter les très nombreux manuscrits de chants conservés dans les bibliothèques d’Europe qui permettent d’étu

dier la ligne mélodique dans sa pureté originelle. Très vite, la réputation de Dom Pothier a commencé à se répandre ; elle a amené des bibliothèques publiques de France, de Suisse et d’Allemagne, à lui prêter leurs documents anciens afin qu’il puisse les travailler. Les particuliers et des membres de congrégations religieuses témoigneront de la même confiance envers cet érudit.

 

Il publie également des articles qui très vite sont remarqués. Au cours de ses nombreux déplacements, Dom Pothier est reconnu pour sa science ; c’est pour lui l’occasion de faire la promotion de ses découvertes en prodiguant des conseils à ceux qui entendent réformer la manière dont le grégorien est chanté.

 

Les mélodies grégoriennes restaurées

 

Beaucoup attendent que soient enfin rédigées les mélodies grégoriennes restaurées par Dom Pothier. Ce fut réalisé en 1880, soit vingt années après son entrée à Solesme. Il aura fallu toutes ces années de travail acharné et consciencieux pour que soit finalement publié le fruit de ses recherches : Les Mélodies grégoriennes, d’après la Tradition (éd Desclée). De nombreux journaux firent l’écho de cette publication qui eut de nombreux admirateurs.

 

Selon la Revue de l’art chrétien, “Le nouveau Maître qui vient de se révéler au monde savant semble sortir de l’école même de saint Grégoire, tant il se montre en possession des éléments qu’il s’agissait de faire revivre dans toute leur beauté native… Il a condensé et mis à la portée du vulgaire une science qui demandait un travail immense et un véritable génie… La question du chant ecclésiastique est définitivement résolue”.

 

Très vite, Dom Pothier eut de très nombreux partisans au sein de l’Église catholique, conquis à l’idée qu’il fallait promouvoir désormais l’étude et la bonne exécution du chant traditionnel de l’Église. Mais il eut également d’ardents contradicteurs parmi lesquels on trouve surtout les garants des intérêts de l’Edition dite médicéenne de Ratisbonne, déclarée typique et authentique par Rome. En effet, un Graduel avait été édité à Ratisbonne en 1868 et avait obtenu du Saint-Siège en 1870 un privilège pour trente ans. Le Graduel est la pièce la plus ornée du répertoire grégorien de la messe.

 

Souvent exécutée entre la première lecture et l’évangile de la messe, il a donné son nom au recueil des pièces pouvant être chantées au cours de la célébration eucharistique. C’est donc un livre liturgique très important ; il est le livre de chant grégorien utilisé à la messe Trois ans après la publication des Mélodies grégoriennes, Dom Pothier fait enfin paraître son Graduel, le Liber Gradualis dont l’usage ne concerne normalement que la congrégation bénédictine de France mais qui en définitive sera vite adopté par divers diocèses.

 

Une réputation

 

Le Pape Léon XIII ne cache pas à Dom Pothier son enthousiasme pour le travail fourni et les conclusions qui en découlent. Il lui envoie même une lettre de félicitations. Mais certaines influences romaines, qui entendent défendre le privilège de l’Edition médicéenne, conduisent le Pape à ne pas tenir compte des études scientifiques de Dom Pothier qui continue son travail.

 

Il est de plus en plus sollicité pour donner son avis ou des conférences. Tout ce travail d’exploration donnera lieu à de nouvelles recherches et publications d’articles. De retour à Solesmes, les publications grégoriennes destinées au grand public vont se multiplier.

 

A Rome, les recherches de ceux qu’on surnomme avec dédain les “grégorianistes archéologues” dont fait partie Dom Pothier, commencent à intéresser de plus en plus le cercle très influant du Pape. Le privilège de l’Edition de Ratisbonne expire définitivement en 1900. Ceci laissait présager l’opportunité d’une plus grande influence des idées réformatrices dont Joseph Pothier se faisait le promoteur.

 

Commission pontificale pour la réforme des livres liturgiques

 

En 1903, le Pape Pie X décide de réformer le chant de l’Église romaine ; cette réforme se fera en tenant compte des recherches effectuées depuis quarante ans à Solesmes. Le 25 avril 1904, le Pape nomme une “Commission pontificale pour l’édition vaticane des livres liturgiques grégoriens” qui sera présidée par Dom Pothier. Son Liber Gradualis de 1895 servira de base pour l’Édition vaticane.

 

Dom Pothier mourra à l’âge de 88 ans, le 8 décembre 1923 en Belgique. Deux jours après sa mort, un télégramme de condoléance du Pape Pie XI arrivait : “Sa Sainteté prend part au deuil de la famille bénédictine pour la perte du vénéré et si méritant Restaurateur des Mélodies grégoriennes. Elle unit ses suffrages pour le repos éternel de ce digne serviteur de la Sainte Église”.

 

Conclusion

 

La restauration du chant grégorien à laquelle participa Dom Pothier ne s’est pas faite sans heurts et sans querelles de spécialistes.

 

Dom Pothier s’est révélé à la fois chercheur, pédagogue mais aussi l’habile et prudent négociateur qui parvint à faire valoir le fruit de ses recherches, au risque de se faire des ennemis au sein même de l’ordre bénédictin.


Il fut surtout l’ardent serviteur de l’Église, passionné par la recherche et désireux, bien avant le Concile Vatican II, d’œuvrer pour une pastorale liturgique adaptée au peuple chrétien. Dans une lettre adressée au pape Pie X le 2 mars 1904, Dom Pothier s’exprimait en ces termes au sujet de son travail : “Il ne s’agit pas … d’une étude exclusivement archéologique des manuscrits de telle ou telle époque ou de telle ou telle école, mais de l’étude intelligente de la tradition catholique, d’une tradition qui a été et qui sera toujours vivante”. Puisse ce travail se poursuivre pour le plus grand bien de l’Église et de sa sainte liturgie.

 

Abbé Jean-Pierre Vuillemin

 

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Publié le 2 Octobre 2012

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Publié le 30 Septembre 2012

 

 

 

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  2010-10-19 (7)

 

dura et aspera per quae itur ad Deum  bien dur...

 

En action de grâces. 2002 - 2012

 

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" Ô temps, suspends ton vol ! et vous, heures propices

Suspendez votre cours :

Laissez-nous savourer les rapides délices

Des plus beaux de nos jours !

 

Lamartine.

 

 

  que de souvenirs, in memoriam dom Léo Roy . J'aimais beaucoup le père Léon comme je l'appelais . les saintes colères du père Léon ! Jonglant avec un art phénoménal avec les livrets liturgiques ancien et nouvel ordo ! .. tout était minutieux chez lui comme chez tous les bénédictins. Il faisait des brassées phénoménales, et il s'y retrouvait le saint homme. Car c'était un saint moine d'une rigueur implaccable, me rappelant ce fait demandant à quelqu'un de ma famille d'aller se rhabiller parce que la jeune fille était en tenue légère. ! C'était en plein été. 


et le père Henry prenait le relai. je ne veux pas croire que le temps ait passé si vite.. pour laisser quoi? sinon un grand vide, et une grande absence. comme quoi c'est bien faux de dire que nul n'est irremplaçable ! la preuve .  


c'était il y a dix ans. Le père Léon m'acceptait dans les rangs! un an après le père Henry m'y consacrait. Avec beaucoup de prudence le père Henry allait demander au père Léon s'il était temps pour moi de recevoir l'oblature et d'en fixer la date !!! 

 


Il y avait peu de témoins ce jour. Quand j'arrivais partout dans l'abbaye des bougies..

 

je croyais c'était pour mon anniversaire! Alors je sus que non et que c'était pour la plus grande fête de l'abbaye. Pour les premières vèpres solennelles du 11 Octobre. ! et ce jour était  tellement important pour moi. J'étais sans doute le premier oblat du père Henry parce qu'il ne savait pas trop comment ça se faisait  l'oblature...  et puis la main toute tremblottante d'émotion, je signais devant un filleul réjouit , mon arrêt de mort !   et il faut continuer malgré tout rien que pour le père Henry. Et tout cela reste gravé, encadré dans la maison comme un, acte des plus importants de mon existence, comme quand on a le bac ou un diplôme d'état. Un rappel à l'ordre de ce que vous êtes et à quoi vous vous êtes engagé. Sa conscience encadrée d'où s'y dégage  aussi une certaine et grande fierté. 


A ce document immortel, archivé aussi dans l'abbaye, maintenant la photo de mon père Maître dans mon salon, trop belle, si représentative, si personnelle, s'y est joint et qui veille sur le restant de mes pauvres jours, sans regrets aucun de tout ce que j'y ai pu vivre depuis tant d'années, 1988 et au-delà! ..

 

.


Ces discussions entre hôtes et même le soir après complies (ce qui énervait le deuxième père hôtelier quand il fermait les portes). Je voyais qu'il n'était pas très content. Ces rigolades qu'on avait même si on y allait pour des motifs plus sérieux.Mais on s'aimait bien tous. J'y vidais tout ce que j'avais accumulé pendant des mois.. Un jour le père Henry me disait qu'il y avait un chartreux qu'il voyait , je crois ou un autre contemplatif , qui y allait et jamais il y parlait autant !  Trop souvent, c'était le dernier jour qu'on faisait connaissance, parce qu'on n'osait pas déranger.. et que l'on y rencontrait des jeunes pieux, de bonne famille, surtout drôlement édifiants. Dernier jour qu'on aurait voulu tant rallonger..parfois. 


Et oui je devais être dans mon élément, dans mon ambiance, dans ma famille. Aujourd'hui pour entendre dire que je ne suis pas "communicatif".. N'importe quoi! Mais aujourd'hui on a peut-être vieilli trop vite aussi.On reste étonné du temps qui s'est passé  si vite, trop vite, et même dans l'action de grâces, la grâce qui ne détruit pas la nature, il y a quand même de l'amertume, peut-être aussi des regrets de n'en avoir pas assez profité un goût étrange venu d'ailleurs.

 

On reste figé d'étonnement devant toutes ces montagnes russes parfois vertigineuses de traversées déjà !  ces hauts, ces bas, .. les illusions, les attentes déçues, ses faiblesses,  toutes ces fatigues accumulées,  ses erreurs, et on a tenu pourtant la rampe sans émettre un seul doute sur ce choix qui avait  été  le mien propre. Et que si c'était à refaire, on le referait. Aucune nullité de mariage à espérer. Aucun défaut d'intention ..

 

Le bon samaritain lui,  n'a pas voulu rester à l'hôtellerie, malgré mes insistances, sans me dire où il allait, sans me laisser d'adresse ni son numéro de portable pour pouvoir le joindre..  mais il a poursuivi sa route après avoir prodigué tous les soins nécessaires à l'indigent , qu'il avait trouvé un jour dans le fossé...et qui  ne savait plus où il allait ni à qui se confier. Aujourd'hui il n'y a tellement  plus grand monde ! 

 

Ainsi va la vie, sans compter aussi  tous ceux que l'on a connus et qui ont rejoint  déjà l'éternité.

 

 

 

...


.Si vous le voyez  le père Henry,  bien avant moi, là-haut, dites-lui de ne pas m'oublier ! Un père comme lui ça  ne se remplace pas et son oblat est toujours trop seul. Mais cela il le savait depuis longtemps.


On a la larme à l'oeil quand on pense à tout ça  chantant toujours les miséricordes du Seigneur...    

 

en ce jour du ..

 

12 Octobre:  grande fête de la Dédicace

des abbayes de Solesmes & Fontgombault

 

-

 


 

 

 

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Publié le 28 Septembre 2012

 

 

 

 

 

 

 

Un patron de lieu, de société, d’Armée, qu’est-ce que c’est ?


C’est un Saint choisi par les anciens, ces anciens qui créent les traditions, c’est un Saint qui convient plus spécialement à la communauté en question, c’est un Saint qui protège, aide, stimule l’activité propre à cette arme.


Comment Saint Michel est-il devenu Patron des paras ?


J’en fus témoin et même agent principal.

Dès 1942, 43, 44, je donnais en effet des médailles de Saint Michel pour reconnaître des agents venant sur l’Ouest de la France nous aider à organiser la Résistance.

Les bateaux et les avions ont souvent salué sa flèche au Mont Saint-Michel.

Comme disait l’un de nous :

« Tiens, celui qui a ordonné à Jeanne d’Arc de bouter l’ennemi hors de France saura bien nous aider ».

Et justement, c’est de part et d’autre de l’archange en sentinelle au-dessus de notre patrie, que furent largués des milliers de paras en Normandie et en Bretagne pour déclencher la grande bataille de France.

C’était la mettre sous ses auspices.


C’est en Bretagne, à Saint Marcel près de Vaudray, le 6 juin, que je retrouvais quelques-uns de mes porteurs de médaille : Michel Legrand, mort capitaine à Saigon, qui aimait tant sauter, le 29 septembre sur la grève près du Mont ou sur les thuyas de « Vaspar », Mariene fusillé par les Allemands, après des tortures, à Plumelec, capitaine nouvellement promu. James, Bobby et combien d’autres ?


En 1945, revenu de Bastogne et de Arnhem, les vieux S.A.S. étaient regroupés avec de Bollardière et partaient en Extrême-Orient.

Ce faisant, les unités de tout genre et des FFI s’engageaient pour alimenter le terrain de Lognien, organisé par Conan, de 1944 à 1945.

 

Parmi ces hommes, on avait beaucoup parlé de Saint Michel, Patron des Paras.

 


Des centaines de médailles avaient été distribuées et même en février 45 le nom de l’Archange fut écrit, fut couché sur le procès-verbal de la constitution du Corps franc de l’Air « Valar de la Vaisière », et en mars, à Carnac, front de Lorient, devant une foule nombreuse, Monseigneur de Bellec bénit solennellement des milliers de toujours la même médaille ronde.


Et voici le 8 mai.


Au jour de la fête de Saint-Michel, la victoire est acquise, onze mois après les premiers largages de part et d’autre de sa flèche qui protégeait l’arrivée.

Plus que jamais donc, il semblait le Patron, d’office.


C’est en 46 que feu Fossey-François vit avec enthousiasme son bataillon consacré à Saint

Michel en la cathédrale de Beaume, à la Croisée des Chemins entre l’Occident et l’Orient. Ce fut magnifique...

Magnifique avec 18 concours des autorités et de la foule, comme à Condres.

Le nombre des paras, métros et colos, grossit alors très vite en Extrême-Orient.

Les SAS deviennent la DBCCP, le 1er octobre 1947 et les métros DBMP.

 

À ces armes nouvelles, il faillait ce Patron qui avait présidé la bataille que leurs aînés avaient menée si hardiment.


Cela s’imposait de soi puisqu’en 43, 44, 45 on l’invoqua ainsi.


Bermusson -et Casta marchèrent à fond et nous cherchâmes une médaille avec les projets de tous.

Souvent avec le Lieutenant Secrétin, de Nantes, on en avait discuté ensemble.

Le 1er décembre il me l’avait encore montrée et le soir même il était tué près de moi.

Quand je fis sa toilette funèbre, je retrouvai sur un petit bristol ce que nous avions crayonné : le prototype de ce qui est notre médaille officielle des paras, presque rectangulaire, avec Saint Michel combattant Satan, sur un fond de plusieurs pépins qui descendent autour

du Mont que l’on voit dans le lointain.


Le Père Casta reprit ce prototype et confia à un Adjudant du Choc de le « sculpter » dans le plâtre.

Le tout fut expédié à Paris chez Drago.

A mon premier retour en France, en juillet 48 je trouvais les premiers exemplaires, j’en rapportai en Extrême- Orient des milliers.

Il y en avait en or, en argent, en alliage, pour que tous puissent en avoir et en faire cadeau. La médaille était lancée.

Dès lors, c’est aux quatre coins du monde que la Saint Michel se fête à partir même de la messe aux Invalides, avec les anciens des amicales.


Il est bon encore de noter dans cette histoire l’édition du beau petit livre « Saint Michel, Patron des Parachutiste » que l’on doit au Père Casta.

Deux évêques lui ont fait l’honneur d’une préface et Claudel, lui a mis en exergue :

« Salut, guerrier plein de paix et confident de ce Père, puisqu’il n’y a pas moyen de se comprendre autrement qu’à coups de tonnerre ».

On doit aussi au même aumônier l’image de Saint Michel, réplique de la médaille.

Nous avons distribué par milliers tout cela et puis se fait jour tout ce que notre tradition nous a apporté comme cette fameuse prière de Zundel si bien dans la ligne du grand archange, le baroudeur, le bagarreur, celui qui dirige nos combats, nos combats intérieurs et extérieurs, les luttes de notre vie d’homme.

 

Voilà comment a grandi ce patronage de Saint Michel chez nos Paras.

 


Ce qui est certain, c’est qu’il nous fallait un Saint, qui soit adapté à notre genre de vie très spéciale, et dont le culte peut être mis en rapport avec la mission guerrière et aérienne particulière aux parachutistes et qui fut aussi de tradition bien française.

Ce qui n’empêche en rien les Belges, les Espagnols, les Portugais, les Italiens d’avoir choisi eux-mêmes, Saint Michel, Patron des Parachutistes.


Il nous convient donc bien ce Patron.


Oui, nous en avons des fondements sérieux dans l’Écriture Sainte, dans la liturgie, dans notre histoire.

Il résulte bien qu’il serait difficile de trouver un Patron se rapprochant davantage de notre esprit para.


Instinctivement attiré par la lumineuse figure de l’Archange Chevalier, casqué, cuirassé, étincelant du Mont Saint- Michel où 100 paras ont reconnu en lui le guerrier intraitable, le défenseur puissant, le serviteur fidèle, toujours disponible.


Cet élément pur vers lequel tout être veut tendre malgré ses bassesses et ses misères, cette puissance qui se doit de régler les débordements de la force, en quelque sorte de sanctifier le combat, celui qui ayant défendu la seule cause du Très Haut : « Michel qui est comme Dieu » initiera bien le para le mieux qu’il soit à la découverte du sens de Dieu, dans la vie, dans les événements et dans l’Histoire.

 

Ils ont senti en lui le meilleur interprète puisqu’il se tient devant la face de Dieu, capable de présenter au Seigneur leurs sentiments et leurs aspirations.


Ces aspirations les plus profondes de leur vie formulées dans leur admirable prière et

tellement vraies de leur Grand Ancien mort en Libye en août 1942.

 

Les anges avec saint Michel à leur tête sont de purs esprits ce qui pourrait faire tiquer parfois nos vieux paras chevronnés.


Leur mission est la gloire de Dieu à ces anges et aider l’homme pour réaliser cette même gloire, dans la terre des hommes.


La matière n’enlève rien à cette gloire, au contraire, mais il faut la diriger, la discipliner pour bien la mettre dans sa fonction de créature de Dieu, Maître unique de la vie et de la mort.

Il leur faudra donc nous aider à nous désencombrer comme des accessoires, des matérialités et d’en faire de bons serviteurs.


Qu’ils nous apprennent à être des hommes libres, libres des passions, des servitudes, libres de ce voile que le corps met entre nous et le monde de Dieu, le monde des Esprits.


L’Archange nous aidera donc dans cette lutte première et perpétuelle, vieille comme le monde, lutte contre la matière, le matérialisme, lutte contre cette tendance originelle à aller plutôt vers le mal que vers le bien, vers ce qui se boit et se mange, lutte contre l’égoïsme, l’égoïsme bestial ou l’égoïsme plus raffiné de l’idée.

Le monde intellectuel de l’idée sans le maître de la pensée et le verbe.


Oui, Saint Michel, apprenez-nous à être de bons soldats qui ne connaissent que leur Patron, leur Chef.

Ainsi notre obéissance amoureuse fera dire que nous ne connaissons que lui, Dieu, le Chef à travers tous les autres, intermédiaires entre lui et nous.

Chez les paras, il faut obéir, strictement, c’est capital.

Quand on saute, il faut obéir à la sonnette, au largueur, à la voilure au vent.

Partout ce sera la même discipline et puis au jour de la mort elle même, apprendre à sauter à pieds joints dans le monde de Dieu.


En nous habituant à la mentalité de ce monde des esprits, à nous dépouiller, à nous dépasser dans un amour vrai des autres, à égalité avec soi-même.


Oh ! Je sais bien que, jetant un coup d’oeil sur toute mon existence au milieu de ces hommes, sur tous ces bataillons et ces régiments, je me rends compte que les paras sont plutôt terre-à-terre, matérialisés pour le moins.


Mais que de belles âmes, que d’élites on y trouve à tous les échelons et les efforts pour se spiritualiser sont plus réels qu’on ne pense.


Chacun, chaque jour, comme il le sait, comme il l’entend, comme il le peut, avec ses élans et ses retombées, se spiritualise parfois acculé par celui qui se charge, souvent, de le forcer, Dieu, le maître des Anges et des hommes.

 

Alors ça grince un peu, puis le paquet et Dieu premier servi.

 

Père JEGO.

 

 


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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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