spiritualite

Publié le 26 Septembre 2012

 

http://2.bp.blogspot.com/_t00_1neivYs/TMsXpeAYIhI/AAAAAAAAA-Q/AQUQZqudQXQ/s1600/arcangel_rafael.jpg

 

 

 

 

 

 

 

Les anges ne paraissent pas avoir été introduits dans la composition des tableaux chrétiens avant le IVème siècle; ils figurent même très rarement avec leurs attributs particuliers dans les divers monuments de Rome souterraine.

 

Voici les principaux attributs que l'art chrétien assigne aux anges:

 

1° la forme humaine, afin que les fidèles comprennent combien ces intelligences célestes sont disposées à secourir les hommes et toujours prêtes à exécuter les ordres de Dieu en notre faveur;

 

2° des ailes, pour les mêmes motifs.

 

3° un encensoir, parce qu'ils offrent nos prières à Dieu, selon ce qu'il est écrit dans l'Apocalypse:" Et il vint un autre ange, et il se tint devant l'autel, ayant un encensoir d'or; et on lui donna beaucoup de parfums, afin qu'il présentât les prières de tous les Saints sur l'autel d'or qui est devant le trône de Dieu".

 

4° la jeunesse, parce qu'ainsi l'exigent, et leur immortalité qui n'est autre chose qu'une jeunesse éternelle, et la nature de leurs fonctions qu'ils sembleraient moins aptes à remplir, s'ils étaient ou des enfants ou des vieillards

 

5° la beauté, car tel est le type que nous fournissent les saintes Ecritures.

 

6° quelquefois la nudité, qui, dans l'homme tombé produit la honte, mais, chez les anges, est une marque de sainteté, de chasteté, d'immortalité, d'innocence.

 

7° des attributs militaires: c'est ainsi que nous la représente l'histoire des Machabées:" Un cavalier parut devant eux avec une robe blanche, des armes d'or, et agitant sa lance."

 

8° des vêtements blancs, signe d'innocence et de joie, et couleur sacerdotale.

 

9° une ceinture, pour montrer qu'ils sont prêts à exécuter les ordres qui leur sont confiés; la ceinture est aussi le symbole de la chasteté.

 

10° des ornements de pierres précieuses, symbole de l'éclat de leurs différentes vertus.

 

11° quelquefois enveloppés de nuages, parce que leur demeure propre est dans les cieux;

 

12° les pieds nus: les ministres de Dieu se sont ordinairement abstenus de chaussures comme nous le voyons par l'exemple d'Isaïe, de Moïse, des Apôtres.

 

On assigne aux anges divers instruments qui nous rappellent, tantôt la colère de Dieu dont ils sont les ministres, comme le glaive;

tantôt sa miséricorde dont ils sont les organes à notre égard, comme les attributs de sa Passion;

tantôt la justice qu'ils exercent en son nom, comme la balance.

La trompette réveille l'idée du jugement dernier, et les autres instruments de musique celle des saintes voluptés du séjour céleste.

 

Quant à l'archange saint Michel en particulier, on le voit représenté:

 

- terrassant le démon

 

- présentant des balances à l'enfant Jésus: dans les plateaux sont les âmes des justes

 

- combattant les anges rebelles;

 

- debout sur un ange révolté: sur sa cuirasse sont figurés le soleil, la lune et des étoiles; sur son baudrier est représenté un Zodiaque; il tient une palme et montre dans le ciel un mot hébreu qui signifie: "Qui est Deus?"

 

-pesant les âmes coupables du sang innocent

 

- apparaissant à un évêque qui reçoit de l'archange l'ordre de bâtir une église sur le mont Gargan

 

- tenant à la main une sorte de labarum, comme prince de la milice céleste, ou une simple épée de chevalier, pour rappeler sa lutte avec Lucifer.

 

L'archange saint Michel est le patron des balanciers, bonnetiers, chapeliers, maîtres d'escrime, étuvistes, fabricant d'oublies et gaufriers, merciers et épiciers mesureurs, peintres, vitriers, doreurs, plafonneurs.....

 

 


 

et des parachutistes !

 

 

des petits bollandistes;.

 


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 25 Septembre 2012

 

 

 

 

http://3.bp.blogspot.com/-rNgL9O3SddI/UEuzGAES4aI/AAAAAAAAFs4/TIqVAAepSng/s1600/imre%27s+wedding+142.JPG

 

 

Au sujet du projet de loi visant à ouvrir le mariage et l'adoption aux couples de même sexe

 

Le gouvernement a confirmé son intention d’ouvrir sans tarder le mariage et l’adoption aux couples homosexuels.

 

Cette annonce ne cesse pas d’étonner. Alors que notre pays traverse une crise économique et sociale sans précédent, l’urgence est-elle vraiment d’ouvrir un tel chantier qui touche à des repères sur lesquels est fondée notre société ? Est-il normal de le faire sans réelle concertation ni débat sur le fond ?

 

Comme Évêque, je ne peux rester silencieux.

 

Remettre le bien de l’enfant au centre du débat.

 

L’Église joue son rôle de veilleur. Elle alerte les consciences, surtout quand les fondements de notre société sont remis en cause, quand le bien de la personne est en jeu. Elle le fait à temps et à contretemps, au-delà des intérêts partisans, libre des sondages et des modes d’opinion, quelle que soit la majorité politique en place.

 

Ici, c’est le bien de l’enfant qu’il nous faut d’abord faire valoir. Il doit être premier et ne peut passer après la satisfaction du désir même sincère des adultes. Il n’y a pas de droit à l’enfant, mais bien un droit de l’enfant, à défendre et à promouvoir.

 

Non seulement ce projet de loi ne va pas supprimer de discriminations mais il va instituer une injustice vis à vis des enfants, à qui on va voler ce repère essentiel de la complémentarité père/mère. Les parents, les enfants eux-mêmes savent combien un père, ce n’est pas comme une mère. Qu’un père et une mère sont complémentaires et que cette complémentarité est structurante. Ceux qui travaillent au service des enfants et des jeunes savent qu’il y a toujours une fragilité, et souvent une souffrance, quand les évènements de la vie font qu’un des deux parents n’est plus là. Courageusement, des pères ou des mères seuls essayent d’y pallier. Ils sont les premiers à savoir le poids du manque d’un référent masculin ou féminin. L’instituer en amont, c’est une injustice profonde pour les enfants qui devront le subir.

Des « états généraux » de la famille et du mariage

 

J’invite tous les catholiques de mon diocèse et, plus largement, tous les hommes et les femmes de bonne volonté, à écrire avec respect et gravité à leurs élus, aux ministres concernés, au Premier Ministre et au Président de la République, pour réclamer que s’ouvrent l’ouverture de vrais débats sur ces sujets, sur le modèle de la réflexion nationale qui avait été entreprise avec sérieux sur les questions de bioéthique. Le bon sens exige en effet qu’on prenne sur une telle question le temps d’une réflexion de fond, qui soit libre de toute pression.

 

Le principe de précaution, invoqué à juste titre sur les questions écologiques, devrait fonctionner d’autant plus pour l’enfant et la famille: passer en force un tel projet de loi, pour répondre à la pression de quelques-uns, serait incompréhensible et profondément injuste.

 

+ Eric Aumonier, Évêque de Versailles

 

 

source: le salon beige . 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 23 Septembre 2012

Jesus-en-conversation.jpg

 

 

O charité! règle suprême de l'ordre qui règne parmi les élus, lien universel qui rattache ensemble les divers êtres intelligents, vertu des vertus, loi des lois qui a été établie et confirmée non par le pacte des créatures, mais par l'autorité souveraine du Créateur!

 

Vous êtes l'ordonnance immuable que le Roi des rois a non seulement portée et ratifiée par sa volonté toute-puissante, mais encore qu'il a promulguée, recommandée de sa propre bouche, et à l'accomplissement de laquelle il a même daigné se soumettre le premier en personne.

 

Vous êtes assurément cette Loi sans tâche du Seigneur qui convertit les âmes, parce qu'elle les retire de leurs égarements pour les ramener à Dieu (Psam XVII,8); vous êtes la mère et la source des lois divines, la reine et la maîtresse des lois humaines conformes à la raison et à la justice, l'ennemie et l'adversaire des lois iniques.

 

Avec le secours de la grâce nous commençons à vous prendre pour guide sur la terre, et si nous continuons à vous suivre fidèlement jusqu'à la mort, nous parviendrons à vous posséder parfaitement au ciel où vous ferez notre bonheur pendant l'éternité.

 

 

Ludolphe le chartreux.

 

Aussi l'un d'eux, qui était docteur de la Loi, s'approchant de Jésus, le tenta par cette question: Maître, quel est le plus grand commandement dans la Loi, le principal entre les autres (Ibid.36)? Il l'interroge ainsi pour le sonder et le surprendre, mais non pour s'éclairer et s'instruire lui-même."

 

Ce Scribe, dit Saint Chrysostome appelle Maître Celui dont il ne veut point être le disciple, et il s'informe du plus grand commandement quoi qu'il n'en observe pas même le plus petit; c'est au contraire à celui qui a déjà commencé à pratiquer la justice qu'il convient de chercher à en connaître la perfection." Sa demande du reste était fondée sur ce que les opinions étaient partagées à ce sujet: les uns disaient que les sacrifices et les oblations étaient plus agréables à Dieu que les oeuvres de charité, mais les autres soutenaient le contraire avec plus de vérité.

 

Et Jésus lui répondit: Tu aimeras le Seigneur ton Dieu (Matth. XXII,37). Comme le fait remarquer saint Chrysostôme, il ne dit pas: tu craindras, mais: tu aimeras; car la crainte est le propre des esclaves, tandis que l'amour est le partage des enfants.

 

Il ne dit pas non plus: Tu connaîtras. mais Tu aimeras; car la connaissance est le propre des êtres intelligents et raisonnables, tandis que l'amour est l'apanage des coeurs droits et pieux.

 

Tu aimeras donc le Seigneur ton Dieu

 

de tout ton coeur, c'est-à-dire de toute ton intelligence sans te tromper, ne t'abandonnant à aucune erreur dans la confession de son nom;

 

de toute ton âme, c'est-à-dire de toute ta volonté sans opposition aucune, ne voulant rien de contraire à son bon plaisir;

 

de tout ton esprit, c'est-à-dire de toute ta mémoire sans l'oublier jamais, ne te rappelant rien qui puisse affaiblir en toi son souvenir;

 

et de tout ton pouvoir ou de toute ta force, consacrant tes diverses facultés à le servir sans aucune réserve.

 

Il vous est ordonné, dit Saint Augustin, d'aimer Dieu de tout votre coeur, de toute votre âme, de tout votre esprit et de tout votre pouvoir, afin de vous obliger à rapporter toutes vos pensées ,vos volontés, vos affections et vos oeuvres à Celui de qui vous avez reçu tout ce que vous lui rendez.

 

 

 


 


Al atardecer de la vida te examinarán en el amor.

 

 

st Jean de la Croix.

  +

 


Seigneur Dieu qui voulez sanctifier tout mon être, vous m'avez imposé votre sainte loi, afin que j'apprenne à vous aimer de tout mon cœur, de toute mon âme, de tout mon esprit et de toutes mes forces. Mais comment accomplirai-je un si grand commandement, si vous ne me prêtez votre secours, vous l'Auteur de toute grâce excellente et de tout don parfait ? Puisque vous nous commandez de vous aimer, donnez-nous ce que vous commandez, et commandez ce que vous voudrez.

 

Faites que j'aime aussi mon prochain comme moi-même, afin que j'obtienne de concert avec lui la grâce ici-bas et la gloire dans les cieux. Accordez-moi encore, ô bon Jésus, de croire de cœur, de confesser de bouche et d'attester par mes œuvres que vous êtes le Christ, Dieu fait homme envoyé pour nous sauver, afin que, soumis maintenant de plein gré à votre empire, je puisse me réjouir avec vous pendant l'éternité.

 

 

Ainsi soit-il

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 22 Septembre 2012

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 20 Septembre 2012

jesus_anointed.jpg

 

 

 

Seigneur Jésus, prenez-moi et protégez-moi avec votre main miséricordieuse, de crainte que je ne sois dominé et tourmenté par l'hydropisie de la volupté charnelle, ou de l'avarice, ou de l'orgueil.


Faites qu'une humilité sincère inspire mes pensées, mes paroles et mes actions, de telle sorte que me regardant comme le plus indigne, je choisisse toujours la dernière place. Faites aussi qu'une charitable commisération me porte à inviter, c'est-à-dire à secourir les indigents,selon mon pouvoir.

 

Ô Dieu, distributeur libéral des biens les plus excellents, accordez à un pauvre misérable comme moi, de manger dans votre propre royaume ce pain céleste qui n'est autre que vous-même, pain au-dessus de toute substance pour l'acquisition duquel nous combattons chaque jour et nous souffrons à chaque instant, afin que nous puissions jouir de votre vie éternelle. Ainsi soit-il.

 

 

ludolphe, le chartreux. 

 

 je crois qu'on restera caché ce dimanche question d'habitus .

!!!! .depuis l'hiver dernier depuis la mort du père Henry de toute façon y a plus grand chose et  ,,  on est vacciné ..c'est une place qu'elle est bonne à prendre, peu de monde y accourt. souvent cela est imposé d'office, , maiis bon.... comme me disait le parisien, Marthe et Marie.. ! l'inverse  ça s'appelle  mouche tsé tsé. On l'appelle vulgairement d'un autre mot mais que la courtoisie et la délicatesse m'empêchent de nommer..

 

.On ne parle pas dans l'Evangile de mouche tsé tsé .. et pourtant, il  y en a beaucoup. Les mouches tsé tsé sont attirées par l'apparât, le désir de se mettre en avant, la mondanité, les courbettes, Il y a des mots dont elles raffolent, évêque, ecclésiastique, député, président ou autres. Même sans titre de noblesse apparent, elles aiment montrer leur chevalière pour bien montrer qu'elles font partie de la haute !  Elles auraient tout pour déplaire, et pourtant !  Elles peuvent être mariées ou célibataires, quand c'est vieille fille, c'est souvent horrible.  A l'église, elles se mettent toujours à la même place au premier rang pour bien montrer que toute la famille est présente à la messe tous les dimanches, regrettant l'ancien temps où les places étaient réservées ... évidement elles font partie du maximum d'associations religieuses pour que leur charité oh combien exemplaire et méritante, avec un zèle infatigable,  éclate aux yeux de tous. On loue leur dévouement et leur générosité. même si pour arriver à ses fins il aura fallu user de tous les stratagèmes possible et inimaginable contre la justice ou la charité. Tant qu'on est à la place zieutée - parfois depuis longtemps -  qu'importe!


Il faut se réjouir de la place que l'on a. L'avantage de la dernière place c'est qu'elle n'est pas convoitée... sauf par ceux qui ont une place derrière la dernière place. Parce que la dernière place, c'est quand même une place. Alors vaut mieux en avoir une que pas du tout. 


Comme dans le temps,  chez mon papa, les bonnes ne passaient que par l'escalier de service. Il n'y a aucun deshonneur à passer par un escalier de service, l'escalier des petits qui peut-être monte plus facilement, plus radicalement au ciel, parce qu'il est plus abrupte en général, à s'y casser la figure,  que ces escaliers si larges qui sentent la cire avec plein de fer forgé partout,  et où  l'on papote, où l'on discute de tout et de rien où  passe le grand monde. Sauf quand c'était le père Henry qui nous montait dans nos cellules et s'entretenaient avec nous avec une attention et une délicatesse particulière...mais là c'était un escalier en pierre, du béton, quoi!

Les escaliers de service ont cet avantage qu'on y passe qu'un par un chacun son tour... 

 

...par habitude, par expérience, on commence seulement,  par l'apprécier cette dernière place ..quand on ne compte pour plus grand monde, on ne doit plus être  trop loin du but .

sur.les dura et aspera per quae itur ad Deum. 

 

 

.

 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 19 Septembre 2012

 

 

Le 19 septembre 1846, l'auguste Vierge Marie apparaissait dans le diocèse de Grenoble, sur la montagne de La Salette qui domine le village de La Salette de plus de 2500 pieds.

 

Comme témoins de Son apparition, Marie choisit deux petits bergers qui ne se connaissent que depuis la veille: Maximin Giraud âgé de onze ans et Mélanie Calvat âgée de quatorze ans. Maximin a raconté l'apparition comme suit: «Il est midi. Assis au sommet de la montagne, Mélanie et moi faisons notre frugal repas... quand tout à coup, Mélanie s'arrête, son bâton lui échappe des mains. Effrayée, elle se tourne vers moi en disant: 'Vois-tu là-bas cette grande lumière? -- Oui, je la vois.'

 

 

link

 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 18 Septembre 2012

Transitus-SPNB.jpg

 

tumblr_maffg3qK211r44ytto1_1280.jpg

 

 

"Nous croyons que la divine présence est partout et que “ les yeux du : Seigneur regardent en tout lieu les bons et les méchants ”. Cependant croyons-le surtout sans le moindre. doute quand. nous nous tenons à l’office divin."

 

règle de st Benoît .

 


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 17 Septembre 2012

 

Bautizo-pintura.jpg

 

 

"Vous êtes tous des enfants de la lumière et des enfants du jour; nous ne sommes pas de la nuit ni des ténèbres . "

 

(I Thess. V,5)

 

 

Cette foi qui m'attend au bord de mon tombeau,

Hélas ! il m'en souvient, plana sur mon berceau.

De la terre promise immortel héritage,

Les pères à leurs fils l'ont transmis d'âge en âge.


Notre esprit la reçoit à son premier réveil,

Comme les dons d'en haut, la vie et le soleil ;

Comme le lait de l'âme, en ouvrant la paupière,

Elle a coulé pour nous des lèvres d'une mère ;

Elle a pénétré l'homme en sa tendre saison ;

Son flambeau dans les coeurs précéda la raison.


L'enfant, en essayant sa première parole,

Balbutie au berceau son sublime symbole,

Et, sous l'oeil maternel germant à son insu,

Il la sent dans son coeur croître avec la vertu.


Ah ! si la vérité fut faite pour la terre,

Sans doute elle a reçu ce simple caractère ;

Sans doute dès l'enfance offerte à nos regards,

Dans l'esprit par les sens entrant de toutes parts,

Comme les purs rayons de la céleste flamme

Elle a dû dès l'aurore environner notre âme,

De l'esprit par l'amour descendre dans les coeurs,

S'unir au souvenir, se fondre dans les moeurs;

Ainsi qu'un grain fécond que l'hiver couvre encore,

Dans notre sein longtemps germer avant d'éclore,

Et, quand l'homme a passé son orageux été,

Donner son fruit divin pour l'immortalité.


Soleil mystérieux ! flambeau d'une autre sphère,

Prête à mes yeux mourants ta mystique lumière,

Pars du sein du Très-Haut, rayon consolateur.


Astre vivifiant, lève-toi dans mon coeur !

Hélas ! je n'ai que toi; dans mes heures funèbres,

Ma raison qui pâlit m'abandonne aux ténèbres ;

Cette raison superbe, insuffisant flambeau,

S'éteint comme la vie aux portes du tombeau ;

Viens donc la remplacer, ô céleste lumière !

Viens d'un jour sans nuage inonder ma paupière ;

Tiens-moi lieu du soleil que je ne dois plus voir,

Et brille à l'horizon comme l'astre du soir.

 

lamartine

 


Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 17 Septembre 2012

https://fbcdn-sphotos-a.akamaihd.net/hphotos-ak-snc6/168405_1786958003586_1528640496_1881056_4895203_n.jpg

 

 

Contre la (culture de ) mort il y a un remède : " C’est de mener à tout instant une vie immortelle ".

 

(R.P.Sertilanges,O.P.)

 

 

Reprenons le Pater. Notre Seigneur nous enseigne à faire des demandes générales. Quand vous dites : « Notre Père… donne-nous notre pain de ce jour », c’est-à-dire tout ce qui fait la nourriture de l’homme dans l’ordre physique et quant à son âme. Je sais que toute créature sortie des mains de Dieu a deux besoins : celui d’une nourriture spirituelle, et celui d’une nourriture temporelle ; demandons l’une et l’autre pour tous les hommes, nous devons avoir le cœur aussi large que le monde, demandons pour la terre entière.

 

mère Cécile Bruyère

 

 


""Les saints nous apprennent que Dieu est un être d'expérience et qu'il peut-être, quand il le veut, saisi d'une certaine manière par l'âme, sans que l'âme, pour entrer en contact avec sa beauté infinie, sorte des conditions du temps ni de la sainte obscurité de la foi."

 

dom Delatte

 

 

 

 

AMS_170684_bougie-nombre-60-ans_2.jpg

 

dire qu'on y est déjà bientôt ! oups

 

 

 

"La valeur de l'esprit de foi se mesure dans l'épreuve aux difficultés qu'il surmonte." ! C'est consolant tout ça. 

 

 

 

Je ne m'étonne plus des épreuves, mais m'étonne d'être encore debout...



 

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 16 Septembre 2012

 anodelafe.jpg

 

 

L'acte de foi, comme le remarque saint Thomas, est très au-dessus du raisonnement, un acle simple, par lequel nous croyons en même temps à Dieu révélant et à Dieu révélé .

 

Par cet acte essentiellement surnaturel, nous adhérons infailliblement à Dieu qui révèle et aux mystères révélés ; et ainsi par cet acte simple, supérieur à tout raisonnement, nous tendons, dans l'obscurité, vers la contemplations des choses divines, au-dessus de toutes les certitudes d'ordre naturel.

 

La certitude essentiellement surnaturelle de la foi infuse, dépasse de beaucoup la certitude rationnelle qu'on peut avoir de l'origine divine de l'Évangile par l'étude historique et critique des miracles qui le confirment.

 

La foi, qui est un don de Dieu, est comme un sens spirituel qui nous permet d'entendre l'harmonie des mys­tères révélés, ou l'harmonie de la voix de Dieu, avant que nous soyons admis à le voir face à face.

 

La foi infuse est comme un sens musical supérieur, qui nous permet d'entendre au moins confusément le sens d'une harmonie spirituelle mystérieuse dont Dieu est l'auteur.

 

C'est ce que dit saint Paul  : « Pour nous, nous avons reçu, non pas l'esprit du monde, mais l'Esprit qui vient de Dieu, afin que nous connaissions les choses que Dieu nous a données par sa grâce. Et nous en parlons, non avec des paroles qu'enseigne la sagesse humaine, mais avec celles qu'enseigne l'Esprit, en exprimant les choses spirituelles par un langage spirituel. Mais, l'homme naturel ne reçoit pas les choses de l'Esprit de Dieu, car elles sont une folie pour lui, et il ne peut les connaître, parce que c'est par l'Esprit qu'on en juge. L'homme spirituel, au contraire, juge de tout, et il n'est lui-même jugé par personne. Car « qui a connu la pensée « du Seigneur, pour pouvoir l'instruire? »; niais nous, nous avons le sens ou la pensée du Christ. »

 

Pour juger ainsi, la foi est aidée par le don d'intelligence, qui fait pénétrer le sens des mystères, et par le don de sagesse, qui les fait goûter.

 

Mais c'est bien elle qui nous fait adhérer infailliblement à la parole de Dieu.

 

Cette foi infuse, vertu théologale, est très supérieure, malgré l'obscurité des mystères, à la connaissance intuitive et très lumineuse que possèdent naturellement les anges.

 

La foi infuse est en effet du même ordre que la vie éternelle, dont elle est comme le germe; elle est, dit saint Paul, « la substance des choses que nous espérons », « le fondement de notre justification » .

 

Et les anges eux-mêmes ont eu besoin de recevoir ce don gratuit de Dieu pour tendre à la fin surnaturelle à laquelle ils ont été appelés.

 

Comme le dit en substance saint François de Sales, quand Dieu nous donne la foi, il entre en notre âme et parie à notre esprit, non point par manière de discours, mais par manière d'inspiration.

 

A l'arrivée de la foi, l'esprit se dépouille de tous ses discours et arguments, et, les soumettant à la foi, il la fait asseoir sur eux, la reconnaissant comme reine. Quand la lumière de la foi a jeté la splendeur de ses vérités en notre entendement, notre volonté sent aussitôt la chaleur de l'amour céleste.

 

 

La foi infuse doit augmenter en nous jusqu'à notre mort

 

Il importe grandement à la sanctification de nos âmes de se rappeler que la foi devrait augmenter en nous chaque jour.

 

Elle peut être plus grande dans un juste fort peu cultivé mais saint que dans un théologien. Comme le dit saint Thomas , « la foi peut être plus grande en tel chrétien qu'en tel autre du côté de l'intelligence, à cause d'une plus grande certitude et fermeté dans l'adhésion, et du côté de la volonté, à cause d'une plus grande promptitude et dévotion ou confiance ».

 

La raison en est que « la foi infuse est proportionnée au don de la grâce, qui n'est pas égal en tous ». Ainsi Notre-Seigneur dit de certains de ses disciples qu'ils sont encore « des hommes de peu de foi », « lents à croire», tandis qu'il dit à la Chananéenne : « Femme, ta foi est grande . »

 

« Le juste vit de la foi », et de plus en plus.

 

Il y des âmes saintes qui n'ont jamais fait l'analyse conceptuelle des dogmes de la Trinité, de l'Incarnation, de l'Eucharistie, et qui n'ont jamais déduit de ces dogmes les conclusions théologiques connues de tous les théologiens; mais en ces âmes pourtant la vertu infuse de foi est beaucoup plus élevée, plus intense qu'en beaucoup de théologiens.

 

C'est là un fait que bien des béatifications et canonisations récentes confirment. Quand nous lisons la vie de sainte Bernadette de Lourdes ou de la bienheureuse Gemma Galgani, nous pouvons dire : Plaise à Dieu que j'aie un jour une foi aussi grande que ces âmes!

 

Les théologiens disent justement que la foi peut augmenter soit en extension, soit en profondeur ou intensité.

 

Notre foi s'étend lorsque nous apprenons peu à peu tout ce qui a été défini par l'Église sur les mystères de la Trinité, de l'Incarnation, de l'Eucharistie, et sur les autres points de la doctrine chrétienne.

 

Ainsi les théologiens connaissent explicitement tout ce qui a été défini par l'É­glise. Mais il ne s'ensuit pas qu'ils aient une foi aussi intense et profonde qu'elle est étendue. Et, au contraire, il y a parmi les fidèles des saints qui ignorent plusieurs points de doctrine définis par l'Église, par exemple sur l'Incarnation rédemptrice et l'Eucharistie, et qui pénètrent profondément ces mystères du salut tels qu'ils sont simplement énoncés dans l'Évangile.

 

Saint Benoît-Joseph Labre, par exemple, n'eut jamais l'occasion de lire un traité théologique de l'Incarnation, mais il vivait très profondément de ce mystère et de celui de l'Eucharistie.

 

Cette foi plus grande en profondeur et intensité, les apôtres la demandaient lorsqu'ils disaient au Seigneur : « Augmentez notre foi. » Et Jésus répondait : « Tout ce que vous demanderez avec foi dans la prière, vous l'obtiendrez. » Nous l'obtiendrons surtout si• nous demandons pour nous-mêmes avec persévérance ce qui est nécessaire ou manifestement utile au salut, comme l'augmentation des vertus.

 

 

L'excellence el la force de l'esprit de foi


 

La valeur de l'esprit de foi se mesure dans l'épreuve aux difficultés qu'il surmonte.

 

Saint Paul le dit éloquemment dans l'Épître aux Hébreux, « C'est par la foi qu'Abraham, mis à l'épreuve, offrit Isaac en sacrifice, il offrit ce fils unique, dont devait naître, selon la promesse divine, sa postérité; il l'offrit estimant que Dieu est assez puissant pour ressusciter même les morts... C'est par la foi que Moïse quitta l'Égypte, sans redouter la colère du roi (Pharaon); car il tint ferme, comme s'il voyait Celui qui est invisible...

 

« C'est par la foi que les prophètes ont vaincu des royaumes, exercé la justice, obtenu l'effet des promesses, fermé la gueule des lions (comme Daniel), éteint la violence du feu (comme les trois enfants dans la fournaise)... Les uns ont péri dans les cachots; d'autres ont été lapidés (comme Zacharie), sciés (comme Isaïe), torturés; ils sont morts par le tranchant de l'épée; ils ont erré çà et là, dénués de tout, persécutés, maltraités, eux dont le monde n'était pas digne... » — Cela se renouvelle de nos jours en Russie et au Mexique. — Et saint Paul conclut: « Donc nous aussi... courons avec persévérance dans la carrière qui nous est ouverte, les yeux fixés sur Jésus, l'auteur et le consommateur de la foi, lui qui, au lieu de la joie qu'il avait devant lui, méprisant l'ignominie, a souffert la croix et s'est assis à la droite de Dieu. »

 

Saint Thomas d'Aquin, dans son Commentaire sur l'Epitre aux Hébreux, porté par la parole de Dieu et élevé à la contemplation de ce mystère, nous dit : « Considérez le Christ qui a supporté une telle contradiction de la part des pécheurs..., et, en n'importe quelle tribulation, vous trouverez le remède dans la Croix de Jésus. Vous y trouverez l'exemple de toutes les vertus. Comme le dit saint Grégoire le Grand, si l'on se rappelle la Passion du Sauveur, il n'y a rien de si dur et de si pénible qu'on ne puisse supporter avec patience et avec amour. »

 

Plus l'esprit de foi grandit en nous, plus nous :avons le sens du mystère du Christ, venu en ce monde pour notre salut.

 

L'Église, notre Mère, nous remet pour cela, tous les jours sous les yeux, à la fin de la messe, le prologue de l'Évangile de saint Jean, qui contient la synthèse de ce qu'enseigne la révélation sur le mystère du Christ.

 

Nourrissons-nous quotidiennement de cette page sublime que nous ne pourrons jamais assez approfondir ; elle nous rappelle les trois naissances du Verbe : sa naissance éternelle, sa naissance temporelle selon la chair, et sa naissance spirituelle dans les âmes. C'est le résumé du plus élevé des quatre Évangiles.

 

Voilà bien l'abrégé de la foi chrétienne : D'abord la naissance éternelle du Verbe : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu... (expression déjà claire de la consubstantialité du Verbe)... Dieu, personne ne le vit jamais : Le Fils, qui est dans le sein (lu Père, c'est lui qui l'a fait connaître. » Ainsi s'éclairent les paroles les plus élevées des Psaumes messianiques : « Le Seigneur m'a dit Tu es mon fils, je l'ai engendré aujourd'hui », aujourd'hui 'dans. l'unique instant de l'immobile éternité. « Auquel des anges, demande saint Paul, a jamais été dite pareille chose? » Le Verbe, splendeur du Père, est infiniment au-dessus de toutes les créatures, qu'il a créées et qu'il conserve.

 

Nourrissons-nous aussi de ce qui est dit dans le même Prologue, de la naissance temporelle du Fils de Dieu « Et le Verbe s'est fait chair, et il a habité parmi nous (et nous avons vu sa gloire, comme celle qu'un Fils tient de son Père), tout plein de grâce et de vérité. » C'est la réalisation de toutes les prophéties messianiques, et c'est la source de toutes les grâces que recevront les hommes jusqu'à la fin du monde.

 

Vivons enfin de ce que nous dit ce même Prologue de la naissance spirituelle du Verbe dans nos âmes : « Il vint chez lui, et les siens ne l'ont pas reçu. Mais à tous ceux qui l'ont reçu, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu, à ceux qui croient en son nom, et qui sont nés, non pas du sang, ni de la volonté de la chair, ni de la volonté de l'homme, niais qui sont nés de Dieu. » Il leur adonné de devenir enfants de Dieu par adoption, comme lui est Fils de Dieu par nature. Notre filiation est une image de la sienne, car il est dit au même endroit : « Et c'est de sa plénitude que nous avons tous reçu, et grâce sur grâce. »

 

Enfin le Fils de Dieu nous a dit, pour nous montrer comment il veut vivre en nous : « Si quelqu'un m'aime, il gardera ma parole et mon Père l'aimera, et nous vien­drons en lui, el nous ferons en lui notre demeure ». Ce n'est pas seulement le don créé de la grâce qui viendra, ce sont les Personnes divines : le Père, le Fils et aussi le Saint-Esprit, promis par le Sauveur à ses disciples.

 

Chaque jour, au lieu de réciter le Credo, le Gloria, d'une façon mécanique, au lieu de lire presque machinalement ce Prologue du IV` Évangile, nous devrions vivre plus profondément de cet abrégé si substantiel de la Révélation divine.

 

L'esprit de foi, en grandissant, doit ainsi normalement donner de plus en plus le sens du mystère du Christ, sens surnaturel qui devient peu à peu contemplation pénétrante et savoureuse, source de paix et de joie, selon ces paroles de saint Paul :

 

« Réjouissez- vous sans cesse dans le Seigneur;... et que la paix dé Dieu, qui surpasse toute pensée, garde vos cœurs et vos intelligences dans le Christ Jésus, notre Seigneur. »

 

rp Garrigou Lagrange OP

Voir les commentaires

Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0