Publié le 3 Mars 2010

et de bibi qui sait !
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 3 Mars 2010

Publié le 3 Mars 2010

15ème apparition : Jeudi 4 mars 1858
ste Bernadette
Notre Dame de Lourdes
priez pour nous.
La foule toujours plus nombreuse (environ huit mille personnes) attend un miracle à la fin de cette quinzaine. La vision est silencieuse. Le curé Peyramale campe sur sa position. Pendant 20 jours, Bernadette ne va plus se rendre à la Grotte, elle n'en ressent plus l'irrésistible invitation.
Mater Dolorosa.
"Voici votre Mère."
Puisque l'Église nous fait lire cette parole de Jésus sur la croix, il faut qu'elle la regarde comme une douleur pour la sainte Vierge, bien qu'elle témoigne de la tendre sollicitude du Fils pour sa mère qu'il remet en moprant aux mains de son disciple bien-aimé. Et aussi saint Bernard s'écrie à l'endroit cité plus haut : « N'a t -elle point été pour vous plus qu'un glaive, cette parole, qui en effet a traversé votre cœur, descendant jusqu'à la division de l'âme et de l'esprit?
Femme; voilà votre fils! Oh! quel échange! Jean vous est donné à la place de Jésus, le serviteur pour le seigneur, le disciple pour le maître, le fils de Zébédée pour le fils de Dieu, un homme pour un Dieu ! » Mais la contre-partie de cette parole adressée à Jean : «Voici votre mère, » a été à la fois un honneur et un immense bienfait pour le disciple chéri et ceux qu'il représente en cette circonstance; en sorte que là encore Marie, consentant à devenir la mère des hommes après avoir été la mère de Dieu, s'immole pour notre salut et devient victime de son amour.
Elle devient en la personne de Jean la Mère de tous les disciples fidèles comme lui, qui participeront par leur foi et par le baptême au bienfait de la régénération.
En effet, Marie est la mère des chrétiens à double titre :
1° comme la mère de Jésus-Christ qui nous a transmis la véritable vie, la vie même de Dieu, mère selon l'esprit ; car c'est par elle que celui qui est la vie a été donné à nos âmes :
2° mère même selon la nature et par la chair, mais selon la nature régénérée et par la chair glorifiée. Car si nous sommes les frères de Jésus-Christ par l'opération du Saint-Esprit, par l'union de notre âme avec le Père en la personne adorable du Fils, nous le sommes aussi par l'humanité que Jésus a prise au sein de Marie, par son corps uni indissolublement à sa divinité et dont nous devenons les membres par le baptême, corps spirituel du nouvel Adam, qui est l'Église.
Marie est encore notre mère par la volonté expresse de Jésus-Christ mourant, parla dernière parole qu'il lui adresse du haut de sa croix, et qui est comme son testament.
Il dit à Marie en lui indiquant Jean : Voici votre fils. Il dit à Jean : Voici votre mère. Or Jean représente ici tous les chrétiens fidèles, et Marie l'Église que le Seigneur fonde spirituellement par cette parole, comme il va l'établir mystiquement par l'eau et le sang qui sortiront de son côté entr'ouvert, sources des deux sacrements principaux : le baptême qui régénère les âmes, et l'eucharistie qui les nourrit.
Ainsi nous avons au ciel une mère spirituelle dont la tendresse ne nous manquera jamais.: la mère de Jésus-Christ, qui est la mère des vivants a plus juste titre qu'Eve, puisqu'elle a donné au monde celui qui est la vie même, et par qui seulement on vit dans l'éternité.
Et ce que Marie a fait pour son divin fils sur la terre, l'Église, son représentant, le fait et le fera jusqu'à la fin des temps pour chaque chrétien. Elle l'enfante par le baptême, elle le nourrit du lait de sa doctrine et du pain des forts ; elle l'élève pour le ciel par les soins maternels dont elle l'entoure, la direction qu'elle lui donne et les grâces qu'elle lui transmet. Et ce que fait l'Église ici-bas, c'est Marie qui l'opère du haut du ciel en union avec l'Esprit de Jésus-Christ, qui sera avec son Église comme avec sa mère jusqu'à la consommation des siècles et dans l'éternité.
On ne peut donc pas aimer l'Église sans aimer la sainte Vierge, qui en est l'archétype, le modèle ; et c'est pourquoi nous invoquons Marie comme le canal de toutes les grâces qui s'y répandent, parce que celui qui en est la source nous a été donné par elle.
C'est pourquoi ceux qui se séparent de l'Église et ne participent plus à sa foi ni à sa charité, comme des branches détachées du tronc n'en reçoivent plus la séve,
en protestant contre son autorité qu'ils repoussent, s'éloignent nécessairement de celle qu'elle représente, et ne lui rendent plus le culte qui lui est dû, parce qu'ils méconnaissent sa mission sublime, et la grandeur comme la douceur de sa puissance.
mr l'abbé Bautin.
Publié le 3 Mars 2010

Publié le 2 Mars 2010

Respice de Cœlo, et vide, et visita vineam istam, et perfice eam !
0 Joseph! abaissez jusqu'à nous vos regards, du haut du Ciel où vous vivez dans la joie et la lumière. Voyez la grandeur de nos misères et de nos infirmités sans nombre ; visitez cette vigne de la sainte Église Catholique, répandue abondamment par tout le monde, et faiteslui porter, de toutes parts, les fruits les plus nombreux et les plus doux.
Respice de Cœlo, et vide: Regardez du haut du Ciel, et voyez : car la distance immense qui sépare les Bienheureux du froid séjour de notre terre, n'est point assurément un obstacle à la claire connaissance qu'ils peuvent avoir de tout ce qui se passe parmi nous. C'est dans le Verbe de Dieu que les Saints connaissent et contemplent toutes choses : c'est dans ce Miroir toujours fidèle qu'ils aperçoivent les objets que le Seigneur a résolu de leur montrer. Ah ! sans doute, dans l'Abîme de cette Lumière admirable, au milieu de ces Splendeurs infinies qui sont la Pensée du Dieu vivant ; sans doute, nos fragilités et nos fautes, notre malice et notre endurcissement présentent quelque chose de plus triste, et de plus touchant pour le cœur compatissant qui les contemple.
Regardez-les donc, nous vous en supplions, ô bon Joseph! regardez-les d'un œil de père; regardez-les comme un ami, comme un frère : car tous ces noms si doux et si sacrés vous conviennent; vous êtes nôtre, vous nous appartenez par les titres les plus chers et les plus saints.
Mais ne vous bornez point à connaître, dans la lumière de Dieu, la foule des faiblesses et des douleurs que nous portons sans cesse dans nos corps et dans nos âmes : Vide et Visita vineam istam : visitez par votre secours cette vigne de l'Église, que Marie, votre chaste Épouse, a fécondée par ses peines et ses prières; que Jésus-Christ, votre Fils, s'est acquise par l'effusion de tout son Sang.
L'Église, comme une vigne choisie, est appelée à produire abondamment les raisins des bonnes œuvres. Aucune bête ennemie, aucun hérétique, aucun persécuteur, aucun démon, ne doit avoir le pouvoir de franchir les limites qui l'entourent et la protégent. Cette vigne doit être comme un jardin fermé , défendue contre toute attaque, à couvert de tout malheur. Elle doit donner, en tout temps, au céleste Vigneron, le suave parfum de ses fleurs nouvellement épanouies; et aussi le suc généreux de ses fruits, mûris heureusement sous les rayons du vrai Soleil de Justice.
En tout temps, elle doit produire le Vin généreux de la Grâce, cette Liqueur précieuse que ne peut imiter aucune des industries humaines, cette sainte Liqueur qui réjouit le cœur de l'homme, qui le fortifie dans la peine, et qui sait le remplir d'un vaillant enthousiasme et d'un doux enivrement.
Mais combien de misères et de malheurs assiégent de toutes parts, aujourd'hui, cette vigne bien-aimée! Que de tristesses, que d'inutilités, que de vices ! Combien de ceps atteints par les plus graves maladies ! Combien de branches stériles, et déjà toutes desséchées ! Combien de feuilles tachées et déchirées, à moitié dévorées par l'ennemi !
Combien de fleurs arrêtées dans l'épanouissement de leurs corolles, et frappées à mort dans leurs germes ! Combien de raisins secs et vides, sans grosseur et sans saveur !
C'est pourquoi levez - vous, ô Joseph ! levez-vous, et venez dans votre bonté, dans votre force et votre gloire! Visitez cette vigne : Visita vineam istam, et Perfice eam: et rendez-la parfaite. Perfice eam: rendez-la toute parfaite, sans avortements et sans souillures ! Rendez-la toute féconde et toute belle, toute riche et tout heureuse ; afin qu'après avoir germé, fleuri, fructifié par vos soins, sur cette terre, nous puissions être enfin transférés dans le Royaume céleste, où vous régnez dès maintenant près de Marie, près de Jésus, près de Dieu, Père, Fils, et Saint-Esprit, afin que nous puissions chanter avec vous, pleins d'une sainte exultation, les mélodies de l'éternel Alleluia.
Alleluia ! Soyez loué, Seigneur Dieu, Créateur de toutes choses! Père plein de miséricorde et de puissance ! Soyez loué dans le Ciel et sur la terre, par les Anges et par les hommes ; soyez loué, pour tous les dons que Vous avez accordés à saint Joseph, et pour tous les dons que saint Joseph nous accorde. Surtout, soyez loué pour Vous-même, qui, seul et sans rival, vivez, dominez et régnez, maintenant et à jamais !
R.P. Poutton
O.P.
+
![]()
Publié le 2 Mars 2010

Saint Joseph, à ce qu'il semble , était très merveilleusement instruit dans la pratique du silence.
L'Évangile nous rapporte les paroles de Jésus-Christ, de Marie, des Apôtres, de Jean-Baptiste, des Juifs, de Pilate et de beaucoup d'autres ; mais il ne contient pas une parole, pas une seule parole, prononcée par saint Joseph. Pendant ces pénibles angoisses, que fait naître dans l'âme du saint Patriarche la grossesse de sa chaste Épouse, ne pouvait-il pas, d'un seul mot, éclaircir tous ses doutes et savoir la vérité ?
Lorsque l'Ange se montre à lui, pour lui révéler des mystères si sublimes, saint Joseph n'avait-il pas mille explications à demander sur le sujet le plus cher à son cœur, sur la venue du Messie, et sur toutes les splendeurs qui devaient l'environner? Lorsque Siméon fait entendre à Marie, dans le Temple de Jérusalem , des prédictions si douloureuses, Joseph n'avait-il pas tout naturellement l'occasion de manifester au saint vieillard qu'il n'était point ignorant des destinées de cet Enfant, nouvellement présenté dans le Temple? Lorsque, par deux fois, l'Ange du Seigneur se présente à notre Saint, pour lui dire de quitter la Judée et de partir pour la terre d'Égypte, et ensuite de quitter la terre d'Egypte pour revenir dans la Judée, Joseph n'avait-il pas mille renseignements à demander sur les motifs, les circonstances et les résultats des longs voyages qu'il recevait le commandement d'entreprendre et d'accomplir? Enfin, lorsque l'Enfant Jésus, dans sa douzième année, se dérobe à ses Parents, pour être retrouvé dans le Temple, Joseph n'avait-il pas à s'enquérir auprès de lui des motifs d'une conduite si nouvelle? n'avait-il point à lui témoigner par ses paroles toute la joie que lui causait son heureux recouvrement?
Mais dans toutes ces circonstances, notre Saint garde le plus religieux silence; autant du moins qu'il nous est permis d'en juger par le récit Evangélique, dans lequel tous les divers personnages ont coutume de prendre bien souvent la parole, pour former, non point une froide histoire, mais une narration très animée, et comme un tableau vivant.
Il y a même dans le silence habituel de Joseph quelque chose de merveilleux, si nous considérons les grands Mystères que le saint Patriarche tint, pendant si longtemps, environnés d'un secret impénétrable.
Joseph, après les paroles de l'Ange envoyé par le Seigneur pour l'instruire, savait que le Fils de Marie était véritablement ce Messie attendu depuis quarante siècles par la terre tout entière, et qui devait sauver le peuple juif de ses péchés . Ipse enim salvum faciet populum suum a peccatis eorum (Matth 1)
Il savait que Marie, sa chaste Épouse, avait conçu miraculeusement, par l'opération du Saint-Esprit, le Fruit très précieux qu'elle portait dans ses entrailles.
Pour un Chrétien vulgaire, privé de cette profonde humilité qui fait les Saints, quelle immense tentation de rompre le silence, et de publier partout des priviléges si sublimes ! Quelle tentation de se poser soi - même comme le dépositaire des plus ineffables Mystères, comme l'Époux d'une Vierge miraculeusement féconde, comme le Père nourricier du Fils de Dieu ! Quelle tentation de s'attribuer, aux yeux des Juifs tout pleins de l'attente du Messie, les prérogatives et les honneurs qui devaient convenir au Chef d'une pareille Famille, au Père de l'Emmanuel, dont la venue tenait en suspens tout Israël !
Cependant saint Joseph ne dit pas un seul mot qui puisse faire soupçonner, même de loin, ces grands prodiges, que Dieu veut voir encore environnés de mystère. Il garde ce précieux dépôt avec une discrétion sans exemple. Il se conforme à cette difficile discipline du silence, non point seulement pendant un mois ou une année, mais pendant trente années, au milieu de la pauvreté, du travail et de la persécution; sans essayer d'échapper à ses souffrances, par une révélation prématurée du secret de l'Éternel. Il s'y conforme avec une si merveilleuse exactitude, que le moment de la mort n'est point capable d'ouvrir ses lèvres, scellées par le sceau divin. Il emporte avec lui son secret dans la tombe : il meurt comme il a vécu, dans l'humilité d'une totale obscurité; et même après sa mort, les Juifs, ignorants encore de la dignité de Jésus-Christ, se demandent les uns aux autres : N'est-ce point là cet artisan, fils d'artisan? N'est-ce point ce fils de Marie, le frère de Jacques, de Joseph, de Jude et de Simon? Et ses sœurs ne sont-elles point au milieu de nous ?
Le silence, même quand il n'est point accompagné des circonstances héroïques qui distinguent celui de notre saint Patriarche, le silence habituel, a lui seul, peut être considéré comme une bonne preuve d'une véritable humilité.
Celui qui s'estime lui-même, qui se croit quelque chose, qui s'admire dans sa capacité, sa science ou ses vertus; celui là se renfermera difficilement dans l'obscurité du silence. Il pensera, d'une manière plus ou moins explicite, que ceux qui sont autour de lui ont grandement à profiter dans ses conversations très aimables et très utiles. Il aura soin de les tenir pour ignorants; et par conséquent il se fera comme un devoir de les instruire de mille vérités qu'ils ne connaissent pas encore. Il sera convaincu qu'il est beaucoup plus habile et plus prudent, pour résoudre les diverses difficultés que l'homme trouve sur le chemin de cette vie; aussi ne pourra-t-il s'empêcher de diriger et de conduire, par ses avis, ses préceptes et ses réprimandes, tous ceux qui voudront bien les entendre et les supporter.
Continuellement mêlé de la sorte aux affaires de tous ceux qui l'approchent, l'homme vain, l'homme orgueilleux, se rendra tout à fait impossible un silence qui ne convient qu'aux âmes humbles, toujours prêtes, non pas à donner, mais à recevoir volontiers la lumière et la direction, dont elles croient avoir besoin.
Nous pouvons donc, avec raison, dire que le très-long silence de saint Joseph est une grande preuve de l'humilité dont son âme était remplie. Mais combien cet argument ne devient-il pas plus efficace et plus pressant, si nous considérons que le saint Patriarche, miraculeusement choisi pour être l'Époux de Marie, devait posséder toute la lumière qui convient au Directeur de la Vierge très-prudente! si nous considérons que le Père de Jésus-Christ ne pouvait manquer d'avoir en lui des trésors de science, susceptibles d'éclairer le monde entier! si nous considérons enfin que tous ces dons semblaient conférer à saint Joseph le droit de parler comme un oracle, et de donner des conseils et des préceptes aux plus sages en Israël !
R.P. Ambroise Poutton
O.P.
Publié le 2 Mars 2010
Publié le 2 Mars 2010
O BON SAINT JOSEPH, PROTÉGEZ-NOUS, PROTÉGEZ LA SAINTE ÉGLISE.
Bon saint Joseph, oui, vous êtes bon, charitable, compatissant, parce que vous avez habité pendant trente ans dans la plus grande intimité avec le bon Dieu, fait homme par amour pour nous; vous êtes bon, parce que vous avez reposé souvent sur le sacré Cœur de Jésus qui est la charité même : Deus charitas est; vous êtes bon, parce que vous avez été choisi par Dieu pour être l'angélique époux de la bonne Vierge, la plus tendre et la plus miséricordieuse des mères ; vous êtes bon, parce qu'ayant beaucoup souffert pendant votre vie, vous connaissez toutes les misères qui accablent les malheureux exilés dans cette vallée de larmes.
Bon saint Joseph, protégez nous : Les temps sont mauvais, l'orage gronde, l'enfer est déchaîné, les vérités ont été amoindries par les enfants des hommes. Jésus, notre divin Maître ; Jésus, sur le berceau duquel vous avez entendu les anges chanter leurs plus beaux cantiques; Jésus, que les Mages sont venus adorer du fond de l'Orient; Jésus, qui, en arrivant en Egypte, porté entre vos bras, renversa les vaines idoles; Jésus, le Roi immortel du ciel et de la terre, après dix-huit siècles de prodiges et de bienfaits, est devenu un sujet de contradiction pour un grand nombre de mécréants qui ne craignent pas, les malheureux ! d'attaquer sa divinité.
Bon saint Joseph, au milieu de ce déluge de blasphèmes et d'impiétés, ah! protégez-nous, défendez-nous de ces nouveaux Hérodes qui voudraient faire mourir Jésus dans notre cœur.
Protégez la sainte Église, l'épouse de Jésus-Christ, la mère des prédestinés. Ah ! ne permettez pas que nous soyons du nombre de ces insensés qui tremblent devant les puissances de la terre, qui ne craignent pas de blâmer, de censurer celle qui est le fondement et la colonne de la vérité, l'arche du salut pour les souverains comme pour les peuples, pour les familles comme pour les individus.
Bon saint Joseph, continuez à protéger l'Église comme vous l'avez protégée à son berceau, afin que, la paix étant rétablie sur la terre, nous puissions, en vivant dans la pureté, arriver sûrement au port de la céleste patrie, où nous vous bénirons à jamais dans la splendeur des Saints. Amen.
Publié le 1 Mars 2010
Jacob engendra Joseph, époux de Marie, de laquelle est né Jésus. (Matt. 1.)
+
0 grand saint Joseph, digne entre tous les Saints d'être vénéré, aimé et invoqué, tant pour l'excellence de vos vertus que pour l'émincnce de votre gloire et la puissance de votre intercession, moi N..., en présence de Jésus qui vous a choisi pour Père, et de Marie qui vous a accepté pour Epoux, je vous prends aujourd'hui pour mon avocat auprès de l'un et de l'autre, pour mon protecteur et mon Père : je me propose fermement de ne vous oublier jamais, et de vous honorer tous les jours de ma vie. Daignez donc, je vous en conjure, daignez m'accorder votre protection spéciale, et m'admettre au nombre de vos dévoués serviteurs. Assistez-moi dans toutes mes actions, soyez-moi favorable auprès de Jésus et de Marie, et ne m'abandonnez pas à l'heure de ma mort.
Ainsi soit-il.
Il est, mes frères, dans les fastes sacrés de l'Église, des saints dont les prérogatives sont si sublimes, le mérite si éminent, qu'il n'est pas donné à la parole humaine de pouvoir en expliquer l'excellence et la vertu : « La louange languit auprès des grands noms, » et le silence de l'admiration est la seule ressource de notre faiblesse.
Mais, pour suppléer à l'insuffisance d'une langue déchue, le ciel jaloux de proclamer la gloire de ces illustres serviteurs de Dieu, se charge lui-même de relever leur grandeur et de faire leur panégyrique. Ainsi, notre divin Maître a exalté la sainteté de son Précurseur dans des termes magnifiques. Ainsi, l'Esprit-Saint a caractérisé en deux mots les prérogatives incommunicables du glorieux patriarche, dont nous célébrons en ce jour la pieuse mémoire : .Joseph virum Mariae de qua natus est Jesus. Joseph était l'époux de Marie et le père de Jésus !
Jésus et Marie sont les deux chefs-d'œuvre de la toute-puissance divine, et Joseph est choisi de Dieu pour être le protecteur et le guide de la Reine du ciel ; le tuteur et le père nourricier du Verbe incarné; le gardien du Créateur des mondes !
Quand je médite ces choses, mes frères, quand je pense au bonheur de saint Joseph, je n'ai point de paroles pour exprimer l'étonnernent que me cause la vocation de ce saint patriarche, à qui Dieu lui-même daigne confier les plus précieux trésors du ciel et de la terre.
Ne nous plaignons donc plus du silence des évangélistes au sujet de saint Joseph. Ne suffit-il pas qu'ils nous apprennent ce qu'il est à Jésus et à Marie, pour nous donner une idée sublime de ses qualités et de sa gloire ? Heureux serviteur, par votre fidélité à répondre à ces faveurs signalées, vous avez mérité d'avoir Dieu lui-même pour panégyriste et d'être appelé juste par celui qui découvre des taches dans les intelligences des cieux, et à qui seul appartient de juger de la vertu, d'apprécier le mérite !
Le Seigneur, dit saint Grégoire de Nazianze, a réuni en Joseph comme dans un soleil tout ce que les autres saints ont ensemble de lumière et de splendeur.
Quand les évangélistes, mes frères, pour satisfaire notre pieuse curiosité, nous auraient fait un ample récit de la vie et des miracles de saint Joseph, que serait-ce en comparaison de ces illustres noms d'époux de Marie et de père de Jésus qu'ils lui donnent : Virum Mariae de qua natus est Jesus, noms qui seuls valent mieux que tous les autres titres, et qui renferment ce qu'on pourrait dire de plus admirable en son honneur?
En effet, Joseph est destiné, par l'adorable Trinité au plus sublime ministère qu'un simple mortel puisse jamais exercer. Il est cet homme choisi entre mille qui doit coopérer avec Jésus-Christ au grand œuvre de la rédemption du monde, et conduire heureusement sur la terre les projets éternels formés dans le ciel par la sagesse divine.
Car l'Incarnation du Verbe, telle qu'elle avait été conçue dans les conseils du Très-Haut, ne pouvait s'exécuter et s'accomplir pleinement sans le secours et la médiation de Joseph, parce que, selon la remarque des saints Pères. l'honneur de l'auguste Marie et celui de Jésus-Christ, exigeaient que la naissance miraculeuse du Fils de Dieu fût cachée sous le voile sacré d'un mariage ordinaire, jusqu'au moment où ce Fils, né véritablement d'une Vierge, prouvât d'une manière invincible, par la voix des miracles, qu'il était bien le Messie, le Désiré des nations annoncé par tous les prophètes, comme devant naître d'une vierge.
Or, mes frères, Joseph est ce serviteur prudent et sage qui sert comme de second au Tout-Puissant, pour conduire heureusement à son terme ce grand œuvre d'où dépend la rédemption du monde.
Il est ce nuage mystérieux qui doit envelopper le tabernacle de la nouvelle alliance, et sans lequel la gloire du Seigneur ne serait pas descendue dans le sein immaculé de Marie. Il est cet arbre toujours vert, toujours revêtu d'un épais feuillage, à l'ombre duquel peut croître en assurance le noble rejeton de la tige de Jessé. Joseph est ce juste par excellence qui doit allier dans sa personne là pureté des anges à l'auguste qualité d'époux de Marie, et devenir, par l'éminence de sa vertu, le dépositaire de la chasteté même, le gardien d'une Vierge devenue l'épouse de l'Esprit-Saint.
Sublime ministère confié à Joseph par Dieu lui-même, union toute céleste dont la virginité a comme formé le lien sacré entre deux âmes pures et indépendantes des corps d'argile qu'elles habitent. Ainsi une vigne vierge se marie et s'unit à l'ormeau qui la défend de la violence des vents, et la protége contre les trop vives ardeurs du soleil, sans cependant la rendre féconde, ni contribuer aux fruits délicieux qu'elle porte.
Céleste union, en vertu de laquelle Joseph devient le chef de la sainte Famille, et en quelque sorte le supérieur de Marie par l'autorité personnelle qu'elle lui confère : Noli timere accipere Mariam conjugem tuam.
Puisqu'il est vrai, mes frères, que Joseph est l'époux de Marie, ne devons-nous pas croire qu'il a été prévenu et inondé des plus précieuses bénédictions du ciel? Ce Dieu dont toutes les œuvres tendent à leur fin par des voies aussi remplies de force que de douceur, a dû donner à Marie un époux digne de contracter une si étroite alliance avec celle qui devait être la Mère de son Fils unique.
Il me semble voir les trois personnes de l'adorable Trinité tenir conseil, comme lorsqu'il s'agit de créer l'homme, et se dire entre elles : Appliquons-nous à former pour Marie, un aide qui lui soit semblable : Faciamus ei adjutorium simile sibi. Qu'il soit digne de partager l'existence de cette Vierge incomparable dans laquelle vont être opérées de si grandes choses !
Quelle source abondante de grâces et d'honneur pour Joseph dans cette ressemblance et cette union avec la plus pure des créatures? Le ciel, qui les avait créés l'un pour l'autre, s'appliqua à les rendre semblables en toutes choses. C'est sur ce principe indubitable que je fonde toutes les grandeurs de saiut Joseph. Car il est certain qu'un Dieu infiniment sage proportionne toujours les moyens à la fin qu'il se propose, et les grâces aux emplois qu'il confie. ISe devons-nous pas en conclure qu'il donna à notre saint patriarche toutes les qualités qui devaient le rendre digne de devenir l'époux de Marie, la plus sainte et la plus parfaite de toutes les créatures ?
Jugez-en par vos propres sentiments, mes frères, si Dieu, vous communiquant sa sagesse et ses lumières infinies, vous avait confié le soin de choisir un époux à Marie son auguste Mère, à cette Vierge incomparable dont l'Esprit-Saint s'est fait une colombe fidèle, ne lui eussiez-vous pas donné le plus grand, le plus élevé de tous les saints ?
Ainsi l'on peut croire avec le docte et pieux Gerson que la grâce qui prévint et sanctifia Joseph dans le sein de sa mère, éteignit en lui la concupiscence, et lui inspira la pensée de se consacrer a Dieu par le vœu de chasteté.
Puisque Joseph avait été choisi par le ciel pour être l'époux de Marie, disons avec saint Bernardin qu'il fallait qu'il fût comme elle doué d'une humilité à toute épreuve, d'une charité ardente et d'une pureté angélique.
Quand Jésus-Christ fut sur le point d'expirer sur la croix, il recommanda sa Mère au plus cher et au plus chaste de ses disciples, et il eût cru profaner une Mère Vierge en la confiant à un autre qu'à un homme vierge : Virginem Matrem, dit saint Jérôme, virgini commendavit.
Le Père éternel n'a pas traité Marie avec moins de circonspection. Quand il voulut lui donner un aide en ses travaux, un consolateur en ses peines, un appui sur la terre, il choisit un homme vierge, et il confia la plus pure de toutes les femmes au plus chaste de tous les hommes : Virginem Matrem virgini commendavit.
Marie peut donc s'écrier avec plus de vérité que l'Épouse des cantiques : Mon bien-aimé est choisi entre mille : Dilectus métis ex millibus electus.
Mais si Joseph possédait tant de vertus éminentes quand il fut uni à Marie par une si sainte alliance, combien durent-elles s'accroître dans la société de cette auguste Vierge qui devait achever de sanctifier son époux et le rendre le plus illustre saint de l'Église ! Car, si la seule vue d'une image de Marie suffit pour inspirer l'amour de la pureté, si la présence de cette auguste Vierge opéra tant de prodiges dans la maison de Zacharie, si par sa parole elle donna la grâce à saint Jean, lui avança l'usage de la raison et lui communiqua l'esprit de prophétie avec tant d'abondance qu'il passa jusqu'à la personne de sa Mère, quelles salutaires impressions ne dut pas faire la conversation de Marie dans l'âme de saint Joseph, pendant qu'elle portait le salut du monde dans son chaste sein ! quelles vives lumières ne répandit-elle pas dans l'esprit de son époux ! quelles saintes ardeurs dans sa volonté ! Plus heureux que les autres hommes, saint Joseph s'unissait à Dieu par Marie, et en aimant son Épouse il aimait la Mère de son Dieu. Tout en elle lui inspirait des sentiments de piété. Ses paroles l'élevaient à Dieu, ses regards le sanctifiaient, sa modestie réglait toutes ses actions, sa beauté angélique embaumait son cœur des plus chastes affections.
Le buisson ardent qui brûlait sans se consumer et qui faisait dire à Moïse : J'irai et je verrai ce grand prodige, figurait le miracle de vertu opéré dans l'union de Marie et de Joseph prédite par le législateur des Hébreux, d'après l'interprétation des docteurs de l'Église : Benedictio illius qui apparuit in rubo veniat super caput Joseph.
Joseph a donc mérité de devenir l'époux de Marie, et, par une conséquence nécessaire, il est donc vrai, qu'il est le père de Jésus. Cette seconde prérogative, toute grande qu'elle est, n'est cependant qu'une suite de la première.
Joseph est le père du Sauveur du monde parce qu'il est le maître de la divine Mère qui l'a enfanté ; et de même que les fleurs et les fruits que le soleil produirait sur une terre vierge appartiendraient à celui qui en serait le propriétaire, ainsi le divin Enfant conçu dans le chaste sein de Marie par la seule opération du Saint-Esprit appartient à Joseph, qui est le maître de ce jardin fermé dans lequel a germé la Fleur des champs et le Lys des vallées.
Les docteurs de l'Église n'ont point fait difficulté de donner à saint Joseph le titre de père de Jésus-Christ, après lui avoir donné celui d'époux de Marie. Et saint Augustin, reconnaissant que les alliances de l'esprit sont plus solides que celles du corps, pense avoir suffisamment conservé à saint Joseph la qualité de père de JésusChrist, quand il a montré qu'il la possède au même titre que celle d'époux de Marie.
Mais pourquoi, mes frères, recourir à la raison et à l'autorité des docteurs pour établir une vérité que nous trouvons clairement exprimée dans l'Écriture ? ne voyons-nous pas en effet dans les saintes lettres, Marie dire à Jésus, en parlant de Joseph : Votre père et moi, nous vous cherchions avec empressement? quelle bouche plus pure l'Esprit-Saint pouvait-il choisir pour nous expliquer ce mystère ?
Confessons donc, mes frères, que, comme Marie demeurant vierge est épouse de Joseph et mère de Jésus, Joseph aussi, sans blesser la pureté de Marie et l'honneur de Jésus, est l'époux de l'une et le père de l'autre.
Que toute grandeur créée s'efface et disparaisse devant le titre ineffable de père de Jésus !
Rois, prophètes, patriarches, apôtres, quelque grands que vous paraissiez à nos yeux, il y a néanmoins autant de différence entre vous et le père de l'Homme-Dieu, qu'il y eu a entre le soleil et ces faibles étoiles dont Ja lumière vacillante arrive à peine jusqu'à nous.
Grâce à la miséricorde du Seigneur, les martyrs, les vierges, les confesseurs se comptent par milliers dans le ciel de l'Église, tandis qu'il n'y a, dit saint Basile, que l'auguste titre de père de Jésus que Joseph ne partage ni avec les anges, ni avec les saints. Ici, mes frères, l'imagination se perd, l'esprit se confond à la vue de tant de grandeur. Saint Joseph partage l'éminente qualité de père de Jésus avec Dieu lui-même, et, sans cesser d'être vierge, il a le bonheur d'être père de Celui que le Père céleste engendre de toute éternité dans les splendeurs des cieux.
Père Huguet
Mariste.
Publié le 28 Février 2010
Glorieux saint Joseph,
Etendez sur nous votre protection paternelle
Vous dont la puissance est de rendre possibles les choses impossibles.
Venez nous en aide.
Ouvrez vos yeux de Père sur les intérêts de vos enfants.
Donnez ce dont nous avons besoin
Et prenez sous votre charitable protection les affaires importantes que nous vous confions, afin que leurs heureuses issues tournent à la gloire de Dieu et à notre bien.
Amen.
Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph : et, après avoir imploré le secours de votre sainte Épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.
Par l'affection qui vous a uni à la Vierge Immaculée, Mère de Dieu ; par l'amour paternel, dont vous avez entouré l'Enfant-Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l'héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours, dans nos besoins.
Protégez, ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ. Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d'erreur et de corruption, soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur. Du haut du ciel, assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et de même que vous avez arraché autrefois l'Enfant-Jésus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la sainte Eglise de Dieu, des embûches de l'ennemi et de toute adversité. Couvrez chacun de nous de votre perpétuelle protection, afin que, à votre exemple, et soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir, et obtenir la béatitude éternelle.
Ainsi soit-il.
CONSECRATION A ST JOSEPH
Je me prosterne en votre présence, ô grand saint Joseph ! et vous honore comme le chaste époux de la Mère de Dieu, le chef de la plus sainte famille qui fut jamais, le père nourricier de Jésus-Christ, le fidèle dépositaire des trésors de la très-sainte Trinité. Je révère en votre personne le choix de Dieu le Père, qui a voulu partager avec vous son autorité sur son Fils ; le choix de Dieu le Fils, qui a voulu dépendre de vous et devoir au travail de vos mains sa subsistance ; le choix du Saint-Esprit, qui a voulu vous confier son Épouse chérie et vous la donner pour compagne.
Je vous félicite du bonheur que vous avez eu de porter Jésus-Christ entre vos bras, de l'appuyer sur votre sein, de l'embrasser amoureusement, de l'arroser de vos larmes pendant les saintes caresses dont vous étiez si souvent favorisé par ce divin Enfant. Qui pourrait comprendre les trésors de lumières, de sagesse et de grâces que vous avez acquis, et dont vous avez été comme inondé pendant les trente années que vous avez passées entre Jésus et Marie ?
Pénétré de respect et d'amour à la vue de vos grandeurs et de votre sainteté, je vous offre et je vous consacre mon cœur; après Jésus et Marie, vous en serez le maître et le directeur. Je vous regarderai désormais comme mon père et mon protecteur ; daignez me regarder comme votre enfant. Faites-moi sentir les effets de votre grand crédit auprès de Dieu et de votre grande charité pour moi; obtenez-moi une sincère conversion et toutes les grâces dont j'ai besoin pour remplir ses adorables desseins.
Obtenez-moi cet esprit de recueillement, cette vie intérieure, cette fidélité à la grâce, cette union intime avec Dieu, cette profonde humilité de cœur, cette parfaite conformité à sa pure et sainte volonté, cette patience dans les adversités, cette estime, cet amour des croix, ce parfait abandon à la conduite du Seigneur... surtout cet amour ardent pour la personne sacrée de Jésus-Christ et pour sa sainte Mère, qui ont fait votre caractère particulier.
Prenez, ô grand Saint ! sous votre protection les âmes intérieures, surtout celles qui, à votre exemple, écoutent et imitent Jésus et Marie dans la retraite et le silence. Enfin, par le privilége de votre heureuse mort entre les bras de Jésus et de Marie, obtenez-moi, ô grand Saint! une mort semblable à la vôtre, dans le dévouement parfait de ma volonté à Jésus et à Marie !
Ainsi soit-il.
Publié le 28 Février 2010
