Publié le 11 Février 2010
spiritualite
Publié le 10 Février 2010

(prière datant de 1858)
Ô Notre Dame de Lourdes, ô très Sainte Vierge Marie, Mère de Notre-Seigneur Jésus-Christ, ayez pitié de nous. Ecoutez l’ardente prière que je vous adresse ô Vierge Très puissante. Daignez jeter un regard de miséricorde sur moi et je serai guéri. O Marie conçue sans péché, ayez pitié de moi, et priez pour moi.
Ainsi soit-il!
impressionnant ..
Lourdes en direct sous la neige !
21 h procession mariale aux flambeaux .
Litanies de Notre Dame de Lourdes
Seigneur ayez pitié de nous
O Jésus-Christ, ayez pitié de nous
Seigneur, ayez pitié de nous
Jésus-Christ écoutez-nous...
Jésus-Christ exaucez-nous
Père céleste qui êtes Dieu, ayez pitié de nous
Fils, Rédempteur du monde, qui êtes Dieu, ayez…
Saint Esprit, qui êtes Dieu, ayez pitié de nous.
Sainte Trinité, qui êtes un seul Dieu, ayez pitié…
Sainte Marie, priez pour nous.
Notre Dame de Lourdes, priez pour nous
Notre Dame de Lourdes, Vierge immaculée,
Notre Dame de Lourdes, Mère du Divin Sauveur,
Notre Dame de Lourdes, qui avez choisi
pour interprète une enfant faible et pauvre,
Notre Dame de Lourdes,
dix-huit fois bénie dans vos apparitions,
Notre Dame de Lourdes, qui avez fait couler sur la
terre la source qui guérit tous les maux,
Notre Dame de Lourdes,
dispensatrice des dons du ciel,
Notre Dame de Lourdes,
à qui Jésus ne peut rien refuser,
Notre Dame de Lourdes,
que nul n’a jamais invoquée en vain,
Notre Dame de Lourdes, consolatrice des affligés,
Notre Dame de Lourdes, qui guérissez les malades,
Notre Dame de Lourdes, espoir des pèlerins,
Notre Dame de Lourdes, qui priez pour les pécheurs,
Notre Dame de Lourdes,
qui nous engagez à la pénitence,
Notre Dame de Lourdes, soutien de la sainte Eglise,
Notre Dame de Lourdes,
avocate des âmes des pécheurs,
Notre Dame de Lourdes,
Vierge du très Saint Rosaire,
Notre Dame de Lourdes, Reine de France,
Notre Dame de Lourdes, mère des prêtres,
Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, Pardonnez-nous Seigneur!
… exaucez-nous Seigneur!
… ayez pitié de nous Seigneur!
O Jésus-Christ, écoutez-nous.
O Jésus-Christ, exaucez-nous.
V./ Priez pour nous Sainte Mère de Dieu,
R./ Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de N.-S. Jésus-Christ.
Oraison : O Dieu qui par l’immaculée Conception de la Très Sainte Vierge Marie, avez préparé à Votre Fils une demeure digne de Lui, accordez à ceux qui accompliront, ne fût-ce que d’intention, ce pieux pèlerinage les grâces nécessaires à leur salut, bénissez leurs familles et leurs amis et donnez-leur la force de surmonter toute difficulté afin d’arriver au Ciel où ils vous glori-fieront dans les siècles des siècles. Ainsi soit-il!
Publié le 9 Février 2010


Du second livre des Dialogues de saint Grégoire, Pape.
Scholastique était sœur du vénérable Père Benoît. Consacrée au Seigneur tout-puissant dès son enfance , elle avait coutume de venir visiter son frère une fois chaque année. L'homme de Dieu descendait pour la recevoir dans une maison dépendante du monastère, non loin de la porte. Scholastique étant donc venue une fois, selon sa coutume, son vénérable frère descendit vers elle avec ses disciples. Ils passèrent tout le jour dans les louanges de Dieu et les pieux entretiens ; et, quand la nuit fut venue, ils prirent ensemble leur repas. Comme ils étaient encore à table, et que le temps s'écoulait vite dans leur entretien sur les choses divines , la vierge sacrée adressa cette prière à Benoît : « Je te prie , mon frère, de ne me pas abandonner cette nuit, afin que nous puissions jus-ce qu'au matin parler encore des joies de la vie céleste. » Le saint lui répondit : « Que dis-tu là, ma sœur ? Je ne puis en aucune façon passer la nuit hors du monastère. » Dans ce moment, le ciel était si pur qu'il n'y paraissait aucun nuage. La servante de Dieu, ayant entendu le refus de son frère, appuya sur la table ses doigts entrelacés ; et, cachant son visage dans ses mains, elle s'adressa au Seigneur tout-puissant. Au moment où elle releva la tête, des éclairs, un violent coup de tonnerre, une pluie à torrents, se déclarèrent tout à coup : au point que ni le vénérable Benoit, ni les frères qui étaient avec lui ne purent mettre le pied hors du lieu où ils étaient.
La pieuse servante de Dieu , pendant qu'elle avait tenu sa tête appuyée sur ses mains, avait versé sur la table un ruisseau de larmes ; il n'en avait pas fallu davantage pour charger de nuages le ciel serein jusqu'à cette heure. Après la prière de la sainte, l'orage ne s'était pas fait longtemps attendre ; mais cette prière et les torrents de pluie qu'elle amenait s'étaient si parfaitement rencontrés ensemble, que, au même instant où Scholastique levait sa tête de dessus la table, le tonnerre grondait déjà : en sorte qu'un même instant vit la sainte faire ce mouvement, et la pluie tomber du ciel. L'homme de Dieu, voyant que ces éclairs, ces tonnerres, cette inondation ne lui permettaient plus de rentrer au monastère, en fut contristé, et exhala ainsi ses plaintes : « Que le Dieu tout-puissant te pardonne, ma sœur ! Que viens-tu défaire? » Elle répondit : « Je t'ai adressé une demande, et tu n'as pas voulu m'écouter : j'ai eu recours à mon Dieu, et il m'a exaucée. Maintenant sors, si tu peux, laisse-moi, et retourne à ton monastère. » Mais le saint était dans l'impossibilité de sortir de la maison, et lui qui n'avait pas voulu y rester volontairement, demeura contre son gré. Ainsi, les deux saints passèrent la nuit entière dans les veilles, et reprenant leurs pieux entretiens sur la vie spirituelle, ils se rassasièrent à loisir par l'échange des sentiments qu'ils éprouvaient.
Le lendemain, la vénérable Mère retourna à son monastère, et l'homme de Dieu reprit le chemin de son cloître. Trois jours après, étant dans sa cellule, et ayant élevé ses yeux en haut, il vit l'âme de sa sœur, qui venait de briser les liens du corps, et qui, sous la forme d'une colombe, se dirigeait vers les hauteurs mystérieuses du ciel. Ravi dé joie pour la gloire dont elle était entrée en possession, il rendit grâces au Dieu tout-puissant par des hymnes et des cantiques, et annonça aux frères le trépas de Scholastique. Il les envoya aussitôt au lieu qu'elle avait habité, afin qu'ils apportassent le corps au monastère, et qu'il fût déposé dans le tombeau qu'il s'était préparé pour lui-même. Il arriva ainsi que ceux dont l'âme avait toujours été unie en Dieu ne furent point séparés par la mort, leurs corps n'ayant eu qu'un même tombeau.
Colombe chérie de l'Epoux, que votre vol fut rapide, lorsque, quittant cette terre d'exil, vous prîtes votre essor vers lui ! L'œil de votre illustre frère, qui vous suivit un instant, vous perdit bientôt de vue ; mais toute la cour céleste tressaillit de joie à votre entrée. Vous êtes maintenant à la source de cet amour qui remplissait votre cœur, et rendait ses désirs tout-puissants sur celui de votre Epoux. Désaltérez-vous éternellement à cette fontaine de vie; et que votre suave blancheur devienne toujours plus pure et plus éclatante, dans la compagnie de ces autres colombes, vierges de l'Agneau comme vous, et qui forment un si noble essaim autour des lis du jardin céleste.
Souvenez-vous cependant de cette terre désolée qui a été pour vous, comme elle l'est pour nous, le lieu d'épreuve où vous avez mérité vos honneurs. Ici-bas, cachée dans le creux de la pierre, comme parle le divin Cantique, vous n'avez pas déployé vos ailes, parce que rien n'y était digne de ce trésor d'amour que Dieu lui-même avait versé dans votre cœur. Timide devant les hommes, simple et innocente, vous ignoriez à quel point vous aviez « blessé le cœur de l'Epoux . » Vous traitiez avec lui dans l'humilité et la confiance d'une âme qu'aucun remords n'agita jamais, et il se rendait à vos désirs par une aimable condescendance; et Benoit, chargé d'années et de mérites, Benoit accoutumé à voir la nature obéir à ses ordres, était vaincu par vous, dans une lutte où votre simplicité avait vu plus loin que sa profonde sagesse.
Qui donc vous avait révélé, ô Scholastique, ce sens sublime qui, en ce jour-là, vous fit paraître plus sage que le grand homme choisi de Dieu pour être la règle vivante des parfaits? Ce fut celui-là même qui avait élu Benoît comme l'une des colonnes de la Religion, mais qui voulut montrer que la sainte tendresse d'une charité pure l'emporte encore à ses yeux sur la plus rigoureuse fidélité à des lois qui n'ont été faites que pour aider à conduire les hommes au but que votre cœur avait déjà atteint. Benoît, l'ami de Dieu, le comprit; et bientôt, reprenant le cours de leur céleste entretien, vos deux âmes se confondirent dans la douceur de cet amour incréé qui venait de se révéler et de se glorifier lui-même avec tant d'éclat. Mais vous étiez mûre pour le ciel, ô Scholastique ; votre amour n'avait plus rien de terrestre ; il vous attirait en haut. Encore quelques heures, et la voix de l'Epoux allait vous faire entendre ces paroles de l'immortel Cantique, que l'Esprit-Saint semble avoir dictées pour vous: « Lève-toi, ô mon amie, ma belle, et viens; ma colombe, montre-moi ton visage; que ta voix résonne à mon oreille ; car ta voix est douce, et ton visage est plein d'attraits (1). » Dans votre départ de la terre, ne nous oubliez pas, ô Scholastique ! Nos âmes sont appelées à vous suivre, bien qu'elles n'aient pas les mêmes charmes aux yeux de l'Epoux. Moins fortunées que la vôtre, il leur faut se purifier longtemps pour être admises dans le séjour où elles contempleront votre félicité. Votre prière força les nuées du ciel à envoyer leur pluie sur la terre ; qu'elle obtienne pour nous les larmes de la pénitence. Vos délices furent dans les entretiens sur la vie éternelle ; rompez nos conversations futiles et dangereuses ; faites-nous goûter ces discours du ciel, dans lesquels les âmes aspirent à s'unir à Dieu. Vous aviez trouvé le secret de cette charité fraternelle dont la tendresse même est un parfum de vertu qui réjouit le coeur de Dieu ; ouvrez nos cœurs à l'amour de nos frères ; chassez-en la froideur et l'indifférence, et faites-nous aimer comme Dieu veut que nous aimions.
Mais, ô colombe de la solitude, souvenez-vous de l'arbre sous les rameaux duquel s'est abritée votre vie. Le cloître bénédictin vous réclame, non seulement comme la sœur, mais encore comme la fille de son auguste Patriarche. Du haut du ciel, contemplez les débris de cet arbre autrefois si vigoureux et si fécond, à l'ombre duquel les nations de l'Occident se sont reposées durant tant de siècles. De toutes parts, la hache dévastatrice de l'impiété s'est plue aie frapper dans ses branches et dans ses racines. Ses ruines sont partout ; elles jonchent le sol de l'Europe entière. Cependant, nous savons qu'il doit revivre, qu'il poussera de nouveaux rameaux, et que votre divin Epoux, ô Scholastique, a daigné enchaîner le sort de cet arbre antique aux destinées mêmes de l'Eglise. Priez pour que la sève première revive en lui; protégez d'un soin maternel les faibles rejetons qu'il produit encore ; défendez-les de l'orage, bénissez-les, et rendez-les dignes de la confiance que l'Eglise daigne avoir en eux.
Publié le 9 Février 2010

Je vous salue, lis céleste; je vous salue, rose magnifique; je vous salue Mère des humbles, Dominatrice des anges, demeure de la Divinité. Vous qui excusez les fautes, donnez la force, portez secours dans cette vallée de larmes/
Vierge pieuse sans égale, que Gabriel salue, qui avez mérité de porter le Christ divin agissant; Vierge avant et après l'enfantement, refuge singulier, consolez vos serviteurs dans cette vie vacillante.
Voici que l'humanité est dans l'étonnement que vous soyez vierge, étant mère. la faiblesse ne peut savoir les oeuvres d'une si grande vertu. La foi qui vient du ciel l'avoue, et la vérité; de vous, Mère qui portez le Christ, la Divinité a pris chair.
Mère, vous avez enfanté un Fils, et fille, vous avez donné le jour à votre Père; étoile, vous avez produit le Soleil; créature, vous avez fait l'Incréé; ruisseau, vous avez fait sortir la source; vase, vous avez fabriqué le Potier, en restant vierge immaculée. Par vous, Mère du Christ la vie perdue nous a été rendue.
saint Bonaventure
"Oh! que cette Mère si louable est douce à notre souvenir! . Marie est cet arbre enflammé qui ne se consume pas; elle est l'étoile de Jacob, qui annonce la venue du vrai Soleil ; elle est la porte fermée qui ne s'ouvre qu'au seul Roi de l'éternité. Elle a la lune sous ses pieds, elle est environnée du soleil. Elle existe telle, elle est si sainte, elle a tant de grâces, de dons, il y a en elle tant de merveilles, tant de mystères, qu'on ne les peut compter. Considérez ce grand et incomparable trésor, vous qui voulez la louer; voyez-la couronnée de fleurs, chargée de fruits, exempte de dangers, triomphante au port, plongée dans les délices célestes, unie à la Trinité. Que les hommes applaudissent! O jubilation de cette bienheureuse Mère unie à son Fils ! Comme son éclat éblouit! O fontaine de la vie, riche et inépuisable mine du pardon!"
Richard de Saint-Victor
Publié le 9 Février 2010

Ô mon Dieu Vous verrai-je un jour ? À quelle vision comparer cette vision ? Verrai-je la source de cette grâce qui m’éclaire, qui me fortifie, qui me console ?
Je viens de Vous, je suis fait par Vous, je vis en Vous. Aussi, ô mon Dieu, puis-je enfin retourner à Vous et être avec Vous à jamais ?
Cardinal NEWMAN,
Publié le 8 Février 2010
Publié le 8 Février 2010

Je vous salue, trés-douce Vierge Marie, Mère de Dieu; vous êtes ma Mère et ma Maîtresse; partant je vous supplie de m'accepter pour votre fils et serviteur, parce que je ne veux plus avoir autre Mère ni Maîtresse que vous.
Je vous prie donc, ma bonne, gracieuse et trés-douce Mére, qu'il vous plaise de me consoler en toutes mes angoisses et tribulations, tant spirituelles que corporelles.
Ayez mémoire et souvenance, très-douce Vierge, que vous êtes ma Mère et que je suis voire fils, que vous êtes très puissante et que je suis un pauvre homme vil et faible ; partant je vous supplie, ma très douce Mère, que vous me gouverniez et défendiez en toutes mes voies et actions. Car, hélas ! je suis un pauvre disetteux et mendiant qui ai grand besoin de votre protection.
Sus donc, trés sainte Vierge, ma douce et compatissante Mère, préservez et délivrez mon corps et mon âme de tous maux et dangers, et de grâce faites-moi participant de vos biens et de vos vertus, et principalement de votre sainte humilité, excellente pureté et fervente charité.
Ne me dites pas, gracieuse Vierge, que vous ne pouvez; car votre bien-aimé Fils vous a donné toute puissance tant au ciel comme en la terre.
Ne me dites pas que vous ne devez ; car vous êtes la commune Mère de tous les pauvres humains, et singuliérement la mienne.
Si vous ne pouviez, je vous excuserais, disant : Il est vrai qu'elle est ma Mère et me chérit comme son fils ; mais la pauvrette manque d'avoir et de pouvoir.
Si vous n'étiez ma Mère, avec raison je patienterais, disant : Elle est bien assez riche pour m'assister ; mais, hélas ! n'étant pas Mère, elle ne m'aime pas. Puis donc, trés-douce Vierge, que vous êtes ma Mère, et que vous êtes puissante, comment vous excuserai-je si vous ne me soulagez et ne me prêtez votre secours et assistance ?
Voyez, ma Mère, et voyez que vous êtes contrainte de m'accorder et d'acquiescer à toutes mes demandes. Soyez donc exaltée sur les cieux. et sur la terre, glorieuse Vierge, et ma très haute Mère Marie, et pour l'honneur et gloire de votre Fils, acceptez-moi pour votre enfant, sans avoir égard à mes miséres et péchés ; délivrez mon âme et mon corps de tout mal, et me donnez toutes vos vertus, surtout l'humilité. Faites-moi présent de tous les dons, biens et grâces qui plaisent à la très sainte Trinité, Pére, Fils et Saint-Esprit. Ainsi-soit-il.
st François de Sales.
Publié le 7 Février 2010
Ma mère , tu le vois , je suis faible et fragile.
Je porte mon trésor dans un vase d'argile
Sur de laborieux chemins.
Viens , dirige mes pas ; écarte de ma voie
Le souci taciturne et la frivole joie :
Mon âme est toujours dans mes mains !
Je n'ai que peu de force, et la halte est lointaine!
Encor si, renonçant à ma course incertaine ,
D'ennui je ne m'arrête pas !
L'étape de la vie est inconstante et dure !
Le jour, c'est la chaleur; la nuit, c'est la froidure;
C'est une épine à chaque pas !
Ma mère , tends la main à celui qui tâtonne ;
Aux sentiers du devoir maintiens-le; sois-lui bonne ,
Un peu pour lui, beaucoup pour toi !
Je suis ton serviteur, ton enfant, ton élève ;
Fais que, toujours tombant , toujours je me relève
Inébranlable dans la foi !
joseph Roux
prêtre.
Publié le 7 Février 2010
Vous savez à qui il a été dit : Je vous salue, pleine de grâce. Ne devons-nous pas être frappés d'admiration qu'il ait pu se trouver un canal dont la sommité, comme cette échelle que vit le patriarche Jacob, touche les cieux, et même surpasse les cieux, et puisse arriver à cette source trés-vive des eaux qui sont au-dessus des cieux ? Salomon semblait craindre qu'un pareil prodige ne se vît jamais, lorsqu'il disait : Qui trouvera une femme forte? Mulierem fortem quis inveniet ? (Prov. 31, 10.)
Car les eaux précieuses de la grâce manquèrent au genre humain tout le temps que ce canal si désirable dont nous parlons resta sans paraître. Et ne soyez pas étonné qu'il ait été attendu si longtemps, puisque Noé lui-même, cet homme juste, travailla pendant tant d'années à fabriquer l'arche en laquelle si peu de personnes, huit seulement, furent sauvées.
Mais comment ce canal, qui est à nous, a-t-il pu parvenir à cette divine fontaine si élevée ? De quelle maniére pensez-vous, sinon par la véhémence du désir, par la ferveur de la dévotion, par la pureté de l'oraison?
Sed quomodo noster aquaeductus fontem illum attigit tam sublimem? Quomodo putas, nisi vehementia desiderii, nisi fervore devotionis, nisi paritate orationis ?
Comment cette femme monte-t-elle jusqu'à la Majesté inaccessible, sinon en frappant, en demandant, en cherchant?
Quomodo illa inaccessam attigit Majestatem, nisi pulsando, petendo, quœrendo?
Elle trouve ce qu'elle cherchait, celle à qui il fut dit : Vous avez trouvé grâce auprés de Dieu : Quod quaerebat invertit, cui dictum est : Invenisti gratiam apud Deum.
Quoi donc! elle est pleine de grâce, et elle trouve encore la grâce?
Elle est digne, en vérité, de trouver ce qu'elle cherche, celle à qui sa propre plénitude ne suffit pas, et qui ne peut être satisfaite de son bien ; mais, ainsi qu'il est écrit : Celui qui me boit aura encore soif : Qui bibit me. adhuc sitiet (Eccl. 14, 29), elle demande la surabondance pour le salut du monde.
Considère, ô homme, le conseil de Dieu, reconnais le conseil de la sagesse, le conseil de la piété. Devant arroser de la pluie céleste l'aire, il innonde d'abord la toison entiére ; devant racheter le genre humain, il met en Marie le prix universel : Redempturus genus humanum, pretium universum contulit in Mariam.
Pourquoi cela? Peut-être afin qu'Eve lût excusée par sa fille, et que la plainte de l'homme contre la femme s'assoupit désormais. O Adam, ne dites plus : La femme que vous m'avez donnée pour compagne m'a donné du fruit défendu (Gen. 3, 12); dites plutôt : La femme que vous m'avez donnée m'a nourri du fruit béni.
st Bernard.
Publié le 7 Février 2010
La longanimité peut représenter la longueur de cet édifice spirituel ; la charité, la largeur; l'espérance, la hauteur.
Les quatre murs sont les quatre vertus cardinales : lu prudence, la justice, la force, la tempérance.
L'humilité et la foi en sont le fondement et la base; la patience, le toit; les bons désirs, les fenêtres; l'observation des commandements, la porte, et la crainte de Dieu, le portier.
les anges en sont les gardiens, la contemplation en est le donjon, la prière forme ses remparts, le chien qui la garde nuit et jour est la vigilance, l'âme en est la maîtresse, et toutes les vertus sont les appartements.
L'époux est la volonté; l'épouse, la modestie ; la famille se compose des bonnes œuvres ; les serviteurs sont les sens qui obéissent à l'âme; la table est l'Ecriture sainte ; le pain, l'Eucharistie ; le vin, le sang de Jésus-Christ; l'eau, la grâce divine; le feu, le Saint-Esprit ; l'air, le bon exemple ; l'huile, la miséricorde et la douceur ; le lit, la tranquillité de la conscience; les remèdes, les sacrements; les médecins, les apôtres; les hôtes, le Père, le Fils, le Saint-Esprit et les anges gardiens.
Cornelius a Lapide.
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