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Publié le 19 Février 2010


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Mais comment saint Luc dit-il, qu'après ces trois tentations, « toute la tentation fut «consommée? (luc, Xiv, 13.)

 Pour moi il me semble que l'évangéliste en marquant ces trois sources principales de tentations, y a renfermé toutes les autres. Car ce déluge de péchés qui inonde tout le monde, n'a point d'autre source que l'appétit sensuel, l'orgueil, et l'avarice.

 L'esprit de malice le savait parfaitement, et il met l'avarice au dernier lieu, comme le plus puissant de tous les vices : et quoiqu'il l'eût en vue dès le commencement de sa tentation, il la réserve néanmoins pour la fin comme la plus forte de toutes ses armes. C'est là l'ordre qu'il observe dans ses combats. Il réserve pour le dernier ce qui est le plus capable de faire tomber les justes. C'est ainsi qu'autrefois il attaqua Job, et c'est ainsi qu'il attaque JésusChrist ; commençant d'abord par les armes les plus faibles, et employant ensuite les plus fortes.

 

Comment donc pouvons-nous vaincre un ennemi si redoutable ?

 

 

Nous le pouvons en faisant ce que Jésus-Christ a fait, c'est-à-dire, en ayant recours à Dieu ; en croyant toujours, quand nous serions abattus par la faim, qu'il peut nous nourrir d'une seule parole ; en ne tentant point Dieu dans les biens que nous en avons reçus; en nous contentant de la gloire du ciel, sans nous mettre en peine de celle de la terre : et en rejetant dans l'usage des biens de ce monde, tout ce qui passe les bornes de la plus exacte nécessité.

Il n'y a rien qui assujétisse tant d'hommes au démon que l'amour du bien, et le désir de devenir riches.

On ne le voit que trop tous les jours par une malheureuse expérience. Car il y a encore aujourd'hui des personnes qui disent : Nous vous donnerons tout ce que vous voyez, si vous voulez vous prosterner pour nous adorer. Ces personnes paraissent hommes au dehors ; mais elles sont en effet les instruments du démon. Nous voyons aussi qu'alors le démon ne tenta pas seulement Jésus-Christ par lui-même, mais qu'il le tenta encore par les hommes. « Il se retira de lui pour un « temps, » dit saint Luc, pour marquer que le démon tenterait encore le Sauveur par les hommes qui devaient être comme les organes de sa malice.

 

Alors le démon le laissa, et aussitôt les « anges s'approchèrent de lui, et ils le servaient . »

 

 Pendant que Jésus-Christ combat le démon, il ne permet pas que les anges paraissent, afin de ne le pas mettre en fuite avant que de l'avoir vaincu. Mais après une si glorieuse victoire, les anges lui apparaissent pour vous assurer que toutes les fois que vous aurez vaincu le démon, les anges viendront aussitôt pour se réjouir avec vous de votre victoire, et pour vous accompagner, comme vos gardes et vos défenseurs.

C'est ainsi qu'ils reçurent autrefois le Lazare, lorsqu'il sortit de la pauvreté, de la faim, et des souffrances, comme d'une fournaise où Dieu l'avait éprouvé, pour le transporter au sein d'Abraham. Car, comme je vous l'ai déjà dit, Jésus-Christ figure souvent par ce qui lui est arrivé en cette vie, ce qui nous devait arriver en l'autre.

 Puis donc que c'est pour vous que JésusChrist a souffèrt toutes ces choses, tâchez de vaincre le démon comme lui, et ayez de l'ardeur et du zèle pour imiter votre chef.

Que si quelqu'un d'entre les esclaves et les disciples du démon vous vient dire : Puisque vous êtes un homme d'une si grande piété, et d'une vertu si admirable, transportez cette montagne, ne vous troublez point, et ne vous mettez point en colère; mais répondez doucement comme Jésus-Christ : « Vous ne tenterez point « le Seigneur votre Dieu. » S'il vous promet de la gloire, de la puissance, et de grandes richesses, pourvu que vous l'adoriez, rejetez cet offre avec une fermeté inébranlable.

 Le démon n'a pas usé de ces artifices seulement envers Jésus-Christ, qui était le Seigneur et le roi de tous les hommes. Il en use encore tous les jours envers nous qui sommes ses serviteurs. Il nous attaque non-seulement sur les montagnes, dans les déserts, et dans les solitudes, mais encore dans les villes, dans les places publiques, et dans les lieux où la justice se rend. Et il ne nous, combat pas seulement par lui-même, mais encore par des hommes semblables à nous.


 Que faut-il donc que nous fassions pour nous défendre ?


Nous devons fermer l'oreille à toutes les paroles de cet esprit de malice ; ne rien croire de tout ce qu'il nous dit ; le haïr lors même qu'il nous flatte ; et en avoir d'autant plus d'horreur, qu'il nous promet de plus grandes choses.


C'est ainsi qu'il surprit Eve. En lui donnant de magnifiques espérances, il la perdit et la précipita dans tous les maux. Nous avons affaire à un ennemi qui ne se réconcilie jamais. Il a entrepris une guerre éternelle contre nous, et nous veillons moins pour nous sauver, qu'il ne veille pour nous perdre. Combattons-le donc non-seulement par nos paroles, mais par nos actions ; non-seulement par la pensée, mais par notre vie.

Ne faisons rien de tout ce qu'il désire, et nous ferons tout ce que Dieu désire de nous. Cet ennemi nous fait de grandes promesses, non pour nous donner, mais pour nous faire perdre ce que nous avons. Il nous offre des occasions de dérober le bien d'autrui, afin de nous ravir l'innocence et la justice. Il nous tend des piéges en nous promettant des trésors sur la terre, afin de nous enlever ceux du ciel. Il veut nous enrichir ici-bas, de peur que nous ne possédions ces richesses éternelles. S'il ne peut nous ravir les biens invisibles en nous promettant ceux de ce monde, il tâche de le faire par la pauvreté.

 C'est ainsi qu'il traita le bienheureux Job.

 Quand il vit que les richesses n'avaient pu le corrompre, il voulut l'abattre par la pauvreté, s'imaginant qu'il le surmonterait par cette voie. Mais cette prétention était bien extravagante. Car celui qui a pu être modéré dans les richesses, sera encore bien plus aisément ferme et patient, lorsqu'il sera pauvre.

 Celui qui ne s'est pas attaché aux biens qu'il possédait, ne les regrettera point quand il les aura perdus. C'est pourquoi ce saint homme est devenu incomparablement plus glorieux par sa pauvreté, qu'il ne l'avait été par ses richesses. Le démon put bien lui ôter ce qu'il avait ; mais bien loin de lui ôter cette charité dont il brûlait pour Dieu, il la rendit encore plus ardente; et en le dépouillant de tout au dehors, il le combla de biens au dedans. C'est ce qui mit au désespoir cet esprit superbe, voyant que Job devenait d'autant plus fort, qu'il lui faisait de plus grandes plaies.


 Lorsqu'il eut employé tous ses moyens inutilement, voyant que rien ne lui réussissait, il eut enfin recours à ses anciennes armes, et il se servit de la femme de ce saint homme pour le tenter. Il lui parla par elle, se couvrant du masque de la bienveillance. Il lui représenta avec exagération l'état déplorable où il était, et il fit semblant de ne lui donner ce conseil détestable que pour le délivrer de tous ses maux. Mais il ne gagna rien encore par ce dernier artifice. Cet homme admirable découvrit du premier coup ce piége caché ; il s'aperçut que c'était le démon qui parlait par la bouche de sa femme, et il la réduisit au silence en la faisant taire.

 Voilà le modèle que nous devons imiter.


Quand le diable nous parlerait par nos frères, par nos amis, par notre femme, par ceux qui nous sont les plus proches et les plus unis, pour nous porter à quelque mal; que l'amour que nous aurons pour la personne qui nous parle, ne nous fasse point recevoir le mal qu'elle nous suggère, mais que l'horreur que nous aurons du mal, nous en donne aussi pour la personne. Le démon se déguise ainsi tous les jours.


 Il prend le visage d'un homme qui compatit à nos maux; et lorsqu'il semble nous consoler, il nous dit des paroles qui ne servent qu'à envenimer notre plaie. C'est le propre du démon de flatter pour perdre, comme c'est le propre de Dieu de reprendre pour guérir.


  Ne nous laissons donc point surprendre à de faux raisonnements, et ne cherchons point, comme nous faisons par toute sorte de moyens, à éviter les maux de la vie.

C'est un oracle de l'Ecriture que Dieu châtie celui qu'il aime. Lors donc que nous vivons mal, plus toutes choses nous réussissent, plus nous devons être dans la douleur. Car ceux qui offensent Dieu doivent toujours craindre, et encore plus lorsqu'ils ne sont point châtiés de leurs offenses. Lorsque Dieu nous punit en ce monde, il le fait en détail, et notre peine en devient bien plus légère; mais lorsque sa justice dissimule nos offenses, la peine qu'il nous réserve est bien plus horrible.


 Que si l'affliction est nécessaire aux justes mêmes, combien l'est-elle plus aux pécheurs?


 Considérez avec quelle patience Dieu souffrit l'endurcissement de Pharaon, et avec quelle rigueur il le punit ensuite. Nabuchodonosor fut longtemps heureux dans ses crimes, et il en fut ensuite rigoureusement puni. Et ce riche de l'Evangile fut d'autant plus tourmenté dans l'autre vie, qu'il avait moins souffert en celle-ci. Il vécut ici-bas dans les délices sans être troublé d'aucune peine, et il alla souffrir ensuite des maux effroyables sans pouvoir trouver le moindre soulagement.


 Cependant il y a des personnes assez stupides et assez insensées, pour aimer mieux être heureuses en cette vie et pour dire ces paroles ridicules et honteuses : Jouissons des biens présents, et, pour ce qui est des incertains, nous verrons quand nous y serons. Faisons bonne chère; ne refusons rien à nos sens; jouissons de la vie ; donnez-moi le présent, et je vous abandonne l'avenir. 0 comble de l'aveuglement ! En quoi ces personnes sont-elles différentes des pourceaux? Car si le Prophète dit des adultères qu'ils sont a des chevaux « (Jérém. v, 8),» qui peut nous accuser comme d'un excès, si nous appelons ces personnes des pourceaux et des boucs, si nous soutenons qu'ils sont plus stupides que des ânes, puisqu'ils appellent incertaines des choses qui sont plus claires que ce que nous voyons de nos yeux?

 

Si vous ne croyez pas les hommes, croyez au moins ce que disent les démons, lorsque Dieu les tourmente par sa puissance, quoique ces esprits de malice n'aient point d'autre but dans leurs actions et dans leurs paroles, que de nous perdre. Car vous ne doutez pas vous-mêmes qu'ils ne fassent tout ce qu'ils peuvent pour entretenir notre lâcheté, et pour nous ôter la crainte de l'enfer, et la créance môme du jugement à venir. Cependant, quoiqu'ils tâchent de nous inspirer ces pensées, ils sont souvent forcés malgré eux de crier et de hurler, et de déclarer combien sont grands les supplices que l'on souffre dans l'enfer.

D'où vient donc qu'ils parlent ainsi contre leur propre volonté, sinon parce qu'ils y sont forcés par une nécessité inévitable? Car ils sont sans doute très-éloignés de confesser de leur propre mouvement qu'ils sont tourmentés par la puissance des saints qui sont morts, ni même qu'ils souffrent aucune peine. D'où vient donc que les démons même confessent qu'il y a un enfer, lors même qu'ils tâchent de nous en ôter la créance, sinon parce qu'il y a un Dieu qui les y oblige ? Et cependant vous qui êtes comblés de tant de grâces, qui avez part à de si grands mystères, vous n'imitez pas même les démons, et vous êtes plus durs et plus insensibles qu'eux.

 Mais qui est revenu des enfers, me direz-vous, pour nous apprendre ce qui s'y passe ? Et moi je vous demande : Qui est venu du ciel pour nous dire que Dieu a créé toutes choses ? Qui vous a dit que nous ayons une âme? Si vous ne croyez que ce que vous voyez de vos yeux, vous devez aussi mettre en doute s'il y a un Dieu, s'il y a des anges, s'il y a même une âme dans votre corps. Et ainsi les vérités les plus constantes seront effacées de votre esprit.

 Je dis plus, si vous ne voulez croire que ce qui est le plus clair, vous devez plutôt croire les choses invisibles que celles que vous voyez de vos yeux. Cela semble un paradoxe ; c'est néanmoins une vérité dont toutes les personnes raisonnables demeureront aisément d'accord. Vos yeux se trompent tous les jours, je ne dis pas dans les choses invisibles, car ils n'en sont pas capables, mais dans celles même qu'ils voient et qui sont les plus grossières.

 L'éloignement et la distance des lieux, la qualité de l'air, l'abstraction de l'esprit, la passion de la colère, l'inquiétude des soins, et mille autres choses semblables, leur sont comme autant d'obstacles qui suspendent leur action, et qui leur font faire de faux jugements. Mais lorsque l'œil intérieur de notre âme est une fois éclairé par la lumière de l'Ecriture, il juge bien plus sainement et avec plus d'assuranee de la vérité des choses.

Ainsi ne nous trompons pas nous-mêmes et prenons garde d'attirer sur notre tête un feu doublement violent et pour les dogmes faux que nous aurons professés, et pour la vie molle et relâchée que nous aurons menée en conséquence, pour avoir suivi de si fausses opinions. S'il était vrai que Dieu ne nous dût point juger un jour ou que nous ne dussions lui rendre aucun compte de nos actions, il s'ensuivrait aussi qu'il ne devrait point récompenser les travaux des saints. Considérez donc jusqu'où va ce blasphème qui vous fait dire que Dieu qui est si juste, si doux et qui a tant d'amour pour les hommes, méprisera tous leurs travaux, et n'aura aucun égard à toutes leurs peines? Qui pourrait croire un si grand excès?


 Quand vous n'auriez aucune autre preuve, vous devriez au moins juger de la fausseté d'une pensée si impie et si ridicule, par ce qui se passe tous les jours dans vos familles.

Quelque cruel, quelque inhumain, quelque brutal que vous soyez, vous rougiriez en mourant de ne laisser aucune marque de votre affection à un serviteur qui vous aurait été Adèle. Vous lui donnez la liberté, vous lui laissez de l'argent; et comme vous ne pouvez plus après votre mort lui faire aucun bien par vous-même, vous le recommandez soigneusement à vos héritiers; vous les priez, vous les conjurez de l'assister, et vous faites tout ce que vous pouvez afin qu'il ne demeure point sans récompense.


Quoi, vous, tout méchant que vous êtes, vous témoignez tant de bonté pour un domestique; et Dieu dont la miséricorde est infinie, dont la bonté n'a point de bornes, négligera ses fidèles serviteurs, ces excellents hommes, Pierre, Paul, Jacques, Jean, et tant d'autres qui ont souffert pour lui la faim, les prisons, les naufrages, qui ont été frappés de verges et exposés aux bêtes, qui ont enduré des maux innombrables et qui, enfin, sont morts pour sa gloire ? Il les laissera sans récompense et il ne couronnera point leurs travaux? Celui qui préside aux jeux olympiques couronne l'athlète qui y remporte la victoire.


 Le maître récompense son esclave et le prince son soldat.

Tous les hommes généralement comblent de biens ceux qui les ont fidèlement servis, et Dieu seul ne récompensera point ceux qui le servent avec tant de fidélité, et qui souffrent pour son amour tant de travaux et tant de peines? Les plus justes donc, les plus saints et les plus vertueux seront indifféremment confondus avec les adultères, les homicides, les parricides et les violateurs des sépulcres ? Qui pourrait avoir une si extravagante pensée?


 S'il ne restait rien de nous après notre mort, et si tous nos biens ou nos maux se terminaient à cette vie : les bons et les méchants seraient tous enveloppés dans le même état. Et il se trouverait même que ces premiers ne seraient pas si heureux que les derniers : puisque tout étant égal après la mort pour les uns et pour les autres, les méchants auraient au moins cet avantage, de n'avoir eu que du repos et du bonheur en cette vie, au lieu que les bons n'y auraient eu que des maux.


 Mais quel est le tyran assez cruel, quel est l'homme assez inhumain, quel est le barbare assez dur pour traiter si cruellement ceux qui le servent et lui obéissent ? Vous voyez assez quel est l'excès de cet égarement, et jusqu'où nous porte ce raisonnement impie. Quand donc vous n'auriez point sur cela d'autres lumières, rendez-vous au moins à ce que nous vous disons. Ayez horreur d'une si détestable pensée. Fuyez le vice, embrassez les travaux de la vertu et vous reconnaîtrez alors que tout notre bonheur ou notre malheur ne se termine point dans cette vie.


 Si quelqu'un vous demande : Qui est venu de l'autre monde pour nous apprendre ce qui s'y passe ? Répondez-lui : Ce n'est pas un homme qui est venu nous en instruire. On ne l'aurait pas voulu croire. On aurait considéré comme des exagérations et des hyperboles tout ce qu'il nous aurait dit de cette autre vie. Mais c'est le Seigneur même des anges qui est venu nous donner une connaissance si précise du véritable état de l'âme après notre mort.


Pourquoi cherchez-vous le témoignage des hommes lorsque le juge même qui vous redemandera compte de toutes les actions de votre vie, vous crie tous les jours qu'il prépare le ciel aux bons, l'enfer aux méchants; et qu'il donne de plus des preuves constantes de tout ce qu'il dit? S'il ne devait pas juger un jour tout le monde, il ne jugerait point par avance quelques personnes qu'il punit dès ici-bas d'une manière si terrible. Car par quelle raison quelques-uns d'entre les méchants seraient-ils punis, et les autres ne le seraient pas? Dieu fait-il acception des personnes et ose-t-on proférer un tel blasphème, puisque ce traitement si inégal de ceux qui sont également méchants, serait une erreur encore plus grande que n'est celle que nous venons de combattre ? Mais si vous voulez m'écouter attentivement, je vous développerai cette difficulté en un mot. Voici de quelle manière j'y réponds : Dieu ne punit pas tous les méchants dès ce monde, de peur que vous ne cessiez ou d'attendre la résurrection ou de craindre le jugement, comme si tous avaient été jugés dès cette vie. Dieu ne laisse pas aussi dans le monde tous les crimes impunis, afin que vous ne doutiez point de sa providence. Ainsi il punit quelquefois et quelquefois il ne punit pas.


 Lorsqu'il punit en cette vie, il fait voir que ceux qui n'y auront pas été punis, le seront en l'autre. Et lorsqu'il ne punit pas, il exerce votre foi, et il veut que vous attendiez un second jugement sans comparaison plus redoutable que ceux de ce monde.

Que si sa sagesse et sa providence avaient jusqu'ici laissé aller toutes choses sans y prendre aucune part, Dieu n'aurait ni puni personne, ni fait aucun bien à personne. Mais ne voyez-vous pas au contraire qu'il a en votre faveur créé les cieux, allumé le soleil, fondé la terre, répandu la mer, étendu les airs, réglé le cours de la lune, tempéré les temps et les saisons; et qu'il a établi dans tout le monde cet ordre admirable et éternel qui s'y conserve par sa sagesse et par son esprit?

Tout ce qui est renfermé dans la nature des hommes ou dans celle des bêtes; tout ce qu'il y a d'animaux qui marchent et qui rampent sur la terre, ou qui volent dans l'air, ou qui nagent dans la mer, dans les étangs, dans les fleuves et dans les fontaines ; toutes les bêtes farouches qui peuplent les montagnes et les vallées, toutes les semences, toutes les plantes, tous les arbres fruitiers ou sauvages, fertiles ou stériles, et généralement tout ce qu'il y a sur la terre, a été créé sans peine par celte main toute-puissante, et est gouverné par elle pour notre soutien et notre salut. Toutes ces créatures n'ont pas été seulement ordonnées de Dieu pour notre nécessité et notre usage, mais encore pour exercer la charité, et pour nous assister les uns les autres. C'est après un si grand nombre de dons et de faveurs, dont je ne viens de rapporter qu'une très-petite partie, que vous osez dire que celui qui a fait pour vous tant de choses, pourra vous oublier un jour, et vous laisser après votre mort dans le même rang que les pourceaux et les bêtes .

 

Après vous avoir prévenu de tant de grâces qui vous ont égalé aux anges, il vous oublierait et mépriserait tout ce que vous aurez pu faire ou souffrir pour lui ! Y a-t-il en cela quelque étincelle ou quelque ombre de raison? Et quand nous nous tairions en cette rencontre,..n'est-il pas vrai que les pierres même crieraient, et que ces vérités sont plus claires que les rayons du soleil? Considérons donc toutes ces choses.


 Soyons très persuadés que nous comparaîtrons en sortant de cette vie devant un tribunal terrible, où nous rendrons compte de toutes nos actions.


C'est là que nous serons condamnés si nous demeurons dans le crime, et que nous recevrons la couronne si nous veillons sur nous-mêmes pendant cette vie qui est si courte ; si nous nous élevons avec courage contre ces blasphèmes et ces ennemis de Dieu, et si nous "marchons dans le sentier de la vertu, pour pouvoir paraître avec confiance devant ce grand juge, et jouir des biens qui nous sont promis par la grâce et par la miséricorde de Notre Seigneur Jésus-Christ, à qui est la gloire avec le Père et le Saint-Esprit dans tous les siècles des siècles.

 

 Ainsi soit-il.

 


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Publié le 19 Février 2010

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"O ineffabilem filii Dei erga peccatores charitatem !"

st Bernard.

Loué soit Jésus-Christ portant sa Croix.

 Bénie soit Marie,

 accompagnant son cher Fils

 dans le chemin du Calvaire.

 


O Jésus, notre aimable Sauveur! nous voici humblement prosternés à vos pieds, afin d'implorer votre divine miséricorde pour nous et pour les âmes des fidèles qui sont morts. Daignez nous appliquer à tous les mérites infinis de votre sainte passion , que nous allons méditer. Faites que dans cette voie de soupirs et de larmes , où nous entrons, nos cœurs soient tellement contrits et repentants, que nous embrassions avec joie toutes les contradictions, les souffrances et les humiliations de celte vie.

 

Et vous, ô divine Marie ! qui, la première, nous avez enseigné à faire le Chemin de la Croix, obtenez de l'adorable Trinité , qu'elle daigne accepter, en réparation de tant d'injures qui lui sont faites , les affections de douleur et d'amour , dont l'esprit vivificateur nous favorisera pendant ce saint exercice.

 

Adoramus te, Christe, et benedicimus tibi.

  Quia per sanctam crucem tuam redemisti mundum.

 




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Rédigé par philippe

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Publié le 16 Février 2010

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O bon et très doux Jésus, je me prosterne à genoux

en votre présence.

Je vous prie et je vous conjure,

avec toute la ferveur de mon âme,

de daigner graver dans mon coeur

de vifs sentiments de foi, d'espérance et de charité;

un vrai repentir de mes péchés

et une volonté très ferme de m'en corriger,

pendant que je considère

et contemple en esprit vos cinq plaies,

avec une grande affliction et une grande douleur,

ayant devant les yeux ces paroles que le prophète David

mettait dans votre bouche,

ô bon Jésus:

"Ils ont percé mes mains et mes pieds:

ils ont compté tous mes os."

 

 

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le petit Placide vous souhaite un bon et saint Carême 2010 en union avec tous les

moines et moniales.

 

"Memento homo quia pulvis es et in pulverem reverteris"

Convertis-toi et crois à l'Evangile.

Levons-nous donc enfin, stimulés par l'Ecriture pour nous sortir de

notre sommeil.

règle de saint Benoît


"Quel que soit notre âge, surtout si nous sommes sur le déclin de la vie, il est temps, c'est l'heure, l'heure de la grâce, l'heure de Dieu.


Depuis longtemps nous sommes plongés dans le sommeil, un sommeil lourd, peut-être un sommeil troublé et traversé de rêves paisibles.

Le sommeil n'est pas la mort, mais ce n'est pas la vie non plus; c'est la vie oscillante, la vie latente et qui ne s'exerce pas.

L'inattention, l'accoutumance ont effacé pour nous tous les contours des réalités surnaturelles.

Nous dormons et nous ne sommes pas heureux.

 

Levons-nous donc enfin, à la voix de l'excitateur qui est Dieu même et non plus seulement N.B. Père saint Benoît.

 

Dieu nous invite par son Ecriture; c'est vraiment la parole de Dieu, s'adressant individuellement à chacun de nous;

+

 

dom Delatte, commentaire de la ste Règle.

catéchèse de mgr Masson.


Le Temps du Carême

 

124. Le Carême est le temps liturgique qui précède Pâques et prépare les fidèles à célébrer cette solennité. C’est un temps d’écoute attentive de la Parole de Dieu et de conversion, de préparation ou de rappel du baptême, de réconciliation avec Dieu et avec les frères, et une occasion de recourir plus fréquemment aux "diverses armes de la pénitence chrétienne": la prière, le jeûne et l’aumône (cf. Mt 6, 1-6. 16-18).

 

Faute d’avoir pu percevoir facilement les grands mystères de la foi exprimés par le Carême, les expressions de la piété populaire répercutent peu les valeurs et les thèmes principaux de ce temps liturgique: il convient de citer, en particulier, le rapport entre le "signe des quarante jours" et les sacrements de l’initiation chrétienne, ainsi que le mystère de "l’exode" qui est présent tout au long de l’itinéraire du Carême. En revanche, la tendance constante de la piété populaire à évoquer les mystères de l’humanité du Christ, a incité les fidèles à concentrer leur attention sur la Passion et la Mort du Seigneur.

 

125. Dans le Rite romain, le début des quarante jours de pénitence est marqué par le signe austère des cendres, qui caractérise la Liturgie du Mercredi des Cendres. Ce signe a pour origine le rite antique au cours duquel les pécheurs convertis se soumettaient à la pénitence canonique; de fait, le geste qui consiste à se couvrir de cendres signifie la reconnaissance de la fragilité et de la condition mortelle de l’homme, qui ressent le besoin de se tourner vers la miséricorde de Dieu pour obtenir de lui le salut. Ainsi, loin de le réduire à un geste purement extérieur, l’Église a voulu le conserver pour exprimer cette attitude de pénitence, à laquelle chaque baptisé est appelé durant l’itinéraire du Carême. Il est donc nécessaire d’aider les nombreux fidèles, qui viennent recevoir les cendres, à comprendre le sens profond de ce geste, destiné à ouvrir leurs cœurs à la conversion et au renouveau pascal.

 

En dépit de la sécularisation de la société contemporaine, il faut expliquer clairement au peuple chrétien que le Carême est un temps privilégié, qui vise à orienter les âmes des fidèles vers les seules réalités qui comptent vraiment. Cette attitude comporte l’engagement à suivre l’Évangile et à lui conformer sa propre vie, ce qui se traduit par l’accomplissement de bonnes œuvres, qui prennent la double forme d’un renoncement à tout ce qui est superflu et luxueux, et de gestes de solidarité envers les pauvres et tous ceux qui souffrent.

 

Les fidèles qui ne s’approchent que rarement des sacrements de la Pénitence et de l’Eucharistie savent bien que le temps du Carême et de Pâques est lié au commandement de l’Église, issu d’une longue tradition, qui leur impose de confesser au moins une fois par an leurs propres péchés mortels et de recevoir la Sainte Communion, de préférence durant le temps pascal.

 

126. Les approches différentes de la Liturgie et de la piété populaire concernant le Carême ne doivent pas constituer un obstacle pour considérer le temps des "Quarante jours" comme un moment propice permettant d’établir des relations étroites et fécondes entre ces deux aspects du culte chrétien.

 

À titre d’exemple destiné à illustrer cette interaction, la piété populaire privilégie des jours et des pieux exercices bien précis, ainsi que des activités apostoliques et caritatives déterminées, que la Liturgie de Carême elle-même prévoit et recommande. La pratique du jeûne, qui caractérise ce temps liturgique depuis les premiers siècles de l’Église, est un "exercice" qui libère volontairement des désirs liés à la vie sur cette terre; il permet donc de redécouvrir la nécessité d’aspirer à la vie qui vient du ciel: "ce n’est pas seulement de pain que l’homme doit vivre, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (cf. Dt 8, 3; Mt 4, 4; Lc 4, 4; antienne de la communion du premier Dimanche de Carême).

 

CONGRÉGATION POUR LE CULTE DIVIN

ET LA DISCIPLINE DES SACREMENTS

 DIRECTOIRE

SUR LA PIÉTÉ POPULAIRE ET LA LITURGIE

 PRINCIPES ET ORIENTATIONS

 

Cité du Vatican

Décembre 2001

 

 


dobar Korizma  PAX TIBI


Prijateljstvo

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Publié le 15 Février 2010

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Ivan Merz, apôtre de la Croatie, 1896-1928

"Sacrifice - Eucharistie - Apostolat"


"La foi catholique est ma vocation dans la vie."
« l’eucharistie et le Pape doivent devenir la racine, la source et l’origine pour les Aigles »

Ivan Merz est né le 16 décembre 1896 à Banja Luka en Bosnie, dans une famille dont l'appartenance à la religion catholique était de pure tradition et toute extérieure. Il fut élevé dans un milieu libéral. Après avoir terminé ses études secondaires en 1914, il passe trois mois à l'Académie militaire de Vienne. puis commence des études de droit et de philosophie à l'université de Vienne. La Première Guerre mondiale a déjà éclaté. Il est mobilisé et envoyé au front où il connaît toutes les horreurs de la guerre. Celle-ci terminée, il poursuit des études de lettres à Vienne (1919-1920) puis à Paris (1920-1922), à la Sorbonne et à l'Institut catholique, en tant que boursier du Comité catholique des amitiés françaises à l'étranger. De Paris il écrit à sa mère: "La foi catholique est ma vocation dans la vie."

En 1922, il rentre en Croatie ou il devient, à Zagreb, professeur de langue et de littérature françaises au gymnase classique archiépiscopal, établissement secondaire pour la formation des futurs prêtres. Il obtient le doctorat à l'université de Zagreb, avec une thèse écrite en français et intitulée: L'influence de la liturgie sur les écrivains français, de Chateaubriand à nos jours.

Après les épreuves de la guerre, sa réflexion personnelle, ses études, ses contacts avec des intellectuels et avec des convertis français ainsi que l'expérience de Lourdes, conduisent Ivan Merz à être convaincu de la vérité de la foi chrétienne. Il se donne complètement au Christ en faisant, comme laïc, à l'âge de vingt-sept ans, le voeu de chasteté perpétuelle. Il consacre tout son temps libre à l'éducation de la jeunesse croate, dans l'organisation catholique des Aigles, à laquelle il donne la devise "Sacrifice - Eucharistie - Apostolat". Il a emprunté cette devise à la Croisade eucharistique française, aujourd'hui Mouvement eucharistique des jeunes (MEJ), organisation catholique française qu'il admirait et qu'il s'efforçait d'implanter en Croatie.

Sa pensée est caractérisée par l'amour et par la fidélité à l'Eglise, à Rome et au Pape. Bien qu'il soit jeune et laic, il est considéré comme un pilier de l'Eglise en Croatie. Avec son travail apostolique et son activité très étendue dans la presse catholique, il laisse un héritage spirituel précieux, devenu source d'inspiration pour les générations qui l'ont suivi.

Ivan Merz est mort, le 10 mai 1928 à Zagreb, dans sa trente-deuxième année.

 

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Publié le 15 Février 2010


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ora pro nobis
magnificat anima mea Dominum.


 

Notre-Dame de Lourdes, priez pour nous,

Sainte Bernadette,

Sainte Bernadette, enfant du peuple,

Sainte Bernadette, sourire du ciel,

Sainte Bernadette, flocon de neige des montagnes,

Sainte Bernadette, ramasseuse de branches mortes,

Sainte Bernadette, fille du moulin eucharistique,

Sainte Bernadette, écolière du catéchisme,

Sainte Bernadette, sœur paysanne de Sainte Jeanne d’Arc,

Sainte Bernadette, fort dressé contre l’abîme,

Sainte Bernadette, gardienne du troupeau,

Sainte Bernadette, placidité de l’innocence,

Sainte Bernadette, confusion des orgueilleux,

Sainte Bernadette, rose de Massabielle,

Sainte Bernadette, chapelet des tout petits,

Sainte Bernadette, onde qui suit la bonne pente,

Sainte Bernadette, buveuse d’eau limpide,

Sainte Bernadette, brebis qui goûte à l’herbe de l’obéissance,

Sainte Bernadette, conseillère des anciens,

Sainte Bernadette, grotte de la terre,

Sainte Bernadette, ouverture du Ciel,

Sainte Bernadette, signe de la Croix,

Sainte Bernadette, pauvreté fière,

Sainte Bernadette, témoin impartiale,

Sainte Bernadette, fille de Marie et de saint Joseph

Sainte Bernadette, ruisseau du moulin,

Sainte Bernadette, écouteuse du silence,

Sainte Bernadette, confidente de l’infini,

Sainte Bernadette, bonheur du village,

Sainte Bernadette, cœur filial qui s’arrache à sa mère,

Sainte Bernadette, pauvre servante de Nevers,

Sainte Bernadette, Sœur Marie-Bernard,

 

 

Sainte Bernadette, fontaine jaillissante du flanc de Jésus,

Sainte Bernadette, main levée sur l’Evangile,

Sainte Bernadette, morte modeste,

Sainte Bernadette, gloire qui s’ignore,

Sainte Bernadette, centre du miracle,

Sainte Bernadette, remueuse de foules,

Sainte Bernadette, dévotion des Papes,

Sainte Bernadette, reine des pèlerins,

Sainte Bernadette, mère des orphelins,

Sainte Bernadette, baume du bon Samaritain,

Sainte Bernadette, joie de ceux qui sont guéris,

Sainte Bernadette, joie de ceux qui vont mourir,

Sainte Bernadette, espérance de ceux qui espèrent,

Sainte Bernadette, grâce cachée,

Sainte Bernadette, roche polie par la foi,

Sainte Bernadette, Gâve où le Ciel se mire,

Sainte Bernadette, piscine probatique,

Sainte Bernadette, credo élevé jusqu’aux étoiles,

Sainte Bernadette, douceur de la vallée,

Sainte Bernadette, voie du Saint-Sacrement,

Sainte Bernadette, profil du ciel,

Sainte Bernadette, mante de neige et d’azur,

Sainte Bernadette, infirmière des lépreux,

Sainte Bernadette, simplicité du coeur,

Sainte Bernadette, regard de l’innocence,

Sainte Bernadette, messagère fidèle,

Sainte Bernadette, énigme des scribes,

 

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, pardonnez-nous Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, exaucez-nous, Seigneur.

Agneau de Dieu, qui effacez les péchés du monde, ayez pitié de nous.

 

V. Priez pour nous, sainte Bernadette.

R. Afin que nous soyons rendus dignes des promesses de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

 

PRIONS Ô Dieu, qui avez accordé à sainte Bernadette, simple et pure enfant des Pyrénées, de contempler dix-huit fois à Lourdes la beauté et de recevoir les confidences de l’immaculée Vierge Marie, et permis ensuite qu’elle se cache dans le cloître de Nevers pour s’y consumer en hostie pour les pécheurs, obtenez-nous cet esprit de pureté, de simplicité et de mortification qui nous conduira, nous aussi, à la vision de Dieu et de Marie au ciel. Par Jésus-Christ Notre-Seigneur. Ainsi soit-il.




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Rédigé par philippe

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Publié le 14 Février 2010

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n'endurcissez pas votre coeur !

règle de st Benoît.



"Revenez à moi de tout votre cœur". L'appel à la conversion apparaît comme le thème dominant dans toutes les composantes de la liturgie d'aujourd'hui. Dès l'antienne d'ouverture, on dit que le Seigneur oublie et pardonne les péchés de ceux qui se convertissent; dans la collecte, on invite le peuple chrétien à prier afin que chacun entreprenne "un chemin de véritable conversion".


Dans la première lecture, le prophète Joël exhorte à revenir vers le Père "de tout votre cœur dans le jeûne, les pleurs et les cris de deuil... car il est tendresse et pitié, lent à la colère, riche en grâce, et il a regret du mal" (2, 12-13). La promesse de Dieu est claire: si le peuple écoute l'invitation à se convertir, Dieu fera triompher sa miséricorde et ses amis seront comblés d'innombrables faveurs. Avec le Psaume responsorial, l'assemblée liturgique fait siennes les invocations du Psaume 50, en demandant au Seigneur de créer en nous "un cœur pur", de renouveler en nous "un esprit ferme". Il y a ensuite la page évangélique, dans laquelle Jésus, en nous mettant en garde contre la vanité qui ronge et qui conduit à l'ostentation et à l'hypocrisie, à la superficialité et à l'autosatisfaction, répète la nécessité d'alimenter la rectitude du cœur. Il montre dans le même temps le moyen de croître dans cette pureté d'intention: cultiver l'intimité avec le Père céleste.

 

Mais comment accomplir la vocation baptismale, comment être victorieux dans la lutte entre la chair et l'esprit, entre le bien et le mal, une lutte qui marque notre existence? Dans le passage évangélique, le Seigneur nous indique aujourd'hui trois moyens utiles: la prière, l'aumône et le jeûne. Dans l'expérience et dans les écrits de saint Paul, nous trouvons également à cet égard des références utiles. En ce qui concerne la prière, il exhorte à "persévérer" et à "être vigilants, dans l'action de grâces" (Rm 12, 12; Col 4, 2), à "prier sans cesse" (1 Th 5, 17). Jésus est au fond de notre cœur. La relation avec Lui est présente et demeure présente même si nous parlons, nous agissons selon nos devoirs professionnels. C'est pourquoi, dans la prière, on trouve la présence intérieure dans notre cœur de la relation avec Dieu, qui devient à chaque fois également une prière explicite. En ce qui concerne l'aumône, les pages consacrées à la grande collecte en faveur des frères pauvres sont certainement importantes (cf. 2 Co 8-9), mais il faut souligner que pour lui, c'est la charité qui est le sommet de la vie du croyant, "le lien de la perfection": "Et puis par-dessus tout - écrit-il aux Colossiens -, la charité, en laquelle se noue la perfection" (Col 3, 14). Il ne parle pas expressément du jeûne, mais il exhorte souvent à la sobriété, comme caractéristique de celui qui est appelé à vivre dans une attente vigilante du Seigneur (cf. 1 Ts 5, 6-8; Tt 2, 12). Son évocation de l'"esprit de compétition" spirituel, qui exige modération, est également intéressante: "Tout athlète - écrit-il aux Corinthiens - se prive de tout: mais eux c'est pour obtenir une couronne périssable, nous une impérissable" (1 Co 9, 25). Le chrétien doit se priver pour trouver la voie et parvenir réellement au Seigneur.

 

Telle est donc la vocation des chrétiens: ressuscités avec le Christ, ils sont passés à travers la mort et leur vie est désormais cachée avec le Christ en Dieu (cf. Col 3, 1-2). Pour vivre cette "nouvelle" existence en Dieu, il est indispensable de se nourrir de la Parole de Dieu. Ce n'est qu'ainsi que nous pouvons réellement être unis à Dieu, vivre en sa présence, si nous sommes en dialogue avec Lui. Jésus le dit clairement, lorsqu'il répond à la première des trois tentations dans le désert, en citant le Deutéronome: "Ce n'est pas de pain seul que vivra l'homme, mais de toute parole qui sort de la bouche de Dieu" (Mt 4, 4; cf. Dt 8, 3). Saint Paul recommande: "Que la Parole du Christ réside chez vous en abondance: instruisez-vous en toute sagesse par des admonitions réciproques. Chantez à Dieu de tout votre cœur avec reconnaissance, par des psaumes, des hymnes et des cantiques" (Col 3, 16). 

 

Que le Carême, marqué par une écoute plus fréquente de cette Parole, par une prière plus intense, par un style de vie austère et pénitentiel, soit un encouragement à la conversion et à l'amour sincère envers nos frères, en particulier les plus pauvres et ceux qui sont le plus dans le besoin.

 

Benoît XVI mercredi des cendres 

2009/ en union avec ceux d'Haïti

Pax



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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Février 2010

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Née à Ornacieu dans l'Isère, elle entra à la Chartreuse de Parménie en 1260.

On l'envoya ensuite fonder un monastère à Eymieu dans la Drôme.

Elle vécut avec ses condisciples dans la plus grande pauvreté.

Elle meurt dans le dénuement le 25 novembre 1303.

si vous en connaissez vous pouvez toujours lui souhaiter bonne fête !


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veille, veille, veille sur tes enfants.


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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Février 2010

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à l'approche du Carême.


l'aimer en Dieu, non pas d'une affection molle et charnelle, mais d'une affection sincère, qui sache conserver la fermeté. L'enfant doit craindre, plus que toute autre chose, de faire de la peine à son maître, et trouver sa récompense dans la satisfaction qu'il lui fait éprouver. Mais, pour cela, il faut qu'il aime aussi lui-même, qu'il aime sincèrement, et il est difficile de faire naître ce sentiment dans une âme qui ne connaît rien de la vie, qui se voit entourée de soins et de caresses par tout le monde, et ne cherche naturellement dans ses parents et ses maîtres que des dispensateurs de ses plaisirs. La plupart des enfants sont nourris dans un affreux égoïsme, par l'affection même qu'on leur témoigne ; affection désordonnée, qui se fait leur esclave, et caresse en eux l'épouvantable penchant de tout rapporter à soi, sans jamais rien rendre spontanément, par le plaisir de donner de la joie aux autres. Comment faire pour éviter cet écueil ? Comment se faire aimer, sans développer dans l'enfant l'égoïsme, au lieu du retour cordial ?


Au collége, malgré les misères de l'éducation publique, on a au moins cet avantage d'avoir des rivaux, des adversaires, des ennemis; de recevoir en face des vérités et des coups, ce qui est une admirable révélation du peu que l'on est, et fait estimer à son juste prix l'amitié gratuite que nous montrent quelques-uns de nos camarades.

Au sein de la famille, cette initiation douloureuse manque tout à fait. L'enfant n'a point de rivaux ni d'ennemis; personne ne lui jette durement ses vérités; il ignore la douleur, faute d'être frappé quelquefois par une main mal disposée pour lui. C'est une sorte de momie enfermée dans un vase de soie, et qui finit par se croire un petit dieu.

 

Il faut donc punir l'enfant quand il fait mal, lui imposer des privations, lui dire la vérité sur ses défauts, lui montrer, au besoin, un visage sévère et froid, l'exposer à quelques épreuves qui ouvrent sa sensibilité, à quelques légers périls qui lui donnent l'idée de ce que c'est que d'avoir du cœur; lui faire demander pardon, même à des serviteurs quand il les a offensés; le condamner de temps en temps à quelques travaux grossiers, pour lui ôter le mépris des occupations inférieures. Et que sais-je? Ces détails sont infinis.

Il faut saisir l'occasion d'allumer dans cette âme la flamme du sacrifice, sans laquelle tout homme n'est rien qu'un misérable, quel que soit son rang.

 

Lacordaire,

à des jeunes gens.


 

 


 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 12 Février 2010

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"La perfection où doit nous conduire la sainte communion, les oeuvres que nous devons donner après la sainte communion, ce sont des oeuvres de sainteté personnelle.

 

Il s'agit, mes enfants, d'évangélisation, mais d'évangélisation de nous, d'abord.

 

Le fruit propre de notre vie surnaturelle, c'est d'être disciples de plus en plus, c'est d'appartenir de plus en plus à toutes les directions de Notre Seigneur. Volontiers nous sommes missionnaires des autres, volontiers nous voulons réformer, corriger, élever les autres. Avec quelle facilité nous portons à corriger les âmes qui sont autour de nous...

...

 

la disposition du coeur de l'homme, c'est de faire du bien autour de soi, mais le Seigneur nous dit:" Il ne s'agit pas de me gagner des disciples, il s'agit de vous gagner vous-mêmes, par la souplesse à cet enseignement divin, à cette conduite divine qui est en vous."

 

dom Delatte


demeurez dans mon amour

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 11 Février 2010

 

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ROME, Jeudi 11 Février 2010 (ZENIT.org) - Nous publions ci-dessous le texte de l'homélie prononcée par Benoît XVI jeudi 11 février, fête de Notre-Dame de Lourdes et Journée mondiale du malade, au cours de la messe qu'il a présidée en la basilique Saint-Pierre, en présence de nombreux malades.

 

 

* * *

 

 

Messieurs les cardinaux,

 

vénérés frères dans l'épiscopat,

 

chers frères et sœurs !

 

Les Evangiles, dans les descriptions synthétiques de la brève, mais intense vie publique de Jésus, attestent qu'il annonce la Parole et accomplit des guérisons de malades, signe par excellence de la proximité du Royaume de Dieu. Matthieu écrit par exemple : « Il parcourait toute la Galilée, enseignant dans leurs synagogues, proclamant la Bonne Nouvelle du Royaume et guérissant toute maladie et toute langueur parmi le peuple » (Mt 4, 23 ; cf. 9, 35).

L'Eglise, à laquelle est confié le devoir de prolonger dans l'espace et dans le temps la mission du Christ, ne peut manquer d'accomplir ces deux œuvres essentielles : l'évangélisation et le soin de malades dans le corps et dans l'esprit.

En effet, Dieu veut guérir tout l'homme et dans l'Evangile, la guérison du corps est le signe de la guérison plus profonde qu'est la rémission des péchés (cf. Mc 2, 1-12). Il n'est donc pas surprenant que Marie, mère et modèle de l'Eglise, soit invoquée et vénérée comme « Salus infirmorum », « Santé des malades ».

En tant que première et parfaite disciple de son Fils, Elle a toujours manifesté, en accompagnant le chemin de l'Eglise, une sollicitude particulière pour les souffrants.

C'est ce dont témoignent les milliers de personnes qui se rendent dans les sanctuaires mariaux pour invoquer la Mère du Christ et qui trouvent en elle force et soulagement. Le récit évangélique de la Visitation (cf. Lc 1, 39-56) nous montre que la Vierge, après l'annonce de l'Ange, ne garda pas pour elle le don reçu, mais partit immédiatement pour aller aider sa cousine âgée Elisabeth, qui portait depuis six mois Jean en son sein. Dans le soutien apporté par Marie à cette parente qui vit, à un âge déjà avancé, une situation délicate comme celle de la grossesse, nous voyons préfigurée toute l'action de l'Eglise en faveur de la vie qui a besoin de soins.

 


La Liturgie de la Parole nous présente aujourd'hui deux thèmes principaux : le premier est à caractère marial et relie l'Evangile et la première lecture, tirée du chapitre final du Livre d'Isaïe, ainsi que le Psaume responsorial, tiré du cantique de louange à Judith. L'autre thème, que nous trouvons dans le passage de la Lettre de Jacques, est celui de la prière de l'Eglise pour les malades et, en particulier, du sacrement qui leur est réservé.


Dans la mémoire des apparitions à Lourdes, lieu choisi par Marie pour manifester sa sollicitude maternelle pour les malades, la liturgie fait retentir de façon opportune le Magnificat, le cantique de la Vierge qui exalte les merveilles de Dieu dans l'histoire du salut : les humbles et les indigents, comme tous ceux qui craignent Dieu, font l'expérience de sa miséricorde, qui renverse les destins terrestres et qui démontre ainsi la sainteté du Créateur et Rédempteur.


Le Magnificat n'est pas le cantique de ceux auxquels la fortune sourit qui ont toujours « le vent en poupe » ; c'est plutôt l'action de grâce de ceux qui connaissent les drames de la vie, mais qui placent leur confiance dans l'œuvre rédemptrice de Dieu.


C'est un chant qui exprime la foi vécue par des générations d'hommes et de femmes qui ont placé leur espérance en Dieu et qui se sont engagés en première personne, comme Marie, pour venir en aide à leurs frères dans le besoin. Dans le Magnificat, nous entendons la voix de nombreux saints et saintes de la charité, je pense en particulier à ceux qui ont passé leur vie parmi les malades et les souffrants, comme Camille de Lellis et Jean de Dieu, Damien de Veuster et Benedetto Menni. Ceux qui demeurent longuement aux côtés des personnes souffrantes, connaissent l'angoisse et les larmes, mais également le miracle de la joie, fruit de l'amour.

 

La maternité de l'Eglise est le reflet de l'amour bienveillant de Dieu, dont parle le prophète Isaïe : « Comme celui que sa mère console, moi aussi, je vous consolerai, à Jérusalem vous serez consolés » (Is 66, 13).

Une maternité qui parle sans parole, qui suscite le réconfort dans les cœurs, une joie intime, une joie qui, paradoxalement, coexiste avec la douleur, avec la souffrance.

L'Eglise, comme Marie, conserve en elle les drames de l'homme et le réconfort de Dieu, elle les garde ensemble, le long du pèlerinage de l'histoire. A travers les siècles, l'Eglise manifeste les signes de l'amour de Dieu, qui continue à accomplir de grandes choses dans les personnes humbles et simples.

La souffrance acceptée et offerte, le partage sincère et gratuit, ne sont-ils pas des miracles de l'amour ?

Le courage d'affronter le mal désarmés - comme Judith - avec la seule force de la foi et de l'espérance dans le Seigneur, n'est-il pas un miracle que la grâce de Dieu suscite continuellement chez tant de personnes qui consacrent leur temps et leurs énergies à aider ceux qui souffrent ? Pour tout cela, nous vivons une joie qui n'oublie pas la souffrance, mais qui la comprend même.

De cette façon, les malades et toutes les personnes qui souffrent sont dans l'Eglise non seulement les destinataires d'attention et de soins, mais avant tout les protagonistes du pèlerinage de la foi et de l'espérance, témoins des prodiges de l'amour, de la joie pascale qui jaillit de la Croix et de la Résurrection du Christ.


  Dans le passage de la Lettre de Jacques, qui vient d'être proclamé, l'Apôtre invite à attendre avec constance la venue désormais proche du Seigneur et, dans ce contexte, adresse une exhortation particulière concernant les malades.

Cette proposition est très intéressante, car elle reflète l'action de Jésus, qui, en guérissant les malades, manifestait la proximité du Royaume de Dieu. La maladie est considérée dans la perspective des derniers temps, avec le réalisme de l'espérance typiquement chrétien. « Quelqu'un parmi vous souffre-t-il ? Qu'il prie. Quelqu'un est-il joyeux ? Qu'il entonne un cantique »(Jc 5, 13). On a l'impression d'entendre des paroles semblables en écoutant saint Paul, lorsqu'il invite à vivre chaque chose en relation avec la nouveauté radicale du Christ, avec sa mort et sa résurrection (cf. 1 Co 7, 29-31). « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les prêtres de l'Eglise et qu'ils prient sur lui après l'avoir oint d'huile au nom du Seigneur. La prière de la foi sauvera le patient » (cf. Jc 5, 14-15).

Le prolongement du Christ dans son Eglise apparaît ici évident : c'est encore Lui qui agit, à travers les prêtres ; c'est son même esprit qui œuvre à travers le signe sacramentel de l'huile ; c'est à Lui que s'adresse la foi, exprimée dans la prière ; et, comme cela avait lieu pour les personnes guéries par Jésus, on peut dire à chaque malade : ta foi, soutenue par la foi des frères et des sœurs, t'a sauvé.

 

Ce texte, qui contient le fondement et la pratique du sacrement de l'Onction des malades, fait ressortir dans le même temps une vision du rôle des malades dans l'Eglise. Un rôle actif pour « provoquer », pour ainsi dire, la prière faite avec foi. « Quelqu'un parmi vous est-il malade ? Qu'il appelle les prêtres ». En cette année sacerdotale, il me plaît de souligner le lien entre les malades et les prêtres, une sorte d'alliance, de « complicité » évangélique. Tous deux ont un devoir : le malade doit « appeler » les prêtres, et ceux-là doivent répondre, pour attirer sur l'expérience de la maladie la présence et l'action du Ressuscité et de son Esprit.

Ici, nous pouvons voir toute l'importance de la pastorale des malades, dont la valeur est véritablement incommensurable, en vertu du bien immense qu'elle apporte en premier lieu au malade et au prêtre lui-même, mais également à la famille, aux proches, à la communauté et, à travers des voies inconnues et mystérieuses, à toute l'Eglise et au monde. En effet, lorsque la Parole de Dieu parle de guérison, de salut, de santé du malade, elle conçoit ces concepts de façon intégrale en ne séparant jamais l'âme du corps : un malade guéri par la prière du Christ, à travers l'Eglise, est une joie sur la terre et au ciel, les prémisses de vie éternelle.

 

Chers amis, comme je l'ai écrit dans l'encyclique « Spes salvi », « la mesure de l'humanité se détermine essentiellement dans son rapport à la souffrance et celui qui souffre.

Cela vaut pour chacun comme pour la société » (n. 38).

En instituant un dicastère consacrée à la pastorale de la santé, le Saint-Siège a voulu offrir sa contribution également pour promouvoir un monde davantage capable d'accueillir et de soigner les malades comme personnes. En effet, il a voulu les aider à vivre l'expérience de la maladie de façon humaine, non pas en la reniant, mais en lui donnant un sens.

Je voudrais conclure ces réflexions par une pensée du vénérable Pape Jean-Paul II, dont il a témoigné par sa propre vie. Dans la Lettre apostolique Salvifici doloris, il a écrit : « En même temps le Christ a enseigné à l'homme à faire du bien par la souffrance et à faire du bien à celui qui souffre. Sous ce double aspect, il a révélé le sens profond de la souffrance » (n. 30). Que la Vierge Marie nous aide à vivre pleinement cette mission.

 


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Rédigé par philippe

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