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Publié le 4 Avril 2009








Pour comprendre ce qui s'est passé au cours du dimanche des Rameaux et savoir ce que cela signifie, pour cette époque, mais aussi pour n'importe quelle époque, il existe un détail important, qui devint également pour ses disciples la clé pour comprendre l'événement lorsque, après Pâques, ils reconsidérèrent avec un regard nouveau ces journées tumultueuses. Jésus entre dans la Ville Sainte à dos d'âne, l'âne étant l'animal des gens simples et ordinaires de la campagne, et qui plus est, sur un âne qui ne lui appartient pas, mais qu'II a emprunté pour l'occasion. Il n'arrive pas sur un magnifique char royal, ni à cheval comme les grands de ce monde, mais sur un âne emprunté. Jean nous raconte que, dans un premier temps, les disciples n'ont pas compris cela. Après Pâques seulement, ils se rendirent compte qu'en agissant ainsi, il accomplissait ce que les prophètes avaient annoncé, que son action dérivait de la Parole de Dieu et qu'elle la conduisait à son accomplissement. Ils se rappelèrent, dit Jean, que dans le prophète Zacharie, on lit : « Sois sans crainte, fille de Sion : voici que ton roi vient, monté sur un petit d'ânesse » (Jn 12,15, cf. Za 9, 9).


Pour comprendre la signification de la prophétie et, ainsi, de l'action même de Jésus, nous devons écouter le texte de Zacharie en entier. Il se poursuit ainsi : « Il retranchera d'Ephraïm la charrerie et de Jérusalem les chevaux ; l'arc de guerre sera retranché. Il annoncera la paix aux nations. Son empire ira de la mer à la mer et du Fleuve aux extrémités de la terre » (9, 10). A travers ces paroles, le prophète fait trois affirmations sur le roi à venir.


En premier lieu, il dit qu'il sera le roi des pauvres, un pauvre parmi les pauvres et pour les pauvres.


La pauvreté doit être comprise dans ce cas dans le sens des anawim d'Israël, ces âmes croyantes et humbles que nous trouvons autour de Jésus - dans la perspective de la première Béatitude du Discours sur la Montagne. Une personne peut être matériellement pauvre, mais avoir le cœur rempli de convoitise de richesse matérielle et du pouvoir qui dérive de la richesse. Le fait précisément qu'elle vive dans l'envie et dans l'avidité prouve qu'au plus profond de son cœur, elle appartient au monde des riches. Elle souhaite renverser la répartition des biens, mais pour arriver à être elle-même dans la situation des riches d'avant.


La pauvreté dans le sens où Jésus l'entend - et dans le sens des prophètes - suppose surtout la liberté intérieure par rapport à l'avidité de possession et la soif de pouvoir. Il s'agit d'une réalité plus grande qu'une simple répartition différente des biens, qui resterait toutefois dans le domaine matériel, en rendant même les cœurs plus durs. Il s'agit avant tout de la purification du cœur, grâce à laquelle on reconnaît la possession comme responsabilité, comme devoir envers les autres, en se plaçant sous le regard de Dieu et en se laissant guider par le Christ qui, étant riche, est devenu pauvre pour nous (cf. 2 Co 8, 9). La liberté intérieure est la condition nécessaire pour dépasser la corruption et l'avidité qui désormais dévastent le monde ; cette liberté ne peut être trouvée que si Dieu devient notre richesse ; elle ne peut être trouvée que dans la patience des sacrifices quotidiens, dans lesquels elle se développe comme une véritable liberté. Le dimanche des Rameaux, c'est Lui, le roi qui nous indique la voie vers cet objectif, Jésus, que nous acclamons ; nous Lui demandons de nous prendre avec lui sur son chemin.


En second lieu, le prophète nous montre que ce roi sera un roi de paix : il fera disparaître les chars de guerre et les chevaux de bataille, il rompra les arcs et annoncera la paix. Dans la figure de Jésus, cela se concrétise à travers le signe de la Croix. Celle-ci représente l'arc brisé et d'une certaine façon le nouveau, véritable arc-en-ciel de Dieu, qui unit le ciel et la terre et jette un pont sur les abîmes et entre les continents.


La nouvelle arme que Jésus dépose entre nos mains est la Croix, signe de réconciliation, de pardon, signe de l'amour qui est plus fort que la mort. Chaque fois que nous faisons le signe de la Croix, nous devons nous rappeler de ne pas opposer à l'injustice une autre injustice, à la violence une autre violence ; nous rappeler que nous ne pouvons vaincre le mal que par le bien et jamais en répondant au mal par le mal.


La troisième affirmation du prophète est l'annonce anticipant l'universalité. Zacharie dit que le royaume du roi de la paix s'étend « d'une mer à l'autre... jusqu'aux extrémités de la terre ».

L'antique promesse de la terre, fait à Abraham et aux Pères, est ici remplacée par une nouvelle vision : l'espace du roi messianique n'est plus un pays déterminé qui se séparerait ensuite des autres et qui prendrait donc également inévitablement position contre d'autres pays. Son pays est la terre, le monde entier. En franchissant chaque limite, dans la multiplicité des cultures, Il crée l'unité. En pénétrant du regard les nuées de l'histoire, qui séparaient le prophète de Jésus, nous voyons ici apparaître de loin dans la prophétie le réseau des communautés eucharistiques qui embrasse la terre, le monde entier - un réseau de communautés qui constituent le « Royaume de la paix » de Jésus s'étendant d'une mer à l'autre, jusqu'aux extrémités de la terre. Dans toutes les cultures et dans toutes les parties du monde, partout, dans les cabanes misérables et dans les campagnes pauvres, comme dans la splendeur des cathédrales, Il vient. Il est partout le même, l'Unique, et ainsi toutes les personnes rassemblées en prière, dans la communion avec Lui, sont également unies entre elles dans un unique corps. Le Christ domine en se faisant Lui-même notre pain et en se donnant à nous. C'est de cette façon qu'il construit son Royaume.

Cette relation devient tout à fait claire dans l'autre parole vétérotestamentaire qui caractérise et explique la liturgie du dimanche des Rameaux et son climat particulier. La foule acclame Jésus : « Hosanna ! Béni soit celui qui vient au nom du Seigneur » (Mc 11,9 ; Ps 117 [118], 25sq). Ces paroles font partie du rite de la fête des tentes, au cours de laquelle les fidèles avancent autour de l'autel, en tenant entre les mains des rameaux composés de branches de palmes, de myrtes et de saules. A présent, les gens élèvent ce cri avec les rameaux dans les mains devant Jésus, en qui ils voient Celui qui vient au nom du Seigneur : cette expression « Celui qui vient au nom du Seigneur », était en effet devenue depuis longtemps la façon de désigner le Messie. En Jésus, ils reconnaissent Celui qui vient vraiment au nom du Seigneur et apporte la présence de Dieu parmi eux. Ce cri d'espérance d'Israël, cette acclamation faite à Jésus lors de son entrée à Jérusalem, est devenue à juste titre dans l'Eglise l'acclamation à Celui qui, dans l'Eucharistie, vient à notre rencontre de manière nouvelle. Nous saluons avec le cri « Hosanna » Celui qui, de chair et de sang, a apporté la gloire de Dieu sur la terre. Nous saluons Celui qui est venu et qui toutefois demeure toujours Celui qui doit venir. Nous saluons Celui qui, dans l'Eucharistie, vient toujours à nouveau à nous, au nom du Seigneur, réunissant ainsi dans la paix de Dieu les extrémités de la terre. Cette expérience de l'universalité fait partie, de manière essentielle, de l'Eucharistie. En raison de la venue du Seigneur, nous sortons de nos particularismes exclusifs et nous entrons dans la grande communauté de tous ceux qui célèbrent ce saint sacrement. Nous entrons dans son royaume de paix et nous saluons également en Lui, d'une certaine manière, tous nos frères et sœurs, vers lesquels Il vient, pour devenir véritablement un royaume de paix au milieu de ce monde déchiré.


Les trois caractéristiques annoncées par le prophète - pauvreté, paix, universalité - sont résumées dans le signe de la Croix.  Il y a eu un temps - qui n'est pas encore entièrement terminé - où l'on refusait le christianisme précisément à cause de la Croix.

La Croix parle de sacrifice, disait-on, la Croix est le signe de la négation de la vie. Nous, en revanche, nous voulons la vie tout entière sans restrictions et sans renoncements. Nous voulons vivre, rien d'autre que vivre. Nous ne nous laissons pas limiter par des préceptes et des interdictions ; nous voulons la richesse et la plénitude - ainsi disait-on et dit-on encore. Tout cela nous apparaît convaincant et séduisant ; c'est le langage du serpent qui dit : « Ne vous laissez pas intimider ! Mangez tranquillement de tous les arbres du jardin ! ».


Cependant, le dimanche des Rameaux nous dit que le véritable grand « oui » est précisément la Croix, que la Croix est précisément le véritable arbre de la vie.


On ne trouve pas la vie en se l'appropriant, mais en la donnant. L'amour, c'est se donner soi-même, et c'est pourquoi le chemin de la vraie vie est symbolisé par la Croix.



Benoit XVI 2006

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Publié le 2 Avril 2009






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    Mes très chers Fils,

    Ecce nos, quid ergo erit nobis ? Voici que nous avons tout quitté pour suivre Jésus, mais quelle en est la contrepartie ? (Mt. 19,27).

 S. Pierre n'est pas inquiet du don de sa personne, mise à la disposition du Seigneur une fois pour toutes. L'inquiétude frileuse au sujet de la récompense à venir ne lui ressemble pas. Suivre Jésus, c'est au contraire sa joie et sa fierté. À qui irait-il donc, puisque le Seigneur a les paroles de la vie éternelle le centuple qu'il promet dès ici-bas (Mt. 19,29).

    Après la rédemption, après Pâques, Pierre saura nous parler de la rédemption, il dira que la foi, plus précieuse que l'or périssable, doit être purifiée au creuset de l'épreuve (I Pi. 1,7). S. Paul, après la rencontre de Damas, a saisi d'emblée la valeur de ce qui crucifie nos vies, il l'admirera même comme une source de gloire. Mieux, on ne saurait se glorifier d'autre chose que de la Croix de Jésus qui fait ainsi irruption en nos vies, Nos autem gloriari oportet in Cruce Domini (Gal. 6,14). Ecce nos, Nos autem : les deux apôtres parlent d'eux-mêmes sans dévier à droite ou à gauche, sans se perdre dans l'inutile rhétorique, ni dans la recherche illusoire du moi clos sur lui-même.

    Avant Pierre et Paul, je vois aussi la figure de Tobie. Dieu l'a rendu fort jusqu'à accepter la cécité pour le simple fait d'avoir été fidèle à son devoir (Tob. 2). Comme les consacrés, la Providence l'a retiré de la logique ordinaire de la vie morale, pour le faire accéder, tel Job, tel les Prophètes, tel Jésus lui-même, à la logique de l'amour qui ne refuse rien et se donne tout entier, car il n'y a pas de plus grand amour que de donner sa vie pour celui qu'on aime (Jn. 15,13). Dans le cantique qui clôt le livre dont il est le héros, Tobie s'écrie : Servez le Seigneur dans la vérité, ne recherchez que ce qui Lui fait plaisir (Tobie 14,10/8).

    Madame l'abbesse dont nous venons de célébrer le centenaire de la mort, commente ainsi cette disposition d'âme : Les changements de fortune ne signifient rien. Tout est vanité, hors aimer Dieu et le servir. Qu'importe d'errer çà ou là sur la terre,... tout cela est d'une importance secondaire. Mais il faut servir le Seigneur dans la vérité. Il y en a bien qui le servent, mais il y en a peu qui le servent dans la vérité. Or ce sont ceux-là que le Père cherche, dira le Seigneur à la Samaritaine (Jn. 4, 23-24) : adorer le Père en esprit et en vérité... Ceux qui adorent, c'est en esprit et vérité qu'ils doivent adorer. Oportet adorare, dit l'évangile comme S. Paul dit oportet gloriari (Jn. 4,24 & Gal. 6,14). Cherchez à faire ce qui Lui est agréable, continue Tobie (Tobie 14,10/8). Et Madame l'abbesse de poursuivre : Il ne suffit pas de donner à Dieu la troisième part, après s'être servi et avoir servi le monde : le Seigneur veut tout ; et il faut lui donner non seulement ce qu'il exige, ce qu'il demande, mais aussi ce qui lui est agréable.

    La cécité de Tobie n'est pas une malchance, la vocation monastique n'est pas une erreur. Si Pierre était demeuré près d'un Sauveur sans Croix ni gloire, si Tobie avait été platement heureux de sa fidélité sans l'épreuve que nous lui savons, l'un et l'autre auraient mené une petite vie sans piment, sans assaisonnement, leur âme ne se serait pas développée. Madame l'abbesse le remarque encore avec finesse, dans un passage qui fait penser à la petite Thérèse, oisillon au plumage mouillé si loin de l'aigle divin (Ms B 5r°) : Nous sommes bien lourds. Oh ! nous ne volons pas comme des aigles, mais tout au plus comme des «oies»! Elles ne s'élèvent jamais plus d'un mètre au-dessus de la terre, et encore, pour cela, faut-il qu'on leur fasse peur. Je crois que le Bon Dieu fait un peu comme cela avec nous : nous marchons pesamment sur la terre et, pour nous exciter à voler, le Bon Dieu frappe dans ses mains, c'est-à-dire qu'il nous envoie une bonne peur, pour nous faire courir dans la vertu. Sans cela, en obéissant à la loi, on ne peut que marcher sur le sol très lourdement... (sur Tob.2,9).


    Certes, il ne faut pas mépriser les bases de la fidélité chrétienne, explique ici Madame Cécile Bruyère : elles attirent vers nous le Cœur de Dieu, mais une âme qui en resterait là, ne s'élèverait jamais bien haut, à moins que le Seigneur ne lui envoie de ces choses qui déconcertent, et où il paraît se contredire lui-même. Nous sommes alors obligés de pratiquer un aveuglement qui n'est pas ordinaire : il faut se jeter, pieds et poings liés, dans le sein de Dieu. Quand nous ne savons plus comment nous y prendre, quand nous ne pouvons nous appuyer sur personne et nulle part, lorsque le Seigneur a tout brisé autour de nous, alors cela commence à devenir sérieux. Lorsque nous n'avons plus les points d'appui les plus légitimes, alors notre âme se dirige vraiment du côté de Dieu.

    Voilà la leçon que reçoit S. Pierre dans cette page d'évangile, et que, par dessus son épaule, le Seigneur donne à tous les consacrés. Le grand Antoine, S. Benoît et tant d'autres entendirent l'appel et ont suivi Jésus et sa Croix. Avant eux, Abraham, Job ou Tobie l'ont entendu aussi. Et le centuple promis contenait pour eux tous, comme pour beaucoup, ces persécutions dont parle en cet endroit l'évangile de S. Marc (10,30).

Prions beaucoup ces jours-ci pour le Saint-Père qui récolte les persécutions. Qu'intercède pour lui S. Benoît-Joseph Labre, ce saint romain devenu insensible aux quolibets, car il voyait plus loin que ces misères-là. Puisse le pape Joseph qui a pris le nom de Benoît avoir la sagesse imperturbable du saint de ce jour continuant sa lecture malgré les insultes menaçantes du féroce Zalla. Son regard paisible, à lui seul, libéra le paysan garrotté (Cf. S. Grégoire, Dialogues, II, c. 31). La paix du pape a vocation de libérer avec la même simplicité l'humanité enlaidie, ligotée, ligaturée et asservie loin de sa dignité.

    À notre tour, appliquons-nous cette page d'évangile, confiant à la Très Sainte Vierge Marie notre liberté intérieure et la pureté de cœur qui fait le moine. Voilà quinze ans ces jours-ci que la Maison d'Or vogue dans l'océan de la volonté divine. Plus que jamais soyons fidèles, au pied de la Croix, si tel est le plaisir de son Divin Fils, le reste nous sera donné par surcroît, par sur-croix, c'est à dire en plus de la croix, comme l'indiquent les derniers mots écrits de Ste Bernadette (Carnet intime, novissima verba), amen.




pour le petit Placide
en la
SOLENNITÉ DE N. Bx. PÈRE SAINT BENOÎT
Notre Dame de TRIORS, Samedi 21 Mars 2009


dom Hervé Courau,
T. Rév. père Abbé de Triors.




*****

VEXILLA REGIS.






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Publié le 1 Avril 2009



2 Avril 2005
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R.I.P

Jean-Paul 2 priez pour nous.

"La Croix du Christ ne cesse pas d'être pour chacun d'entre nous cet appel miséricordieux et en même temps sévère à reconnaître et à confesser notre faute. C'est un appel à vivre dans la vérité."


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Publié le 31 Mars 2009

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Publié le 28 Mars 2009



Très Saintes Semaines à tous près du Christ, de st Jean et de sa Mère.
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Pendant ce temps de la Passion,

Auge per iustitiam

Augmentez la grâce pour les bons

Reisque dona veniam.

Et donnez le pardon aux coupables.



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Après six lustres écoulés,
Au terme de sa vie mortelle,
Lui qui voulut naître pour cela
Il se livre à la Passion:
L'Agneau que l'on doit immoler
Est élevé sur l'arbre de la Croix.

Voici le vinaigre, le fiel, le roseau,
Les crachats, les clous, la lance;
Le doux corps est transpercé
L'eau s'écoule avec le sang;
Terre, mer, astres et univers,
De quel torrent vous êtes lavés!

Croix fidèle, de tous les arbres
Tu es le seul noble;
Nulle forêt n'en produit de pareil.
Par son feuillage, ses fleurs, son fruit;
Douceur du bois, douceur du clou,
Qui porte ce si doux fardeau!

Féchis tes branches, arbre immense,
Relâche la tension des chairs;
Assouplis l'inflexibilité
Que la nature t'a donnée;
Aux membres du Roi des cieux
Offre donc un appui plus doux.

Toi seul, tu as été digne
De porter la raçon du monde,
Et en pilote, d'aménager
Un port au monde naufragé.
Toi qu'imprégna le sang sacré
Jailli du corps de l'Agneau.


De ore leonis, libera me Domine.

LA VOLONTE DE DIEU.

"QUE TA VOLONTE SOIT FAITE."



La volonté de Dieu,
c'est ce que le Christ a fait et enseigné :

L'humilité dans la conduite
La fermeté dans la foi
La retenue dans les paroles
La justice dans les actions
La miséricorde dans les oeuvres
La rectitude dans les moeurs.

Être incapable de faire le mal
Le tolérer quand il nous touche
Garder la paix avec les frères.

Chérir le Seigneur de tout son coeur
Aimer en lui le Père
Craindre Dieu.


Ne rien préférer au Christ
Lui-même n'a rien préféré à nous.

S'attacher inébranlablement à son amour
Se tenir à sa croix avec force et confiance.

Dans la lutte pour son nom et son honneur
Témoigner avec constance de sa foi.


Montrer, sous la torture
Cette confiance qui soutient notre combat
Dans la mort,
Cette persévérance qui nous obtient la couronne.

C'est cela, vouloir être héritier avec le Christ
C'est cela, obéir au commandement de Dieu
C'est cela accomplir la volonté du Père.



 
Cyprien de Carthage
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Publié le 27 Mars 2009



Vexilla Regis prodeunt

Les étendards du roi s'avancent

Fulget Crucis mysterium

Le mystère de la croix resplendit

Quo carne carnis conditor

Au gibier fut pendu, en sa chair

Suspensus est patibulo

Le créateur de toute chair.



Qui veneratus insuper

C'est là qu'il reçut la blessure

Mucrone diro lancae

D'un coup de lance très cruel

Ut nos lavaret crimine

Pour nous laver du péché

Manavit unda et sanguine

Il ruissela d'eau et de sang.


Impleta sunt quae coninit

Ils sont accomplis les oracles,

David fideli carmine

Véridiques, chantés par David

Dicens: In nationibus

Lorsqu'il a dit:" Sur les nations

Regnavit a ligno Deus.

Dieu a régné par le bois."



Arbor decora et fulgida

Bel arbre resplendissant

Ornata Regis purpura

Paré de la pourpre du Roi

Electa digno stipite

Choisi comme tronc digne

Tam sancta membra tangere

De toucher des membres si saints.



Beata, cuius bracchiis

Bienheureux arbre resplendissant

Saecli pependit pretium

A pesé la rançon du monde

Statera lacta corporis

Devenu balance d'un corps

Praedamque tulit tartari.

Il arrache sa proie aux enfers.



O Crux ave, spes unica

Croix, salut seule espérance!

Hoc Passionis tempore

Pendant ce temps de la Passion,

Auge per iustitiam

Augmentez la grâce pour les bons

Reisque dona veniam.

Et donnez le pardon aux coupables.



Te summa Deus Trinitas

Dieu, Trinite suprême

Collaudet omnis spiritus

Que tout esprit vous célèbre;

Quos  per Crucis mysterium

Gouvernez sans fin ceux que vous

Salva, rege per saecula.

Sauvez par le mystère de la Croix.


Amen.












 

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Publié le 27 Mars 2009





"Quand tu vas chez le boulanger,
Tu ne te mets pas tout d'un coup à raconter des choses extraordinaires au boulanger.
Tu fais ta commission et puis tu t'en reviens.
Tu prends ton pain, tu payes, et tu t'en vas.
Lui c'est la même chose il est venu pour nous faire une commission.
Il avait une commission à nous faire de la part de son père.
Il nous a fait sa commission et il s'en est retourné.
Il est venu, il a payé, (quel prix!), et il s'en va.
Il ne s'est pas mis à nous raconter des choses extraordinaires.
Rien n'est aussi simple que la parole de Dieu."


Charles Péguy.

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Publié le 27 Mars 2009



"Hodie si vocem ejus audieritis, nolite obdurare corda vestra."


règle de st Benoît, prologue.




Ce dimanche est appelé Dimanche de la Passion, parce que l'Eglise va commencer  à s'occuper spécialement des souffrances du Rédempteur.


On le nomme aussi Dimanche Judica, du premier mot de l'Introït de la messe ; 

 

 


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Publié le 27 Mars 2009





" Regardez et voyez s'il y a douleur pareille à ma douleur ? " Ecoutons cette lamentation de Marie, la Vierge Mère. Contemplons cette douleur poignante et nous le verrons : il n'est pas de douleur pareille à sa douleur, si ce n'est la douleur de ce Fils où la sienne se modèle ; puisque, ô surprise à peine croyable, c'est une vraie compassion qui l'étreint, et que les mots d'une langue humaine ne sauraient exprimer. Car faisant rejaillir sur soi les douleurs, les blessures, les outrages de son Fils, elle les subissait dans sa propre personne, ressentant ce qui se trouvait dans le Christ Jésus. En son âme, debout près du Christ, elle partageait son martyre ; blessée de sa blessure, crucifiée au crucifix, percée du même glaive. Car son âme fut transpercée par le glaive de la passion du Christ. ( Saint Bonaventure )

Voyez ce qu'ajoutait à ses plaies, dans la Passion de Jésus, la compassion de sa Mère. Il la voyait, le coeur tout broyé, les mains serrées par la douleur, les yeux ruisselants de larmes, le visage crispé, la voix plaintive, mais tout le corps dressé, virile et debout auprès de son gilbet. Je la devine, la tête voilée sans doute, tant sa modestie demeurait virginale, tant sa douleur passait toute mesure. Que de gémissements dut-elle pousser, pleurant son Fils et répétant : " Jésus, mon Fils Jésus, qui me donnera de mourir avec toi et pour toi, mon Fils, mon très doux Jésus ? " Que de fois dut-elle lever respectueusement les yeux vers ces blessures sauvages, si même elle put les en détourner un instant, ou si, du moins, à travers le flot de ses larmes, elle pouvait encore les contempler !

abbé Chanut.
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Publié le 27 Mars 2009







Entends ma voix, Seigneur, car c'est celle des victimes de toutes les guerres et de toutes les violences entre les individus et les peuples...

Entends ma voix, car c'est celle de tous les enfants qui souffrent et qui souffriront tant que les gens mettront leur confiance dans les armes et la guerre...

Entends ma voix, quand je te prie d'insuffler dans le coeur de tous les humains la sagesse de la paix, la force de la justice et la joie de l'amitié...

Entends ma voix, car je te parle pour les multitudes qui, dans tous les pays et en tous les temps, ne veulent pas la guerre et sont prêtes à parcourir la route de la paix...

Entends ma voix et donne-nous la force de savoir répondre toujours à la haine par l'amour, à l'injustice par un total engagement pour la justice, à la misère par le partage...

Entends ma voix, ô Dieu, et accorde au monde (spécialement au Moyen-Orient) ta paix éternelle.   Amen.



l'inquiétude du Pape déjà à ce moment là.

Prions le pour la paix. Benoît XVI présidera une messe pour le quatrième anniversaire de la mort du serviteur de Dieu Jean-Paul II, jeudi prochain, 2 avril, à 18 h en la basilique vaticane, Jean-Paul 2 priez pour nous.




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