Publié le 5 Septembre 2022

 

 

 

 

 

Un jeune prêtre baptise un enfant après l'avoir sauvé des griffes de l'avortement.

Le père Federico Marfil Mur a été ordonné le 27 février à la Sagrada Familia de Barcelone. Il est actuellement vicaire des paroisses de Sant Feliu de Cabrera de Mar et Sant Joan de Vilassar de Mar.

Comment le film Unplanned vous a-t-il affecté ?

Je me souviens que nous sommes allés la voir au séminaire de Barcelone alors qu'il était encore séminariste. Ce n'était pas tant une marque qu'un rappel de ce qu'avant d'entrer au séminaire je défendais passionnément dans les milieux universitaires et dans tous ceux qui m'étaient donnés : la vie à naître et la guerre sans quartier à la mentalité avorteuse. En entrant au séminaire, je n'avais plus ces environnements pour pratiquer l'apologétique. Puis j'ai commencé mon dernier cours à Barcelone, un ministère pastoral dans une paroisse une fois mes études terminées au séminaire et avant l'ordination. J'ai vu que c'était un bon moment pour revenir à la charge non seulement avec des paroles mais avec des actes.

Pourquoi avez-vous décidé d'aller dans un centre d'IVG pour connaître la réalité ?

Comme je vous l'ai dit, il était urgent d'agir, j'ai découvert en ligne les centres d'IVG de Barcelone et j'en ai découvert un proche de la paroisse qui m'avait été assigné. Je suis allé là-bas pour me renseigner et on m'a donné, avec un sourire administratif amical, un catalogue de la façon dont ils ont tué des enfants innocents et leurs coûts. Je me souviens que mon sang a gelé, un pansement que je portais est tombé, car je pensais qu'il n'y aurait pas autant d'avortements, et je leur ai dit que je prierais pour eux et leur conversion.

Il allait même prier seul devant les centres d'IVG...

Effectivement. J'ai commencé à m'offrir avec la prière de la paroisse mais du tabernacle mon Seigneur m'a appelé à être courageux et à sortir, à continuer à prier des chapelets devant la porte de l'avortement.

Comment avez-vous organisé le groupe de sauveteurs à Barcelone ?

Après avoir passé plusieurs jours à prier, perplexe j'ai pu contempler comment un jour de semaine, entre 8 et 11 heures du matin, alors que l'une va travailler, une autre pour le pain ou une autre pour le journal, environ six femmes en moyenne pouvaient entrer dans une seule centre d'avortement (j'ai compté et essayé d'aller dans un total de 7 centres d'avortement à Barcelone). J'ai compris l'"ora et labora" de San Benito et ne voir personne d'autre à mes côtés à ce moment-là m'a rappelé que le groupe de sauveteurs Juan Pablo II et l'association MasFuturo étaient à Madrid. Ceux-ci aident les mères à prendre la bonne décision et aussi matériellement dans tout ce qui est nécessaire. J'ai appelé sa fondatrice, Marta Velarde, et elle m'a donné quelques indications pour mieux agir : allez accompagné, que le centre d'IVG ne sait pas que vous êtes, marcher dans la rue ou rester au coin de la rue en guettant le passage d'une femme susceptible d'entrer pour pouvoir lui proposer son aide et lui dire la phrase la plus importante à entendre "c'est ton fils", etc.

On parle aussi à ceux qui sortent de l'avortement car ce qu'on veut c'est toujours rendre gloire à Dieu et lui amener des âmes et pour cela il faut qu'ils connaissent la gravité de leur acte et puissent demander pardon et réparation ( c'est ce qui les guérira aussi).

Avec un groupe de jeunes et d'amis, à qui j'ai raconté ce que je vivais, un groupe s'est formé et nous nous sommes relayés pour aller dans les centres d'avortement dès que nous le pouvions. 

Combien de  sauvetages ont-ils obtenus ?

Dans ce cours, nous avons fait cinq sauvetages. Sauvetage J'appelle la femme qui se rend au centre d'IVG avec l'intention de se faire avorter et après une conversation avec le secouriste ils décident finalement de ne pas avorter (indirectement ce serait plus du "sauvetage"). Pas plus tard que samedi matin, j'ai eu le privilège de baptiser un enfant que nous avons secouru. La joie est indescriptible lorsque vous tenez l'enfant qui vit grâce au succès de vos paroles et plus encore en sachant qu'il est maintenant un enfant de Dieu. 

Le fait que les lois considèrent le travail du sauveteur comme un harcèlement n'a pas arrêté les sauveteurs... pensez-vous qu'il y a des gens prêts à aller en prison pour avoir défendu la vie ?

Il y a des gens qui, lorsqu'ils ont découvert qu'un Dieu tout entier s'est incarné pour donner sa vie pour vous dans une mort sanglante sur une croix, offrent leur vie en retour dans tout ce qui est nécessaire. Ces nouvelles lois n'ont fait que continuer à motiver les sauveteurs et à propager une mentalité pro-vie. Ils n'interdisent pas non plus quoi que ce soit que nous fassions : parler aux gens dans la rue pour offrir de l'aide, l'intention politique est d'effrayer les gens. Un tel état totalitaire n'a pas encore été atteint, mais des mesures doivent être prises, comme l'a dit Chesterton, "le mal grandit quand le bien ne fait rien".

Cependant, nous devons agir avec prudence et intelligence...

Exact. Quiconque veut se joindre à Barcelone pour effectuer des sauvetages doit venir en premier avec des personnes déjà expérimentées, qui ne parlent pas pendant au moins leur premier mois mais observent plutôt comment le sauveteur le plus expérimenté parle et apprend. Ne jamais entrer dans des discussions qui ne mènent nulle part mais toujours défendre le plus faible qui ne peut pas le faire par lui-même.

Aujourd'hui, en tant que prêtre, il lui est plus difficile de poursuivre ce travail, même s'il a toujours la ferme conviction qu'il faut agir contre l'avortement...

On dit toujours que tout le monde n'est pas appelé à être sauveteur, mais tout le monde est appelé à s'opposer à l'avortement. Il faut remettre Dieu au centre de la société et le laisser régner en elle, sinon il finira toujours par couper les branches d'un arbre déjà mauvais à la racine. Notre-Seigneur m'a donc appelé à une consécration plus complète qui, sans entrer dans les détails de la vocation qui n'est pas ce qui est demandé dans cette neuvaine, peut donner plus de gloire et de bien aux âmes.

Aux États-Unis, plusieurs États ont légalement interdit l'avortement... Dans quelle mesure l'avortement est-il un signe d'espoir ?

Je renvoie à ma réponse précédente soit le Christ règne soit nous perdons du temps : « celui qui n'est pas avec moi est contre moi » (Mt 12,30) ; quoique certainement comme Saint Paul : "examinez tout et gardez ce qui est bon" (1Thess 5,21).

La défense en faveur de la vie n'est pas quelque chose d'exclusif aux catholiques. Mais pensez-vous que nous, catholiques, devons surtout donner un exemple de fermeté et de conviction contre la culture de la mort ?

Comme le disait aussi Chesterton "le jour viendra où il faudra dégainer une épée pour affirmer que l'herbe est verte". La vérité est vraie, peu importe qui la dit et « la vérité vous affranchira » (Jn 8, 32).

Après l'ascension de notre Seigneur, l'Église, le christianisme, a créé une culture. Une vertu qui animait tout chrétien avec un désir de sainteté était, toujours à partir du fondement de l'humilité, la magnanimité. Vertu que Santo Tomás dirait "implique une tendance de l'esprit vers de grandes choses" (S.Th. II-II 129); contrairement à la pusillanimité, vice qui se confond aujourd'hui avec une fausse humilité. Seuls les saints sont ceux qui ont changé l'histoire. Et pour être des saints... Il faut le vouloir !

source 

 

 

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Publié le 4 Septembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 4 Septembre 2022

 

 

 

"Nous vivons dans la foi et ne devons pas nous étonner de l'obscurité. Marchons quand même vers la lumière. Ne doutez pas. Dieu se sert de tout. C'est parfois l'aspérité des choses qui nous jette dans ses bras:"Ah! Seigneur, je n'ai vraiment que vous au monde!" 

 

dom Delatte.

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Publié le 4 Septembre 2022

 

 

 

 

 

 

70 000 personnes : les tchèques d'abord !

en union de prières pour notre ami Pyotr the organist

ph.

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Publié le 2 Septembre 2022

 

 

 

 
"voyez comme autour de nous tout s'écroule, tout nous échappe, tout s'en va. Lui, il ne s'éloigne jamais ! Prope es tu Domine ...Il est celui qui est là toujours: sur nos lèvres, dans nos mains, dans notre coeur, partout en nous, et autour de nous.
 
 
dom Delatte
 
" Tenez bon :" Agissez virilement et que votre coeur se réconforte. Faites tout dans la charité." C'est la recommandation que nous entendons chaque matin de Férie après les matines.
Vos frères de Fontgombault vous soutiennent par leur prière fraternelle. "
 
dom François Henry
ad sum.
 
 

 

 

1er samedi du mois

 

 

 

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Publié le 1 Septembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 1 Septembre 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 31 Août 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

liturgical arts 

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Publié le 30 Août 2022

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Publié le 30 Août 2022

 

 

 

 

"Faites nous courir sans faux pas vers les biens que vous nous avez promis. " 

 

 

"Portez les fardeaux les uns des autres, et vous accomplirez ainsi la loi de Christ." 

 

règle de st Benoît . 

 

Pour Origène, le bon samaritain est le Christ, le gardien de nos âmes, selon l'étymologie du mot samaritain. Il puise dans une tradition déjà existante son interprétation de la parabole du bon samaritain. Il en donne une lecture allégorique: chacun des lieux ou personnages reçoit une signification précise qui sera reprise, avec quelques variantes, par les Pères de l'Eglise qui viendront après lui. Mais toujours, le samaritain, c'est le Christ.

«D'après un ancien qui voulait interpréter la parabole du bon Samaritain, l'homme qui descendait de Jérusalem à Jéricho représente Adam, Jérusalem le paradis, Jéricho le monde, les brigands les forces hostiles, le prêtre la Loi, le lévite les prophètes, le Samaritain le Christ.

Par ailleurs, les blessures symbolisent la désobéissance, la monture le corps du Seigneur, et le pandochium, c'est-à-dire l'auberge accueillant tous ceux qui veulent y entrer, est l'image de l'Église. En outre, les deux deniers représentent le Père et le Fils, l'aubergiste le chef de l'Église qui a charge de l'administrer. Et la promesse de revenir, faite par le Samaritain, figure, selon cet interprète, le second avènement du Seigneur.

Le Samaritain avait de l'huile dont l'Écriture dit: Que l'huile fasse briller le visage (Ps 103, 15), le visage de celui dont il avait pris soin, assurément. Pour calmer l'inflammation des plaies, il les nettoya avec de l'huile et aussi avec du vin mêlé de quelque substance amère. Puis il chargea le blessé sur sa monture, c'est-à-dire sur son propre corps, puisqu'il a daigné assumer la condition de l'homme.


Ce Samaritain porte nos péchés (Mt 8, 17) et souffre pour nous. Il porte le moribond et le conduit dans une auberge, c'est-à-dire dans l'Église. Celle-ci est ouverte à tous, elle ne refuse son secours à personne et tous y sont invités par Jésus: Venez à moi, vous tous qui peinez sous le poids du fardeau, et moi je vous procurerai le repos (Mt 11, 28).

Après y avoir conduit le blessé, le Samaritain ne part pas aussitôt, mais demeure toute la journée dans l'hôtellerie auprès du moribond. Il soigne ses blessures non seulement le jour, mais encore la nuit, l'entourant de toute sa sollicitude empressée.

Voulant partir le matin, il prélève sur son argent deux pièces d'argent (Lc 10, 35) et en gratifie l'aubergiste, qui est certainement l'ange de l'Eglise. Puis il commande de soigner avec diligence et de ramener à la santé celui à qui il a lui-même prodigué aussi ses soins pendant un temps trop court.


Les deux deniers représentent, à mon avis, la connaissance du Père et du Fils et la connaissance du mystère que voici: le Père est dans le Fils et le Fils est dans le Père. C'est là le salaire donné à l'ange pour qu'il soigne avec un plus grand empressement l'homme qui lui a été confié. L'aubergiste reçoit en outre la promesse que tout ce qu'il dépensera de son bien pour la guérison du blessé lui sera aussitôt remboursé.

Vraiment ce gardien des âmes s'est montré plus proche des hommes que la Loi et les Prophètes en faisant preuve de bonté (Lc 10, 37) envers celui qui était tombé dans les mains des bandits et il s'est montré son prochain (Lc 10, 36) moins en paroles qu'en actes.


Il nous est donc possible, en suivant cette parole: Soyez mes imitateurs comme je le suis moi-même du Christ (1Co 11, 1), d'imiter le Christ et d'avoir pitié de ceux qui sont tombés dans les mains des bandits, de nous approcher d'eux, de verser de l'huile et du vin sur leurs plaies et de les bander, de les charger sur notre propre monture et de porter leurs fardeaux.

Aussi, pour nous y exhorter, le Fils de Dieu a-t-il dit en s'adressant à nous tous, plus encore qu'au docteur de la Loi: Va, et toi aussi, fais de même (Lc 10, 37).

Et si nous le faisons, nous obtiendrons la vie éternelle dans le Christ Jésus, à qui appartiennent la gloire et la puissance pour les siècles des siècles.

Origène,

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Rédigé par Philippe

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