Publié le 20 Février 2020

 

   " Ce n'est pas quelqu'un vers qui vous vous mettez en route et vers qui vous allez: c'est quelqu'un que vous "savez" en vous, dont vous "réalisez" qu'il est plus que vous-même.

  Et alors toute votre vie, à chaque instant, ne consiste pas à autre chose qu'à libérer ce Christ qui était déjà en vous... le libérer en vous dépouillant de vous-même... Non, en vous laissant dépouiller par le Christ de vous-même. Vous arrivez à ne plus vous distinguer du Christ, à ne plus vous sentir vivre vous-même en vous,  mais en vous à sentir seulement vivre le Christ et à vouloir que seul le Christ vive en vous et à ne trouver que cela de bon et de doux.

  Votre activité, vous ne l'appelez plus votre activité mais l'activité du Christ en vous, votre prière, non plus votre prière mais la prière du Christ en vous, vos fatigues, vos luttes, vos joies... non plus vos fatigues, vos luttes , vos joies.. mais les fatigues, les luttes , les joies du Christ. 

   Oh ! que c'est bon de se laisser au Christ pour qu'en nous le Christ soit joyeux. Un instant de votre âme a été ravie de se sentir celle en qui le Christ était heureux, de se laisser à lui pour qu'en elle il fût le Christ heureux. 

   Mais maintenant voilà que votre âme a dépassé cette vue. Ou plutôt le Maître vous a conduit plus loin. Alors si c'est bon de se laisser au Christ pour qu'en nous il soit le Christ joyeux, comme c'est bon de se laisser à lui pour qu'en nous il soit le Christ fatigué, le Christ qui lutte, le Christ pour tout dire souffrant. C'est sur le bord de cet abîme que le Maître vient de conduire votre âme. Et votre âme n'a pas peur - Oh ! qu'elle aurait eu peur il y a encore quelque temps - elle n'a pas peur mais elle a quelque peu le vertige. Elle ne comprend pas encore jusqu'au bout. 

   "Antithèse de la couronne d'épines et de la couronne de gloire" ? Non, mon cher enfant . " La vie qui sort de la mort" ? Non, mon cher enfant. 

   Ici toute la doctrine de saint Jean et de saint Paul. La passion du Christ, c'est une exaltation, c'est un triomphe. La mort c'est la vie. Il n'y a pas que la couronne d'épines qui est la couronne de gloire. Il n'y a pas la vie et la mort: il n'y a que la mort qui est la vie. 

   Oh, le Christ qui se donne à nous au plus profond de nous-mêmes sans que nous sachions qu'Il se donne à nous, sans que nous sentions qu'Il se donne à nous, au moment même où nous croyons qu'Il est loin de nous. Il nous fait mériter de L'avoir en nous, en nous laissant croire qu'Il est loin de nous. 

   Trouver tellement bon d'avoir le Christ en soi, sans le sentir en soi. 

   Fouiller de toutes manières son pauvre coeur et sa pauvre âme pour y trouver quelque chose qui trahirait sensiblement la présence du Christ en soi et n'y rien trouver. Et cependant être sûr - d'une certitude au-dessus de toutes les certitudes - que, par le fait qu'on est dans la volonté du Christ, on est dans le Christ et le Christ est en nous. 

   Nuit obscure, certitude brûlante à force d'être froide et de nous laisser froids si je puis dire. Etre traités par le Christ , non plus comme des enfants qui ont besoin des gâteries du Christ, mais comme des hommes à qui c'est égal de n'avoir pas les gâteries du Christ, s'ils ont la réalité du Christ. 

   Notre âme à la recherche du Christ est la grande nomade. On ne trouve pas le Christ dans les douceurs de l'oasis. Dans l'oasis on se repose un instant d'être allé sans cesse devant soi à la recherche du Christ. 

   Mais après cet instant de repos, il faut repartir bientôt vers de nouveaux horizons, toujours plus loin, toujours plus haut, pour une nouvelle découverte du Christ. 

   Car le Christ on n'a jamais fini de le découvrir. C'est par étapes successives, coupées de pauvres et insipides repos, insipides mais nécessaires à notre faiblesse, c'est par étapes successives, sur les grands chemins arides et seuls du désert, que le Christ se fait découvrir sans cesse davantage par l'âme.

   Chercher le Bon Dieu là où il s'est mis pour chacun de nous et non pas où l'on aimerait le trouver, où l'on choisirait de le trouver. Que ce soit lui qui choisisse ! 

   Alors rien que de dire " oui " au bon Dieu et de se dire " non" à soi-même, comme c'est bon et comme c'est vraiment l'aimer. 

  Recevoir tout de sa main, tout ce avec quoi nous nous faisons notre âme, avec quoi nous la pétrissons pour la faire à la ressemblance de notre Christ. Que tout dans notre vie, grands évènements, comme circonstances insignifiantes, ce qui nous meurtrit comme ce qui nous épanouit, que tout, comme par des coups de marteau successifs qui font sauter en morceaux ce qui, en nous, subsiste de nous-mêmes, dégage et sculpte en nous le Christ que seul nous devons être. 

 

 

 Voilà notre âme repartie avec petit frère,  n'est-ce pas , pour une nouvelle étape dans le désert...

 Au bout de la nouvelle étape il y aura une autre oasis plus verdoyante et plus fraîche avec le Christ un peu plus connu et un peu plus possédé. 

 

 

     

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 20 Février 2020

 

 

 

" Laissez-lui votre humanité pour qu'en vous il soit victime. Laissez-lui votre humanité pour qu'en vous il revive tous les sentiments qu'il a éprouvés en chacun de ces évènements et pour qu'en vous il revive tous les évènements de sa vie terrestre, pour qu'en vous il revive tous les sentiments qu'il a éprouvés en chacun de ces évènements et pour qu'en vous, par conséquent , il mérite de nouveau pour vous et pour les âmes les grâces de rédemption et de transfiguration qu'il avait méritées par chacun de ces évènements. 

   C'est si beau cette vie liturgique, c'est si bon, si exaltant de vivre cette vie liturgique puisqu'aussi bien, ce n'est pas autre chose que la vie même du Christ qui s'offre à être vécue par nous. 

   Chaque année , en votre âme, recommencez la destinée terrestre du Christ ou plutôt qu'en vous le Christ recommence sa destinée terrestre. 

   Oh non, ce n'est pas là de la rhétorique, ce n'est pas là du sentiment vague et vide : c'est le roc même de la doctrine, c'est saint Paul et c'est saint Jean: c'est le christianisme dans ce qu'il a de plus solide et de plus profond. 

   Le Christ est avant tout le Christ sauveur, le Christ rédempteur. C'est cela qu'il veut être en nous. La messe nous le crie à chaque instant. Alors, que votre journée soit pour vous votre messe à vous, que votre vie soit une messe ininterrompue, c'est-à-dire une union ininterrompue de votre sacrifice au sacrifice du Christ. 

   Abandonnez-vous à ces grandes pensées, je veux dire vivez ces grandes réalités à chaque instant. Non, ce ne sont pas des mots, non , ce ne sont pas des illusions. Votre vie d'en vivre se sentira devenue tellement grande, tellement riche. Vous serez devenu le Christ lui-même: c'est l'expression de Saint Augustin après avoir été celle de saint Paul.

   Et alors pourquoi avoir peur de n'être plus vous-même si du même coup vous êtes le Christ?  Vous ne perdez pas au change, je ne crois pas, n'est-ce pas mon enfant; se vider de soi-même pour se retrouver en soi le Christ, mais aussi pour se retrouver soi-même en le Christ et par le Christ: qu'y a-t-il donc de terrifiant? Car le Christ qui est le même dans toutes les âmes, ne standardise pas les âmes. Chacun de nous est une parcelle du Christ mystique , en même temps que le Christ mystique tout entier est en lui, mais chacun de nous a sa façon personnelle d'être le Christ mystique. 

   Le Christ mystique, c'est l'adorateur que la Sainte Trinité s'est réservée de toute éternité pour trouver un hommage digne d'Elle. Mais dans cet hymne d'adoration qui s'échappe du Christ, chacun de nous dit sa note personnelle. Dans cette apothéose magnifique qu'est, en l'honneur de la Trinité, le Christ mystique, chacun de nous jette son reflet personnel. 

   Dans cet immense cri d'amour qu'est, en l'honneur de la Sainte Trinité, le Christ mystique, chacun de nous épèle le mot à sa façon . L'unité du Christ mystique ce n'est pas un moule brutal où la personnalité des âmes est comme anéantie; c'est comme une immense fournaise où une richesse splendide se fait de toute la variété des âmes fondues dans le Christ mais restées elles-mêmes dans le Christ. 

   Le Christ en vous, qu'est-ce que ça veut dire aussi? En vous: c'est-à-dire en ce dont est faite votre vie de chaque jour. C'est là que vous devez chercher et trouver le Christ. Le Christ, votre Christ, c'est votre vie de chaque jour qu'il sera le Christ en vous. Oui, votre vie de chaque jour, telle que la veut votre vocation, telle que la veulent les circonstances: il est là pour vous le Christ. 

   C'est en faisant cela en vous, avec vous, par vous, que votre Christ vivra, grandira, s'épanouira. 

   Cherchez-le dans la paix.

   Ce n'est pas peu de choses, savez-vous, que de chercher " son " Christ à soi, je veux dire la manière dont le Christ a choisi de vivre en vous, l'aspect particulier de lui-même qu'il vous demande de reproduire en vous.

   Alors on ne trouve pas du premier coup. Parfois il y a en vous des désirs impatients que soit d'un seul coup déchiré le voile qui vous cache " votre" Christ: parfois de ce que vos faiblesses vous ont laissé tellement en deçà de ces désirs, vous êtes tenté de douter de vous-même. 

   Pas trop de hâte à vouloir vous emparer de " votre " Christ qui aime à se faire chercher, qui veut se faire conquérir, qui veut se faire mériter. Alors il semble qu'il se dérobe, qu'il se dérobe. Il semble à l'âme qu'elle piétine et qu'elle n'avance pas . Oh ! qu'elle cherche toujours sans douter, pleine de confiance. Quand on cherche le Christ on le trouve. 

   C'est quand on croit que décidément on n'arrivera pas au bout qu'alors, tout d'un coup, le Christ, satisfait que l'âme se soit obstinée à sa recherche, se révèle lui-même au fond du coeur: trait de lumière qui, en une seconde, nous livre ce que nous avons si longuement cherché, mais aussi brûlure au coeur, telle qu'en un instant la volonté se sent haussée à des énergies dont elle n'aurait pas soupçonné qu'elles puissent lui venir ainsi, comme par un coup de baguette magique. 

   Coup de baguette magique? non. C'est la source qui a jailli des eaux vives qu'avait accumulées la persévérance de nos efforts à la poursuite de notre Christ, restés en apparence inutiles. 

   Alors, si cette disposition générale de chercher le Christ est en vous, ce désir ardent de le vouloir, s'il est en vous, je vous en prie, n'attachez aucune importance aux faiblesses d'un moment: n'y faites même pas attention.

    A plus forte raison , ne vous laissez pas déprimer par tout ça. Finalement, voyez-vous, quand nous sommes dépités de trouver ces faiblesses en nous, c'est de l'orgueil. C'est qu'on s'était mis en route vers le Christ en se croyant capable par soi-même de se hausser jusqu'à lui, c'est que nous croyions qu'il y a en nous autre chose que le mal.  Et tout le bien qui est en nous, ça c'est de Dieu, ça c'est du Christ. Alors être étonnés de se trouver soi-même en soi, c'est s'être trompés sur son compte, c'est de l'orgueil. 

   Alors mon cher enfant, savez-vous où je voudrais que vous en arriviez. Et quand vous y serez arrivé, vous éprouverez qu'il n'y a pas dans la vie spirituelle, si féconde en joies cependant, de joie plus profonde que celle-là; être heureux de trouver en soi cette faiblesse, savourer de trouver en soi cette faiblesse, savourer de se savoir rien, de se sentir rien. Savourer , que Dieu seul est, que nous, nous ne sommes pas. Et que si nous sommes , c'est par ce que Dieu a mis de lui-même en nous. C'est le " je me réjouis de mes infirmités " de saint Paul. 

   Voilà la vraie humilité, non pas dans les conceptions étroites qu'en ont la plupart des âmes ... la véritable humilité qui sait qu'elle n'est rien, que Dieu seul est , mais qu'avec Dieu en elle, elle peut être tellement de choses elle-même. Alors la véritable humilité, non pas nier et contester ce que nous avons en nous, mais savoir qu'en nous tout cela n'est pas de nous mais est de Dieu. Oh ! savourer le " sans moi vous ne pouvez rien faire " de notre Christ. 

   Et alors, puisque devant Dieu qui est Celui qui est, nous sommes "celui qui n'est pas " , ... alors voulant tout de même être, chercher en nous quelque chose par quoi nous soyons et savoir que c'est le Christ. Oui, par le Christ qui est en nous, seulement nous sommes, nous. Car par le Christ seul qui est en nous, il y a le bien en nous . Et  seul le bien , on peut dire qu'il est. Le mal , lui, il n'est pas. Et comme de nous-mêmes , nous ne sommes que le mal, alors de nous-mêmes, nous ne sommes pas. 

   Oui, pour être devant Dieu quelque chose, savoir que nous avons besoin d'être le Christ, d'être le Christ à fond, à plein. Et plus nous sommes le Christ, plus nous sommes. Plus alors nous glorifions Dieu par le Christ qui est en nous. 

  Après avoir savouré d'être, en face de Dieu qui est, celle qui n'est pas - arrivez-en là, demandez à Dieu d'en arriver là - d'avoir découvert de tels horizons, vous en resterez ébloui à jamais, et votre coeur en craquera de joie; après avoir savouré d'être , en face de Dieu qui est, celle qui n'est pas, savourez d'être en face de Dieu son propre Christ, et alors étant le propre Christ de Dieu, savoir qu'on est cette fois digne de Dieu, enfant de Dieu, qu'on vit de la vie même de Dieu. 

 

 

   Rien ne nous donne le Christ comme la liturgie. 

   Revivre ainsi, l'un après l'autre, les grands évènements de la vie du Christ, revivre par conséquent l'un après l'autre les sentiments qui furent ceux du Christ en chacun de ces grands évènements: peut-il y avoir un moyen plus sûr pour que notre Christ soit vraiment vivant en face de notre âme. 

   N'être plus nous tout le long de l'année, tout le long de notre vie , être le Christ lui-même dévoué à la gloire de la Sainte Trinité: par chacune de nos démarches, même les moindres , que le Christ en nous soit glorifié et glorifie son Père: je vous le répète: peu importe alors que l'on mène une vie active ou que l'on soit contemplatif - il suffit d'être ce que le Bon Dieu a voulu qu'on soit - oui, peu importe puisque en nous le Christ est plus aimé, puisque, par le fait qu'il est aimé en nous, il est aimé en dehors de nous, puisque le Père est glorifié. Oui, toujours plus de simplicité avec le Bon Dieu. On n'est jamais assez simple avec lui, on n'est jamais assez enfant avec le Bon Dieu. Quand on est devant lui, ne plus penser qu'à lui.... 

 

 

 

rp Peyriguère.

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Repost0

Publié le 19 Février 2020

 

 

 

20 février 1920

Centenaire de la mort de 

Jacinta Marto

 

 

+

Jeudi prochain est le centenaire de la mort de Santa Jacinta Marto, l'un des trois voyants de Fatima, canonisé par le pape François en 2017. Dans mon livre «Le quatrième voyant de Fatima», publié par Martínez Roca à l'occasion du centenaire , Je raconte en détail les dernières heures du pasteur. C'était le 20 février 1920, le premier vendredi du Carême, quand Jacinta débattait déjà entre la vie et la mort. 

La Vierge de Fatima avait révélé le jour exact de sa mort, c'est pourquoi elle, avec seulement neuf Apriles, a insisté pour réclamer la présence urgente à côté de son lit du père Manuel Nunes Formigâo, cette même nuit. Sans surprise, sa cousine Lucia est partie de son écriture: "De Lisbonne, Jacinta m'a envoyé le message que Notre-Dame lui avait déjà dit le jour et l'heure de sa mort."

Jacinta Marto avait déjà prévenu l'infirmière à six heures de l'après-midi du 20 février, insistant sur le fait que comme elle allait mourir la même nuit, elle voulait recevoir les derniers sacrements, malgré avoir avoué et reçu une communion peu de temps avant d'entrer à l'hôpital . Le père Pereira dos Reis, curé de Los Angeles, a donné son absolution à huit heures du soir et a promis de l'emmener à la communion le lendemain convaincu que la fille, même si elle répétait qu'elle était sur le point de mourir, serait toujours en vie et coups de pied d'ici là. Le pasteur connaissait l'opinion unanime des médecins sur l'issue heureuse de l'opération, mais il était clair que la Vierge en savait beaucoup plus que tous.

Quelques jours auparavant, le 10 février 1920, la petite fille avait souffert d'horreurs aux mains des chirurgiens. Son corps nu a été soumis impuissant, face à sa honte impuissante, au scalpel rigoureux du Dr Leonardo de Castro Freire, médecin-chef de l'hôpital et l'un des chirurgiens pédiatres portugais les plus accrédités, assisté par le Dr Elvas. L'extrême faiblesse de Jacinta avait empêché l'anesthésiste de fournir le chloroforme obligatoire, éventuellement remplacé par une sédation locale; de sorte que la jeune fille a dû souffrir résigné la terrible humiliation pour elle d'être nue et observée devant le grand foyer de la salle d'opération par un couple d'étrangers en robe blanche.

Mère Godinho a été témoin de toute l'opération et témoigne de l'embarras permanent qui a fait couler de nombreuses larmes à la petite fille, tout en restant impuissante à la merci des chirurgiens. Deux côtes ont été retirées de son côté gauche; la plaie était si grande qu'elle convenait à tout le poing pour sentir l'intérieur. Le diagnostic n'est pas moins édifiant: «Pleurésie purulente, avec une grande cavité à gauche, côté fistuleux; et ostéite des septième et huitième côtes du même côté ».

L'infirmière Leonor da Assunçao, qui n'était pas croyante, a dit à sa compagne Mariana Reto Mendes que la voyante avait subi une coupure de deux côtes et avait ensuite appliqué des bandages avec une solution Dakin; c'est-à-dire une formule diluée d'hypochlorite de sodium et d'autres ingrédients stabilisants traditionnellement utilisés comme antiseptique. «Ce type de bandage brûle beaucoup et est très douloureux. Mais Jacinta ne s'est jamais plainte », a commenté l'infirmière.​​​​​​

Séchée par l'hésitation de Koch, Jacinta a subi son propre Golgotha, admis depuis le 2 février 1920, la fête de la purification, à l'hôpital Doña Estefanía. Nulle part la moribonde ne faisait penser à la description de sa cousine Lucia de ses six ans: «Bien développée, naturellement robuste, plus fine qu'épaisse, grillée dans l'air et le soleil des montagnes. De grands yeux bruns, très vivants, protégés par de gros cils et des sourcils noirs; regard doux et tendre et, en même temps, vivant ». 

La Vierge l'avait déjà avertie des grandes souffrances qui l'attendaient pour sauver les âmes. Quelques semaines auparavant, Jacinta avait manqué de temps pour être si honnête avec Lucia: «Elle m'a dit - expliqua-t-elle en parlant de la Vierge - que j'irai à Lisbonne, dans un autre hôpital; que je ne te reverrai plus jamais, ni mes parents, et qu'après avoir beaucoup souffert, je mourrai seul. Mais elle a ajouté que je ne devrais pas avoir peur, car Elle viendra me chercher pour m'emmener au Ciel. Et il en fut ainsi.

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Repost0

Publié le 19 Février 2020

 

   Avec quelle rage les enfants d'Edom, c'est-à-dire les hommes charnels, soumis au diable et à ses anges, adorateurs de la pierre et du bois, esclaves des adorateurs de la pierre et du bois, esclaves des convoitises de la chair, s'écriaient : Détruisez les chrétiens, exterminez les chrétiens; qu'il n'en reste pas un seul ! renversez jusqu'à leur fondement. N'est-ce pas là ce qu'ils disaient? Et tandis qu'ils parlaient ainsi, les persécuteurs étaient réprouvés, et les martyrs couronnés. " Souvenez-vous des enfants d'Edom, renversez-là, renversez-là jusque dans son fondement. " Les enfants d'Edom disent: Renversez-là, renversez-là, et le Seigneur leur dit : Servez-la. Quelle parole l'emportera sinon celle de Dieu qui dit : l'aîné servira le plus jeune ? " (st Augustin ) 

   " Détruisez, détruisez-la jusque dans ses fondements. " N''est-ce pas là encore le cri de guerre et le but que la révolution poursuit de nos jours? Le triomphe qu'elle proclame être réservé à notre siècle, la mission qu'elle s'adjuge et dont elle se glorifie par la bouche de ses coryphées, n'est-ce pas l'anéantissement du christianisme public, le renversement de l'orthodoxie sociale? Détruire les derniers restes de l'antique édifice de l'Europe chrétienne, et , afin que la démolition soit définitive, abattre la clef de voûte, autour de laquelle les derniers débris encore subsistants pourraient, tôt ou tard, se rapprocher ou se rejoindre: voilà l'oeuvre à laquelle les mille voix de l'impiété convient ouvertement notre génération; voilà le travail de désorganisation auquel il est manifeste que nous assistons.

Et parce que le monde n'avait jamais porté un établissement aussi vaste que l'établissement chrétien, jamais il n'aura vu de si gigantesques ruines . ( Mgr Pie ) 

   Indignation du Prophète et d'une âme convertie qui , regardant son abjection et sa misère, tourne sur Babylone, cause unique de ses infortunes, des regards de douleur , de colère et de mépris. 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #spiritualité

Repost0

Publié le 18 Février 2020

Rédigé par Philippe

Repost0

Publié le 17 Février 2020

Rédigé par Philippe

Publié dans #divers

Repost0

Publié le 17 Février 2020

 

para  Alexandro !  superbe. quel beau sourire . 

 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #videos

Repost0

Publié le 16 Février 2020

 

encore un grand ! 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Repost0

Publié le 15 Février 2020

   La semence, c'est la parole de vie, la terre qui reçoit la semence c'est le coeur de l'homme et le semeur qui se livre au sommeil c'est la mort du Sauveur.  La semence germe et pousse le jour et la nuit; ainsi le nombre des fidèles , après le sommeil de Jésus, ne cessa de germer par la foi et de se développer par les oeuvres à travers les vicissitudes des évènements tour à tour heureux ou malheureux. 

   Ce semeur qui se lève, c'est Jésus qui d'abord restait assis, attendant avec une miséricordieuse bienveillance que les âmes qui avaient reçu la semence produisent du fruit. 

   La terre produit d'abord de l'herbe. Cette herbe , c'est la crainte de Dieu qui est le commencement de la sagesse. (Ps. CX) Puis un épi, c'est - à - dire la pénitence avec des larmes; et enfin le blé qui remplit l'épi, c'est-à-dire la charité, car la charité est le parfait accomplissement de la loi. (Rom. XIII) La semence produit d'abord de l'herbe, c'est le commencement du bien; puis un épi, c'est la résistance aux tentations; puis le blé qui remplit l'épi, c'est l' oeuvre arrivé à sa perfection. 

   Et lorsque la semence a produit son fruit, on y met la faucille. La faux, c'est la mort ou le jugement qui tranche tout; la moisson c'est la fin et la consommation des siècles. 

   L'homme qui répand la semence sur la terre, c'est le chrétien qui sème dans son âme une intention sainte; il semble dormir quand il se repose dans la douce espérance que produit une bonne vie; et il se lève le jour et la nuit lorsqu'il avance dans la vertu, tant au milieu des épreuves qu'au sein de la prospérité. 

   Le grain germe sans qu'il le sache, car lorsqu'il est incapable d'en mesurer les progrès, la vertu dont il a conçu le désir arrive à son complet développement. Lors donc que nous concevons de bons désirs, nous répandons la semence dans la terre; lorsque nous commençons à faire le bien, nous produisons de l'herbe; lorsque nous faisons des progrès dans la pratique des bonnes oeuvres, nous devenons un épi ferme et vigoureux; et si enfin nous parvenons à la perfection de la vertu, nous présentons au regard de Dieu un épi rempli de grains parvenus à la maturité. 

   " Le semeur sortit." 

   Il n'est point sorti en changeant de lieu, puisqu'il est présent dans tous les lieux et les remplit de son immensité. Cette expression signifie simplement l'économie divine, dans son Incarnation, le fils de Dieu s'est comme rapproché de nous, en se revêtant de notre chair. Nous ne pouvions aller à lui, retenus que nous étions par les liens de nos péchés; il est venu lui-même à nous; il est venu jeter la semence de son amour, qu'il a répandue avec profusion. " Celui qui sème sortit pour semer. " ... il alla répandre les dons de sa grâce sur les Gentils, qu'il avait également appelés à croire en lui. 

   " Et pendant qu'il semait, une partie de la semence tomba sur la route. " La route, c'est l'âme continuellement battue sous les pas des mauvaises pensées, qui empêchent la semence de la parole de germer en elle; aussi, tout ce qui tombe de bonne semence le long de ce chemin ne tarde pas à périr et à être enlevé par les démons. 

   " Et les oiseaux du ciel survinrent et mangèrent la semence. " 

  Les démons sont figurés par ces oiseaux du ciel, à cause de leur nature spirituelle et céleste, ou encore parce qu'ils habitent dans les airs. Ou encore ceux qui sont le long de la voie sont les négligents et les paresseux.... 

" Une autre partie de la semence tomba sur un endroit pierreux . " 

   La pierre, c'est la dureté d'une âme entièrement pervertie; la terre , la douceur d'une âme obéissante; enfin, le soleil représente l'ardeur de la persécution.

   La profondeur de la terre qui doit recevoir la semence divine, c'est la bonté d'une âme façonnée à l'exercice des vertus chrétiennes et formée, par une sage règle , à obéir aux enseignements divins; les endroits pierreux , qui n'ont pas la force de fixer la racine, ce sont les âmes que le charme de la parole sainte et la suavité des espérances célestes enflamment subitement, mais qui, à l'heure de la tentation , ne savent pas résister; le désir du salut est trop faible chez elles pour faire germer la parole de vie. 

   " et une autre partie de la semence tomba au milieu des épines."

   Ces épines, ce sont les âmes qui se laissent habituellement préoccuper de mille soucis, dont les épines sont la figure... 

   " Une autre partie de la semence tomba dans la bonne terre. "

   La récolte varie suivant la qualité de la terre. Celui qui sème, atteste sa bienveillance pour les hommes: il fait l'éloge des premiers, ne repousse pas les seconds et réserve une place plus avantageuse aux troisièmes. " Que les méchants sont nombreux, et au contraire, qu'il en est peu qui se sauvent ! le quart seulement de la semence a produit des fruits ."

( St Chrysostome) 

   Ce n'est pas au semeur qu'il faut attribuer la perte de la plus grande partie de la semence, mais à la terre qui l'a reçue, c'est-à-dire à l' âme qui écoute la parole de Dieu. 

....

  

ndlr : pour toute demande de rentrée  dans une de nos abbayes, le mieux c'est de rentrer directement en contact avec les pères hôteliers , la correspondance manuscrite ou téléphone restent privilégiés. Chacune de nos abbayes a sa particularité propre.  je ne connais personnellement en dehors de Fontgombault que Randol et Triors. Néanmoins, je transmets votre demande au père abbé. Il faut avoir simplement le coup de foudre ... ! Si la santé le permet pour affronter le froid et l'humidité, notre chère abbaye a quand même une architecture unique , exceptionnelle et de nombreux moines.. 

20 ° auj à l'abbaye ! 

abbaye nd de Fontgombault  

36 220 Fontgombault.  France. 

 02 54 37 30 98 

hotellerie-fgt@orange.fr​​​​​​​​​​​​

le petit placide,  l'assurance de mes prières. bon et saint carême 2020 , priez pour moi avec mes salutations respectueuses. 

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Repost0

Publié le 15 Février 2020

 

Mikhail Makhnach est né en 2001. Depuis 2007, il est étudiant à l'école spéciale de musique Gnessin de Moscou (collège), sous la direction du professeur Vladimir Tonkha. Mikhail participe régulièrement à des festivals de musique dans les salles centrales de Moscou et à l'étranger. Ces dernières années, il s'est produit dans les cycles de concerts Cello Cathedral et Cello Zodiak de l'Académie de musique Gnessine de Russie. Mikhail a reçu le 3e prix du Concours international de violoncelle Antonio Janigro en 2014, à Porec, en Croatie. En 2015, il avait obtenu une certification de demi-finaliste au 9e Concours international Tchaïkovski pour la jeunesse, à Novosibirsk, en Russie. Plus récemment, en 2016, Mikhail a remporté le 2e prix du Concours international de violoncelle Knushevitsky, à Saratov, en Russie, ainsi que le 3e prix du Concours de violoncelle Kozolupov, à Moscou, où il est devenu le plus jeune interprète. En 2017, Mikhail a reçu une médaille d'argent au concours de violoncelle Litva et a participé à l'école d'été de Musica Mundi en Belgique.

En 2018, Mikhail est devenu lauréat du Concours international de violoncelle Knushevitsky, à Saratov, en Russie, où il a été le plus jeune interprète du groupe senior, recevant le 3e prix.

 

Voir les commentaires

Rédigé par Philippe

Publié dans #videos

Repost0