Publié le 25 Mai 2017

Veni creator spiritus.
intentions personnelles: pour un jeune couple en difficulté dont la maman doit être hospitalisée.
pour Charles, (baccalauréat 2017) .
« L'homme doit être tout à fait sûr qu'à chaque instant Dieu le regarde du haut des cieux » Saint Benoît
Publié le 25 Mai 2017

Veni creator spiritus.
intentions personnelles: pour un jeune couple en difficulté dont la maman doit être hospitalisée.
pour Charles, (baccalauréat 2017) .
Publié le 24 Mai 2017

"les yeux fixés sur Jésus."
saint Paul .
« Si vous êtes ressuscités avec le Christ, recherchez les réalités d’en haut : c’est là qu’est le Christ, assis à la droite de Dieu. Pensez (ou goûtez) aux réalités d’en haut, non à celles de la terre » (Col 3, 1-2).
Ce texte figure parmi les plus magnifiques expressions scripturaires du Mystère Pascal, qui comprend la Résurrection et l’Ascension du Seigneur. Il nous élève au-delà de nos pensées et de nos préoccupations terre à terre pour nous situer sur le plan des réalités d’en-haut.
Quand on lit l’Évangile, on s’aperçoit que c’est cela, le Mystère Pascal. À Pâques, les disciples et les saintes femmes sont à la recherche d’un mort, et on leur annonce un ressuscité ; ils sont dans la tristesse, et on leur fait part d’une joie extraordinaire ; ils ont des soucis terrestres, et on leur ouvre l’esprit à quelque chose de beaucoup plus grand.
C’est qu’en effet, durant la nuit, s’est produit un évènement capital qui a bouleversé l’ordre du monde : avec la Résurrection du Christ, plus rien ne peut être comme auparavant ; la création est rentrée en grâce avec Dieu. Avec l’Ascension du Christ, la création est entrée au Ciel, et nous avec elle. C’est la promesse de ce qui se réalisera pleinement dans l’éternité.
+ Dom Philippe Dupont
abbé de Solesmes
Publié le 24 Mai 2017


faut pas la déranger, elle fait oraison.


avec Mère Marie - Philippine du Très Saint Sacrement, (c'est une op, pas osb)"accordez-nous d'habiter nous aussi, par la pensée, la demeure du ciel. " oremus
Pourquoi seulement par la pensée, ? alalala... vivement le ciel oui !

père prieur . Rp Lucien Merle

sous prieur: lui c'est in adjutorium. dès qu'il lève la tête il dit :" Deus in adjutorium mem intende !" un tic attrapé au noviciat..

frère Stanislas Pinson O.F.M. scellérier .
La communauté vous souhaite un bon week-end de l'Ascension .
Publié le 23 Mai 2017

Le Saint Esprit est par attribution, le principe de l'Eglise.
Il la consacre et la manifeste au jour de la Pentecôte :" Quand arriva le jour de la Pentecôte, ils étaient tous ensemble en un même lieu, et tout à coup il vint du ciel un bruit comme celui d'un vent qui souffle avec force, et il remplit toute la maison où ils étaient assis, et ils virent paraître comme des langues de feu qui se partagèrent et se posèrent sur chacun d'eux; ils furent tous remplis de l'Esprit-Saint et ils se mirent à parler d'autres langues selon que l'Esprit leur donnait de s'exprimer. " (Act, II, I-4)
Il la conserve dans l'unité :" Que la communion du Saint-Esprit (c'est-à-dire la communion dont le Saint-Esprit est l'agent) soit avec vous tous" . (II Cor. XIII, 13)
Il ordonne en elle les diverses fonctions de la vie : " A chacun est donnée la manifestation de l'Esprit pour l'utilité. A l'un en effet est donnée par l'Esprit une parole de sagesse, à l'autre une parole de connaissance, selon le même Esprit, , à un autre la foi dans le même Esprit, à l'autre le don des guérisons dans ce même Esprit, à l'autre la puissance des miracles; à un autre la prophétie, à un autre le discernement des esprits; à l'un la diversité des langues, à l'autre le don de les interpréter. Mais c'est le seul et même Esprit qui produit tous ces dons, les distribuant à chacun en particulier comme il lui plait . (I Cor XII, 7, 11)
Le Saint-Esprit régit, par le Christ, toute l'Eglise. Mais c'est un principe invisible et secret.
S'il y avait dans l'homme un principe caché qui vivifiât la tête elle-même, et par elle tous les membres, on pourrait comparer son rôle à celui du Saint-Esprit dans l'Eglise.
Les anciens ont pensé au coeur.
Parlant du rôle respectif du Christ et de l'Esprit-Saint, Saint Thomas écrit :" La tête est extérieurement supérieure aux autres membres, mais le coeur exerce comme une influence occulte. Aussi est-ce au coeur qu'il faut assimiler le Saint-Esprit qui, dans le secret , vivifie et unit l'Eglise, et c'est à la tête que doit être assimilé le Christ, lequel, selon sa nature visible, est un homme préposé aux autres hommes. "
Et encore :" Le coeur est un membre caché, la tête un membre apparent. Le coeur peut donc signifier la divinité du Christ ou du Saint-Esprit; et la tête la nature visible du Christ, vivifiée par la divinité sensible."
Ils ont pensé aussi à l'âme.
Notons tout de suite qu'à s'en tenir au seul vocabulaire aristotélicien le nom d'âme de l'Eglise conviendra en propre au principe formel qui anime l'Eglise, c'est-à-dire d'abord au principe créé comportant trois éléments: l'orientation juridictionnelle, le caractère sacramentel, la grâce sacramentelle; ce sont là trois effets du Saint-Esprit, ce n'est pas le Saint-Esprit lui même.
C'est donc au sens métaphorique que le nom d'âme de l'Eglise peut-être donné au Saint-Esprit tant qu'on en reste à considérer le Saint-Esprit comme le principe efficient qui ne cesse de régir personnellement l'Eglise par sa providence.
Notons encore, avec Cajetan, que ' l'âme préside au corps selon un triple ordre de causalité: selon la causalité efficiente, car elle est la cause des mouvements corporels du vivant; selon la causalité formelle, car elle est la forme du corps; selon la causalité finale, car le corps est pour l'âme . "
Quand nous parlerons de l'habitation du Saint-Esprit dans l'Eglise qui l'hospitalise, nous comparerons son rôle à celui de l'âme considérée comme cause formelle et comme cause finale; pour le moment, c'est surtout à l'âme considérée comme puissance motrice du corps qu'il convient de comparer l'action du Saint-Esprit sur l'Eglise.
On trouve cette dernière comparaison par exemple dans saint Augustin. Il explique, dans un sermon de Pentecôte, que si le Saint-Esprit donné aux temps apostoliques était souvent accompagné du don des langues, c'était pour présager que l'Eglise qu'il consacrait parlerait bientôt toutes les langues et passerait dans toutes les nations. Cette prophétie est maintenant accomplie; la grande Eglise répandue de l'Orient jusqu'à l' Occident parle toutes les langues et il suffit, pour les parler toutes par elle de ne faire qu'un avec elle.
Qu'on ne craigne donc pas d'être sans le Saint-Esprit si l'on n'a pas reçu le don des langues :
Voulez-vous avoir l'Esprit-Saint ? Ecoutez, mes frères. L'Esprit qui fait vivre tout homme, qui fait vivre chaque homme , s'appelle l'âme. Voyez ce que fait l'âme dans le corps. Elle vivifie tous les membres: elle voit par les yeux, entend par les oreilles, sent par les narines, parle par la langue, oeuvre par les mains, marche par les pieds. Elle est présente à tous les membres à la fois, pour leur donner la vie. A tous elle donne la vie, à chacun d'eux une fonction propre. Ni l'oeil n'entend, ni l'oreille et la langue ne voient, ni l'oeil et l'oreille ne parlent. Cependant tous vivent, l'oreille, la langue etc... Les fonctions sont diverses, la vie est commune.
Ainsi est l'Eglise de Dieu: en tels saints elle fait des miracles, en tels saints elle prêche la Vérité, en tels saints elle garde la virginité, en tels saints elle observe la pudeur conjugale, en certains ceci, en d'autres cela. Chacun a son oeuvre propre, mais tous ont pareillement la vie. Et ce que l'âme est au corps de l'homme, l'Esprit-Saint l'est au corps du Christ qui est l'Eglise. L'Esprit-Saint fait dans toute l'Eglise ce que fait l'âme dans tous les membres d'un corps. "
Saint Basile avait dit, en appuyant peut-être davantage sur le rôle du Saint-Esprit comme cause formelle de l'Eglise :"
De même que le tout est dans les parties, ainsi le Saint-Esprit est-il partout par la répartition des dons. Nous sommes tous membres les uns des autres, ayant reçu chacun, selon la grâce de Dieu qui nous a été faite, des dons différents ... Les membres ont les uns pour les autres la même sollicitude mutuelle. Ils sont rassemblés dans la même communion spirituelle par l'affection réciproque qui leur est innée. Aussi, lorsqu'un membre souffre, tous les membres souffrent avec lui, et lorsqu'un membre est honoré, tous les membres sont honorés avec lui.
nb (on le voit, quand il n'y a plus aucune compassion, qu'on ne prend même plus soin des nouvelles de l'autre, qu'on laisse l'autre dans l'indifférence et le mépris, - on ne lui répond parfois même pas, - ces gens ont-ils encore le sens de l'Eglise? A se demander souvent surtout de nos jours! maintenant ce serait plutôt crève dans ton coin et fout nous la paix , ça se dit tradi souvent, avec plein de morale et de principes , de rigueur liturgique mais le sens de l'autre, ? bref ! )
De même donc que les parties sont dans le tout, ainsi nous sommes chacun dans l'Esprit, car nous avons tous été baptisés dans un seul corps, en vue d'un seul Esprit.
cardinal Journet .
Publié le 22 Mai 2017

Plus d’1,5 million d’internautes ont déjà visionné le magnifique « teaser » de Fons Amoris, le documentaire réalisé par Marc Jeanson sur les moines de Fontgombault. Il faut dire que la pureté des images et le chant grégorien s’avèrent bouleversants dès les premières secondes de cette bande-annonce.
L’abbaye de Fontgombault, fondée il y a plus de 1000 ans, est une abbaye bénédictine de la congrégation de Solesmes, située dans l’Indre. Elle comprend aujourd’hui une soixantaine de moines vivants, selon la règle de saint Benoît, dans le silence, alternant prières, travail manuel et offices dans la liturgie traditionnelle.
« Mystère que toutes ces vies cachées au long des siècles, consumées derrière des murs. Mystère insondable et qui, pourtant, à travers les interrogations qu’il éveille au coeur des hommes du monde, peut conduire chacun, selon des voies diverses, aux portes d’un Mystère plus grand encore, celui devant qui seul le silence est éloquent… », souligne le commentaire dès le début du documentaire.
Publié le 21 Mai 2017

O Feu consumant, Esprit d'amour,
survenez en moi afin qu'il se fasse en mon âme
comme une incarnation du Verbe;
que je Lui sois une humanité de surcroît,
en laquelle il renouvelle tout son mystère.
ste Elisabeth de la Trinité .
" Nous devons aussi réellement manger sa Chair et boire son Sang, qu'il les a pris l'un et l'autre. Et c'est là notre salut, notre vie. Car par ce moyen, il ne prend pas seulement , en général, une chair humaine : il prend la chair de chacun de nous, lorsque chacun de nous reçoit la sienne. Alors il se fait homme pour nous; il nous applique son Incarnation."
Bossuet
Le premier fruit de l'Alliance ainsi contractée avec nous par le Verbe Incarné est une véritable communion de vie. Et c'est pourquoi il nous donne sa Chair et son Sang sous des apparences de pain et de vin.
La vie que la sainte Humanité du Christ nous apporte est cette vie divine dont le principe est la plénitude en Lui, Verbe Incarné, et que tout le but de son Incarnation a été justement de communiquer au monde.
Mais écoulée en nous, il est nécessaire qu'elle y soit en quelque sorte fécondée afin de porter son fruit. Et elle ne peut l'être que par notre libre coopération personnelle .
C'est dans la Communion même que cette coopération doit commencer. Là il faut avant tout nous ouvrir au secours tout puissant que le Christ nous apporte, nous livrer à la vertu et à l'amour de l'Incarnation. Une telle adhésion contient en puissance tout le travail actif de notre conformation au Christ.
Nous unir au Christ, nous modeler sur le Christ: c'est la plus grande oeuvre humaine, le terme de notre activité surnaturelle, le plus grand amour que nous puissions donner au Verbe Incarné, et sa vraie glorification.
A cette grande oeuvre, notre journée entière - non seulement nos prières, nos peines, nos travaux, nos sacrifices, mais jusqu'à nos actes les plus indifférents et simplement humains - peuvent concourir.
En Lui, chacun de ses actes a été baigné de sa religion envers le Père, de sa charité envers ses frères. Dans la mesure où nous serons fidèles à redresser vers Lui notre être pécheur, et à faire monter avec Lui de tous nos actes une même religion et un même amour vers le Père céleste, s'opérera notre conformation à Lui.
Le sacrifice, commencé sur l'autel, se termine donc, pour ainsi dire, dans l'âme du communiant.
Le don de soi-même que fait le communiant est bien son véritable sacrifice. Et ce sacrifice, il le continue, il l'intensifie tout le long du jour, en cherchant par le travail de conformation au Christ, à l'élever à la mesure du Christ.
Par là se réalise une sorte de compénétration de l'oblation du Verbe incarné et de celle de chaque racheté. , qui déborde l'instant fugitif du sacrifice , et fait de toute la vie du chrétien un holocauste uni à l'Holocauste rédempteur et glorieux du Souverain Prêtre.
M. Lepin.
Publié le 20 Mai 2017
Publié le 19 Mai 2017
Pour un jeune couple dont la maman doit être hospitalisée proche du petit Placide. Merci de le porter dans vos prières.
Charles ,
nd de Fatima priez pour eux.
Publié le 17 Mai 2017

Les vertus de foi, d'espérance et de charité, organes de cette quasi-nature qu'est la grâce sanctifiante, sont les vrais et essentiels principes de notre activité surnaturelle. Toute notre vie divine consiste à les exercer.
Mais nous sommes trop petits et malhabiles pour l'entreprendre tout seuls, si petits que pour faire notre éducation ce n'est pas un maître qu'il nous faut, c'est une mère.
Pour apprendre aux tout petits à se servir de leurs membres, il n'y a que les mères.
La toute première éducation des petits enfants, c'est l'affaire des mères.
Dans l'ordre spirituel et divin aussi. Ecrivant aux Thessaloniciens, saint Paul leur disait :" Comme la mère qui nourrit entoure de tendres soins ses petits enfants, ainsi dans notre tendresse pour vous, nous aurions voulu vous donner, non seulement l'évangile de Dieu, mais notre vie même.." (I Thes., II, 7,8. ) Et ailleurs , écrivant aux Corinthiens :" Comme à de petits enfants dans le Christ, je vous ai donné du lait à boire..." (I Cor., III, 1,2)
Notre vraie mère, cependant , c'est le Saint-Esprit auquel il appartient de nous apprendre à exercer les organes de notre vie divine et qui revendique lui-même , étant l'Amour, la tâche maternelle de faire notre première éducation surnaturelle.
Dans l'ordre de la foi, le caractère maternel de son rôle est évident. " Le Consolateur, disait Jésus à ses disciples, l'Esprit-Saint, que mon Père enverra en mon nom, vous enseignera, lui, toutes choses et vous redira en détail tout ce que je vous ai dit. " (Jean, XIV, 26) Après la leçon commune, publique, solennelle, voici celle de la mère qui reprend les choses une à une, en détail, les explique à son petit enfant et les met à sa portée. C'est elle qui s'assure qu'il a bien compris, qu'il n'a rien oublié d'important. L'enseignement du Verbe de Dieu incarné a constitué le patrimoine collectif de la famille, son trésor de divine vérité.
Mais les petits enfants qui naissent dans cette famille du Christ et de Dieu, nous tous, sont mis, tour à tour et individuellement, en possession de ce patrimoine par les soins maternels du Saint-Esprit. " Lorsque le Consolateur, l'Esprit de vérité, sera venu, disait encore Jésus, il vous introduira, comme un guide, dans toute la vérité." (Jean , XVI, 13)
Dans toute la vérité: mais comme des enfants qu'on forme. Aussi longtemps que nous vivons sous la foi, ne sommes-nous point des disciples, les petits écoliers de Dieu?
De quoi s'agit-il au vrai? De nous apprendre la langue de notre Père, de nous initier à ses pensées. Il s'agit, puisque nous sommes ses fils , de nous mettre en état d'entrer en relations avec Dieu, de lier commerce avec lui.
Le Saint-Esprit est qualifié, entre les personnes divines, pour présider à cette initiation. " L'Esprit- Saint, écrit saint Paul, pénètre tout, même les profondeurs de Dieu . Car qui d'entre les hommes connaît ce qui se passe dans l'homme, si ce n'est l'esprit de l'homme qui est en lui? De même personne ne connait ce qui est en Dieu, si ce n'est l'Esprit de Dieu. " (ICor. II, 10,11)
Dans notre monde humain, qui connait les pensées du père au même degré que la mère? Et à qui revient-il d'y initier les enfants si ce n'est à elle? Cette tâche d'éducateur accomplie à notre profit par le Saint-Esprit, et qui consiste à nous initier aux pensées de notre Père céleste, est une tâche maternelle.
(à suivre )
Publié le 17 Mai 2017

Pour ce qui regarde l'exercice de l'espérance qui est le second parmi les organes de notre vie divine, le caractère maternel de l'assistance que nous recevons du Saint-Esprit n'est pas moins méconnaissable.
N'est-il pas lui-même, en tant qu'il nous est donné et donné à titre de gage le soutien de notre espérance? Saint Paul nous l'assure :" Or l'espérance ne trompe pas, parce que l'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné. (Rom. V,5) Il est naturel, dans ces conditions qu'il s'intéresse à l'usage que nous ferons de cette vertu, qu'il s'emploie à guider notre inexpérience, à corriger nos ignorances et nos maladresses.
Cette assistance maternelle du Saint-Esprit nous est tout spécialement certifiée dans notre vie de prière. Sans doute, la prière, qui est un acte de la vertu de religion, ne relève pas immédiatement de la vertu d'espérance. Cependant, si ce n'est pas l'espérance elle-même qui prie, c'est elle qui nous inspire de prier, qui dirige et soutient notre prière, du moins notre prière de demande. L'intervention du Saint-Esprit dans notre prière intéresse donc l'exercice en nous de la vertu d'espérance. Or saint Paul a écrit :" De même aussi, l'Esprit vient en aide à notre faiblesse, car nous ne savons ce que nous devons, selon nos besoins, demander en nos prières. Mais l'Esprit lui-même intercède souverainement par d'ineffables gémissements. Et celui qui sonde les coeurs sait quels sont les voeux de l'Esprit, qu'il intercède pour les saints selon Dieu." (Rom.VIII, 26,27)
Le Saint-Esprit forme donc lui-même en nous cette prière que la vertu d'espérance travaille à susciter et que notre faiblesse, notre ignorance d'enfants ne sait souvent comment formuler.
L'image que cette assistance évoque est toujours celle de la mère, suggérant elle-même à son petit enfant incertain ce qu'il doit demander au père et comment.
Reste la vertu de charité, qui est la plus haute des vertus théologales, celle que nous possédons dans l'état le plus parfait.
La foi et l'espérance passeront. Elles feront place à la claire vision et à la possession de Dieu : " La charité, elle , ne passera jamais. " 'I Cor. XIII,8)
Le rôle du Saint-Esprit dans notre vie de charité, pour être un peu différent de celui qu'il remplit à l'égard des deux autres vertus théologales, n'en garde pas moins son caractère maternel. La charité, c'est par excellence, son domaine. N'est-il pas lui-même l'Amour? Dans nos âmes , la vertu de charité est son don personnel et tout ensemble le fruit particulier et la raison de son habitation en nous. " L'amour de Dieu est répandu dans nos coeurs par l'Esprit-Saint qui nous a été donné." (Rom, V, 5)
Notre amour est un découlement du sien. De façon particulièrement immédiate, c'est lui qui le gouverne. Il en règle le rythme et les pulsations, les accordant, en quelque manière, aux mouvements du sien. Dans ce domaine de l'amour, l'accord entre lui et nous s'établit plus facilement et plus parfaitement. Grâce à la vertu de charité, vertu parfaite, la communion entre lui et nous est plus assurée et plus riche que dans le domaine de la pensée et de l'action auquel président la foi et l'espérance.
Ainsi en va-t-il, sur terre, du petit enfant et de sa mère, qui, par le coeur et la tendresse, sont plus proches l'un de l'autre, se comprennent et s'accordent mieux que par nulle autre d'entre les activités humaines. La tendresse est par excellence le lieu de rencontre de la mère et de l'enfant qui, s'ils ne sont point égaux, même en cela, cependant sont pareils C'est un trait singulier de ressemblance entre l'action du Saint-Esprit en nous et le rôle de la mère auprès de son enfant.
Nous voici parvenus au terme de notre recherche. Dans le domaine des vertus infuses, de notre vie morale surnaturelle, l'action du Saint-Esprit semble moins immédiate et son assistance maternelle moins visible. Elle n'est facilement saisissable que lorsqu'elle s'exerce par le moyen des dons, du don de science ou de conseil, de piété ou de force.
Nos mères humaines, auxquelles il appartient de faire la première éducation de leurs enfants, ne peuvent les assister que du dehors. Elles s'appliquent à éveiller et à exercer leurs activités, leurs organes et leurs facultés. Leur en donner d'autres et, pour les rendre plus dociles et plus souples à leur action, créer en eux des aptitudes nouvelles, n'est pas en leur pouvoir. L' enfant est ce qu'il est. Elles le prennent tel qu'il est, et doivent s'accommoder de ses ressources et de ses indigences natives.
Le Saint-Esprit ne connait pas ces limites ni cette impuissance. D'autorité, il crée en nous, partout où il le juge nécessaire, de nouvelles aptitudes à recevoir ce qu'il veut nous communiquer et comme des docilités et des souplesses sous son action divine.
Disons encore: sous son action maternelle, car, selon la doctrine de saint Thomas, il n'a pas seulement en vue de nous communiquer par cette voie des lumières ou des affections en elles-mêmes extraordinaires et parfaites, mais de suppléer aussi, par des communications qui ne sont extraordinaires que dans leur mode, aux maladresses et à l'inertie dont nous faisons preuve dans l'exercice des vertus surnaturelles ou de remédier aux difficultés que nous rencontrons.
Du commencement à la fin, le rôle du Saint-Esprit, dans notre vie surnaturelle, est un rôle maternel.
R.P. Lemonnyer OP