spiritualite

Publié le 31 Mars 2015

STAGLD18_S

Alors qu'est en train de se conclure l'itinéraire quadragésimal, commencé avec le Mercredi des Cendres, la liturgie d'aujourd'hui du Mercredi Saint nous introduit déjà dans le climat dramatique des prochains jours, imprégnés du souvenir de la passion et de la mort du Christ. En effet, dans la liturgie d'aujourd'hui, l'évangéliste Matthieu repropose à notre méditation le bref dialogue qui eut lieu au Cénacle entre Jésus et Judas. « Serait-ce moi, Rabbi ? », demande le traître au divin Maître, qui avait annoncé : « En vérité je vous le dit, l'un de vous me livrera ». La réponse du Seigneur est lapidaire : « Tu l'as dit » (cf. Mt 26, 14-25). Saint Jean quant à lui, termine le récit de l'annonce de la trahison de Judas avec quelques mots significatifs : « Il faisait nuit » (Jn 13, 30). Lorsque le traître abandonne le Cénacle, l'obscurité s'épaissit dans son cœur – c'est la nuit intérieure –, l'égarement s'accroît dans l'âme des autres disciples – eux aussi vont vers la nuit –, alors que des ténèbres d'abandon et de haine s'amoncèlent sur le Fils de l'Homme, qui s'approche de la consommation de son sacrifice sur la croix. Ce que nous commémorerons les jours prochains est le combat suprême entre la Lumière et les Ténèbres, entre la Vie et la Mort. Nous devons nous situer nous aussi dans ce contexte, conscients de notre « nuit », de nos fautes et de nos responsabilités, si nous voulons revivre avec un profit spirituel le Mystère pascal, si nous voulons arriver à la lumière du cœur à travers ce Mystère, qui constitue le noyau central de notre foi.

Le Jeudi Saint, demain, est le début du Triduum pascal.

 

Au cours de la Messe chrismale, qui peut être considérée comme le prélude au Saint Triduum, le Pasteur diocésain et ses plus proches collaborateurs, les prêtres, entourés du Peuple de Dieu, renouvellent les promesses formulées le jour de l'ordination sacerdotale. Il s'agit, année après année, d'un moment de profonde communion ecclésiale, qui souligne le don du sacerdoce ministériel laissé par le Christ à son Eglise, la veille de sa mort sur la croix. C'est pour chaque prêtre un moment émouvant en cette veille de la Passion, dans laquelle le Seigneur s'est donné à nous, nous a donné le sacrement de l'Eucharistie, nous a donné le sacerdoce. C'est un jour qui touche tous nos cœurs. On bénit ensuite les huiles pour la célébration des sacrements: l'huile des catéchumènes, l'huile des malades et le saint chrême. Le soir, en entrant dans le Triduum pascal, la communauté chrétienne revit dans la messe in Cena Dominice qui eut lieu pendant la Dernière Cène. Au Cénacle, le rédempteur voulut anticiper, dans le sacrement du pain et du vin transformés en son corps et son sang, le sacrifice de sa vie : il anticipe sa mort, il donne librement sa vie, il offre le don définitif de soi à l'humanité. Avec le lavement des pieds, se répète le geste avec lequel, ayant aimé les siens, Il les aima jusqu'à la fin (cf. Jn 13, 1) et laissa aux disciples comme leur signe distinctif cet acte d'humilité, l'amour jusqu'à la mort. Après la messe in Cena Domini, la liturgie invite les fidèles à s'arrêter en adoration du Très Saint Sacrement, en revivant l'agonie de Jésus à Gethsémani. Et nous voyons que les disciples ont dormi, laissant le Seigneur seul. Aujourd'hui aussi, nous dormons souvent, nous qui sommes ses disciples. En cette nuit sainte de Gethsémani, nous voulons être vigilants, nous ne voulons pas laisser le Seigneur seul en cette heure ; ainsi, nous pouvons mieux comprendre le mystère du Jeudi Saint, qui englobe le triple don suprême du sacerdoce ministériel, de l'Eucharistie et du commandement nouveau de l'amour (agape).

Le Vendredi Saint, qui commémore les événements qui vont de la condamnation à mort à la crucifixion du Christ, est une journée de pénitence, de jeûne et de prière, de participation à la Passion du Seigneur. A l'heure établie, l'Assemblée chrétienne reparcourt, avec l'aide de la Parole de Dieu et des gestes liturgiques, l'histoire de l'infidélité humaine au dessein divin, qui toutefois se réalise précisément ainsi, et elle écoute à nouveau le récit émouvant de la Passion douloureuse du Seigneur. Elle adresse ensuite au Père céleste une longue « prière des fidèles », qui embrasse toutes les nécessités de l'Eglise et du monde. La Communauté adore donc la Croix et s'approche de l'Eucharistie, en consommant les saintes espèces conservées depuis la messe in Cena Domini du jour précédent.

 

En commentant le Vendredi Saint, saint Jean Chrysostome observe : « Avant, la croix signifiait le mépris, mais aujourd'hui elle est une chose vénérable, avant elle était symbole de condamnation, aujourd'hui elle est espérance de salut. Elle est devenue véritablement source de biens infinis ; elle nous a libérés de l'erreur, elle a dispersé nos ténèbres, elle nous a réconciliés avec Dieu, d'ennemis de Dieu elle nous fait devenir sa famille, d'étrangers elle a fait de nous ses voisins: cette croix est la destruction de l'inimitié, la source de la paix, l'écrin de notre trésor » (De Cruce et latrone I, 1, 4).

 

Pour revivre avec une plus grande participation la Passion du Rédempteur, la tradition chrétienne a donné vie à de multiples manifestations de piété populaire, parmi lesquelles les célèbres processions du Vendredi Saint avec les rites suggestifs qui se répètent chaque année. Mais il y a un pieux exercice, celui du Chemin de Croix (Via Crucis), qui nous offre au cours de toute l'année la possibilité d'imprimer toujours plus profondément dans notre âme le mystère de la Croix, d'aller avec le Christ sur ce chemin, et de nous conformer ainsi intérieurement à Lui. Nous pourrions dire que le Chemin de Croix nous enseigne, pour reprendre une expression de saint Léon le Grand, à « regarder avec les yeux du cœur Jésus crucifié, de manière à reconnaître dans sa chair notre propre chair » (Disc. 15 sur la Passion du Seigneur).

Et c'est précisément là que se trouve la véritable sagesse du chrétien, que nous voulons apprendre en suivant le Chemin de Croix, justement le Vendredi saint au Colisée.

Le Samedi Saint est le jour où la liturgie demeure dans le silence, le jour du grand silence, et les chrétiens sont invités à conserver un recueillement intérieur, souvent difficile à cultiver à notre époque, pour mieux se préparer à la Veillée pascale.

Dans de nombreuses communautés sont organisés des rites spirituels et des rencontres de prière mariale, comme pour s'unir à la Mère du Rédempteur, qui attend avec une confiance anxieuse la résurrection du Fils crucifié. Enfin, dans la Veillée pascale, le voile de tristesse qui enveloppe l'Eglise en raison de la mort et de la sépulture du Seigneur, sera finalement déchiré par le cri de la victoire : le Christ est ressuscité et il a vaincu la mort pour toujours ! Nous pourrons alors vraiment comprendre le mystère de la Croix, « comment Dieu crée des prodiges également dans ce qui est impossible – écrit un auteur antique – afin que l'on sache que lui seul peut faire ce qu'il veut. De sa mort provient notre vie, de ses plaies notre guérison, de sa chute notre résurrection, de sa descente notre remontée » (Anonyme « Quartodecimano »).

Animés par une foi plus solide, au cœur de la Veillée pascale nous accueillerons les nouveaux baptisés et nous renouvellerons les promesses de notre Baptême. Nous ferons ainsi l'expérience que l'Eglise est toujours vivante, qu'elle rajeunit toujours, qu'elle est toujours belle et sainte, car elle repose sur le Christ qui, ressuscité, ne meurt plus.

Chers frères et sœurs, le Mystère pascal, que le Saint Triduum nous fera revivre, n'est pas seulement un souvenir d'une réalité passée, mais une réalité actuelle : aujourd'hui aussi le Christ vainc le péché et la mort avec son amour.

Le mal, sous toutes ses formes, n'a pas le dernier mot. Le triomphe final appartient au Christ, à la vérité et à l'amour ! Si nous sommes disposés à souffrir et à mourir avec Lui, nous rappellera saint Paul lors de la Veillée pascale, sa vie deviendra notre vie (cf. Rm 6, 9). Notre existence chrétienne repose et se construit sur cette certitude. En invoquant l'intercession de la Très Sainte Vierge Marie, qui a suivi Jésus sur le chemin de la Passion et de la Croix et qui l'a embrassé après sa déposition, je vous souhaite à tous de participer pieusement au Triduum pascal pour goûter la joie de la Pâque avec tous vos proches.

 

BENOÎT XVI

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 31 Mars 2015

"C'est avec une grande joie que je vous annonce l'ordination diaconale en vue du sacerdoce de Côme de Brisoult, Jean Colin, et louis-marie de Linage, le 28 juin prochain à la Roche sur Yon ! "

+ Mgr. Alain Castet.

skype emoticons smile bravo Jean  ! toutes mes félicitations. tellement heureux pour toi à l'annonce de cette nouvelle; merci pour ta seule présence et tout ce que tu as pu faire pour moi , que de chemins parcourus .

le petit placide se joint évidement à cette joie avec ses moines préférés .

Priez beaucoup pour moi. Bonnes et saintes fêtes de Pâques avec l'assurance de mes prières.

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 30 Mars 2015

Artinvest2000: Sir Anthony Van Dyck "Gesù sulla croce" 1627, olio su tavola, 104x72 cm. Museo delle belle arti di Anversa.

 

offices semaine sainte direct. fssp +

           

homélie Père Abbé pour le dimanche des Rameaux.  en anglais .

Entrons dans le mystère d'humilité et d'obéissance vécu
par le Fils incarné. Suivons-le dans sa Passion, non comme
des spectateurs lointains, mais comme prenant part au don
de sa vie. Soyons les miséricordieux continuateurs de ce
don, qui s'achèvera dans la glorification du matin de
Pâques

dom Pateau osb +

Homélie Père abbé - Dimanche des Rameaux - Fontgombault

Lundi Saint.

 

Suivre les traces du Seigneur .

 

" Voulez-vous être une âme fidèle? Qui que vous soyez, répandez avec Marie sur les pieds du Seigneur un parfum précieux, c'est-à-dire par une vie sainte, suivez les traces du Seigneur."

Saint Augustin à Matines.

 

Le Christ parcourt de nouveau la voie douloureuse à travers les temps et il abandonne encore son corps aux onctions des Madeleines comme aux baisers perfides des Judas; il laisse frapper et déchirer son visage. Saint Augustin nous explique comment nous devons oindre son corps:"

Oins les pieds de Jésus par une vie agréable à Dieu, suis la trace de ses pas; si tu as du superflu donne-le aux pauvres, et tu auras essuyé les pieds du Seigneur." Nous pouvons ainsi consoler le Christ dans sa vie mystique. Il reçoit tant de baisers de Judas par les péchés des chrétiens!

 

dom Pius Parsch

 

Seigneur Jésus, fortifiez-nous dans la montée du calvaire. Gardez-nous de toute infidélité et de toute trahison. O Seigneur, accordez-nous la grâce de passer ces jours dans le recueillement, la pénitence et la mortification; de nous retirer dans la solitude de notre coeur, de méditer, avec une piété ardente, vos mystères d'amour. Nous le ferons dans l'esprit de la sainte liturgie en union avec toute l'Eglise.

 

 

prières pour Julien.  martyr R.I.P. +

 

 

Grande semaine sainte.

______________________

le petit placide émotionné..

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Rédigé par Philippe

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Publié le 28 Mars 2015

Le petit Placide vous souhaite une bonne fête des Rameaux ensoleillée , Skype emoticons-38-thinking  et une bonne semaine sainte. 

 

Seigneur Jésus, nous vous en supplions; par la vertu de votre Passion, faites-nous comprendre cette leçon de la semaine sainte afin que nous sachions renoncer à nous-mêmes dans les vicissitudes de la vie, porter notre croix chaque jour avec vous, combattre près de vous pour être glorifiés avec vous.

 

 

"O Passion désirable et mort étonnante, Chose merveilleuse: la mort donne la vie, des plaies apportent la guérison, le sang blanchit et purifie, une souffrance extrême se change en une inexprimable douceur, l'ouverture du côté unit les coeurs!

Ce qui surprend plus encore: le soleil s'obscurcit et éclaire davantage, le feu éteint jette plus haut ses flammes, l'humiliation a pour fruit l'honneur.

Enfin voici le plus étonnant de tout: la soif du Christ sur la croix nous enivre d'amour, sa nudité nous revêt d'innocence, ses mains clouées nous rendent libres, ses pieds transpercés nous font marcher. En rendant l'esprit, il nous insuffle la vie; en mourrant sur la croix il nous appelle au ciel. "

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 26 Mars 2015

Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Mars 2015

" Mon temps est proche, c'est chez toi que je vais faire la Pâques avec mes disciples." Mt 26, 18

Le Seigneur nous invite, nous aussi à tout préparer pour célébrer avec lui le dernier repas, pour le suivre ensuite sur le chemin de la croix, fortifiés par sa chair et par son sang.

Jésus voulut faire avec ses disciples un festin d'adieu, en son honneur et à sa mémoire, avec l'intention d'y accompliir ses mystères C'était le "premier jour des Azymes", la grande fête des Juifs qui commémorait la libération de la servitude d'Egypte. L'agneau pascal devait être immolé, comme autrefois au temps de l'Exode, afin que le peuple de Dieu pût entrer libre dans la Terre promise. Cette fête de Pâque, la dernière doit rester profondément gravée dans la mémoire des disciples. Encore quelques jours et les ombres feront place à la réalité. La délivrace d'Egypte n'était qu'une préfiguration.

Pour les préparatifs du repas, Jésus envoya Pierre et Jean; Pierre, l'ardent et le zélé; Jean, le pur et le contemplatif. Cela nous montre combien le Maître désire que nous préparons avec soin la salle de notre coeur pour y recevoir l'Agneau immolé.

Seuls, les amis intimes du Christ peuvent prendre part à son festin. Qui n'est pas des siens et ne possède pas son esprit, s'il ose s'asseoir à sa table, "mange et boit sa propre condamnation;" I Cor. 11.29

 

              

 

L'homme souille, méprise et piétine l'Agneau de Dieu s'il n'estime pas le "repas du Seigneur" à sa juste valeur et "s'il n'y discerne le Corps".

 

Le prophète s'écrie

" Maudit celui qui fait mollement le travail de Yahvé. Jér. 48,19

Il faut avoir "la tenue de noce" pour participer au festin nuptial . mt 22, 11

Seigneur, donnez-nous quelque chose de votre zèle ardent pour la gloire du Père et le salut des âmes. Que votre corps, votre sang, votre âme et votre divinité nous donnent la force de poursuivre fidèlement jusqu'à la mort notre vie de sacrifice.

 

 

Skype emoticons-06-crying et moi  y a pas droit, pas juste.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Mars 2015

 

 

 

Skype emoticons-30-devil

 

skype emoticons smile vade retro Satanas !

 

Les démons tremblent devant la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie

 

Un dimanche, il y a de cela quelques années, je célébrais la messe dans l'église Santa Maria de Washington (États-Unis). Une messe solennelle qui, exceptionnellement, était en latin. Mais ce dimanche n'était pas très différent des autres dimanches. Sauf que…

Vous n'êtes pas sans savoir que l'ancienne messe en latin était célébrée ad orientem, c'est-à-dire orientée en direction de l'est liturgique. Le prêtre et les fidèles faisaient tous face dans la même direction, ce qui signifie que le célébrant se tenait, en pratique, dos au peuple. Au moment de la consécration, le prêtre s'inclinait, les avant-bras sur l'autel, tenant l'hostie entre les doigts. Ce jour-là, je prononçai les vénérables paroles de la consécration à voix basse, mais de manière claire et distincte : « Hoc est enim Corpus
meum »
 (« Ceci est mon Corps »). La cloche sonna alors que je m'agenouillai. Derrière moi, cependant, j'entendis comme un brouhaha, une agitation et des sons incongrus en provenance des bancs de devant, juste derrière moi, un peu à ma droite. Ensuite, un gémissement ou grognement. 

« Qu'est-ce que c'est ? », me suis-je demandé. Apparemment, ce n'étaient pas des sons humains, mais comme les grognements d'un animal, un sanglier ou bien un ours, associés à un gémissement plaintif, qui ne semblait pas humain non plus. J'élevai l'hostie tout en me demandant à nouveau : « Qu'est-ce que c'est ? ». Puis, le silence. Comme je célébrais l'ancien rite de la messe en latin, je ne pouvais pas me retourner facilement pour regarder. Mais je continuais à penser : « Qu'est-ce que c'était ? ». Arriva le moment de la consécration du calice. Je m'inclinai à nouveau, en prononçant à voix basse, mais clairement et distinctement, les paroles de la consécration : « Hic est enim calix sanguinis mei, novi et aeterni testamenti; mysterium fidei; qui pro vobis et pro multis effundetur em remissionem pecatorum. Haec quotiescumque feceritis in mei memoriam facietis » (« Car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l'Alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela, en mémoire de
moi »
).  

C'est alors que j'entendis à nouveau un bruit, cette fois indéniablement un gémissement et, tout de suite, le cri de quelqu'un qui suppliait : « Jésus, laisse-moi en paix ! Pourquoi me tortures-tu ainsi ? ». Il y eut soudain un bruit comme une lutte et quelqu'un qui courait dehors, avec un gémissement comme s'il était blessé. Les portes de l'église se sont ouvertes puis refermées. Ensuite le silence.


Prise de conscience

Je ne pouvais pas me retourner car j'élevais le calice de la consécration. Mais je compris à ce moment-là qu'une pauvre âme tourmentée par le démon, se voyant face au Christ dans l'Eucharistie, n'avait pas pu supporter sa présence réelle, exposée devant tout le monde. Je me suis alors souvenu des paroles de l'Écriture : « Les démons le croient aussi, et ils tremblent » (Jc 2,19).  


Repentir

 

Comme saint Jacques qui employa ces paroles pour raviver la foi faible de son troupeau, moi aussi j'ai des raisons de faire mon mea culpa. Pourquoi, en fin de compte, un pauvre homme tourmenté par le démon était plus conscient que je ne le suis, moi, de la présence réelle du Christ dans l'Eucharistie ? Pourquoi se montrait-il plus « choqué » que moi par cette présence ? Il est resté lui affecté négativement et s'est enfui en courant. Mais, pourquoi moi n'étais-je pas affecté positivement, avec la même intensité ? Et combien de croyants, restaient tranquillement sur leurs bancs ? Je ne doute pas un instant que nous tous, tant que nous sommes, croyons de façon intellectuelle en la présence eucharistique. Mais c'est quelque chose de différent et de merveilleux si nous nous laissons émouvoir par cette présence dans la profondeur de notre âme. Qu'il est facile de bailler en présence du Divin ! Et nous oublions la présence miraculeuse et ineffable qui est disponible, là, pour tous.  

Je veux témoigner que, ce jour-là, voici près de 15 ans, il m'est apparu très clairement que je tenais dans mes mains le Seigneur de Gloire, le Roi du ciel et de la terre, le Juge Juste et le Roi des rois de la terre. Jésus est-il présent dans l'Eucharistie ? Même les démons le croient ! Et vous ?

 

source.

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Mars 2015

http://www.antiochpatriarchate.org/images/thumbs/image.php?width=1000&height=466&cropratio=1000:466&image=//images/pages/baner-ann2014-03-25-12-32-16.jpg

 

 

 

 

 

Sainte fête de l'Annonciation.

à Amaury , skype emoticons smile  j' ai écris à mes moines préférés aujourd'hui pour les remercier des sermons. ma deuxième lettre écrite de l'année, bon la première c'était des condoléances. moins gai. 

comme ça il pourra dire des messes pour le petit Placide et ses lecteurs..! bon j'ai pas calculé selon le nombre de visites p jour sinon ça dépasserait les 8OO0 euros ça fait beaucoup quand même. j'ai arrondi sinon c'est plus qu'un trentain !

Comme je le lui ai dit j'aimerais bien en avoir un tous les dimanches, mais faut pas abuser des bonnes choses.  y a pas eu sermon auj. en grève !

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 25 Mars 2015

bx placide RiccardI

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Originaire de Trevi, en Ombrie, il entra chez les bénédictins de Rome en 1866, à l'âge de 22 ans. Confesseur et aumônier d'un monastère de moniales, puis de l'abbaye de Farfa, dans les monts Sabins au nord de Rome, il s'y dévoua pour y accueillir les nombreux pèlerins. Ce qui lui valut le surnom d'apôtre des Sabins. Il mourut à l'abbaye Saint Paul de Rome le 25 mars 1915. Il a été reconnu bienheureux en 1954.
À Rome, à Saint-Paul-hors-les-murs sur la voie d’Ostie, en 1915, le bienheureux Placide Riccardi, prêtre de l’Ordre de Saint-Benoît. Malgré les fièvres continues, les maladies, la paralysie dont il fut atteint, il s’attacha infatigablement à l’observance de la Règle et à la prière et il enseigna aux autres moines à faire de même.

Martyrologe romain

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Rédigé par Philippe

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Publié le 24 Mars 2015

 

 

Sans témoin, dans la pièce retirée d'une maison de Nazareth, une jeune fille du nom de Marie reçoit la visite d'un ange. Après avoir salué l'habitante de la demeure, la créature céleste s'émerveille devant la beauté de cette âme.
Quel beau compliment, pour Marie, que de s'entendre dire par la bouche de Gabriel : « Le Seigneur est avec vous » ! Le messager céleste est venu pour recueillir un mot prononcé au nom de toute l'humanité. Il est venu afin de remporter au ciel le plus beau « Oui » sorti du cœur d'une personne humaine et de pouvoir ainsi le répéter sans fin à la face de Dieu, pour sa gloire et pour l'humiliation éternelle du diable.

dom Pateau osb+

En contemplant le mystère de l’Incarnation, nous ne pouvons pas nous empêcher de tourner notre regard vers elle et nous remplir d’étonnement, de gratitude et d’amour en voyant comment notre Dieu, en entrant dans le monde, a voulu compter avec le consentement libre d’une de ses créatures.

 

Ce n’est que quand la Vierge répondit à l’ange : « Voici la servante du Seigneur; que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38), que le Verbe éternel du Père commença son existence humaine dans le temps.

Il est émouvant de voir comment Dieu non seulement respecte la liberté humaine, mais semble en avoir besoin. Et nous voyons aussi comment le commencement de l’existence terrestre du Fils de Dieu est marqué par un double « oui » à la volonté salvatrice du Père : celui du Christ et celui de Marie.

Cette obéissance à Dieu est celle qui ouvre les portes du monde à la vérité et au salut.

En effet, Dieu nous a créés comme fruit de son amour infini, c’est pourquoi vivre conformément à sa volonté est la voie pour rencontrer notre authentique identité, la vérité de notre être, alors que s’éloigner de Dieu nous écarte de nous-mêmes et nous précipite dans le néant. L’obéissance dans la foi est la vraie liberté, l’authentique rédemption qui nous permet de nous unir à l’amour de Jésus en son effort pour se conformer à la volonté du Père. La rédemption est toujours ce processus de porter la volonté humaine à la pleine communion avec la volonté divine.

Chers frères, nous louons aujourd’hui la Très Sainte Vierge pour sa foi et nous lui disons aussi avec sainte Elisabeth : « Heureuse celle qui a cru » (Lc 1, 45). Comme dit saint Augustin, avant de concevoir le Christ dans son sein, Marie le conçut dans la foi de son cœur. Marie crut et s’accomplit dans ce qu’elle croyait (cf. Sermon 215, 4 : PL 38, 1074).

Demandons au Seigneur de faire grandir notre foi, qu’il la rende vive et féconde dans l’amour. Demandons-lui de savoir accueillir en notre cœur comme elle la parole de Dieu et de l’appliquer avec docilité et constance.

 

La Vierge Marie , de par son rôle irremplaçable dans le mystère du Christ, représente l’image et le modèle de l’Église.

 

L’Église aussi, de même que fit la Mère du Christ, est appelée à accueillir en soi le mystère de Dieu qui vient habiter en elle. Chers frères, je connais les efforts, l’audace et l’abnégation avec lesquels vous travaillez chaque jour pour que, dans les réalités concrètes de votre pays, et en cette période de l’histoire, l’Église reflète toujours plus son vrai visage comme un lieu où Dieu s’approche et rencontre les hommes.

L’Église, corps vivant du Christ, a la mission de prolonger sur la terre la présence salvatrice de Dieu, d’ouvrir le monde à quelque chose de plus grand que lui-même, l’amour et la lumière de Dieu.

Cela vaut la peine, chers frères, de dédier toute sa vie au Christ, de grandir chaque jour dans son amitié et de se sentir appelé à annoncer la beauté et la bonté de sa vie à tous les hommes, nos frères.

 

Je vous encourage dans cette tâche de semer dans le monde la parole de Dieu et d’offrir à tous le vrai aliment du corps du Christ. Pâques s’approchant déjà, décidons-nous sans peur et sans complexe à suivre Jésus sur le chemin de la croix.

Acceptons avec patience et foi n’importe quel contrariété ou affliction, avec la conviction que dans sa résurrection il a vaincu le pouvoir du mal qui obscurcit tout, et a fait se lever un monde nouveau, le monde de Dieu, de la lumière, de la vérité et de la joie. Le Seigneur n’arrêtera pas de bénir par des fruits abondants la générosité de votre dévouement.

 

Le mystère de l’incarnation, dans lequel Dieu se fait proche de nous, nous montre également la dignité incomparable de toute vie humaine. C’est pourquoi, dans son projet d’amour, depuis la création, Dieu a confié à la famille fondée sur le mariage, la très haute mission d’être la cellule fondamentale de la société et la vraie Église domestique.

 

BENOÏT XVI

 

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Rédigé par Philippe

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