spiritualite

Publié le 22 Mars 2015

 

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saint temps de la Passion.

 

 

La liturgie nous fait entrer aujourd’hui dans la dernière période du temps du Carême. C’est le temps de la Passion par lequel nous nous préparons à commémorer et à revivre la Passion du Seigneur lors des trois jours saints.

 

La première lecture nous y introduit de plein-pied. Encore faut-il la comprendre, ce qui n’est pas évident. On y parle du Christ grand prêtre qui entre par une tente dans le sanctuaire avec son Sang. L’auteur renvoie à un rite de l’Ancien Testament : le grand prêtre entrait une fois l’an dans le sanctuaire du Temple avec du sang d’animaux pour purifier les péchés du peuple. Mais ce rite ne pouvait pas vraiment purifier les péchés : comment le sang d’animaux aurait-il pu effacer les péchés des hommes ? Il annonçait la purification des péchés opérée par Jésus versant son sang sur la croix.


Dans ce sanctuaire où entrait le grand prêtre se trouvait l’arche contenant les tables de la Loi et un reste de la manne qui avait nourri le peuple au désert. C’était le lieu de la présence de Yahvé. L’architecture de nos églises a hérité de cette disposition : ce qu’on appelle le sanctuaire est cette partie où se trouve l’autel sur lequel le Christ, le Fils de Dieu, se rend présent sous les apparences du pain et du vin que figurait la manne. Dans quel sanctuaire Jésus est-il entré avec son sang ? Ce sanctuaire où Dieu est présent, c’est le ciel, dans lequel le Christ est entré par sa Passion : « Ce n'est pas, en effet, dans un sanctuaire fait de main d'homme, simple copie du véritable, que le Christ est entré, mais dans le ciel même, afin de paraître maintenant pour nous devant la face de Dieu » (9,24).


Déjà nous comprenons mieux ce que veut dire l’auteur de la lettre aux Hébreux :

Jésus, le nouveau grand prêtre est entré au ciel en ayant purifié les péchés des hommes par son sang. Mais il reste un élément à éclaircir. Il dit que le Christ Jésus est entré dans le sanctuaire par une tente.

 

Pour comprendre, il faut se rappeler que les hébreux avaient au désert, en guise de temple, une tente, qui donnait accès au sanctuaire où se trouvait l’arche. A travers quelle tente le Christ est-il allé au ciel par sa Passion ? Voici ce que l’auteur nous en dit : il s’agit d’une « tente plus grande et plus parfaite non faite de main d'homme, c'est-à-dire qui n'est pas de cette création » (9,11).

Serait-ce le ciel dans lequel les Apôtres ont vu partir le Seigneur lors de son Ascension ? Mais ce ciel qu’ils voyaient appartient à la création. Il y a une autre solution, déjà suggérée par les Pères de l’Eglise : le Christ est monté au ciel par son corps, non pas le corps né de Marie, qui appartient comme le nôtre à cette création, mais son corps glorifié qui n’est pas de cette création car il appartient à la nouvelle création. Que la tente par laquelle le Christ est entré dans le sanctuaire, puisse désigner son corps, Jésus l’insinue lorsqu’il dit : « Détruisez ce temple, et en trois jours je le relèverai », faisant allusion à sa mort et à sa résurrection. Et il avait dit aussi un jour, parlant de lui-même : « Il y a ici plus que le Temple ». Car, comme le dira saint Paul : « En lui habite la plénitude la divinité », et pas seulement la manne et les tables de la Loi.

Seul ce corps-là, appartenant au monde à venir, pouvait entrer en présence de Dieu. Cette tente-là, celle de son corps, est plus parfaite que celle des hébreux au désert. Et elle est aussi plus grande, car elle s’élargit aux dimensions de toute l’Eglise, non à celle d’un groupe de nomades.


Jésus n’est pas seulement entré au ciel, il en a ouvert la porte, afin que : « ceux qui sont appelés reçoivent l'héritage éternel promis » (9,15). « Approchons-nous avec un coeur sincère (…) purifié des souillures d'une mauvaise conscience » (10,22).

 

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Rédigé par un moine osb +

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Publié le 21 Mars 2015

 

 

 

 

Pope Benedict XVI

à tous les moines, moniales, oblats, oblates, et les Benoît ;  Demain dernier sermon de carême merci au Père Abbé d'une abbaye soeur de Fontgombault d'avoir permis à nos lecteurs et lectrices de saintes méditations pour ces dimanches.

Je vous souhaite un bon et saint temps de la Passion, priez bien saint benoît pour votre serviteur.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 20 Mars 2015

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O bon Père Benoît, chef et Patriarche des moines, espérance et consolation de tous ceux qui recourent à vous de tout leur coeur, je me recommande humblement à votre très sainte protection. Daignez, en raison de l'excellence de vos mérites, me défendre contre tous les ennemis de mon âme et m'accorder dans l'abondance de votre tendresse, la grâce de la componction et le don des larmes, afin que je puisse pleurer comme il convient et abondamment tant de fautes et d'offenses dont je me suis souvent rendu coupable depuis ma jeunesse contre l'aimable et désirable Seigneur Jésus-Christ, et afin que je mérite de vous louer et de vous honorer dignement.

O olivier, ô vigne d'une extraordinaire fécondité dans la maison de Dieu. O vase d'or massif, orné de toutes sortes de pierres précieuses, choisi par Dieu et très agréable à son coeur, enrichi d'innombrables dons de la grâce comme d'autant de diamants étincelants. Je vous prie, je vous supplie, je vous conjure de toute l'ardeur de mon coeur et par tous les désirs de mon âme, Père très bienveillant et doux Maître, de daigner vous souvenir devant Dieu du pauvre pécheur que je suis, pour que, dans sa bonté&, il me pardonne tous mes péchés, me maintienne dans le bien et ne permette pas que quelque malheur m'éloigne jamais de lui. Puisse-t-il, au contraire, m'admettre après vous, ô Père, dans la société des Bienheureux et m'accorder la joie de le contempler; là je goûterai le bonheur éternel avec vous et avec l'immense armée de moines placée sous votre étendard. Daigne m'accorder cette grâce notre Dieu et Seigneur Jésus-Christ, qui, avec le Père et le Saint-Esprit, vit et règne dans les sicècles des siècles.

 

Amen.

 

 

Dans les périls dans les angoisses, dans les incertitudes, pense à Marie, invoque Marie. Que son nom ne s'éloigne pas de ta bouche, ne s'éloigne pas de ton cœur... En la suivant, tu ne te perds pas, en la priant tu ne désespères pas, en pensant à elle tu ne te trompes pas. Si elle te retient tu ne tombes pas; si elle te protège, tu ne crains rien; si elle te guide, tu ne te fatigues pas, si elle te concède sa faveur, tu parviens à tes fins".

Benoît XVI

 

 

Dans la vie des moines, toutefois, la prière a une importance particulière: elle est le centre de leur tâche professionnelle. Ceux-ci, en effet, exercent la profession d'orant.
A l'époque des Pères de l'Eglise, la vie monastique était définie comme une vie à la manière des anges. Et la caractéristique essentielle des anges que l'on voyait en eux était d'être des adorateurs. Leur vie est adoration. Cela devrait valoir également pour les moines. Ceux-ci prient avant tout non pas pour telle ou telle autre chose, mais simplement parce que Dieu mérite d'être adoré. "Confitemini Domino, quoniam bonus! - Rendez grâce au Seigneur car il est bon, car éternel est son amour!" exhortent divers Psaumes (par ex. Ps 106, 1). Une telle prière sans objectif spécifique, qui se veut un pur service divin est donc appelée à juste titre "officium". C'est le "service" par excellence, le "service sacré" des moines. Il est offert au Dieu trinitaire qui, par dessus toute chose, est digne "de recevoir l'honneur, la gloire et la puissance" (Ap 4, 11), parce qu'il a créé le monde de manière merveilleuse et de manière plus merveilleuse encore il l'a renouvelé.

Dans le même temps, l'officium des personnes consacrées est également un service sacré aux hommes et un témoignage pour eux. Chaque homme porte dans l'intimité de son cœur, consciemment ou de manière inconsciente, la nostalgie d'une satisfaction définitive, du bonheur suprême, et donc au fond de Dieu. Un monastère, où la communauté se réunit plusieurs fois par jour pour louer Dieu, témoigne que ce désir humain originel ne finit pas dans le néant: le Dieu Créateur ne nous a pas placés, nous les hommes, dans des ténèbres effroyables où, procédant à tâtons, nous devrions désespérément chercher un sens ultime et fondamental (cf. Ac 17, 27); Dieu ne nous a pas abandonnés dans un désert de néant, privé de sens, où, en définitive, nous attend seulement la mort. Non! Dieu a éclairé nos ténèbres avec sa lumière, par l'œuvre de son Fils Jésus Christ. En Lui, Dieu est entré dans notre monde avec toute sa "plénitude" (cf. Col 1, 19), en Lui, toute vérité, dont nous avons la nostalgie, a son origine et son sommet.

Notre lumière, notre vérité, notre but, notre satisfaction, notre vie - tout cela n'est pas une doctrine religieuse, mais une Personne: Jésus Christ.

Bien au-delà de nos capacités de chercher et de désirer Dieu, nous sommes déjà auparavant cherchés et désirés, et plus encore, trouvés et rachetés par Lui! Le regard des hommes de tous les temps et de tous les peuples, de toutes les philosophies, les religions et les cultures, rencontre en fin de compte les yeux grands ouverts du Fils de Dieu crucifié et ressuscité; son cœur ouvert est la plénitude de l'amour. Les yeux du Christ sont le regard de Dieu qui aime. L'image du Crucifié au-dessus de l'autel, dont l'original romain se trouve dans la Cathédrale de Sarzana, montre que ce regard se tourne vers chaque homme. Le Seigneur en effet, regarde dans le cœur de chacun de nous.

Le cœur du monachisme est l'adoration - une vie à la manière des anges. Mais les moines étant des hommes de chair et de sang sur cette terre, saint Benoît, à l'impératif central de l'"ora", en ajoute un second: le "labora". Selon la conception de saint Benoît comme celle de saint Bernard, une partie de la vie monastique, en plus de la prière, est aussi le travail, la culture de la terre conformément à la volonté du Créateur. Ainsi, au fil de tous les siècles, les moines, à partir de leur regard tourné vers Dieu, ont rendu la terre vivable et belle. La sauvegarde et l'assainissement de la création venaient précisément de leur regard tourné vers Dieu. A travers le rythme de l'ora et labora, la communauté des personnes consacrées rend témoignage de ce Dieu qui en Jésus Christ nous regarde, et l'homme et le monde, sous Son regard, deviennent bons.

Non seulement les moines disent l'officium, mais l'Eglise a tiré de la tradition monastique pour tous les religieux, ainsi que pour les prêtres et les diacres, la récitation du Bréviaire. Il est bon ici aussi que les religieuses et les religieux, les prêtres et les diacres - et naturellement aussi les Evêques - dans la prière quotidienne "officielle", se présentent devant Dieu avec des hymnes et des psaumes, avec des actions de grâce et des requêtes sans objectifs spécifiques.

Chers confrères dans le ministère sacerdotal et diaconal, chers frères et sœurs dans la vie consacrée! Je sais qu'il faut de la discipline, et même parfois un dépassement de soi-même pour réciter fidèlement le Bréviaire; mais à travers cet officium, nous recevons dans le même temps de nombreuses richesses: combien de fois, lorsque nous le récitons, la fatigue et l'abattement s'évanouissent! Et lorsque Dieu est loué et adoré avec fidélité, sa Bénédiction ne fait pas défaut. A juste titre, on dit en Autriche: "Tout dépend de la Bénédiction de Dieu!".

Votre service prioritaire pour ce monde doit donc être votre prière et la célébration de l'Office divin. La disposition intérieure de chaque prêtre, de chaque personne consacrée doit être de "ne rien placer avant l'Office divin". La beauté d'une telle disposition intérieure s'exprimera à travers la beauté de la liturgie au point que là où, ensemble, nous chantons, nous louons, nous exaltons et nous adorons Dieu, un fragment du ciel devient présent sur terre. Il n'est vraiment pas téméraire de voir, dans une liturgie entièrement centrée sur Dieu, dans les rites et dans les chants, une image de l'éternité. Autrement, comment nos ancêtres auraient-ils pu, il y a des centaines d'années, construire un édifice sacré aussi solennel que celui-ci? L'architecture elle-même attire ici déjà vers le haut nos sens en direction de "ce que l'œil n'a pas vu, ce que l'oreille n'a pas entendu, ce qui n'est pas monté au cœur de l'homme, tout ce que Dieu a préparé pour ceux qui l'aiment" (Cf. 1 Co 2, 9).


Dans toute forme d'engagement au service de la liturgie, un critère déterminant doit être le regard toujours tourné vers Dieu.

 

Nous sommes devant Dieu - Il nous parle, et nous Lui parlons. Lorsque, dans les réflexions sur la liturgie, on se demande seulement comment la rendre attirante, intéressante et belle, la partie est déjà perdue.

Ou bien elle est opus Dei avec Dieu comme sujet spécifique ou elle n'est pas. Dans ce contexte, je vous demande: célébrez la sainte liturgie en ayant le regard tourné vers Dieu dans la communion des Saints, de l'Eglise vivante de tous les lieux et de tous les temps afin qu'elle devienne l'expression de la beauté et de la sublimité de ce Dieu ami des hommes!

L'âme de la prière, enfin, est l'Esprit Saint. Chaque fois que nous prions, en vérité, c'est toujours Lui qui "vient au secours de notre faiblesse, en intercédant lui-même en des gémissements ineffables" (cf. Rm 8, 26)

. En ayant confiance dans cette parole de l'Apôtre Paul je vous assure, chers frères et sœurs, que la prière suscitera en vous cet effet que l'on exprimait jadis en appelant les prêtres et les personnes consacrées simplement des "Geistliche" (c'est-à-dire des personnes spirituelles). Monseigneur Sailer, l'Evêque de Ratisbonne dit un jour que les prêtres devaient être avant tout des personnes spirituelles. Je serais heureux que l'expression "Geistliche" retrouve un usage pus fréquent. Mais il est surtout important que se réalise en nous la réalité que décrit ce terme: que dans la sequela du Seigneur, en vertu de la force de l'Esprit, nous devenions des personnes "spirituelles".


L'Autriche est, comme on le dit, véritablement "Klosterreich" (*): au double sens de royaume des monastères et riche de monastères. Vos très anciennes abbayes, dont l'origine et les traditions remontent à plusieurs siècles, sont des lieux de la "préférence donnée à Dieu". Chers confrères, vous rendez tout à fait évidente cette priorité donnée à Dieu! Comme une oasis spirituelle, un monastère indique au monde d'aujourd'hui la chose la plus importante, et c'est même en fin de compte la seule chose décisive: il existe une ultime raison pour laquelle il vaut la peine de vivre, qui est Dieu et son amour impénétrable.

Et je vous demande, chers fidèles, de considérer vos abbayes et vos monastères toujours pour ce qu'ils sont et ce qu'ils veulent être: pas seulement des lieux de culture et de tradition, voire de simple entreprises économiques. Structure, organisation et économie sont nécessaires dans l'Eglise également, mais ce ne sont pas des choses essentielles. Un monastère est surtout ceci: un lieu de force spirituelle. En arrivant dans l'un de vos monastères ici en Autriche, on a la même impression que lorsque, après une longue marche dans les Alpes qui a coûté beaucoup d'effort, on trouve finalement un ruisseau d'eau de source où se rafraîchir... Profitez donc de ces sources de la proximité de Dieu dans votre pays, ayez de l'estime pour les communautés religieuses, les monastères et les abbayes et recourez au service spirituel que les personnes consacrées sont prêtes à vous offrir!

Ma visite, enfin, s'adresse à l'Académie désormais pontificale qui fête le 205 anniversaire de sa fondation et qui, dans son nouveau statut, a reçu de l'Abbé le nom supplémentaire de l'actuel Successeur de Pierre. Pour autant que soit importante l'intégration de la discipline théologique dans l'universitas du savoir à travers les facultés de théologie catholiques dans les universités d'Etat, il est toutefois tout aussi important qu'il y ait des lieux d'études aussi spécifiques que le vôtre, où est possible un lien profond entre la théologie scientifique et la spiritualité vécue.

 

Dieu, en effet, n'est jamais simplement l'Objet de la théologie, il en est toujours dans le même temps également le Sujet vivant. La théologie chrétienne, du reste, n'est jamais un discours uniquement humain sur Dieu, mais elle est toujours dans le même temps le Logos et la logique à travers lesquels Dieu se révèle. C'est pourquoi l'intellectualité scientifique et la dévotion vécue sont deux éléments de l'étude qui, dans une complémentarité indispensable, dépendent l'une de l'autre.

Le père de l'Ordre cistercien, saint Bernard, a lutté en son temps contre la séparation entre une rationalité qui objective et le courant de la spiritualité ecclésiale. Notre situation actuelle, bien que différente, présente toutefois aussi de remarquables similitudes. Dans le souci d'obtenir la reconnaissance de rigueur scientifique au sens moderne, la théologie peut perdre le souffle de la foi. Mais comme une liturgie qui oublie de regarder vers Dieu vit, en tant que telle, ses derniers moments, de même, une théologie qui ne respire plus dans l'espace de la foi, cesse d'être théologie; elle finit par se réduire à une série de disciplines plus ou moins reliées entre elles. Là où l'on pratique en revanche une "théologie à genoux", comme le demandait Hans Urs von Balthasar, elle sera féconde pour l'Eglise en Autriche et même au-delà.

Cette fécondité apparaît dans le soutien et dans la formation aux personnes qui portent en elles un appel spirituel. Pour qu'aujourd'hui, un appel au sacerdoce et à l'état religieux puisse être conservé fidèlement tout au long de la vie, il faut une formation qui intègre la foi et la raison, le cœur et l'esprit, la vie et la pensée. Une vie à la suite du Christ nécessite l'implication de toute la personnalité. Lorsque l'on néglige la dimension intellectuelle, naît trop facilement une forme de pieux sentiment d'amour qui vit presque exclusivement d'émotions et d'états d'âme qui ne peuvent pas durer toute la vie. Et lorsque l'on néglige la dimension spirituelle, on crée un rationalisme raréfié, qui sur la base de la froideur et du détachement, ne peut jamais déboucher sur un don enthousiaste de soi à Dieu. On ne peut pas fonder une vie à la suite du Christ sur une telle vision unilatérale; avec les demi-mesures on resterait personnellement insatisfait et, par conséquent, peut-être aussi spirituellement stérile. Tout appel à la vie religieuse ou au sacerdoce est un trésor si précieux que les responsables doivent faire tout leur possible pour trouver les chemins de formation adaptés afin de promouvoir ensemble fides et ratio - la foi et la raison, le cœur et l'esprit.

Saint Léopold d'Autriche - nous venons de l'entendre - sur le conseil de son fils, le Bienheureux Evêque Otton de Freising, qui fut mon prédécesseur sur le siège épiscopal de Freising (à Freising on célèbre aujourd'hui sa fête) fonda en 1133 votre abbaye, en lui donnant le nom de "Unsere Liebe Frau zum Heiligen Kreuz" - Notre Dame de la Sainte Croix. Ce monastère n'est pas dédié à la Vierge uniquement par tradition - comme tous les monastères cisterciens -, mais ici brûle le feu marial de saint Bernard de Clairvaux. Bernard qui entra au monastère avec 30 compagnons, est une sorte de Patron des vocations spirituelles. Peut-être avait-il un ascendant si enthousiasmant et si encourageant sur les nombreux jeunes de son époque appelés par Dieu, parce qu'il était animé par une dévotion mariale particulière. Là où est Marie, on trouve l'image primordiale du don total et de la sequela du Christ. Là où est Marie, on trouve le souffle pentecostal de l'Esprit Saint, on trouve l'élan et le renouveau authentique.

Depuis ce lieu marial sur la Via Sacra, je souhaite à tous les lieux spirituels en Autriche fécondité et capacité de rayonnement. Ici, je voudrais avant mon départ, comme déjà à Mariazell, demander encore une fois à la Mère de Dieu d'intercéder pour toute l'Autriche. Avec les paroles de saint Bernard, j'invite chacun à se faire avec confiance "enfant" devant Marie, comme l'a fait le Fils de Dieu lui-même. Saint Bernard dit et nous disons avec lui: "Regarde l'étoile, invoque Marie...

 

Dans les périls dans les angoisses, dans les incertitudes, pense à Marie, invoque Marie. Que son nom ne s'éloigne pas de ta bouche, ne s'éloigne pas de ton cœur... En la suivant, tu ne te perds pas, en la priant tu ne désespères pas, en pensant à elle tu ne te trompes pas. Si elle te retient tu ne tombes pas; si elle te protège, tu ne crains rien; si elle te guide, tu ne te fatigues pas, si elle te concède sa faveur, tu parviens à tes fins".

 

Benoit XVI et moi

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Mars 2015

"C'est là, Fidèles (dans l'éternité) que vous verrez ce que je ne puis vous dire aujourd'hui: vous découvrirez les merveilles de la vie cachée de Joseph; vous saurez ce qu'il a fait durant tant d'années, et combien est glorieux de se cacher avec Jésus-Christ. Ha! sans doute, il n'est pas de ceux qui ont reçu leur récompense en ce monde: c'est pourquoi il paraîtra alors, parce qu'il n'a pas paru; il éclatera (c'est-à-dire: il brillera avec grand éclat), parce qu'il n'a point éclaté. Dieu réparera l'obscurité de sa vie; et sa gloire sera d'autant plus grande, qu'elle est réservée pour la vie future."

 

Jacques-Bénigne Bossuet, Panégyrique de saint Joseph, prononcé le 19 mars 1656.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Mars 2015

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http://www.aleteia.org/image/ar/article/%D8%A7%D9%84%D9%8A%D9%88%D9%85-%D8%A7%D9%84%D8%AA%D8%A7%D8%B3%D8%B9-%D9%86%D8%B9%D9%85%D8%A9-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%AD%D8%A7%D9%81%D8%B8%D8%A9-%D8%B9%D9%84%D9%89-%D8%A5%D9%8A%D9%85%D8%A7%D9%86%D9%86%D8%A7-%D8%A7%D9%84%D9%85%D8%B3%D8%AA%D9%82%D9%8A%D9%85-5855248790847488/saint-josephs-dream-st-joseph-and-the-messenger-anton-raphael-mengs-cc_ar/topic

 

 

 

Nous recourons à vous dans notre tribulation, ô bienheureux Joseph, et, après avoir imploré le secours de votre très sainte épouse, nous sollicitons aussi avec confiance votre patronage.

Par l'affection qui vous a uni à la Vierge immaculée, Mère de Dieu ; par l'amour paternel dont vous avez entouré l'Enfant Jésus, nous vous supplions de regarder avec bonté l'héritage que Jésus-Christ a conquis au prix de son sang, et de nous assister de votre puissance et de votre secours dans nos besoins.

Protégez, Ô très sage gardien de la divine Famille, la race élue de Jésus-Christ ; Préservez-nous, ô Père très aimant, de toute souillure d'erreur et de corruption ; soyez-nous favorable, ô notre très puissant libérateur.

Du haut du ciel assistez-nous dans le combat que nous livrons à la puissance des ténèbres ; et, de même que vous avez arraché autrefois l'Enfant Jésus au péril de la mort, défendez aujourd'hui la sainte Eglise de Dieu des embûches de l'ennemi et de toute adversité.

Couvrez chacun de nous tous de votre perpétuelle protection, afin que, soutenus par votre secours, nous puissions vivre saintement, pieusement mourir et obtenir la béatitude éternelle du Ciel.

Ainsi soit-il.

Considérons quels sentiments de tendresse et de vénération Saint Joseph avait pour la bienheureuse Vierge Marie. A la bonté la plus accomplie elle joignait la plus profonde humilité, la plus aimable douceur, la plus complète pureté, la plus parfaite obéissance, le plus généreux amour de Dieu; élevée de la sorte par ses incomparables qualités au-dessus de tous les hommes et de tous les anges, Marie méritait l’affection de Saint Joseph, et Saint Joseph, pour qui la vertu avait tant de charmes, aimait Marie de tout son coeur. D’autant plus qu’il recevait incessamment les marques de l’affection dont sa sainte épouse était animée pour lui; nul doute, en effet, qu’elle n’aimât son chaste époux plus que n’importe quelle autre créature. Enfin, il voyait dans Marie la bien-aimée de Dieu, celle que le Seigneur avait choisie pour mère de son Fils unique. Combien donc le coeur si juste et si reconnaissant de Joseph devait aimer sa pure et admirable épouse !

Considérons ensuite l’amour que Joseph portait à Jésus. Dieu ne pouvait charger Joseph de tenir lieu de père à Jésus sans lui mettre au coeur l’amour dont il fallait qu’un père fût animé pour un tel Fils, un Fils si digne d’amour, un Fils qui était en même temps son Dieu. Aussi l’amour de Joseph, fort différent de celui que les pères ont d’ordinaire pour leurs enfants, ne fut pas seulement naturel, mais encore surnaturel, Jésus étant tout à la fois et le fils de Joseph et son Dieu. En effet, grâce à la révélation apportée du ciel par l’ange, Saint Joseph savait de science certaine que cet enfant, dont la vie s’écoulait près de lui, était le Verbe divin fait homme par amour pour les hommes, et en particulier pour lui, son père nourricier. Il se voyait choisi entre tous pour lui servir de gardien et de protecteur, en même temps qu’il l’entendait lui dire : mon père. Quel incendie d’amour ne devait pas allumer dans l’âme du saint patriarche la considération de ces merveilles! De quelles flammes d’amour il se sentait brûler lorsqu’il voyait son Dieu faire l’office d’un simple ouvrier, ouvrir et fermer l’atelier, aider à scier le bois, manier le rabot et la hache, ramasser les copeaux, balayer la maison, en un mot accomplir exactement tous ses ordres et n’agir jamais que par obéissance. Quels sentiments de tendresse inondaient son âme quand il portait l’Enfant Jésus dans ses bras et que tous deux se témoignaient leur amour par les plus douces caresses, quand il l’entendait proférer ces paroles de vie éternelle dont chacune était comme une flèche d’amour qui lui perçait le coeur, mais surtout quand il voyait donner l’exemple de toutes les plus sublimes vertus! Parmi les hommes, à force de vivre ensemble, on finit d’ordinaire par n’avoir plus l’un pour l’autre qu’un amour fort médiocre, parce que, au fur et à mesure que les relations durent, on découvre davantage les défauts l’un de l’autre. Saint Joseph, au contraire, ne cessait, en continuant de vivre avec Jésus, d’admirer davantage sa sainteté. Comprenons par là de quel amour il parvint à brûler pour lui, cette vie d’ineffable intimité n’ayant pas duré, selon le sentiment commun, moins de vingt-cinq ans.

Grand saint Joseph, je me réjouis que Dieu vous ait jugé digne d’occuper ce poste éminent où, constitué le père de Jésus, vous avez vu se soumettre à votre autorité celui dont le ciel et la terre exécutent les ordres. Puisqu’un Dieu voulut vous obéir, moi je veux me mettre à votre service. Oui, je veux désormais vous servir, vous honorer et vous aimer, comme mon Seigneur et Maître. Daignez m’accepter au nombre de vos clients ; ensuite commandez-moi tout ce que vous voulez. Quoi que vous m’ordonniez, ce sera, je le sais, pour mon plus grand bien et pour la gloire de Jésus, mon Rédempteur et le vôtre. Mon bien-aimé Saint Joseph, soyez mon intercesseur auprès de Jésus. Il vous a si fidèlement obéi sur la terre; certainement il ne rejettera jamais aucune de vos prières. Dites-lui donc qu’il me pardonne toutes les offenses dont je me suis rendu coupable contre lui. Dites-lui qu’il me détache des créatures et de moi-même et qu’il m’enflamme de son amour; puis qu’il fasse de moi tout ce qui lui plaît.

 

Saint Alphonse-Marie de Liguori
« Une année de méditations »

 

intention de prières spéciales, même si certains usurpent  les liens et  les droits à  l'information en s'appropriant l'information..

tellement  très facile,

 

fssp france

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Rédigé par Philippe

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Publié le 18 Mars 2015

 

      

 

 

 

 

Ce sont surtout les vertus de la vie cachée et à un degré correspondant à celui de la grâce sanctifiante[ : une profonde humilité, une foi pénétrante, qui ne se déconcerte jamais, une espérance inébranlable, par-dessus tout une immense charité, grandissant sans cesse au contact de Jésus, la bonté la plus délicate du pauvre, riche, en sa pauvreté, des plus grands dons de Dieu, des sept dons de l’Esprit-Saint, au même degré que sa charité. Les litanies disent : « Joseph très juste, très chaste, très prudent, très fort, très obéissant, très fidèle, miroir de patience, ami de la pauvreté, modèle des ouvriers, honneur de la vie domestique. »

Sa foi vive fut à certains jours douloureuse à cause de son obscurité, obscurité dans laquelle il pressentait quelque chose de trop grand pour lui : en particulier lorsqu’il ignorait encore le secret de la conception virginale, que l’humilité de Marie tenait caché. La parole de Dieu transmise par l’ange fit la lumière, en annonçant la naissance miraculeuse du Sauveur. Joseph aurait pu hésiter à croire une chose si extraordinaire ; il y croit fermement dans la simplicité de son cœur, et cette grâce insigne, loin de l’enorgueillir, le confirme pour toujours dans l’humilité. Pourquoi, se dit-il, à moi Joseph, plutôt qu’à tout autre homme, le Très-Haut a-t-il donné ce trésor infini à garder ? Il voit avec évidence qu’il n’a certes pas pu mériter un pareil don. II comprend toute la gratuité de la prédilection divine à son égard, c’est le bon plaisir souverainement libre, qui est à lui-même sa raison ; en même temps s’éclairent les prophéties, et la foi du charpentier grandit dans des proportions prodigieuses.

Pourtant l’obscurité ne tarde pas à reparaître, Joseph doit cheminer à travers les rayons et les ombres. Il était déjà pauvre avant d’être l’objet des prédilections divines, avant d’avoir reçu le secret de Dieu ; il devient plus pauvre encore, remarque Bossuet, lorsque Jésus vient au monde. II n’y a point de place pour le Sauveur dans la dernière des auberges de Bethléem, il faut se retirer dans une étable. Dans la délicatesse de son cœur, Joseph dut souffrir de n’avoir rien à donner à Marie et à son fils. Lorsque Jésus vient dans une âme, disent les saints, il y entre avec sa croix, il la détache de tout pour l’unir à lui. Joseph et Marie le comprirent dès le premier jour, et la prophétie du vieillard Siméon vint confirmer leur pressentiment.

Déjà la persécution commence. Hérode cherche à faire mourir le Messie. Le chef de la sainte Famille, averti par un ange, est contraint de fuir en Égypte avec Marie et l’enfant Jésus. Pauvre artisan, sans autre ressource que son travail, il part pour ce pays lointain, où nul ne le connaît ; il part, fort de sa foi en la parole de Dieu transmise par l’ange. C’est là sa mission : il doit cacher Notre Seigneur, le soustraire aux persécuteurs, et il ne reviendra à Nazareth que lorsque le danger aura disparu. Joseph est le ministre et le protecteur de la vie cachée de Jésus, comme les apôtres sont les ministres de sa vie publique.

 

En cette vie cachée, au milieu même des épreuves, la nuit obscure de la foi s’éclaire à la lumière toujours plus radieuse et plus douce, qui vient de la sainte âme du Verbe fait chair. De retour à Nazareth, pendant les années qu’y vécut la sainte Famille, le recueillement et le silence ont régné dans la petite maison du charpentier, véritable sanctuaire, plus sacré que le saint des saints du temple de Jérusalem. C’était un silence plein de douceur, la contemplation toute aimante du mystère infini de Dieu venu parmi nous et encore ignoré de tous. De temps en temps quelques paroles traduisaient l’état profond des âmes ; mais dans cette atmosphère d’innocence et d’amour les âmes étaient transparentes l’une à l’autre et se comprenaient d’un regard sans avoir besoin de paroles.

 

Après la contemplation de la bienheureuse Vierge, y en eut-il ici-bas de plus simple et de plus aimante que celle de l’humble charpentier, lorsqu’il regardait Jésus ? Par grâce il avait reçu pour lui les sentiments du père protecteur le plus dévoué et le plus délicat, et il était aimé par Jésus, enfant et adolescent, avec une tendresse, une reconnaissance et une force qui ne se peuvent trouver que dans le cœur même de Dieu. Un regard de Joseph sur Jésus rappelait à l’humble artisan le mystère de Bethléem, l’exil d’Égypte, le grand mystère du salut du monde. L’action incessante du Verbe de Dieu fait chair sur Joseph était l’action créatrice, qui conserve la vie après l’avoir donnée : « amor Dei infundens et creans bonitatem in rebus», l’action surnaturelle, féconde en grâces toujours nouvelles. Impossible de trouver plus de grandeur en une si parfaite simplicité. Comme dans le prophète Joseph de l’Ancien Testament, Joseph vendu par ses frères et figure du Christ, c’était la plus haute contemplation dans les formes les plus simples, la contemplation divine, toute pénétrée du pur amour de charité. Il portait en son cœur le secret le plus grand, celui de l’Incarnation rédemptrice ; l’heure n’était pas encore venue de le révéler. Les Juifs n’auraient pas compris, n’y auraient pas cru ; beaucoup d’entre eux attendaient un Messie temporel couvert de gloire, et non un Messie pauvre et souffrant pour nous. La présence de Joseph voilait ce mystère : on appelait Jésus le fils du charpentier. Le pauvre artisan avait dans sa maison le Verbe de Dieu fait chair, il possédait le Désiré des nations, annoncé par les prophètes, et il n’en disait mot. Il était témoin de ce mystère, et il le goûtait en secret en se taisant.

Cette contemplation très aimante était très douce pour Joseph, mais elle lui demandait aussi la plus grande abnégation, abnégation qui allait jusqu’au plus douloureux sacrifice, lorsqu’il se rappelait ces paroles de Siméon : « Cet enfant sera un signe en butte à la contradiction », et celles dites à Marie : « et vous un glaive vous transpercera la poitrine ».

L’acceptation du mystère de la Rédemption par la souffrance apparaissait à Joseph comme la consommation douloureuse du mystère de l’Incarnation, et il avait besoin de toute la générosité de son amour pour offrir à Dieu, en sacrifice suprême, l’enfant Jésus et sa sainte Mère, qu’il aimait incomparablement plus que sa propre vie. Il n’a pas offert le sacrifice eucharistique, mais il a souvent offert l’enfant Jésus à son Père pour nous. Comme le dit l’abbé Sauvé, « ne voyant que la volonté de Dieu, saint Joseph reçoit d’elle, avec la même simplicité, et les joies les plus profondes et les épreuves les plus cruelles ».

 

A peine pouvons-nous soupçonner ce que furent en l’âme de Joseph les progrès admirables de la foi, de la contemplation et de l’amour. Autant l’humble charpentier a eu une vie cachée sur la terre, autant il est glorifié dans le ciel. Celui à qui le Verbe de Dieu a obéi ici-bas conserve au ciel sur le cœur sacré de Jésus une puissance d’intercession incomparable.

Comme il veillait sur la maison de Nazareth, il veille aujourd’hui sur les foyers chrétiens, sur les communautés religieuses, sur les vierges consacrées à Dieu, il est leur guide, dit sainte Thérèse, dans les voies de l’oraison ; il est aussi, comme le disent les litanies, la consolation des malheureux, l’espoir des malades, le soutien des mourants, la terreur des démons, le Protecteur de la sainte Église, grande famille de Notre-Seigneur. Demandons-lui de nous faire connaître le prix de la vie cachée, la splendeur des mystères du Christ, et l’infinie bonté de Dieu, telle qu’il l’a vue lui-même dans l’Incarnation rédemptrice.

 

RP. gARRIGOU Lagrange . OP

 

 

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Publié le 18 Mars 2015

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18/03/15 - Le cardinal corse Dominique Mamberti célèbre A Madonuccia dans la cathédrale d'Ajaccio (Corse-du-Sud) © PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

© PASCAL POCHARD-CASABIANCA / AFP

 

Le nouveau  cardinal Mamberti a célébré la messe pontificale dans la cathédrale Notre-Dame de l'Assomption pleine à craquer et ornée de brassées de fleurs blanches et jaunes et d'oriflammes aux couleurs du Saint-Siège.

 

C’est en présence de son Eminence le Cardinal Dominique Mamberti et de son Excellence Olivier de Germay, Evêque de Corse que la population ajaccienne a montré toute sa ferveur et son amour pour la patronne de la ville d’Ajaccio.
A 21 heures les cérémonies en l’honneur de Notre Dame de la Miséricorde ont débuté par une procession partie de la cathédrale pour arriver place Foch et consacrer un temps de prière devant la statue de la Madunnuccia. Un concert devant l'hôtel de ville a clôturé la soirée.
 

Cette fête est celle qui tient le plus au cœur du véritable ajaccien.
Elle est née en 1656, à l’époque où plusieurs régions de l’Italie sont touchés par la peste. C’est la cas de la ville de Gênes ; c’est à cette époque que le Conseil des Anciens décide de mettre la ville d’Ajaccio sous la protection de la vierge miraculeuse de Savone, Notre Dame de la Miséricorde.
C’est le 16 novembre de cette année que la Maginifica Communità et le Conseil des Anciens, réunis dans la salle del publico palazzo, proclament la Vierge de la Miséricorde patronne de la ville et prennent l’engagement perpétuel de fêter le 18 mars de chaque année. C’est le vœu des « Magnifiques Anciens ». Ils font édifier une chapelle de Notre dame de la Miséricorde dans la cathédrale d’Ajaccio.
Depuis, les solennités débutent le soir du 17 mars par les prières traditionnelles devant la statue de Notre dame de la miséricorde située sur la place des Palmiers.
Le 18 mars, le conseil municipal se rend en cortège à la cathédrale afin d’assister à la grand messe. L’après midi, la procession fait le tour de la ville et la statue de notre dame de la miséricorde est suivie de la foule.

 
 

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Publié le 16 Mars 2015

 

 

Saint Patrick's Day - St Patrick. 17 mars

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saint Patrick's  day tradition benedictine ! génial .. ! please, for mi colissimo ! no?  vive soeur Marie Thérèse , du pain irlandais qu'elle fabrique, alalala. you pouved me contact on the blogue for mi adress, snif..   Skype emoticons-10-tongueout

 

  skype emoticons smile very good ! i like, châpeau les novices, trop mignonnes..

beh dis donc. Skype emoticons-52-heartSkype emoticons-52-heartSkype emoticons-52-heart

 

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St Patrick's day ...

Fare thee well, Saint Patrick’s Day Parade,
South Boston, fare thee well! 
We are standing for our Catholic Faith,
And the Saint that we love so well. 

Chorus:
So, fare thee well, the time has come,
We will now defend one so great as he.
It’s not the leaving of Boston that grieves me,
But Saint Patrick when I think of thee.

We have marched there for over twenty years,
“Keep the Faith” did we proudly display,
And though the foes of God may try,
They will never take this Faith away! - Chorus

Remember, Holy Youth, how long ago,
You brought the Faith to Erin’s shore.
Through the strength and the might of the Trinity,
Bring the Irish back to Christ once more! - Chorus


 

 

Une très ancienne tradition irlandaise fait de saint Patrick l'évangélisateur de l'Irlande dans le second tiers du Ve siècle. Amplifiées avec le temps, de nombreuses légendes courent autour de ce saint patron mais, faute de repères historiques précis, il est difficile à son sujet d'extraire la réalité du merveilleux. Les documents anciens attribués à Saint Patrick ou à ses disciples – deux écrits latins : la Confession et la Lettre aux soldats de Coroticus – sont sujets à caution et les récits de ses premiers biographes, Muirchu et Tirechan, ne sont pas très fiables : rédigés au VIIe siècle, lors du conflit entre Rome et les chrétientés celtiques, ils épousent manifestement les thèses de la cause romaine. C'est donc avec une extrême prudence que Jean Guiffan, auteur d'une Histoire de l'Irlande (Hatier, 1995), a tenté de retracer la vie de saint Patrick.

 

 

La vie et la mission de saint Patrick

 

Issu d'une famille bretonne romanisée et christianisée – son père était décurion et diacre –, Patrick serait né vers 385-390 près de Dumbarton, au nord de l'Angleterre actuelle. Il aurait été enlevé à seize ans par des pirates scots – c'est-à-dire, à cette époque, irlandais – et emmené en Ulster, dans le comté d'Antrim, devenant pendant six ans l'esclave d'un druide. Obéissant à une vision divine, il se serait évadé, réussissant à rejoindre sa famille en Grande-Bretagne. Là, si l'on en croit la Confession, il aurait eu une autre vision dans laquelle les Irlandais l'imploraient pour qu'il revienne parmi eux.

Patrick va acquérir en Gaule la formation religieuse qui lui manque. Selon certaines sources, il aurait rendu visite à saint Martin de Tours – ce qui n'est chronologiquement pas possible. Une autre tradition tardive qui le fait séjourner à Lérins, fondation monastique du sud de la Gaule, semble également dépourvue de tout fondement. En revanche, il est possible qu'il se soit fixé à Auxerre, comme l'affirme La vie de Saint Patrick de Muirchu, et même qu'il ait été consacré des mains de saint Germain avant d'être envoyé en Irlande par le pape Célestin.

D'après les Annales d'Ulster, Patrick serait arrivé dans l'île en 432, débarquant à Saul, près de Downpatrick. Selon la tradition, c'est lui qui aurait converti l'île païenne au christianisme en défiant les druides dans des joutes singulières comme l'épreuve du feu et en expliquant le mystère de la Sainte Trinité par la feuille trilobée du trèfle qui deviendra, avec la harpe celtique, le symbole de l'Irlande. S'adressant de préférence aux rois et à leur famille pour convertir ensuite plus facilement le reste de la population, il aurait été pendant une trentaine d'années, avec quelques disciples, l'infatigable propagateur de l'Évangile en Irlande, baptisant des milliers de personnes, fondant de nombreuses églises et l'évêché d'Armagh. Si des incertitudes planent sur la date exacte de sa mort, sans doute vers 461, il n'en demeure pas moins qu'à la fin du Ve siècle, l'Irlande païenne était bien entièrement christianisée.

Aussi saint Patrick est-il l'objet d'une véritable vénération de la part des Irlandais. Sa fête, le 17 mars, est célébrée par toutes les communautés irlandaises du monde entier et c'est cette date qui a été choisie par le gouvernement irlandais comme jour de fête nationale. Tous les ans, le dernier dimanche de juillet, des milliers de pèlerins gravissent, parfois pieds nus et même à genoux, les 763 mètres de Croagh Patrick, la « montagne sacrée de l'Irlande » dans le comté de Mayo : saint Patrick s'y serait imposé en 441 quarante jours de retraite et de pénitence, précipitant dans une fissure profonde toutes les vermines monstrueuses et venimeuses de l'île, ce qui, selon la tradition, explique l'absence aujourd'hui encore de serpents en Irlande. Plus terrible encore que l'ascension de Croagh Patrick est le pèlerinage du « Purgatoire de Saint Patrick » sur l'îlot de Station Island dans le lough Derg (comté du Donegal) où, entre le 1er juin et le 15 août, les pèlerins passent trois jours en prière sans pratiquement dormir et en se soumettant à un jeûne strict. Malgré plusieurs mises en garde des autorités religieuses en raison du caractère excessif de ces rites séculaires, ce pèlerinage attire toujours beaucoup de pénitents.

 

La tradition face à l'histoire

 

Sans vouloir offenser la tradition irlandaise ni diminuer les mérites de saint Patrick, il est difficile de croire qu'il ait trouvé en 432 l'Irlande vierge de toute influence chrétienne alors que l'île voisine, la Grande-Bretagne, avait été touchée par la nouvelle religion au moins deux siècles plus tôt. Il est probable que le message chrétien avait en fait déjà été introduit dans l'île par des missionnaires venus de Grande-Bretagne, d'Aquitaine, d'Espagne ou même d'Orient dès la fin du IVe siècle ou les débuts du Ve siècle.

La chronique de Prosper d'Aquitaine, source généralement digne de confiance, nous apprend d'ailleurs qu'en 431 le pape Célestin avait envoyé en Irlande un certain Palladius comme évêque pour les Irlandais « croyant dans le Christ », in Christum credentes. Cela implique l'existence de communautés chrétiennes en Irlande avant l'arrivée de saint Patrick et souligne la volonté de Rome de les faire entrer dans l'obédience pontificale. On ne sait malheureusement rien de plus sur la mission de ce Palladius mais, comme le montre la création de l'évêché d'Armagh vers 445, c'est bien une Église épiscopale de type continental que Rome a cherché à implanter en Irlande.

Or c'est sous la forme du monachisme que le christianisme va se développer dans l'île aux VIe et VIIe siècles. Sans remettre en cause l'organisation diocésaine existante, l'Irlande se couvre alors de nombreux monastères indépendants les uns des autres qui deviennent les véritables centres de la vie religieuse. Leurs saints fondateurs ne se réfèrent jamais à Palladius ou à Patrick dont on semble même oublier le nom. Isolée de la papauté romaine par les invasions barbares, l'Irlande, comme les autres pays celtiques, va être pendant près de deux siècles le grand refuge du christianisme occidental face à un continent retombé en partie dans le paganisme, mais un foyer original que Rome ne tardera pas à reprendre en main.

 

Le monachisme irlandais et son influence en Europe

 

D'origine orientale, le monachisme s'est rapidement développé en Irlande où, dans un pays dépourvu de villes, des monastères ruraux s'adaptaient mieux qu'une organisation épiscopale urbaine aux structures sociales et politiques de la civilisation celtique. Ce sont souvent des clans entiers qui, à la suite de la conversion de leurs rois et de leurs druides, adhérèrent au christianisme, et les moines apparurent comme les nouveaux guides spirituels de ces communautés, les héritiers directs de la classe sacerdotale païenne. Il est significatif que bon nombre de fondateurs de monastères étaient de sang royal, ou filid – poètes –, ou fils de druides : c'est notamment le cas de saint Ciaran, fondateur de Clonmacnoise, de saint Kevin à Glendalough, de saint Comball à Bangor, de saint Colomba à Derry et Durrow…

Cette conversion « par le haut » de l'Irlande au christianisme et un certain respect de la nouvelle religion pour les croyances ancestrales expliquent sans doute que le message chrétien fut rapidement bien accueilli dans le pays : l'Église n'y compte aucun saint martyr. La grande fête celtique de Samain, le 1er novembre, est devenue la Toussaint et la fête des morts ; le site des premiers oratoires était souvent des îles ou des sources sacrées. Au monastère de Kildare, fondé par sainte Brigitte, bien vite assimilée à la grande déesse celtique Brigit, des nonnes issues de familles nobles entretinrent un feu sacré – pratique éminemment païenne – pendant tout le Moyen-Âge. En héritant du patrimoine culturel et scientifique des druides, les écoles monastiques firent de l'Irlande du VIe au IXe siècle « l'île des saints et des savants ».

Les moines irlandais excellèrent dans ce qui était alors les deux arts majeurs de l'Occident : l'enluminure et l'orfèvrerie. La décoration d'évangéliaires comme le livre de Durrow (milieu du VIIe siècle) ou le livre de Kells (fin du VIIIe siècle), la « broche de Tara » et le « calice d'Armagh » (œuvres du VIIIe siècle) comptent parmi les plus belles réalisations artistiques du haut Moyen-Âge chrétien.

L'Irlande entièrement christianisée, les moines allèrent exercer leur activité missionnaire à l'étranger, fondant des monastères dans une grande partie de l'Europe à l'instar de saint Colomban à qui l'on doit les fondations d'Annegray et de Luxeuil en Gaule, et de Bobbio en Italie. De nombreux érudits, tel Jean Scot Érigène, dont le nom signifie « originaire d'Erin », vinrent travailler sur le continent, et l'Irlande joua pendant plusieurs siècles un rôle important sur le destin culturel d'une Europe bouleversée par les invasions germaniques.

Mais la particularité de l'Église d'Irlande, comme celle des autres Églises celtiques, ne reposait pas seulement sur son organisation monastique. Elle se manifestait aussi au plan liturgique par une datation différente du jour de Pâques, des rites de baptême particuliers et une tonsure originale. Aussi, dès la fin du VIIe siècle, la papauté entreprit de reprendre en main les chrétientés celtiques : c'est alors que l'on commença à présenter saint Patrick comme fondateur de l'Église irlandaise. Tout en se soumettant à Rome au plan liturgique, l'Irlande réussit toutefois à garder son organisation monastique. Mais au XIIe siècle, l'implantation dans l'île des ordres monastiques continentaux – les bénédictins vers 1135 et les cisterciens en 1142 – puis la conquête anglo-normande sonnèrent le glas du monachisme irlandais traditionnel.

Jean Guiffan clio.fr

 

http://planete.gifs.free.fr/gifs/albums/monde/Monde-drapeaux-europeen/Irlande/thumb_drapeau-Irlande-etoileb-004.gif

Bonne fête  à tous les Patrick, évidement vous êtes dispensés en ce saint jour du jeûne du carême, alors bon appétit. trève de carême des conflits et des guerres, ça fait du bien.

! skype emoticons smile

 

je vous conseille: ça c'est pour votre petit déj.

 

 

 

Guinness and Beef Pie Recipe Skype emoticons-10-tongueout

 

l'apple pie, irlandais, bien sûr;   très bon dans les temps qui courent et vive l'Irlande

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Mars 2015

March 15, 2015: A day of fasting, prayer for war-torn Syria prière pour la Syrie.

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March 15, 2015: A day of fasting, prayer for war-torn Syria prière pour la Syrie.

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March 15, 2015: A day of fasting, prayer for war-torn Syria prière pour la Syrie.

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Hier, cérémonie pour leurs héros. Ici le père de l'un d'eux qui repart avec son fils en Australie. Requiescant in pace.

 

 

Urgent affrontements se poursuivent dans les environs ; dernier message . traduit en arabe alors comprend pas trop ...  + udp

L'ambassadeur du Vatican aux Nations unies a apporté un soutien inhabituel au recours à la force en Irak et Syrie contre les atrocités commises par l'organisation Etat islamique (EI) qu'il accuse de "génocide".

Dans une interview au site catholique américain Crux, l'archevêque Silvano Tomasi accuse l'EI de commettre des atrocités à grande échelle qui justifient une intervention internationale. "Nous devons stopper cette sorte de génocide", a déclaré le prélat italien. "Sinon nous nous lamenterons plus tard en nous demandant pourquoi nous n'avons rien fait, pourquoi nous avons permis qu'une tragédie aussi terrible se produise", a-t-il dit.

 

L'incapacité de la communauté internationale à mettre fin au bain de sang alimente le sentiment d'amertume et d'abandon des Syriens qui traversent selon l'ONU "la plus importante situation d'urgence humanitaire de notre ère". Près de quatre millions de personnes ont fui la Syrie, dont plus d'un million se réfugient au Liban voisin.

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a averti "du tournant dangereux" que prend la crise, car près de deux millions de Syriens de moins de 18 ans "risquent de devenir une génération perdue".

Au sein même du pays, plus de sept millions de Syriens sont déplacés et près de 60% de la population vit dans la pauvreté. Les infrastructures ont été décimées, entraînant des pénuries aiguës d'électricité, d'eau et de nourriture, notamment dans les zones assiégées par l'armée.

 

l'orient, le jour

Seigneur,
Dans leur souffrance, nos familles se sentent proches de toi, victimes innocentes
Forcées par la violence et la persécution de quitter maisons, villages, amis, écoles, paroisses,
Pour vivre dans des camps de réfugiés dans la misère et l’indifférence.
Toi qui t’es identifié aux plus faibles, regarde nos familles fragilisées, humiliées et déchirées par la violence,
Donne-leur la force de pouvoir porter la croix et garder la foi et l’espérance en toi

Seigneur,

La souffrance accueillie dans la foi trace un chemin de salut
Nos familles sont laissées seules à leur malheur
Elles attendent une main, un cœur, un « Simon de Cyrène  » que tu mets sur leur chemin
Donne-nous à voir ta Face dans celui des pauvres persécutés et les victimes innocentes des violences et des injustices.

Seigneur,
Notre peuple épuisé et affaibli rassemble ses forces pour se relever en vain.
Nos divisions sont profondes, l’unité des chrétiens s’éloigne de la filiation divine.
Aide-nous à nous relever et avancer sur le chemin du pardon et de l’unité.
Accorde à nos pauvres réfugiés de vaincre la peur et de rester attachés à cette sainte terre qui se vide de ses chrétiens, derniers témoins de ta parole
Apprends-nous à nous détacher des biens matériels pour vivre dans le sillage de ta pauvreté évangélique.

Seigneur,
Nos enfants sont martyrisés, sacrifiés avec sauvagerie dans des violences sans but.
Que tes souffrances salvatrices les libèrent de leur esclavage, pour découvrir ta Face divine.
Par ta mort tu as ouvert la porte de la Vie Éternelle.
La mort ne nous vaincra pas, elle nous introduit dans la Résurrection.
Ouvre Seigneur les cœurs de ceux qui mettent en danger la vie des autres,
Fais leur découvrir la valeur de la vie humaine reflet de ta divinité.

Seigneur,
Donne-nous la grâce de choisir ton chemin de croix libérateur et de garder forte la foi et l’espérance.
Fais de nous des enfants de lumière qui ne craignent plus les ténèbres
Fais que notre chemin de croix aboutisse au pardon, à la réconciliation et la paix.

L’injustice et la violence enfoncent le petit peuple, victime de l’égoïsme mondial.
Viens Esprit Saint, consoler, fortifier et semer l’espérance dans le cœur des opprimés.

Ô Marie, Mère de Dieu,

Aide nos mamans qui sont privées de leurs enfants, qui souffrent et meurent tout seuls loin d’elles.Dans notre vie quotidienne, enfants et parents peuvent se faire souffrir mutuellement,
Aide-nous à transformer nos familles en espace d’amour et de sérénité à l’image de la Sainte Famille.

Ô Marie, notre Mère,
Nous déposons entre tes mains nos martyrs, nos réfugiés, les victimes de la haine et de l’exclusion.
Nous te confions ô chère Mère nos enfants sans écoles, nos malades sans soins, nos réfugiés sans toit.
Que le sang des victimes innocentes soit la semence d’une nouvelle société fraternelle, pacifique et plus juste.

 

Extraits d’une prière de Mgr Samir Nassar, archevêque maronite de Damas - 

 

 

 

 

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Publié le 14 Mars 2015

Dominica IV in Quadragesima - homélie

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un moine osb +

“ Importance et limite des miracles pour la foi ”
(Dominica IV in Quadragesima)

 

Saint Jean est le seul des évangélistes qui ne rapporte pas l’institution proprement dite de l’Eucharistie. Mais il est peut-être celui qui en a le plus approfondi la signification et qui en a dévoilé le mieux la richesse. Il le fait particulièrement dans le récit de la multiplication des pains.


Il commence par dire que la fête de la Pâque était proche. Mais la foule, au lieu de se rendre à Jérusalem pour célébrer la fête, est attirée par Jésus. Pourquoi est-elle attirée ? « Parce qu’elle voyait les signes qu’il opérait sur les malades ».


Les miracles de Jésus servaient à susciter la foi.

 

D’où son reproche à ses détracteurs : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les oeuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi » (Jn 10,25). Par ailleurs, Jésus reproche aussi le manque de foi qui désire des miracles pour croire. Au fonctionnaire royal qui demande la guérison de son fils, Jésus répond : « Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez pas » (4,48). A l’Apôtre Thomas, il dira : « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu » (20,29).

En résumé, les miracles sont nécessaires pour susciter la foi, mais inutiles à la curiosité, car le curieux en veut toujours davantage. C’est pourquoi saint Paul écrit : « Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1,22-23).


Car les miracles ne suffisent pas à susciter la foi.

 

L’épisode d’aujourd’hui nous rapporte en effet un miracle qui sera incompris de la foule et même de nombreux disciples. Après la multiplication des pains, la foule voudra le faire roi, mais un roi terrestre et glorieux, un libérateur. Devant l’évidence, elle lui demandera même un autre miracle. Jésus leur ayant dit : « Voici l'oeuvre que Dieu demande, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé », les gens lui répondent : « Quel miracle fais-tu donc afin que nous le voyions et que nous  croyions en toi ? Quelles sont tes œuvres ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, ainsi qu'il est écrit : "Il leur a donné à  manger le pain du ciel" » (6,29-31). Or, Jésus venait de multiplier les pains !


Beaucoup de ses disciples rejetteront aussi le mystère de l’Eucharistie que le miracle annonçait : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. (…) De nombreux disciples, après l'avoir entendu, dirent : "Cette parole est dure ; qui peut l'écouter" ? (…) Dès ce moment, un grand nombre de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui » (6,56.60.66).

 


« Malgré l'éclat et la sublimité de sa doctrine, ses miracles faisaient beaucoup plus d'impression sur les foules, ce qui est l'indice d'esprits encore peu instruits (…). Ceux dont saint Matthieu rapporte qu'ils étaient dans l'admiration de sa doctrine faisaient preuve de plus grande sagesse » (Jean Chrysostome, hom. 42), car « il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes » (Mt 7,29).


Nous nous acheminons vers le mystère de la Pâque du Seigneur, celui de sa Passion et de sa Résurrection. Nous ne suivons pas Jésus pour ses miracles, mais nous suivons le Christ crucifié. Ou plutôt nous le suivons pour son plus grand miracle, celui du salut de nos âmes.

 

Car c’est bien un miracle qu’il accomplit en changeant nos cœurs de pierre en cœur de chair. Qu’y a-t-il de plus difficile que de se convertir, de changer de vie ? Ce salut, Dieu nous l’offre en son Fils crucifié.


Nous sommes arrivés à la mi-carême. Si nous voulons faire l’expérience de ce grand miracle de notre conversion, suivons Jésus sur le chemin de la Croix.

 

 

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