spiritualite

Publié le 18 Février 2015

 

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terriblement d'actualités ! quand on n'arrive plus à respecter les règles de la stricte justice.dans ces milieux où tout est permis! . , etc... 

 

 

Dans un tel monde, il s'agit avant tout de restaurer la nature, il s'agit de refaire des hommes.

 

 

L'amour le plus haut se reconnaîtra à ce signe qu'il saura sauver la réalité la plus humble. Je pourrai douter, jusqu'à preuve expresse du contraire, du caractère surnaturel de la vocation de telle juene fille qui se croit appelée à la contemplation infuse ou de tel intellectuel qui brûle de servir Dieu par la parole ou par la plume (je ne dis pas que de telles vocations n'existent pas à l'état pur, je dis qu'il en est beaucoup de frelatées), mais si je vois l'amour de Dieu refaire un bon paysan ou un bon père de famille, je ne douterai plus de l'authenticité de cet amour.

 

Si la grâce ne se met pas au service de la nature, demain la nature dévastée n'offira plus à la semence divine qu'un désert - ou un égout.

 

L'homme a trop longtemps gaspillé sa nature en des jeux divins; il est temps de lui apprendre que le divin passe nécessairement par l'humain; il n'est que temps - car la marge entre la folie et la mort devient chaque jour plus étroite - de rééduquer cette pauvre nature à qui je ne sais quelle danse inhumaine, non plus devant l'arche du Seigneur, mais devant le miroir de Narcisse, a fait perdre l'usage de ses articulations ontologiques. Et cela dans l'intérêt même du surnaturel, car si la grâce édifie (quel signe de mort que ce mot splendide soit devenu ridicule!) , c'est toujours la nature qui fournit les fondements.

 

   C'est l'amour le plus haut qu'il faut répandre sur les hommes, c'est l'absolu, c'est le ciel - mais un ciel qui commence à la terre, aux plus pauvres racines humaines. Et non pas un ciel qui se suffirait à lui-même derrière les nuages et les rêves!

 

 

Si nous voulons sauver le ciel-réalité, il faut que nous rendions à l'homme sa santé charnelle et terrestre.

 

Par respect pour l'ange qui dort, sauvons l'animal et l'homme!

 

Reçue dans un climat intérieur malsain (j'excepte quelques réalitions merveilleuses qui, par leur caractère exceptionnel, nous enseignent le respect de la règle), que devient l'image du ciel, sinon une chimère ou un poison de plus?

 

Ne souffrons-nous pas d'assez de mots sans caution vivante, d'assez de rêves exsangues et de superstructures sans fondement?

 

Certes, nous aimons les choses d'en bas pour elles-mêmes, mais nous aimons surtout en elles le socle et le pilier des choses d'en haut; le commencement du ciel!

 

Sur ces courtes et pauvres réalités repose le Dieu dont chaque homme porte en lui la tremblante esquisse. Elles ne sont pas tout, ces pauvres choses, mais elles supportent tout, elles commencent tout.

 

que peut-il entrevoir, par exemple, de la réalité suprême, cet homme en série qui a perdu le goût de toutes les réalités humaines, cet homme tari et gâté par tout son climat terrestre, depuis la façon de s'alimenter jusqu'aux institutions politiques?

 

Notre réalisme, notre matérialisme si l'on veut, a pour mot d'ordre:

 

Au nom du ciel, sauvons la terre!

 

gustave Thibon.

 


 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Février 2015

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MERCREDI DES CENDRES

Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault


(Fontgombault, le 18 février 2015)

 



Memento, homo, quia pulvis es, et in pulverem reverteris.


Souviens-toi homme, que tu es poussière

et que tu retourneras en poussière. (cf Gen 3,19)


Chers Frères et Sœurs, Mes très chers Fils,


Ces que le prêtre a prononcées, en faisant sur notre front le signe de la croix, semblent à première vue des paroles de mort. Que vaut l'homme s'il n'est que poussière, et que poussière sera le résidu de sa vie ? « A quoi sert d'amasser des trésors sur la terre, où la rouille et les vers rongent, et où  les voleurs percent les murs et dérobent ? » (cf Mt 6,19-20)


Pourtant, face au refus de croire au caractère vain de la vie, jaillit, au plus profond du cœur, une question :


Qui donc pourrait donner à la poussière que je suis, un corps ? Qui pourra donner à mes ossements, qui seront un jour desséchés, une nouvelle vie ?

 


Le geste de l'imposition des cendres contient la réponse : la Croix de Jésus. La Miséricorde de Dieu qui, à travers la Croix, se penche vers ma misère et me pardonne. Pour cela la Croix doit être le sommet de nos vies. Le Christ doit en être le centre.


« Celui qui méditera jour et nuit la Loi du Seigneur portera son fruit en son temps » (Verset de Communion, Ps 1,2). La Loi de Jésus, c'est de l'imiter.


Imiter le Christ qui prie, en faisant notre prière plus pieuse et plus assidue, en méditant fréquemment l'Évangile.


Imiter le Christ qui jeûne, par des renoncements volontaires à la nourriture ou à d'autres biens. Sans mettre en péril notre vie, ces privations sont l'occasion de se souvenir que la nourriture et les biens de la terre sont des dons de Dieu. Ils ont été créés pour sustenter l'homme, non pour que celui-ci s'y soumette. De plus, le jeûne rapproche de tous ceux qui, de par le monde, sont privés de nourriture par pauvreté, parce qu'on la leur refuse, ou simplement parce qu'il n'y en a pas.


L'aumône est souvent comprise comme un don fait à des pauvres ou à des organismes caritatifs. Est-ce suffisant? Souvent il est moins coûteux de faire un don d'argent qu'un don de charité, qu'un don de son cœur.

 

L'aumône d'un sourire, d'une bonne parole, l'aumône du pardon, ne sont pas à négliger : « Quand tu jeûnes, parfume-toi la tête et lave-toi le visage, afin de ne pas faire voir aux hommes que tu jeûnes. » (Mt 6,17)

 


Remettons-nous donc, en ces saint jours, à l'école de Jésus, en essayant de le connaître davantage. Montons à Jérusalem afin de mourir au monde et au mal, pour ressusciter avec lui.


Confions à Marie notre chemin quadragésimal. Puissions-nous demeurer près d'elle jusqu'au Calvaire.

 


Amen.

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Rédigé par dom Jean Pateau

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Publié le 18 Février 2015

    

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Mais ce n'est pas en vain que nous sommes descendus jusque là. Tout recul dans le néant ouvre une chance de sauter plus loin en Dieu.

 

   L'effondrement de tous les cadres naturels (vitaux, moraux, sociaux) appelle une effusion plus profonde de la Grâce. L'enfer envahit la terre, la zone habitable de la nature se resserre: nous n'avons plus le choix qu'entre Dieu et la mort.

 

   Il faudra bientôt que toute santé, toute harmonies naturelles reposent sur la charité - ou que l'univers se désagrège.

 

   Un seul exemple: jadis un homme déshérité par le destin puisait dans une sorte d'euphorie vitale et de sens social instinctif l'acceptation spontanée de sa condition. Le destin t'a fait lézard gris, dit un vieux payssan du Mistral: bois ton rayon de soleil et rend grâces au ciel.

 

   Aujourd'hui, pour une infinité d'hommes, l'hypertrophie du moi, la desséchante atomisation des individus ne rendent cette acceptation possible que dans la pure ligne surnaturelle .

 

   Il faut mettre Dieu tout entier dans la balance pour pencher du côté du bien! Et ceci partout: la révolte, l'anarchie, la mécanisation, la sclérose; - tous ces facteurs d'agonie qui constituent ce que Spengler appelait l'hiver de l' humanité ne sont qu'un moyen divin en vue de réduire au minimum l'excentricité de l'ordre terrestre à l'égard de l'amour crucifié, en vue d'amener la nature à son point de saturation surnaturelle.

 

   Plus d'issues par en bas: l'enfant prodigue mendie vainement la basse santé, la plénitude animale des pourceaux gorgés de gousses!

 

   Le retour au Père - la déroute intégrale du vieil orgueil et de la vieille ingratitude - a pris l'urgence et la brutalité d'une nécessité charnelle. Demain, il ne sera possible de faire un pas en avant, un effort positif sur cette terre qu'avec tout le ciel dans le coeur.

 

   Un nouvel héroïsme se lève sur ces ruines.

 

 

   Partout la décadence des instincts, des moeurs, des institutions - de tout ce milieu dont la fonction naturelle est d'aider l'individu à agir sainement - rend de plus en plus ardu l'accomplissement des plus humbles devoirs humains.

 

   Ce qui jadis se faisait spontanément, presque fatalement sous l'heureuse influence du climat biologique et social (par exemple le respect de la hiérarchie sociale, la fécondité dans le mariage, etc..) représente aujourd'hui une victoire sur ce climat.

 

   L'héroïsme, jadis lié à des circonstances exceptionnelles, trouve place dans le monde des actions communes: il descend du surhumain dans l'humain, il cesse d'être un luxe pour devenir une nécessité.

 

   Le temps approche - et il est déjà venu pour certains - où une vie normale, une vie "d'honnête homme" demandera des efforts de héros.

 

   Suprême don de la vie à travers la mort que cette obligation d'être un héros pour exister seulement, pour rester fidèle à une banale ligne de vie que nos ancêtres suivaient comme ils respiraient ! -

 

   Ce que tu perds aujourd'hui comme homme, demain tu le retrouveras comme Dieu... Advesperascit.

 

La politique, l'économie, la morale actuelles tissent le crépuscule de la nature humaine.

 

  Comment rester homme dans ce milieu inhumain, si ce n'est en devenant Dieu? Tout ce qui est refuge, nid, sein maternel ici-bas s'évanouit. Un ouragan balaie les attaches mélodieuses qui reliaient l'homme à la nature, à la race, à la patrie.

 

   La carie est au coeur du monde. Nos asiles naturels s'effacent: les " Mères" sont mortes.

 

   Nous n'aurons bientôt plus le choix qu'entre l'artificiel et le divin. Il faudra bien alors que toutes nos espérances se rencontrent sur le Calvaire: toute vie sera blottie au pied de la Croix.

 

Dieu n'est Dieu que quand il est seul. L'humanité sans patrie et sans baisers qui se lève l'approchera comme l'amour des siècles trop riches n'a pu même l'espérer. Voici naître les temps de la grande pauvreté et de la pure richesse: plus profond, plus généreux que jamais, le Misereor super turbam desserre les lèvres divines.

 

Au bout de la route et du jour, Cybèle et Rhée ne berceront plus notre lassitude.

 

Nous avons tué les Mères dans nos coeurs, nous sommes trop impurs pour le baiser de la nature.

 

Les Mères sont mortes: Dieu seul sera Mère !


 

 

gustave Thibon

 

 


 


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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Février 2015

y a des gens bien quand même ! j'arrrive ! 

 

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Brett, 28 ans, incarne un mouvement émergeant d'Occidentaux qui abandonnent tout pour venir défendre les Assyriens, l'une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde.

 


 

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[AFP PHOTO / SAFIN HAMED]

 

Percing brillant sous la lèvre et paré de sa tenue de camouflage, le jeune combattant américain ne passe pas inaperçu dans la ville chrétienne d'Al-Qosh, posée à flanc de montagne dans le nord de l'Irak.

 

Après avoir servi l'armée américaine en Irak entre 2006 et 2007, celui qui se fait appeler Brett y est de retour, cette fois comme volontaire pour soutenir une milice chrétienne.

 

Composée d'une centaine d'hommes, la milice Dwekh Nawsha a été formée dans le but de défendre les chrétiens d'Irak des persécutions de l'organisation Etat islamique (EI).

 

Brett, 28 ans, incarne un mouvement émergeant d'Occidentaux qui abandonnent tout pour venir défendre les Assyriens, l'une des plus anciennes communautés chrétiennes du monde.

 

 

 

Brett se décrit comme un "croisé"

 

Un tatouage de mitrailleuse sur le bras gauche et de Jésus dans une couronne d'épines sur le droit, il se décrit lui-même en plaisantant comme un "croisé".

 

"Le terroriste des uns est le combattant de la liberté des autres", explique Brett. "Ici, nous nous battons pour que les gens puissent vivre en paix, sans persécution, pour que les cloches de l'église continuent de sonner".

 

Aucun jihadiste n'a mis les pieds à Al-Qosh mais la population a fui début août, quand l'EI s'est emparé de plusieurs villages environnants.

 

Comme des dizaines de milliers de chrétiens du nord de l'Irak, les habitants de cette ville ont alors rejoint dans un exode massif la région autonome du Kurdistan irakien.

 

 

 

"Légion étrangère"

 

Brett explique que l'un de ses objectifs est la création d'une "légion étrangère" en Irak.

 

Grâce à ses talents de recruteur, il a convaincu cinq autres volontaires d'Amérique du Nord et du Royaume-Uni de le suivre. Ils ont tous, selon lui, une expérience dans l'armée ou avec des sociétés militaires privées. Et il prétend avoir 20 candidats de plus en attente.

 

La première recrue de Brett est Louis Park, qui a quitté les Marines en décembre.

 

"Je ne me suis pas bien habitué à la vie en temps de paix", explique ce Texan, en chiquant du tabac. "Je voulais revenir".

 

Après avoir servi en Afghanistan, Louis a été diagnostiqué avec des troubles de stress post-traumatique (PTSD) "et quelques autres trucs" qui l'ont empêché de retourner au combat avec l'armée américaine.

 

Dès octobre, il a commencé à mettre de l'argent de côté pour pouvoir partir en Irak se battre contre l'EI. Selon Louis, c'est surtout un moyen de défendre son propre pays, les Etats-Unis, même si la milice Dwekh Nawsha n'est pas souvent envoyée au front.

 

"Je suis terriblement patriotique", explique-t-il. "Si mon gouvernement ne veut pas combattre (l'EI), je le ferai".

 

Andrew, un quinquagénaire canadien grognon, a rejoint Dwekh Nawsha parce qu'il a entendu parler d' "abattoirs" où l'EI découperaient des gens pour alimenter un trafic d'organes, des rumeurs jamais prouvées mais largement diffusées par des organisations évangéliques et anti-musulmanes, en particulier en Amérique du Nord.

 

 

 

"Cowboys d'internet"

 

Quant à Brett, c'est un verset de la Bible qui l'a poussé à revenir en Irak. Selon lui, la résurgence de la nation Assyrienne est le signe que l'Apocalypse est en marche.

 

"Nous avons un rôle à jouer" dans l'avènement de la fin des temps, explique-t-il. Dwekh Nawsha signifie d'ailleurs "Futur martyr" dans le dialecte araméen local.

 

La milice attire aussi les déçus d'autres groupes armés, comme ceux qui s'étaient initialement enrôlés auprès des combattants kurdes.

 

Scott, un vétéran qui a servi dans l'armée américaine pendant sept ans, explique qu'il souhaitait rejoindre les Unités de protection du peuple (YPG), jusqu'à ce qu'il découvre qu'ils étaient "un tas de foutus gauchistes".

 

D'autres étrangers de Dwekh Nawsha affirment qu'ils ont été rebutés par ce qu'ils considèrent comme la fibre socialiste des kurdes des YPG, dont la résistance dans la ville syrienne Kobané face aux jihadistes de l'EI a séduit de nombreux volontaires.

 

Jordan Matson, un vétéran originaire du Wisconsin qui est devenu une petite célébrité parmi les combattants étrangers des YPG, rétorque que certains volontaires ont "perdu leur sang froid" face à l'intensité des combats dans Kobané.

 

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Christian U.S. Veteran 

 

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JORDAN mAtSON


 

il est beau son chèche, j'en veux un moi aussi ! on lui a mis un mot d'encouragement quand même..

 

"La plupart de ces cowboys d'internet ont fini par réaliser que ce n'est pas un déploiement militaire normal", assure Jordan.

 

 

link

 

 

 

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  article  "volé "  évidement<.. génial un mercredi des cendres, faut le faire!  c'est l'application du sermon du père abbé ! hu hu hu merci de m'avoir prévenu, mais rien ne m'étonne. ces gens donneurs de leçon de morale plein de charité à vous couper le souffle! pire que des modernos !  sont bien  à plaindre tiens. 

ps.: 

 plus la peine de me prévenir ces gens n'existent pas pour moi, depuis le temps que ça dure, si on n'a pas compris ! 

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 18 Février 2015

 

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« C’est maintenant le moment favorable, c’est maintenant le jour du salut ! » (2 Co 6,2). Les paroles de l’apôtre Paul aux chrétiens de Corinthe résonnent aussi pour nous avec une urgence qui n’admet ni absence ni inertie.

 

Le terme “maintenant” répété plusieurs fois dit que ce moment ne peut être manqué, il nous est offert comme une occasion unique et qui ne se répète pas. Et le regard de l’Apôtre se concentre sur le partage par lequel le Christ a voulu caractériser son existence, assumant tout l’humain jusqu’à se charger du péché même des hommes. La phrase de saint Paul est très forte : Dieu « l’a fait péché pour nous ». Jésus, l’Innocent, le Saint, « Celui qui n’avait pas connu le péché » (2 Co 5,21), se charge du poids du péché en en partageant avec l’humanité l’issue de la mort, et de la mort de la croix.

 

La réconciliation qui nous est offerte a eu un prix très élevé, celui de la croix élevée sur le Golgotha, où le Fils de Dieu fait homme a été suspendu.

 

Dans cette immersion de Dieu dans la souffrance humaine et dans l’abime du mal se trouve la racine de notre justification.

 

Le « revenir à Dieu de tout votre cœur », sur notre chemin de Carême, passe par la Croix, le fait de suivre le Christ sur la route qui conduit au Calvaire, au don total de soi.

 

C’est un chemin sur lequel on apprend chaque jour à sortir toujours plus de notre égoïsme et de nos fermetures, pour faire place à Dieu qui ouvre et transforme le cœur. Et saint Paul rappelle comment l’annonce de la Croix résonne jusqu’à nous grâce à la prédication de la Parole dont l’Apôtre lui-même est ambassadeur ; un rappel pour nous afin que ce chemin de Carême soit caractérisé par une écoute plus attentive et assidue de la Parole de Dieu, lumière qui éclaire nos pas.

 

 

très bon et saint carême à tous et à toutes...

 

 

 


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Rédigé par philippe

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Publié le 17 Février 2015

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J'eus de mes propres péchés un sentiment très cruel, et je m'aperçus que l'auteur du crucifiement c'était moi. Mais l'immensité du bienfait de la croix, je ne m'en doutais pas encore...

 

 « Regarde, disait-il, regarde mes plaies »; il comptait les coups de la flagellation et me disait : « C' est pour loi, pour toi, pour toi »..

 

Humble Jésus,

dans votre corps souffrant et maltraité, discrédité et raillé, nous ne savons

pas reconnaître les blessures de nos infidélités et de nos ambitions, de nos trahisons et

de nos rebellions. Ce sont ces blessures qui gémissent et invoquent le baume de notre

conversion, tandis qu’aujourd’hui nous ne savons plus pleurer nos péchés.

                                                miserere nobis.


 


 

angèle de Foligno.

 

 

Ayez pitié de moi, mon Dieu dans la grandeur de votre miséricorde,

 

Et selon la multitude de vos miséricordes, effacez ma souillure.

 

 

 

Lavez-moi encore davantage de ma souillure, purifiez-moi de ma faute.

 

Car j'ai conscience de mon péché, et ma faute est sans cesse devant les yeux.

 

 

 

C'est contre vous seul que j'ai péché, c'est en votre présence que j'ai fait le mal;

 

aussi êtes-vous juste dans vos sentences, souverain dans vos jugements.

 

 

 

Considérez que j'ai été conçu dans l'iniquité, que ma mère m'a conçu dans le péché.

 

 

 

Vous aimez la vérité: les plus profonds mystères de votre sagesse, vous me les avez révélés.

 

 

 

Vous m'aspergerez avec l'hysope, et je serai purifié; vous me laverez, et je serai plus blanc que la neige.

 

 

 

Vous me ferez entendre des paroles de joie et d'allégresse, et mes os brisés tressailleront.

 

 

 

Détournez les yeux de mes fautes, effacez toutes mes souillures.

 

 

 

Créez en moi, mon Dieu, un coeur pur; créez au plus profond de mon être un esprit de droiture.

 

 

 

Ne me chassez pas de votre présence; ne me retirez pas votre esprit de sainteté.

 

 

 

Rendez-moi la joie de votre salut, et raffermissez-moi dans ma première ferveur.

 

 

 

J'enseignerai vos voies aux méchants, et les impies reviendront à vous.

 

 

 

Délivrez-moi du sang versé, ô Dieu, Dieu mon Sauveur! et ma langue publiera votre justice.

 

 

 

Seigneur ouvrez mes lèvres, et ma bouche chantera vos louanges.

 

 

 

Si vous aviez voulu un sacrifice, je vous l'aurais offert certes; mais vous ne prenez pas plaisir aux holocaustes.

 

 

 

Le sacrifice, qui plaît à Dieu, c'est l'âme brisée; le coeur broyé, le coeur humilié, Seigneur, vous ne le dédaignez pas.

 

 

 

Comblez Sion des dons de votre bienveillance, Seigneur, afin que se relèvent les murs de Jérusalem.

 

 

 

Alors vous accepterez les sacrifices de justice, les oblations, les holocaustes; alors on immolera de jeunes taureaux sur votre autel.

 

 

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Publié le 17 Février 2015

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Sans doute connaissez-vous la fable Le lièvre et la tortue de Jean de la Fontaine. Certain de remporter la course, le lièvre se disait avec confiance:" j'ai le temps, pourquoi me presser, allons cuillir ici un trèfle ou ailleurs un brin de romarin.."

 

Hélas, nous lui sommes un peu semblables:" pourquoi me presser, la conversion est chose coûteuse, exigeante, difficile; demain, il sera bien temps" !

 

L'Eglise, comme une vraie mère, pleine d'ans et d'expérience, sait trop combien cette folle pensée risque de nous perdre. Avec saint Paul, imaginons un stade où il nous faut courir pour remporter la palme: nous sommes là, tous, serrés, au coude à coude, pas un ne manque. Levons cependant la tête avant de nous élancer. Au-dessus de nous, une grande banderole, sur laquelle on peut lire ces mots que nous n'entendons jamais sans une sueur froide, sans un certain malaise: "

 

O homme, souviens-toi que tu viens de la poussière, et que tu retourneras à la poussière".

 

Voilà quels mots surmontent la porte d'entrée de la sainte quarantaine.

 

Ces paroles sont trop dures à entendre. L'Eglise le sait bien, elle le sait parfaitement, mais elle ne les répète pas moins, avec une conviction chaque année affermie. Elle connait notre légèreté, notre inconstance, elle sait trop nos oublis. Alors, elle nous rassemble afin que nul ne puisse s'excuser faussement et dire qu'il ne savait pas.

 

Mes frères, demain nous seront morts. Il ne faut pas le dire? Si, il faut le dire, et le redire encore! Qu'est-ce que notre vie, sinon un court passage. Prenons en exemple la foi et le Christianisme rayonnant de ce XVIIème siècle qu'on a appelé avec raison le grand siècle des âmes. Ces âmes-là, elles savaient regarder la mort en face, au-lieu de parler sans cesse d'autre chose! Mais comme le disait si finement Newman :" Nous savons tous que nous mourrons, mais au fond, nous n'y croyons pas!"

 

Aujourd'hui, donc, permettez que le sujet soit évoqué. Car si bientôt la main du prêtre répandra sur vos têtes ces cendres sombres et inconcistantes, puissions-nous comprendre toute la portée de ce geste.

 

Que sont-elles ces cendres? Ou plutôt, que furent-elles? Avant d'être réduites à rien, il s'agissait de rameaux verts, et il n'y a pas encore longtemps, ces branchages verdissaient dans de paisibles jardins. Ils y seraient peut-être encore, tout pleins de sève et de vigueur, si nous ne les avions coupés.Qui peut comprendre, comprenne.

 

 

Notre vie est fugitive, elle passe avec le temps. Et dans quelques jours, quelques mois, au mieux quelques années, la mort aura triomphé de notre résistance. " Comme on frissonne, écrit Pius Parsh, devant un tombeau ouvert, à voir près de quelques ossements, une poignée de cendres grises. Souviens-toi, homme! Tu es poussière,. Tu retourneras en poussière. Fragilité, caducité, voilà ce que signifie la cendre. La vie est éphémère, celle des autres, mais aussi la mienne."

 

Et qui alors se souviendra de nous? Si vous allez à Rome, allez voir, dans l'abside de Saint-Pierre, le monumental et somptueux tombeau du pape Urbain VIII Barberini: détournez votre regard de l'abondance des marbres pour regarder, au bas de la statue, un livre ouvert, le livre des vivants: vous y verrez la main squelettique de la mort qui y efface le nom du pape. Demain, pape, évêque, prêtre ou simple fidèle, nous serons oubliés, nous serons passés.

 

Sans aller jusqu'à Rome, quand vous pousserez vos pas jusqu'au cimetière tout proche, regardez bien ces tombes: sur beaucoup, vous ne pourrez plus lire même un nom.

 

Victor Hugo dans un célèbre poême, évoque à son tour les marins tombés en mer dont plus personne ne se souvient:"

 

" Puis votre souvenir même est enseveli. Le corps se perd dans l'eau, le nom dans la mémoire. Le temps qui sur toute ombre en verse une pluis noire, sur le sombre océan jette le sombre oubli. Bientôt des yeux de tous votre ombre est disparue , (...) Rien ne sait plus vos noms, pas même une humble pierre..."

 

Et Bossuet, un auteur plus catholique, ne s'exprime pas autrement:

 

" C'est bien peu de chose que l'homme. Le temps viendra où cet homme qui nous semblait si grand ne sera plus. Si longtemps soit-on au monde, y serait-on mille ans, il faut en venir là. Il n'y a que le temps de ma vie qui me fait différent de ce qui ne fut jamais. J'entre dans la vie avec la loi d'en sortir, je viens faire mon personnage, je viens me montrer comme les autres; après il faudra disparaître."

 

 

....

 

 

Que les cendres que nous allons recevoir nous rappellent que nous sommes les petites créatures de Dieu, qu'il nous a voulus par amour et qu'Il nous appelle à aller à sa lumière par une conversion intérieure de nos âmes.

 

Des cendres à la lumière, c'est pour nous une montée joyeuse vers Dieu.

 

abbé Arnaud Moura Fssp

 

link fssp.

 


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Publié le 17 Février 2015

 

 

 

La solitude et le silence sont hôtes d'âme.

 


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L'âme qui les possède les porte partout avec elle. Celle qui enmanque ne les trouve nulle part.Pour rentrer dans le silence, il ne suffit pas d'arrêter le mouvement de ses lèvres et le mouvement de ses pensées. Ce n'est là que se taire. Se taire c'est une condition du silence, mais ce n'est pas le silence. Le silence est une parole, le silence est une pensée. C'est une parole et une pensée où se concentrent toutes paroles et toutes pensées. C'est donc la résultante de cette concentration ; c'est le terme du recueillement, et c'en est aussi le principe, puisque toujours principe et fin correspondent. Le silence est un amour qui commande cette concentration :

amor est congregativus


; il est l'amour de cette parole et de cette pensée unique, autour de laquelle se ramassent toutes les autres. Mais pour être aimées, cette pensée et cette parole doivent précéder, être connues du silence qui les aime. Le silence précède donc parole et amour. Le silence, c'est l'être. La parole, c'est la connaissance ou vision qu'Il a de Lui-même.

 

L'amour est la rentrée de la parole dans le silence (ou être), ou mieux c'est l'union (baiser, embrassement, don mutuel) de la parole au silence. Le silence parle ou se donne. La parole répond ou se donne. L'être tout entier donné à la parole, et tout entier rentré ou recouvré de la parole, c'est l'être achevé. Le silence est donc la parole du silence qui se donne par amour au silence.

 

Silence ! Parole ! Amour ! C'est l’être plein !


Ego sum qui sum

 

dom Guillerand.

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Rédigé par philippe

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Publié le 16 Février 2015

 

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« A moins d’avoir souffert et pleuré, on ne comprend pas vraiment ce qu’est la compassion, on ne sait pas réconforter ceux qui souffrent. Si on n’a pas pleuré, on ne sait pas sécher les yeux des autres. Tant qu’on n’a pas marché dans l’obscurité, on ne peut aider ceux qui errent à trouver leur chemin. Tant qu’on n’a pas regardé la mort en face, on ne peut aider personne à ressusciter et à goûter à nouveau la joie d’être en vie. »

 

Paul Glynn, Requiem pour Nagasaki.

 

 

 

 

 

Voici revenus les jours plus spécialement marqués par les mystères qui ont renouvelé les hommes,

les jours qui précèdent immédiatement la fête de Pâques ;

nous sommes donc invités à nous y préparer plus activement par une religieuse purification.

 

La solennité pascale a ceci de propre que toute l’Eglise s’y réjouit de la rémission des péchés.

Cette rémission se réalise non seulement chez ceux qui renaissent par le baptême mais encore chez ceux qui déjà font partie de la communauté des fils adoptés par Dieu.

 

Le bain de la nouvelle naissance a pour effet principal de faire des hommes nouveaux ; toutefois, il incombe à tous de se renouveler quotidiennement pour combattre la routine de notre condition mortelle et, dans les étapes de notre progrès, chacun doit toujours devenir meilleur ; tous doivent faire effort pour qu’au jour de la rédemption personne ne demeure dans les vices de sa vie ancienne.

 

Ce que chacun chrétien doit faire en tout temps, mes bien-aimés, doit donc être recherché maintenant avec plus d’empressement et de générosité.

C’est ainsi que nous accomplirons le jeûne de quarante jours institué par les Apôtres : nous ne nous contenterons pas de réduire notre nourriture, mais nous nous abstiendrons absolument du péché.

 

Rien n’est plus profitable que de joindre aux jeûnes spirituels et religieux la pratique de l’aumône ;

sous le nom de miséricorde, elle englobe beaucoup d’actions de bonté qui méritent l’éloge, et c’est ainsi que les âmes de tous les croyants peuvent se rejoindre dans un même mérite, malgré l’inégalité de leurs ressources.

 

En effet, l’amour que l’on doit avoir tout ensemble pour Dieu et pour le prochain n’est jamais entravé par de tels obstacles que ce désir du bien ne soit librement à sa disposition.

Les anges ont dit : Gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur la terre aux hommes pleins de bienveillance parce que non seulement la vertu de bienveillance, mais aussi le bien de la paix rend bienheureux celui qui compatit par sa charité à toutes les misères dont souffrent les autres.

 

Les oeuvres de bonté sont extrêmement vastes, et leur diversité même permet aux vrais chrétiens de participer à la distribution des aumônes, s’ils sont riches et dans l’abondance, et même s’ils sont de fortune modeste ou dans la pauvreté ; et ceux qui, pour faire des largesses, sont inégaux en ressources, se ressemblent pourtant par les sentiments profonds.

 

(Homélies de Carême, St Léon le Grand, V°siècle)

 

 

J'ai compris plus clairement ces jours-ci que Jésus est pour nous le résumé de tout. Le désir de le posséder est l'unique prière qui doive se trouver dans l'âme, parce que de celle-là découlent naturellement toutes les autres ...

 

Mon bien-aimé Jésus, donnez-moi votre coeur divin pour qu'il devienne mon confident, mon ami, mon guide, mon maître. Je veux sans cesse reposer la tête sur votre sein et cacher mon âme en la vôtre, cher Jésus, afin d'y puiser toute la doctrine et les lumières dont j'ai besoin et la chaleur qui me manque. Enfin, mon Bien-aimé, pensez que je suis un tout petit enfant, incapable de faire quoi que ce soit par lui-même. Si vous ne le portez, comment marchera-t-il? Si vous ne le purifiez dans votre Sang comment pourra-t-il vous plaire?

 

Mon bon Maître, vous vous servez de moi comme d'un pauvre petit instrument pour aider d'autres frères. Je vous supplie, en votre nom, de ne jamais permettre en moi la moindre parole, la moindre démarche contraire ou peu à vos desseins miséricordieux. Je m'efforcerai de vous rester uni, en tout temps et en toutes circonstances, pour entendre vos ordres, exécuter vos désirs et ne faire que ce qui vous plaît.

 

Seigneur Jésus, poursuivez-moi jusqu'à ce que tout ce qui n'est pas vous soit détruit en moi. Je veux m'abandonner entièrement entre vos mains, ne plus avoir ni intelligence ni volonté sinon pour vous connaître, vous aimer, vous obéir et m'humilier.

 

Jésus-Christ seul est saint. Comprendre cette vérité et s'en trouver convaincu est, je crois le principe de la sanctification de l'âme. Si l'on saisissait une bonne fois qu'en notre béni Sauveur se trouve la source de toutes les bénédictions célestes, on s'attacherait à Jésus-Christ partout et toujours.

 

Je ne désire, je n'aspire qu'à aimer comme Jésus et avec son coeur. Là réside la sainteté, car l'amour de Jésus a ceci de propre qu'il est un amour transformant.

 

Tous nous devons mener la vie sainte dont notre divin Maître nous offre le modèle: les occupations diffèrent assurément, mais elles ne sont que des moyens voulus par Dieu pour développer la vie intime de l'âme.

 

Cette vie ne change point, elle est la même pour tous; elle n'est autre que le feu de la charité dont Notre-Seigneur veut embraser la terre.

 

 

 

dom Pie de Hemptine

 


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Publié le 16 Février 2015

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  nous aurons la chance d'avoir pour ces dimanches de carême un sermon par un moine bénédictin... d'une abbaye soeur.

En cette année de la vie consacrée tout sermon est d'ailleurs le bienvenu durant ces saints jours. (pas forcé qu'ils soient osb tant qu'ils ont la doctrine catholique traditionnelle.)


..ils seront simplement signés "un moine" . 

 

merci au père abbé avec l'assurance de mes prières,

 

souhaitant à tous les moines,  un très bon et saint carême. qu'ils prient pour moi. 

 

 

 

philippe.

 


 

 


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