spiritualite

Publié le 17 Février 2015

 

 

 

La solitude et le silence sont hôtes d'âme.

 


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L'âme qui les possède les porte partout avec elle. Celle qui enmanque ne les trouve nulle part.Pour rentrer dans le silence, il ne suffit pas d'arrêter le mouvement de ses lèvres et le mouvement de ses pensées. Ce n'est là que se taire. Se taire c'est une condition du silence, mais ce n'est pas le silence. Le silence est une parole, le silence est une pensée. C'est une parole et une pensée où se concentrent toutes paroles et toutes pensées. C'est donc la résultante de cette concentration ; c'est le terme du recueillement, et c'en est aussi le principe, puisque toujours principe et fin correspondent. Le silence est un amour qui commande cette concentration :

amor est congregativus


; il est l'amour de cette parole et de cette pensée unique, autour de laquelle se ramassent toutes les autres. Mais pour être aimées, cette pensée et cette parole doivent précéder, être connues du silence qui les aime. Le silence précède donc parole et amour. Le silence, c'est l'être. La parole, c'est la connaissance ou vision qu'Il a de Lui-même.

 

L'amour est la rentrée de la parole dans le silence (ou être), ou mieux c'est l'union (baiser, embrassement, don mutuel) de la parole au silence. Le silence parle ou se donne. La parole répond ou se donne. L'être tout entier donné à la parole, et tout entier rentré ou recouvré de la parole, c'est l'être achevé. Le silence est donc la parole du silence qui se donne par amour au silence.

 

Silence ! Parole ! Amour ! C'est l’être plein !


Ego sum qui sum

 

dom Guillerand.

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Publié le 16 Février 2015

 

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« A moins d’avoir souffert et pleuré, on ne comprend pas vraiment ce qu’est la compassion, on ne sait pas réconforter ceux qui souffrent. Si on n’a pas pleuré, on ne sait pas sécher les yeux des autres. Tant qu’on n’a pas marché dans l’obscurité, on ne peut aider ceux qui errent à trouver leur chemin. Tant qu’on n’a pas regardé la mort en face, on ne peut aider personne à ressusciter et à goûter à nouveau la joie d’être en vie. »

 

Paul Glynn, Requiem pour Nagasaki.

 

 

 

 

 

Voici revenus les jours plus spécialement marqués par les mystères qui ont renouvelé les hommes,

les jours qui précèdent immédiatement la fête de Pâques ;

nous sommes donc invités à nous y préparer plus activement par une religieuse purification.

 

La solennité pascale a ceci de propre que toute l’Eglise s’y réjouit de la rémission des péchés.

Cette rémission se réalise non seulement chez ceux qui renaissent par le baptême mais encore chez ceux qui déjà font partie de la communauté des fils adoptés par Dieu.

 

Le bain de la nouvelle naissance a pour effet principal de faire des hommes nouveaux ; toutefois, il incombe à tous de se renouveler quotidiennement pour combattre la routine de notre condition mortelle et, dans les étapes de notre progrès, chacun doit toujours devenir meilleur ; tous doivent faire effort pour qu’au jour de la rédemption personne ne demeure dans les vices de sa vie ancienne.

 

Ce que chacun chrétien doit faire en tout temps, mes bien-aimés, doit donc être recherché maintenant avec plus d’empressement et de générosité.

C’est ainsi que nous accomplirons le jeûne de quarante jours institué par les Apôtres : nous ne nous contenterons pas de réduire notre nourriture, mais nous nous abstiendrons absolument du péché.

 

Rien n’est plus profitable que de joindre aux jeûnes spirituels et religieux la pratique de l’aumône ;

sous le nom de miséricorde, elle englobe beaucoup d’actions de bonté qui méritent l’éloge, et c’est ainsi que les âmes de tous les croyants peuvent se rejoindre dans un même mérite, malgré l’inégalité de leurs ressources.

 

En effet, l’amour que l’on doit avoir tout ensemble pour Dieu et pour le prochain n’est jamais entravé par de tels obstacles que ce désir du bien ne soit librement à sa disposition.

Les anges ont dit : Gloire à Dieu dans les hauteurs et paix sur la terre aux hommes pleins de bienveillance parce que non seulement la vertu de bienveillance, mais aussi le bien de la paix rend bienheureux celui qui compatit par sa charité à toutes les misères dont souffrent les autres.

 

Les oeuvres de bonté sont extrêmement vastes, et leur diversité même permet aux vrais chrétiens de participer à la distribution des aumônes, s’ils sont riches et dans l’abondance, et même s’ils sont de fortune modeste ou dans la pauvreté ; et ceux qui, pour faire des largesses, sont inégaux en ressources, se ressemblent pourtant par les sentiments profonds.

 

(Homélies de Carême, St Léon le Grand, V°siècle)

 

 

J'ai compris plus clairement ces jours-ci que Jésus est pour nous le résumé de tout. Le désir de le posséder est l'unique prière qui doive se trouver dans l'âme, parce que de celle-là découlent naturellement toutes les autres ...

 

Mon bien-aimé Jésus, donnez-moi votre coeur divin pour qu'il devienne mon confident, mon ami, mon guide, mon maître. Je veux sans cesse reposer la tête sur votre sein et cacher mon âme en la vôtre, cher Jésus, afin d'y puiser toute la doctrine et les lumières dont j'ai besoin et la chaleur qui me manque. Enfin, mon Bien-aimé, pensez que je suis un tout petit enfant, incapable de faire quoi que ce soit par lui-même. Si vous ne le portez, comment marchera-t-il? Si vous ne le purifiez dans votre Sang comment pourra-t-il vous plaire?

 

Mon bon Maître, vous vous servez de moi comme d'un pauvre petit instrument pour aider d'autres frères. Je vous supplie, en votre nom, de ne jamais permettre en moi la moindre parole, la moindre démarche contraire ou peu à vos desseins miséricordieux. Je m'efforcerai de vous rester uni, en tout temps et en toutes circonstances, pour entendre vos ordres, exécuter vos désirs et ne faire que ce qui vous plaît.

 

Seigneur Jésus, poursuivez-moi jusqu'à ce que tout ce qui n'est pas vous soit détruit en moi. Je veux m'abandonner entièrement entre vos mains, ne plus avoir ni intelligence ni volonté sinon pour vous connaître, vous aimer, vous obéir et m'humilier.

 

Jésus-Christ seul est saint. Comprendre cette vérité et s'en trouver convaincu est, je crois le principe de la sanctification de l'âme. Si l'on saisissait une bonne fois qu'en notre béni Sauveur se trouve la source de toutes les bénédictions célestes, on s'attacherait à Jésus-Christ partout et toujours.

 

Je ne désire, je n'aspire qu'à aimer comme Jésus et avec son coeur. Là réside la sainteté, car l'amour de Jésus a ceci de propre qu'il est un amour transformant.

 

Tous nous devons mener la vie sainte dont notre divin Maître nous offre le modèle: les occupations diffèrent assurément, mais elles ne sont que des moyens voulus par Dieu pour développer la vie intime de l'âme.

 

Cette vie ne change point, elle est la même pour tous; elle n'est autre que le feu de la charité dont Notre-Seigneur veut embraser la terre.

 

 

 

dom Pie de Hemptine

 


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Publié le 16 Février 2015

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  nous aurons la chance d'avoir pour ces dimanches de carême un sermon par un moine bénédictin... d'une abbaye soeur.

En cette année de la vie consacrée tout sermon est d'ailleurs le bienvenu durant ces saints jours. (pas forcé qu'ils soient osb tant qu'ils ont la doctrine catholique traditionnelle.)


..ils seront simplement signés "un moine" . 

 

merci au père abbé avec l'assurance de mes prières,

 

souhaitant à tous les moines,  un très bon et saint carême. qu'ils prient pour moi. 

 

 

 

philippe.

 


 

 


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Publié le 16 Février 2015

 

 

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C'est dans l'église paroissiale de Gestratz, à environ vingt minutes du séminaire, qu'ont été conférés samedi matin les ordres mineurs et le sous-diaconat. La messe pontificale a été célébrée par Mgr Czeslaw Kozon, évêque de Copenhague, l'unique diocèse du Danemark. Mgr Kozon connaît bien notre communauté, puisqu'il a déjà été invité dans notre séminaire américain de Denton pour une cérémonie d'ordination, en 2011.

 

Parmi les onze sous-diacres, deux n'appartiennent pas à la FSSP : l'un est un moine de l'abbaye trappiste de Mariawald, en Allemagne, et l'autre est membre de la Fraternité St-Vincent Ferrier, nos amis de Chémeré-le-Roi en Mayenne.

 

Pour la Fraternité St-Pierre, les neuf nouveaux sous-diacres sont quatre Français, deux Allemands, un Autrichien, un Tchèque et un Anglo-Australien. La FSSP compte désormais 13 sous-diacres, quatre Américains ayant été ordonnés à Denton il y a une semaine, des mains de Mgr Perry, évêque auxiliaire de Chicago.

 

Pour les ordres mineurs, dix séminaristes ont été ordonnés portiers et lecteurs, et six sont devenus exorcistes et acolytes.

 

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Publié le 15 Février 2015

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cette rencontre avec l’Amour qui sauve : Jésus, le Verbe incarné, Dieu en chair et en os, avec un visage humain, qui se laisse regarder par nos yeux charnels ; en contemplant la sainte Face de Jésus nous voyons la tendresse infinie du Père.

 

Car Dieu nous aime ! Dieu nous aime ! Il est pour nous un Père et nous sommes pour lui des fils. Entendez-vous ces mots de l’amour, ces titres de gloire, ces beaux noms que Dieu a choisi entre tous pour nous les donner : nous sommes ses enfants bien-aimés.

 

Oui, Dieu nous aime, comme un père, et mieux encore qu’un père, parce que l’expérience que faisons de la paternité humaine ici-bas est souvent diminuée, voire abîmée, parce que nos parents, aussi bons soient-ils, ne pourront jamais nous donner l’amour infini qui est en Dieu le Père de Jésus-Christ....

 

Quand nous pensons faire quelque chemin vers Dieu, en réalité, c’est Dieu qui déjà a comblé l’entre-deux qui nous sépare de Lui. N’est-ce pas cela me convertir, sans cesse me rappeler que si je peux me tourner vers Dieu par la foi, c’est parce que Dieu d’abord s’est tourné vers moi par l’amour. Comme Pascal a raison encore une fois qui entend Jésus lui dire : « Console-toi, Tu ne me chercherais pas si je ne t’avais déjà trouvé ». C’est une idée-force du christianisme : ce n’est pas nous qui avons aimé Dieu, c’est lui qui nous a aimé le premier. Et il a envoyé son fils dans le monde pour que le monde soit sauvé.

 

Son lot est plutôt l’humiliation de n’être rien - car on existe par ses yeux plus encore que par ses oreilles. Il a tout perdu, en perdant la vue. Mais ne l’a-t-il jamais eue ? Il n’a que sa honte, celle de ne pas voir et d’être isolé du reste du monde ; et sa souffrance aussi d’être loin de tout, et peut-être d’abord loin de lui-même, habitant ces régions enténébrées et glaciales où se fait sentir le poids insupportable de la solitude qui désespère, parce qu’on croit que le ciel nous est fermé et que Dieu nous a rejeté ; cette solitude qui fait le lit de l’antique ennemi, le père du mensonge. Mais le Christ nous libère !

 

« Pour l’humanité et pour chacun d’entre nous », nous prévient Benoît xvi, il n’y a pas d’autre possibilité que de faire comme Bartimée, « pour avoir une certitude sur notre propre vie, sinon de s’abandonner, dans un crescendo continu, entre les mains d’un amour qui s’expérimente toujours plus grand parce qu’il a son origine en Dieu ».

 

fr Maire Ollivier OP

 

Commentaire de Saint Grégoire le Grand

 

« Vois ! Ta foi t'a sauvé »

 

 

 

Notre Rédempteur, prévoyant que les âmes de ses disciples seraient troublées par sa Passion, leur parla longtemps à l’avance des souffrances de cette Passion et de la gloire de sa Résurrection : ainsi lorsqu’Il mourrait, comme c’était annoncé, ils comprendraient et ne douteraient pas de sa Résurrection.

 

Mais les disciples étaient encore charnels et n’étaient pas capables de comprendre les paroles de ce mystère, c’est pourquoi le Christ eut recours au miracle. Devant eux, Il rendit la lumière à un aveugle, affermissant ainsi par des actes célestes la foi de ceux qui ne comprenaient pas les paroles du mystère céleste. Ainsi donc, mes très chers frères, il faut comprendre les miracles de notre Seigneur et Sauveur non seulement comme des faits réels auxquels on doit croire, mais aussi comme une allusion à autre chose ; en vérité, par leur puissance, ces œuvres nous manifestent une chose et par leur mystère nous en suggèrent une autre.

 

L’histoire ne nous dit pas qui était cet aveugle, mais nous savons par contre ce qu’il représente symboliquement. Oui, cet aveugle, c’est le genre humain, qui dans son premier père a été privé des joies du paradis, qui a ignoré la clarté de la lumière céleste et qui souffre encore des ténèbres de sa condamnation. Mais il est illuminé par la présence de son Rédempteur : ainsi le désir lui fait déjà entrevoir les joies de la lumière intérieure et il pose son pied dans le chemin vivifiant des œuvres bonnes.

 

2

 

Remarquons bien que l’aveugle fut illuminé lorsque Jésus approchait de Jéricho. Jéricho, semble-t-il, symbolise la lune. Or dans le langage figuré, la lune représente les inconstances de la chair, car en décroissant chaque mois elle nous rappelle que nous sommes destinés à mourir.

 

Donc, approchant de Jéricho, notre Créateur rend la lumière à l’aveugle ; ainsi, alors que la divinité assume la faiblesse de notre chair, le genre humain retrouve la lumière qu’il avait perdue. Dieu souffre dans son humanité et par là l’homme est élevé à la divinité. C’est bien à juste titre que l’aveugle est décrit assis et mendiant près du chemin ; car la Vérité elle-même a dit : « C’est moi qui suis le Chemin ».

 

Celui donc qui ne connaît pas la clarté de la lumière éternelle est aveugle ; mais s’il a déjà foi dans le Rédempteur, il est assis près du chemin ; si ayant la foi il néglige cependant de demander la lumière éternelle et cesse de prier, cet aveugle-là est assis près du chemin mais ne mendie pas.

 

Celui qui a la foi, qui connaît l’aveuglement de son cœur et demande la lumière de la vérité, celui-là est assis près du chemin et mendie.

 

Celui donc qui reconnaît les ténèbres de son aveuglement et comprend qu’il lui manque la lumière de l’éternité, qu’il crie du fond du cœur et par la voix de son intelligence : « Jésus, Fils de David, aie pitié de moi ! » Ecoutons donc ce qui arrive à l’aveugle qui crie : « Ceux qui marchaient en avant le réprimandaient pour qu’il se taise ».

 

3

 

Que désignent ces gens qui précèdent la venue de Jésus, sinon la foule des désirs de la chair et le tumulte des vices qui, avant que Jésus ne vienne dans ce cœur, dissipent notre méditation par leurs tentations et troublent la voix de notre cœur en prière ? Car souvent, alors que nous voulons retourner vers le Seigneur après avoir commis des fautes et que nous entreprenons de les surmonter par nos prières, les souvenirs des péchés que nous avons commis accourent au cœur, repoussent la pointe de notre intelligence, perturbent l’âme et couvrent la voix de notre prière.

 

Ceux qui marchaient en avant le réprimandaient pour qu’il se taise, de même, avant que Jésus ne vienne dans le cœur, le mal que nous avons fait frappe par son souvenir notre méditation et nous trouble dans notre prière.

 

4

 

Mais écoutons ce que fit encore cet aveugle qui allait être illuminé : « Mais lui criait plus fort encore : «Fils de David, aie pitié de moi ! »»

 

La foule l’invective pour qu’il se taise, et lui crie de plus en plus fort, car plus le tumulte des pensées charnelles nous accable, plus nous devons insister dans une prière ardente. La foule veut nous empêcher de crier, c’est-à-dire que les souvenirs de nos péchés nous font souffrir en tous temps, mais surtout dans la prière. Mais plus la voix de notre cœur est repoussée, plus elle doit insister vaillamment jusqu’à dépasser le tumulte des pensées illicites et éclater à force d’entêtement aux oreilles saintes du Seigneur.

 

Chacun peut reconnaître en lui-même ce que nous disons ; lorsque nous élevons notre âme depuis ce monde vers Dieu et que nous nous convertissons à l’œuvre de prière, nous trouvons désagréables et pénibles des choses qui nous plaisaient auparavant. A peine la force d’un saint désir éloigne-t-elle la pensée de ces choses des yeux du cœur, à peine les larmes de la pénitence viennent-elles à bout de leur souvenir.

 

5

 

Mais quand nous insistons avec force dans notre prière, nous fixons, dans notre esprit, Jésus qui passe. « Jésus s’arrêta et commanda qu’on le Lui amène ». Voilà que s’arrête Celui qui passait : car si jusqu’à présent nous avons supporté dans la prière la foule des souvenirs, en quelque sorte nous avons senti passer Jésus. Mais quand nous insistons vraiment et avec force dans la prière, Jésus s’arrête alors pour nous rendre la lumière, car Dieu est enraciné dans le cœur, et la lumière perdue est retrouvée.

 

6

 

Ici toutefois, le Seigneur nous fait comprendre aussi quelque chose d’utile à propos de son humanité et de sa divinité : c’est en marchant que Jésus entendit crier l’aveugle, mais c’est immobile qu’Il accomplit le miracle de l’illumination. En effet, passer est le fait de l’humanité, demeurer celui de la divinité.

 

Par son humanité, certes, Il dut naître, croître, mourir, ressusciter, se déplacer de lieu en lieu. Dans la divinité, il n’est pas de mutation. En fait, passer, c’est changer. Ce passage est sans aucun doute conforme à la chair et non à, la divinité. Par sa divinité, Il est toujours immuable parce que partout présent, et ce n’est pas par un mouvement qu’Il vient ni qu’Il se retire. Donc, en passant, le Seigneur entendit crier l’aveugle. S’arrêtant, Il l’illumina, car par son humanité Il eut pitié de notre aveuglement, Il compatit à nos cris ; mais par la puissance de sa divinité, Il a répandu sur nous la lumière de la grâce.

 

7

 

Remarquons bien qu’Il dit à l’aveugle : « Que veux-tu que je te fasse ? » Celui qui avait le pouvoir de rendre la lumière ignorait-Il ce que voulait l’aveugle ? Mais Il veut que nous demandions ce qu’Il sait par avance que nous demanderons et qu’Il accordera. Et alors qu’Il nous invite à prier à temps et à contretemps, Il dit toutefois : « Votre Père, en effet, sait de quoi vous avez besoin avant même que vous le Lui demandiez ».

 

Maintenant encore, Il attend qu’on demande, maintenant encore Il attend que le cœur s’éveille à la prière. Et l’aveugle répond aussitôt : « Seigneur, que je voie ! » Ce n’est pas de l’or que l’aveugle demande au Seigneur, mais la lumière. Il n’a pas voulu demander autre chose que la lumière, car quoi qu’il puisse posséder, sans lumière, étant aveugle, il ne le verra pas. Imitons-le donc, frères très chers, car nous avons entendu dire qu’il fut sauvé et de corps et d’esprit.

 

Ne demandons au Seigneur ni fausses richesses, ni biens terrestres, ni honneurs fugitifs, mais la lumière ; non pas cette lumière que l’on peut enfermer dans un lieu, qui a une fin dans le temps, qui est interrompue par les nuits, que le bétail 4 perçoit tout comme nous, mais demandons cette lumière qu’avec les anges nous sommes seuls capables de voir, qui n’a ni commencement ni fin. Le chemin vers cette lumière, c’est la foi. Voilà pourquoi Jésus répondit à l’aveugle illuminé : « Vois, ta foi t’a sauvé ! ».


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Publié le 15 Février 2015

          bon et saint carême..nous l'offrons à vos intentions et pour l'Eglise. 

 

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Publié le 14 Février 2015

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Nouveau cri d'alarme de l'évêché chaldéen pour porter secours aux communautés venues d'Erbil et de Mossoul.

 

 

Mgr Kassarji revient d'Irak et affirme craindre un nouveau flux de réfugiés. « Des centaines de morts tombent tous les mois, dit-il. Les gens ont peur. Dans le cadre du grand conflit sunnito-chiite, les chrétiens se sentent en insécurité croissante, sans aucune garantie. »

Face à un tel afflux, l'évêché tente de s'organiser comme il peut. « Nous donnons aux nouvelles familles des numéros d'enregistrement, explique à L'Orient-Le Jour le père Denha Youssef, qui s'occupe des aides auprès des réfugiés. Les familles se rendent chez nous chaque mercredi et vendredi. En 2014 seulement, nous avons enregistré 888 familles. En 2015, jusqu'à ce jour, nous en avons recensé près de 160. »

 

 

Le père Youssef, lui-même originaire d'Erbil, précise qu'il s'est rendu auprès des réfugiés de Mossoul dans la région kurde pour les dissuader de se diriger vers le Liban. « La vie y est chère, il n'y a pas de travail, le Liban est submergé de réfugiés de tout bord et secoué de crises successives », leur a-t-il dit. « Les chrétiens irakiens sont perdus, comme si leur vie dans leur pays était définitivement condamnée, poursuit-il. Nous essayons de les convaincre de demeurer en région kurde et de résister jusqu'à la fin de cette crise pour rentrer un jour chez eux. »

 

Comme pour faire écho aux paroles du père Youssef, Mgr Kassarji souligne que les Irakiens espèrent surtout trouver une autre terre d'exil à partir du Liban. Imane ne songerait pas à le contredire. « Notre seul espoir est d'émigrer, à partir du Liban, vers n'importe quel pays, affirme-t-elle. Nous ne voulons plus retourner chez nous, même si notre village est libéré de Daech. Nous n'avons plus confiance, ni dans le gouvernement ni en aucun responsable. »

 

 

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http://img.over-blog.com/300x300/1/10/86/49/ete-2014/10338229_10152353675748512_4349218163241999077_n.jpg

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Publié le 13 Février 2015

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i am sorry no understand no spike ingliche ...

!!! its my friend...  j'ai cottoyé un poète beh dis donc on m'en dira tant !  i

romantic ça doit être pour la st Valentin quoi ! elle est belle comme photo.. !

congratulations ! 

 


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Publié le 12 Février 2015

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Je Suis…

 

Je Suis ton enfant, une chanson, un poème…un paysage !

 

Je Suis le visage de ton épouse ou le cœur de ton mari.

 

Je Suis la tombe de tes ancêtres, le crucifix de ta chambre ou le tabernacle de ton église.

 

Ah mon ami ! Si tu savais comme je me sens Seul, comme Je guette ton arrivée, comme J’espère ta présence !

 

Tu me donnes bien quelques regards –de temps en temps –… mais jamais bien en face, ni bien très longtemps.

 

Tu te laisses accaparer par des affaires dont tu prétends qu’elles sont plus sérieuses… Et tu essaies après de me convaincre, en me murmurant que tu manques de temps.

 

 

Ah mon ami ! Si tu savais comme je Suis en mesure de te nourrir… de nourrir ton âme ! D’illuminer ton intelligence ! De structurer ton cœur. Mais…mais tu préfères papillonner sur Internet, aller de brève en brève, d’information en information, tu préfères opter pour l’immédiat d’un clic. Jamais plus de dix lignes avalées sur un même sujet, car réfléchir te fait peur ou te fatigue.

 

Alors laisse-moi te dire très doucement ce matin que tu manques de jugement.

 

Je Suis…

 

Je Suis l’altitude au sommet de la montagne, la lumière au bout du tunnel, la miséricorde au travers de la grille d’un confessionnal !

 

Mais…mais cela fait bien longtemps que tu doutes de toi-même.

 

Tu te sers de ta faiblesse pour te convaincre d’être destiné pour la médiocrité. Tu oublies ! Tu oublies que tu es fait pour l’incandescence, la beauté et l’absolu !

 

Ah mon ami, comme tu manques d’enthousiasme.

 

Nous avons tous nos misères, nos parts d’ombre et nos petits égoïsmes. Mais il s’agit d’aller de l’avant mes frères !

 

Ou pour mieux dire : de nous envoler, parce que vous le savez, dans la vie spirituelle, il s’agit moins d’un cheminement que d’une ascension. Vers ce Ciel. Où Dieu nous attend. Qu’il a préparé pour nous.

 

Alors mes doux fidèles, pourquoi nous arrive-t-il d’être si lâches ? Pourquoi nous arrive-t-il de faire le mal ?

 

 Et bien, écoutez voir maintenant. Écoutez ce cri ultime. Écoutez-le avec gravité, et puis, avec tremblement, parce que Celui qui vous pousse ce cri vous aime, très fort :

 

Je suis ton Dieu, ton Créateur et ton Maître. Et plus encore, je veux être ton ami. Si tu savais ! Si tu savais comme J’ai soif de toi ! Je t’ai donné l’existence et la vie. Je t’ai donné l’être et l’agir. Je t’ai donné la vie sur cette terre non pour ton malheur ; je ne t’ai pas créé pour que tu sois triste, blafard ou grincheux. Je t’ai donné l’existence pour que tu connaisses un jour la vie éternelle de mon Paradis ! La béatitude de mon Ciel ! Le bonheur de la paix de mes amis les anges et les saints !

 

Crois-moi mon frère, crois-moi de tout mon cœur ! Si tu manques de temps, si tu manques de jugement ou d’enthousiasme, de tenue ou de générosité, c'est d’abord, d’abord, parce que tu manques d’amour !

 

C'est ça le drame, mes frères, et c'est pour ça qu’aujourd'hui nous avons entendu l’hymne à la charité avant le Carême ! C'est parce qu’on n’aime pas assez qu’on fait le mal. Ce n’est pas par devoir qu’il faut faire le bien, c'est par amour ! Par charité ! Parce que Dieu nous aime ! Il ne faut pas nous lasser de nous l’entendre dire. On n’aime pas assez. On peut toujours aimer davantage. C'est la… c’est la charité notre principe d’action dans notre vie spirituelle et dans le combat des vertus.

 

Ne pas subir notre Foi. Ne subissez pas ce en quoi vous croyez ! Ne subissez pas votre foi ; on n’a pas le droit, pas aujourd'hui, ce n’est pas possible ! Il faut aimer de tout votre cœur. Aimer davantage. Toujours mieux. Avec plus d’application.

 

Regardez notre bon malade, notre aveugle de Jéricho sur le bord de la route ! Il crie, il hurle, il mendie l’amour du seigneur : « Sauve-moi ! Faites que je voie. » Eh mes amis ! Quand on voit Notre Seigneur, c'est le coup de foudre assuré ! C’est impossible de ne pas résister à son regard et à son amour. Alors essayez d’y penser de temps en temps. Dites-vous que vous n’avez pas assez de tenue et moi aussi. Que vous n’avez pas assez de générosité et moi aussi. Il faut se dire cela…

 

Et voilà pourquoi nous allons faire des efforts pendant le Carême – ça aussi c'est important que vous l’entendiez.

 

On ne fait pas des efforts tout d’abord parce qu’on aime souffrir, ou alors c'est qu’on est vraiment singulier et tordu.

 

On ne fait pas des efforts ensuite pour aimer davantage Notre Seigneur. C'est bien, peut-être. D’accord. Mais si on arrive à faire des efforts, c'est parce que d’abord on aime, parce qu’on est habité de l’amour de Dieu en nous. C'est l’amour qui va être le moteur, encore une fois le principe d’action de notre agir bon.

 

Demandez cette grâce au Seigneur  d’aimer davantage notre bon Jésus, de L’aimer pour faire des efforts et pour le servir convenablement, et faire un bon Carême. De l’aimer tout simplement.

 

Aimez-Le de tout votre cœur, de toute votre âme et de tout votre esprit ! Et que votre carême n’ait pas la laideur d’un fardeau mais l’éclat d’un flambeau.

 

Chanoine Denis .

 

 

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Publié le 12 Février 2015

 

Le cardinal Burke entre en résistance


 

Puisque le pape ne ralentit pas sa marche vers le changement, les cardinaux les plus conservateurs s’organisent. Dans un entretien diffusé ce 8 février par France 2, le cardinal Burke déclare sans détour tout ce qui le hérisse. « Je n’accepte pas que l’on donne la communion à des couples non mariés devant l’Eglise. Parce que leur union irrégulière, c’est de l’adultère », estime-t-il. « Quant aux homosexuels, poursuit-il, ils n’ont rien à voir avec le mariage. C’est une souffrance d’être attiré par une personne du même sexe. C’est contre nature », tranche le cardinal.

 

Des propos qui viennent en réponse à ceux du pape qui, parlant des homosexuels, disait : « Si une personne est gay, qu’elle cherche le Seigneur et qu’elle de bonne volonté, qui suis-je pour la juger ? ». L’entretien est filmé dans la bibliothèque du cardinal qui, pour l’occasion, est vêtu de façon on ne peut plus traditionnelle : soutane noire, camail noir gansé de pourpre, calotte et ceinture de soie moirée rouge, pendue à une chaîne, une grande croix d’or.

 

Les forces du mal

 

Quand la journaliste de France 2 lui demande ce qu’il compte faire si le pape persiste dans cette direction, le cardinal prend un air navré et répond en italien : « Je résisterai. Je ne peux rien faire d’autre. Puis il reprend, « il y a un malaise, c’est indubitable ». « C’est douloureux, c’est préoccupant », reconnaît enfin le prélat. « Mais je dois m’habituer au nouveau pape », lâche-t-il enfin.

 

 

 

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Rédigé par philippe

Publié dans #spiritualité

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