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Publié le 11 Février 2015

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En prévision du consistoire du 14 février prochain, à l'occasion duquel Monseigneur MAMBERTI recevra officiellement le titre de cardinal, l'évêque de Sagone a été très sollicité par les médias corses. "Corse-Matin" a publié dimanche 8 février une longue interview de deux pages. Quelques jours auparavant, Philippe de CASABIANCA avait obtenu un entretien dont le texte intégral a été publié sur le site du diocèse d'Ajaccio. Nous en extrayons seulement ce qui concerne Vico et la Corse.

 

 

 

Diriez-vous que vos racines corses, que vos liens avec le village d’origine de votre famille, Vico, ont pu vous aider dans votre ministère ?

 

- Les racines sont fondamentales pour toute personne et cela compte beaucoup pour les Corses. Le fait d’avoir été séminariste du Diocèse d’Ajaccio, d’avoir été ordonné prêtre pour ce diocèse, d’y être revenu régulièrement demeure quelque chose d’important pour moi. Je suis vraiment heureux de voir qu’à l’occasion de ma nomination comme cardinal beaucoup de Corses se sont manifestés pour me rappeler des souvenirs communs.

 

Le village de Vico est aussi un élément important en raison du nombre de prêtres qui sont issus de la région tout comme de trois évêques récents qui en viennent, Monseigneur Arrighi, Monseigneur Zevaco et moi-même. Le supérieur général des oblats de Marie Immaculée m’a récemment envoyé un livre sur le Père Albini et je crois que les fruits spirituels de ce dernier au couvent de Vico se sont aussi manifestés par ces vocations et par la vie chrétienne dans le canton.

 

 

- Malgré des liens anciens avec le Vatican, les cardinaux corses n’y sont pourtant pas si nombreux. Quelle est donc la réalité des liens entre la Corse et le Vatican ?

 

- Je suis tout de même fier d’être le premier cardinal corse depuis plus d’un siècle. Je suis également qu’une délégation du diocèse vienne au consistoire du 14 février. Cela montre la permanence de mes liens avec le diocèse. J’en suis très reconnaissant à Monseigneur de Germay ainsi qu’aux prêtres et fidèles qui l’accompagneront à cette occasion.

 

Il y a des liens historiques documentés entre la Corse et le Saint-Siège. Ils se sont développés aussi en raison de la proximité géographique entre Rome et la Corse qui permet plus facilement le pèlerinage au tombeau des apôtres. Mais je crois qu’au delà de cette proximité géographique, il y a une véritable proximité spirituelle. J’ai toujours été frappé de la dévotion des Corses envers le Pape.

 

 

- Quel regard portez-vous justement sur la vie spirituelle de la Corse ?

 

- Il appartient à l’évêque et aux pasteurs qui sont chargés de la vie spirituelle du diocèse de répondre à cette question. Pour ma part, je pense que nous y avons certainement un riche patrimoine spirituel, surtout de religiosité populaire. Les festivités de Notre-Dame-de-la Miséricorde à Ajaccio, la fête de la Saint Joseph à Bastia et tant d’autres exemples en sont les témoins. Mais pour être vraie, la foi doit être intériorisée et vécue. Et cela, chaque génération, chaque personne est appelée à le faire pour son propre compte, puisant dans ce riche héritage et le mettant en pratique jour après jour. Cela nous appelle nous Chrétiens à être davantage cohérents. Si nous vivions davantage l’Evangile notre vie serait meilleure et la société se porterait mieux.

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 10 Février 2015

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SAINTE SCHOLASTIQUE



Homélie du Très Révérend Père Dom Jean PATEAU

Abbé de Notre-Dame de Fontgombault

(Abbaye Notre-Dame, Wisques,

le 10 février 2015)

 


Os 2, 16.17b.21-22 Ap 19, 1.5-9a Lc 10, 38-42

 

Ma très Révérende Mère, mes bien chères Sœurs, chers Frères et Sœurs,

 

 

L'ANNEE DE LA VIE CONSACREE, dans la lumière des textes que nous venons d'entendre en cette fête de sainte Scholastique, invite tout à la fois à rendre grâce, pour la consolation de Dieu qui depuis si longtemps nous accompagne, à renouveler notre espérance de poursuivre dans l'avenir une histoire glorieuse avec Jésus, tout en demeurant, pour le moment présent, dans la joie de l'Evangile, notre vademecum : Dieu avec nous, Emmanuel.

 

 

Le décret Perfectæ Caritatis du Concile Vatican II consacré à la rénovation de la vie religieuse enseigne :


Dès les origines de l'Eglise, il y eut des hommes et des femmes qui voulurent, par la pratique des conseils évangéliques, suivre plus librement le Christ et l'imiter plus fidèlement et qui, chacun à sa manière, menèrent une vie consacrée à Dieu...


Dans une telle variété de dons, tous ceux que Dieu appelle à la pratique des conseils évangéliques, et qui en font profession, se vouent au Seigneur de façon spéciale en suivant le Christ chaste et pauvre (Mt 8,20 et Lc 9,58), qui par son obéissance jusqu'à la mort de la croix (Ph 2,8) a racheté les hommes et les a sanctifiés. Poussés dans cette voie par la charité que l'Esprit-Saint répand dans leurs cœurs (Rm 5,5), ils vivent toujours davantage pour le Christ et pour son Corps qui est l'Eglise (Col 1,24). C'est pourquoi, plus fervente est leur union au Christ par cette donation d'eux-mêmes qui embrasse toute leur existence, plus riche est la vie de l'Église et plus féconde son apostolat.... (n°1)


Le prophète Osée évoque les éclipses que peut vivre toute vocation, et qui exigent un renouvellement perpétuel :


Mon épouse infidèle, je vais la séduire, je vais l'entraîner jusqu'au désert et je lui parlerai cœur à cœur...Là, elle me répondra comme au temps de sa jeunesse. (Os 2, 16.17b)


L'épouse a été infidèle et Dieu va la séduire à nouveau. Nous nous sommes engagés et engagés pour la vie... il y a quelques années, quelques dizaines d'années... Peut-être sommes-nous plus que jubilaires... Nous nous sommes engagés, alors qu'aujourd'hui les jeunes générations semblent ne plus vouloir ou ne plus pouvoir s'engager. Etait-ce, de notre part, inconscience, présomption ? Avions-nous, après étude exhaustive, les qualités requises par la Sainte Règle pour faire une bonne moniale, un bon moine ?

 


Marthe, Marthe, dit Jésus, tu t'inquiètes et tu t'agites pour bien des choses. Une seule chose est nécessaire. Marie a choisi la meilleure part : elle ne lui sera pas enlevée. (Lc 10, 41-42)

 


Quelle est donc cette chose, la seule nécessaire, qui ne nous sera pas enlevée ? Marthe tourne et vire dans sa maison, Marie demeure aux pieds de Jésus, elle se met à son école.


En nous appelant à la vie religieuse et consacrée, Jésus nous a invités avant toute chose à demeurer à ses pieds, à vivre de lui et pour lui. Saint Benoît requiert du novice qu'il cherche Dieu. Demeurer aux pieds de Jésus, c'est s'offrir afin d'être transformé par lui, c'est lui demander de nous accorder précisément tout ce qui nous manque, afin d'être tout à lui.

 

Laisser le Seigneur agir en nous, c'est le laisser encore et toujours nous séduire, comme il nous a séduits au temps de notre jeunesse. Notre vie religieuse demeure une histoire d'amour. Sommes-nous souples dans la main de l'Epoux ? Sommes-nous attentifs à sa voix ?

 


Si le chemin paraît difficile, laissons-nous donc consoler par Dieu. Dans des propos improvisés, et néanmoins très forts, le Pape François, à Tirana, invitait de façon instante les religieux au don radical de leur vie, à cette consolation de Dieu :


Malheur à nous si nous cherchons une autre consolation ! Malheur aux prêtres, aux religieux, aux sœurs, aux novices, aux personnes consacrées quand ils cherchent des consolations loin du Seigneur ! Je ne veux pas vous ''bastonner'', aujourd'hui, je ne veux pas devenir votre ''bourreau'', ici ; mais sachez-le bien : si vous cherchez de la consolation ailleurs, vous ne serez pas heureux !

(Discours du 21 septembre 2014, à Tirana en Albanie)


Il y a peut-être une erreur radicale et commune que nous faisons sur ce que doit être notre vie religieuse. Sur terre, pensons-nous, nous donnons notre vie à Dieu afin de pouvoir dans l'éternité recevoir tout de lui. Ce n'est pas faux, mais là n'est pas l'essentiel. Peut-être serait-il plus juste de dire : sur terre, nous nous disposons afin d'être consolés par lui, pour pouvoir le louer éternellement dans le ciel.

 


La vie religieuse n'est pas une vie de tension mais une vie d'abandon.

 

Ce n'est pas nous qui montons à Jésus, c'est Jésus qui vient à nous. Saint Augustin disait : « Dieu en faisant attendre élargit le désir. En faisant désirer, il élargit l'âme ; en l'élargissant, il augmente sa capacité à recevoir. » (Saint Augustin cité par Benoît XVI en Spe Salvi n° 33.) Le don de Dieu suffit.

 


Le prophète Osée et l'Apocalypse enseignent cela. Laissons-nous séduire sur terre ; abandonnons-nous au Fiancé dont la voix résonne à nos oreilles à travers les paroles sacrées de l'Ecriture ; accueillons-le dans le sacrement de son Corps et de son Sang ; reconnaissons son visage en nos frères et en nos sœurs ; ainsi nous pourrons prendre place un jour dans la liturgie du Ciel et proclamer sans fin : Alleluia ! C'est à notre Dieu qu'appartiennent le salut, la gloire et la puissance... Alléluia ! Le Seigneur notre Dieu a pris possession de sa royauté, lui, le Tout-Puissant. Soyons dans la joie, exultons, rendons-lui gloire, car voici les noces de l'Agneau, et son épouse s'est faite belle !

 

(Ap 19, 1.6-7)

 


« Là où il y a les religieux il y a la joie » aime à redire le Saint-Père.

 

Pourquoi cela ? Simplement parce que chaque religieux est un chantier plus ou moins vaste où l'Artisan divin devrait pouvoir donner librement cours à son art. Si tel est le cas, alors tout est joie.


Marie en cela nous est un exemple : « C'est elle, fille bien-aimée du Père et revêtue de tous les dons de la grâce, que nous considérons comme modèle insurpassable de la sequela dans l'amour de Dieu et dans le service du prochain », enseigne le Saint-Père. (Lettre Apostolique du 21 novembre 2014 aux consacrés, en la conclusion)


Mettons-nous à son école.

 


Amen.

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Rédigé par dom Jean Pateau

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Publié le 10 Février 2015

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priez pour nous.

 

aux premières Vèpres ...

 

ste fête à soeur Axelle

 

Heureuse épouse du ! Christ, Scholastique, colombe des vierges, les habitants du ciel te comblent de louanges ; nos cœurs te saluent en faisant monter vers toi l’hommage d’un joyeux concert.


Tu foulas aux pieds les honneurs du monde et ses couronnes ; dirigée par les enseignements de ton frère et les préceptes de sa Règle sainte, attirée par l’odeur des grâces célestes, tu appris de bonne heure à prendre le chemin de la patrie.


O force invincible de l’amour ! O victoire à jamais glorieuse, en ce jour où par la force de tes larmes tu fais descendre les pluies du ciel, et contrains le Patriarche de Nursie à continuer ses entretiens célestes.

Aujourd’hui tu brilles, au plus haut des cieux, de l’éclat de cette lumière vers laquelle tu soupirais ; les feux de la charité, les splendeurs de la grâce embellissent ton front ; unie à l’Époux, tu reposes au sein de la gloire.


Daigne donc maintenant écarter du cœur des fidèles les nuages d’ici-bas, afin que le Soleil éternel, versant sur nous sa splendeur sereine, nous comble des joies de la lumière sans fin.

Chantons gloire au Père et gloire au Fils unique ; hommage égal au Paraclet divin ; honneur éternel à celui qui créa les siècles et qui les gouverne.


Amen.

 

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un peu de neige, mes soeurs ! Sainte fête , si vous y arrivez ! vous avez le soutien des moines de l'abbaye ! ils n'en n'ont pas autant mais il y fait aussi froid...  noir et blanc ça fait plutôt op non mais sans blagues ! 

 

Du second livre des Dialogues de saint Grégoire le Grand

 

Scholastique était sœur du vénérable Père Benoît. Consacrée au Seigneur tout-puissant dès son enfance, elle avait coutume de venir visiter son frère une fois chaque année. L'homme de Dieu descendait pour la recevoir dans une maison dépendante du monastère, non loin de la porte. Scholastique étant donc venue une fois, selon sa coutume, son vénérable frère descendit vers elle avec ses disciples. Ils passèrent tout le jour dans les louanges de Dieu et les pieux entretiens; et, quand la nuit fut venue, ils prirent ensemble leur repas. Comme ils étaient encore à table, et que le temps s'écoulait vite dans leur entretien sur les choses divines , la vierge sacrée adressa cette prière à Benoît: « Je te prie, mon frère, de ne me pas abandonner cette nuit, afin que nous puissions jusqu'au matin parler encore des joies de la vie céleste. » Le saint lui répondit: « Que dis-tu là, ma sœur? Je ne puis en aucune façon passer la nuit hors du monastère. » Dans ce moment, le ciel était si pur qu'il n'y paraissait aucun nuage. La servante de Dieu, ayant entendu le refus de son frère, appuya sur la table ses doigts entrelacés; et, cachant son visage dans ses mains, elle s'adressa au Seigneur tout-puissant. Au moment où elle releva la tête, des éclairs, un violent coup de tonnerre, une pluie à torrents, se déclarèrent tout à coup: au point que ni le vénérable Benoit, ni les frères qui étaient avec lui ne purent mettre le pied hors du lieu où ils étaient.

 

La pieuse servante de Dieu , pendant qu'elle avait tenu sa tête appuyée sur ses mains, avait versé sur la table un ruisseau de larmes; il n'en avait pas fallu davantage pour charger de nuages le ciel serein jusqu'à cette heure. Après la prière de la sainte, l'orage ne s'était pas fait longtemps attendre; mais cette prière et les torrents de pluie qu'elle amenait s'étaient si parfaitement rencontrés ensemble, que, au même instant où Scholastique levait sa tête de dessus la table, le tonnerre grondait déjà: en sorte qu'un même instant vit la sainte faire ce mouvement, et la pluie tomber du ciel. L'homme de Dieu, voyant que ces éclairs, ces tonnerres, cette inondation ne lui permettaient plus de rentrer au monastère, en fut contristé, et exhala ainsi ses plaintes: « Que le Dieu tout-puissant te pardonne, ma sœur! Que viens-tu de faire? » Elle répondit: « Je t'ai adressé une demande, et tu n'as pas voulu m'écouter: j'ai eu recours à mon Dieu, et il m'a exaucée. Maintenant sors, si tu peux, laisse-moi, et retourne à ton monastère. » Mais le saint était dans l'impossibilité de sortir de la maison, et lui qui n'avait pas voulu y rester volontairement, demeura contre son gré. Ainsi, les deux saints passèrent la nuit entière dans les veilles, et reprenant leurs pieux entretiens sur la vie spirituelle, ils se rassasièrent à loisir par l'échange des sentiments qu'ils éprouvaient.

 

Le lendemain, la vénérable Mère retourna à son monastère, et l'homme de Dieu reprit le chemin de son cloître. Trois jours après, étant dans sa cellule, et ayant élevé ses yeux en haut, il vit l'âme de sa sœur, qui venait de briser les liens du corps, et qui, sous la forme d'une colombe, se dirigeait vers les hauteurs mystérieuses du ciel. Ravi de joie pour la gloire dont elle était entrée en possession, il rendit grâces au Dieu tout-puissant par des hymnes et des cantiques, et annonça aux frères le trépas de Scholastique. Il les envoya aussitôt au lieu qu'elle avait habité, afin qu'ils apportassent le corps au monastère, et qu'il fût déposé dans le tombeau qu'il s'était préparé pour lui-même. Il arriva ainsi que ceux dont l'âme avait toujours été unie en Dieu ne furent point séparés par la mort, leurs corps n'ayant eu qu'un même tombeau.

 

Texte extrait de l'Année Liturgique de Dom Guéranger

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 9 Février 2015

Rédigé par philippe

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Publié le 8 Février 2015

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Ave Regina Caelorum.

 

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"Accordez-moi, Dieu miséricordieux, de désirer ardemment ce qui vous plaît, de le rechercher prudemment, de le reconnaître véritablement et de l’accomplir parfaitement, à la louange et à la gloire de votre nom. Mettez de l’ordre en ma vie, accordez-moi de savoir ce que vous voulez que je fasse, donnez-moi de l’accomplir comme il faut et comme il est utile au salut de mon âme.

 

Que j’aille vers vous Seigneur, par un chemin sûr, droit, agréable, menant au terme, qui ne s’égare pas entre les prospérités et les adversités […]. Donnez-moi, Saigneur Dieu, un cœur vigilant qui nulle curieuse pensée ne détourne de vous, un cœur noble que nulle indigne affection n’abaisse, un cœur droit que nulle pensée perverse ne dévie, un cœur ferme que nulle épreuve ne brise, un cœur libre que nulle violente affection ne subjugue. »

 

St Thomas d’Aquin,

 

 

"Je ne puis rien sur le passé, parce que le passé, c'est la tombe, mais je puis tout sur l'avenir parce que l'avenir, c'est le sillon ouvert où l'on jette la graine qui remplit la main du semeur, c'est le champ inculte que l'on va rendre fécond à force d'intelligence, de volonté et de vertu".

 

père Didon OP


 

"Quant à la bonne terre, c’est par la patience qu’elle rend son fruit, puisque nos bonnes actions restent sans valeur si nous ne supportons par ailleurs, avec égalité d’âme, les maux qui nous viennent de notre entourage.

Et plus on progresse vers les sommets, plus on rencontre en ce monde de choses pénibles à supporter, car l’opposition du siècle présent s’accroît dans la mesure où nous lui retirons notre affection.

 

Voilà pourquoi nous voyons beaucoup de gens qui, tout en faisant le bien, peinent cependant sous le fardeau pesant des tribulations. S’ils fuient désormais les désirs terrestres, ils sont pourtant frappés par des coups plus durs. Mais conformément à la parole du Seigneur, ils rendent du fruit par leur patience, parce qu’en recevant les épreuves avec humilité, ils sont eux-mêmes reçus dans le repos avec honneur après les épreuves. C’est ainsi que la grappe foulée aux pieds s’écoule en un vin savoureux. C’est ainsi que l’olive broyée et pressée se dépouille de son marc pour donner la riche liqueur de l’huile. C’est ainsi qu’on sépare les grains de la balle en les battant dans l’aire, et ils parviennent purifiés de leur paille au grenier.

 

Que celui qui désire vaincre complètement ses vices s’applique donc à supporter humblement les épreuves qui doivent le purifier, afin de parvenir ensuite au Juge d’autant plus pur que le feu de la tribulation l’aura mieux débarrassé ici-bas de sa rouille."

 

st Grégoire le Grand

 

D'un pas joyeux, nous marchons au long de la période de pénitence vers la Semaine Sainte et l'allégresse pascale.

 

Lorsque commence la Sexagésime, nous sommes déjà emplis d'un désir progressif de mourir et de ressusciter avec le Christ.

 

Combien cette période liturgique est admirable !

 

Et plus le temps de jeûne et de pénitence est profond, plus notre âme fleurit et devient printanière, car il y a une telle correspondance entre la vraie pénitence et le printemps que notre cœur de pierre s'amollit. Evitant la distraction des herbes mauvaises qui étouffent le bon grain, nous préparons, en nous concentrant, la bonne moisson.

 

En vérité, c'est une période de concentration de la prière, de jeûne, de demande de pardon, de révision de notre âme. Plus est ardente notre pénitence et plus elle prodigue à notre âme la floraison, la joie qui augmente en Dieu.

 

Une fois encore, je suis frappé par l'épître d'aujourd'hui de l'apôtre Paul. Le grand Paul est appelé dans l'Eglise «apôtre des nations» ; lui qui fut ravi au troisième ciel, qui entendit les paroles ineffables, doit se défendre devant les païens, devant les empereurs de Rome, devant la synagogue hostile au christianisme ; il doit aussi se défendre devant ses propresconfrères, son propre peuple, comme si celui qui a été engendré dans le Christ devait se défendre devant eux !

 

Il est rare dans l'humanité que la mère soit méprisée par ses enfants ou, comme Paul, rejetée par sa postérité spirituelle, le contraignant à dire : moi aussi, je suis juif, moi aussi j’ai travaillé plus que les autres ; vous supportez vos détracteurs qui vous crachent au visage, vous humilient, vous dépouillent, mais en raison de ma faiblesse et parce que je vous aime, vous mettez en doute mon apostolat !

 

Ce saint Paul, cet humble Paul, doit souligner à cette foule qu'il a convertie, baptisée dans le Christ, portée dans ses entrailles spirituelles, qu'il a travaillé pour elle et il doit le lui répéter.

 

Pensant alors à Paul, j'ai immédiatement saisi que tous les Paul qui accomplirent de grandes choses dans l'histoire de l'Eglise, ne furent pas que persécutés du dehors comme les martyrs, mais incompris et meurtris par leurs propres frères : les Hilaire de Poitiers, Athanase d’Alexandrie, Photius le Grand et tant d'autres, jusqu'à la petite Thérèse de Lisieux de qui certaines de ses sœurs disaient, lorsqu'elle mourut : «Cette petite, vraiment, lorsqu'elle sera morte, on n'aura rien à dire sur elle».

 

Pourquoi, pourquoi l'œuvre du Christ, cette Epouse immaculée pour laquelle Il versa son Sang précieux, pourquoi l'Eglise n'accorde-t-elle pas un soutien total à ses enfants, n'agit-elle pas à la manière de l'Etat qui donne sa protection à des savants en aidant la recherche scientifique, qui paie les généraux, les soldats, les députés, les hommes utiles à la cité du haut jusqu'en bas de l'échelle sociale ? Pourquoi les généraux du Saint-Esprit, les élus du Père ne reçoivent-ils pas de salaire, mais sont au contraire persécutés, incompris ? Pourquoi Dieu a-t-il organisé cette Eglise étrange ? Pourquoi celui qui vit au sein du Christ est-il, depuis les temps apostoliques, obligé de crier sa confession ?

 

Traverser des épreuves, c'est de l’eau qui coule en dehors de sa maison ; mais être attaqué par les siens...!

 

Le Christ l'a prévu et ne l'a point caché. Il a dit : «La vie de l'Eglise sera fondée sur la pierre de la foi et les portes de l'Enfer ne pourront l'ébranler» (Mt 16, 18). Mais Il a aussi averti que la sœur serait contre sa sœur, le frère contre son frère, le père contre son fils (Lc 12, 53). Il a envisagé une multitude de Paul dans l'Eglise, donnant toute leur vie pour souffrir des gens du dehors, et aussi de l'intérieur de leur famille, sinon même de leurs enfants.

 

Je connais une gravure de l'époque romantique, d'origine anglaise ou allemande, je ne sais plus, représentant le diable qui laboure la terre avec un air fort satisfait, et cette gravure porte cette inscription : «Ainsi je fais souffrir les âmes». Oui, mais, derrière le diable, passe le Christ qui jette la semence.

 

Les épreuves sont le fait du diable, oui, mais celles des saints, depuis saint Paul jusqu'à la petite Thérèse, sont plus profondes parce que la terre dans l'Eglise est vigoureusement remuée ; sans elles, il n'y a qu'un petit jardinage pour salades et non pour du blé.

 

Le diable se sert de toute sa sagesse ; il envoie une théorie d'obstacles : il n'est pas facile parfois, étant trahis par ses frères, de demeurer amoureux de Dieu et de l'Eglise et Satan travaille subtilement afin qu'on abandonne. Et qu'arrive-t-il ? Il fait naître une bonne terre grasse, noire, et la semence divine tombe sur les saints de telle manière que le meilleur blé sort de cette terre grasse.

 

Le Christ aime tellement ses Paul, jusqu'à la petite Thérèse, qu'Il veut qu'aucun grain de sa Parole ne se perde en leurs âmes.

 

S'ils étaient bien portants, soutenus et loués par les leurs, récompensés comme l'Etat récompense les généraux et les hommes célèbres ou les vedettes de cinéma, imperceptiblement, leurs cœurs seraient moins labourés et s'empliraient de petites pierres de vanité, d'indifférence, de plaisirs, de distractions ; si le grain n’était pas tombé en profondeur, les oiseaux le picoreraient et le mangeraient peu à peu. En l'Eglise nul grain ne se perd. Tous donnent des fruits.

 

Et l'apôtre Paul pense : Je veux me glorifier de ma faiblesse, car dans ma faiblesse est la force de Dieu (2 Co 12, 9-10). Je veux chanter Dieu pour toutes les faiblesses, pour toutes les épreuves, l'incompréhension de mes confrères, de mes enfants engendrés dans mon apostolat, car chaque épreuve qui est une douleur d'aujourd'hui prépare le terrain où la grâce et la gloire et la puissance de Dieu agiront soudainement !

 

En effet, disons-le, si nous ressentons aujourd'hui, au travers des paroles de l'Apôtre, la tragédie, le cri de douleur, l'indignation, la souffrance, mes amis, si nous pouvions nous indigner et dire orgueilleusement : j'ai travaillé plus que les autres, et, simultanément, je ne veux pas me vanter, si nous savions mesurer cette profondeur de peines à travers les siècles, nous comprendrions que nos petites douleurs ne sont rien, mais «vous n'avez pas de mesure pour les mesurer...».

 

Pourtant, ne craignez pas les souffrances... car l'apôtre Paul fut aussi ravi au troisième ciel !

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 7 Février 2015

Rédigé par philippe

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Publié le 6 Février 2015

 

c'était un peu ça Sebastian... !  on irait au bout du monde avec, comme Peter ! comme aimanté, une attirance surnaturelle...très rare. on capte toutes ces choses. j'aimerais tant le contacter. mais bon. pas le genre à trainer sur internet comme ce sont des saints 

 

"Si elle ne s’allie pas à l'intimité Morale, la proximité physique est le plus sûr moyen de frôler sans l’apercevoir la beauté secrète d’une âme…”

 

Gustave Thibon

 

" Face à un garçon lumineux et heureux, la question de la vocation se pose aussitôt. Ce bonheur n'est-il pas le signe que ce garçon a déjà trouvé celui qui seul peut vraiment combler un coeur humain ici-bas"

 

dom Henry


j'ai pas beaucoup trouvé depuis... 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 6 Février 2015

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archevêque émérite de Dakar

 

 

‘’Aujourd’hui, à la fin de ma carrière de pasteur dans l’église de Dieu, je remercie énormément le Seigneur pour tout ce qu’il a fait pour moi, tout ce qu’il a fait en moi et tout ce qu’il a fait par moi’’

 

 

’Je partage la conviction que j’ai beaucoup reçu de Dieu. Tout ce qu’un être humain puisse faire sur terre, tout ce qu’il a, il le doit à Dieu. Dieu choisit et dessine l’itinéraire de l’être humain dès la conception du sein maternel et lui donner une mission, le doter de toutes les qualités possibles’’,

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Février 2015

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Les bergers de Bethléem attendaient le libérateur d'Israël, celui qui à main forte secouerait le joug de l'occupant romain. Ils le voyaient en guerrier, et au lieu de cela, ils découvrirent un nouveau-né, emmailloté, couché dans une crèche. Le plus remarquable, c'est que, loin d'être déçus, ils furent envahis par une paix et une joie telles qu'ils retournaient à leurs troupeaux, en louant et en glorifiant Dieu. Les Mages venus d'Orient avaient une vision plus large du monde où régnait le chaos. En scrutant les astres, ils avaient vu se lever l'étoile d'un grand roi qui venait de naître et ils se mirent en route pour se mettre à sa disposition, avec leur or et leur savoir. Mais en entrant dans la maison, ils découvrirent un nouveau-né, emmailloté, couché dans une crèche. Ils ne furent pas déçus, eux non plus, et se prosternant, ils l'adorèrent. Ils repartirent par un autre chemin, nous dit l'évangéliste : loin de se mettre à la conquête du monde, la tradition nous apprend qu'ils témoignèrent du Christ dans leur lointain pays et qu'ils moururent martyrs pour son Nom. Quand Jésus inaugura son ministère public, il ne vint pas avec éclat et majesté, mais il se mit au rang des pécheurs, attendant son tour pour être baptisé par Jean dans le Jourdain. Désigné comme l'Agneau de Dieu qui enlève le péché du monde, il n'avait pas besoin de ce baptême de repentir, mais par ce geste de son immersion, il annonçait prophétiquement la modalité de sa mission de salut : c'est par l'humiliation de la passion et la mort sur la croix, qu'il libérerait l'humanité.

 

Nous aussi, nous attendons un libérateur pour notre temps, dont le pape Benoît XVI avait identifié le problème majeur : « En ce moment de notre histoire, le vrai problème est que Dieu disparaît de l’horizon des hommes et que tandis que s’éteint la lumière provenant de Dieu, l’humanité manque d’orientation, et les effets destructeurs s’en manifestent toujours plus en son sein ». En gommant les racines chrétiennes de notre culture, en faisant l’apologie d’une conception matérialiste, hédoniste et relativiste de l’existence qui conduit à ce que le pape François a appelé « le grand vide d’idées auquel nous assistons en Occident », nous faisons le lit du fondamentalisme religieux et de tous les extrémismes. En effet, comme le Saint-Père le rappelait devant le Parlement européen, en citant le Pape émérite, « c’est l’oubli de Dieu, et non pas sa glorification, qui engendre la violence ».


 

Ceux que l’on appelle les « islamistes radicaux », qui semblent rallier de plus en plus d’adeptes tant dans les pays à majorité musulmane qu’en France, où le nombre de conversions à l’Islam grandit, ont décidé de punir cette conception du monde qu’ils identifient de manière sommaire avec la civilisation chrétienne : c’est pourquoi les chrétiens, comme nous le constatons au Moyen Orient, au Nigéria ou au Pakistan, sont des cibles privilégiées de leurs exactions. Il s’agit pour eux de conquérir le monde à l’Oumma, en recourant à la violence la plus aveugle pour servir un idéal à la fois politique et religieux.

 

Nous ne saurions répondre à cette grave crise par le seul recours à une laïcité qui accompagne ce que saint Jean Paul II a appelé « une apostasie tranquille et silencieuse ». Aujourd’hui, après les attentats du mois de janvier à Paris, on semble même avoir oublié les victimes désarmées au profit d’idées que l’on appelle pompeusement les « valeurs de la République » : « Maintenir vivante la démocratie en Europe demande d’éviter les « manières globalisantes » de diluer la réalité : les purismes angéliques, les totalitarismes du relativisme, les fondamentalismes anhistoriques, les éthiques sans bonté, les intellectualismes sans sagesse » (Pape François devant le Parlement européen). Aveuglés sur les vrais enjeux, on s’obstine à idolâtrer la liberté d'expression. Mais une liberté d’expression qui n'est pas au service de l'affirmation des droits humains les plus fondamentaux, comme le droit à la vie et le droit à la liberté religieuse, peut devenir destructrice : en sombrant dans l'insulte et la dérision, elle attise la haine, engendre la violence et érige le manque de respect de l'autre en principe du vivre ensemble! Les événements récents en ont apporté la navrante démonstration.

 

Ni la violence, ni le laïcisme ne sont une réponse adéquate à la crise que nous vivons.

 

La réponse des chrétiens est tout autre : c'est la grâce de l'Esprit Saint reçue au baptême ! Ce don est seul capable, en nous unissant réellement au Christ mort et ressuscité, de changer radicalement notre cœur, c'est-à-dire de le transformer à la racine, où se cachent les pensées perverses dont Jésus parle dans l'Evangile. On a beaucoup évoqué les islamistes radicaux ou radicalisés, qui exercent une violence inouïe au nom de leur croyance ou de leur religion. La radicalité du baptême se situe à un autre niveau, au plus intime de nous-même, dans la seule contestation qui soit efficace, celle qui s'attaque non aux autres, mais à la racine du mal qui est tapi dans les cœurs : une révolte d'amour contre l'esclavage des passions. En nous établissant dans une relation d'amitié avec le Christ, constamment nourrie par la Parole et les sacrements, la foi nous donne de vaincre le monde ! Alors, nous pourrons avec le Christ transformer l’histoire.

 


 

diocèse 64

 

 

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Rédigé par philippe

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Publié le 5 Février 2015

 

 

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La recherche de l’avion disparu, le vol de la Malaysia Airlines, n’a décidément pas fini de nous réserver des surprises. A défaut de trouver les débris de l’appareil, des plongeurs participant aux recherches sont tombés « pile poil » sur une statue de la Vierge Marie, au fond de cet immense océan qu’est l’Océan Indien.

 

L’Eglise n’aura pas d’autres choix que de classer cet évènement parmi les miracles répertoriés. Car en effet, pour trouver quelque chose à la surface de cette vaste étendue d’eau c’est déjà un prodige. Mais les plongeurs ont fait mieux. Sans avoir repéré quoi que ce soit, la statue n’étant pas visible, puisque au fond des eaux, ils sont allés directement au bon endroit. Autre preuve de miracle, elle était debout sur son socle, comme posée là, délicatement, par une main divine,

 

Elle devait être descendue tout récemment (oui, parce que, en principe, la Vierge Marie se trouve habituellement au ciel, ou dans une église, mais pas au fond de l’eau). En effet elle n’a pas encore eu le temps d’être attaquée par le sel, les algues, les coquillages et les diverses bestioles qui rodent dans ces endroits-là. C’est une statue d’une blancheur immaculée, avec encore toutes ses dorures toutes brillantes, que nos plongeurs vont embrasser avec ferveur.

 

Dans leur émotion, ils ont oublié de demander à Marie de leur dire où se trouvait l’avion. Après tout, ils étaient venus pour ça.

 

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