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Publié le 13 Mars 2015

L’Église du Japon n’a jamais oublié le prêtre de Blanzy

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L’Église du Japon n’a jamais oublié le prêtre de Blanzy

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L’Église du Japon n’a jamais oublié le prêtre de Blanzy

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"Je conjurais le Seigneur, écrit-il, de mettre sur mes lèvres des paroles propres à toucher les cœurs et à Lui gagner des adorateurs parmi ceux qui m’entouraient". Et voilà que, pendant qu’il priait, trois femmes de cinquante à soixante ans s’agenouillèrent tout près de lui. L’une d’elles mit sa main sur la poitrine et lui dit à voix basse : "Notre cœur à nous tous qui sommes ici est le même que le vôtre". Et la conversation s’engagea : "Vraiment ? Mais d’où êtes-vous donc ?"  "Nous sommes tous d’Urakami. A Urakami, presque tous ont le même cœur que nous". Et aussitôt la femme qui avait répondu posa à son tour une question : "Où est la statue de sainte Marie (sancta Maria) ? "Le P. Petitjean n’eut plus alors aucun doute : il était bien en présence de descendants des anciens chrétiens. Il conduisit le groupe devant la statue de la Sainte Vierge. De nouveau tous s’agenouillèrent et se mirent à prier. Mais ils ne pouvaient contenir davantage la joie qui débordait de leur cœur : "Oui, c’est bien la Sainte Vierge. Voyez sur son bras  son divin Fils Jésus.

"Nous faisons la fête du Seigneur Jésus au vingt-cinquième jour de la gelée blanche. On nous a enseigné que ce jour-là il est né dans une étable, puis qu’il a grandi dans la pauvreté et la souffrance, et qu’à trente trois ans pour le salut de nos âmes il est mort sur la croix. En ce moment nous sommes au temps du chagrin. Avez-vous vous aussi ces solennités ?"

Le P. Petitjean, qui avait compris qu’il s’agissait du carême, répondit : "Oui, nous sommes aujourd’hui le dix-septième jour du temps chagrin..."

 

Un jour un chrétien venu des Gotô se présenta accompagné d’un "baptiseur" qui, après avoir exposé sa dévotion au chapelet, récité sans Gloria Patri comme c’était la coutume au XVIIe siècle, posa ensuite deux questions : les missionnaires connaissent-ils le chef du Royaume de Rome ? les missionnaires sont-ils mariés ? Le baptiseur se réjouit d’entendre la réponse : le nom du Pape, Pie IX, et l’annonce que les missionnaires gardaient le célibat. Il sembla que, pour lui, les trois signes les plus évidents de la foi catholique des nouveaux arrivés avaient été la dévotion à Marie, l’union avec le successeur de Pierre et le célibat des prêtres.

 

belle histoire.

 

L’actualité internationale de ces derniers mois nous a permis de découvrir l’horreur du sort réservé aux chrétiens d’Irak et de Syrie. Mais qui connaît l’histoire tout aussi douloureuse de l’Église du Japon ? Qui sait que celle-ci doit tant à un jeune prêtre de Saône-et-Loire ?

Sur l’archipel, la foi catholique ne concerne que 0,5 % de la population. Une proportion presque anecdotique, mais qui représente tout de même plus de 500 000 fidèles. Pas un de ces catholiques n’ignore le nom de celui qui fut leur tout premier évêque en 1866 : Bernard Petitjean. Un patronyme presque oublié chez nous. L’homme est pourtant né en 1829 à Blanzy. Il fit son séminaire à Autun et fut même prêtre à Verdun-sur-le-Doubs. Aujourd’hui, Monseigneur Petijean est célébré comme celui qui a découvert et ramené au grand jour les kakure kirishitan du Japon : les chrétiens cachés. Le religieux a permis à cette communauté martyrisée, qui vivait sa foi dans le secret le plus total, de sortir de l’ombre et de se développer en bravant la peur.

 

L’Église du Japon célèbre la découverte des Chrétiens cachés

 

Cette semaine, les catholiques japonais célèbrent les 150 ans de cette « découverte ». Monseigneur Benoît Rivière, évêque du diocèse d’Autun, a été invité pour l’occasion par l’archevêque de Nagasaki. Il représentera les évêques de France. Cet anniversaire a permis à Mgr Rivière de se pencher sur l’histoire de Mgr Petitjean et des chrétiens cachés du Japon, une histoire qu’il ne connaissait jusqu’alors que très mal. Ce récit est pourtant fondateur pour la nouvelle Église japonaise.

Évoquer les chrétiens cachés oblige à présenter les persécutions terribles dont ont été victimes les catholiques japonais. C’est au XVIe siècle que le christianisme pose son premier pied dans l’archipel, il sera rapidement interdit. 26 catholiques furent même crucifiés à Nagasaki en 1597. Face aux persécutions, les Japonais convaincus par le message du Christ n’ont d’autre choix que de devenir invisibles. Tant et si bien, qu’après plus de deux siècles, on les pense disparus.

 

Un chapelet et une rencontre

C’est alors qu’entre en scène le jeune père Petitjean. Après quelques années en Saône-et-Loire, il a intégré en 1859 les Missions étrangères de Paris. 9 mois plus tard, le bourguignon embarquait pour le Japon. À Nagasaki, il enseigne le français et souhaite bâtir une église dédiée aux 26 martyrs. Les premiers temps sont difficiles et le catholique se sent bien seul en cette terre bouddhiste. Il inaugure pourtant son église en 1865. Un jour, alors que le père Petitjean prie à genoux devant l’autel, un groupe de femmes japonaises vient à sa rencontre. Elles remarquent le chapelet de l’homme d’Église. L’une d’elles lui souffle : « Nous avons dans les cœurs le même sentiment que vous. » Bernard Petitjean vient de rencontrer sa première kakure kirishitan. À l’époque, ils sont en fait encore près de 30 000 à vivre leur foi dans la plus grande clandestinité. Sans prêtre, sans bible, ces Japonais font vivre comme ils le peuvent le catholicisme. Leurs statues de la Vierge sont, par exemple, façonnées comme des bouddhas pour ne pas éveiller les soupçons. Avec le temps, certains rites se sont aussi un peu éloignés de ceux de l’Église de Rome. Le prêtre de Blanzy parcourt alors l’archipel à la recherche de ces catholiques invisibles. C’est grâce à des signes secrets, comme la croix et le chapelet qu’ils parviennent à se reconnaître. Peu à peu ces humbles pécheurs, ces discrets artisans rejoignent le prêtre. Le natif de Blanzy s’emploie à organiser cette Église clandestine et à gommer certaines dérives. Sous son influence ces chrétiens cachés sortent peu à peu de la clandestinité. L’année suivante, le prêtre est nommé évêque du Japon par Pie IX.

 

JSL SAONE ET LOIRE;

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Mars 2015

3ème vendredi de carême: si scires donum Dei.

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3ème vendredi de carême: si scires donum Dei.

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3ème vendredi de carême: si scires donum Dei.

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saint Augustin.

 

11. Jésus lui dit : Donnez-moi à boire ; car ses disciples s’en étaient allés en ville pour acheter de quoi se nourrir. Or, cette femme Samaritaine lui dit : Comment se fait-il qu’étant Juif vous me demandiez à boire, à moi qui suis Samaritaine ? car les Juifs ne communiquent pas avec les Samaritains . Vous le voyez, c’étaient des étrangers pour les Juifs : ceux-ci ne voulaient pas même se servir des vases qui étaient à leur usage. Et comme cette femme portait avec elle un vase pour puiser de l’eau, elle s’étonne qu’un Juif lui demande à boire. Car les Juifs n’avaient pas coutume de le faire. Mais si Jésus lui demandait à boire, c’était en réalité de sa foi qu’il avait soif.

12. Enfin quel est celui qui lui demande à boire? Ecoute, l’Evangéliste va le dire : Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu et quel est celui qui te dit : Donne-moi à boire, peut-être lui en aurais-tu demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. Il demande et il promet à boire. Il a besoin en tant qu’il demande ; et chez lui il y a surabondance, puisqu’il doit satisfaire tous les désirs. Si tu connaissais le don de Dieu. Le don de Dieu, c’est le Saint-Esprit. Mais il parle à cette femme à mots couverts, et peu à peu il entre en son coeur : peut-être même l’instruit-il déjà. Où trouver une exhortation plus douce et plus engageante ? Si tu connaissais le don de Dieu et quel est celui qui te dit : "Donne-moi à boire, peut-être lui en aurais tu demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive". Jusqu’ici il tient en suspens l’esprit de cette femme. Dans le langage ordinaire on appelle eau vive celle qui sort de la source. Quant à la pluie qu’on recueille dans des bassins ou des citernes, on ne lui donne point le nom d’eau vive. L’eau vive est celle qui coule de source et qu’on puise dans son lit. Telle était l’eau de la fontaine de Jacob. Que lui promettait donc celui qui lui en demandait ?

 

13. Cependant cette femme ainsi tenue en suspens lui dit : Seigneur, vous n’avez pas de vase pour puiser, et le puits est profond. Reconnaissez à cela ce qu’elle entendait par eau vive. Elle entendait l’eau de la fontaine de Jacob. Vous voulez me donner de l’eau vive, mais le vase pour la puiser je l’ai entre mes mains, et il vous manque. Cette eau vive, elle est ici, comment pouvez-vous m’en donner ? Elle ne comprend pas les choses dans le vrai sens : elle en juge encore d’une manière charnelle ; et, toutefois, elle frappe d’une certaine manière pour que le maître lui ouvre la porte encore fermée. Elle frappe par son ignorance, non par ses désirs, elle était digne de la pitié du Sauveur, mais pas encore de ses instructions.

14. Le Seigneur lui parle de cette eau vive en termes plus clairs. Cette femme lui avait dit : Etes-vous plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits ; et lui-même en a bu, et ses enfants, et ses troupeaux ? En d’autres termes : vous ne pouvez me donner de cette eau vive, car vous n’avez pas de vase pour en puiser ; sans doute celle que vous me promettez a sa source ailleurs. Pensez-vous donc valoir mieux que notre père, qui a creusé ce puits pour son usage et celui des siens ? C’est le moment que le Seigneur lui explique ce qu’il entend par eau vive. Jésus lui répondit : Quiconque boira de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante pour la vie éternelle. Ici le langage de Notre-Seigneur est plus clair : Cette eau deviendra en lui une source pour la vie éternelle. Celui qui boira de cette eau n’aura jamais soif. Etait-il possible de marquer plus clairement que s’il promettait de l’eau, c’était une eau invisible, et non pas une eau visible ; qu’il parlait selon l’esprit et non selon la chair ?

15. Néanmoins cette femme comprend encore les choses dans un sens charnel ; heureuse de penser qu’elle n’aurait plus soif, elle supposait que le Sauveur lui avait fait une pareille promesse dans le sens matériel : sans doute cette promesse se réalisera un jour, mais au jour de la résurrection des morts. La Samaritaine voulait la voir s’accomplir immédiatement. Aussi bien Dieu avait autrefois donné à son serviteur Elie de demeurer quarante jours sans éprouver ni faim, ni soif (1 Rois, 19, 8). Celui qui a pu accorder une pareille grâce pendant quarante jours, ne peut-il pas l’accorder toujours ? Elle soupirait donc, ne voulant ni manquer d’eau, ni s’en procurer avec tant de fatigue. Venir continuellement à cette fontaine, s’en retourner chargée de la provision nécessaire pour subvenir à ses besoins; puis, cette provision épuisée, se voir de nouveau contrainte à revenir, c’était là son travail de tous les jours, parce que cette eau qui soulageait la soif - ne l’éteignait pas. Joyeuse de la promesse que lui fait le Christ de cette eau vive, elle demande au Seigneur de la lui donner.

16. Toutefois, n’oublions pas que le Sauveur lui promettait un don spirituel. Qu’est-ce à dire : Celui qui boira de cette eau aura encore soif ? Parole véritable, si on l’applique à cette eau véritable encore, si on l’applique à ce dont elle était la figure. L’eau, au fond de ce puits, c’est la volupté du siècle dans sa ténébreuse profondeur. La cupidité des hommes, voilà le vase qui leur sert à y puiser. Leur cupidité les fait pencher vers ces profondeurs jusqu’à ce qu’ils en touchent le fond et y puisent le plaisir ; mais toujours la cupidité marche et précède. Car celui qui ne fait pas d’abord marcher la cupidité ne peut arriver au plaisir. Supposez donc que la cupidité est le vase avec lequel on puise, et que l’eau que l’on doit tirer du puits c’est le plaisir lui-même, et le plaisir mondain que l’on goûte, c’est le boire, le manger, le bain, les spectacles, l’impureté ; celui qui s’y adonne n’en sera-t-il plus désormais altéré ? Donc Jésus dit avec raison : Celui qui boira de cette eau aura encore soif ; mais si je lui donne de mon eau, il n’aura jamais soif. Nous serons rassasiés, a dit le Prophète, de l’abondance des biens de votre maison (Ps. 114, 5). De quelle eau donnera donc le Sauveur, sinon de celle dont il est écrit: En vous est la source de vie ? Comment, en effet, auront soif ceux qui seront enivrés de l’abondance de votre maison (Ps. 35, 10, 9) ?

 

17. Ce que promettait donc Notre-Seigneur, c’était la plénitude et la satiété dont le Saint-Esprit est l’auteur. La Samaritaine ne le comprenait pas encore, et dans son intelligence que répondait-elle ? Cette femme lui dit : "Seigneur, donnez-moi de cette eau, afin que je n’aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour en tirer". Travail pénible auquel la contraignaient ses besoins et qui rebutait sa faiblesse. Si seulement elle entendait ces paroles : Venez à moi, vous tous qui travaillez et qui êtes chargés, et je vous soulagerai (Matth. 11, 28) ! Car ce que lui promettait Jésus, c’était la délivrance de sa peine ; mais elle ne le comprenait pas encore.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Mars 2015

Saint Luigi Orione - St Grégoire le Grand - osb

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Luigi Orione est né le 23 juin 1872 à Pontecurone (Italie) dans le diocèse de Tortona. A 13 ans, il est reçu au couvent franciscain de Voghera (Pavie) qu'il quittera un an plus tard pour des raisons de santé. De 1886 à 1889, il fut l'élève de saint Jean Bosco au patronage de Valdocco à Turin. 

Le 16 octobre 1889, il entre au séminaire de Tortona. Encore jeune séminariste, il se dévoue aux autres, vivant la solidarité envers le prochain dans la Société de secours mutuel de San Marziano et la Conférence saint Vincent. Il ouvre à Tortona le premier patronage pour s'occuper de l'éducation chrétienne des garçons, le 3 juillet 1892. L'année suivante, le 15 octobre 1893, Luigi Orione, séminariste de 21 ans, ouvre dans le quartier San Bernardino un collège destiné aux garçons pauvres.

Le 13 avril 1895, Luigi Orione est ordonné prêtre. En même temps, l'évêque remet l'habit clérical à six élèves du collège qu'il a fondé. Très rapidement, Don Orione ouvre de nouvelles maisons a Mornico Losana (Pavie), à Noto en Sicile, à San Remo, à Rome.

Autour du jeune fondateur s'accroît le nombre de clercs et de prêtres qui formeront le noyau de la Piccola Opera della Divina Provvidenza (la Petite œuvre de la Divine Providence). En 1899, il lance la branche des Ermites de la Divine Providence. L'évêque de Tortona, Mgr Igino Bandi, par décret du 21 mars 1903, reconnût canoniquement les Fils de la Divine Providence (prêtres, frères coadjuteurs et ermites), congrégation religieuse masculine de la Petite œuvre de la Divine Providence, consacrée à « collaborer pour porter les petits, les pauvres et le peuple à l'Église et au Pape, par les œuvres de charité », émettant un 4ème vœu de «fidélité au Pape». Dans les premières Constitutions de 1904, parmi les buts de la nouvelle Congrégation, ressort celui de travailler à «obtenir l'union des Églises séparées».

Animé d'une grande passion pour l'Église et pour le salut des âmes, il s'intéressa activement aux grands problèmes de son temps, comme la liberté et l'unité de l'Église, la question romaine, le modernisme, le socialisme, l'évangélisations des masses ouvrières. D'une manière héroïque, il vint au secours des populations sinistrées des tremblements de terre de Reggio et de Messine (1908) et de la Marsica (1915). Par la volonté de Pie X, il fut vicaire général du diocèse de Messine pendant trois ans.

Vingt ans après la fondation des Fils de la Divine Providence, comme sur un «plant unique avec de nombreuses branches», il fonda le 29 juin 1915 la Congrégation des Petites Sœurs missionnaires de la Charité, animées du même charisme de fondation. Il leur joignit les Surs adoratrices Sacramentines (pour accueillir des non voyantes), auxquelles se rajoutèrent par la suite les Contemplatives de Jésus crucifié.

Il organisa les laïcs dans les associations des «Dames de la Divine Providence», des «Anciens élèves» et des «Amis». Ensuite, prendra forme l'Institut séculier Don Orione et le Mouvement laïc Don Orione.

 

saint Luigi

"seule la charité sauvera le monde"

Saint Luigi Orione

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Mars 2015

 c'est la mi-carême

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Voyez la clémence du Seigneur notre Sauveur. Il ne délaisse pas la Judée, ému d’indignation, ni offensé par le crime, ni révolté par l’injustice ; au contraire, il oublie les torts et ne songe qu’à la clémence. Tour à tour enseignant, délivrant, guérissant, il veut surtout attendrir le cœur de ce peuple infidèle. Avec raison saint Luc mentionne d’abord l’homme délivré de l’esprit mauvais et raconte ensuite la guérison d’une femme. Car le Seigneur était venu pour soigner l’un et l’autre sexe ; mais il fallait d’abord guérir celui qui fut créé le premier sans laisser de côté celle qui avait péché plutôt par légèreté d’esprit que par dépravation.

 

Le Christ est le médecin de l’âme malade, la maison de Dieu est la maison des malades et l’Église est une institution de guérison.

Aujourd’hui est la mi-carême. Dans l’antiquité, on passait ce jour d’une manière un peu plus joyeuse. On voulait, au milieu du Carême sévère, accorder au peuple chrétien un peu de répit. Cette impression de joie continue de répartir son action sur dimanche prochain. C’est pourquoi la messe d’aujourd’hui n’est pas, comme celle des autres jeudis, une messe de pénitence. On conduisait la chrétienté dans l’église des célèbres médecins et thaumaturges, saint Cosme et saint Damien.

 

introïbo

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 10 Mars 2015

Homélie de Mgr Ch. Dufour – Veillée à la cathédrale Saint-Sauveur en communion avec les chrétiens d’Orient – 6 mars 2015

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Ecoutez la parole du Christ et laissez-vous transformer par elle. Elle est tranchante cette parole, elle tranche en nous le mal, elle donne la force dans la tentation. Laissez vivre en vous cette parole. Ayez le mal en horreur, ne le laissez pas faire son chemin en vous. L’appel du carême vous y invite. Laissez vivre en vous l’amour et le pardon, comme un ferment.


mgr Ch Dufour.

« On vous a dit : ‘Tu aimeras ton prochain, et haïras ton ennemi’. Et moi je vous dis : ‘Aimez vos ennemis’ » (Matthieu 5,43-44). Telles sont les paroles du Christ que nous avons choisies pour conduire notre prière et notre marche de soutien à nos frères et sœurs chrétiens persécutés. Et l’apôtre Paul avait écrit aux chrétiens d’Ephèse : « Le Christ a détruit le mur de la haine… Par le moyen de la croix, il a tué la haine » (Eph 2,14-16). Il a tué la haine…


Mais la haine n’est pas morte, et de nombreux chrétiens en paient le prix. Ils sont devenus la cible des terroristes. Pas seulement les chrétiens. Nous avons vu que nos frères juifs étaient eux aussi visés. Mais aussi des musulmans, croyants honnêtes, qui vivent en paix avec les chrétiens et, nous en avons le témoignage, les soutiennent lorsqu’ils sont attaqués.


Le Christ avait prévenu ses disciples : « Vous serez persécutés ». Et il a dit aussi : « Priez pour ceux qui vous persécutent ». Nous ne pouvons pas laisser la haine naître en nos cœurs. La colère, oui. La révolte, oui. Les psaumes de la Bible sont remplis de ce cri de révolte contre le mal. Mais la haine, jamais. « Priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux » dit encore notre Maître. Nous sommes fils du Père, nés de l’Amour ; nous avons été plongés dans le cœur du Christ, devenus enfants de Dieu par le baptême. Nous ne pouvons pas laisser la haine faire en nous ses ravages.


Frères et sœurs, c’est pour crier vers Dieu que nous sommes ici ce soir. Le 11 janvier dernier, le peuple français s’était mobilisé pour dire non à la violence meurtrière qui avait tué des journalistes et des juifs. La haine tue encore. Elle tue aujourd’hui des chrétiens. Ce furent 21 chrétiens coptes en Lybie, le dimanche 15 février dernier. Nous en avons été bouleversés. On pourrait ajouter aussi le Niger, l’Inde, le Pakistan, les Philippines, le Nigéria…La haine tue, une idéologie totalitaire sème la terreur. Ce fut encore le lundi 23 février, 220 chrétiens assyriens enlevés par des djihadistes dans le nord-est de la Syrie. Nous sommes bouleversés, nous pleurons. Nous avons voulu nous rassembler ce soir dans cette cathédrale. Pour quelle réponse ? Quelle réponse à ce drame ?


Ce drame que nous vivons est celui du mal, de la folie du mal qui détruit l’homme et que Dieu est venu combattre en Jésus. Quelle sera notre réponse ? Jamais la haine, encore moins la vengeance. Chrétiens, nous choisissons l’obéissance au Christ. En trois mots : la foi, la conversion, la prière.


La FOI


Mettez votre confiance dans le Christ. Il a tué la haine. Il a détruit le mur de la haine. Telle est notre foi, notre fierté d’être chrétien. Jésus, le Christ, n’a pas rendu le mal pour le mal. Lui, le Fils de Dieu, il a pris sur lui le mal pour nous en libérer.

Pendant les 40 jours de carême, nous ravivons en nous la foi que par la Croix le Christ a tué la haine. Notre instinct nous pousse à la vengeance, mais la vengeance n’est pas chrétienne. « On vous a dit ‘œil pour œil dent pour dent’, moi je vous dis ‘si l’on vous frappe sur la joue droite tendez l’autre joue’ ». J’apprends que de jeunes chrétiens veulent prendre les armes. Regardez l’exemple des chrétiens de Centrafrique, du Nigéria. Regardez l’archevêque de Bangui aux côtés de l’imam pour faire taire les armes. Regardez les chrétiens d’Orient, dans la foi ils reconstruisent leurs villages, leurs écoles, leurs églises, et nous les y aiderons.


La CONVERSION


Ecoutez la parole du Christ et laissez-vous transformer par elle. Elle est tranchante cette parole, elle tranche en nous le mal, elle donne la force dans la tentation. Laissez vivre en vous cette parole. Ayez le mal en horreur, ne le laissez pas faire son chemin en vous. L’appel du carême vous y invite. Laissez vivre en vous l’amour et le pardon, comme un ferment.


La source du mal se nomme « matérialisme » qui tue l’âme. Elle se nomme « libéralisme » qui fait de l’homme un loup pour l’homme. Elle se nomme « individualisme » qui rime avec égoïsme, génère le repli sur soi et rend difficile la relation fraternelle. La source du mal se nomme « libéralisme des mœurs » qui salit la beauté des créatures de Dieu. Elle se nomme « relativisme » qui jette un voile de ténèbres et de mensonge sur la Vérité. Résistons à ces poisons. Ayons le courage de marcher à contre-courant, dans un engagement personnel et collectif, pour bâtir la civilisation de l’amour.


La PRIERE


Nous vivons un combat spirituel. Nos armes sont la prière et le jeûne. A l’initiative d’un prêtre, un appel interreligieux à jeûner et à prier est lancé contre la violence et la division. Juifs, musulmans, bouddhistes s’associent aux chrétiens de toutes confessions. Ils nous invitent à choisir un jour entre le 7 et le 14 mars. Traditionnellement chez les chrétiens, les jours de jeûne sont le mercredi, jour de la trahison de Judas, et le vendredi, jour de la crucifixion du Christ. Réveillons la foi par le jeûne et la prière. Que les chrétiens d’Orient puissent être fiers de nous.

 

Tel est le sens de notre démarche de ce soir. Procession en silence, marche silencieuse vers notre sanctuaire aixois, Notre Dame de la Seds, en plein renouveau avec la présence des sœurs de la sainte Croix de Jérusalem. Procession de lumière. Lumière de la foi et de l’amour, dans l’espérance.

 

Avec Marie, mère de la foi, mère de l’Eglise, mère des hommes, mère du Christ, mère de Dieu. Nous confions notre prière à sa prière.

AMEN.

Textes : Ephésiens 2, 14-16 ; Matthieu 5, 43-48

 

mgr Dufour.

 

 

fin de vie.

 

Ce 10 mars 2015, le nouveau projet de loi sur la fin de vie est en débat à l’Assemblée nationale. Quoi de plus beau que de permettre aux soignants et aux familles d’accompagner plus dignement les personnes malades qui s’approchent de ce moment de la vie qu’on appelle la mort. Ce projet de loi se présente comme une révision de la loi du 22 avril 2005, dite Léonetti. Avis de « vigilance orange » sur ce projet. Voici quelques repères.

 

1-      Mourir dans la dignité, c’est avoir une fin de vie où sont apaisées les douleurs physiques et morales du malade et où demeure vivante jusqu’au dernier souffle la relation avec ses proches. Lorsque les soins thérapeutiques apparaissent inutiles ou disproportionnés, les soins palliatifs prennent le relais pour apaiser la douleur. Nous demandons d’accélérer l’accès de tous aux soins palliatifs et la formation des personnels soignants à la médecine palliative. Puisse la loi accorder un droit de chaque malade aux soins palliatifs.

 

2-      La sédation en question : la sédation est un soin palliatif (« sedare » signifie « calmer ») qui consiste à endormir le patient lorsque la douleur est devenue insupportable. Mais lorsque la sédation est « terminale » et continue, elle cache une euthanasie qui ne dit pas son nom. Sédation intermittente en phase terminale : oui. Sédation terminale comme solution finale : non.

 

3-      Tu ne tueras pas. L’interdit du meurtre est le socle de toute vie en société, l’homme n’est pas un loup pour l’homme. Le député Jean Leonetti, artisan de la loi, dit lui-même qu’il n’acceptera jamais que soit transgressé cet interdit.

 

4-      Chaque personne malade est unique, et sa situation singulière nécessite un dialogue entre le patient et le soignant, et avec ses proches. Les soins palliatifs seront adaptés à chaque personne malade de façon à garder les meilleures conditions possibles de ce dialogue.

 

Pour une réflexion plus approfondie, nous conseillons la lecture du livre de Mgr d’Ornellas : « Fin de vie, un enjeu de fraternité »Salvator, mars 2015.

 

Ce débat sur la fin de vie nous concerne tous. Je le recommande à votre prière fervente pour que l’Esprit Saint éclaire l’intelligence et le cœur de nos élus. Toute civilisation sera jugée sur la manière dont elle accompagne les personnes dans ce grand moment de la vie qu’est la mort. Vigilance orange !

 

+ Christophe DUFOUR

Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

 

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Publié le 10 Mars 2015

règle de st benoît

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S'il prolonge comme une trêve les jours de notre vie, c'est pour l'amendement de nos péchés, selon cette parole de l'Apôtre : « Ignores-tu que la patience de Dieu te convie à la pénitence ? » (Romains 2:4)

Car ce doux Seigneur affirme : « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. » (Ezéchiel 33:11)

règle de st Benoît

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Publié le 8 Mars 2015

pardonner à  ses ennemis.

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merci chère madame, j'en prends note. "Je lutte aussi, en raison d'une sensibilité à fleur de peau," je ne suis pas le seul alors. hum!

Ce qu'on essaye de faire, dans cette quarantaine,  ça rejoint le sermon de notre bon moine de dimanche dernier  très beau .  On y arrive et finalement la paix de l'âme vient avec. On sent de toute façon que ce n'est pas notre vraie nature, elle prête à rendre service partout où elle peut, oeuvrer pour un même idéal commun Jésus crucifié, la gloire de Dieu. On voudrait bien élargir notre champ d'action mais parfois c'est plus facile avec des gens tellement plus loin  de nous,   plus ouverts , qu'avec ceux de nos milieux aigris et passionnés, quelqu'un me disait caractériels, tellement vrai.  J'entrerais certainement plus facilement au YPG, différent de culture et de religion,  que chez certains tradis ça c'est sûr.... 

Mais parfois les couleuvres ont été telles comme vous dites.

Toute autre religion est fausse, de la pure idéologie., enrobée de rite tridentin, mais de l'idéologie quand même.    Même si on ne s'essaye qu'à cela. c'est très fort. qu'il y ait au moins l'intention, c'est déjà beaucoup, si on y arrive pas malgré tous les procédés employés. Ca vaut tous les jeûnes et pénitences que l'on peut vouloir s'infliger et autres exercices de piété . Tant pis pour ceux qui font le mal, cachés derrière leur ordi, parce que personne ne les voit, personne ne sait d'où ça vient..Ils se croient tellement puissants, hors d'atteinte, exempts des droits les plus élémentaires de la justice et de respect envers l'autre.   Dieu leur en demandera des comptes aussi un jour.  On ne peut pas empêcher le mal d'être, fut-il tradi. Mais on peut le réfréner en utilisant les armes contraires de la justice et de la paix; alors il se peut qu'avec la patience et la prière, après réflexions ces gens avouent et reconnaissent qu'ils agissent mal, le tort qu'ils ont causé à autrui,  et repartent vers Pâques  avec de nouveaux et meilleurs sentiments; même si mission impossible,  tout le bien qu'on ne peut que  leur souhaiter,  sans cela leur cause est perdue d'avance.

 

bon et saint carême. le petit placide.

 

"Pas facile à appliquer, je sais, lorsqu'on a avalé un certain nombre de grosses couleuvres.  Cependant, je lis ce texte, le relis, depuis quelques jours, le décortique, le mastique et le digère ;-) et, à chaque fois, il me permet un petit, tout petit, pas en avant. J'espère avoir fait quelques centaines de mètres supplémentaires d'ici Pâques. Peut-être pourra t-il vous aider, ainsi que d'autres. "

 

"C'est le propre d'un coeur extrêmement lâche et d'une âme fort basse, d'être vindicatif et de ne pouvoir digérer sa colère. Un bon estomac digère tout, et de tout tire du bon suc et du bon sang pour se nourrir ; l'autruche prend plaisir à manger les cailloux et les clous qu'on lui jette, et s'engraisse de tout cela. L'homme de bien tire du profit de tout ; nul ne lui fait plus de bien que ceux qui lui font beaucoup de mal.


Jamais vous ne savez mieux l'état de votre vie que par la bouche de votre ennemi, ni que par ses yeux de basilic qui vous empoisonnent en vous regardant d'un oeil malin et tout plein de venin. Quand on demanda à saint François pourquoi Dieu permettait que, dans toutes les familles les plus saintes, il y eût toujours quelque malin esprit et quelque langue vipérine qui envenimait la candeur des autres, > parce que, dit-il, les bons sans les méchants ne sauraient être bons !" .


Tant que l'amour de Dieu n'aura pas l'empire de votre coeur et que vous ne voudrez pas mollir votre courage pour pardonner à votre ennemi, soyez assuré que vos vertus ne seront pas vertus ; ou si elles le sont, ce seront des vertus turquesques et barbares, ce seront des vertus mortes et sans l'âme de la charité. Tout cela ne vous servira qu'à une plus grande confusion, et peut-être à une plus grande condamnation si vous n'y prenez garde."


Etienne Binet (1569-1639) dans "Pratique solide de l'amour de Dieu."

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Mars 2015

de notre ordre: ste Françoise Romaine

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Fille de Paolo de Bussi et de Giacobella de Roffredeschi, Françoise naquit à Rome au début de 1384. Dès son enfance, elle se familiarisa avec la pratique des pénitents, commença l’étude de la vie des saintes femmes et, chaque jour, visita les églises romaines où l’on pouvait gagner des indulgences. Sa mère la mit sous la direction spirituelle de dom Antonio di Monte Savello, bénédictin du Mont Olivet, qui résidait à Santa Maria Nuova (devenue Sainte-Françoise-Romaine), auquel elle obéit exactement. Françoise qui, depuis son enfance, voulait se retirer dans un cloître, dut, à douze ans, obéissant à son père, renoncer à ce projet pour épouser Lorenzo Ponziani. Soutenue par sa belle famille, singulièrement par la Vanozza qui avait épousé le frère aîné de Lorenzo, Françoise continua de mener une vie de piété et de pénitence, sous la direction spirituelle de dom Antonio di Monte Savello qui la confessait tous les mercredis, et instruite des vérités de la foi par un dominicain, prieur de Saint-Clément, qu’elle rencontrait chaque samedi.

Soudain, Françoise tomba malade et resta une année entière entre la vie et la mort. Elle gardait un calme parfait tandis que sa famille, particulièrement son père, croyaient qu’il y avait là un châtiment divin parce qu’il l’avait empêchée de se retirer dans un cloître. Saint Alexis lui apparut une fois, pour lui demander si elle voulait être guérie, et, une seconde fois, pour lui signifier que Dieu voulait qu’elle restât dans le monde pour glorifier son nom ; jetant sur elle son manteau, saint Alexis disparut la laissant parfaitement guérie. Elle rejoignit Vanozza pour lui raconter sa vision et lui dit : « Maintenant que le jour est venu, hâtons-nous de nous rendre toutes deux à Santa Maria Nuova et à l’église de Saint-Alexis, en action de grâce. »

Les deux femmes résolurent de renoncer aux divertissements inutiles, de progresser dans la prière et de se consacrer à des œuvres de charité. Le peuple de Rome les considérait comme des saintes et de nobles dames voulurent imiter leur exemple. Les attaques du démon furent si terribles que le Seigneur permit à l’ange gardien de Françoise de se faire visible et prompt à réprimer tout ce qui pouvait empêcher sa progression. Son premier enfant, Jean-Baptiste, naquit en 1400 ; elle le nourrit elle-même et l’instruisit des vérités de la religion, corrigeant ses défauts d’obstinationet de colère. L’année suivante, à la mort de sa belle-mère, elle fut appelée à gouverner la maison des Ponziani dont elle fit un exemple, tant dans l’organisation que dans la piété.

Lorsque la famine et la peste s’abattirent sur Rome, Françoise et Vanozza s’épuisèrent en charité et allèrent jusqu’à se faire mendiantes pour secourir les indigents. Le Seigneur les aida par quelques miracles. Lorenzo, témoin de tant de merveilles, laissa sa femme organiser sa vie à sa guise ; elle vendit ses robes et ses bijoux, distribua l’argent aux pauvres et de s’habilla plus que d’une robe verte de drap grossier. Elle avait vingt ans lorsque naqui son deuxième fils, Jean-Evangelista, qui montra dès l’enfance des dons certains de sainteté. Trois plus tard lui naissait une fille, Agnès, douce et aussi précoce que son frère dans la sainteté. En 1409, dans l’anarchie romaine, pour avoir défendu la cause de l’Eglise, Lorenzo fut frappé d’un coup de poignard dont il ne mourut pas ; quelques temps plus tard, il fut enfermé et l’on demanda que Françoise livrât son fils aîné en otage ; ne pouvant refuser, elle porte Jean-Baptiste au Capitole et se retire dans l’église de l’Ara Cœli ; prosternée devant l’image de la Vierge, elle entend : « Ne crains rien, je suis ici pour te protéger » ; sur la place, le ravisseur a chargé l’enfant sur son cheval mais, comme le cheval refusait obtinément d’avancer, on rapporta l’enfant à sa mère qui n’avait pas quitté l’église. L’année suivante, lors de l’invasion de Rome par Ladislas Durazzo, Françoise continua ses charités tandis que toute sa famille fuyait Rome. Un an après sa mort, Jean-Evangelista apparut à sa mère pour lui révéler la gloire dont il jouissait au ciel et lui annoncer qu’Agnès allait bientôt le rejoindre. Françoise tomba malade vers 1414 et, par crainte de la contagion, fut abandonnée de tous, sauf de Vanozza ; c’est à cette époque qu’elle ses terribles visions de l’enfer.

Ladislas Durazzo mourut et Rome retrouva la paix ; les Ponziani rentrèrent et retrouvèrent leurs biens ; Lorenzo renonça à la vie publique pour la piété. Le 15 août 1425, à Santa Maria Nuova, Françoise, pour neuf dames romaines, fonda l’association des oblates de Marie, rattachée aux bénédictins du Mont Olivet, dont Eugène IV confirmera la règle en 1444. Avant d’entrer dans la congrégation dont elle était la fondatrice, Françoise dut attendre la mort de Lorenzo. Elle mourut le 9 mars 1440 en disant : « Le ciel s’ouvre, les anges descendent, l’archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait suivre de le suivre. »

 

missel.free

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Mars 2015

la colère de Dieu.

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La colère divine désigne la séparation d’avec Dieu que le pécheur s’inflige par son impénitence. Elle n’indique pas un attribut divin, mais l’état de celui dont le péché ne peut être pardonné par la miséricorde et la justice de Dieu parce qu’il demeure dans son péché.

un moine osb+

“ La colère de Dieu est réservée pour la fin ”
(Dominica III in Quadragesima)

 

 

Dieu peut-il se mettre en colère ?

 

Non, car la colère est une passion, et Dieu est impassible. De plus, il est miséricordieux. Par conséquent il ne peut être coléreux. Or, saint Paul nous parle aujourd’hui de la colère de Dieu : « Que nul ne vous abuse par de vaines raisons : ce sont bien de tels désordres – fornication, débauche, cupidité – qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui lui résistent ». Dans la lettre aux Romains, il dit plus généralement : « La colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice » (Rm 1,18).

Jean Baptiste disait aussi : « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jn 3,36). Comme nombre de prophètes avant lui, il annonçait la colère de Dieu : « Il disait donc aux foules qui s'en venaient se faire baptiser par lui : "Engeance de vipères, qui vous a suggéré d'échapper à la Colère prochaine » (Lc 3,7) ?


Si Dieu ne peut se mettre en colère, comment comprendre de telles affirmations ?

 

La colère divine dont parle l’Écriture Sainte se distingue de la miséricorde et de la justice. Par sa miséricorde, Dieu prend en pitié sa créature qu’est l’homme. C’est pourquoi il a envoyé son Fils pour le sauver de ses péchés. Par sa justice, Dieu fait aussi miséricorde, car il est juste en pardonnant à sa créature dont il connaît la faiblesse. Saint Anselme disait : « Quand tu pardonnes au pécheur, tu es juste : car cela te convient ! ». Dieu est parfait, et il est donc juste qu’il puisse tout pardonner.

Nous, nous sommes imparfaits, et il est normal que nous ne sachions pas toujours pardonner comme Lui. Au contraire nous nous mettons facilement en colère contre les fautes d’autrui, moins ou peut-être jamais contre nos propres manquements. On les excuse plus facilement. Dieu n’agit pas ainsi. Lorsque le fils prodigue revint après ses nombreux péchés, le Père ne se mit pas en colère, mais l’accueillit à bras ouverts : il a tout pardonné à son fils repenti, quoi qu’il eût fait. Le fils aîné, lui, se mit en colère, ne voulant pas la miséricorde mais le châtiment, fruit de la colère : « Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer » au festin préparé pour son frère repenti (Lc 15,28).

 


Par l’image de la colère divine, la Bible entend souligner l’absolue incompatibilité entre la sainteté de Dieu et le péché. La colère divine désigne la séparation d’avec Dieu que le pécheur s’inflige par son impénitence. Elle n’indique pas un attribut divin, mais l’état de celui dont le péché ne peut être pardonné par la miséricorde et la justice de Dieu parce qu’il demeure dans son péché.

 

C’est en ce sens qu’il faut comprendre ce que dit saint Paul : « Par ton endurcissement et l'impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu » (Rm 2,5). C’est cet endurcissement qui provoqua la colère de Jésus contre les pharisiens : Il promenait « sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leur cœur » (Mc 3,5). En somme c’est l’homme qui suscite la colère de Dieu, c’est lui qui en est l’auteur, par son endurcissement.


En s’attirant la colère de Dieu, le pécheur attire sur lui le châtiment : « Du fait qu'un homme en colère est porté à châtier, on appelle colère, par métaphore, le châtiment divin » (I,3,2,ad2).

Mais cette colère, ce châtiment, est réservé pour le dernier jour (cf. Apocalypse).

Ici-bas, c’est le temps de la patience miséricordieuse : « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » (Mt 5,44s).

 

Il répand les effets de sa bonté sur tous, sans distinction. Il nous faut donc devenir « imitateurs de Dieu ».

 

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Rédigé par un moine osb+

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Publié le 8 Mars 2015

.remarquez maintenant ils ont créé une page facebook, complètement déjantés. ça devient grave . comme quoi la religion ça peut porter au ciboulot ! on sait même pas qui est derrière tout ça, une page de plus quoi pour un nouveau pape .. , té ! hi hi hi

Skype emoticons-22-itwasntme

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Rédigé par Philippe

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