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Publié le 16 Mars 2015

 

 

Saint Patrick's Day - St Patrick. 17 mars

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saint Patrick's  day tradition benedictine ! génial .. ! please, for mi colissimo ! no?  vive soeur Marie Thérèse , du pain irlandais qu'elle fabrique, alalala. you pouved me contact on the blogue for mi adress, snif..   Skype emoticons-10-tongueout

 

  skype emoticons smile very good ! i like, châpeau les novices, trop mignonnes..

beh dis donc. Skype emoticons-52-heartSkype emoticons-52-heartSkype emoticons-52-heart

 

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St Patrick's day ...

Fare thee well, Saint Patrick’s Day Parade,
South Boston, fare thee well! 
We are standing for our Catholic Faith,
And the Saint that we love so well. 

Chorus:
So, fare thee well, the time has come,
We will now defend one so great as he.
It’s not the leaving of Boston that grieves me,
But Saint Patrick when I think of thee.

We have marched there for over twenty years,
“Keep the Faith” did we proudly display,
And though the foes of God may try,
They will never take this Faith away! - Chorus

Remember, Holy Youth, how long ago,
You brought the Faith to Erin’s shore.
Through the strength and the might of the Trinity,
Bring the Irish back to Christ once more! - Chorus


 

 

Une très ancienne tradition irlandaise fait de saint Patrick l'évangélisateur de l'Irlande dans le second tiers du Ve siècle. Amplifiées avec le temps, de nombreuses légendes courent autour de ce saint patron mais, faute de repères historiques précis, il est difficile à son sujet d'extraire la réalité du merveilleux. Les documents anciens attribués à Saint Patrick ou à ses disciples – deux écrits latins : la Confession et la Lettre aux soldats de Coroticus – sont sujets à caution et les récits de ses premiers biographes, Muirchu et Tirechan, ne sont pas très fiables : rédigés au VIIe siècle, lors du conflit entre Rome et les chrétientés celtiques, ils épousent manifestement les thèses de la cause romaine. C'est donc avec une extrême prudence que Jean Guiffan, auteur d'une Histoire de l'Irlande (Hatier, 1995), a tenté de retracer la vie de saint Patrick.

 

 

La vie et la mission de saint Patrick

 

Issu d'une famille bretonne romanisée et christianisée – son père était décurion et diacre –, Patrick serait né vers 385-390 près de Dumbarton, au nord de l'Angleterre actuelle. Il aurait été enlevé à seize ans par des pirates scots – c'est-à-dire, à cette époque, irlandais – et emmené en Ulster, dans le comté d'Antrim, devenant pendant six ans l'esclave d'un druide. Obéissant à une vision divine, il se serait évadé, réussissant à rejoindre sa famille en Grande-Bretagne. Là, si l'on en croit la Confession, il aurait eu une autre vision dans laquelle les Irlandais l'imploraient pour qu'il revienne parmi eux.

Patrick va acquérir en Gaule la formation religieuse qui lui manque. Selon certaines sources, il aurait rendu visite à saint Martin de Tours – ce qui n'est chronologiquement pas possible. Une autre tradition tardive qui le fait séjourner à Lérins, fondation monastique du sud de la Gaule, semble également dépourvue de tout fondement. En revanche, il est possible qu'il se soit fixé à Auxerre, comme l'affirme La vie de Saint Patrick de Muirchu, et même qu'il ait été consacré des mains de saint Germain avant d'être envoyé en Irlande par le pape Célestin.

D'après les Annales d'Ulster, Patrick serait arrivé dans l'île en 432, débarquant à Saul, près de Downpatrick. Selon la tradition, c'est lui qui aurait converti l'île païenne au christianisme en défiant les druides dans des joutes singulières comme l'épreuve du feu et en expliquant le mystère de la Sainte Trinité par la feuille trilobée du trèfle qui deviendra, avec la harpe celtique, le symbole de l'Irlande. S'adressant de préférence aux rois et à leur famille pour convertir ensuite plus facilement le reste de la population, il aurait été pendant une trentaine d'années, avec quelques disciples, l'infatigable propagateur de l'Évangile en Irlande, baptisant des milliers de personnes, fondant de nombreuses églises et l'évêché d'Armagh. Si des incertitudes planent sur la date exacte de sa mort, sans doute vers 461, il n'en demeure pas moins qu'à la fin du Ve siècle, l'Irlande païenne était bien entièrement christianisée.

Aussi saint Patrick est-il l'objet d'une véritable vénération de la part des Irlandais. Sa fête, le 17 mars, est célébrée par toutes les communautés irlandaises du monde entier et c'est cette date qui a été choisie par le gouvernement irlandais comme jour de fête nationale. Tous les ans, le dernier dimanche de juillet, des milliers de pèlerins gravissent, parfois pieds nus et même à genoux, les 763 mètres de Croagh Patrick, la « montagne sacrée de l'Irlande » dans le comté de Mayo : saint Patrick s'y serait imposé en 441 quarante jours de retraite et de pénitence, précipitant dans une fissure profonde toutes les vermines monstrueuses et venimeuses de l'île, ce qui, selon la tradition, explique l'absence aujourd'hui encore de serpents en Irlande. Plus terrible encore que l'ascension de Croagh Patrick est le pèlerinage du « Purgatoire de Saint Patrick » sur l'îlot de Station Island dans le lough Derg (comté du Donegal) où, entre le 1er juin et le 15 août, les pèlerins passent trois jours en prière sans pratiquement dormir et en se soumettant à un jeûne strict. Malgré plusieurs mises en garde des autorités religieuses en raison du caractère excessif de ces rites séculaires, ce pèlerinage attire toujours beaucoup de pénitents.

 

La tradition face à l'histoire

 

Sans vouloir offenser la tradition irlandaise ni diminuer les mérites de saint Patrick, il est difficile de croire qu'il ait trouvé en 432 l'Irlande vierge de toute influence chrétienne alors que l'île voisine, la Grande-Bretagne, avait été touchée par la nouvelle religion au moins deux siècles plus tôt. Il est probable que le message chrétien avait en fait déjà été introduit dans l'île par des missionnaires venus de Grande-Bretagne, d'Aquitaine, d'Espagne ou même d'Orient dès la fin du IVe siècle ou les débuts du Ve siècle.

La chronique de Prosper d'Aquitaine, source généralement digne de confiance, nous apprend d'ailleurs qu'en 431 le pape Célestin avait envoyé en Irlande un certain Palladius comme évêque pour les Irlandais « croyant dans le Christ », in Christum credentes. Cela implique l'existence de communautés chrétiennes en Irlande avant l'arrivée de saint Patrick et souligne la volonté de Rome de les faire entrer dans l'obédience pontificale. On ne sait malheureusement rien de plus sur la mission de ce Palladius mais, comme le montre la création de l'évêché d'Armagh vers 445, c'est bien une Église épiscopale de type continental que Rome a cherché à implanter en Irlande.

Or c'est sous la forme du monachisme que le christianisme va se développer dans l'île aux VIe et VIIe siècles. Sans remettre en cause l'organisation diocésaine existante, l'Irlande se couvre alors de nombreux monastères indépendants les uns des autres qui deviennent les véritables centres de la vie religieuse. Leurs saints fondateurs ne se réfèrent jamais à Palladius ou à Patrick dont on semble même oublier le nom. Isolée de la papauté romaine par les invasions barbares, l'Irlande, comme les autres pays celtiques, va être pendant près de deux siècles le grand refuge du christianisme occidental face à un continent retombé en partie dans le paganisme, mais un foyer original que Rome ne tardera pas à reprendre en main.

 

Le monachisme irlandais et son influence en Europe

 

D'origine orientale, le monachisme s'est rapidement développé en Irlande où, dans un pays dépourvu de villes, des monastères ruraux s'adaptaient mieux qu'une organisation épiscopale urbaine aux structures sociales et politiques de la civilisation celtique. Ce sont souvent des clans entiers qui, à la suite de la conversion de leurs rois et de leurs druides, adhérèrent au christianisme, et les moines apparurent comme les nouveaux guides spirituels de ces communautés, les héritiers directs de la classe sacerdotale païenne. Il est significatif que bon nombre de fondateurs de monastères étaient de sang royal, ou filid – poètes –, ou fils de druides : c'est notamment le cas de saint Ciaran, fondateur de Clonmacnoise, de saint Kevin à Glendalough, de saint Comball à Bangor, de saint Colomba à Derry et Durrow…

Cette conversion « par le haut » de l'Irlande au christianisme et un certain respect de la nouvelle religion pour les croyances ancestrales expliquent sans doute que le message chrétien fut rapidement bien accueilli dans le pays : l'Église n'y compte aucun saint martyr. La grande fête celtique de Samain, le 1er novembre, est devenue la Toussaint et la fête des morts ; le site des premiers oratoires était souvent des îles ou des sources sacrées. Au monastère de Kildare, fondé par sainte Brigitte, bien vite assimilée à la grande déesse celtique Brigit, des nonnes issues de familles nobles entretinrent un feu sacré – pratique éminemment païenne – pendant tout le Moyen-Âge. En héritant du patrimoine culturel et scientifique des druides, les écoles monastiques firent de l'Irlande du VIe au IXe siècle « l'île des saints et des savants ».

Les moines irlandais excellèrent dans ce qui était alors les deux arts majeurs de l'Occident : l'enluminure et l'orfèvrerie. La décoration d'évangéliaires comme le livre de Durrow (milieu du VIIe siècle) ou le livre de Kells (fin du VIIIe siècle), la « broche de Tara » et le « calice d'Armagh » (œuvres du VIIIe siècle) comptent parmi les plus belles réalisations artistiques du haut Moyen-Âge chrétien.

L'Irlande entièrement christianisée, les moines allèrent exercer leur activité missionnaire à l'étranger, fondant des monastères dans une grande partie de l'Europe à l'instar de saint Colomban à qui l'on doit les fondations d'Annegray et de Luxeuil en Gaule, et de Bobbio en Italie. De nombreux érudits, tel Jean Scot Érigène, dont le nom signifie « originaire d'Erin », vinrent travailler sur le continent, et l'Irlande joua pendant plusieurs siècles un rôle important sur le destin culturel d'une Europe bouleversée par les invasions germaniques.

Mais la particularité de l'Église d'Irlande, comme celle des autres Églises celtiques, ne reposait pas seulement sur son organisation monastique. Elle se manifestait aussi au plan liturgique par une datation différente du jour de Pâques, des rites de baptême particuliers et une tonsure originale. Aussi, dès la fin du VIIe siècle, la papauté entreprit de reprendre en main les chrétientés celtiques : c'est alors que l'on commença à présenter saint Patrick comme fondateur de l'Église irlandaise. Tout en se soumettant à Rome au plan liturgique, l'Irlande réussit toutefois à garder son organisation monastique. Mais au XIIe siècle, l'implantation dans l'île des ordres monastiques continentaux – les bénédictins vers 1135 et les cisterciens en 1142 – puis la conquête anglo-normande sonnèrent le glas du monachisme irlandais traditionnel.

Jean Guiffan clio.fr

 

http://planete.gifs.free.fr/gifs/albums/monde/Monde-drapeaux-europeen/Irlande/thumb_drapeau-Irlande-etoileb-004.gif

Bonne fête  à tous les Patrick, évidement vous êtes dispensés en ce saint jour du jeûne du carême, alors bon appétit. trève de carême des conflits et des guerres, ça fait du bien.

! skype emoticons smile

 

je vous conseille: ça c'est pour votre petit déj.

 

 

 

Guinness and Beef Pie Recipe Skype emoticons-10-tongueout

 

l'apple pie, irlandais, bien sûr;   très bon dans les temps qui courent et vive l'Irlande

 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Mars 2015

March 15, 2015: A day of fasting, prayer for war-torn Syria prière pour la Syrie.

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March 15, 2015: A day of fasting, prayer for war-torn Syria prière pour la Syrie.

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March 15, 2015: A day of fasting, prayer for war-torn Syria prière pour la Syrie.

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Hier, cérémonie pour leurs héros. Ici le père de l'un d'eux qui repart avec son fils en Australie. Requiescant in pace.

 

 

Urgent affrontements se poursuivent dans les environs ; dernier message . traduit en arabe alors comprend pas trop ...  + udp

L'ambassadeur du Vatican aux Nations unies a apporté un soutien inhabituel au recours à la force en Irak et Syrie contre les atrocités commises par l'organisation Etat islamique (EI) qu'il accuse de "génocide".

Dans une interview au site catholique américain Crux, l'archevêque Silvano Tomasi accuse l'EI de commettre des atrocités à grande échelle qui justifient une intervention internationale. "Nous devons stopper cette sorte de génocide", a déclaré le prélat italien. "Sinon nous nous lamenterons plus tard en nous demandant pourquoi nous n'avons rien fait, pourquoi nous avons permis qu'une tragédie aussi terrible se produise", a-t-il dit.

 

L'incapacité de la communauté internationale à mettre fin au bain de sang alimente le sentiment d'amertume et d'abandon des Syriens qui traversent selon l'ONU "la plus importante situation d'urgence humanitaire de notre ère". Près de quatre millions de personnes ont fui la Syrie, dont plus d'un million se réfugient au Liban voisin.

Le Haut-commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR) a averti "du tournant dangereux" que prend la crise, car près de deux millions de Syriens de moins de 18 ans "risquent de devenir une génération perdue".

Au sein même du pays, plus de sept millions de Syriens sont déplacés et près de 60% de la population vit dans la pauvreté. Les infrastructures ont été décimées, entraînant des pénuries aiguës d'électricité, d'eau et de nourriture, notamment dans les zones assiégées par l'armée.

 

l'orient, le jour

Seigneur,
Dans leur souffrance, nos familles se sentent proches de toi, victimes innocentes
Forcées par la violence et la persécution de quitter maisons, villages, amis, écoles, paroisses,
Pour vivre dans des camps de réfugiés dans la misère et l’indifférence.
Toi qui t’es identifié aux plus faibles, regarde nos familles fragilisées, humiliées et déchirées par la violence,
Donne-leur la force de pouvoir porter la croix et garder la foi et l’espérance en toi

Seigneur,

La souffrance accueillie dans la foi trace un chemin de salut
Nos familles sont laissées seules à leur malheur
Elles attendent une main, un cœur, un « Simon de Cyrène  » que tu mets sur leur chemin
Donne-nous à voir ta Face dans celui des pauvres persécutés et les victimes innocentes des violences et des injustices.

Seigneur,
Notre peuple épuisé et affaibli rassemble ses forces pour se relever en vain.
Nos divisions sont profondes, l’unité des chrétiens s’éloigne de la filiation divine.
Aide-nous à nous relever et avancer sur le chemin du pardon et de l’unité.
Accorde à nos pauvres réfugiés de vaincre la peur et de rester attachés à cette sainte terre qui se vide de ses chrétiens, derniers témoins de ta parole
Apprends-nous à nous détacher des biens matériels pour vivre dans le sillage de ta pauvreté évangélique.

Seigneur,
Nos enfants sont martyrisés, sacrifiés avec sauvagerie dans des violences sans but.
Que tes souffrances salvatrices les libèrent de leur esclavage, pour découvrir ta Face divine.
Par ta mort tu as ouvert la porte de la Vie Éternelle.
La mort ne nous vaincra pas, elle nous introduit dans la Résurrection.
Ouvre Seigneur les cœurs de ceux qui mettent en danger la vie des autres,
Fais leur découvrir la valeur de la vie humaine reflet de ta divinité.

Seigneur,
Donne-nous la grâce de choisir ton chemin de croix libérateur et de garder forte la foi et l’espérance.
Fais de nous des enfants de lumière qui ne craignent plus les ténèbres
Fais que notre chemin de croix aboutisse au pardon, à la réconciliation et la paix.

L’injustice et la violence enfoncent le petit peuple, victime de l’égoïsme mondial.
Viens Esprit Saint, consoler, fortifier et semer l’espérance dans le cœur des opprimés.

Ô Marie, Mère de Dieu,

Aide nos mamans qui sont privées de leurs enfants, qui souffrent et meurent tout seuls loin d’elles.Dans notre vie quotidienne, enfants et parents peuvent se faire souffrir mutuellement,
Aide-nous à transformer nos familles en espace d’amour et de sérénité à l’image de la Sainte Famille.

Ô Marie, notre Mère,
Nous déposons entre tes mains nos martyrs, nos réfugiés, les victimes de la haine et de l’exclusion.
Nous te confions ô chère Mère nos enfants sans écoles, nos malades sans soins, nos réfugiés sans toit.
Que le sang des victimes innocentes soit la semence d’une nouvelle société fraternelle, pacifique et plus juste.

 

Extraits d’une prière de Mgr Samir Nassar, archevêque maronite de Damas - 

 

 

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 14 Mars 2015

Dominica IV in Quadragesima - homélie

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un moine osb +

“ Importance et limite des miracles pour la foi ”
(Dominica IV in Quadragesima)

 

Saint Jean est le seul des évangélistes qui ne rapporte pas l’institution proprement dite de l’Eucharistie. Mais il est peut-être celui qui en a le plus approfondi la signification et qui en a dévoilé le mieux la richesse. Il le fait particulièrement dans le récit de la multiplication des pains.


Il commence par dire que la fête de la Pâque était proche. Mais la foule, au lieu de se rendre à Jérusalem pour célébrer la fête, est attirée par Jésus. Pourquoi est-elle attirée ? « Parce qu’elle voyait les signes qu’il opérait sur les malades ».


Les miracles de Jésus servaient à susciter la foi.

 

D’où son reproche à ses détracteurs : « Je vous l'ai dit, et vous ne croyez pas. Les oeuvres que je fais au nom de mon Père rendent témoignage de moi » (Jn 10,25). Par ailleurs, Jésus reproche aussi le manque de foi qui désire des miracles pour croire. Au fonctionnaire royal qui demande la guérison de son fils, Jésus répond : « Si vous ne voyez des signes et des prodiges, vous ne croirez pas » (4,48). A l’Apôtre Thomas, il dira : « Heureux ceux qui ont cru sans avoir vu » (20,29).

En résumé, les miracles sont nécessaires pour susciter la foi, mais inutiles à la curiosité, car le curieux en veut toujours davantage. C’est pourquoi saint Paul écrit : « Alors que les Juifs demandent des signes et que les Grecs sont en quête de sagesse, nous proclamons, nous, un Christ crucifié, scandale pour les Juifs et folie pour les païens » (1 Co 1,22-23).


Car les miracles ne suffisent pas à susciter la foi.

 

L’épisode d’aujourd’hui nous rapporte en effet un miracle qui sera incompris de la foule et même de nombreux disciples. Après la multiplication des pains, la foule voudra le faire roi, mais un roi terrestre et glorieux, un libérateur. Devant l’évidence, elle lui demandera même un autre miracle. Jésus leur ayant dit : « Voici l'oeuvre que Dieu demande, c'est que vous croyiez en celui qu'il a envoyé », les gens lui répondent : « Quel miracle fais-tu donc afin que nous le voyions et que nous  croyions en toi ? Quelles sont tes œuvres ? Nos pères ont mangé la manne dans le désert, ainsi qu'il est écrit : "Il leur a donné à  manger le pain du ciel" » (6,29-31). Or, Jésus venait de multiplier les pains !


Beaucoup de ses disciples rejetteront aussi le mystère de l’Eucharistie que le miracle annonçait : « Celui qui mange ma chair et qui boit mon sang demeure en moi, et je demeure en lui. (…) De nombreux disciples, après l'avoir entendu, dirent : "Cette parole est dure ; qui peut l'écouter" ? (…) Dès ce moment, un grand nombre de ses disciples se retirèrent, et ils n'allaient plus avec lui » (6,56.60.66).

 


« Malgré l'éclat et la sublimité de sa doctrine, ses miracles faisaient beaucoup plus d'impression sur les foules, ce qui est l'indice d'esprits encore peu instruits (…). Ceux dont saint Matthieu rapporte qu'ils étaient dans l'admiration de sa doctrine faisaient preuve de plus grande sagesse » (Jean Chrysostome, hom. 42), car « il enseignait comme ayant autorité, et non pas comme leurs scribes » (Mt 7,29).


Nous nous acheminons vers le mystère de la Pâque du Seigneur, celui de sa Passion et de sa Résurrection. Nous ne suivons pas Jésus pour ses miracles, mais nous suivons le Christ crucifié. Ou plutôt nous le suivons pour son plus grand miracle, celui du salut de nos âmes.

 

Car c’est bien un miracle qu’il accomplit en changeant nos cœurs de pierre en cœur de chair. Qu’y a-t-il de plus difficile que de se convertir, de changer de vie ? Ce salut, Dieu nous l’offre en son Fils crucifié.


Nous sommes arrivés à la mi-carême. Si nous voulons faire l’expérience de ce grand miracle de notre conversion, suivons Jésus sur le chemin de la Croix.

 

 

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Rédigé par un moine osbv +

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Publié le 13 Mars 2015

L’Église du Japon n’a jamais oublié le prêtre de Blanzy

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L’Église du Japon n’a jamais oublié le prêtre de Blanzy

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L’Église du Japon n’a jamais oublié le prêtre de Blanzy

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"Je conjurais le Seigneur, écrit-il, de mettre sur mes lèvres des paroles propres à toucher les cœurs et à Lui gagner des adorateurs parmi ceux qui m’entouraient". Et voilà que, pendant qu’il priait, trois femmes de cinquante à soixante ans s’agenouillèrent tout près de lui. L’une d’elles mit sa main sur la poitrine et lui dit à voix basse : "Notre cœur à nous tous qui sommes ici est le même que le vôtre". Et la conversation s’engagea : "Vraiment ? Mais d’où êtes-vous donc ?"  "Nous sommes tous d’Urakami. A Urakami, presque tous ont le même cœur que nous". Et aussitôt la femme qui avait répondu posa à son tour une question : "Où est la statue de sainte Marie (sancta Maria) ? "Le P. Petitjean n’eut plus alors aucun doute : il était bien en présence de descendants des anciens chrétiens. Il conduisit le groupe devant la statue de la Sainte Vierge. De nouveau tous s’agenouillèrent et se mirent à prier. Mais ils ne pouvaient contenir davantage la joie qui débordait de leur cœur : "Oui, c’est bien la Sainte Vierge. Voyez sur son bras  son divin Fils Jésus.

"Nous faisons la fête du Seigneur Jésus au vingt-cinquième jour de la gelée blanche. On nous a enseigné que ce jour-là il est né dans une étable, puis qu’il a grandi dans la pauvreté et la souffrance, et qu’à trente trois ans pour le salut de nos âmes il est mort sur la croix. En ce moment nous sommes au temps du chagrin. Avez-vous vous aussi ces solennités ?"

Le P. Petitjean, qui avait compris qu’il s’agissait du carême, répondit : "Oui, nous sommes aujourd’hui le dix-septième jour du temps chagrin..."

 

Un jour un chrétien venu des Gotô se présenta accompagné d’un "baptiseur" qui, après avoir exposé sa dévotion au chapelet, récité sans Gloria Patri comme c’était la coutume au XVIIe siècle, posa ensuite deux questions : les missionnaires connaissent-ils le chef du Royaume de Rome ? les missionnaires sont-ils mariés ? Le baptiseur se réjouit d’entendre la réponse : le nom du Pape, Pie IX, et l’annonce que les missionnaires gardaient le célibat. Il sembla que, pour lui, les trois signes les plus évidents de la foi catholique des nouveaux arrivés avaient été la dévotion à Marie, l’union avec le successeur de Pierre et le célibat des prêtres.

 

belle histoire.

 

L’actualité internationale de ces derniers mois nous a permis de découvrir l’horreur du sort réservé aux chrétiens d’Irak et de Syrie. Mais qui connaît l’histoire tout aussi douloureuse de l’Église du Japon ? Qui sait que celle-ci doit tant à un jeune prêtre de Saône-et-Loire ?

Sur l’archipel, la foi catholique ne concerne que 0,5 % de la population. Une proportion presque anecdotique, mais qui représente tout de même plus de 500 000 fidèles. Pas un de ces catholiques n’ignore le nom de celui qui fut leur tout premier évêque en 1866 : Bernard Petitjean. Un patronyme presque oublié chez nous. L’homme est pourtant né en 1829 à Blanzy. Il fit son séminaire à Autun et fut même prêtre à Verdun-sur-le-Doubs. Aujourd’hui, Monseigneur Petijean est célébré comme celui qui a découvert et ramené au grand jour les kakure kirishitan du Japon : les chrétiens cachés. Le religieux a permis à cette communauté martyrisée, qui vivait sa foi dans le secret le plus total, de sortir de l’ombre et de se développer en bravant la peur.

 

L’Église du Japon célèbre la découverte des Chrétiens cachés

 

Cette semaine, les catholiques japonais célèbrent les 150 ans de cette « découverte ». Monseigneur Benoît Rivière, évêque du diocèse d’Autun, a été invité pour l’occasion par l’archevêque de Nagasaki. Il représentera les évêques de France. Cet anniversaire a permis à Mgr Rivière de se pencher sur l’histoire de Mgr Petitjean et des chrétiens cachés du Japon, une histoire qu’il ne connaissait jusqu’alors que très mal. Ce récit est pourtant fondateur pour la nouvelle Église japonaise.

Évoquer les chrétiens cachés oblige à présenter les persécutions terribles dont ont été victimes les catholiques japonais. C’est au XVIe siècle que le christianisme pose son premier pied dans l’archipel, il sera rapidement interdit. 26 catholiques furent même crucifiés à Nagasaki en 1597. Face aux persécutions, les Japonais convaincus par le message du Christ n’ont d’autre choix que de devenir invisibles. Tant et si bien, qu’après plus de deux siècles, on les pense disparus.

 

Un chapelet et une rencontre

C’est alors qu’entre en scène le jeune père Petitjean. Après quelques années en Saône-et-Loire, il a intégré en 1859 les Missions étrangères de Paris. 9 mois plus tard, le bourguignon embarquait pour le Japon. À Nagasaki, il enseigne le français et souhaite bâtir une église dédiée aux 26 martyrs. Les premiers temps sont difficiles et le catholique se sent bien seul en cette terre bouddhiste. Il inaugure pourtant son église en 1865. Un jour, alors que le père Petitjean prie à genoux devant l’autel, un groupe de femmes japonaises vient à sa rencontre. Elles remarquent le chapelet de l’homme d’Église. L’une d’elles lui souffle : « Nous avons dans les cœurs le même sentiment que vous. » Bernard Petitjean vient de rencontrer sa première kakure kirishitan. À l’époque, ils sont en fait encore près de 30 000 à vivre leur foi dans la plus grande clandestinité. Sans prêtre, sans bible, ces Japonais font vivre comme ils le peuvent le catholicisme. Leurs statues de la Vierge sont, par exemple, façonnées comme des bouddhas pour ne pas éveiller les soupçons. Avec le temps, certains rites se sont aussi un peu éloignés de ceux de l’Église de Rome. Le prêtre de Blanzy parcourt alors l’archipel à la recherche de ces catholiques invisibles. C’est grâce à des signes secrets, comme la croix et le chapelet qu’ils parviennent à se reconnaître. Peu à peu ces humbles pécheurs, ces discrets artisans rejoignent le prêtre. Le natif de Blanzy s’emploie à organiser cette Église clandestine et à gommer certaines dérives. Sous son influence ces chrétiens cachés sortent peu à peu de la clandestinité. L’année suivante, le prêtre est nommé évêque du Japon par Pie IX.

 

JSL SAONE ET LOIRE;

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 12 Mars 2015

3ème vendredi de carême: si scires donum Dei.

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3ème vendredi de carême: si scires donum Dei.

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3ème vendredi de carême: si scires donum Dei.

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saint Augustin.

 

11. Jésus lui dit : Donnez-moi à boire ; car ses disciples s’en étaient allés en ville pour acheter de quoi se nourrir. Or, cette femme Samaritaine lui dit : Comment se fait-il qu’étant Juif vous me demandiez à boire, à moi qui suis Samaritaine ? car les Juifs ne communiquent pas avec les Samaritains . Vous le voyez, c’étaient des étrangers pour les Juifs : ceux-ci ne voulaient pas même se servir des vases qui étaient à leur usage. Et comme cette femme portait avec elle un vase pour puiser de l’eau, elle s’étonne qu’un Juif lui demande à boire. Car les Juifs n’avaient pas coutume de le faire. Mais si Jésus lui demandait à boire, c’était en réalité de sa foi qu’il avait soif.

12. Enfin quel est celui qui lui demande à boire? Ecoute, l’Evangéliste va le dire : Jésus lui répondit : Si tu connaissais le don de Dieu et quel est celui qui te dit : Donne-moi à boire, peut-être lui en aurais-tu demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive. Il demande et il promet à boire. Il a besoin en tant qu’il demande ; et chez lui il y a surabondance, puisqu’il doit satisfaire tous les désirs. Si tu connaissais le don de Dieu. Le don de Dieu, c’est le Saint-Esprit. Mais il parle à cette femme à mots couverts, et peu à peu il entre en son coeur : peut-être même l’instruit-il déjà. Où trouver une exhortation plus douce et plus engageante ? Si tu connaissais le don de Dieu et quel est celui qui te dit : "Donne-moi à boire, peut-être lui en aurais tu demandé, et il t’aurait donné de l’eau vive". Jusqu’ici il tient en suspens l’esprit de cette femme. Dans le langage ordinaire on appelle eau vive celle qui sort de la source. Quant à la pluie qu’on recueille dans des bassins ou des citernes, on ne lui donne point le nom d’eau vive. L’eau vive est celle qui coule de source et qu’on puise dans son lit. Telle était l’eau de la fontaine de Jacob. Que lui promettait donc celui qui lui en demandait ?

 

13. Cependant cette femme ainsi tenue en suspens lui dit : Seigneur, vous n’avez pas de vase pour puiser, et le puits est profond. Reconnaissez à cela ce qu’elle entendait par eau vive. Elle entendait l’eau de la fontaine de Jacob. Vous voulez me donner de l’eau vive, mais le vase pour la puiser je l’ai entre mes mains, et il vous manque. Cette eau vive, elle est ici, comment pouvez-vous m’en donner ? Elle ne comprend pas les choses dans le vrai sens : elle en juge encore d’une manière charnelle ; et, toutefois, elle frappe d’une certaine manière pour que le maître lui ouvre la porte encore fermée. Elle frappe par son ignorance, non par ses désirs, elle était digne de la pitié du Sauveur, mais pas encore de ses instructions.

14. Le Seigneur lui parle de cette eau vive en termes plus clairs. Cette femme lui avait dit : Etes-vous plus grand que notre père Jacob, qui nous a donné ce puits ; et lui-même en a bu, et ses enfants, et ses troupeaux ? En d’autres termes : vous ne pouvez me donner de cette eau vive, car vous n’avez pas de vase pour en puiser ; sans doute celle que vous me promettez a sa source ailleurs. Pensez-vous donc valoir mieux que notre père, qui a creusé ce puits pour son usage et celui des siens ? C’est le moment que le Seigneur lui explique ce qu’il entend par eau vive. Jésus lui répondit : Quiconque boira de cette eau aura encore soif ; mais celui qui boira de l’eau que je lui donnerai n’aura jamais soif, et l’eau que je lui donnerai deviendra en lui une source jaillissante pour la vie éternelle. Ici le langage de Notre-Seigneur est plus clair : Cette eau deviendra en lui une source pour la vie éternelle. Celui qui boira de cette eau n’aura jamais soif. Etait-il possible de marquer plus clairement que s’il promettait de l’eau, c’était une eau invisible, et non pas une eau visible ; qu’il parlait selon l’esprit et non selon la chair ?

15. Néanmoins cette femme comprend encore les choses dans un sens charnel ; heureuse de penser qu’elle n’aurait plus soif, elle supposait que le Sauveur lui avait fait une pareille promesse dans le sens matériel : sans doute cette promesse se réalisera un jour, mais au jour de la résurrection des morts. La Samaritaine voulait la voir s’accomplir immédiatement. Aussi bien Dieu avait autrefois donné à son serviteur Elie de demeurer quarante jours sans éprouver ni faim, ni soif (1 Rois, 19, 8). Celui qui a pu accorder une pareille grâce pendant quarante jours, ne peut-il pas l’accorder toujours ? Elle soupirait donc, ne voulant ni manquer d’eau, ni s’en procurer avec tant de fatigue. Venir continuellement à cette fontaine, s’en retourner chargée de la provision nécessaire pour subvenir à ses besoins; puis, cette provision épuisée, se voir de nouveau contrainte à revenir, c’était là son travail de tous les jours, parce que cette eau qui soulageait la soif - ne l’éteignait pas. Joyeuse de la promesse que lui fait le Christ de cette eau vive, elle demande au Seigneur de la lui donner.

16. Toutefois, n’oublions pas que le Sauveur lui promettait un don spirituel. Qu’est-ce à dire : Celui qui boira de cette eau aura encore soif ? Parole véritable, si on l’applique à cette eau véritable encore, si on l’applique à ce dont elle était la figure. L’eau, au fond de ce puits, c’est la volupté du siècle dans sa ténébreuse profondeur. La cupidité des hommes, voilà le vase qui leur sert à y puiser. Leur cupidité les fait pencher vers ces profondeurs jusqu’à ce qu’ils en touchent le fond et y puisent le plaisir ; mais toujours la cupidité marche et précède. Car celui qui ne fait pas d’abord marcher la cupidité ne peut arriver au plaisir. Supposez donc que la cupidité est le vase avec lequel on puise, et que l’eau que l’on doit tirer du puits c’est le plaisir lui-même, et le plaisir mondain que l’on goûte, c’est le boire, le manger, le bain, les spectacles, l’impureté ; celui qui s’y adonne n’en sera-t-il plus désormais altéré ? Donc Jésus dit avec raison : Celui qui boira de cette eau aura encore soif ; mais si je lui donne de mon eau, il n’aura jamais soif. Nous serons rassasiés, a dit le Prophète, de l’abondance des biens de votre maison (Ps. 114, 5). De quelle eau donnera donc le Sauveur, sinon de celle dont il est écrit: En vous est la source de vie ? Comment, en effet, auront soif ceux qui seront enivrés de l’abondance de votre maison (Ps. 35, 10, 9) ?

 

17. Ce que promettait donc Notre-Seigneur, c’était la plénitude et la satiété dont le Saint-Esprit est l’auteur. La Samaritaine ne le comprenait pas encore, et dans son intelligence que répondait-elle ? Cette femme lui dit : "Seigneur, donnez-moi de cette eau, afin que je n’aie plus soif et que je ne vienne plus ici pour en tirer". Travail pénible auquel la contraignaient ses besoins et qui rebutait sa faiblesse. Si seulement elle entendait ces paroles : Venez à moi, vous tous qui travaillez et qui êtes chargés, et je vous soulagerai (Matth. 11, 28) ! Car ce que lui promettait Jésus, c’était la délivrance de sa peine ; mais elle ne le comprenait pas encore.

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Publié le 12 Mars 2015

Saint Luigi Orione - St Grégoire le Grand - osb

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Luigi Orione est né le 23 juin 1872 à Pontecurone (Italie) dans le diocèse de Tortona. A 13 ans, il est reçu au couvent franciscain de Voghera (Pavie) qu'il quittera un an plus tard pour des raisons de santé. De 1886 à 1889, il fut l'élève de saint Jean Bosco au patronage de Valdocco à Turin. 

Le 16 octobre 1889, il entre au séminaire de Tortona. Encore jeune séminariste, il se dévoue aux autres, vivant la solidarité envers le prochain dans la Société de secours mutuel de San Marziano et la Conférence saint Vincent. Il ouvre à Tortona le premier patronage pour s'occuper de l'éducation chrétienne des garçons, le 3 juillet 1892. L'année suivante, le 15 octobre 1893, Luigi Orione, séminariste de 21 ans, ouvre dans le quartier San Bernardino un collège destiné aux garçons pauvres.

Le 13 avril 1895, Luigi Orione est ordonné prêtre. En même temps, l'évêque remet l'habit clérical à six élèves du collège qu'il a fondé. Très rapidement, Don Orione ouvre de nouvelles maisons a Mornico Losana (Pavie), à Noto en Sicile, à San Remo, à Rome.

Autour du jeune fondateur s'accroît le nombre de clercs et de prêtres qui formeront le noyau de la Piccola Opera della Divina Provvidenza (la Petite œuvre de la Divine Providence). En 1899, il lance la branche des Ermites de la Divine Providence. L'évêque de Tortona, Mgr Igino Bandi, par décret du 21 mars 1903, reconnût canoniquement les Fils de la Divine Providence (prêtres, frères coadjuteurs et ermites), congrégation religieuse masculine de la Petite œuvre de la Divine Providence, consacrée à « collaborer pour porter les petits, les pauvres et le peuple à l'Église et au Pape, par les œuvres de charité », émettant un 4ème vœu de «fidélité au Pape». Dans les premières Constitutions de 1904, parmi les buts de la nouvelle Congrégation, ressort celui de travailler à «obtenir l'union des Églises séparées».

Animé d'une grande passion pour l'Église et pour le salut des âmes, il s'intéressa activement aux grands problèmes de son temps, comme la liberté et l'unité de l'Église, la question romaine, le modernisme, le socialisme, l'évangélisations des masses ouvrières. D'une manière héroïque, il vint au secours des populations sinistrées des tremblements de terre de Reggio et de Messine (1908) et de la Marsica (1915). Par la volonté de Pie X, il fut vicaire général du diocèse de Messine pendant trois ans.

Vingt ans après la fondation des Fils de la Divine Providence, comme sur un «plant unique avec de nombreuses branches», il fonda le 29 juin 1915 la Congrégation des Petites Sœurs missionnaires de la Charité, animées du même charisme de fondation. Il leur joignit les Surs adoratrices Sacramentines (pour accueillir des non voyantes), auxquelles se rajoutèrent par la suite les Contemplatives de Jésus crucifié.

Il organisa les laïcs dans les associations des «Dames de la Divine Providence», des «Anciens élèves» et des «Amis». Ensuite, prendra forme l'Institut séculier Don Orione et le Mouvement laïc Don Orione.

 

saint Luigi

"seule la charité sauvera le monde"

Saint Luigi Orione

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Publié le 12 Mars 2015

 c'est la mi-carême

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Voyez la clémence du Seigneur notre Sauveur. Il ne délaisse pas la Judée, ému d’indignation, ni offensé par le crime, ni révolté par l’injustice ; au contraire, il oublie les torts et ne songe qu’à la clémence. Tour à tour enseignant, délivrant, guérissant, il veut surtout attendrir le cœur de ce peuple infidèle. Avec raison saint Luc mentionne d’abord l’homme délivré de l’esprit mauvais et raconte ensuite la guérison d’une femme. Car le Seigneur était venu pour soigner l’un et l’autre sexe ; mais il fallait d’abord guérir celui qui fut créé le premier sans laisser de côté celle qui avait péché plutôt par légèreté d’esprit que par dépravation.

 

Le Christ est le médecin de l’âme malade, la maison de Dieu est la maison des malades et l’Église est une institution de guérison.

Aujourd’hui est la mi-carême. Dans l’antiquité, on passait ce jour d’une manière un peu plus joyeuse. On voulait, au milieu du Carême sévère, accorder au peuple chrétien un peu de répit. Cette impression de joie continue de répartir son action sur dimanche prochain. C’est pourquoi la messe d’aujourd’hui n’est pas, comme celle des autres jeudis, une messe de pénitence. On conduisait la chrétienté dans l’église des célèbres médecins et thaumaturges, saint Cosme et saint Damien.

 

introïbo

 

 

 

 

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Publié le 10 Mars 2015

Homélie de Mgr Ch. Dufour – Veillée à la cathédrale Saint-Sauveur en communion avec les chrétiens d’Orient – 6 mars 2015

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Ecoutez la parole du Christ et laissez-vous transformer par elle. Elle est tranchante cette parole, elle tranche en nous le mal, elle donne la force dans la tentation. Laissez vivre en vous cette parole. Ayez le mal en horreur, ne le laissez pas faire son chemin en vous. L’appel du carême vous y invite. Laissez vivre en vous l’amour et le pardon, comme un ferment.


mgr Ch Dufour.

« On vous a dit : ‘Tu aimeras ton prochain, et haïras ton ennemi’. Et moi je vous dis : ‘Aimez vos ennemis’ » (Matthieu 5,43-44). Telles sont les paroles du Christ que nous avons choisies pour conduire notre prière et notre marche de soutien à nos frères et sœurs chrétiens persécutés. Et l’apôtre Paul avait écrit aux chrétiens d’Ephèse : « Le Christ a détruit le mur de la haine… Par le moyen de la croix, il a tué la haine » (Eph 2,14-16). Il a tué la haine…


Mais la haine n’est pas morte, et de nombreux chrétiens en paient le prix. Ils sont devenus la cible des terroristes. Pas seulement les chrétiens. Nous avons vu que nos frères juifs étaient eux aussi visés. Mais aussi des musulmans, croyants honnêtes, qui vivent en paix avec les chrétiens et, nous en avons le témoignage, les soutiennent lorsqu’ils sont attaqués.


Le Christ avait prévenu ses disciples : « Vous serez persécutés ». Et il a dit aussi : « Priez pour ceux qui vous persécutent ». Nous ne pouvons pas laisser la haine naître en nos cœurs. La colère, oui. La révolte, oui. Les psaumes de la Bible sont remplis de ce cri de révolte contre le mal. Mais la haine, jamais. « Priez pour ceux qui vous persécutent, afin d’être vraiment les fils de votre Père qui est aux cieux » dit encore notre Maître. Nous sommes fils du Père, nés de l’Amour ; nous avons été plongés dans le cœur du Christ, devenus enfants de Dieu par le baptême. Nous ne pouvons pas laisser la haine faire en nous ses ravages.


Frères et sœurs, c’est pour crier vers Dieu que nous sommes ici ce soir. Le 11 janvier dernier, le peuple français s’était mobilisé pour dire non à la violence meurtrière qui avait tué des journalistes et des juifs. La haine tue encore. Elle tue aujourd’hui des chrétiens. Ce furent 21 chrétiens coptes en Lybie, le dimanche 15 février dernier. Nous en avons été bouleversés. On pourrait ajouter aussi le Niger, l’Inde, le Pakistan, les Philippines, le Nigéria…La haine tue, une idéologie totalitaire sème la terreur. Ce fut encore le lundi 23 février, 220 chrétiens assyriens enlevés par des djihadistes dans le nord-est de la Syrie. Nous sommes bouleversés, nous pleurons. Nous avons voulu nous rassembler ce soir dans cette cathédrale. Pour quelle réponse ? Quelle réponse à ce drame ?


Ce drame que nous vivons est celui du mal, de la folie du mal qui détruit l’homme et que Dieu est venu combattre en Jésus. Quelle sera notre réponse ? Jamais la haine, encore moins la vengeance. Chrétiens, nous choisissons l’obéissance au Christ. En trois mots : la foi, la conversion, la prière.


La FOI


Mettez votre confiance dans le Christ. Il a tué la haine. Il a détruit le mur de la haine. Telle est notre foi, notre fierté d’être chrétien. Jésus, le Christ, n’a pas rendu le mal pour le mal. Lui, le Fils de Dieu, il a pris sur lui le mal pour nous en libérer.

Pendant les 40 jours de carême, nous ravivons en nous la foi que par la Croix le Christ a tué la haine. Notre instinct nous pousse à la vengeance, mais la vengeance n’est pas chrétienne. « On vous a dit ‘œil pour œil dent pour dent’, moi je vous dis ‘si l’on vous frappe sur la joue droite tendez l’autre joue’ ». J’apprends que de jeunes chrétiens veulent prendre les armes. Regardez l’exemple des chrétiens de Centrafrique, du Nigéria. Regardez l’archevêque de Bangui aux côtés de l’imam pour faire taire les armes. Regardez les chrétiens d’Orient, dans la foi ils reconstruisent leurs villages, leurs écoles, leurs églises, et nous les y aiderons.


La CONVERSION


Ecoutez la parole du Christ et laissez-vous transformer par elle. Elle est tranchante cette parole, elle tranche en nous le mal, elle donne la force dans la tentation. Laissez vivre en vous cette parole. Ayez le mal en horreur, ne le laissez pas faire son chemin en vous. L’appel du carême vous y invite. Laissez vivre en vous l’amour et le pardon, comme un ferment.


La source du mal se nomme « matérialisme » qui tue l’âme. Elle se nomme « libéralisme » qui fait de l’homme un loup pour l’homme. Elle se nomme « individualisme » qui rime avec égoïsme, génère le repli sur soi et rend difficile la relation fraternelle. La source du mal se nomme « libéralisme des mœurs » qui salit la beauté des créatures de Dieu. Elle se nomme « relativisme » qui jette un voile de ténèbres et de mensonge sur la Vérité. Résistons à ces poisons. Ayons le courage de marcher à contre-courant, dans un engagement personnel et collectif, pour bâtir la civilisation de l’amour.


La PRIERE


Nous vivons un combat spirituel. Nos armes sont la prière et le jeûne. A l’initiative d’un prêtre, un appel interreligieux à jeûner et à prier est lancé contre la violence et la division. Juifs, musulmans, bouddhistes s’associent aux chrétiens de toutes confessions. Ils nous invitent à choisir un jour entre le 7 et le 14 mars. Traditionnellement chez les chrétiens, les jours de jeûne sont le mercredi, jour de la trahison de Judas, et le vendredi, jour de la crucifixion du Christ. Réveillons la foi par le jeûne et la prière. Que les chrétiens d’Orient puissent être fiers de nous.

 

Tel est le sens de notre démarche de ce soir. Procession en silence, marche silencieuse vers notre sanctuaire aixois, Notre Dame de la Seds, en plein renouveau avec la présence des sœurs de la sainte Croix de Jérusalem. Procession de lumière. Lumière de la foi et de l’amour, dans l’espérance.

 

Avec Marie, mère de la foi, mère de l’Eglise, mère des hommes, mère du Christ, mère de Dieu. Nous confions notre prière à sa prière.

AMEN.

Textes : Ephésiens 2, 14-16 ; Matthieu 5, 43-48

 

mgr Dufour.

 

 

fin de vie.

 

Ce 10 mars 2015, le nouveau projet de loi sur la fin de vie est en débat à l’Assemblée nationale. Quoi de plus beau que de permettre aux soignants et aux familles d’accompagner plus dignement les personnes malades qui s’approchent de ce moment de la vie qu’on appelle la mort. Ce projet de loi se présente comme une révision de la loi du 22 avril 2005, dite Léonetti. Avis de « vigilance orange » sur ce projet. Voici quelques repères.

 

1-      Mourir dans la dignité, c’est avoir une fin de vie où sont apaisées les douleurs physiques et morales du malade et où demeure vivante jusqu’au dernier souffle la relation avec ses proches. Lorsque les soins thérapeutiques apparaissent inutiles ou disproportionnés, les soins palliatifs prennent le relais pour apaiser la douleur. Nous demandons d’accélérer l’accès de tous aux soins palliatifs et la formation des personnels soignants à la médecine palliative. Puisse la loi accorder un droit de chaque malade aux soins palliatifs.

 

2-      La sédation en question : la sédation est un soin palliatif (« sedare » signifie « calmer ») qui consiste à endormir le patient lorsque la douleur est devenue insupportable. Mais lorsque la sédation est « terminale » et continue, elle cache une euthanasie qui ne dit pas son nom. Sédation intermittente en phase terminale : oui. Sédation terminale comme solution finale : non.

 

3-      Tu ne tueras pas. L’interdit du meurtre est le socle de toute vie en société, l’homme n’est pas un loup pour l’homme. Le député Jean Leonetti, artisan de la loi, dit lui-même qu’il n’acceptera jamais que soit transgressé cet interdit.

 

4-      Chaque personne malade est unique, et sa situation singulière nécessite un dialogue entre le patient et le soignant, et avec ses proches. Les soins palliatifs seront adaptés à chaque personne malade de façon à garder les meilleures conditions possibles de ce dialogue.

 

Pour une réflexion plus approfondie, nous conseillons la lecture du livre de Mgr d’Ornellas : « Fin de vie, un enjeu de fraternité »Salvator, mars 2015.

 

Ce débat sur la fin de vie nous concerne tous. Je le recommande à votre prière fervente pour que l’Esprit Saint éclaire l’intelligence et le cœur de nos élus. Toute civilisation sera jugée sur la manière dont elle accompagne les personnes dans ce grand moment de la vie qu’est la mort. Vigilance orange !

 

+ Christophe DUFOUR

Archevêque d’Aix-en-Provence et Arles

 

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Publié le 10 Mars 2015

règle de st benoît

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S'il prolonge comme une trêve les jours de notre vie, c'est pour l'amendement de nos péchés, selon cette parole de l'Apôtre : « Ignores-tu que la patience de Dieu te convie à la pénitence ? » (Romains 2:4)

Car ce doux Seigneur affirme : « Je ne veux pas la mort du pécheur, mais qu'il se convertisse et qu'il vive. » (Ezéchiel 33:11)

règle de st Benoît

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Publié le 8 Mars 2015

pardonner à  ses ennemis.

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merci chère madame, j'en prends note. "Je lutte aussi, en raison d'une sensibilité à fleur de peau," je ne suis pas le seul alors. hum!

Ce qu'on essaye de faire, dans cette quarantaine,  ça rejoint le sermon de notre bon moine de dimanche dernier  très beau .  On y arrive et finalement la paix de l'âme vient avec. On sent de toute façon que ce n'est pas notre vraie nature, elle prête à rendre service partout où elle peut, oeuvrer pour un même idéal commun Jésus crucifié, la gloire de Dieu. On voudrait bien élargir notre champ d'action mais parfois c'est plus facile avec des gens tellement plus loin  de nous,   plus ouverts , qu'avec ceux de nos milieux aigris et passionnés, quelqu'un me disait caractériels, tellement vrai.  J'entrerais certainement plus facilement au YPG, différent de culture et de religion,  que chez certains tradis ça c'est sûr.... 

Mais parfois les couleuvres ont été telles comme vous dites.

Toute autre religion est fausse, de la pure idéologie., enrobée de rite tridentin, mais de l'idéologie quand même.    Même si on ne s'essaye qu'à cela. c'est très fort. qu'il y ait au moins l'intention, c'est déjà beaucoup, si on y arrive pas malgré tous les procédés employés. Ca vaut tous les jeûnes et pénitences que l'on peut vouloir s'infliger et autres exercices de piété . Tant pis pour ceux qui font le mal, cachés derrière leur ordi, parce que personne ne les voit, personne ne sait d'où ça vient..Ils se croient tellement puissants, hors d'atteinte, exempts des droits les plus élémentaires de la justice et de respect envers l'autre.   Dieu leur en demandera des comptes aussi un jour.  On ne peut pas empêcher le mal d'être, fut-il tradi. Mais on peut le réfréner en utilisant les armes contraires de la justice et de la paix; alors il se peut qu'avec la patience et la prière, après réflexions ces gens avouent et reconnaissent qu'ils agissent mal, le tort qu'ils ont causé à autrui,  et repartent vers Pâques  avec de nouveaux et meilleurs sentiments; même si mission impossible,  tout le bien qu'on ne peut que  leur souhaiter,  sans cela leur cause est perdue d'avance.

 

bon et saint carême. le petit placide.

 

"Pas facile à appliquer, je sais, lorsqu'on a avalé un certain nombre de grosses couleuvres.  Cependant, je lis ce texte, le relis, depuis quelques jours, le décortique, le mastique et le digère ;-) et, à chaque fois, il me permet un petit, tout petit, pas en avant. J'espère avoir fait quelques centaines de mètres supplémentaires d'ici Pâques. Peut-être pourra t-il vous aider, ainsi que d'autres. "

 

"C'est le propre d'un coeur extrêmement lâche et d'une âme fort basse, d'être vindicatif et de ne pouvoir digérer sa colère. Un bon estomac digère tout, et de tout tire du bon suc et du bon sang pour se nourrir ; l'autruche prend plaisir à manger les cailloux et les clous qu'on lui jette, et s'engraisse de tout cela. L'homme de bien tire du profit de tout ; nul ne lui fait plus de bien que ceux qui lui font beaucoup de mal.


Jamais vous ne savez mieux l'état de votre vie que par la bouche de votre ennemi, ni que par ses yeux de basilic qui vous empoisonnent en vous regardant d'un oeil malin et tout plein de venin. Quand on demanda à saint François pourquoi Dieu permettait que, dans toutes les familles les plus saintes, il y eût toujours quelque malin esprit et quelque langue vipérine qui envenimait la candeur des autres, > parce que, dit-il, les bons sans les méchants ne sauraient être bons !" .


Tant que l'amour de Dieu n'aura pas l'empire de votre coeur et que vous ne voudrez pas mollir votre courage pour pardonner à votre ennemi, soyez assuré que vos vertus ne seront pas vertus ; ou si elles le sont, ce seront des vertus turquesques et barbares, ce seront des vertus mortes et sans l'âme de la charité. Tout cela ne vous servira qu'à une plus grande confusion, et peut-être à une plus grande condamnation si vous n'y prenez garde."


Etienne Binet (1569-1639) dans "Pratique solide de l'amour de Dieu."

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