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Publié le 8 Mars 2015

de notre ordre: ste Françoise Romaine

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Fille de Paolo de Bussi et de Giacobella de Roffredeschi, Françoise naquit à Rome au début de 1384. Dès son enfance, elle se familiarisa avec la pratique des pénitents, commença l’étude de la vie des saintes femmes et, chaque jour, visita les églises romaines où l’on pouvait gagner des indulgences. Sa mère la mit sous la direction spirituelle de dom Antonio di Monte Savello, bénédictin du Mont Olivet, qui résidait à Santa Maria Nuova (devenue Sainte-Françoise-Romaine), auquel elle obéit exactement. Françoise qui, depuis son enfance, voulait se retirer dans un cloître, dut, à douze ans, obéissant à son père, renoncer à ce projet pour épouser Lorenzo Ponziani. Soutenue par sa belle famille, singulièrement par la Vanozza qui avait épousé le frère aîné de Lorenzo, Françoise continua de mener une vie de piété et de pénitence, sous la direction spirituelle de dom Antonio di Monte Savello qui la confessait tous les mercredis, et instruite des vérités de la foi par un dominicain, prieur de Saint-Clément, qu’elle rencontrait chaque samedi.

Soudain, Françoise tomba malade et resta une année entière entre la vie et la mort. Elle gardait un calme parfait tandis que sa famille, particulièrement son père, croyaient qu’il y avait là un châtiment divin parce qu’il l’avait empêchée de se retirer dans un cloître. Saint Alexis lui apparut une fois, pour lui demander si elle voulait être guérie, et, une seconde fois, pour lui signifier que Dieu voulait qu’elle restât dans le monde pour glorifier son nom ; jetant sur elle son manteau, saint Alexis disparut la laissant parfaitement guérie. Elle rejoignit Vanozza pour lui raconter sa vision et lui dit : « Maintenant que le jour est venu, hâtons-nous de nous rendre toutes deux à Santa Maria Nuova et à l’église de Saint-Alexis, en action de grâce. »

Les deux femmes résolurent de renoncer aux divertissements inutiles, de progresser dans la prière et de se consacrer à des œuvres de charité. Le peuple de Rome les considérait comme des saintes et de nobles dames voulurent imiter leur exemple. Les attaques du démon furent si terribles que le Seigneur permit à l’ange gardien de Françoise de se faire visible et prompt à réprimer tout ce qui pouvait empêcher sa progression. Son premier enfant, Jean-Baptiste, naquit en 1400 ; elle le nourrit elle-même et l’instruisit des vérités de la religion, corrigeant ses défauts d’obstinationet de colère. L’année suivante, à la mort de sa belle-mère, elle fut appelée à gouverner la maison des Ponziani dont elle fit un exemple, tant dans l’organisation que dans la piété.

Lorsque la famine et la peste s’abattirent sur Rome, Françoise et Vanozza s’épuisèrent en charité et allèrent jusqu’à se faire mendiantes pour secourir les indigents. Le Seigneur les aida par quelques miracles. Lorenzo, témoin de tant de merveilles, laissa sa femme organiser sa vie à sa guise ; elle vendit ses robes et ses bijoux, distribua l’argent aux pauvres et de s’habilla plus que d’une robe verte de drap grossier. Elle avait vingt ans lorsque naqui son deuxième fils, Jean-Evangelista, qui montra dès l’enfance des dons certains de sainteté. Trois plus tard lui naissait une fille, Agnès, douce et aussi précoce que son frère dans la sainteté. En 1409, dans l’anarchie romaine, pour avoir défendu la cause de l’Eglise, Lorenzo fut frappé d’un coup de poignard dont il ne mourut pas ; quelques temps plus tard, il fut enfermé et l’on demanda que Françoise livrât son fils aîné en otage ; ne pouvant refuser, elle porte Jean-Baptiste au Capitole et se retire dans l’église de l’Ara Cœli ; prosternée devant l’image de la Vierge, elle entend : « Ne crains rien, je suis ici pour te protéger » ; sur la place, le ravisseur a chargé l’enfant sur son cheval mais, comme le cheval refusait obtinément d’avancer, on rapporta l’enfant à sa mère qui n’avait pas quitté l’église. L’année suivante, lors de l’invasion de Rome par Ladislas Durazzo, Françoise continua ses charités tandis que toute sa famille fuyait Rome. Un an après sa mort, Jean-Evangelista apparut à sa mère pour lui révéler la gloire dont il jouissait au ciel et lui annoncer qu’Agnès allait bientôt le rejoindre. Françoise tomba malade vers 1414 et, par crainte de la contagion, fut abandonnée de tous, sauf de Vanozza ; c’est à cette époque qu’elle ses terribles visions de l’enfer.

Ladislas Durazzo mourut et Rome retrouva la paix ; les Ponziani rentrèrent et retrouvèrent leurs biens ; Lorenzo renonça à la vie publique pour la piété. Le 15 août 1425, à Santa Maria Nuova, Françoise, pour neuf dames romaines, fonda l’association des oblates de Marie, rattachée aux bénédictins du Mont Olivet, dont Eugène IV confirmera la règle en 1444. Avant d’entrer dans la congrégation dont elle était la fondatrice, Françoise dut attendre la mort de Lorenzo. Elle mourut le 9 mars 1440 en disant : « Le ciel s’ouvre, les anges descendent, l’archange a fini sa tâche, il est debout devant moi et me fait suivre de le suivre. »

 

missel.free

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Rédigé par Philippe

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Publié le 8 Mars 2015

la colère de Dieu.

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La colère divine désigne la séparation d’avec Dieu que le pécheur s’inflige par son impénitence. Elle n’indique pas un attribut divin, mais l’état de celui dont le péché ne peut être pardonné par la miséricorde et la justice de Dieu parce qu’il demeure dans son péché.

un moine osb+

“ La colère de Dieu est réservée pour la fin ”
(Dominica III in Quadragesima)

 

 

Dieu peut-il se mettre en colère ?

 

Non, car la colère est une passion, et Dieu est impassible. De plus, il est miséricordieux. Par conséquent il ne peut être coléreux. Or, saint Paul nous parle aujourd’hui de la colère de Dieu : « Que nul ne vous abuse par de vaines raisons : ce sont bien de tels désordres – fornication, débauche, cupidité – qui attirent la colère de Dieu sur ceux qui lui résistent ». Dans la lettre aux Romains, il dit plus généralement : « La colère de Dieu se révèle du haut du ciel contre toute impiété et toute injustice » (Rm 1,18).

Jean Baptiste disait aussi : « Qui croit au Fils a la vie éternelle ; qui refuse de croire au Fils ne verra pas la vie ; mais la colère de Dieu demeure sur lui » (Jn 3,36). Comme nombre de prophètes avant lui, il annonçait la colère de Dieu : « Il disait donc aux foules qui s'en venaient se faire baptiser par lui : "Engeance de vipères, qui vous a suggéré d'échapper à la Colère prochaine » (Lc 3,7) ?


Si Dieu ne peut se mettre en colère, comment comprendre de telles affirmations ?

 

La colère divine dont parle l’Écriture Sainte se distingue de la miséricorde et de la justice. Par sa miséricorde, Dieu prend en pitié sa créature qu’est l’homme. C’est pourquoi il a envoyé son Fils pour le sauver de ses péchés. Par sa justice, Dieu fait aussi miséricorde, car il est juste en pardonnant à sa créature dont il connaît la faiblesse. Saint Anselme disait : « Quand tu pardonnes au pécheur, tu es juste : car cela te convient ! ». Dieu est parfait, et il est donc juste qu’il puisse tout pardonner.

Nous, nous sommes imparfaits, et il est normal que nous ne sachions pas toujours pardonner comme Lui. Au contraire nous nous mettons facilement en colère contre les fautes d’autrui, moins ou peut-être jamais contre nos propres manquements. On les excuse plus facilement. Dieu n’agit pas ainsi. Lorsque le fils prodigue revint après ses nombreux péchés, le Père ne se mit pas en colère, mais l’accueillit à bras ouverts : il a tout pardonné à son fils repenti, quoi qu’il eût fait. Le fils aîné, lui, se mit en colère, ne voulant pas la miséricorde mais le châtiment, fruit de la colère : « Il se mit alors en colère, et il refusait d'entrer » au festin préparé pour son frère repenti (Lc 15,28).

 


Par l’image de la colère divine, la Bible entend souligner l’absolue incompatibilité entre la sainteté de Dieu et le péché. La colère divine désigne la séparation d’avec Dieu que le pécheur s’inflige par son impénitence. Elle n’indique pas un attribut divin, mais l’état de celui dont le péché ne peut être pardonné par la miséricorde et la justice de Dieu parce qu’il demeure dans son péché.

 

C’est en ce sens qu’il faut comprendre ce que dit saint Paul : « Par ton endurcissement et l'impénitence de ton cœur, tu amasses contre toi un trésor de colère, au jour de la colère où se révélera le juste jugement de Dieu » (Rm 2,5). C’est cet endurcissement qui provoqua la colère de Jésus contre les pharisiens : Il promenait « sur eux un regard de colère, navré de l'endurcissement de leur cœur » (Mc 3,5). En somme c’est l’homme qui suscite la colère de Dieu, c’est lui qui en est l’auteur, par son endurcissement.


En s’attirant la colère de Dieu, le pécheur attire sur lui le châtiment : « Du fait qu'un homme en colère est porté à châtier, on appelle colère, par métaphore, le châtiment divin » (I,3,2,ad2).

Mais cette colère, ce châtiment, est réservé pour le dernier jour (cf. Apocalypse).

Ici-bas, c’est le temps de la patience miséricordieuse : « Aimez vos ennemis, et priez pour vos persécuteurs, afin de devenir fils de votre Père qui est aux cieux, car il fait lever son soleil sur les méchants et sur les bons, et tomber la pluie sur les justes et sur les injustes. » (Mt 5,44s).

 

Il répand les effets de sa bonté sur tous, sans distinction. Il nous faut donc devenir « imitateurs de Dieu ».

 

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Rédigé par un moine osb+

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Publié le 8 Mars 2015

.remarquez maintenant ils ont créé une page facebook, complètement déjantés. ça devient grave . comme quoi la religion ça peut porter au ciboulot ! on sait même pas qui est derrière tout ça, une page de plus quoi pour un nouveau pape .. , té ! hi hi hi

Skype emoticons-22-itwasntme

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Rédigé par Philippe

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Publié le 6 Mars 2015

Cristo de la Humildad, miserere nobis.

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Cristo de la Humildad, miserere nobis.

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Cristo de la Humildad, miserere nobis.

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ITALIEN

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Rédigé par Philippe

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Publié le 5 Mars 2015

la maison de Jésus,   Gabrielle .4 ans.

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la maison de Jésus,   Gabrielle .4 ans.

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landaise oblige  qui plus est à Pontonx non mais sans blagues,  merci .

 

- c'était :" Mamie, quand tu seras dans la maison de Jésus, si j'ai un soucis, je t'appellerai et même si je ne te vois pas, tu viendras" ou bien "Mamie quand je serais vieille et qu'il faudra aller dans la maison de Jésus, je veux que tu viennes me chercher avec une grande échelle et tu me donneras la main pour que je ne tombe pas" !! "est-ce que je pourrais amener doudou dans la maison de Jésus ?" - Mamie est-ce que tu sais de quelle couleur c'est dans la maison de Jésus ?" - "Est-ce que Jésus ferme la porte aux méchants, et est-ce qu'il n'y a que des gentils dans sa maison ?" - "est-ce qu'on peut faire des câlins ?" - voilà et au fond de moi, j'étais heureuse qu'elle me pose ces questions,

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 5 Mars 2015

pèlerinage au Liban avec Saint Ignace d’Antioche

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Ce pèlerinage aura une triple vocation : retisser par la prière et le cheminement un lien crucial avec les chrétientés libanaises, découvrir ensemble les superbes nuances des liturgies orientales et témoigner de notre amitié intacte pour le deuxième poumon de l’Eglise que sont les églises d’Orient.
Nous traverserons les endroits forts des chrétientés libanaises :

• Nous découvrirons le patriarcat melkite, avec une journée consacrée à des présentations historiques et culturelles à Notre-Dame du Liban (Harissa). Nous participerons à une liturgie melkite.
• Nous irons à la rencontre des chaldéens et des syriaques, mais également auprès du sanctuaire des phalanges chrétiennes.
• Nous rencontrerons les communautés arméniennes (catholiques et orthodoxes) et méditerons le souvenir de ses martyrs en cette année du centenaire du génocide arménien.
• Le Vendredi de Pentecôte, nous serons aux côtés des maronites au cœur de la mythique Qadisha.

Chaque jour, le programme comprendra des temps d’enseignements ; une messe dite par le père Augustin-Marie Aubry, de la Fraternité Saint-Vincent-Ferrier, dans le rit dominicain ; et la découverte des trésors culturels et spirituels des Églises orientales.

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Rédigé par Philippe

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Publié le 3 Mars 2015

de la vie consacrée

ça me donne faim purée ! un de nos jeunes prêtres remercie les moines pour les sermons de carême . Pour cela vaut mieux que je les publie le vendredi ou samedi si cela peut rendre service. désolé pour la vidéo, la pie me l'a volée .elle fait carême, vous comprenez. même si j'ai la priorité pour un ecclésiastique, mais la pie c'est son être même elle vole l'autre. elle blesse, elle fait du mal, elle ne respecte rien. alors carême ou pas peu lui importe. On apprenait souvent cela dans nos milieux, qu'il était permis de faire le mal pour un plus grand bien. Tradition oblige qui se perpétue.

de la vie consacrée

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de la vie consacrée

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Rédigé par Philippe

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Publié le 3 Mars 2015

Chers amis,

"Nul d'entre-nous ne vit pour soi-même et nul ne meure pour soi-même. Si nous vivons, nous vivons pour le Seigneur ; si nous mourons, nous mourons pour le Seigneur. Dans la vie comme dans la mort nous appartenons au Seigneur. C'est pour cela que le Christ est mort et ressuscité : pour être le Seigneur des vivants et des morts".

Ce sont ces paroles de saint Paul qui me sont premièrement venues à l'esprit lorsque j'ai reçu, avec consternation, la nouvelle de la mort de notre cher Marcos. Je ne crois pas que nous puissions en trouver de plus adaptées pour le décrire. Nous qui avons eu la chance de le connaître nous avons vu qu'il ne vivait pour rien d'autre que pour le Christ. Et sa mort n'est rien d'autre qu'une mort pour le Christ. Nous ne pouvons regarder la vie et la mort de Marcos sans avoir sous les yeux que "c'est pour cela que le Christ est mort et ressuscité : pour être le Seigneur des vivants et des morts". Celui qui a été Seigneur de sa vie est à présent Seigneur de sa mort. Participant de la mort du Christ, Marcos participe maintenant de sa résurrection, de la compagnie de celui qui fut toute sa vie et dont nul ne pourra à présent l'arracher. Notre mémoire ne pourra le dissocier du Christ, dont il vit déjà la plénitude. Le déchirement que nous inflige sa séparation ne pourra prévaloir sur le bonheur de savoir qu'il jouit de la compagnie de l'ami de son âme, le Christ. Son bonheur finira par vaincre notre peine, en nous faisant comprendre la loi de l'existence chrétienne : "Dans la vie et dans la mort nous appartenons au Seigneur". La mémoire du Christ est le seul baume adapté à une blessure aussi profonde. Soutenons-nous les uns les autres, amis, dans cette mémoire.

Bien affectueusement,

Julián Carrón

Milan, 25 février 2015

 

 

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Rédigé par Philippe

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Publié le 28 Février 2015

Nous-mêmes, nous sommes peut-être trop souvent comme Pierre. Nous préférons voir un Jésus au visage attirant : un proche, une amitié sympathique, une personne qui nous plaît. Mais nous ne voulons pas voir Jésus défiguré : il est dans telle infirmité, dans tel handicap, dans tel pécheur, dans tel voisin, dans tel ennemi.

Un moine

Dimanche de la Transfiguration de Notre-Seigneur

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“ Le visage de Jésus défiguré ”
(Dominica II in Quadragesima)


L’Évangile du deuxième dimanche de Carême est traditionnellement celui de la Transfiguration du Seigneur.

 

Cet épisode est en effet lié au mystère de la mort et de la Résurrection du Seigneur auquel nous prépare le Carême. Au mystère de mort, car Jésus annonce sa Passion à ses disciples ; au mystère de la Résurrection, car la Transfiguration est une anticipation de la gloire de la Résurrection.

Au terme de sa Transfiguration, Jésus annonce sa mort en ces termes : « Ne parlez à personne de cette vision, jusqu'à ce que le Fils de l'homme soit ressuscité des morts ». Peu de temps après il précise que cette mort sera violente : « Comme ils se trouvaient réunis (…), Jésus leur dit : "Le Fils de l'homme va être livré aux mains des hommes, et ils le tueront, et, le troisième jour, il ressuscitera". Et ils en furent tout consternés » (Mt 17,22-23).

C’est cette consternation qui avait fait dire à Pierre : « "Dieu t'en préserve, Seigneur ! Non, cela ne t'arrivera point !"  Mais lui, se retournant, dit à Pierre : "Passe derrière moi, Satan ! Tu me fais obstacle, car tes pensées ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes" » (16,22-23).

Pierre préférera toujours en effet, comme nous trop souvent, jouir de la douce présence de Jésus.

A la Transfiguration il s’exclame : « Seigneur, il est heureux que nous soyons ici ; si tu le veux, je vais faire ici trois tentes, une pour toi, une pour Moïse et une pour Elie ».

Faire une tente, cela veut dire s’arrêter, demeurer, s’établir pour jouir de la beauté du spectacle de Jésus en gloire.

Pierre en sera tellement marqué qu’il refusera de voir Jésus dans sa Passion. Il ira jusqu’à le renier, ne supportant pas la vision de son visage défiguré : « Le Seigneur, s'étant retourné, regarda Pierre. Et Pierre se souvint de la parole que le Seigneur lui avait dite : Avant que le coq chante aujourd'hui, tu me renieras trois fois. Et étant sorti, il pleura amèrement » (Lc 22,61-62). Dès lors, Pierre, on ne le revoit plus sinon au matin de la Résurrection.

Nous-mêmes, nous sommes peut-être trop souvent comme Pierre. Nous préférons voir un Jésus au visage attirant : un proche, une amitié sympathique, une personne qui nous plaît. Mais nous ne voulons pas voir Jésus défiguré : il est dans telle infirmité, dans tel handicap, dans tel pécheur, dans tel voisin, dans tel ennemi : « Si vous saluez seulement vos frères, que faites-vous d'extraordinaire ? Les païens aussi n'agissent-ils pas de même » (Mt 5,47) ?

Jésus défiguré, c’est aussi mon ennemi, et je ne le reconnais pas, car je préfère comme Pierre un Jésus beau et attirant. Personne en effet n’est plus laid que notre ennemi.

Au Jugement dernier nous serons jugés sur notre acuité visuelle.

Ceux qui auront reconnu Jésus souffrant, qui auront regardé au-delà des apparences, seront sauvés : « J'ai eu faim et vous m'avez donné à manger, j'ai eu soif et vous m'avez donné à boire, j'étais un étranger et vous m'avez accueilli, nu et vous m'avez vêtu, malade et vous m'avez visité, prisonnier et vous êtes venus me voir » (25,35-36).

Jésus ne parle pas des proches et des amis, mais de ceux qu’on ne veut ni regarder ni approcher. C’est en eux que nos yeux de chrétiens nous font reconnaître le visage de Jésus souffrant. Jésus a été abandonné dans sa Passion.

C’est pour cela qu’on le retrouve dans ceux que la société abandonne. Y compris dans les pécheurs, car Jésus est mort abandonné comme un malfaiteur, comme un grand pécheur.

Oui, avant de vouloir jouir comme Pierre de la présence ineffable du Seigneur, commençons par mieux regarder autour de nous. Jésus est là tout près de nous, à côté de nous.

Un moine osb. +

 

 

 

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Rédigé par un moine OSB +

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Publié le 20 Février 2015

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Le récit de la tentation de Jésus au désert prend place au début du Carême pour de nombreuses raisons.

 

On ne peut les considérer toutes ici, mais la plus évidente réside dans l’exemple du jeûne de quarante jours pratiqué par Jésus. Si nous jeûnons pendant les quarante jours du Carême, nous avons, pour nous soutenir dans notre effort, l’exemple du Seigneur lui-même.

 

Et nous savons aussi que l’effort est nécessaire, car l’Évangile nous révèle qu’il y a un ennemi qui cherche à entraver notre effort : Jésus étant tiraillé par la faim, le diable essaya de lui faire rompre son jeûne. Les devantures de pâtisseries et les publicités alléchantes nous tentent, mais nous persévérons chacun dans l’effort que nous nous sommes fixé au début de ce Carême.

 

Si Jésus avait suivi l’avis du diable de cesser son jeûne, nous manquerions de son exemple pour persévérer. Le Seigneur nous demande donc de persévérer. Mais après tout, pourquoi persévérer dans la privation ? Pourquoi ne pas faire comme tout le monde ? « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons », comme dit saint Paul.


L’Évangile nous apporte encore et toujours la réponse.

 

Il y est écrit qu’après le départ infructueux du diable, « des anges s’approchèrent de Jésus et le servaient ». Cela signifie deux choses.

 

Premièrement : la persévérance éloigne de nous le tentateur. C’est logique : s’il ne trouve pas en nous de complicité, alors le diable se retire. Notre constance devant ses tentations l’éloigne de nous. Il est évident que lorsque nous faisons des efforts pour corriger notre vie, nous devenons plus résistants aux assauts de l’ennemi. Nous nous renforçons, et lui s’affaiblit. Nous nous rapprochons de Dieu, et nous nous éloignons du diable. Si donc nous voulons être libérés de son esclavage, persévérons dans l’effort : mieux vaut être un disciple libre de Jésus qu’un esclave entre les mains du diable.


Ceci est le fruit négatif de la persévérance, lié à l’effort : on se donne de la peine, et petit à petit le diable s’éloigne de nous ; la voix des tentations se fait de plus en plus lointaine. Mais si le diable s’éloigne, ce n’est pas pour que nous nous retrouvions seuls devant notre triste sort.

 

L’Évangile nous dit que, après que le diable eût quitté Jésus, « des anges s’approchèrent de lui et le servaient ». Si Jésus n’avait pas persévéré dans le jeûne, les anges n’auraient pas eu besoin de le consoler de leur présence, car il se serait consolé de son pain. Il en est de même pour nous : si nous voulons jouir des consolations spirituelles, nous devons persévérer dans la pénitence. Sans cela, nous ne les goûterons jamais.

 

Écoutez ce que dit saint Benoît à celui qui s’engage dans la vie monastique : « Nous voulons, dit-il,  fonder une école où l'on serve le Seigneur. Dans cette institution, nous espérons ne rien établir de rude ni de pesant. Si, toutefois, il s'y rencontrait quelque chose d'un peu rigoureux (…) pour corriger nos vices et sauvegarder la charité, garde-toi bien, sous l'effet d'une crainte subite, de quitter la voie du salut dont les débuts sont toujours difficiles. Car, à mesure que l'on progresse dans la voie religieuse et dans la foi, le cœur se dilate, et l'on court dans la voie des commandements de Dieu, avec la douceur ineffable de l'amour » (Prologue).


Commençons et poursuivons avec persévérance nos efforts de Carême. Résistons à la tentation de lâcher pied en considérant l’exemple du Seigneur.

 

Ne nous laissons pas entraîner par nos désirs, car ce sont des liens qui nous enchaînent et nous rendent esclaves.

 

Nous ferons alors l’expérience de la vraie liberté intérieure. Alors nous parcourrons ce Carême avec un cœur dilaté. Il ne sera pas pesant, car nous attendrons Pâques dans la joie d’un désir spirituel qui comblera nos cœurs.

 


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