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Publié le 10 Juin 2009



Le premier des biens


"La prière est pour l'homme le premier des biens. Elle est sa lumière, sa nourriture, sa vie même, puisqu'elle le met en rapport avec Dieu, qui est lumière, nourriture et vie. Mais, de nous-mêmes, nous ne savons pas prier comme il faut ; il est nécessaire que nous nous adressions à Jésus-Christ, et que nous lui disions comme les apôtres : Seigneur, enseignez-nous à prier. Lui seul peut délier la langue des muets, rendre disserte la bouche des enfants, et il fait ce prodige en envoyant son Esprit de grâce et de prière, qui prend plaisir à aider notre faiblesse, suppliant en nous par un gémissement inénarrable."

 

 

 


L'Esprit Saint, Esprit de Dieu


"Or, sur cette terre, c'est dans la sainte Église que réside ce divin Esprit, il est descendu vers elle comme un souffle impétueux, en même temps qu'il apparaissait sous l'emblème expressif de langues enflammées. Depuis lors, il fait sa demeure dans cette heureuse Épouse ; il est le principe de ses mouvements ; il lui impose ses demandes, ses vœux, ses cantiques de louange, son enthousiasme et ses soupirs. De là vient que depuis dix-huit siècles, elle ne se tait ni le jour, ni la nuit ; et sa voix est toujours mélodieuse, sa parole va toujours au cœur de l'Époux.


Tantôt, sous l'impression de cet Esprit qui anima le divin psalmiste et les prophètes, elle puise dans les livres de l'ancien peuple le thème de ses chants ; tantôt, fille et sœur des saints apôtres, elle entonne les cantiques insérés aux livres de la Nouvelle Alliance ; tantôt enfin, se souvenant qu'elle aussi a reçu la trompette et la harpe, elle donne passage à l'Esprit qui l'anime, et chante à son tour un cantique nouveau ; de cette triple source émane l'élément divin qu'on nomme la liturgie."

dom Guéranger.


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Publié le 9 Juin 2009





"L'amour de Dieu ressemble à l'être de Dieu, il est calqué sur lui. Comme l'être de Dieu, l'amour de Dieu est de lui seul: a se. A le bien prendre, cela est infiniment doux. Cela nous fait aimer notre néant, notre être de créature, passionnément.

Car aujourd'hui, si vous m'aimez, mon Dieu, c'est sans doute à raison de la beauté de votre Fils que vous m'avez donnée et que vous voyez en moi; mais à cette heure de votre éternité et de votre vie sans heures où vous m'avez aimé, choisi, prédestiné, et par votre pensée et votre vouloir, porté jusque dans la lignée de votre Fils: à cette heure-là mon Dieu, je n'avais ni charme, ni beauté, ni réalité d'aucune sorte. Rien de moi n'a pu ni motiver, ni justifier, ni solliciter votre amour.

Dès lors, vous me laisserez bien vous dire combien j'aime ce néant dont vous m'avez tiré et qui demeure mon seul bien. S'il y avait en moi une beauté, un charme, une part d'être ou de réalité, votre amour eût moins ressemblé à ce que vous êtes. Mais, maintenant, je le sais par l'Apôtre, dans tout votre amour, il n'y a que vous: je ne suis la chose que de vous seul. Il n'y a que vous seul, dans l'amour que vous avez pour moi, et votre amour demeure inexplicable.

La tendresse et vous, c'est tout un; c'est pour cela que votre tendresse n'est pas causée, c'est pour cela qu'elle est incompréhensible. J'aime mon néant premier, où se plairont à jamais les âmes bien faites."


dom Delatte.

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Publié le 9 Juin 2009






« La prière reste liée à notre état de voyageur. Elle est aussi provisoire que la foi et aussi indispensable qu'elle sur terre [...].

 Puisse l'ultime prière me tourner vers celui qui m'appelle à le connaître et à l'aimer. »


R.P. Humbrecht.
OP

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Publié le 9 Juin 2009





Françoise Clément est chef du service Documentation et Archives de la TSR. Cet extrait de la Fête-Dieu à Bulle, où elle a passé son enfance, lui donne des frissons. Et pour cause, elle s'est reconnue parmi les enfants dans la procession:

«Tantum ergo, sacramentum... Veneremur cernui! On ne savait pas ce que cela voulait dire à l'époque mais aujourd'hui encore cette phrase a l'odeur des pétales d'iris et de pivoines... La Fête-Dieu à Bulle, c'est bien là toute mon enfance, au point que je suis encore capable de chanter le Tantum Ergo par coeur!

Mes soeurs et moi ce jour-là rivalisions de blanc, des gants aux chaussures, enorgueillies d'une splendide couronne de fleurs fixée au sixtus pour que «ça tienne» et éviter la honte d'une dégringolade! Je me souviens de l'excitation de la veille, quand il s'agissait de retrouver dans les armoires les trois petits cartons enfermant d'une année sur l'autre les couronnes sacrées, emballées dans du papier de soie. Notre départ pour l'église, le dernier nettoyage en arrivant près des Halles, pour estomper les marques de sirop, l'odeur des gants en cuir de ma mère et le parfum de son rouge à lèvres sur la joue. Il semblait que toutes les Bulloises s'étaient donné le mot pour cueillir des fleurs aux aurores et dessiner à même le sol, aux haltes immuables, des motifs colorés aux pétales soyeux et odorants.

Puis l'organisation de la procession, la mise en rang, les plus petites devant, les plus jolies sur les côtés, parce que c'est celles que voient surtout les passants! «L'Harmonie» de Bulle dans son costume d'apparât, où l'on reconnaissait le voisin du 4e à la clarinette et Marius à la grosse caisse... Et la répétition des pas! Droite, gauche, en faisant une petite pause entre les deux, l'autre pied comme tendu dans le vide!

Quand tout était prêt, on sortait Jésus de l'église, car on allait lui faire faire le grand tour! Ce curé en chasuble d'or, brillant presque autant que l'ostensoir. Il faut dire qu'en ces jours-là la religion avait bien du panache et de la brillance!

Le départ était donné et il fallait se concentrer sur les pas, les chants et les paroles en latin qu'on avait encore pris le temps de répéter le matin. Les haltes donnaient l'occasion de se recueillir, un peu, mais surtout de regarder si l'on reconnaissait quelqu'un dans la foule immense qui s'était amassée le long de la grand-rue. Et après les réjouissances religieuses, le sacro-saint apéro que l'on dégustait sous les halles, bien au frais.

Déjà il fallait rentrer, la robe blanche presque immaculée, le sixtus perdu depuis longtemps et les cheveux en bataille: les couronnes étaient rendues au papier de soie, les boîtes étaient fermées, rangées... jusqu'à l'année prochaine!»

 

link fête Dieu


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Publié le 9 Juin 2009






une pièce rare, de musée, profitons-en,
celle qui m'a fait découvrir libera.






"A la vue de ces merveilles et de ces prodigalités de l'amour divin, on se demande involontairement comment il se fait que la sainteté soit si rare sur la terre. Ne serait-ce pas que nous oublions nos richesses? Ne serait-ce pas, plus souvent encore, que nous ne savons pas nous en servir?"

mère Cécile Bruyère.
















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Publié le 9 Juin 2009




"Heureuses les âmes qui savent exploiter le trésor que contient la liturgie sacrée, non pour lui porter un amour stérile et purement extérieur, mais pour attirer et reproduire en elles-mêmes les symboles et les formes qui renferment de si vivantes réalités! Dieu n'aimait rien tant dans l'ancienne loi que le temple; mais il blâmait énergiquement, par la bouche du prophète Jérémie, ceux qui se croyaient tout permis parce qu'ils possédaient le temple: "

Améliorez vos voies et vos oeuvres et j'habiterai avc vous dans ce lieu. Ne vous fiez pas aux discours trompeurs de ceux qui disent: C'est ici le temple du Seigneur, le temple du Seigneur, le temple du Seigneur.

Autrement, continue le prophète, si vous ne cessez de grandir dans votre présomption, croyant que le temple vous tient lieu d'obéissance à mes préceptes, voici quel sera votre châtiment:

" Je ferai de cette maison qui porte mon nom, dans laquelle vous mettez votre confiance, et de ce lieu que j'ai donné à vous et à vos pères, ce que j'ai fait de Silo.

Assurément la nation qui possède le temple est la nation privilégiée, mais le temple ne saurait dispenser de la fidélité; et avant d'être honoré dans le temple, Dieu exige qu'on l'adore et le serve dans le sanctuaire invisible qu'il s'est bâti en nous.


Mère Cécile Bruyère.




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Publié le 8 Juin 2009





« Sur les puissants flots de l'océan de la vie
soulevés de droite et de gauche par des vents impétueux...
une chose seule m'était chère, était ma seule richesse,
mon réconfort et l'oubli de mes peines :
la lumière de la Trinité Sainte »


grégoire de Nazianze.

"Gardons-nous donc de nous décourager lorsque le malheur vient fondre sur nous. Quel qu'il soit, c'est un torrent qui passe, c'est une nuée qui se dissipe. Oui, quelle que soit votre infortune, elle aura une fin; quelqu'amer que soit votre chagrin, il ne durera pas toujours. S'il devait toujours durer, la nature n'y suffirait pas. Mais un grand nombre, me direz-vous, sont entraînés par ce torrent ? La cause n'en est point dans la violence du mal, mais dans la faiblesse de ceux qui se laissent si facilement abattre.

Voulons-nous n'être pas entraînés nous-mêmes ? descendons dans les profondeurs de ce torrent, considérons-en tous les endroits, et saisissons-nous de l'ancre divine pour n'avoir à redouter aucun naufrage.

Un torrent n'est terrible que pour un temps, et il s'apaise ensuite au point de ne plus laisser aucune trace. "Encore un peu, l'eau nous aurait engloutis." Suivant une autre version : "Alors les eaux nous auraient inondés en passant sur notre âme comme un torrent, et notre âme aurait traversé une eau dont elle n'aurait pu se tirer." Suivant une autre : "Alors les superbes auraient passé sur notre âme comme un torrent." Voyez-vous la puissance du secours de Dieu qui n'a point permis qu'ils fussent submergés au milieu de ce déluge de maux ?
Si donc il laisse ce torrent grossir, ce n'est point pour nous accabler, mais pour nous éprouver davantage et donner des preuves plus éclatantes de sa puissance. Les superbes dont parle ici le psalmiste sont les ennemis du peuple de Dieu qui se sont précipités sur lui avec la violence d'un torrent impétueux sans pouvoir lui faire aucun mal. Pourquoi ? parce qu'il avait pour lui la Protection de Dieu, une assistance toute céleste, un secours invincible.


st Jean Chrysostome.

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Publié le 8 Juin 2009



L'Américano-Coréenne Euna Lee et la Sino-Américaine Laura Ling, deux journalistes de la chaîne de télévision Current TV détenues en Corée du Nord pour être entrées "illégalement" dans le pays, ont été condamnées à douze ans de "rééducation par le travail", annonce, lundi 8 juin, la presse officielle.

... monde de tarés !

mon soutien aux familles, et aux américains.

Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie...

lI semble d'abord que ces paroles « Ceux qui sèment dans les larmes moissonneront dans la joie, s'appliquent principalement aux martyrs : ils ont eu tant à souffrir pour l'amour de Dieu et leur récompense est si brillante. Mais les plus généreux d'entre eux ont souffert avec joie, et l'oracle cité parait plutôt destiné à consoler et à encourager la faiblesse. Les faibles en effet, je parle des faibles parmi les justes, ont bien des sujets de larmes : ils pleurent de voir tant d'âmes livrées à la vanité; ils pleurent pour obtenir la grâce divine; ils pleurent d'entendre si souvent des blasphèmes.
Aussi leur récompense est assurée ; au lieu que les impies, après avoir pleuré eux-mêmes, né quitteront cette vie passagère que pour pleurer toujours.

St Augustin.
on ne peut que le leur espérer... les martyrs pour la liberté !
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Publié le 7 Juin 2009





Dom Francois and the Clear Creek community are in my prayers,




Mgr Francisco Valdes était un évêque capucin du Chili, qui se lie d'amitié avec Fontgombault au début des années 1980. Il a ordonné le père de Feydeau (Bethel et le père) au diaconat. Depuis meurent dans l'odeur de sainteté en 1982, son diocèse d'Osorno a entamé la procédure pour obtenir sa possible béatification.



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+pax

Dear Friends of Clear Creek Monastery,

Father Abbot of Fontgombault composed the attached novena prayer.
Bishop Francisco Valdes was a Capuchin bishop from Chile, who befriended Fontgombault in the early 1980s.  He ordained Father de Feydeau (and Father Bethel) to the diaconate.  Since dying in the odor of sanctity in 1982, his diocese of Osorno has begun the procedure to obtain his possible beatification.

Father de Feydeau is recovering very well from his brain surgery, but his cancer is medically incurable.  This is why we are asking you to join in our novena for his cure, by the grace of God and the intercession of Our Lady, St. Benedict, St. Francis and the holy Bishop Valdes.

In Our Lord and Our Lady,
Brother Philip Anderson, Prior of Clear Creek Monastery

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+ Special Novena
(June 2-10 2009)
Composed by Dom Antoine Forgeot, Abbot of Fontgombault

Bishop Francisco Valdes, our friend, we know through experience the power of your intercession; humbly and with confidence we pray to you on behalf of another Francis, severely stricken in his health: obtain for him a complete and prompt healing, for the good of his soul, the service of his community and the glory of God.  Through Christ Our Lord. Amen.

Sacred Heart of Jesus, I trust in Thee.
Our Lady, Health of the Sick, Pray for us.
Our Lady of Lourdes, Pray for us.
Our Blessed Father, Saint Benedict, Pray for us.
Saint Francis of Assisi, Pray for us.


le petit Placide se recommande à vos prières.

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Rédigé par philippe

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Publié le 7 Juin 2009










La Pologne a inauguré samedi une croix géante dans le centre de Varsovie, en honneur du défunt pape Jean Paul II, à l'occasion du 30ème anniversaire de son premier pèlérinage sur sa terre natale.

Haute de neuf mètres, l'immense croix de granit blanc s'élève là où en 1979, Jean Paul II dit une messe dans la Pologne alors communiste, que beaucoup voient comme ayant inspiré le mouvement démocratique qui finit par faire chuter le communisme, dix ans plus tard.


"N'ayez pas peur", avait alors lancé Karol Wojtyla à la foule, une incantation considérée comme le signal du départ des bouleversements qui aboutirent en 1989.


"Nous Polonais, savons que la chute du communisme n'a pas commencé en 1989, mais dix ans plus tôt, ici, sur cette place, avec les mots de Jean Paul II", a déclaré la maire de Varsovie Hanna Gronkiewicz-Waltz aux milliers de personnes rassemblées pour l'inauguration suivie d'une messe.


"A partir d'aujourd'hui, au cours de la Pologne et de Varsovie (...) se dressera une croix symbolisant, la foi, la persévérance et l'espoir", a-t-elle ajouté.


Jean Paul II, mort en 2005, est une figure revérée dans sa Pologne natale. L'anniversaire de cette première visite du pape polonais chez lui intervient alors que le pays célèbre aussi le 20ème anniversaire des premières élections libres, remportées par le syndicat Solidarité, qui sonnèrent le glas du régime communiste.


 

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Rédigé par philippe

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