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Publié le 14 Mai 2009







Chers Frères et Sœurs,


« Que, dans vos cœurs, règne la paix du Christ ressuscité à laquelle vous avez été appelés pour former en lui un seul corps ! » (Col 3, 15). Avec ces mots de l'Apôtre Paul, je vous salue tous avec affection dans le Seigneur ! Je me réjouis de venir ici à Nazareth, lieu béni par le mystère de l'Annonciation, lieu qui fut le témoin des années cachées du Christ grandissant en sagesse, en âge et en grâce (cf. Lc 2, 52).

Je remercie Mgr Elias Chacour de ses cordiales paroles de bienvenue et je vous donne à tous le baiser de paix, à vous mes Frères Évêques, aux prêtres, aux religieux et aux religieuses, et à vous tous les fidèles de Galilée qui, dans la diversité de vos rites et de vos traditions, exprimez l'universalité de l'Église du Christ. Je présente mes salutations respectueuses au Président d'Israël, qui nous honore de sa présence. Et je désire remercier de manière particulière tous ceux qui ont apporté leur collaboration à la préparation de cette célébration, et particulièrement ceux qui ont œuvré au projet de ce nouvel amphithéâtre et à sa construction, nous offrant un magnifique panorama sur la ville.

Nous voici rassemblés ici, dans la ville où vécurent Jésus, Marie et Joseph, pour marquer la clôture de l'Année de la Famille qui a été célébrée par l'Église en Terre Sainte. En signe d'espérance pour l'avenir, je vais bénir la première pierre du Centre international pour la Famille qui doit être construit à Nazareth. Prions pour que ce Centre promeuve une vie familiale solide dans cette région, qu'il offre partout un soutien et une assistance aux familles, et qu'il les encourage dans leur mission irremplaçable dans la société.

Cette étape de mon pèlerinage, j'en suis sûr, va faire converger l'attention de toute l'Église vers cette ville de Nazareth.

Chacun de nous, comme le Pape Paul VI l'avait dit ici, a besoin de revenir à Nazareth, de contempler d'un regard toujours nouveau le silence et l'amour de la Sainte Famille, modèle de toute famille chrétienne.

Ici, devant l'exemple de Marie, Joseph et Jésus, nous sommes conduits à apprécier toujours plus pleinement le caractère sacré de la famille, qui, selon le plan de Dieu, est fondée sur la fidélité tout au long de la vie d'un homme et d'une femme consacrés dans l'alliance du mariage et ouverts au don, par Dieu, d'une vie nouvelle. Les hommes et les femmes de notre temps ont un tel besoin de se réapproprier cette vérité fondamentale, qui est à la base de la société ! Et combien est important le témoignage de couples mariés pour la formation de consciences saines et l'édification d'une civilisation de l'amour !

Dans la première lecture de ce jour, tirée du Livre de Ben Sirac (3, 3-7, 14-17), la Parole de Dieu présente la famille comme la première école de sagesse, une école qui apprend à ses membres à pratiquer les vertus conduisant à un bonheur authentique et à un épanouissement durable.

 Selon le plan de Dieu pour la famille, l'amour du mari et de sa femme porte ses fruits dans l'éclosion d'une nouvelle vie, et trouve son expression quotidienne dans les efforts pleins d'amour des parents pour assurer à leurs enfants une formation humaine et spirituelle intégrale. Dans la famille chaque personne, qu'il s'agisse du plus petit des enfants ou du parent le plus âgé, est appréciée pour elle-même et n'est pas considérée simplement en fonction d'autres fins. Nous commençons ici à percevoir quelque chose du rôle essentiel de la famille comme première pierre d'une société accueillante et bien ordonnée. Et nous pouvons prendre aussi la mesure, à l'intérieur d'une communauté plus large, des devoirs de l'État en vue de soutenir les familles dans leur mission d'éducation, de protéger l'institution de la famille et de ses droits inhérents et de faire en sorte que toutes les familles puissent vivre et s'épanouir dans des conditions dignes.

L'Apôtre Paul, en écrivant aux Colossiens, prend instinctivement l'exemple de la famille quand il veut montrer les vertus qui permettent d'édifier « le seul corps » qu'est l'Église. Parce que nous sommes choisis par Dieu, nous ses fidèles et bien-aimés, nous sommes appelés à vivre en harmonie et en paix les uns avec les autres, à nous supporter les uns les autres et par-dessus tout à pardonner, ayant l'amour qui fait l'unité dans la perfection  (cf. Col 3, 12-14). Tout comme dans l'alliance du mariage, l'amour de l'homme et de la femme est élevé par la grâce au point d'avoir part à l'amour du Christ pour son Église et d'en être une expression (cf. Ep 5, 32), de la même manière la famille, enracinée dans cet amour, est appelée à être « une Église domestique », un lieu de foi, de prière et de souci affectueux pour le bien véritable et durable de chacun de ses membres.


Tandis que nous réfléchissons sur ces réalités dans cette ville, la cité de l'Annonciation, nos pensées se tournent naturellement vers Marie, la « pleine de grâce », la Mère de la Sainte Famille et notre Mère. Nazareth nous rappelle le besoin que nous avons de reconnaître et de respecter ces dons de Dieu que sont la dignité et le rôle propre des femmes ainsi que leurs charismes et talents particuliers. Que ce soit comme mères de famille, ou bien par leur présence au travail ou dans les institutions de la société ou encore à travers une vocation particulière à suivre le Seigneur par les conseils évangéliques de chasteté, pauvreté et obéissance, les femmes ont un rôle indispensable pour créer cette « écologie humaine » (cf. Centesimus Annus, n. 39) dont notre monde et cette terre ont un si grand besoin : c'est un environnement où les enfants apprennent à aimer et à accueillir les autres, à être honnêtes et respectueux envers tous, à pratiquer les vertus de miséricorde et de pardon.

Ici nous pensons aussi à saint Joseph, l'homme juste que Dieu a voulu placer à la garde de sa maison. A travers l'exemple fort et paternel de Joseph, Jésus a appris les vertus d'une piété vigoureuse, la fidélité à la parole donnée, la droiture et le dur labeur. Dans le charpentier de Nazareth, il découvrait comment l'autorité placée au service de l'amour est infiniment plus féconde que le pouvoir qui cherche à dominer. Combien notre monde a besoin d'être guidé par l'exemple, le modèle, la force paisible d'hommes comme Joseph !

Enfin, en contemplant la Sainte Famille de Nazareth, nous nous tournons vers l'Enfant Jésus qui, dans la maison de Marie et Joseph, grandit en sagesse et en intelligence jusqu'au jour où il commença son ministère public. Ici, je voudrais simplement livrer une pensée particulière, à vous les jeunes qui êtes ici.

Le Deuxième Concile du Vatican nous enseigne que les enfants ont un rôle particulier à jouer pour aider leurs parents à croître en sainteté (cf. Gaudium et Spes, n. 48).

Je vous encourage à réfléchir sur cela, et à laisser l'exemple de Jésus vous guider, pas seulement en montrant du respect à vos parents, mais aussi en les aidant à découvrir plus pleinement l'amour qui donne à nos vies leur sens le plus profond. Dans la Sainte Famille de Nazareth, c'était Jésus qui enseignait à Marie et à Joseph quelque chose de la grandeur de l'amour de Dieu, son Père céleste, source première de tout amour, Père dont toute famille au ciel et sur terre tire son nom (cf. Ep 3, 14-15).

Chers amis, dans la Prière d'ouverture de la Messe d'aujourd'hui, nous avons demandé au Père de « nous aider à vivre comme la Sainte Famille, unis dans le respect et l'amour ». Réaffirmons ensemble, ici, notre engagement à être ferment de respect et d'amour dans le monde qui nous entoure.

 
Ce Mont du Précipice nous rappelle, comme il l'a fait pour des générations de pèlerins, que le message du Seigneur était parfois source de contradiction et de conflit pour ses auditeurs. Malheureusement, comme chacun sait, Nazareth a, ces dernières années, connu des tensions qui ont nui aux relations entre les communautés chrétiennes et musulmanes. J'invite les personnes de bonne volonté de ces deux communautés à remédier aux dommages qui ont été causés et, dans la fidélité à notre foi commune au Dieu Unique, Père de la famille humaine, je leur demande de travailler à construire des ponts et de trouver les moyens de vivre paisiblement ensemble. Que chacun rejette le pouvoir destructeur de la haine et des préjugés, qui porte la mort dans l'âme des hommes avant de tuer leurs corps !

Permettez-moi de conclure avec un mot de gratitude et de félicitations à tous ceux qui s'efforcent de porter l'amour de Dieu aux enfants de cette ville, et d'éduquer les nouvelles générations sur les chemins de la paix. Je remercie de manière particulière les efforts des Églises locales qui, notamment à travers leurs écoles et leurs institutions de charité, cherchent à briser les murs et à offrir un terrain favorable pour les rencontres, le dialogue, la réconciliation et la solidarité. J'encourage le dévouement des prêtres, des religieux et des religieuses, des catéchistes et des enseignants, avec les parents et tous ceux qui se soucient du bien de nos enfants, les invitant à témoigner avec persévérance de l'Évangile, à garder confiance dans le triomphe de la bonté et de la vérité, et à croire que Dieu donnera la croissance à toute initiative qui tend à l'extension du Royaume de sainteté, de solidarité, de justice et de paix. Dans le même temps, je veux souligner avec gratitude la solidarité dont tant de nos frères et sœurs à travers le monde font preuve à l'égard des fidèles de Terre sainte en soutenant les programmes et les actions remarquables du Catholic Near East Welfare Association.

« Que tout se passe pour moi selon ta parole » (Lc 1, 38). Que Notre-Dame de l'Annonciation, qui a courageusement ouvert son cœur au plan mystérieux de Dieu et est devenue la Mère de tous les croyants, nous guide et nous assiste par ses prières ! Puisse-t-elle obtenir, pour nous et pour nos familles, la grâce d'ouvrir l'oreille au message du Seigneur qui a le pouvoir de nous fortifier (cf. Ac 20, 32), de nous inspirer les décisions courageuses et de guider nos pas sur les chemins de la paix !

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Publié le 13 Mai 2009

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Publié le 13 Mai 2009






V. Oremus pro Pontifice nostro Benedicto.
V. Let us pray for Benedict, our Pope.
R. Dominus conservet eum, et vivificet eum, et beatum faciat eum in terra, et non tradat eum in animam inimicorum eius. [Ps 40:3]
R. May the Lord preserve him, and give him life, and make him blessed upon the earth, and deliver him not up to the will of his enemies. [Ps 40:3]

Deus, omnium fidelium pastor et rector, famulum tuum Benedictum, quem pastorem Ecclesiae tuae praeesse voluisti, propitius respice: da ei, quaesumus, verbo et exemplo, quibus praeest, proficere: ut ad vitam, una cum grege sibi credito, perveniat sempiternam. Per Christum, Dominum nostrum. Amen.

O God, Shepherd and Ruler of all Thy faithful people, look mercifully upon Thy servant Benedict, whom Thou hast chosen as shepherd to preside over Thy Church. Grant him, we beseech Thee, that by his word and example, he may edify those over whom he hath charge, so that together with the flock committed to him, may he attain everlasting life. Through Christ our Lord. Amen.



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Publié le 13 Mai 2009

el papa en Belem,



l massir Kham Krakamkam

"Instruments de paix. Combien les gens de ce camp, de ces Territoires, et de la région tout entière attendent la paix ! En ces jours, ce long désir prend un relief particulier quand vous vous souvenez des événements de mai 1948 et des années de conflit, non encore résolu, qui suivirent ces événements. Vous vivez maintenant dans des conditions précaires et difficiles, avec des possibilités limitées de trouver un emploi. Il est compréhensible que vous vous sentiez souvent frustrés. Vos aspirations légitimes à un logement stable, à un État palestinien indépendant, demeurent non satisfaites. Au contraire, vous vous trouvez piégés, comme beaucoup d'autres en cette région et à travers le monde sont piégés, dans une spirale de violence, d'attaque et de contre-attaque, de vengeance et de destruction continuelle. Le monde entier soupire pour que cette spirale soit brisée et pour que par la paix soit mis fin à ces combats qui ne cessent pas de durer.

S'élevant au-dessus de nous qui sommes rassemblés ici cet après-midi, nous domine le mur, rappel incontournable de l'impasse où les relations entre Israéliens et Palestiniens semblent avoir abouti. Dans un monde où les frontières sont de plus en plus ouvertes - pour le commerce, pour les voyages, pour le déplacement des personnes, pour les échanges culturels - il est tragique de voir des murs continuer à être dressés. Comme il nous tarde de voir les fruits d'une tâche bien plus difficile, celle de construire la paix ! Comme nous prions constamment pour la fin des hostilités qui sont à l'origine de ce mur.!










à Gaza on a dansé pour le Pape.

La Palestine à Benoît XVI




impressionnant, la Palestine à Benoit XVI, surprenant!
la diplomatie, doit falloir connaître !
la dimension universelle du Pape,
   il a dû faire l'E.N.S.E.. l'école nationale du st Esprit.
j'ai compris Jérusalem capitale de la Palestine, il parlait même de adawouat salam,
une invocation au Seigneur, ( j'aimerais pas être pape !)

  de notre envoyé spécial EWTN




Homélie de Benoît XVI au cours de la messe place de la Mangeoire


Dans son homélie place de la Mangeoire à Béthléem, le pape s'est en particulier adressé aux pélerins de la bande de Gaza, priant pour que "l'embargo soit bientôt levé".

Chers Frères et Sœurs dans le Christ,

Je remercie le Dieu Tout-puissant de me donner la grâce de venir à Bethléem, non seulement pour vénérer le lieu de la naissance du Christ, mais aussi pour me tenir à vos côtés, chers frères et sœurs dans la foi qui vivez dans ces Territoires Palestiniens. Je suis reconnaissant au Patriarche Fouad Twal pour les sentiments qu'il a exprimés en votre nom, et je salue avec affection mes Frères Évêques et tous les prêtres, les personnes consacrées et les fidèles qui travaillent quotidiennement pour confirmer cette Église locale dans la foi, l'espérance et la charité.

D'une façon particulière, mon cœur se tourne avec affection vers les pèlerins venant de la bande Gaza déchirée par la guerre : je vous demande de rapporter à vos familles et à vos communautés l'assurance que je les garde en mon cœur, leur partageant mes sentiments de tristesse pour les pertes que vous avez dû supporter, et ma solidarité dans la prière dans l'immense tâche de reconstruction à laquelle vous devez faire face et mes prières pour que l'embargo soit bientôt levé.

« Ne craignez pas, car voici que je viens vous annoncer une grande nouvelle, une grande joie (...) Aujourd'hui vous est né un Sauveur, dans la ville de David » (Lc 2, 10-11). Le message de la venue du Christ, porté depuis les cieux par la voix des anges, continue de résonner dans cette ville, tout comme il résonne dans les familles, les maisons et les communautés à travers le monde. C'est une « bonne nouvelle », disent les anges « pour tout le peuple ». Elle proclame que le Messie, le Fils de Dieu et le Fils de David est né « pour vous » : pour vous et pour moi, pour les hommes et les femmes de tous les temps et de tous les lieux.

 Dans le dessein divin, Bethléem, « le plus petit des clans de Juda » (Mi 5, 1), est devenu le lieu d'une gloire ineffaçable : lieu où, à la plénitude des temps, Dieu a choisi de se faire homme, pour mettre fin au long règne du péché et de la mort, et donner une nouvelle et abondante vie à un monde devenu vieux, las et opprimé par le manque d'espérance.

Pour tous les êtres humains, Bethléem est associée à l'heureux message de renaissance, de renouveau, de lumière et de liberté. Toutefois, ici, au milieu de nous, comme cette merveilleuse promesse semble loin d'être réalisée ! Combien lointain paraît être ce Royaume dont le pouvoir est étendu, royaume de paix, de sécurité, de justice et d'intégrité que le prophète Isaïe annonçait dans la première lecture (cf. Is 9, 5-6) et que nous proclamons définitivement établi par la venue de Jésus Christ, Messie et Roi !

Depuis le jour de sa naissance, Jésus a été en fait « un signe de division » (Lc 2, 34), et il continue à l'être, même de nos jours. Le Seigneur des armées, dont les « origines remontent aux temps anciens, à l'aube des siècles » (Mi 5, 1), a souhaité inaugurer son Royaume en prenant naissance dans cette petite bourgade, entrant en notre monde dans le silence et l'humilité d'une grotte, et reposant, comme un enfant sans défense, dans une mangeoire. Ici, à Bethléem, au milieu de toutes sortes de contradictions, les pierres continuent à proclamer cette « bonne nouvelle », le message de la rédemption, que cette ville, plus que toute autre, est appelée à proclamer au monde. Car c'est ici que, d'une manière qui surpassa toute espérance et toute attente humaine, Dieu s'est montré fidèle à ses promesses. Par la naissance de son Fils, il a révélé la venue du Royaume de l'amour : un amour divin qui se penche sur nous afin de nous apporter la guérison et de nous relever ; un amour qui est manifesté dans l'humiliation et la faiblesse de la Croix, et qui cependant triomphe dans la gloire de la Résurrection pour une nouvelle vie.

Le Christ a apporté un Royaume qui n'est pas de ce monde, mais c'est un Royaume capable de changer ce monde, car il a le pouvoir de changer les cœurs, d'illuminer les esprits et de fortifier les volontés. En prenant notre chair, avec toutes ses faiblesses et en la transfigurant par la puissance de son Esprit, Jésus a fait de nous les témoins de sa victoire sur le péché et la mort. Et c'est bien ce que le message de Bethléem nous appelle à être : témoins du triomphe de l'Amour de Dieu sur la haine, l'égoïsme, la peur et le ressentiment qui paralysent les relations humaines et engendrent la division là où des frères devraient habiter ensemble dans l'unité, la destruction là où les hommes devraient construire, le désespoir là où l'espérance devrait fleurir !

« En espérance, nous avons été sauvés » (Rm 8, 24), dit l'Apôtre Paul. Mais il affirme en même temps, avec un parfait réalisme que la création continue à gémir en travail d'enfantement, alors même que, nous qui avons reçu les prémices de l'Esprit, nous attendons patiemment l'accomplissement de notre rédemption (cf. Rm 8, 22-24).

Dans la deuxième lecture d'aujourd'hui, Paul tire de l'Incarnation une leçon qui est particulièrement adaptée au travail dont vous-mêmes, peuple choisi de Dieu à Bethléem, faite l'expérience : « la grâce de Dieu s'est manifestée », nous dit-il, « elle nous apprend à rejeter le péché et les passions d'ici-bas, pour vivre dans le monde présent en hommes raisonnables, justes et religieux » (Tt 2, 11-13) alors que nous attendons la manifestation de notre bienheureuse espérance, Jésus Christ, le Sauveur.

Est-ce que ce ne sont pas là les vertus requises pour les hommes et les femmes qui vivent dans l'espérance ? En premier lieu, la constante conversion au Christ qui rejaillit non seulement sur nos actes mais aussi dans nos raisonnements : avoir le courage d'abandonner des manières infructueuses de penser, d'agir et de réagir.

Ensuite, cultiver un état d'esprit de paix fondée sur la justice, sur le respect des droits et des devoirs de tous et l'engagement à coopérer pour le bien commun. Et aussi la persévérance, persévérance dans le bien et dans le refus du mal.

 
Ici à Bethléem, il est demandé aux disciples du Christ une persévérance particulière : celle d'être des témoins fidèles de la gloire de Dieu qui s'est manifestée ici, par la naissance de son Fils, des témoins de la bonne nouvelle de sa paix qui est venue des cieux pour demeurer ici-bas.

« N'ayez pas peur ! » C'est le message que le Successeur de saint Pierre désire vous laisser aujourd'hui, se faisant l'écho du message des anges et c'est la mission que notre bien-aimé Pape Jean-Paul II vous laissa lorsqu'il vint chez vous en l'année du Grand Jubilé de la naissance du Christ. Appuyez-vous sur la prière et la solidarité de vos frères et sœurs de l'Église universelle et, par des initiatives concrètes, travaillez à consolider votre présence ici et à offrir de nouvelles opportunités à ceux qui sont tentés de partir. Soyez des ponts de dialogue et de coopération constructive pour l'édification d'une culture de paix qui doit remplacer l'impasse actuelle de la peur, de l'agression, de la frustration. Développez vos Églises locales, faisant d'elles des ateliers de dialogue, de tolérance et d'espérance, autant que de solidarité et de charité concrète.

Par-dessus tout, soyez les témoins de la puissance de la vie, de la vie nouvelle apportée par le Christ ressuscité, la vie qui peut illuminer et transformer les situations humaines les plus sombres et les plus désespérantes. Votre patrie n'a pas seulement besoin de structures économiques et politiques nouvelles, mais d'une manière bien plus importante, pourrions-nous dire, il lui faut une nouvelle infrastructure « spirituelle », capable de galvaniser les énergies de tous les hommes et de toutes les femmes de bonne volonté pour le service de l'éducation, du développement et de la promotion du bien commun. Vous avez chez vous les ressources humaines pour construire cette culture de paix et de respect mutuel qui pourra garantir un avenir meilleur à vos enfants. Voilà la noble entreprise qui vous attend. N'ayez pas peur !

La vénérable Basilique de la Nativité, battue par les vents de l'histoire et le poids des ans, se tient devant nous en témoin de la foi qui supporte et triomphe du monde (cf. 1 Jn 5, 4).

Toute personne qui visite Bethléem ne peut pas ne pas remarquer qu'au cours des siècles le grand portail qui ouvre sur la maison de Dieu est devenu progressivement plus petit.

 Prions aujourd'hui pour que, par la grâce de Dieu et avec notre engagement, la porte qui ouvre sur le mystère de Dieu venu demeurer parmi les hommes, temple de notre communion à son amour, et préfiguration d'un monde de paix éternelle et de joie, s'ouvre toujours davantage pour accueillir, renouveler et transformer chaque cœur humain.

De cette manière, Bethléem continuera à se faire l'écho du message confié aux bergers, à nous-mêmes, et à toute l'humanité : « Gloire à Dieu au plus haut des cieux, et paix sur la terre aux hommes qu'il aime » !

Amen.

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Publié le 13 Mai 2009



Santa misa del Papa en Belem
en direct EWTN.







Belem  .





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Publié le 12 Mai 2009


















vallée de Josaphat.
et unam sanctam catholicam et apostolicam Ecclesiam.

 Amen !



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Publié le 12 Mai 2009















a bridge of peace
eine Brücke zum Fried
un Puente para la paz
Un ponte para la pace...


Le Saint Père à Jérusalem.

Le pape des préservatifs est déjà dans les oubliettes. Il n'a (sic) aucun intérêt ! Tout comme pour son prédécesseur, les mêmes insultes.
Le "viva el papa" d'hier n'est plus qu'un souvenir .  L'allégresse d'hier  laisse place à la désolation, à la morosité,  avec un regard soupçonneux, interrogatoire. Dans les rangs on fait triste mine. Le dimanche des rameaux devenu tout à coup vendredi saint. "lIs ouvrent contre moi leur gueule, comme un lion qui déchire et rugit."

L'Eglise de Jérusalem l'accueille, avec enthousiasme et joie, quel contraste.


Pour ma part j'y vois là un geste de paix et de fraternité dans un esprit de tolérance et de respect. Quand je suis invité quelque part je me plie aux exigences de la maîtresse de maison. Je suis poli, délicat et attentionné. Je ne me considère pas chez moi, mais comme un hôte. Je n'arrive pas comme un envahisseur ou comme un conquérant.  Si elle me dit d'enlever mes chaussures pour ne pas salir leur moquette, je les enlève ou de mettre des patins pour ne pas abîmer le parquet. La maîtresse de maison a tous les droits, c'est du bon sens.


L'Eglise prépare le monde de demain; pas celui d'aujourd'hui; étrange que pendant ce temps, (les siens) osent la critiquer ou par leur silence ajoutent aux calomnies passées à l'égard de son chef. Comme on me disait Vatican 2 a préparé 1968, l'Eglise a toujours devancé les grandes crises. J'ai confiance au pape. Voilà. Je n'ai pas sa dimension apostolique, mondiale et humaine pour oser porter un jugement.
Sur EWTN les commentaires espagnols parlaient de sa finesse et de sa diplomatie. C'est peut-être ce que nous n'avons pas.

Je regarde, je peux ne pas comprendre sans doute, si c'est le cas que Dieu m'en éclaire.
C'est peut-être cela aussi la conversion, avoir un autre regard sur tout, humilitié et confiance comme dit sainte Thérèse, les seules vertus qui nous permettent de recevoir le magistère de l'Eglise, non de le critiquer, de l'analyser pour , ensuite,  selon notre point de vue , le proposer à l'autorité compétente parce qu'on a décidé que.
Je reçois le magistère d'En-Haut non du peuple. Je ne vois l'Eglise que comme ça. La voir autrement, attendre que ce soient des groupes , telles idées à la mode, qui me disent ce qu'il faut en penser serait tomber dans une grave erreur, une hérésie.

Il n'a jamais rien renié.
 C'est le pax de St Benoît qui a une dimension que nous ne percevons pas toujours tant nos esprits sont obscurs..Un terrain diplomatique que nous ignorons.
."Ils ont des yeux et ne regardent pas, des oreilles et n'entendent pas," comme vous me le dites implicitement. On peut toujours rester dans un aveuglement obstiné. Mais si l'on veut sortir des ténèbres, il faut oser aller à sa rencontre, à la rencontre de Celui qui vient vers nous comme seul mèdecin.

"Mais je reste calme et tranquille, comme un enfant rassasié sur le sein de sa mère. Comme ce petit enfant, je suis calme et tranquille."

Ma mère, ce n'est pas ce que pense machin ou ce que dit truc, ma mère, c'est l'Eglise,  que je reçois comme un Fils adoptif. Point.
psaume de David.
(pas celui de libera, le roi David!)

Philippe.





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Publié le 12 Mai 2009









Une telle confiance, on le comprend, n'avait pu s'acquérir par des efforts personnels ou par de simples considérations.

Mais, comme le dit saint Paul, « Dieu a mis en nous l'Esprit de son Fils par lequel nous crions Père! Père ! » (Gal. 4,6). Et encore : « L'amour a été répandu dans nos coeurs par le Saint-Esprit qui nous a été donné » (Rom. 5,5). Cette amoureuse confiance découlait donc, naturellement, de l'habitation de l'Esprit-Saint dans l'âme de Thérèse, de cet Esprit qui, dès le commencement, voulut en prendre une spéciale possession et qui la fit toujours penser, agir, parler, comme il convient à une enfant de Dieu.

Nous la voyons douée d'un sens profond des choses d'En-Haut et d'une grande pénétration des mystères de la vie surnaturelle qui ne lui permettent pas de se conduire comme le font, à son âge,la plupart des âmes dévotes. A tout instant nous l'entendons s'écrier: « Je sens, je vois, je comprends ! »

Non seulement elle sentait, comme par un instinct surnaturel, ce que Dieu voulait d'elle, mais maintes fois elle alla jusqu'à prédire ce que le Tout-Puissant  voulait opérer en son âme et la mission qu'il allait lui confier.

Instruite par le Maître divin et consciente de cette divine direction, elle ne craint pas de s'en prévaloir et d'y appuyer tels ou tels de ses actes. C'est ainsi qu'elle nous déclare ne pouvoir compter ses pratiques de vertu, comme certains directeurs le conseillent - et très sagement pendant que l'âme se trouve en état ascétique, et partant capable de suivre des méthodes - cela, parce qu'un autre Directeur, plus sage et plus puissant, en ordonne pour elle autrement.

Voici les paroles textuelles de la sainte :

« Certains directeurs, Je le sais, conseillent de compter ses actes de vertu, pour avancer dans la perfection; mais mon Directeur, qui est Jésus, ne m'apprend pas à compter mes actes : il m'enseigne à faire tout par amour » (Esprit, p. 4).

Elle dit ailleurs: « Il me nourrit à chaque instant d'une nourriture toute nouvelle ; je la trouve en moi sans savoir comment elle y est. Je crois tout simplement que c'est Jésus lui-même, caché au fond de mon pauvre petit cœur qui agit en moi d'une façon mystérieuse et m'inspire tout ce qu'il veut que je fasse au moment présent ».

« Jésus, ajoute-t-elle, enseigne sans bruit de paroles; jamais je ne l'ai entendu parler; mais je sens. qu'Il est en moi. A chaque instant, Il me guide et m'inspire ; j'aperçois, juste au moment où j'en ai besoin, des clartés inconnues jusque-là. »

« Parce que je suis petite et faible, écrit-elle encore, Jésus s'abaisse vers moi et m'instruit doucement des secrets de son amour. Il se plaît à me montrer l'unique chemin qui conduit à cette fournaise divine : ce chemin, c'est ]'abandon du petit enfant qui s'endort sans crainte dans les bras de sou Père ».

Plus tard, elle entend une voix intérieure lui affirmant cette emprise de Dieu sur elle : _« Puisque ton âme est entièrement livrée à l'Amour, toutes tes actions, même les plus indifférentes, sont marquées de ce cachet divin. »

Et, près de mourir, elle se rendra ce beau témoignage : « Je n'ai jamais donné au Bon Dieu que de l'amour ! ».




(à suivre)
R.P. Arintero. O.P.



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Publié le 12 Mai 2009

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Publié le 11 Mai 2009







visite officielle, shalom à Benoit XVI de Shimon Peres


visite au mémorial yad vashem.




"Tandis que nous sommes ici, en silence, leurs cris résonnent encore dans nos cœurs. C'est un cri élevé contre tout acte d'injustice et de violence. C'est le reproche continuel du sang innocent versé. C'est le cri d'Abel montant de la terre vers le Très-Haut. En professant fermement notre foi en Dieu, nous faisons monter ce cri en utilisant les mots du Livre des Lamentations qui sont si pleins de sens pour les Juifs comme pour les Chrétiens.

« Les faveurs du Seigneur ne sont pas finies, ni ses compassions épuisées ;
elles se renouvellent chaque matin, grande est sa fidélité !
Ma part, c'est Dieu ! dit mon âme, c'est pourquoi j'espère en lui. »
Le Seigneur est bon pour qui se fie à lui, Pour l'âme qui le cherche.
Il est bon d'attendre en silence le salut de Dieu ».

"Il est possible de dérober à un voisin ce qu'il possède, son avenir ou sa liberté. Il est possible de tisser un réseau insidieux de mensonges pour convaincre les autres que certains groupes ne méritent pas d'être respectés.
 Néanmoins, quoique vous fassiez, il est impossible d'enlever son nom à un être humain."



c'est réconfortant... pas vrai David?
il est bien notre saint Père !!!!

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