spiritualite

Publié le 28 Mai 2009





Vis le jour d'aujourd'hui : Dieu te le donne.
Il est à toi : vis-le en lui !
Le jour de demain est à Dieu,
Il ne t'appartient pas.
Ne reporte pas sur demain le souci d'aujourd'hui.
Demain est à Dieu : remets-le lui !
Le moment présent est une frêle passerelle :
Si tu le charges des regrets d'hier,
De l'inquiétude de demain,
La passerelle cède,
Et tu perds pieds.
Le passé ? Dieu pardonne !
L'avenir ? Dieu le donne !
Vis le jour d'aujourd'hui en communion avec lui !
S'il y a lieu de t'inquiéter pour un être bien-aimé,
Regarde-le dans la Lumière du Christ ressuscité !


Saint Augustin

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Publié le 27 Mai 2009






Dans l'épais des ombres funèbres,
Parmi l'obscure nuit, image de la mort,
Astre de nos esprits, sois l'étoile du Nord,
Flambeau de nos ténèbres.

Délivre-nous des vains mensonges
Et des illusions des faibles en la foi :
Que le corps dorme en paix, que l'esprit veille à toi,
Pour ne veiller à songes.

Le corps repose en patience,
Dorme la froide crainte et le pressant ennui :
Si l'oeil est clos en paix, soit clos ainsi que lui
L'oeil de la conscience.

Ne souffre pas en nos poitrines
Les sursauts des méchants sommeillants en frayeur,
Qui sont couverts de plomb, et se courbent en peur
Sur un chevet d'épines.

ceux qui chantent tes louanges
Ton visage est leur ciel, leur chevet ton giron,
Abrités de tes mains, les rideaux d'environ
Sont le camp de tes anges.

Théodore Agrippa d' AUBIGNÉ

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Publié le 27 Mai 2009
















Message du cardinal Hummes à l'occasion de l'année sacerdotale



L'année sacerdotale, instituée par notre Pape bien-aimé Benoît XVI pour célébrer le 150e anniversaire de la mort de saint Jean-Marie Vianney, le saint Curé d'Ars, est à nos portes. Le Saint-Père l'ouvrira le 19 juin prochain, fête du Sacré-Cœur de Jésus et Journée mondiale de prière pour la sanctification des prêtres. L'annonce de cette année particulière a eu un retentissement positif dans le monde entier, spécialement parmi les prêtres eux-mêmes. Tous nous voulons nous engager, avec détermination, profondeur et ferveur, afin que cette année soit largement célébrée de par le monde, dans les diocèses, les paroisses, en chaque communauté locale, avec l'implication chaleureuse de notre peuple catholique, qui sans aucun doute aime ses prêtres et désire les voir heureux, saints et joyeux dans leur travail apostolique quotidien.

Il devra s'agir d'une année positive et propositive, dans laquelle l'Église veut dire, aux prêtres avant tout, mais aussi à tous les chrétiens, à la société mondiale, à travers les moyens de communication globale, combien elle est fière de ses prêtres, combien elle les aime, les vénère, les admire et reconnaît avec gratitude leur travail pastoral et le témoignage de leur vie.

Vraiment, les prêtres sont importants non seulement pour ce qu'ils font, mais aussi pour ce qu'ils sont. En même temps, il est vrai que quelques prêtres sont apparus parfois impliqués dans de graves problèmes et des situations délictueuses. Évidemment, il faudra continuer à enquêter sur eux, il faudra les juger comme il se doit et les punir. Mais ces cas concernent un très faible pourcentage du clergé. Dans leur écrasante majorité les prêtres sont des personnes très dignes, consacrées au ministère, des hommes de prière et de charité pastorale, qui investissent toute leur existence dans la réalisation de leur vocation et mission, souvent avec de grands sacrifices personnels, mais toujours avec un authentique amour pour Jésus-Christ, l'Église et le peuple, solidaires avec les pauvres et ceux qui souffrent. C'est pour cela que l'Église est fière de ses prêtres à travers le monde entier.

Cette année doit aussi être l'occasion d'une période d'approfondissement intense de l'identité sacerdotale, de la théologie du sacerdoce catholique et du sens extraordinaire de la vocation et de la mission des prêtres dans l'Église et dans la société. Cela demandera des congrès d'étude, des journées de réflexion, des exercices spirituels spécifiques, des conférences et des semaines théologiques dans nos facultés ecclésiastiques, des recherches scientifiques et des publications.

Le Saint-Père, dans le discours d'indiction, lors de l'Assemblée plénière de la Congrégation pour le Clergé le 16 mars dernier, déclara qu'à travers cette année spéciale on voulait « favoriser la tension des prêtres vers la perfection spirituelle dont dépend surtout l'efficacité de leur ministère ». C'est pourquoi ce doit être, de façon toute spéciale, une année de prière des prêtres, avec les prêtres et pour les prêtres, une année de renouveau de la spiritualité du presbyterium et de chaque prêtre.

 Dans ce cadre, l'Eucharistie se présente comme le centre de la spiritualité sacerdotale. L'adoration eucharistique pour la sanctification des prêtres et la maternité spirituelle de moniales, de femmes consacrées et de laïques envers chacun des prêtres, comme cela avait déjà été proposé il y a quelque temps par la Congrégation pour le Clergé, pourraient être développées avec des fruits garantis de sanctification.

Ce doit être encore une année dans laquelle on prend en considération les conditions concrètes et le maintien matériel dont vivent nos prêtres, parfois réduits à des situations de dure pauvreté.
Ce doit être en même temps une année de célébrations religieuses et publiques, qui portent le peuple, les communautés catholiques locales, à prier, à méditer, à fêter et à rendre un juste hommage à leurs prêtres. La fête dans la communauté locale est une expression très cordiale, qui exprime et nourrit la joie chrétienne, une joie qui découle de la certitude que Dieu nous aime et célèbre la fête avec nous. Ce sera l'occasion de faire grandir la communion et l'amitié des prêtres avec la communauté qui leur est confiée.

On pourrait faire mention de beaucoup d'autres aspects et initiatives pour enrichir l'Année Sacerdotale. C'est là que devra prendre place la juste créativité des Églises locales. Il est donc bien que chaque conférence d'Évêques, chaque diocèse et chaque paroisse et communauté locale établissent, le plus rapidement possible, un programme vrai et propre pour cette année particulière. Évidemment, il est important de commencer l'année par un événement marquant.

 Le jour même de l'ouverture de l'Année Sacerdotale à Rome avec le Saint-Père, le 19 juin, les Églises locales sont invitées à participer d'une manière ou d'une autre à l'inauguration, par exemple par un acte liturgique et festif particulier. Que ceux qui le peuvent viennent à Rome pour l'ouverture, sans aucun doute, pour manifester leur participation personnelle à cette heureuse initiative du Pape. Dieu bénira sans aucun doute cet effort avec beaucoup d'amour. Et la Vierge Marie, Reine du Clergé, priera pour vous tous, chers prêtres.

Cardinal Cláudio Hummes
Archevêque émérite de Sao Paulo
Préfet de la Congrégation pour le Clergé

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intention personnelle  au sacerdoce monastique,
pour nos prêtres moines.

thank you very much for video..! my prayers for you.




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Publié le 27 Mai 2009




"C'est pourquoi, avec tous les évêques d'Île-de-France, nous vous invitons largement à une veillée d'enseignement, de témoignage et de prière qui aura lieu en la cathédrale Notre-Dame, au cœur de notre Région, le jeudi 28 mai prochain, de 20h30 à 22h00."






"Comment ne pas distinguer derrière cet acharnement sur l'embryon une violence faite contre tout être humain et en définitive contre Dieu.
La tentation pour l'homme de s'ériger en maître de la vie de ses semblables, conduit le monde sur les voies d'une barbarie sans nom dont l'Histoire contemporaine porte encore les stigmates.


En outre, la question de fond demeure : n'avons-nous pas tous été des embryons ?

Si la dignité d'une personne se réduit à sa taille ou à son état de développement, les personnes qui ne correspondraient pas aux modèles en vogue auraient des raisons de s'inquiéter. Et celles qui ont échappé au « tri sélectif » devraient-elles s'excuser d'exister ? "

 

mgr Aillet, évêque de Bayonne.

 

 

 




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Publié le 27 Mai 2009

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Publié le 26 Mai 2009

"Avant tout, aimer le Seigneur de tout son coeur, de toute son âme et de toutes ses forces." 

règle de st Benoît
 

  Ce premier instrument ne demande pas beaucoup d'explication mais une grande application. Sans cet instrument tous les autres deviennent vains.

  Au chapitre 7 sur l'humilité il existe comme une autre série d'instruments. Le premier degré d'humilité, vous vous en souvenez, c'est la crainte de Dieu et ici nous avons l'amour de Dieu.

  Au début de toute vie surnaturelle, il faut mettre l'amour de Dieu. Nos actions se passent sur le plan naturel mais la motivation doit être surnaturelle. Quand je fais du ménage, je puis le faire pour que tout soit propre. Je ne nie pas cet aspect. Mais je puis donner au ménage une dimension surnaturelle si je le fais par amour de Dieu. Il ne faut pas dire une seule fois que je fais tout par amour de Dieu. Je dois réactualiser mes bonnes intentions souvent spécialement quand la chose à faire me coûte. Mes actions deviennent meilleures et prennent une dimension surnaturelle quand j'ai l'intention de plaire à Dieu. Quand je dis que j'aime quelqu'un je tâche de lui faire plaisir. J'abandonne un petit bien pour entrer dans un bien plus grand.


  Si l'amour quitte le coeur des chrétiens, le sang ne coulera plus dans les veines des martyrs. Si l'amour se refroidit, la Parole de Dieu ne sera plus annoncée. Si l'amour de Dieu est calculé, les chrétiens ne se consacreront plus à Dieu. Si l'amour de Dieu est délaissé, la foi baisse et la pratique religieuse diminue, le matérialisme prend le dessus, les valeurs naturelles disparaissent, l'homme ne respecte plus la nature, sa conduite devient faussée. Pourquoi le respect de la vie disparaît-il ? pourquoi ceci, pourquoi cela ?  La cause reste toujours la même: on n'aime plus ou pas assez Dieu.

Quand on n'aime plus, on cherche à ignorer. Quand on ignore, on n'aime pas. Il faut dire:  et il faut le faire constater:  L'amour de Dieu est la clé ou le levier pour changer le monde. Saint Paul a bien écrit:  (1 Co, 13, 1-2 ss)  Me priver de biens matériels par amour de Dieu, pour les partager avec des démunis, s'appelle aussi charité. Quand j'étais jeune, il passait par les maisons ce qu'on appelait des "quêteux". Ils utilisaient cette formule:  Quand je pense à cette formule je la trouve belle et théologique. Je pense que ce serait une formule à réintroduire dans nos moeurs. Au lieu de dire on pourrait dire: Cette formule peut devenir creuse si on l'utilise trop, mais de temps en temps, demander par amour de Dieu peut situer une action sur un autre niveau.

  Quand on dit en français l'amour de Dieu ceci peut se comprendre de deux manières: l'amour que Dieu a pour nous et l'amour que nous avons pour lui. Mais ici le texte latin est bien clair: il s'agit de l'amour que nous portons à Dieu. Aimer signifie faire un choix. On peut choisir Dieu. Mais Dieu est loin et notre condition terrestre nous incite à chercher le bonheur dans les créatures plus que dans le Créateur.

 
 Comment comprendre l'amour de Dieu si nous voulons vivre sans nous donner des maux de tête. Nous devons être prêts à tout abandonner, à tout sacrifier pour Lui mais pas d'un amour à la manière qu'on peut le ressentir pour certaines créatures. Des parents peuvent aimer leurs enfants et ces derniers le sentent. Leur sensibilité vibre. Un choix à faire peut se produire si Dieu appelle un enfant à la vie religieuse. Les parents, même s'ils aiment cet enfant, doivent être prêts à se priver de cette affection sensible pour préférer l'amour de Dieu.

  La conversion des moeurs a pour objet de soumettre les puissances inférieures et de les amener à consentir au choix fait par la volonté. Il en résulte le combat spirituel auquel s'engage quiconque veut servir le Christ, ce que saint Benoît a dit en ces mots:

 
  L'amour de Dieu se fera de tout coeur, avec toute son âme et de toutes ses forces. On peut donner comme source: Dt 6,4-5; Mt 12,30-31; Mc 12,30; Lc 10,27. Je ne veux pas expliquer ces passages bibliques. Mais je diviserais les trois notes en deux groupes. 1) de tout son coeur, de toute son âme. 2) de toute sa force. Dans le premier groupe je dirais que S. Benoît veut dire que l'amour envers Dieu doit prendre tout l'être humain: l'intérieur comme l'extérieur, tandis que de toute sa force signifie l'intensité de l'amour qui s'applique aussi bien au corps qu'à l'âme.


  Chacune de nos facultés est capable d'un effort plus ou moins grand. Un homme qui se promène par exemple ne demande à sa puissance motrice qu'un effort modéré. L'homme qui fuit porte l'effort de cette même puissance à sa limité. Il court, il se meut de toutes ses forces. C'est ainsi que notre coeur et notre âme doivent aimer Dieu. La seule mesure d'aimer Dieu n'est-ce pas de l'aimer sans mesure.


dom Raymond Carette OSB.

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Publié le 26 Mai 2009

                                       




Cardinal Rouco defends right to life of unborn


Madrid, Spain, May 18, 2009



Cardinal Antonio Maria Rouco Varela of Madrid presided at a solemn Mass last week honoring the city's patron, St. Isidore, during which he defended the right to life of the unborn.

Recalling the saint's love for the poor exemplified by his leaving a place at the table every night for those in need, Cardinal Rouco Varela said that if children are not allowed to be born, "the common table of the human family will be left without children and end up empty."  For this reason, "No unborn child should be denied the right to be born," he said, adding that "allowing children to be born is the first and fundamental duty of the love of neighbor and of the love of those in need."

"If the right to life of every human being is not scrupulously respected, from conception to natural death, we will be left without the fundamental essential ethic for building a social and legal order that is worthy be coming called humane, just and based on solidarity," he said.


 

 

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Cardinal Amigo: Unborn child at 13 weeks is a human being

Jaen, Spain, May 26, 2009 / 01:42 am (CNA).- The Archbishop of Seville in Spain, Cardinal Carlos Amigo Vallejo, said last week the "best thing to do is to forget as soon as possible about" the statements made by Minister of Equality Bibiana Aido, who said, "A fetus at 13 weeks is not a human being."

Questioned by reporters in Jaen, Spain about the controversy unleashed by the remarks, the cardinal said human life is "non-negotiable from conception to natural death," and everything that affects it should be treated "with the exquisite respect."

"When the value of a person, in whatever state of existence, is diminished, we ought to fear the worst," the cardinal said.  He also commented about the government's announcement that it would allow the morning-after pill to be made available without a prescription, calling it "something completely absurd." 

"Abortion under any form is something to be completely rejected," the cardinal stated.  He also addressed one of the most controversial aspects of the proposed reform of the country's abortion law, namely, that it would allow 16 year-old girls to undergo abortions without the consent of their parents.

"Parents have rights over their children, and above all, great responsibilities. We cannot act in this manner, without listening to parents, without protecting the rights and responsibilities of their children. A 16 year-old girl can get an abortion, and what about the pain that her parents will experience for the rest of their lives?" he asked.

 

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  26/05/2009

 

Chers amis,

Notre pays est engagé dans des États généraux de la bioéthique. De grandes questions sont en discussion en vue de la révision des lois dites «de bioéthique ». Ces sujets nous concernent tous.

Au delà de l'objet précis de ces lois, toute femme, tout homme, est confronté, directement ou par ses proches, aux questions posées par les commencements de la vie ou par la fin de la vie. Car si l'arrivée d'un enfant est source de très grandes joies, il se peut aussi qu'elle apporte de grandes inquiétudes et de vraies douleurs. Beaucoup de couples, à l'inverse, ne parviennent pas à avoir un enfant naturellement et en souffrent profondément.

Les progrès considérables de la médecine et de la technique permettent de sauver des vies qui, il y a peu, auraient été perdues, mais ils suscitent aussi des interrogations. Comment ne pas transformer l'être humain en instrument? La fin de la vie d'un proche oblige les familles et la société à des choix difficiles: quels soins donner? Comment accompagner la personne dans sa douleur physique et morale et dans sa peur de la souffrance et de la mort ?

Chrétiens, nous recevons du Seigneur Jésus une vive lumière sur ce qu'est l'être humain et sa dignité. En lui, nous le savons, Dieu tient sa promesse de nous conduire vers la vie en plénitude et il fait de nous des porteurs de vie les uns pour les autres. Au long de notre vie nous devons affirmer et affermir notre engagement pour « l'Évangile de la vie ».



C'est pourquoi, avec tous les évêques d'Île-de-France, nous vous invitons largement à une veillée d'enseignement, de témoignage et de prière qui aura lieu en la cathédrale Notre-Dame, au cœur de notre Région, le jeudi 28 mai prochain, de 20h30 à 22h00.

Ensemble nous demanderons la grâce de vivre vraiment du respect de toute vie humaine ; nous prierons avec et pour ceux et celles qui ont été ou qui sont devant des décisions difficiles et douloureuses ; nous intercéderons pour les médecins, les chercheurs, les personnels soignants, ceux qui cherchent les moyens d'alléger la souffrance et la peur des autres, et pour les hommes politiques et les autres responsables qui ont des décisions à prendre.

Je profite de cette lettre pour vous souhaiter un heureux temps pascal et vous prie de recevoir, chers amis, l'expression de mon dévouement dans le Seigneur.


+André cardinal VINGT-TROIS Archevêque de Paris

 

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Publié le 26 Mai 2009



Philippe naquit à Florence le 22 juillet 1515. Dès son enfance, on l'appelait le bon petit Philippe, tant il était bon, doux et aimable. Vers l'âge de dix-huit ans, il renonça à la fortune d'un de ses oncles pour aller à Rome étudier les sciences ecclésiastiques. Rien de plus édifiant que sa vie d'étudiant : pauvreté, mortification, prière, travail, silence, vie cachée, habitaient sa modeste cellule.


Après plusieurs années d'étude opiniâtre dans les universités, il travailla seul, quelques années encore, dans le silence et la solitude, et quand, devenu prêtre par obéissance, il commença à se livrer au ministère des âmes, son esprit facile et profond avait acquis une science fort remarquable. Son angélique pureté eut à subir les plus rudes assauts ; mais il sortit toujours vainqueur de tous les pièges, et reçut comme récompense la grâce de ne jamais ressentir, le reste de sa vie, aucun mouvement, même involontaire, de la concupiscence charnelle.


Un jour, Philippe fut tellement embrasé de l'amour de Dieu, que deux de ses côtes se rompirent pour donner plus de liberté à ses élans séraphiques. Souvent ses entretiens avec Notre-Seigneur étaient si suaves, qu'il n'y pouvait tenir et se mourait de joie, ce qui lui faisait pousser ce cri : "Assez, Seigneur, assez !"


Philippe visitait les hôpitaux, soignait les malades, assistait et instruisait les pauvres, passait de longues nuits dans la prière, aux catacombes, sur les tombeaux des martyrs. Partout et à toute occasion, il cherchait à gagner des âmes à Dieu. Il aimait surtout les jeunes gens ; il les attendait à la sortie des écoles, se mêlait à leurs rangs et conversait avec eux ; il les abordait sur les places publiques, les cherchait jusque dans les ateliers et les magasins, en confessait une multitude, en retirait un grand nombre du vice. "Amusez-vous bien, leur disait-il souvent ; mais n'offensez pas le bon Dieu !" Aussi Philippe exerçait-il sur l'enfance et la jeunesse un ascendant irrésistible, et nul mieux que lui ne mérite d'être regardé comme le Patron des Oeuvres de jeunesse. Le Saint fonda la Société des Prêtres de l'Oratoire.

Philippe jouait pour ainsi dire avec les miracles, et les résurrections de morts ne coûtaient rien à cet homme extraordinaire. Il se regardait, malgré tout, comme le plus grand des pécheurs, et disait souvent à Dieu : "Seigneur, défiez-Vous de moi, car j'ai peur de Vous trahir !" Philippe mourut à l'âge de quatre-vingt ans, le 26 mai 1595.

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Publié le 25 Mai 2009

Lundi 25 mai 2009 (ZENIT.org) - Au Mont-Cassin, et à travers tout son ministère pétrinien, le pape Benoît XVI indique « une voie à tous les fidèles de l'Eglise universelle », souligne dom Vittorelli.




Le voyage de Benoît XVI sur les pas de saint Benoît de Nursie (480-547) à Cassino et au Mont-Cassin, dimanche, a été accueilli avec enthousiasme, comme le confie aujourd'hui l'abbé, dom Pietro Vittorelli, au micro de Radio Vatican.


« L'image qui me reste davantage dans le cœur, de cette visite extraordinaire, c'est la joie, le bonheur, et la participation que j'ai vue dans les yeux du Saint-Père, pendant toute la journée, mais surtout alors que nous montions au Mont-Cassin et qu'il s'est vu entouré de tant de moines, de moniales, d'abbés et d'abbesses montés de partout pour le saluer. Il était sincèrement ému ». 

L'abbé avait suggéré au conseil communal la première étape, sous le Mont, à Cassino, où, pour la première fois, un pape a célébré en plein air, devant des milliers de personnes, sur cette place qui porte désormais le nom de Benoît XVI.  

Il souligne un moment important de l'homélie de Benoît XVI qui a mentionné l'inauguration, survenue ensuite, de la Maison de la charité : « Une réponse concrète aux besoins et aux pauvretés dont notre territoire est parfois affligé », souligne l'abbé. 

Pour ce qui est du temps consacré au monachisme bénédictin international, lors des vêpres dans la basilique-cathédrale de l'abbaye, dom Pietro Vittorelli souligne les « paroles splendides » de l'homélie du pape « sur l'importance de récupérer les racines chrétiennes de l'Europe », et sur le rôle du Mont-Cassin pour la croissance de ces racines chrétiennes. 

 

 


Mais dom Vittorelli rappelle aussi ce moment « émouvant » de la visite du pape au cimetière polonais, et sa « belle prière » en hommage aux soldats tombés au cours des guerres, une prière que le pape a prolongé par un recueillement silencieux. 

L'abbé du Mont-Cassin souligne que le pape rappelle sans cesse la priorité de la recherche de Dieu, du « quaerere Deum », selon les termes de la règle de saint Benoît (on se souvient du discours de septembre 2008 à Paris, aux Bernardins). Un idéal du moine mais que tout baptisé peut partager, souligne dom Vittorelli, selon la consigne de saint Benoît de Nursie : « Ora et labora et lege », et « à travers la prière, le travail et l'étude, la culture ». « Le pape a indiqué une voie à tous les fidèles de l'Eglise universelle », souligne-t-il. 

Enfin, dom Vittorelli souligne combien le message social de Benoît XVI a été apprécié (il a fait les titres des journaux télévisés italiens), en particulier lorsqu'il a évoqué le chômage : « Lorsque le pape a évoqué cette blessure qui, d'une certaine façon afflige notre territoire, et qu'il a parlé de chômage mais aussi des licenciements et de la retraite anticipée, il y a eu un grand et long applaudissement, comme pour dire que cette parole avait touché le cœur de ceux qui souffrent une réalité difficile et surtout les jeunes qui, arrivés à 30 ans, ne réussissent pas encore à trouver un premier emploi, ce qui les empêche de fonder une famille, cette famille que nous regardons avec tant d'attention, et parfois tant de préoccupation ». 

Le pape, a précisé dom Vittorelli, a rappelé que « la famille n'est pas suffisamment protégée, que c'est une institution fondamentale, la cellule fondamentale de notre Eglise, et que nous devons faire tous ensemble tous les efforts possibles pour la protéger ».  

« Le premier engagement, a-t-il insisté, c'est celui de l'emploi et le pape a lancé un appel aux administrateurs de la chose publique et aux entrepreneurs pour qu'ils aient un sursaut de créativité afin que l'on puisse avoir rapidement de nouveaux emplois ». 

Priorité de la prière (quaerere Deum), priorité du travail : ora et labora, une application des conseils de saint Benoît en quelque sorte à la vie de la société, à l'image de cette petite société qu'est le monastère. Il existe d'ailleurs en italien des études consacrées à ce thème : saint Benoît et l'économie. Au fur et à mesure des semaines, Benoît XVI - comme il l'a fait en évoquant saint Joseph récemment, semble aussi livrer un peu du fruit de ses réflexions à l'occasion de la rédaction de sa prochaine encyclique sociale (pour le 29 juin ?).


Anita S. Bourdin


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Publié le 25 Mai 2009



que sont les dons du Saint-Esprit ?

Souvenons-nous tout d'abord que notre grâce baptismale est une vie, la vie de Dieu en nous, et qu'à ce titre elle possède en elle-même tout ce dont elle a besoin pour croître et se développer : elle est dotée de puissances actives qui lui permettent de « toucher » Dieu par la connaissance et par l'amour (ce sont les vertus théologales). Mais notre organisme surnaturel est également pourvu de la possibilité d'accueillir ce que Dieu accomplit en nous : les dons du Saint-Esprit nous rendent capables de recevoir l'action de Dieu.

En quoi ceux-ci se distinguent-ils des vertus théologales ? Nous avons vu que les vertus théologales (la Foi, l'Espérance et la Charité) sont des puissances actives capables d'entrer en contact avec Dieu Lui-même. Les dons du Saint-Esprit, eux, sont des réceptivités, des aptitudes à recevoir les influences divines.

Voilà pourquoi les auteurs chrétiens les ont souvent comparés aux voiles d'un navire . Saint Thomas d'Aquin écrit :

« Les dons du Saint-Esprit sont des qualités permanentes surnaturelles qui perfectionnent l'homme et le disposent à obéir promptement aux inspirations du Saint-Esprit » .

D'une certaine façon le. mot « don » est équivoque car, lorsque nous parlons de « don », nous pensons à quelque chose qui serait positivement donné. Or, ici, il s'agit bien d'un don, certes, mais d'un don « en creux », en quelque sorte : un don qui nous dispose (mais nous dispose seulement) à recevoir Celui qui, seul, mérite le nom de Don : l'Esprit-Saint (cf Jean 4, 10).

Les dons du Saint-Esprit sont des voiles. Ce ne sont pas eux qui nous font avancer ; c'est l'Esprit-Saint. Nous allons à Dieu par Dieu. Cela ne signifie pas que je n'aurai rien à faire : j'aurai à hisser ma voile, c'est-à-dire à développer en moi les dispositions nécessaires pour ne rien perdre de ce souffle divin .

Quel est le rôle des dons du Saint-Esprit ?

Ce rôle fut rappelé par le concile Vatican II : « Afin de rendre toujours plus profonde l'intelligence de la Révélation, l'Esprit-Saint ne cesse, par ses dons, de rendre la foi plus parfaite » . Notons bien que les dons ne perfectionnent pas les vertus elles-mêmes, mais la façon dont nous les mettons en œuvre.

Cela signifie premièrement que les dons du Saint-Esprit ne sont pas au-dessus des vertus théologales. Rien, dans notre organisme surnaturel, ne peut dépasser ou supplanter notre activité théologale, puisque celle-ci a Dieu Lui-même « pour origine, pour motif et pour objet » (Catéchisme, 1812) . . Les dons du Saint-Esprit ne se substituent ni à la Foi, ni à l'Espérance, ni à la Charité.

Que font-ils donc ? Loin de prendre la place des vertus, ils en perfectionnent l'exercice. Cela signifie en outre que, sans le secours des dons, nos vertus ne trouveraient pas dans notre organis me naturel le support dont elles ont besoin pour demeurer habituellement en Dieu. Si parfaite en effet que soit notre foi, elle reste tributaire de l'instabilité de nos sens et de nos facultés. Pourquoi ? Parce que notre intelligence a du mal à se laisser éclairer par ce qu'elle ne comprend pas. La lumière de Dieu lui est obscure parce qu'elle brille avec infiniment plus d'éclat que les concepts qui lui sont familiers. Cette obscurité la déroute. Il lui en coûte de demeurer dans l'obscurité de la Foi.

C'est ici qu'interviennent les dons : à travers eux.

Dieu va agir directement (sur notre intelligence, par exemple) ; c'est en ce sens qu'il « perfectionne » l'exercice de notre foi. Celle-ci, bénéficiant d'une collaboration plus docile de notre sensibilité et de nos facultés, pourra assurer son office avec plus de fruit. « Plus de fruit » ne signifie pas nécessairement « plus de lumière ». L'obscurité sera la même ; d'une certaine manière, elle sera même plus grande mais l'âme, par les dons, reçoit du Saint-Esprit le soutien qui lui permet d'y demeurer en paix sans interrompre le labeur de la Foi. Ainsi confortée par les dons, la Foi devient « contemplative » .

Mgr Sankalé
Nice
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